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Août 1997

3.8.97
Un premier résultat atteste la faveur des nouveaux distributeurs à billets des CFF avec écran à attouchement, selon une enquête auprès des clients dans les gares-test de Berne, Lausanne, Bâle et Lucerne présentant une image positive. Jusqu’à la fin de l’année, les CFF installent au total 270 de ces nouveaux distributeurs à billets dans 125 gares.

4.8.97
Le président de la direction générale des CFF, Benedikt Weibel, et le délégué du conseil d’administration des Chemins de fer italiens de l’Etat (FS) Giancarlo Cimoli, ont signé à Milan une déclaration d’intention visant à créer la base d’une «alliance stratégique» entre les deux chemins de fer. Comme résultat de la collaboration doit exister une société commune pour le transport des marchandises qui gérera, dans une première étape, le trafic sur rail des marchandises entre l’Italie et la Suisse, mais plus tard aussi le trafic de transit à travers la Suisse, aussi dans le cadre de concepts globaux logistiques. La structure du produit et le marketing doivent être repris par une société propre. Toujours plus de trains de marchandises directs entre les centres de triage et les «terminals» doivent pouvoir circuler sur les deux réseaux ferrés grâce à une mise en valeur du parc des véhicules. Des études doivent déterminer jusqu’à la fin de l’année sous quelle forme et à quelles conditions doit être maintenue l’entreprise commune.

4.8.97
Les chemins de fer suisses à câbles jettent un regard en arrière sur l’année des affaires 1996/1997. Grâce à de bonnes conditions de neige et de temps, ils ont enregistré au cours de la saison d’hiver une augmentation du chiffre d’affaires de neuf pour cent par rapport à l’année précédente. En revanche, les produits du trafic sont restés moyens au cours de la saison d’été.

4.8.97
Quelque 416 millions de francs doivent être investis pendant les années 1998 à 2001 à Fribourg dans la construction des autoroutes, en entretien et en aménagements des A1 et A12. Dans un message au parlement cantonal, le Conseil d’Etat fribourgeois constate que Fribourg devra de cette somme reprendre une part de 10 pour cent, soit donc 41 millions de francs; il demande l’approbation de ce crédit d’obligation. Avec cet argent, la A1 doit être réalisée sur territoire fribourgeois, ce qui exigera des charges d’une hauteur de 391 millions de francs. Il faudra procéder à des adaptations de construction à la A12 traversante depuis 1981, qui sont budgétisées pour 24,3 millions de francs. Pour ce qui touche la construction de la A1, l’exécutif retient que, selon les propos du Conseil fédéral, «la réalisation de la A1 obtient priorité». Le Conseil de Ville écrit en outre qu’avec le crédit «les travaux selon la programmation de la Confédération peuvent être poursuivis et réalisés en vue de l’ouverture de la A1 au printemps 2001».

5.8.97
Aucun service régulier de transports de personnes par bus ne doit être instauré sur la ligne Zurich–Munich dans un but commercial. Le Tribunal fédéral a repoussé les plaintes d’une entreprise de transport à qui avait été refusée une demande de concession automobile pour des raisons de sérieuse concurrence avec les CFF. Cette entreprise avait l’intention d’offrir un service de bus matin et soir dans les deux directions, cela à un prix inférieur aux 83 francs que coûte le billet en train Eurocity.

5.8.97
Le compte routier a continué de s’améliorer en 1995. Pour les recettes, les droits de douane sur les carburants ont certes stagné, mais le renchérissement de la vignette pour automobiles et des redevances sur le trafic lourd s’est révélé positif. Les dépenses pour les routes ont rétrogradé. Le compte routier saisit les coûts pour la construction et l’entretien des routes (routes nationales à plein, routes cantonales et communales à raison de 90 et 70 pour cent), ainsi que les coûts pour la régulation du trafic et la signalisation, l’administration et les intérêts. Du côté des produits se trouvent les droits de douane sur les carburants, les droits d’entrée, les impôts sur les véhicules moteurs et les redevances sur le trafic routier. Les coûts externes ne sont pas compris dans le compte. Les recettes ont augmenté en 1995 de 160 millions de francs pour parvenir à 6,576 milliards, ce que communique l’Office fédéral pour la statistique, selon un compte rond provisoire. Les droits de douane sur les carburants sont restés pour ainsi dire inchangés; avec 4,345 milliards, ils constituent le poste de recettes le plus important. Se sont répercutés positivement sur les recettes le relèvement du prix pour les vignettes autos, à 40 francs, et l’adaptation des redevances sur le trafic lourd. Ces produits se sont élevés à 411 millions de francs, soit 82 millions de plus qu’en 1994. Il a aussi été enregistré un surplus de recettes pour les impôts cantonaux sur les véhicules à moteur. Le compte des capitaux s’est amélioré; il comprend les dépenses pour l’entretien et l’exploitation des routes, ainsi que l’amortissement des investissements et les intérêts imputés. Ces coûts s’élèvent à 6,5 milliards de francs, en 1994 à 6,4 milliards. Si l’on calcule avec les recettes, il résulte un bénéfice de 55 (en 1994: 5) millions de francs; le degré économique propre c’est élevé de 100,1 à 100,8 pour cent. C’est en 1994 pour la première fois depuis vingt ans que le compte routier a été égalisé.

8.8.97
C’est devant près de 600 invités, 130 représentants des médias de 20 pays et de nombreux curieux que le train des Spanisch-Brötli est revenu aujourd’hui à 16 heures à Zurich, après 150 ans, à la source d’une riche histoire des chemins de fer suisses. A cet effet, les services des travaux des CFF avaient prolongé la voie 8 au-delà du cul-de-sac, dans la halle fraîchement rénovée à l’endroit où se trouvait la gare originelle, aujourd’hui gare principale de Zurich. Après le jeu de l’orchestre à vent des CFF et un souhait de bienvenue du président de la ville de Zurich Joseph Estermann, le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a vanté les prestations des chemins de fer au cours des 150 dernières années. Le président du conseil d’administration des CFF Jules Kyburz a relevé dans son discours la nouvelle dynamique qui apporte l’avenir dans le système des transports suisses. La productivité des chemins de fer doit continuer d’avancer et comme entreprise les chemins de fer doivent servir leur but qui est d’être fixé sur la clientèle. La course du train Spanisch-Brötli, avec 70 hôtes d’honneur et des paires costumées de tous les 26 cantons, vers Zurich, avait commencé a Baden, à 14.52 heures. De nombreux curieux ont fréquenté les abords de la voie ferrée qui il y a 150 ans était parcourue en troisième classe pour 80 centimes, équivalant à quatre heures de salaire autrefois, alors qu’un train spécial pour les photos et les films accompagnait le voyage du train Spanisch-Brötli parallèlement sur une partie du trajet, ce jour. Les festivités du 150e anniversaire ont commencé par un gala de réjouissances en gare de Baden, ouvert par le directeur de l’arrondissement 3 des CFF, Erwin Rutishauser, peu après midi. Suivirent des salutations par le maire de la ville Joseph Bürge et de courts exposés par Carl Pfund, directeur de l’Union des transports publics, ainsi que Markus Weisskopf, directeur général de l’Etablissement des rentes. Avec le président des CFF Benedikt Weibel, il procéda ensuite au baptême de la locomotive «Helvetia» ornée des armoiries cantonales. Stephanie Mörikofer, présidente du canton d’Argovie, baptisa ensuite avec le président du gouvernement zurichois Ernst Buschor, une autre locomotive du nom de «Limmat». Le train à vapeur Spanisch-Brötli reçut ainsi exactement 150 ans après sa course inaugurale une cousine portant un nom identique.

13.8.97
En trafic marchandises, les CFF ont enregistré au cours du premier semestre 1997 une augmentation des quantités de 8,3 pour cent et, dans les transports de personnes, de 3,1 pour cent. Pour le trafic des marchandises, le produit s’élève quelque peu (de 1,8 pour cent) et pour les voyageurs, il recule de 3 pour cent par rapport à l’année précédente. Durant la même période, les dépenses se sont aussi révélées rétrogrades. Pour l’année entière, les CFF comptent sur un déficit d’à peine plus de 200 millions de francs. L’année comptable 1996, les CFF avaient bouclé avec un déficit de 293 millions de francs.

18.8.97
Les villes suisses grandes et moyennes comprises dans l’Union des villes veulent devenir un partenaire direct abordable de la Confédération car les problèmes spécifiques et les prestations des agglomérations-villes ne se limitent pas aux frontières des cantons. A la conférence de presse annuelle de l’Union des villes, des craintes ont été exprimées au sujet de villes et de communes qui pourraient figurer comme perdantes dans la question de la nouvelle compensation financière de l’Etat fédéral. Bien que l’Union des villes se place en principe positivement face à une réorganisation de la compensation financière fédérale qui ait besoin d’une révision, des craintes se font entendre sur le fait que les économies espérées de l’ordre de trois milliards de francs pourraient se faire sur le dos des villes et des communes. Le président de la ville de Saint-Gall a déclaré inacceptable le fait que la Confédération se retire des domaines de la sécurité sociale, du trafic des agglomérations et régional, de l’encouragement à la construction de logements et de la formation professionnelle.

21.8.97
Le Conseil fédéral veut adapter le plus rapidement possible la compétence, les prescriptions sur la longueur et la largeur de véhicules aux règlements internationaux. La révision de l’article 9 de la loi sur le trafic routier doit par conséquent être mise en route et discutée lors de la session d’hiver par les deux conseils. Le Conseil fédéral a remis au Département fédéral de justice et police un ordre correspondant. L’occasion de la révision partielle est donnée par les nouvelles prescriptions UE, qui relèvent la largeur maximale de véhicules de 2,50 à 2,55 mètres et la longueur maximale de 18,35 a 18,75 mètres.

21.8.97
La caisse de pension des CFF doit devenir autonome à partir du début de 2001 au plus tard. Le conseil d’administration des CFF à soutenu ce plan de la direction générale, ont communiqué les CFF. L’assainissement des obligations des CFF, de quelque cinq milliards de francs actuellement par rapport à la caisse de pension et de secours (CPS) des CFF, doit être réglé dans le cadre de la réforme des chemins de fer au niveau politique. Le conseil d’administration a autorisé en outre la somme de 67 millions de francs pour la modernisation de la gare de Soleure. Elle concerne les installations de quais et de voies. La construction d’un nouvel appareil directeur est aussi planifiée.

26.8.97
La gare de Coire en exploitation depuis 1858 doit être transformée et aménagée progressivement. Dans une première étape, les aménagements doivent être poursuivis de manière que les améliorations de l’offre prévues par le concept Rail 2000 puissent être atteintes. La nouvelle étude de planification de la commission du projet prévoit la réalisation de différents projets isolés. Parmi ceux-ci figurent le remplacement de l’appareil d’enclenchement, des adaptations de voies et d’aiguilles, le relèvement et en partie la prolongation des quais existants, un quai supplémentaire pour le Chemin de fer rhétique (RhB) sur le côté nord, un nouveau passage souterrain pour piétons, ainsi qu’une nouvelle disposition des arrêts à la place de la gare pour le Chemin de fer Coire–Arosa.

27.8.97
Une indemnité graduée d’émissions sera perçue à partir du 1er septembre sur l’aéroport de Zurich-Kloten. Les pollueurs d’air les plus forts devront compter sur une augmentation d’indemnité de 35 pour cent. L’aéroport de Zurich-Kloten joue par cette mesure une nouvelle fois un rôle de pionnier dans le domaine de la protection de l’environnement.

27.8.97
Le trafic pendulaire ne peut être réduit à un minimum que par une politique judicieuse de l’habitation qui veille à une intégration optimale de l’utilisation des logements et des places de travail. C’est ce que montre une enquête de la RZU sur les conditions dans l’agglomération de Zurich. L’idéal se trouve dans des conditions d’échange mixte de 65 à 75 places de travail par 100 personnes actives. Les régions concernées feraient bien de s’occuper activement de la question de l’habitat et des places de travail. Celles dont le chiffre de rapport est trop élevé doivent compter sur un accroissement du trafic routier si elles entendent encore développer les régions à emplois.

 

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