deutsch français
Home Sitemap Contact imprimer recommander rechercher
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Août 1999

12.8.99
La Confédération est appelée à contribuer à l'assainissement des Chemins de fer fribourgeois (GFM) à hauteur de 5,5 millions de francs. Le Conseil fédéral est convaincu de l'opportunité de cette contribution, estimant qu'une faillite reviendrait plus cher. Il incombera finalement au Parlement de l'entériner. Une telle contribution de la Confédération sous-entend toutefois la participation financière du canton de Fribourg. L'assainissement des GFM est estimé à 16,6 millions de francs.

13.8.99
650 000 camions en l'an 2007 et 3,3 milliards de francs de subventions pour les transports ferroviaires de marchandises: telles sont les conditions posées par l'initiative des Alpes, le WWF et Greenpeace pour qu'ils cautionnent les accords bilatéraux avec l'UE. Le responsable de Greenpeace, Hans Hildebrand, précise toutefois que les mesures d'accompagnement doivent avoir force de loi avant la votation sur les accords. Les organisations de protection de l'environnement demandent au Parlement de rejeter également l'initiative parlementaire visant à la construction d'une deuxième galerie au tunnel routier du Gothard. L'Association transports et environnement (ATE) prend sa décision le 9 octobre, lors de son assemblée des délégués. Andreas Weissen, le président de l'initiative des Alpes, ne pense pas que l'ATE puisse se décider à soutenir seul le référendum.

14.8.99
Des trains interrégionaux confortables relient chaque heure la Suisse orientale au Tessin depuis le 30 mai. La liaison par Arth-Goldau-Pfäffikon-Rapperswil-Wattwil est nettement plus rapide que celle empruntant l'itinéraire Zurich-Winterthour. Les entreprises de chemin de fer Bodensee-Toggenburg (BT), Schweizerische Südostbahn (SOB) et les CFF ont fondé une société pour l'acquisition du matériel roulant et l'exploitation en commun des trains "Voralpen Express". La direction de la société durant les deux premières années a été confiée au directeur du SOB. Le marketing, la technique et la programmation de la production ont été pris en charge respectivement par le SOB, le BT et les CFF. Il s'agit davantage de mettre en évidence les différents buts d'excursion, tel le Rigi - que la liaison rend plus facilement accessible -, que de mettre l'accent sur les qualités du train. Fait nouveau et digne d'être relevé: les responsables des différentes unités des chemins de fer concernés reçoivent des mandats destinés à leurs propres collaborateurs de la part d'autres entreprises. La direction n'a pas caché qu'elle a dû lutter pour y parvenir.

17.8.99
Le premier chantier des NLFA a été mis en route à la fin du mois de juin dans le canton d'Uri. Il s'agit tout d'abord de dévier la route cantonale et de mettre en place les installations extérieures. A l'instar du point d'attaque de Sedrun, celui de Amsteg réduit la durée de construction du tunnel de base du Gothard de plusieurs années. Le lancement des travaux de forage est prévu au début du mois de novembre. Des travaux qui portent sur la construction d'une galerie d'accès de 1,8 kilomètre et d'un tronçon de 12 kilomètres du tunnel de base en direction du sud. La galerie d'accès conduisant au raccordement en direction de Sedrun devrait être achevée en l'espace de deux ans.

19.8.99
Le canton du Tessin souhaite avancer le début des travaux au tunnel de base du Ceneri de l'an 2006 à l'an 2002. Il pourrait obtenir satisfaction moyennant une avance de 200 millions de francs qui lui serait remboursée après coup par la Confédération. Le gouvernement tessinois a confirmé son souhait à la délégation de Alptransit Gothard SA lors d'une récente rencontre. Le programme de construction prévoit l'achèvement des travaux en 2006. Le canton du Tessin souhaite que les travaux soient terminés trois ans avant. Le hic: la construction du tunnel du Ceneri est prévue dans la seconde phase de réalisation des NLFA, à l'instar de celle du tunnel du Zimmerberg. Or, la commission des transports du Conseil national a rejeté un avancement des travaux de ce dernier tunnel. Interpellé à ce sujet, le représentant de l'Office fédéral des transports, Davide Demicheli, a fait remarqué que le plan de réalisation des NLFA a été approuvé par le Parlement fédéral et par le peuple et qu'un avancement des travaux ne peut être envisagé que si le canton du Tessin présente un plan de financement.

19.8.99
L'Association suisse des entreprises de transport à câbles a simplifié son appellation. Elle s'intitule désormais "Remontées mécaniques suisses". Elle en a profité pour moderniser son emblème. Son président, Peter Feuz, a indiqué dans l'exposé qu'il a présenté lors de l'assemblée générale à Appenzell que le secteur des transports à câbles allait être confronté à de profonds changements. C'est ainsi que, sur le plan politique, la révision partielle de l'importante ordonnance sur les transports à câbles est en point de mire. Les projets élaborés par l'Office fédéral des transports en vue de la consultation contiennent des changements radicaux que l’association ne veut pas. Le président Feuz reproche à l'Office fédéral des transports de tenter d'anticiper en faisant passer des idées issues de la nouvelle ordonnance, alors que l'ancienne est encore en vigueur. Il a dénoncé cette manière d'agir, qui n'est pas habituelle dans un Etat de droit. Le directeur des Remontées mécaniques suisses, Carl Pfund, a, quant à lui, dressé le bilan de trois décennies d'activité pour les transports à câbles. "Notre offre est bonne, mais nous avons néanmoins des problèmes" a-t-il relevé. Le rendement du secteur doit, dans l'ensemble, être qualifié d'insuffisant. La majeure partie des entreprises enregistrent en effet un cash flow trop faible. Les passagers sont certes transportés plus rapidement et plus confortablement à la faveur de nouvelles installations. Mais le poids des investissements est énorme. Or, les clients ne sont guère disposés à débourser davantage. Carl Pfund considère que la santé financière des petites entreprises est de plus en plus fragile. Il n'est dès lors pas étonnant que les appels à des fusions se multiplient. La politique de l'association ne doit cependant pas viser à obtenir davantage de subventions. Il s'agit au contraire de veiller à ce que les conditions en matière de concurrence sur le marché soient les mêmes pour tout le monde. Des subventions à la charge de la collectivité ne manqueraient en outre pas de porter préjudice au développement de l'esprit commercial. Aussi, les entreprises de transport à câbles doivent-elles plutôt miser sur des programmes de réduction des coûts.

23.8.99
L'organisation et les mesures techniques liées à la reprise des transports de déchets nucléaires des cinq centrales suisses ont été sensiblement renforcées. Les exploitants et les autorités responsables de la délivrance des autorisations ont, lors d'une conférence de presse commune, présenté toute une batterie de mesures de sécurité destinées à supprimer les carences enregistrées lors de transports précédents. Il s'avère que des cas isolés de dépassement des valeurs limites fixées pour le transport ne pourront pas être totalement exclus à l'avenir en ce qui concerne la propreté des conteneurs de sécurité et des wagons. Tout a cependant été mis en oeuvre pour en réduire sensiblement la fréquence et l'ampleur. Les mesures prises sont de deux ordres: prescriptions complémentaires à l'intention de tous les organismes concernés, qui ont dorénavant l'obligation d'annoncer les dépassements, communication revue et améliorée, d'une part, et contrôle des conteneurs vides, accompagnement des conteneurs chargés par des spécialistes en matière de protection contre la radioactivité, recensement de la dose de radioactivité extérieure et intérieure du personnel ferroviaire, d'autre part. Le nombre des mesures de contrôle des conteneurs sera quadruplé en passant de 80 à 320.

24.8.99
Les CFF ont, quant à eux, intensifié les mesures de précaution lors des transports de marchandises dangereuses. Selon Rudolf Sturzenegger, suppléant du responsable de la conduite de l'exploitation, ils ne feront plus appel qu'à une petite équipe de quelque 30 collaborateurs pour le transport des déchets nucléaires. Ceux-ci seront dotés d'un dosimètre et passeront un examen deux fois par année. Il incombe désormais à l'expéditeur d'un chargement ainsi qu'aux autorités de surveillance d'apporter la preuve que les normes limites sont respectées. Les chemins de fer de l'Etat français doivent en outre garantir la prise en charge du convoi à la frontière et la poursuite immédiate de son acheminement. Un spécialiste de la protection en matière de radioactivité accompagnera dorénavant chaque convoi; jouant le rôle d'intermédiaire entre le personnel des CFF et le chargeur, il tiendra un carnet de bord rendant compte du transport et des interruptions éventuelles et procédera à toute une série de contrôles de mesure de la radioactivité, commentaires à l'appui. Les transports de déchets nucléaires vont sensiblement augmenter ces prochaines années, tant sur la route que sur le rail. Les centrales nucléaires suisses entendent en effet transporter au total quelque 650 barres de combustible consumé à l'étranger et 730 à l'entrepôt intermédiaire de Würenlingen.

24.8.99
La province de Sondrio a publié une étude de faisabilité concernant la construction d'un tunnel routier au Splügen. Elle entend favoriser sa réalisation en s'adressant aux services compétents de l'Etat italien et de la Suisse. L'étude de faisabilité est basée sur un tunnel de trois kilomètres à 1945 mètres d'altitude, qui raccourcirait la distance entre Montespluga (Italie) et Splügen (Suisse) de 12 à 9,7 kilomètres et rendrait la route sûre en hiver. L'étude table sur des coûts de construction de 52 milliards de lires (43 millions de francs) en optant pour un tunnel de 6,5 mètres de largeur. Le tunnel de faîte proposé au Splügen ne serait que d'importance régionale, l'accès au versant sud étant par trop difficile pour attirer un éventuel trafic de transit international. L'accès plus aisé côté nord profiterait essentiellement à la station de sports d'hiver de Madesimo dans la vallée de Chiavenna, son domaine skiable étant alors plus facilement atteignable par les skieurs suisses et allemands. Une route du Splügen ouverte toute l'année ouvrirait en outre aux habitants de la vallée de Chiavenna de nouvelles possibilités d'emploi aux Grisons. Un nouveau tunnel n'apporterait toutefois pas de grands avantages du côté suisse du Splügen, la route du San Bernardino constituant déjà une liaison rapide et sûre en hiver. Si les autorités grisonnes à Coire ne sont pas hostiles à une telle idée, elles ont, aux dires de Heinz Dicht, le chef du département cantonal des travaux publics, des problèmes plus urgents à résoudre pour l'instant, de sorte qu'une participation financière suisse aux coûts de construction n'entre pas en considération actuellement. De l'avis de Richard Hänzi, maire de la commune de Splügen, le projet de tunnel pourrait constituer une base de départ en vue de la création d'une région touristique transfrontalière commune. Hänzi plaide plutôt en faveur d'une liaison de transport à câbles, le versant grison du col servant de piste en hiver. Son attrait serait amoindri si une route venait à être construite.

26.8.99
Le premier bilan semestriel des nouveaux CFF SA présente un excédent de 27,8 millions de francs. Une comparaison avec le résultat de l'année précédente n'est que partiellement possible. Les CFF prévoient un résultat annuel positif. Les produits du premier semestre se sont élevés à 2,816 milliards de francs alors que les charges ont atteint 2,788 milliards. Le produit des transports voyageurs se monte à 772,2 millions de francs, en augmentation de 46,2 millions. Y ont contribué les augmentations tarifaires, un accroissement de 6 pour cent des voyageurs-kilomètres et une véritable envolée de l'abonnement demi-prix. 1,92 million d'exemplaires sont recensés, soit le niveau le plus élevé depuis 1993. S'agissant du fret, l'accroissement des recettes se monte à 66,5 millions de francs, d'où un produit de 499,1 millions de francs pour le premier semestre. Le volume transporté est en hausse de 10,4 pour cent, ce qui porte le tonnage enregistré à 27,3 millions de tonnes. Dans ces chiffres sont pour la première fois comprises les prestations fournies par les chemins de fer privés dans la desserte de proximité, les CFF SA agissant désormais comme partenaire unique dans le trafic des wagons complets isolés. L'effectif moyen du personnel, de 29 576 agents, est en recul de 4,8 pour cent par rapport au premier semestre de l'année précédente. Les charges de personnel ont fléchi de 2,6 pour cent ou 40,2 millions de francs.

26.8.99
La concurrence entre les prestataires de service, qui a été rendue possible par la réforme des chemins de fer, pourrait conduire à de substantielles économies dans le secteur des transports régionaux. Une étude de la Chambre de commerce des deux Bâle fait apparaître que le potentiel d'économies susceptibles d'être réalisées au niveau des coûts d'exploitation des transports régionaux de la région de la Suisse du nord-ouest se situe entre 10 et 24 pour cent. La directrice des travaux de Bâle-Campagne, Elsbeth Schneider, considère toutefois qu'une mise au concours des prestations est prématurée. Les collectivités publiques pourraient économiser entre 2,2 et 5,1 millions de francs de subventions par rapport à l'offre actuelle des CFF. Matthias Rapp, du bureau d'ingénieurs Rapp SA qui a conduit l'étude, a toutefois concédé qu'il s'agissait d'estimations grossières. Le bureau estime que le remplacement des trains-navettes actuels (NPZ) par du matériel roulant modulaire plus léger, soit par des automotrices articulées GTW, de fabrication suisse, constitue le potentiel d'économies le plus important. Pierino Piffaretti, coauteur de l'étude et membre du conseil d'administration de ABB Daimler-Benz Transportation (Suisse) SA et représentant de ADtranz (Suisse), du groupement de fabricants du GTW, en a présenté les atouts. Le groupe d'étude estime en outre que de substantielles économies sont réalisables dans le secteur du personnel en ayant recours aux employés de l'entreprise BLT Baselland Transport SA au lieu des mécaniciens de locomotives et du personnel d'accompagnement des trains des CFF. De l'avis du directeur BLT, Andreas Büttiker, lui aussi membre du groupe d'étude, il est de son devoir d'analyser les opportunités qu'offre le marché des transports libéralisé, d'autant plus que le BLT serait tout à fait en mesure de jouer un rôle actif dans le concert des transports régionaux de la Suisse du nord-ouest. Une telle décision stratégique implique toutefois des éclaircissements. La conseillère d'Etat Elsbeth Schneider s'est exprimée encore plus prudemment en tant que directrice des travaux du canton de Bâle-Campagne et, à ce titre, responsable des transports publics. Elle juge les résultats de l'étude comme "plutôt optimistes". Un changement d'exploitant des transports régionaux ne s'impose pas à ses yeux aussi longtemps que les CFF SA donnent la possibilité au canton de Bâle-Campagne de participer activement à la formation de l'offre de transport à longues distances. Elle considère également qu'une mise au concours des prestations de transports régionaux est prématurée dans les conditions actuelles.

27.8.99
Les CFF triplent leur offre de voiture-silence dans les trains InterCity à partir du 1er septembre 1999 à la suite des résultats positifs enregistrés lors de l'essai pilote. Aux lignes Genève aéroport - St-Gall, Interlaken Ost - St-Gall et Bâle - Coire vient en outre s'ajouter la ligne Lucerne - Zurich Flughafen. Le pictogramme utilisé lors de l'essai a été remanié afin que sa signification soit clairement perçue tant par les voyageurs qui souhaitent voyager dans le calme que par les clients extravertis. Le pictogramme est appliqué sur les portes des compartiments et sur les fenêtres des voitures en question. En introduisant de manière définitive les voitures-silence, les CFF démontrent qu'ils prennent les désirs de leurs clients au sérieux. Le souhait toujours plus marqué d'une partie de la clientèle de voyager dans un compartiment où le silence est de mise va de pair avec l'explosion du nombre de téléphones cellulaires, avec l'utilisation croissante de "walkman" et de jeux électroniques. Les CFF positionnent ainsi le train comme moyen de transport idéal pour les deux types de clientèle. Les uns entendent éviter le stress et les risques de la route, les autres souhaitent tirer profit du temps de déplacement pour travailler. L'horaire actuel des "voitures-silence" est disponible dans l'internet, sous www.sbb.ch .

   
© 1998 - 2010 LITRA | 3001 Bern | webmaster@litra.ch | Impressum | Disclaimer
realized by foresite Systems