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8.8.02
Les Transports régionaux du Mittelland (RM) ont pris le taureau par les cornes en ce qui concerne l’aménagement des passages à niveau non gardés, en dépit de la situation incertaine en matière de subventions fédérales. 42 des 140 passages à niveau non gardés seront aménagés ou supprimés au cours de ces trois prochaines années. Il existe encore quelque 5'000 passages à niveau non gardés sur l’ensemble du réseau ferré helvétique, ce qui représente une source de danger par kilomètre de ligne, indiquent les RM. La situation est un peu plus favorable aux RM dès lors que 350 passages à niveau non gardés ont été supprimés ou dotés de barrières au cours de ces 35 dernières années. Il en reste néanmoins 140. Les RM envisagent d’en aménager ou d’en supprimer un tiers, a précisé Daniel Muster, suppléant du responsable des travaux aux RM, devant la presse. Les Transports régionaux du Mittelland estiment les coûts à 8,2 millions de francs et tablent sur des contributions importantes de la Confédération, du canton et des communes. Le programme prévoit la suppression ou l’aménagement de sept passages à niveau situés entre Kleindietwil et Rohrbach (900'000 francs), de quatre passages situés entre Affoltern/Weier et Häusernmoos (740'000 francs), d’un passage situé près de Lotzwil (450'000 francs), de sept passages situés entre Willisau et Menznau LU (1,7 million de francs), de douze passages situés entre Rohrbach et Huttwil (2 millions de francs), de cinq passages situés entre Gettnau et Willisau LU (600'000 francs) et de six passages situés entre Menznau et Wolhusen LU (1,8 million de francs). Les RM espèrent que les cinq motions acceptées par le Conseil national au printemps 2002, qui visent à affecter à nouveau des contributions fédérales pour permettre l’aménagement des passages à niveau, passeront également la rampe du Conseil des Etats. Il en va de vies humaines et de situations pénibles pour les mécaniciens de locomotives. Les RM ont enregistré sept accidents mortels aux passages à niveau non gardés lors de ces trois dernières années, a répondu leur responsable des relations publiques, Andrea Perrelet.
12.8.02
Les Transports régionaux du Mittelland SA construisent un centre de transbordement Cargo et une voie de raccordement à Berthoud BE. Le centre de logistique sera terminé à fin 2003. Il sera exploité par l’entreprise Camion Transport SA à Wil sur la base d’un bail de location. Le raccordement du centre de logistique au réseau ferré est censé favoriser la réalisation d’autres raccordements dans la zone dite de Buchmatt et en direction de Lyssach, communiquent les deux entreprises. La société Wiler Camion Transport SA – une entreprise familiale – entend déplacer son siège à Berthoud dès que le centre de logistique sera construit.
16.8.02
Le Conseil d’Etat argovien soumet le projet de transports régionaux du Heitersberg et le nouvel express régional Wettingen- Olten au Grand Conseil. Le montant global des crédits d’engagement prévus pour ces deux réalisations s’élève à quelque 13 millions de francs. Celles-ci sont liées à la mise en œuvre du concept des grandes lignes « Rail 2000 » en décembre 2004. Les nouveautés portent sur le prolongement de la ligne RER no 3 jusqu’à Aarau et sur l’aménagement d’un nouveau point d’arrêt à Mellingen-Heitersberg, d’une part, et sur une seconde liaison express régionale Wettingen- Baden- Aarau- Olten, d’autre part. Il ressort du message publié par le Conseil d’Etat que le prolongement de la ligne 3 du RER implique la pose d’aiguillages supplémentaires à Killwangen-Spreitenbach et à Aarau et l’aménagement de quais dans plusieurs gares. La participation du canton d’Argovie aux coûts de ces infrastructures s’élève à 6,97 millions de francs sur un total de 12,6 millions de francs. Le message prévoit également que le canton contribue à hauteur de 4,86 millions de francs aux coûts de réalisation du nouveau point d’arrêt du RER à Mellingen-Heitersberg. Le canton doit en outre participer aux coûts d’aménagement de la route cantonale et de la gare routière en ce lieu, estimés à 1,23 million de francs, en ayant recours aux deniers réservés pour les routes. Les coûts de la nouvelle gare à Mellingen-Heitersberg et des haltes de bus et des places de stationnement sont estimés à quelque 14 millions de francs. Les crédits ont d’ores et déjà été approuvés par les communes qui sont appelées à participer aux coûts de la nouvelle gare. Le projet et les crédits seront débattus par le Grand Conseil au début du mois de novembre, de sorte que les travaux puissent démarrer en été 2003.
19.8.02
La Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP) requiert le port d’armes personnelles pour les agentes et les agents de la police ferroviaire. L’équipement de la police ferroviaire n’est pas adéquat. Les CFF sont cependant d’avis que le port d’armes n’entre pas en considération. Tant les voyageurs que le personnel dans les trains et dans les gares suisses ont été l’objet d’agressions en plus grand nombre ces derniers mois. Aussi la fédération demande-t-elle dans un communiqué que le personnel de la police ferroviaire puisse bénéficier d’un équipement adapté à sa tâche. Un meilleur équipement est d’autant plus important que l’effectif de la police ferroviaire est proportionnellement faible, vu la tâche qui lui incombe, a souligné Jean-Pierre Monti, secrétaire général de la fédération. Il importe que les agentes et les agents de la police ferroviaire ne soient pas limités dans l’exécution de leurs tâches. « Les dispositions légales stipulent en effet le port d’armes pour leur exécution », a précisé Jean-Pierre Monti. Les agentes et les agents de la police ferroviaire sont des agents de police comme celles et ceux des autres corps de police en Suisse. Aussi se doit-on de traiter tous les agents sur un pied d’égalité. Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) ne l’entendent pas de cette oreille. « Le port d’armes n’entre pas en considération pour la police ferroviaire » a déclaré le porte-parole des CFF, Roland Binz à l’Agence télégraphique suisse ats. Le risque de ricochets et la mise en danger d’autres personnes sont beaucoup trop importants dans un espace aussi restreint que celui d’une voiture de chemin de fer. Les quelque 130 agentes et agents de la police ferroviaire sont actuellement équipés d’une matraque, de menottes, d’une veste pare-balles et d’un vaporisateur à poivre. Ils ont le droit de contrôler des personnes et de les appréhender. Les agentes et les agents de la police ferroviaire sont formés à l’école de police à Neuchâtel; ils sont assermentés et obtiennent le certificat de capacité I de fonctionnaire de police. Le secrétaire général de la fédération Jean-Pierre Monti invite de surcroît les CFF à ne pas confier la prévention de la violence à des organismes privés. « Ce secteur doit rester dans les rangs de la police, comme le monopole de l’ordre public se trouve dans les mains de l’Etat », a lancé Jean-Pierre Monti. Les agentes et les agents de la police ferroviaire font partie de la filiale Securitrans créée il y a une année par les CFF et par Securitas. Celle-ci travaille dans les secteurs de la police ferroviaire, de la protection des installations et de la surveillance des chantiers des entreprises de transports publics.
19.8.02
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a inauguré aujourd’hui le dernier tronçon de l’A13 entre Au et Diepoldsau. L’autoroute de la vallée du Rhin, appelée anciennement « tronçon de la mort », est à quatre pistes – ce qui signifie que le trafic est séparé par sens de circulation – sur toute sa longueur. « Nous espérons tous que la route, désormais dotée de glissières de sécurité sur toute sa longueur, perdra définitivement sa réputation de « tronçon de la mort », a déclaré le chef du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) lors de l’inauguration à Widnau. Selon Moritz Leuenberger, on a déploré cinq fois plus d’accidents mortels sur l’A13 que sur le reste du réseau des routes nationales. Les automobilistes changeaient régulièrement de pistes, qui n’étaient pas séparées par des glissières de sécurité, et prenaient ainsi le risque de provoquer une collision frontale. Des garde-fous sont nécessaires pour séparer les flux de trafic des véhicules et pour régler les rapports entre les êtres humains.
19.8.02
La perte annuelle de l’entreprise ferroviaire Mittelthurgaubahn (MThB) s’est élevée à 30 millions de francs en 2001, a révélé une analyse effectuée par une fiduciaire. Les fonds propres du chemin de fer privé sont épuisés. L’entreprise a jusqu’ici parlé d’une perte de 10 millions de francs. La Confédération et le canton de Thurgovie sont censés remettre le train sur les rails. Il est prévu que les actionnaires principaux transforment une partie de leur prêt remboursable à certaines conditions (Confédération: 90 millions de francs, canton de Thurgovie: 30 millions de francs) en capital-actions. Des propositions allant dans ce sens ont été présentées à l’Office fédéral des transports (OFT), a répondu Dieter Meile, président du conseil d’administration intérimaire. La Confédération se prononcera peu avant l’assemblée générale du MThB du 11 octobre ou pendant celle-ci en ce qui concerne la conversion des dettes prévue, a précisé Heinz Schöni, porte-parole de l’OFT. La Confédération et le canton de Thurgovie, qui détiennent respectivement 38 et 22,4 pour cent du capital, sont les deux actionnaires principaux du MThB. Le MThB table également sur l’appui de la Confédération pour faire face à ses problèmes de liquidités, dès lors que celles-ci seront épuisées à la fin de l’année. Heinz Schöni a confirmé que la Confédération avait donné son assurance au MThB qu’elle lui versera un montant de 5,6 millions de francs d’ici la fin de l’année à titre de contributions d’exploitation. Les liquidités sont suffisantes, selon les informations fournies par l’entreprise. « Mais cela ne saurait demeurer ainsi pendant vingt ans », a poursuivi Heinz Schöni. Les affaires du MThB demeurent mauvaises. L’entreprise a en effet réalisé une perte de 2 millions de francs au cours du 1er semestre 2002. Les résultats du secteur orient-express ne sont pas satisfaisants du tout. Raison pour laquelle la filiale NIOE SA sera vendue. Dix employés sont licenciés à fin août. L’exploitation du chemin de fer n’est pas touchée par les opérations d’assainissement en cours, a souligné Dieter Meile. Les engagements du secteur orient-express seront tenus. Reste à déterminer si le MThB pourra participer à la nouvelle société Thurbo SA, comme prévu, à hauteur de 4,5 millions de francs. La nouvelle société assurera le trafic ferroviaire voyageurs sur la ligne qui longe le lac de Constance, à partir de l’année prochaine. Le MThB concentrera à l’avenir ses activités sur la mise à disposition de mécaniciens de locomotives et sur l’entretien de véhicules. Le fret demeure un secteur important. La filiale Lokoop du MThB détient une part de marché de 15 pour cent dans le secteur des transports de marchandises sur le rail en Suisse.
20.8.02
La limite du taux d’alcoolémie dans le sang dans le trafic routier devrait être abaissée de 0,8 à 0,5 pour mille. C’est à une large majorité que la commission des transports du Conseil des Etats a emboîté le pas du Conseil fédéral. En dépit de son opposition, le Conseil fédéral s’est vu contraint, lors de la récente révision de la loi sur la circulation routière, d’abandonner au Parlement sa compétence de fixer la limite du taux d’alcoolémie. Le Conseil des Etats se prononcera – comme première Chambre – sur une ordonnance de l’Assemblé fédérale lors de sa session d’automne. La commission des transports du Conseil des Etats recommande, par 9 voix contre 4, d’approuver la proposition du Conseil fédéral qui vise à abaisser de 0,8 à 0,5 pour mille la limite du taux d’alcoolémie dans le sang autorisé pour les conducteurs de véhicules, a indiqué son vice-président Rolf Escher (PDC/VS). La majorité de la commission espère ainsi, à l’instar du gouvernement fédéral, que le nombre d’accidents dus à l’alcool pourra être abaissé. La commission distingue – comme prévu au travers de la révision de la loi et proposé par le Conseil fédéral – entre une concentration non qualifiée (de 0,5 à 0,79 pour mille) et une concentration qualifiée (0,8 pour mille et plus) d’alcool dans le sang. Les sanctions seront infligées en fonction de ces critères. Les conducteurs contrôlés pour la première fois avec un taux de moins de 0,8 pour mille se verront infliger un avertissement ou, le cas échéant, un retrait de permis d’au moins un mois. A partir de 0,8 pour mille, le retrait de permis sera d’au moins trois mois. La distinction déploiera également ses effets sur la condamnation pénale. La conduite avec une concentration non qualifiée d’alcool dans le sang peut entraîner une peine sous forme d’amende ou de détention. Dans les cas plus graves, les conducteurs s’exposent à des peines allant de l’amende à la prison.
21.8.02
Un monument sera érigé à Airolo à la mémoire des onze victimes de l’accident qui s’est produit le 24 octobre 2001 dans le tunnel du Gothard. Une commémoration aura lieu peu avant la fin de l’année, a précisé le maire d’Airolo, Mauro Chinotti. Il ne s’agit toutefois pas d’un immense monument comme celui du sculpteur Vincenzo Vela, érigé à Airolo à la mémoire des 177 ouvriers qui ont perdu la vie lors de la construction du tunnel ferroviaire au 19e siècle. L’intention, selon Mauro Chinotti, est de réaliser un ouvrage très simple. Une plaque commémorative fixée sur un socle de pierre devant l’entrée sud du tunnel routier sera dévoilée le samedi 19 octobre. Cette plaque contient les noms des onze victimes de l’incendie qui s’est produit dans le tunnel. Un service religieux aura de surcroît lieu à leur mémoire à Airolo. Il sera suivi d’une journée « Portes ouvertes » au centre de loisirs, au cours de laquelle il sera notamment montré de quelle manière les équipes de secours sont engagées lors de catastrophes et d’accidents dans le tunnel.
21.8.02
Les poids lourds suisses devront être équipés d’extincteurs à partir du 1er avril 2003. Jusqu’ici, seuls les camions transportant des matières dangereuses et les cars devaient en être dotés en Suisse. La modification des prescriptions concernant les véhicules, décidée par le Conseil fédéral, fait suite à une proposition présentée par la task-force mise en place par l’OFROU pour améliorer la sécurité dans les tunnels. Le gouvernement justifie sa décision par le fait que les graves accidents qui se sont produits dans les tunnels routiers en Europe ont montré que le potentiel de risques d’incendie était particulièrement élevé pour les camions. Les prescriptions prennent effet au 1er avril 2003 pour les camions qui sont mis nouvellement en circulation. Les camions mis en circulation avant cette date devront être équipés d’un extincteur à partir du 1er janvier 2005. Les camions étrangers ne sont pas touchés par cette modification. Chaque pays édicte lui-même les prescriptions d’équipement de ses véhicules, a répondu Daniel Schneider, porte-parole de l’Office fédéral des routes (OFROU). La Suisse ne peut pas influencer les décisions dans ce domaine, contrairement aux règles de circulation. Le Conseil fédéral a de surcroît décidé de soumettre les tracteurs diesel et les diables à moteur aux prescriptions sur les gaz d’échappement. Jusqu’ici, le contrôle de ces véhicules portait uniquement sur la fumée qu’ils dégagent. Les prescriptions sur les gaz d’échappement s’appliquent ainsi à tous les véhicules agricoles, à l’exception des véhicules à moteur à un essieu. Un contrôle antipollution simplifié sera opéré dorénavant lorsque les véhicules sont dotés d’un système de bord assurant le diagnostic des pièces filtrant les gaz d’échappement (OBD). Le fonctionnement du système de bord (OBD) est examiné tous les deux ans lors du contrôle antipollution.
21.8.02
Le Conseil fédéral a, pour la première fois, mis des moyens financiers à disposition en ayant recours aux réserves du crédit global des NLFA. Un montant de 395 millions de francs sert à financer des améliorations de projet et des modifications opérées sur l’axe du Lötschberg et sur la ligne d’accès St-Gall- Arth-Goldau. Le projet des NLFA en cours de réalisation est mis régulièrement à niveau. Des projets partiels doivent en outre être adaptés à la suite d’oppositions enregistrées au cours des procédures de mise à l’enquête. Le Conseil fédéral a, pour la première fois, recours à la réserve (1'947 millions de francs au niveau des prix 1998), car ces charges supplémentaires ne peuvent pas toutes être compensées par des réductions de coûts dans d’autres secteurs. Le surcoût s’élève à 390 millions de francs sur l’axe du Lötschberg. Des aménagements ont dû y être opérés sur la base des nouvelles connaissances obtenues dans le domaine des techniques de sécurité. Le raccordement du tunnel de base à la ligne existante à Frutigen a en outre été amélioré. Il en résulte une réduction du temps de parcours et la possibilité de prévoir un nœud ferroviaire complet à Viège. Des aménagements techniques opérés dans le tunnel permettront de surcroît de mettre en place la future signalisation ETCS européenne – niveau 2 – dans la cabine de conduite des véhicules de traction. Un surcoût de 5 millions de francs est enregistré sur le tronçon d’accès aux NLFA au Gothard, St-Gall- Arth-Goldau. Le surcoût a pu être réduit de quelque 11 millions de francs grâce à des économies réalisées dans les secteurs de l’aération et du drainage, ainsi que lors des transports de matériaux excavés au Lötschberg. Le renoncement à une troisième voie à Frutigen a en outre permis de réaliser une économie de 20 millions de francs. Montant auquel s’ajoute la somme de 10 millions de francs, qui résulte de la vente de terrains et qui pourra être affectée au financement de modifications de projets.
21.8.02
Le Conseil fédéral propose au Parlement de ratifier le protocole de Kyoto sur la protection du climat. Dans son message, il souligne que les bases les plus importantes, qui permettent la mise en œuvre du protocole, existent déjà en Suisse. En ratifiant le protocole de Kyoto, la Suisse s’engagerait à réduire les gaz à effet de serre de 8 pour cent entre 2008 et 2012, par rapport à 1990. La loi sur le CO² est déterminante pour la mise en œuvre du protocole en Suisse, communique le Conseil fédéral. Cette loi prescrit des objectifs de réduction contraignants pour les dégagements de CO² provenant de la combustion d’énergies fossiles, à savoir une réduction de 10 pour cent du total des émissions jusqu’en 2010, par rapport au niveau de 1990. Cette réduction sera atteinte dans la mesure du possible au travers de mesures facultatives. Une taxe CO² ne pourrait être introduite qu’à partir de 2004 s’il devait s’avérer que les efforts déployés sur une base facultative demeuraient insuffisants. La loi sur l’énergie et le programme Energie Suisse devraient également contribuer à réduire les dégagements de CO². Il est en outre prévu d’encourager le lancement de carburants désulfurés à compter de 2004. De plus, le Conseil fédéral examine la possibilité d’encourager la distribution de diesel plus performant. La redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP), l’article sur la protection des Alpes, le transfert des marchandises sur le rail, les NLFA, Rail 2000 et l’encouragement du trafic lent constituent autant d’éléments complémentaires susceptibles de favoriser la politique du CO², communique le Conseil fédéral.
21.8.02
Le parc zoologique de Zurich risque d’éclater de toutes parts en raison des problèmes liés à son accès. Les responsables du parc ont élaboré un concept de transport en vue de l’agrandissement du zoo. Il met l’accent sur des solutions pragmatiques réalisables à court terme, même s’il fait également référence à des visions onéreuses. Le zoo attend, pour la première fois, plus d’un million de visiteurs en 2002. Ce chiffre devrait croître encore à la faveur de l’ouverture de la halle tropicale Masoala (anciennement halle de Madagascar), prévue en 2003. Le zoo se prépare à une croissance du nombre des visiteurs, a déclaré son directeur Alex Rübel devant la presse. Des bouchons se produisent aujourd’hui déjà en fin de semaine, lorsque les 460 places de parc situées dans les environs immédiats du zoo sont toutes occupées. Ces bouchons entravent régulièrement la bonne marche des transports publics, relève Alex Rübel. Les jours de pointe, le zoo a recours à des cadettes et à des bus faisant la navette entre les places de parc plus éloignées et le parc. Ces prestations reviennent à quelque 120'000 francs chaque année. Deux mesures visent à améliorer la situation: un système d’information indiquant le nombre de places de parc encore disponibles doit permettre d’éviter que des automobilistes continuent à se rendre au parking du zoo lorsqu’il est complet. Un nouvel arrêt de bus situé près de la halle Masoala doit améliorer l’accès à la zone Stettbach. En cas d’affluence, il sera signalé dès le mois de septembre aux automobilistes circulant dans le centre-ville que les places de parc situées près du zoo (et les 400 autres places situées près du Dolder) sont occupées. Les automobilistes seront alors invités à utiliser le parking couvert Hohe Promenade (près de la place Bellevue) et à emprunter le tram pour se rendre au zoo. Un parc-relais (P+R) sera aménagé à Stettbach, qui offrira 500 places de parc supplémentaires dans le quartier industriel. Les visiteurs du zoo seront invités à utiliser la ligne de bus 751, qui les amènera directement devant l’entrée principale du zoo où sera aménagé un nouveau point d’arrêt dès la mi-décembre.
21.8.02
Le développement du système permettant aux clients du chemin de fer d’utiliser le train avec une puce électronique au lieu d’un billet est également mis en veilleuse par l’industrie. Les CFF n’abandonnent pas pour autant leur idée de faciliter l’accès au train à leurs clients, mais d’une autre manière. « Nous arrêtons le développement, les CFF n’étant plus demandeurs pour l’instant », a confirmé le porte-parole de Siemens Charles Breitenfellner suite à un article paru dans le journal « Basler Zeitung » et indiquant que le système tarifaire sans billet « EasyRide » allait être abandonné. « Nous mettons en veilleuse le projet tel qu’il existe aujourd’hui et attendons que des intéressés s’annoncent chez nous », a précisé Charles Breitenfellner. La technologie est mûre. Il suffira de l’adapter en cas de besoin. Les projets pilotes réalisés à Bâle et à Genève ont montré il y a deux ans déjà que l’idée suscitait de l’intérêt. Les CFF ont toutefois renoncé à leur rôle de locomotive à la fin de l’année dernière et mis le projet en arrière-plan pour des raisons financières. L’industrie ne poursuivant plus le projet, l’idée lancée à l’époque dans l’euphorie a passablement de plomb dans l’aile. Les travaux cesseront provisoirement le 30 septembre chez Siemens. « EasyRide » renferme l’idée d’une utilisation aussi simple que possible du train. Une partie de cette idée consistait à remplacer les bons vieux billets de train par une carte à puce. Des censeurs placés aux portières des voitures auraient enregistré les entrées et les sorties des voyageurs et fourni les informations nécessaires au calcul du prix du déplacement, qui aurait été facturé périodiquement aux clients. « Le système n’est pas rentable si nous sommes les seuls à l’utiliser », a répondu le porte-parole des CFF Roland Binz. Un tel système n’a de sens que s’il peut être utilisé sur tout le territoire, voire en trafic transfrontalier. « Le sujet sera à nouveau d’actualité pour nous lorsque l’industrie sera en mesure de présenter une solution prête à être lancée sur le marché. » Le retrait de l’industrie ne signifie pas pour autant que « EasyRide » est mort. Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF), la Poste et l’Union des transports publics (UTP) veulent simplifier l’utilisation des transports publics. Les CFF entendent se concentrer sur le développement de « EasyTicket », un billet sans numéraire comprenant une puce rechargeable, comparable à une carte de crédit. Un important projet pilote de billets électroniques sera en outre lancé cette année encore. Les clients du rail pourront commander leur billet par Internet et l’imprimer à leur domicile. « Cette simplification est le premier pas dans la poursuite du développement de EasyRide », a lancé le porte-parole des CFF Roland Binz.
21.8.02
Seul le gaz doit bénéficier d’une imposition fiscale plus favorable. Le statut quo doit être maintenu pour le diesel. Tel est l’avis de la commission de l’environnement du Conseil national. En présentant son propre projet, elle a corrigé la motion déposée au Conseil des Etats. La commission entend abaisser d’au moins 40 centimes par litre l’imposition fiscale du gaz naturel, du gaz liquide et du gaz bio, afin de réduire les émissions de CO² produites par le trafic routier. Une augmentation de l’imposition de l’essence permettra d’équilibrer les recettes fiscales. La commission du Conseil national a approuvé la motion par 13 voix contre 10. Ce faisant, elle contre le projet du Conseil des Etats, qui demande outre une réduction de 50 centimes de l’imposition du gaz une baisse d’au moins 25 centimes de l’imposition du diesel. La majorité de la commission du National est d’avis qu’un encouragement du diesel au niveau fiscal n’entre pas en considération en raison de son impact sur les voies respiratoires, des pertes de recettes fiscales, du bilan CO² global négatif et de l’accroissement du trafic des poids lourds qui n’est pas souhaité. Utilisé comme carburant, le gaz est en revanche évalué de manière positive.
21.8.02
L’Association suisse des transports routiers (ASTAG) salue en principe l’obligation d’équiper les poids lourds d’un extincteur. Les extincteurs dont sont dotés aujourd’hui les camions s’avèrent être un moyen approprié de protection et de lutte contre les incendies sur la route. L’ASTAG critique toutefois le fait que l’obligation soit stipulée au niveau de l’équipement et non en tant que règle de circulation. Les nombreux poids lourds étrangers circulant en Suisse n’y sont ainsi pas soumis. Il en résulte une distorsion de concurrence au détriment des camionneurs helvétiques. La solution n’est en outre pas satisfaisante du point de vue de la sécurité. Il faut par exemple savoir que près de 70 pour cent des camions empruntant le tunnel du Gothard sont immatriculés à l’étranger.
22.8.02
Il serait possible de réduire les dégagements de CO² en substituant aux véhicules à essence des véhicules diesel. L’effet global sur le climat serait toutefois affaibli, voire annihilé en raison de la diffusion d’autres substances polluantes. Tel est l’avis d’experts suisses. L’organisme consultatif sur les changements climatiques (OcCC) est opposé à une baisse de la taxe perçue sur le carburant diesel, telle qu’elle est débattue au Parlement. L’OcCC a en revanche qualifié de judicieuse la promotion du gaz naturel et du gaz biologique comme carburant, devant la presse à Berne. « En réduisant le prix du diesel, on appliquerait un remède pire que le mal», a déclaré la présidente de l’OcCC, la conseillère nationale Kathy Riklin. La motion parlementaire n’est « pas dans l’esprit de la protection du climat », estime Urs Baltensperger, de l’Institut Paul Scherrer à Villigen AG. Les voitures diesel produisent certes 10-15 pour cent de moins de CO² que les voitures à essences, mais elles émettent aussi 100 à 1000 fois plus de poussières fines susceptibles de pénétrer dans les poumons, a relevé Urs Baltensperger. Les particules de suie contribuent au réchauffement de l’atmosphère, à l’instar des gaz à effet de serre. Il faut savoir que les moteurs diesel dotés d’un filtre à particules produisent trois fois plus d’oxyde d’azote que les moteurs à essence. « Il faut rejeter tout allègement fiscal du diesel aussi longtemps que les voitures diesel polluent davantage que les véhicules à essence », a déclaré Regula Rapp, de l’Institut de médecine sociale et préventive de l’Université de Bâle. Chaque année, la pollution atmosphérique engendrée par le trafic occasionne des coûts de l’ordre de 3,5 milliards de francs dans le secteur de la santé en Suisse, a précisé Regula Rapp. Le professeur en retraite zurichois Heidi Schelbert considère la baisse de prix du diesel de « bêtise du point de vue de l’économie publique ». Une croissance des coûts de la santé ainsi qu’une subvention de la mobilité – alors que la vérité des coûts fait encore défaut – constituent des effets secondaires indésirables. Christian Bach, du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherches (LFEM) à Dübendorf ZH a, pour sa part, déclaré qu’une obligation d’équiper les voitures d’un filtre à particules n’était pas prévue. « Un seul fabricant équipe aujourd’hui ses véhicules diesel de série d’un filtre à particules », a précisé Christian Bach. Il faut rappeler que le Conseil des Etats avait, en mars dernier, accepté une motion de sa commission de l’environnement, selon laquelle le diesel et le gaz naturel devaient devenir meilleur marché et l’essence plus chère. Quant à la commission de l’environnement du Conseil national, elle s’est prononcée récemment contre cette motion tout en proposant de ne promouvoir que le gaz comme carburant. Le Conseil fédéral a invité, récemment aussi, le Parlement à ratifier le protocole de Kyoto tout en indiquant qu’il examinait la possibilité d’encourager un diesel plus efficient au niveau de la consommation. L’OcCC a été créé en 1996 par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC). Les quelque 30 membres provenant des milieux de la recherche, de l’économie et de l’administration sont appelés à émettre des recommandations dans le domaine du climat et des changements climatiques à l’intention des politiciens et de l’administration.
23.8.02
Le Chemin de fer du Lötschberg BLS SA a enregistré une croissance de la demande lors du 1er semestre 2002, tant en trafic voyageurs que marchandises. Expo 02 y a contribué. Les recettes de transport ont progressé de 16 pour cent à environ 100 millions de francs. L’entreprise a réalisé un excédent de quelque 6 millions de francs. Une comparaison avec 2001 n’est toutefois pas possible en raison de la création de la société BLS Cargo SA, a précisé le porte-parole de l’entreprise Hans Martin Schaer. Le BLS a transporté 3,1 millions de personnes en trafic voyageurs à longues distances, soit 4 pour cent de plus que durant la même période de l’année précédente. En trafic régional, le volume de trafic s’est élevé à 5,6 millions de passagers transportés (+ 8 pour cent). Les lignes du RER bernois ont enregistré un accroissement de 13 pour cent; le trafic Expo à destination de Morat et de Neuchâtel a fourni une contribution majeure dès la mi-mai. Dans le secteur du fret, la société BLS Cargo SA, fondée en 2001, a poursuivi sur sa lancée. Elle a enregistré un résultat d’exploitation positif (+ 1 million de francs).Le trafic conventionnel des trains complets et le trafic combiné non accompagné se sont développés de manière positive. Quant à la chaussée roulante, elle a vu ses prestations en tonnes-kilomètres nettes s’accroître de plus de 50 pour cent. L’évolution des ventes de sillons au cours du 1er semestre, au cours duquel les tonnes brutes ont progressé de 16 pour cent, reflète le développement positif enregistré dans le secteur du fret, indique l’entreprise. S’agissant du chargement des voitures, la demande s’est stabilisée au niveau élevé de 600'000 véhicules. La concurrence de Expo.02 ainsi que la morosité conjoncturelle ont en revanche influencé négativement le trafic sur les lacs de Thoune et de Brienz. Les fréquences ont en effet reculé de 10 pour cent dans l’ensemble (- 12 pour cent sur le lac de Thoune et – 4 pour cent sur le lac de Brienz). La compagnie de navigation a néanmoins réalisé un résultat stable en comparaison avec l’année précédente, grâce au relèvement tarifaire.
23.8.02
Les CFF, la Poste et la communauté de planification team GWJ se sont mis sur les rangs pour sauver la plate-forme prévue sur les voies à l’ouest de la gare de Berne. Ils entendent financer ensemble la suite des travaux de planification. En même temps, la faisabilité technique et économique de l’ouvrage est approfondie et des investisseurs sont recherchés en vue de sa réalisation. La date de réalisation est étroitement liée à l’extension du nœud ferroviaire de Berne dans le cadre des travaux de Rail 2000. La gare de Berne connaîtra une augmentation importante de trafic dès le 12 décembre 2004, date d’achèvement des travaux de la 1e étape de Rail 2000. Elle devient en effet un nœud ferroviaire complet, parallèlement aux gares de Zurich et de Bâle. De sensibles améliorations seront apportées à l’offre voyageurs; le voyage à destination de Bâle, de Zurich et de Lucerne durera moins d’une heure. Le RER sera développé. Raison pour laquelle les CFF sont contraints de prolonger les quais et d’aménager les installations de voies et de sécurité du côté ouest de la gare d’ici à fin 2004. Une nouvelle passerelle située à l’ouest du pont dit « Schanzenbrücke » permettrait aux passagers de passer directement de l’ouest de la gare au centre-ville. Un nouvel accès à l’ouest de la gare de Berne pourrait ainsi voir le jour en même temps que la nouvelle plate-forme couvrant les voies. Le secteur, situé au centre de Berne, sera sensiblement valorisé. La Poste est très intéressée à la réalisation de la plate-forme ouest. La réalisation de l’ouvrage valorisera également le secteur adjacent. La Poste, qui possède plusieurs immeubles dans les proches environs, espère pouvoir en tirer profit. La société Zschokke Management SA s’est retirée du projet à fin juin 2002. La réalisation de la plate-forme ouest dépendra finalement de la décision des investisseurs tiers, si tant est que le programme de réalisation coordonnée des deux ouvrages peut être respecté jusqu’à l’obtention de l’autorisation de construire, d’une part, et que la faisabilité technique et économique sera démontrée, d’autre part.
23.8.02
Le gouvernement tessinois approuve la construction d’une seconde galerie au Gothard. Il demande en même temps à la Confédération de ne pas négliger la planification du raccordement des NLFA au réseau à grande vitesse italien dans le sud du Tessin. « Le doublement du tunnel routier du Gothard et la politique de transfert de la route sur le rail ne sont pas contradictoires », a souligné le gouvernement tessinois dans sa réponse à la consultation se rapportant à l’initiative dite Giezendanner. L’histoire a montré que des voies de communication performantes permettaient d’empêcher l’isolation économique et sociale de la Suisse méridionale. Aussi l’objectif consiste-t-il à garantir un flux de trafic sans bouchons sur l’A2, tant il est vrai que les bouchons portent préjudice à l’économie locale et au secteur du tourisme. Le gouvernement tessinois considère également que la construction d’une seconde galerie permettrait d’accroître la sécurité. Il attire en outre l’attention sur un problème technique: construit il y a une vingtaine d’années, le tunnel devra, d’ici dix ans, subir des travaux d’entretien réguliers de plus en plus lourds. Le tunnel routier servira à l’avenir essentiellement au trafic individuel. Le trafic des poids lourds devra être contingenté et transféré par étapes sur le rail. La Suisse méridionale défend cette politique depuis des années. Le gouvernement tessinois constate cependant que la planification et le financement des NLFA entre le tunnel de base du Gothard et le tunnel du Monte Ceneri ainsi qu’entre Lugano et Chiasso ne sont pas très avancés. Or, pour assurer un bon fonctionnement du transport des marchandises sur le rail, un raccordement au réseau à grande vitesse italien est indispensable. Le Tessin est un des rares cantons directement concernés par le trafic de transit qui se prononcent en faveur de la mise en route immédiate des travaux de planification d’une seconde galerie au Gothard. Les cantons d’Uri, de Nidwald, de Schwyz, de Zoug, de Lucerne et des Grisons y sont opposés. Le canton d’Obwald est le seul canton de Suisse centrale qui estime le doublement du tunnel du Gothard nécessaire.
23.8.02
Les cheminots italiens relèvent une recrudescence des agressions dans les trains de nuit internationaux. C’est ainsi que des vols sont enregistrés régulièrement, en particulier dans les trains de nuit assurant les liaisons Rome- Berne et Rome- Vienne. Les cheminots se plaignent que les trains circulant sur de longues distances sont « le lieu privilégié de bandes organisées », qui prennent certes les passagers comme cible, mais qui agressent également les agents de chemin de fer et qui causent des dégâts au matériel roulant. Face à ces bandes de criminels qui montent dans les trains sans être en possession d’un titre de transport, le personnel est totalement démuni. Suite aux agressions subies par plusieurs collègues de la région de Bologne dans les trains de nuit, les cheminots de cette région entendent se mettre en grève les 7 et 8 septembre pour obtenir davantage de protection. Les syndicats demandent une présence renforcée de la police ferroviaire dans les trains et des contrôles plus sévères dans les gares. Ils soulignent que seule une partie des passagers ayant été victimes d’un vol s’adresse à la police. D’où le fait que les statistiques ne reflètent pas l’importance du problème des vols et des agressions contre les cheminots. « Il est inconcevable que trois contrôleurs soient laissés à leur propre sort dans un train de nuit composé de 14 voitures. Un renforcement des contrôles est absolument nécessaire si l’on veut garantir la sécurité des passagers et du personnel. », lancent les syndicats. La société des chemins de fer de l’Etat italien Trenitalia met en garde contre un alarmisme exagéré. 77 agressions ayant le personnel du chemin de fer pour cible ont été annoncées l’an dernier. Leur nombre a baissé à 17 lors du premier trimestre 2002, ce qui représente un recul de 30 pour cent. Selon Trenitalia, le nombre d’agents de chemin de fer victimes d’agressions est plus faible que dans d’autres pays européens. « Nous n’avons enregistré aucune réaction négative de la clientèle au cours de ces derniers mois et n’avons pas connaissance d’incidents qui seraient survenus dans les trains de nuit Berne- Rome », a indiqué le porte-parole des CFF, Roland Binz, à l’agence télégraphique suisse ats, suite à l’information diffusée par les cheminots italiens. Il y a suffisamment de personnel d’accompagnement dans les différentes voitures ferroviaires pour prévenir rapines et vols.
25.8.02
La section du TCS de St-Gall/Appenzell Rhodes-Intérieures, qui comprend plus de 66'000 membres, n’entend pas accepter l’obligation de payer les taxes de parcage que le Conseil d’Etat souhaite introduire. Le président Thomas Müller a fait savoir à St-Gall qu’il s’y opposera. A mi-août, le gouvernement avait mis en consultation une modification du train de mesures portant sur la qualité de l’air. Le point principal est l’obligation faite aux centres commerciaux et de loisirs de gérer les parkings offrant plus de 150 places. Il s’agit ainsi d’éviter les recours et d’accélérer les procédures d’autorisation de construire. En éditant de telles prescriptions, les instances politiques se mettent une nouvelle fois à genoux devant les opposants professionnels, a déclaré le président Thomas Müller devant un parterre de 2'000 personnes, lors des festivités des 75 ans de la section du TCS. « Il n’est pas admissible qu’une minorité continue à nous dicter ce que nous devons payer et à quelles fins en posant régulièrement des exigences ». Le TCS entend s’opposer à l’augmentation des taxes envisagée par le gouvernement, avec l’appui de nombreuses autres organisations.
27.8.02
La police de la ville de Berne a saisi plusieurs centaines de tablettes d’Ecstasy, ainsi que de petites quantités de drogues dures et de drogues douces lors de contrôles routiers portant sur la conduite d’un véhicule sous l’emprise de l’alcool, de la drogue et de médicaments. La police a arrêté 22 véhicules et contrôlé 53 personnes. Ce faisant, elle a constaté 27 violations de la loi sur la circulation routière et de la loi sur les stupéfiants. 12 personnes se sont vu retirer le permis de conduire, est-il relevé dans un communiqué.
27.8.02
Coop, Alstom et Novartis sont les « champions de l’emploi en Suisse ». Ces trois entreprises ont créé au total près de 3'000 nouveaux emplois depuis le mois de janvier 2001. Le groupe Coop, implanté dans le commerce de détail, a, à lui seul, créé 1'289 emplois, comme le relève une enquête publiée par le magazine « Bilanz ». L’accroissement à 37'417 employés à plein temps est dû avant tout à la mise en place d’un réseau de filiales dans le secteur « brico+loisirs ». Le constructeur d’usines électriques a augmenté son effectif de personnel de 937 personnes ces derniers 18 mois. Quant au groupe Novartis, il a créé 650 nouveaux postes de travail en Suisse. Les CFF ont pour leur part créé 521 nouveaux emplois. McDonald’s (472 nouveaux postes de travail) et les banques Raffeisen (466) sont les créateurs d’emplois les plus stables, relève « Bilanz »: ces employeurs figurent en effet régulièrement en tête de liste des créations d’emplois. La concurrente de Coop, Migros, se trouve dans le dernier quart de la liste des « 20 premiers ». La coopérative Migros a créé 146 nouveaux postes de travail. Il faut toutefois savoir que Migros figurait en tête de peloton avec 2'338 nouveaux emplois créés, lors de l’enquête réalisée l’année dernière.150 entreprises ont participé à l’enquête « Bilanz » de cette année, alors qu’elles étaient plus de 200 les années précédentes. Elles ont créé 10'633 nouveaux emplois au total.
27.8.02
De nouveaux bus diesel circuleront prochainement sur le réseau routier de Winterthour. Ces véhicules, fabriqués en Pologne, sont confortables et bon marché, indiquent les Transports publics de Winterthour dans leur communiqué. Le look des nouveaux bus se distingue de celui des autres véhicules des Transports publics de Winterthour par des formes rondes. Entrée à niveau, grandes fenêtres et climatisation sont quelques uns des avantages offerts par ces nouveaux bus, qui ne circulent pour l’instant nulle part ailleurs en Suisse, est-il relevé dans le communiqué. La ville de Winterthour a commandé dix bus diesel en Pologne. Les deux premiers ont été livrés dans l’intervalle. Ils sont utilisés dans un premier temps pour la formation du personnel. Les huit bus restants seront livrés en octobre et en novembre. 20 bus supplémentaires devraient être commandés en 2004 pour remplacer des anciens véhicules ou des véhicules qui ne sont plus adaptés aux besoins. Des bus diesel sont nécessaires pour renforcer le service des trolleybus, tant il est vrai que, fréquemment, des situations se produisent auxquelles il ne peut être fait face rapidement que « grâce à la souplesse d’utilisation des bus diesel », est-il relevé dans le communiqué. Le réseau de trolleybus sera néanmoins maintenu dans son ampleur actuelle, en dépit de coûts d’investissements et d’exploitation sensiblement plus élevés, estime le conseiller municipal Walter Bossert. Les trolleybus continuent à être plus « propres », quand bien même la nouvelle génération de moteurs diesel dégage nettement moins d’agents polluants que les anciennes.
28.8.02
La reconstruction du réseau ferré des Chemins de fer allemands détruit par les inondations catastrophiques pourrait durer près de deux ans et demi, estime leur PDG Hartmut Mehdorn. Des mesures urgentes sont néanmoins prises pour assurer sans délai le trafic à longues distances dans les Länder particulièrement touchés (Sachsen et Sachsen-Anhalt), a-t-il déclaré à Berlin. Les trains des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) circulant entre la Suisse et l’Allemagne ne sont pas touchés, a relevé un porte-parole des CFF.
29.8.02
La ligne de la Vereina fait un véritable tabac, indiquent les Chemins de fer rhétiques (RhB) dans un communiqué. La ligne est mise à contribution au-delà des prévisions du chemin de fer, et les coûts de la ligne se sont avérés moins élevés que ceux qui avaient été prévus lors de la planification. En effet, le crédit de 571 millions de francs alloué par la Confédération et par le canton des Grisons pour la ligne de la Vereina n’a pas été utilisé entièrement. Il reste 6,3 millions de francs à disposition dans les comptes publiés récemment par le conseil d’administration, est-il relevé dans un communiqué des RhB. Plus de 1,2 million de passagers ont voyagé dans les trains qui ont emprunté la nouvelle ligne depuis son ouverture, soit pendant un peu plus d’un millier de jours d’exploitation. Plus de 900'000 véhicules ont également été transportés sur les trains-autos dans le tunnel. Ces résultats dépassent les prévisions de trafic du chemin de fer. Le tunnel de la Vereina qui relie Klosters à la Basse-Engadine a été ouvert le 22 novembre 1999.
29.8.02
La participation de la ville de Kloten au capital-actions de la compagnie aérienne Swiss, souhaitée par l’exécutif de Kloten, devient de moins en moins probable. Une commission parlementaire recommande le rejet du projet. La commission de gestion du conseil de ville considère en effet la participation de la commune riveraine de l’aéroport, à hauteur de 5 millions de francs, « d’affaire risquée ». Une baisse de la valeur de l’action est vraisemblable, est-il indiqué dans un communiqué de la commission de gestion. Celle-ci attire également l’attention sur le fort recul des recettes fiscales auquel la commune de Kloten doit s’attendre. Le projet devra encore être évalué par le parlement de la commune, puis soumis au verdict populaire.
29.8.02
L’Union des transports publics (UTP) demande à la Confédération et aux cantons de nouvelles bases de financement des transports publics acceptables. Elle souhaite que toutes les entreprises de transport soient mises sur un pied d’égalité à l’enseigne de la réforme 2 des chemins de fer. Des responsables de l’UTP ont critiqué certaines décisions se rapportant au budget et les constantes modifications des plans financiers de la Confédération et des cantons, lors de l’assemblée générale tenue à Bâle. Ces modifications rendent la tâche toujours plus difficile aux entreprises de transports publics, qui sont tenues de fournir des prestations fiables et performantes. Le financement doit devenir aussi fiable que les transports publics eux-mêmes, a lancé le directeur de l’UTP, le conseiller national Peter Vollmer (PS/BE). L’union considère opportun de mettre en place, au niveau fédéral, un mécanisme de financement à long terme de l’ensemble des transports publics, analogue au fonds FTP. Le cofinancement du trafic d’agglomération par la Confédération demeure une des exigences principales de l’UTP, tant il est vrai qu’il constitue un pilier indispensable à la sécurité des transports publics dans leur ensemble, est-il relevé dans un communiqué. S’agissant du financement des investissements et de l’exploitation, Walter Hermann, qui a été élu, à Bâle, comme nouveau président de l’UTP pour succéder à Peter Joss, a revendiqué une mise à niveau de toutes les entreprises de transports publics lors de la réforme 2 des chemins de fer. Il faut étendre l’instrument de la convention de prestations, qui a fait ses preuves aux CFF depuis 1966, à l’ensemble des entreprises de transport. L’UTP demande que les entreprises de transport concessionnaires (ETC) soient désendettées comme l’ont été les CFF, afin qu’elles bénéficient des mêmes chances sur le marché libéralisé. Il importe également que des règles claires et contraignantes soient édictées pour les mises au concours de prestations de transport. Les entreprises de transport rejettent les projets de la Confédération visant à séparer le réseau ferroviaire en un réseau de base et un réseau complémentaire. Tous les chemins de fer qui desservent des localités toute l’année doivent continuer à faire partie du réseau de base cofinancé par la Confédération, revendique l’UTP.
29.8.02
Les 4,4 millions de véhicules enregistrés en Suisse effectuent 55 milliards de kilomètres chaque année. Cela représente quelque 100'000 kilomètres par minute. 90 pour cent des kilomètres sont effectués dans le secteur des déplacements de personnes. En parcourant 45'230 kilomètres par année en moyenne, les cars de tourisme détiennent la palme en matière de distance. Les camions figurent au second rang en présentant 38'012 kilomètres au compteur. Quant aux voitures, elles effectuent 13'469 kilomètres par année en moyenne, communique l’Office fédéral du développement territorial. Les distances parcourues par les véhicules suisses sont recensées tous les cinq ans. Les chiffres servent de base pour estimer la pollution et la consommation d’énergie du trafic routier.
29.8.02
Les initiatives populaires zurichoises « Stop à l’agrandissement de l’aéroport » et « Stop à la privatisation de l’aéroport » doivent être invalidées, estime le Conseil d’Etat. La proposition présentée au Grand Conseil repose sur un avis de droit. L’initiative « Stop à l’agrandissement de l’aéroport » n’est pratiquement pas réalisable et elle est anticonstitutionnelle, indique le gouvernement dans son communiqué. Quant à l’initiative « Stop à la privatisation de l’aéroport », elle viole le principe de l’uniformité, le droit constitutionnel cantonal et la législation fédérale. Les expertises ont été effectuées par le professeur de droit zurichois Alfred Kölz. L’initiative « Stop à l’agrandissement de l’aéroport » vise à suspendre l’arrêté portant sur le crédit de 873 millions de francs affecté à l’agrandissement de l’aéroport jusqu’à ce que les conditions-cadres relatives à l’exploitation future de l’aéroport soient définies. Le peuple serait alors à nouveau appelé à se prononcer.
29.8.02
Le canton de Schwyz se doit de soutenir la compagnie de chemin de fer Südostbahn (SOB) en lui accordant un crédit d’investissements de 1,96 million de francs. Telle est la proposition que le Conseil d’Etat a présentée au Grand Conseil. Le chemin de fer entend renouveler certaines composantes de l’approvisionnement électrique et le système de commande et de contrôle des trains. Il ressort d’un communiqué publié par la Chancellerie d’Etat que les pouvoirs publics (Confédération, cantons de Schwyz, St-Gall et Zurich) participent aux investissements du Südostbahn à hauteur de 4 millions de francs. La part du canton de Schwyz s’élève à 1,96 million de francs. Le SOB souhaite renouveler la ligne électrique située sur la rampe sud entre la sous-station électrique CFF à Steinen et le raccordement au réseau SOB à Sattel ; il entend également aménager, voire remplacer la caténaire entre Arth-Goldau et Sattel. Il envisage aussi d’équiper 18 véhicules de traction d’un nouveau système de commande et de contrôle des trains standardisé. Une mesure qui permet d’améliorer la sécurité des passagers.
29.8.02
Le Conseil d’Etat zurichois présente une demande de crédit de 610 millions de francs au Grand Conseil en faveur de la Communauté de transport zurichoise (ZVV). La stratégie de la ZVV prévoit un accroissement de la demande de quelque 15 pour cent jusqu’en 2008. Un relèvement tarifaire est prévu au début 2005. La demande de crédit du Conseil d’Etat porte sur la période horaire 2003/2004. Le crédit-cadre de 610 millions de francs ne dépasse que de peu le montant affecté actuellement à la ZVV, alors que l’offre sera sensiblement améliorée, indique le Conseil d’Etat dans son communiqué. Le crédit accordé pour la période horaire 2001/2002, qui compte 19 mois en raison du report du changement d’horaire, s’élève proportionnellement à 595 millions de francs. Le Conseil d’Etat présente en même temps le rapport ZVV sur la stratégie à moyen et à long terme au Grand Conseil. Stratégie qui vise un accroissement de 15 pour cent de la demande dans les secteurs du trafic local et du trafic régional des transports publics jusqu’en 2008. Un aménagement de l’offre, en particulier sur le réseau RER (3e étape) et sur les lignes de rabattement, doit permettre d’éliminer les goulets d’étranglement. La stratégie 2005-2008 prévoit également la mise en service du chemin de fer du Glattal (1e étape). D’autres mesures figurent également dans le catalogue de la stratégie, tels des améliorations du service à la clientèle, de la sécurité et de la propreté et un renforcement de la lutte contre le vandalisme. Phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières années. La ZVV prévoit une adaptation tarifaire en 2005, qu’elle justifie par l’amélioration tant qualitative que quantitative de son offre de prestations. Le Conseil d’Etat indique dans son communiqué qu’il souscrit au relèvement tarifaire, parce que le déficit de la ZVV doit demeurer finançable par le canton et par les communes à moyen terme. Aucun relèvement tarifaire n’a été opéré depuis 1996. L’ampleur du relèvement ne sera connue qu’en 2004, a répondu Dominik Berset, préposé à l’information de la ZVV. Le déficit enregistré par la ZVV au cours de l’exercice 2000/2001 s’est élevé à 254 millions de francs. Il s’élèvera à 350 millions de francs en 2006, selon les estimations. En ce qui concerne l’offre du réseau nocturne ZVV prévue dès le 15 décembre 2002, le Conseil d’Etat a approuvé la perception d’un supplément de 5 francs par nuit. La nouvelle offre nocturne couvrira ainsi une grande partie de ses coûts, communique le Conseil d’Etat. Elle desservira 851 points d’arrêt, dans 137 communes, jusqu’aux premières heures du matin.
29.8.02
Les CFF SA ont connu un premier semestre 2002 difficile. Le bénéfice a fondu de 70 pour cent par rapport à celui qui a été engrangé durant la même période de l’année précédente en passant de 199,4 à 60,2 millions de francs. Les CFF ont dû faire face à un véritable effondrement du trafic dans le secteur du fret, alors qu’ils ont gagné du terrain dans le secteur voyageurs. Le bénéfice de l’entreprise avant intérêts et impôts (EBIT) a reculé de 54,2 pour cent à 125,5 millions de francs, indiquent les CFF. Quant au bénéfice opérationnel, il a baissé de 80 pour cent en passant de 158,9 millions de francs à 31,1 millions de francs. Le résultat a été influencé essentiellement par le recul de 40,3 millions de francs enregistré dans le secteur des recettes de transport et par l’accroissement de 76,8 millions de francs des charges du personnel. La morosité conjoncturelle qui prévaut en Italie et en Allemagne a pesé sur les résultats du trafic de transit, est-il relevé dans le communiqué des CFF. La crise que rencontre l’industrie de l’acier a eu des répercussions particulièrement négatives: les transports de ferraille ont baissé 34 pour cent. Le volume des transports s’est comprimé de 3,4 pour cent en trafic intérieur, alors qu’il s’est réduit de 16,3 pour cent en trafic de transit. Des coupures de ligne de longue durée sur l’axe nord-sud ont également contribué au recul du trafic. C’est ainsi que les CFF ont vu leurs recettes être amputées de 25 millions de francs et leurs prestations diminuer de 260 millions de tonnes-kilomètres, suite à l’accident survenu en gare de Chiasso, qui a entraîné une coupure de ligne pendant quatre semaines, ainsi qu’à plusieurs coupures de ligne survenues près de Luino. Ces pertes représentent 5 pour cent des prestations de transport semestrielles. Les recettes de transport du secteur marchandises ont baissé de 11,6 pour cent ou 64,2 millions de francs pour s’inscrire à 486,9 millions de francs. Quant au volume total des marchandises transportées, il a régressé de 10,4 pour cent ou 3'160 tonnes pour atteindre 27'083 tonnes. Enfin, s’agissant des prestations fournies, elles ont reculé de 12,7 pour cent ou 702 millions de tonnes-kilomètres pour s’inscrire à 4'828 de tonnes-kilomètres. Dans le secteur voyageurs, les recettes de transport ont progressé de quelque 5 pour cent ou 40,8 millions de francs. Le nombre de passagers transportés s’est accru de 7,8 millions (+ 5,2 pour cent) pendant le premier semestre 2002. 156,4 millions de passagers ont été transportés et 5'850 millions de passagers-kilomètres ont été enregistrés entre janvier et juillet 2002. 240'682 abonnements généraux étaient en circulation à fin juin, soit 8'200 ou 3,5 pour cent de plus qu’une année auparavant. Le nombre d’abonnements demi-tarif a en revanche régressé de 2,2 pour cent ou 41'945 exemplaires pour s’établir à 1'939'901 abonnements. Les CFF ne peuvent ou ne veulent pas se prononcer sur la question de l’influence de Expo.02 sur les chiffres du trafic voyageurs. Les Chemins de fer fédéraux ont subi les effets du franc fort, à l’instar du secteur touristique. Ils ont en effet constaté un sensible recul du nombre de touristes étrangers. Ils ne disposent toutefois pas de chiffres exacts.
30.8.02
L’Office fédéral des routes (OFROU) entend réduire à zéro, à long terme, le nombre des accidents graves et des accidents mortels en réduisant la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes et à 70 km/h en dehors des localités. Il a présenté un rapport sur cette « vision zéro ». L’objectif serait atteint par étapes, ont déclaré les représentants de l’OFROU devant la presse, à Berne. C’est ainsi que le nombre de victimes des accidents de la route (600 morts en moyenne annuelle aujourd’hui) serait réduit de moitié jusqu’en l’an 2010. Le Conseil fédéral a déjà formulé cet objectif le 27 mars dans son rapport « Stratégie 2002 pour un développement durable ». Il a serré l’écrou d’un cran le 3 juillet en optant pour « la vision zéro » dans le cadre de la nouvelle politique en matière de sécurité. Le nombre de victimes serait abaissé à 210 jusqu’en 2020. Le nombre des blessés graves enregistrés lors des accidents de la route (quelque 6'000 personnes chaque année actuellement) serait également abaissé. Le bureau suisse de la prévention des accidents (bpa) a élaboré un rapport à la demande de l’OFROU, qui indique comment ces objectifs peuvent être atteints. « Le trafic routier doit devenir plus sûr pour tous, sans restriction de la mobilité, a déclaré le directeur de l’OFROU Olivier Michaud. Ce n’est plus à l’être humain de s’adapter au trafic routier, mais au trafic routier de s’adapter aux besoins de l’être humain, afin que les erreurs humaines n’aient pas de conséquences fatales. Il importe aussi de protéger les usagers les plus faibles, soit les enfants et les personnes âgées, ainsi que les cyclistes et les piétons. L’objectif ne consiste pas éviter tous les accidents, mais à en réduire la gravité. En particulier en abaissant la vitesse de 10 km/h sur les autoroutes et en dehors des localités, est-il précisé dans le rapport du bpa. La vitesse serait limitée à 50/30 km/h dans les localités. Les motos seraient modifiées techniquement afin qu’elles ne dépassent pas la vitesse de 80 km/h. Le port du casque serait également rendu obligatoire pour les cyclistes. L’accent serait davantage porté sur la sécurité et moins sur la mobilité aux cours de sensibilisation donnés dans les écoles de conduite. Les lieux où se produisent régulièrement des accidents devraient être aménagés. Les amendes d’ordre et les primes d’assurance devraient être augmentées (véhicules à moteur/responsabilité civile). Il s’agit aussi d’aménager un dispositif autobloquant sur les voitures, qui les empêchent de rouler lorsqu’il n’est pas fait usage de la ceinture de sécurité. Le bpa propose 97 mesures au total dans les secteurs de la sensibilisation au trafic, du code la route, de la technique et des secours. Il ressort de la documentation remise à la presse que le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) examinera les mesures proposées et préparera les amendements de textes légaux d’ici janvier 2003. La révision de la loi sur la circulation routière, décidée en décembre 2001, n’est pas touchée par ces mesures, dont l’entrée en vigueur est prévue en 2004 ou 2005.
30.8.02
La compagnie de chemin de fer Mittelthurgaubahn (MThB) voit s’accroître ses difficultés: elle a obtenu un prêt de plus de 5 millions de francs de « sa petite sœur », la compagnie de chemin de fer Frauenfeld-Wil-Bahn (FWB), sans qu’une décision ait été prise par le conseil d’administration. Ce transfert d’argent entre deux entreprises ferroviaires indépendantes au plan légal, mais très étroitement liées au plan personnel, a été porté au grand jour à la faveur d’une interpellation déposée au Grand Conseil. L’argent dont s’est approprié le MThB sous forme de prêt du FWB n’a fait l’objet d’aucune décision du conseil d’administration, a confirmé Hans Bachofner, maire de Frauenfeld et président du conseil d’administration du FWB. Les agissements qui ont conduit aux difficultés financières du MThB ne sont pas encore éclaircis. Dans l’intervalle, ils ont conduit 55 membres du Grand Conseil thurgovien à demander au Conseil d’Etat qu’il examine la possibilité de déposer plainte contre les responsables du MThB. Le canton de Thurgovie participe au MThB à hauteur de 22,4 pour cent. Il est le second actionnaire, après la Confédération. Le MThB a déclaré il y a à peine deux semaines qu’il avait enregistré une perte de 30 millions en 2001. Or, il avait toujours été question jusqu’alors d’un déficit de 10 millions de francs. Le capital propre du chemin de fer privé est épuisé. Dix collaboratrices et collaborateurs seront licenciés.
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