|
3.8.09 La probabilité de se trouver face à un automobiliste circulant à contresens sur les autoroutes suisses demeure élevée, malgré les progrès réalisés en matière d’information et de sécurité. Raison pour laquelle l’Office fédéral des routes (OFROU) améliore la signalisation sur les autoroutes. Les travaux seront terminés à la fin de l’année, a précisé la porte-parole de l’OFROU, Françoise Tschanz, à l’ats. Deux panneaux – et non plus un seul – signalent dorénavant l’interdiction de pénétrer sur l’autoroute aux sorties. Les flèches qui indiquent le sens de circulation au sol sont doublées, voire triplées. Les panneaux de signalisation sont en outre de plus grande dimension et leur éclairage est amélioré. Sont concernés 440 entrées et sorties d’autoroute ainsi que 34 entrées aux restoroutes et 90 accès aux aires de repos. Les travaux portent sur l’aménagement du réseau entier des routes nationales, indique l’OFROU. Une étude du bureau de prévention des accidents (bpa) de 2006 est à l’origine des nouveautés. Les auteurs ont notamment recommandé aux autorités d’uniformiser la signalisation aux échangeurs du réseau autoroutier. Ce qui est réalisé actuellement n’est cependant pas suffisant pour le bpa. «Seul un véhicule circulant à contresens sur deux est enregistré aux échangeurs», indique l’auteur de l’étude Gianantonio Scaramuzza. Dans les autres cas, il s’est agi d’automobilistes qui ont changé de direction sur l’autoroute. «Des panneaux d’interdiction ne servent à rien dans de tels cas.» Les automobilistes circulant correctement doivent être informés instantanément lorsqu’un véhicule roule à contresens. Des solutions pourraient être mises en oeuvre dans une seconde étape, a déclaré la porte-parole de l’OFROU, Françoise Tschanz. En Suisse, le réseau autoroutier compte actuellement une soixantaine de tableaux d’information numériques. Ils renseignent sur la présence de chantiers et de bouchons. Ils pourraient également mettre en garde contre les véhicules circulant à contresens. L’enquête du bpa fait ressortir que de telles informations réduisent le risque d’accident. Le nombre de mises en garde diffusées à la radio qui portent sur des véhicules circulant à contresens est environ onze fois plus élevé que celui des annonces d’accident. Le bpa souhaite de ce fait que les mises en garde soient diffusées dorénavant encore plus rapidement sur les ondes. Le nombre de véhicules circulant à contresens en Suisse demeure relativement stable. La proportion est équivalente à l’ordre de grandeur qui prévaut au plan international, indique Gianantonio Scaramuzza. Le nombre de véhicules circulant à contresens en Suisse est estimé à quelque 80 cas par an au vu des annonces radiophoniques connues du bpa et du nombre d’accidents. Les polices ont recensé une vingtaine d’accidents liés à des véhicules circulant à contresens par an entre 2000 et 2004. Des accidents qui coûtent la vie à trois personnes en moyenne par année, sans compter une vingtaine de blessés. La plupart des véhicules circulant à contresens ont été enregistrés dans la région d’Yverdon VD, sur l’A9 entre Monthey VS et Villeneuve VD et sur l’A51 et l’A5 dans la région de Neuchâtel/Vue des Alpes. L’âge et les substances dangereuses semblent en l’occurrence jouer un rôle. La plupart des conducteurs ayant circulé à contresens étaient âgés de plus de 65 ans ou avaient consommé de la drogue ou de l’alcool.
3.8.09 Une expertise réalisée en commun par le canton de Schaffhouse et le Land allemand de Bade-Wurtemberg fait ressortir que l’électrification de la ligne du Haut-Rhin apporterait de nombreux avantages aux deux pays. Les coûts de l’opération s’élèvent à 110 millions d’euros au minimum. En comblant logiquement une lacune, l’électrification permet d’entrevoir de nouvelles possibilités de développement du trafic transfrontalier, indique le ministère de l’intérieur du Bade-Wurtemberg. L’aménagement du tronçon suisse entre Schaffhouse et Erzingen coûterait 27 millions d’euros et celui du tronçon allemand Bâle – Erzingen 83 millions d’euros. Il s’agit maintenant de négocier la réalisation et le financement du projet avec l’exploitant du réseau, les Chemins de fer allemands DB Réseau SA, ont déclaré le conseiller d’Etat schaffhousois Reto Dubach et le secrétaire d’Etat aux transports du Bade-Wurtemberg Rudolf Köberle, lors d’un déjeuner de travail à Stuttgart. Un groupe de travail transfrontalier se penchera sur le projet. Il s’agit également de savoir quelle entreprise de transport circulera sur la ligne au terme de l’actuel mandat de prestations en 2016 et quelles seront les modalités de l’appel d’offres. L’objectif commun est de permettre des déplacements sans changer de train de part et d’autre de la frontière, entre Constance, Schaffhouse, Waldshut et Bâle. De nouveaux concepts d’exploitation sont nécessaires, en particulier dans les régions de Bâle et du RER schaffhousois.
7.8.09 L’Association suisse des transports routiers (ASTAG) confirme les revendications qu’elle a présentées il y a une dizaine de jours au Conseil fédéral. Elle réfute en particulier les critiques formulées par quelques utopistes en matière de transfert du trafic. Ceux-ci critiquent le fait qu’une décision populaire serait ignorée et que la politique de transfert serait torpillée. Il ne s’agit en fait pas de la politique de transfert, mais d’une réduction rapide de la charge des PME et, partant, de la sauvegarde de places de travail. Des allégements fiscaux et administratifs pour les petites et moyennes entreprises figurent au premier plan du catalogue de 12 points retenus par l’ASTAG et que le Conseil fédéral est appelé à mettre en œuvre rapidement.
7.8.09 La société du télésiège du Weissenstein SA a déposé sa demande définitive d’approbation des plans d’une nouvelle télécabine auprès de l’Office fédéral des transports (OFT). Une demande liminaire a déjà été approuvée par l’OFT, indique la société du télésiège du Weissenstein SA. La nouvelle installation à câbles qui mènera au sommet dominant la ville de Soleure comportera 50 cabines à six personnes et aura une capacité de 900 personnes à l’heure. La demande d’approbation des plans prévoit que le tracé de l’actuel télésiège sera maintenu et que le nombre de mâts sera sensiblement réduit. La nouvelle télécabine, dont le coût est estimé à 12 millions de francs, devrait être mise en service dans le courant de l’année prochaine. La demande d’approbation des plans définitive étant déposée, le projet peut être soumis aux offices et aux autorités concernés en vue de son examen détaillé, indique la société du télésiège du Weissenstein. Le projet de nouvelle télécabine conduisant au Weissenstein, à 1'280 mètres d’altitude, est contesté. Le Patrimoine suisse et l’association Pro Sessli exigent la sauvegarde et la rénovation du télésiège construit dans les années cinquante. L’autorisation de l’exploiter arrive à échéance en novembre.
9.8.09 CarPostal Suisse SA tire profit de la crise économique. Le nombre de passagers transportés sur les lignes touristiques a en effet augmenté du fait que nombre de Suissesses et de Suisses ont opté pour des vacances en Suisse. L’entreprise devrait également en ressentir les effets au niveau du bénéfice. CarPostal entend étendre son activité. L’entreprise s’attend à un accroissement du bénéfice, a déclaré le responsable de CarPostal, Daniel Landolf, lors d’une interview du journal dominical «Sonntag». Les bas prix du carburant y contribuent également. L’an dernier, CarPostal a réalisé un bénéfice de 27 millions de francs. L’entreprise entend embaucher quelque 280 personnes d’ici à 2012. «Nous exploitons plusieurs nouvelles lignes, pour lesquelles nous avons besoin de chauffeurs», a déclaré Daniel Landolf. L’effectif du personnel devrait s’accroître de plus de 10 pour cent à CarPostal et de 12 pour cent dans les entreprises de transport que l’entreprise mandate. CarPostal sera appelée à remplacer près de la moitié des chauffeurs pour raison d’âge au cours des dix prochaines années. Des chauffeurs qu’elle entend former elle-même, a renchéri Daniel Landolf. «Dès l’an prochain, CarPostal recrutera de ce fait des personnes qui ne sont pas encore en possession du permis de la catégorie D et les formera.» A l’instar des autres entreprises de transports publics, CarPostal vise une hausse du prix des billets à la fin 2010. «L’offre a été régulièrement étoffée et les coûts ont augmenté», a relevé Daniel Landolf. Les usagers sont appelés à contribuer au financement de ces améliorations de l’offre. Daniel Landolf table sur une hausse équivalente à celle retenue lors de la dernière ronde tarifaire. Les prix avaient alors augmenté de 3,1 pour cent. Les entreprises de transport ont renoncé à une hausse durant l’année en cours en raison de la situation économique. CarPostal entend étendre son rayon d’activité en Suisse et à l’étranger. «Nous avons remporté de nombreux appels d’offres ce printemps en France», a souligné Daniel Landolf. Nous planchons de surcroît sur des reprises d’entreprise. CarPostal examine également une extension de son activité en Italie et en Allemagne. La part du chiffre d’affaires réalisée à l’étranger s’élève actuellement à 10 pour cent.
10.8.09 717 cars de tourisme ont été contrôlés en une semaine en Suisse. Près d’un véhicule sur trois (212) a fait l’objet de contestations. Les contrôles routiers ont été réalisés dans le cadre d’une opération de l’European Traffic Police Network (Tispol) à l’échelle européenne. Des carences techniques ont été décelées sur 23 véhicules, 10 véhicules n’ont pas été autorisés à poursuivre leur route. Dans six cas, la police a relevé des manipulations du tachygraphe. Dans 75 cas, les chauffeurs n’ont pas respecté le temps de repos prescrit, indique la police cantonale uranaise. Les chauffeurs de trois cars roulaient trop vite. Dans 24 cas, les chauffeurs n’avaient pas attaché leur ceinture de sécurité ou n’avaient pas respecté des normes de sécurité. Dans 22 cas, les documents ont été contestés; deux chauffeurs se sont même vu interdire de poursuivre leur route. Les polices ont annoncé de surcroît 59 transgressions du code de la route. Les contrôles routiers ont été effectués de manière coordonnée entre le 20 et le 26 juillet 2009 dans plusieurs pays européens. Au total, ce sont 32'577 cars de tourisme et leur chauffeur qui ont été contrôlés.
10.8.09 La circulation sur les routes suisses de poids lourds de 60 tonnes, les gigaliner, ne devrait pas être autorisée, parce qu’elle met fortement en danger la sécurité routière. Le gouvernement lucernois a soumis un projet d’initiative cantonale à cet effet au Grand Conseil. Le Parlement cantonal lucernois avait validé une motion du député Alain Greter (Verts) le 27 janvier 2009 et chargé le Conseil d’Etat d’élaborer un message portant sur une initiative cantonale.
10.8.09 L’EPF zurichoise examine différentes variantes d’aménagement de l’actuelle gare souterraine du RBS à Berne. La meilleure solution devrait être présentée d’ici à la fin 2010. Second nœud ferroviaire du pays, la gare de Berne est proche de la limite de saturation. La situation est particulièrement précaire à la gare souterraine du Chemin de fer Berne-Soleure (RBS). Les autorités communales et cantonales et les chemins de fer ont présenté leurs idées en novembre dernier. Vu la dimension du projet, il avait été décidé de le soumettre à l’expertise d’un organe indépendant. L’expert mandaté a fait connaître son appréciation en juin dernier: le rapport coût-utilité n’est pas bon, les estimations de la demande retenues pour le projet étant jugées par trop optimistes. Des variantes seront dans un premier temps retenues, puis soumises à une analyse approfondie, dans le cadre d’un mandat complémentaire à l’expertise fournie. Les points critiqués par l’expert seront également évalués, a indiqué le canton de Berne.
10.8.09 Le réseau de pistes cyclables du canton de Lucerne devrait être étendu de 15 pour cent pour atteindre 415 kilomètres. Le Conseil d’Etat lucernois propose au Parlement cantonal de compléter le concept des pistes cyclables dans ce sens. Les coûts de l’extension sont évalués à 80 millions de francs. Il est prévu de les intégrer dans le concept des pistes cyclables de 1994. Cette adaptation ressort du rapport de planification que le Conseil d’Etat a soumis au Grand Conseil. Le Conseil d’Etat avait été chargé au travers d’une motion déposée en 2006 d’adapter le concept des pistes cyclables de 1994 aux nouvelles exigences, à l’évolution des normes et aux enseignements tirés de son utilisation. L’adaptation porte sur l’offre, les mesures à prendre et les bases du projet. La motion prévoyait que ces adaptations devaient permettre de tenir compte des nouvelles exigences et des modifications des pistes cyclables lors de l’élaboration du programme de construction 2011- 2014 des routes cantonales.
11.8.09 Près de 60 pour cent des véhicules circulent les feux de croisement allumés, pendant la journée, par beau temps, sur les routes suisses. Le pourcentage s’est légèrement accru en comparaison avec l’année précédente, selon le recensement annuel du bureau de prévention des accidents (bpa). Un effet de saturation se fait sentir, indique le bpa. Le pourcentage a en effet peu évolué depuis 2007 (53 pour cent). Le recensement effectué par le bpa en 2009 a révélé une proportion de 59 pour cent. La situation se présentait tout différemment il y a huit ans, puisque le pourcentage des automobilistes qui circulaient les phares allumés pendant la journée n’était que de 11 pour cent. En Suisse alémanique, la part des automobilistes qui circulent les phares allumés durant la journée est sensiblement plus élevée que dans les autres régions du pays, puisqu’elle atteint 65 pour cent. Au Tessin et en Suisse romande, les pourcentages ne s’élèvent respectivement qu’à 52 et 37 pour cent. Les automobilistes allument davantage leurs phares sur les autoroutes que dans les localités ou hors de celles-ci. Or, la mesure qui rend les véhicules mieux visibles serait particulièrement judicieuse dans la dense circulation urbaine, estime le bpa. Le bpa plaide toujours en faveur d’une obligation de circuler les phares allumés. Un dispositif de commande automatique permettrait d’en faciliter la mise en place.
12.8.09 Un pont provisoire à deux pistes devrait être construit entre Härkingen et Gunzgen pendant les travaux d’aménagement de l’autoroute A1 prévus entre les jonctions de Härkingen SO et de Wiggertal près d’Oftringen AG. Le canton de Soleure présente publiquement le projet dans les communes concernées. Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) a décidé de construire deux voies de circulation supplémentaires, indique le canton de Soleure. Le DETEC est appelé à se prononcer au sujet des 195 recours déposés contre l’élargissement de l’autoroute A1. Les communes de Härkingen, Gunzgen et Bolken avaient déposé un recours contre le pont provisoire à une voie de circulation qui était prévu, a précisé le chef de l’office des transports et des travaux publics du canton de Soleure, René Suter. Le pont, qui a un caractère provisoire, vise à décharger le réseau routier dans cette zone pendant une année. Dans le pire des cas, un recours particulièrement farouche pourrait retarder l’approbation des plans de deux ans, a précisé le porte-parole de l’Office fédéral des routes, Michael Müller. L’OFROU table sur une approbation des plans au plus tôt durant le premier trimestre 2010.
12.8.09 Le Seetal n’est pas satisfait de sa desserte en matière de mobilité. Le groupe de développement régional idee seetal AG a requis à Hochdorf la réalisation d’une nouvelle route desservant la vallée entre Eschenbach LU et la frontière cantonale argovienne. L’engorgement des routes à Eschenbach, à Hochdorf et à Ballwil est dramatique, indique idee seetal AG dans son plaidoyer. Le développement de la région en pâtit. Les habitants du Seetal ne revendiquent pas une voie rapide, mais une route cantonale ordinaire qui commencerait à la future sortie d’autoroute Buchrain LU et qui emprunterait partiellement le tracé actuel. Les contournements de Eschenbach, Hochdorf et Ballwil figurent au premier plan. L’idée d’une route desservant la vallée existe certes, mais le canton ne prévoit sa réalisation qu’en troisième priorité. idee seetal AG exige que le projet soit traité de manière urgente. Les coûts sont estimés à 90 millions de francs. idee seetal AG considère que la desserte de la vallée a été sensiblement améliorée à la faveur du RER et des lignes de bus à destination de Sursee LU et Rotkreuz ZG. Le RER est cependant proche de la limite de saturation.
13.8.09 Le groupe de catering et de logistique «gategroup» souffre de la morosité qui caractérise le secteur aérien. Le chiffre d’affaires de la société nouvellement cotée en bourse a reculé de 8,9 pour cent à 1,29 milliard de francs durant le premier semestre 2009. Le recul aurait atteint 2 pour cent à cours de change constants. Le bénéfice d’exploitation a régressé de 40 pour cent pour s’inscrire à 34,8 millions de francs, indique gategroup, l’ancienne filiale de Swissair Gate Gourmet. Le bénéfice net a néanmoins progressé de 55 pour cent pour s’inscrire à 33,2 millions de francs, grâce à l’évolution des produits financiers qui ont passé de –29,3 millions de francs l’année précédente à + 4,3 millions. La croissance du bénéfice s’élève à 89,3 pour cent à cours de change constants, est-il relevé. Des bénéfices liés aux taux de change nets à hauteur de 26,3 millions de francs sont pour l’essentiel à l’origine de cette évolution. «gategroup a fourni une prestation respectable dans un contexte qui peut être considéré comme l’un des plus difficiles jamais enregistrés», a déclaré le PDG du groupe Guy Dubois, selon le communiqué. Le secteur des voyages n’a cependant pas encore touché le fond. La société ne publie pas de prévisions pour l’année entière en raison des incertitudes liées à la grippe porcine. gategroup est coté à la bourse suisse SWX depuis le 12 mai. La cotation en bourse a, selon le groupe, engendré une érosion de capitaux de 13,5 millions de francs au cours du premier semestre. La cotation en bourse crée cependant les conditions susceptibles de favoriser le développement du groupe dans la mesure où elle accroît sa notoriété et sa souplesse sur les marchés financiers, augmente le nombre d’investisseurs potentiels, attire et lie des collaborateurs importants et améliore le degré d’identification des onze marques de gategroup, a déclaré le directeur des finances du groupe, Thomas Bucher.
13.8.09 Le tunnel de base du Gothard réduira la durée du transport des marchandises à travers les Alpes. Il réduira cependant trop peu les coûts de transport pour favoriser le transfert d’une partie importante du trafic marchandises de la route sur le rail, critique l’association Initiative des Alpes. Le tunnel de base du Gothard modifie très peu les coûts auxquels doivent faire face les entreprises transportant des marchandises à travers les Alpes, a déclaré Peter Marti, membre du conseil d’administration du bureau d’ingénieurs et de planification en transport Metron, lors de la présentation d’une étude à Berne. L’étude commandée à Metron par l’Initiative des Alpes fait ressortir que la part modale du rail ne s’accroît que de 62 à 64,5 pour cent à la faveur du tunnel de base du Gothard. Le nombre de trajets de camion s’établit à 1,49 million par année sans l’ouvrage et à 1,39 million avec l’ouvrage. Le tunnel s’avère être un excellent investissement pour le trafic privé: il permet de gagner du temps et crée des capacités supplémentaires pour absorber le transfert du trafic marchandises. De nouveaux instruments, telle la bourse du transit alpin, doivent cependant être mis en place pour parvenir à un transfert efficient, a renchéri Peter Marti. Le responsable de l’Initiative des Alpes, Alf Arnold, appelle également une telle bourse de ses vœux. Il a comparé les NLFA à un verre en déclarant «Si je ne fais pas d’efforts, il reste vide. Sans efforts, le trafic n’empruntera pas le tunnel». Sans politique des transports, le tunnel restera un important projet de construction, sans plus. Pour l’Association suisse des transports routiers (ASTAG), les résultats de l’étude ne sont pas une surprise. Ils ne font rien ressortir de nouveau, est-il relevé dans un communiqué. Le fait que la politique de transfert menée jusqu’ici a abouti à un échec est connu depuis longtemps. Une réorientation de la politique de transport est nécessaire pour instaurer davantage de concurrence dans le secteur ferroviaire. La répartition des volumes de transport (parts modales) de marchandises entre le rail et la route, qui ne s’est guère modifiée ces dernières années en dépit des mesures contraignantes prises de manière unilatérale à l’encontre du secteur routier et des milliards investis dans le secteur ferroviaire, en apporte la preuve irréfutable. La mise en service du tunnel de base du Gothard à partir de 2017 n’y changera rien, même si cela est suggéré, tant il est vrai que le choix du mode de transport est moins déterminé par l’infrastructure disponible que par des paramètres qualitatifs, telles la ponctualité et la fiabilité. La Confédération était déjà parvenue à ces conclusions il y a vingt ans. Dans son message sur les NLFA de 1990, le Conseil fédéral avait en effet retenu que des goulets d’étranglement continueraient à exister sur les lignes d’accès situées au nord et au sud des Alpes: «Additionnées, les capacités d’absorption de la ligne de base et de la ligne de faîte sont un tiers plus élevées que celles des lignes d’accès.» Une amélioration qualitative des chemins de fer est nécessaire au lieu de mesures contraignantes dans le secteur routier, exige l’ASTAG. En mai, le Conseil des Etats avait donné suite à des initiatives des cantons du Tessin et d’Uri. Ceux-ci requièrent des dispositions visant à transférer le fret d’ici à 2012, l’instauration d’une bourse du transit alpin et l’élimination des goulets d’étranglement sur les lignes d’accès conduisant au tunnel de base du Gothard. L’objectif de transfert doit être atteint en 2018 selon la loi sur le transfert du trafic marchandises révisée l’hiver dernier. Ce ne seront plus que 650'000 poids lourds au maximum qui franchiront les Alpes chaque année au lieu de 1,3 million actuellement.
13.8.09 Après les Parlements des localités de Köniz et d’Ostermundigen, le Conseil de ville de Berne a également approuvé une contribution de 605'000 francs en faveur de l’avant-projet de tram de la région bernoise. Il a même octroyé 50'000 francs supplémentaires pour permettre des analyses particulières. La nouvelle ligne de tram remplacera l’actuelle ligne de bus no 10 saturée, qui relie Ostermundigen à Köniz. La cadence d’un tram toutes les six minutes est prévue. Le prolongement de la ligne de tram no 9 jusqu’à Kleinwabern est en outre intégré au projet. Les coûts globaux du projet s’élèvent selon les estimations actuelles à environ 260 millions de francs. Les trois communes riveraines que sont Berne, Ostermundigen et Köniz financent, à parts égales, les 20 pour cent mis à la charge des communes. Le coup d’envoi des travaux est prévu au plus tard en 2014, afin que le projet puisse bénéficier de la manne fédérale provenant du fonds d’infrastructure. La variante du tram s’est avérée être la meilleure solution au vu des résultats enregistrés dans le cadre des évaluations d’opportunité. Un tram est plus performant, plus confortable, plus respectueux de l’environnement et, partant, mieux en mesure de faire face à la croissance de plus de 40 pour cent du trafic qui est attendue dans le secteur des transports publics. La grande majorité du Conseil a apprécié à sa juste valeur la ligne diamétrale proposée en considérant qu’il s’agissait d’un projet prometteur qui permettra d’assurer une desserte efficiente de la région par les transports publics. Des critiques ont cependant été formulées au sujet du tracé. La directrice des travaux publics Regula Rytz a promis de porter une attention particulière au problème de la concentration des lignes de transports publics dans les rues principales du centre-ville. Le rapport présentant les différents scénarios sera achevé sous peu.
13.8.09 Les petites voitures économiques sont de plus en plus prisées en Suisse. Mais la demande s’est contractée de 11,9 pour cent sur le marché automobile au cours du premier semestre 2009, indique auto-suisse, l’association des importateurs suisses d’automobiles. Le recul est le plus marqué dans la catégorie des voitures de luxe: 24,9 pour cent. Les voitures, telle la Smart, qui sont répertoriées sous l’appellation microvoitures, sont en revanche parvenues à tirer leur épingle du jeu, puisque les ventes n’ont reculé que de 0,1 pour cent en comparaison avec celles de l’année précédente, est-il relevé dans le communiqué. La part du diesel a régressé de 32,5 pour cent (année précédente) à 29,2 pour cent. La part des moteurs diesel a fondu comme neige au soleil dans la catégorie des microvoitures (-51 pour cent) et des petites voitures (-34 pour cent), alors qu’elle n’était déjà pas très élevée. La part des moteurs diesel a en revanche augmenté de 20,4 pour cent dans la catégorie des voitures de luxe.
17.8.09 Les cantons de Zoug et de Zurich demeurent les sites économiques les plus attrayants de la Suisse. Bâle-Ville a supplanté Nidwald à la 3e place, comme il ressort de l’indicateur de qualité de la localisation (IQL) du Crédit suisse (CS). Bâle-Ville a progressé de la 7e place qu’il occupait en 2004 à la 3e place. Le canton ville de la Suisse du nord-ouest est parvenu à réduire son retard en matière d’imposition fiscale, a déclaré devant la presse à Zurich la responsable du team régional du CS et auteur de l’étude, Sara Carnazzi. Mais, l’excellente accessibilité en termes de mobilité contribue avant tout à l’attrait du site. Le canton de Bâle-Ville est très bien desservi au niveau local et il a également profité du nouvel horaire des CFF. Il en va de même pour le canton de Genève, qui occupe la 4e place. Les répercussions de la forte concurrence fiscale ont laissé des traces dans l’évaluation opérée cette année. C’est ainsi que le canton d’Obwald a avancé de la 13e place qu’il occupait en 2004 à la 8e place après la révision de la loi sur l’imposition fiscale. Le canton de Schaffhouse (9e place) et le canton de Soleure, qui a passé de la 15e à la 13e place, font également partie des cantons qui ont gravi les échelons. Les cantons de Schaffhouse, de Thurgovie, de St-Gall et d’Argovie se sont établis en milieu de classement grâce à des baisses d’impôts. L’avance des cantons de Nidwald et de Schwyz, connus pour leur bas niveau de fiscalité, s’est en revanche réduite. Les cantons de Zoug et de Zurich demeurent en tête. Zoug ne doit pas sa première place à son seul bas niveau d’imposition, a souligné Sara Carnazzi. Le canton caracole également en tête devant Zurich s’agissant du niveau général de formation et de la présence de gens hautement qualifiés. Le canton suisse le plus peuplé occupe par contre la première place dans le secteur de l’accessibilité. Si l’imposition fiscale zurichoise est attrayante pour les personnes physiques, elle l’est moins pour les personnes juridiques, puisque le canton figure en l’occurrence en milieu de peloton, a déclaré l’auteur de l’étude. La situation n’a pas changé au bas du classement. Les cantons du Valais, de Neuchâtel, d’Uri et du Jura occupent les dernières places, comme les années précédentes. La situation périphérique et la topographie difficile sont à l’origine des résultats modestes obtenus par ces cantons dans le domaine de l’accessibilité. L’ouverture du tunnel de base du Lötschberg, la ligne du pied du Jura ou la transjurane ont certes raccourci sensiblement la durée des trajets sur certaines liaisons, mais les distances séparant ces cantons des grands centres du pays demeurent relativement grandes, a relevé Sara Carnazzi. Le canton des Grisons montre que la topographie peut également constituer un facteur de localisation positif. Ce canton touristique a régulièrement amélioré sa position en passant de la 22e place en 2004 à la 19e place grâce à une politique de localisation engagée. A l’inverse, le canton de Fribourg n’est pas parvenu à tirer profit de son potentiel. Il a en effet perdu progressivement du terrain en comparaison avec les autres cantons à cause de la charge fiscale élevée, malgré une situation géographique favorable. Le Crédit Suisse calcule depuis 2004 ce qu’il appelle l’IQL en évaluant les facteurs mesurables les plus importants, soit l’imposition fiscale des personnes physiques et des personnes juridiques, le niveau général de formation de la population, la présence de personnes hautement qualifiées et l’accessibilité en termes de mobilité. Calculé à partir des données de quelque 2'800 communes suisses, l’indicateur fournit une base objective pour apprécier l’attrait des sites en matière de localisation, indiquent les économistes du CS. Il donne de surcroît un éclairage sur le potentiel économique des cantons et des régions suisses à long terme. L’accessibilité en termes de mobilité a été davantage pondérée que jusqu’ici dans la dernière étude. Outre les longues distances, les liaisons locales de transports publics ont été nouvellement prises en compte. Ce qui explique que certaines régions ont pu accroître leur attrait, est-il relevé dans l’étude. C’est ainsi que l’ouverture du contournement ouest de Zurich (tunnel de l’Üetliberg) a raccourci la durée des trajets pour le trafic individuel motorisé au départ et à destination du Knonaueramt, d’une grande partie de la Suisse centrale et des régions situées à l’est du canton d’Argovie. L’étude met aussi en évidence le fait qu’une haute qualité de localisation a son prix. Les exemples des cantons de Suisse centrale à bas niveau d’imposition fiscale et des régions situées autour du lac de Zurich montrent qu’une faible imposition des personnes physiques entraîne des prix élevés dans le secteur immobilier. Pour ces régions, la corrélation entre l’imposition fiscale, l’évolution des prix de l’immobilier et la croissance de la population devrait continuer à s’accentuer, estiment les économistes du CS. La banque considère en revanche que « l’intensive concurrence fiscale » se trouve dans la phase finale.
18.8.09 La Compagnie de navigation du lac Inférieur et du Rhin (URh) peut voir l’avenir de manière plus sereine. Le canton de Schaffhouse entend participer à l’augmentation de capital à hauteur de 575'000 francs. Le canton de Thurgovie a d’ores et déjà signalé qu’il soutiendrait la compagnie de navigation si le canton de Schaffhouse participait à l’opération. Le gouvernement schaffhousois a approuvé une proposition de crédit à l’intention du Grand Conseil. L’URh, à laquelle les cantons de Thurgovie et de Schaffhouse et toute une série de communes participent, se trouve dans une situation critique du point de vue financier. Elle fait partie de la caisse de pension ASCOOP, comme 150 autres entreprises ferroviaires et de tourisme. Il s’est avéré il y a quelques années que l’ASCOOP présentait un manque de couverture très important. Les membres sont appelés à payer des montants non négligeables pour l’assainir. La petite compagnie URh, qui transporte quelque 400'000 passagers par an entre Schaffhouse et Kreuzlingen/Constance, rencontre de ce fait des difficultés. Elle a élaboré un concept de remise à flot par étapes. Dans un premier temps, les cantons de Schaffhouse et de Thurgovie ont renoncé aux créances de la compagnie à hauteur de 2,25 millions de francs. L’assemblée générale 2009 a ensuite réduit de moitié le capital en le portant de 2,24 à 1,12 million de francs. Une grande partie du capital nécessaire à la remise à flot de la caisse de pension est ainsi mise à disposition. La troisième phase consiste à redonner les liquidités nécessaires à la compagnie. Une augmentation du capital à 3,36 millions de francs sera opérée à cet effet en 2010. Le canton de Thurgovie a d’ores et déjà signalé qu’il participerait à l’opération au cas où le canton de Schaffhouse ferait de même. L’indemnité accordée à l’URh pour les prestations fournies sera augmentée en même temps de 225'000 à 300'000 francs par an. Le canton de Schaffhouse y contribuera à hauteur de 106'000 francs.
18.8.09 Les Chemins de fer du Jura commémorent cette année leur 125 ans d’existence. C’est en effet en 1884 que la ligne à voie étroite Tavannes-Tramelan a été ouverte. Plusieurs autres tronçons exploités par des sociétés en propre ont été mis en service dans les années qui ont suivi. C’est en 1944 que les compagnies ont fusionné pour devenir les Chemins de fer du Jura, est-il relevé dans les documents de la compagnie de chemin de fer. Le réseau des Chemins de fer jurassiens s’étend actuellement de La Chaux-de-Fonds à Porrentruy et aux localités de St-Imier, Tavannes et Tramelan situées dans le Jura bernois. L’entreprise ferroviaire se porte bien; elle transporte un nombre croissant de passagers. Les Chemins de fer jurassiens jouent un rôle important en matière de développement économique de la région, en particulier dans le secteur touristique dans les Franches-Montagnes. L’esprit d’innovation qui prévalait à l’époque de la construction est toujours perceptible dans les Chemins de fer jurassiens, écrit la directrice des transports du canton de Berne dans une plaquette éditée pour la commémoration. La petite entreprise ferroviaire d’alors est devenue une entreprise de transport diversifiée. Les Chemins de fer du Jura commémorent l’événement en proposant une balade en train à vapeur entre Le Noirmont (JU) et Tavannes (BE).
18.8.09 La jonction des autoroutes A3 et A13 près de Sargans fera l’objet d’une réfection complète entre 2010 et 2012, a indiqué sur place l’Office fédéral des routes (OFROU). Les coûts de l’assainissement des quelque 15 kilomètres d’autoroute s’élèvent à 250 millions de francs. Les trois tronçons de cinq kilomètres au départ de la jonction en forme d’Y située près de Sargans, qui ont été mis en service entre 1962 et 1974, seront remis en état. Les travaux porteront non seulement sur le tracé et les ouvrages d’art, mais aussi sur le drainage et la protection contre le bruit. Le coup d’envoi des travaux préparatoires sera donné en 2010, celui des travaux de réfection proprement dits en 2011 et en 2012. Selon l’OFROU, l’appel d’offres pour les travaux principaux est déjà en cours. La première phase des travaux portera sur la bande médiane; dans chaque sens de circulation, les deux voies seront déplacées sur la voie normale et sur la bande d’urgence. Dans un second temps, quatre voies (deux dans chaque sens) seront aménagées sur un côté. Les conséquences sur la fluidité du trafic seront ainsi réduites à un minimum, est-il relevé à l’OFROU.
19.8.09 Vu la demande croissante de voitures respectueuses de l’environnement, le secteur automobile suisse a opté pour l’offensive. C’est ainsi que l’Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA) a posé de nouveaux jalons au travers d’inspections du respect des standards environnementaux et d’un guide destiné aux garages. Les aspects écologiques jouent un rôle toujours plus important lors de l’achat d’une nouvelle voiture, a indiqué le président central de l’UPSA, Urs Wernli, lors d’une table ronde organisée avec les médias à Berne. Fort de ses 31'000 employés et d’un chiffre d’affaires de 31,5 milliards de francs, l’important secteur économique qu’est la branche de l’automobile réagit à cette tendance. Les quelque 4'000 garages du pays qui font partie de l’UPSA deviennent plus compétents pour conseiller la clientèle sensible aux problèmes environnementaux et énergétiques. La clientèle est généralement bien informée sur la consommation et l’efficience énergétique avant de se rendre dans un garage, a déclaré Markus Hutter, conseiller national radical et garagiste lui-même. «Parfois même mieux informée que le vendeur de voitures.» L’union faîtière du secteur automobile soutient la Confédération depuis longtemps dans le domaine de l’inspectorat des stations-service. Nombre de garages ont accepté les contrôles et mettent en œuvre les mesures qui en résultent, a souligné Urs Wernli. L’UPSA dispose de surcroît d’un préposé à l’environnement en la personne de Markus Peter; il fait le lien entre les garagistes, les automobilistes et l’opinion publique. Un guide écologique a été édité qui informe les garages au sujet des récentes tendances en matière de protection de l’environnement. Plus de 30'000 exemplaires ont été distribués. La branche automobile a fait de réels progrès sur la voie menant à des véhicules plus respectueux de l’environnement et plus efficients au plan énergétique. C’est ainsi que la consommation moyenne de toutes les nouvelles voitures vendues l’an dernier en Suisse s’élève à 7,14 litres aux 100 kilomètres, soit 0,3 litre de moins que l’année précédente. L’objectif de 6,4 litres fixé par la Confédération n’a certes pas été atteint, mais les choses évoluent avec un temps de retard dans la bonne direction, grâce notamment à la pression exercée par les consommateurs, a relevé Urs Wernli. Deux nouvelles voitures sur cinq vendues en 2008 appartenaient à la catégorie la plus élevée en matière d’efficience énergétique (cat. A et B) – un record. La branche de l’automobile considère qu’un potentiel d’amélioration existe encore dans le développement du moteur à essence. Les voitures fonctionnant au gaz ont perdu de l’importance. Il ne s’en est vendu que 1'000 exemplaires en 2008 (année précédente 2’450). Les voitures hybrides, qui allient les avantages du moteur à essence à ceux du moteur électrique, sont très prisées. Quant aux voitures à pile à combustible: de la musique d’avenir.
19.8.09 Le handicap subi par les régions périphériques et de montagne en matière de redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) s’est sensiblement réduit après le relèvement de la limite de poids. En conséquence, le Conseil fédéral a adapté la clé de répartition de ce qui est appelé la part préalable. Jusqu’ici, 20 pour cent du tiers des recettes de la RPLP auquel les cantons ont droit étaient versés par anticipation aux cantons périphériques et de montagne. Le Conseil fédéral a abaissé le taux de la part préalable à 15 pour cent et adapté en même temps la clé de répartition des cantons concernés à la nouvelle donne. La révision de l’ordonnance entrera en vigueur au début 2010.
19.8.09 Le canton d’Obwald est appelé à octroyer un prêt supplémentaire de 224'103 francs à l’entreprise ferroviaire Zentralbahn (zb). Il a déjà accordé un prêt de 2,84 millions de francs. Le montant supplémentaire résulte des amortissements moindres opérés en raison des retards enregistrés sur le chantier du tunnel à forte rampe. Des investissements de 28,31 millions de francs sont prévus dans le tronçon Hergiswil-Engelberg du zb pendant les années 2007 à 2010; la part obwaldienne s’élève à 2,84 millions. Elle porte sur l’aménagement complet du tronçon ferroviaire Dallenwil- Wolfenschiessen. Les retards enregistrés sur le chantier du tunnel à forte rampe conduisant à Engelberg entraînent des amortissements sensiblement inférieurs dans les ouvrages pendant les années 2009 et 2010. Ce qui explique la nécessité d’un crédit supplémentaire. La commune d’Engelberg doit être contrainte de participer au crédit supplémentaire obwaldien à hauteur de 15 pour cent.
19.8.09 L’automobiliste peut ménager son porte-monnaie et l’environnement grâce à quelques astuces. Il est par exemple aussi possible de faire des économies après l’achat d’une voiture, indique l’Union professionnelle suisse de l’automobile. A l’enseigne d’Ecodrive: la consommation de carburant baisse de 20 à 30 pour cent en conduisant de manière adéquate, soit en accélérant rapidement, puis en enclenchant sans tarder la vitesse supérieure et en anticipant pour circuler de manière souple. A l’enseigne du poids: plus le poids est faible, plus les économies sont importantes. Un bagage de 100 kilos occasionne un surplus de consommation de carburant de 0,5 litre aux 100 kilomètres. A l’enseigne de la climatisation: lors de températures estivales, l’enclenchement de la climatisation dans le trafic urbain et sur l’autoroute entraîne un surcroît de consommation de carburant pouvant atteindre respectivement 30 et 13 pour cent. A l’enseigne des pneus à basse résistance au roulement: la consommation de carburant peut être abaissée de 8 pour cent et le bruit réduit de 50 pour cent en montant de tels pneus. A l’enseigne des huiles légères: la réduction de la consommation de carburant peut atteindre 5 pour cent grâce aux huiles légères synthétiques. A l’enseigne de la résistance de l’air: une plus forte résistance de l’air peut accroître la consommation de 39 pour cent. Porte-bagages, porte-skis, spoiler et fenêtres ouvertes accroissent la consommation. A l’enseigne de l’arrêt du moteur: le moteur devrait toujours être arrêté au feu rouge ou devant un passage à niveau fermé. Chaque seconde d’attente moteur arrêté permet d’économiser du carburant. A l’enseigne des pneus: un demi-bar de pression en moins dans les pneus accroît la résistance au roulement. La consommation peut augmenter de 5 pour cent. La durée d’usage des pneus et la sécurité en souffrent. A l’enseigne de l’entretien: celui qui entretient régulièrement sa voiture diminue la consommation. Filtres à air bouchés, bougies encrassées et pression d’air insuffisante dans les pneus sont autant de facteurs qui accroissent la consommation de carburant.
19.8.09 Les remontées mécaniques de l’Oberland bernois ont enregistré une bonne saison d’hiver grâce à un excellent enneigement. Les entreprises investissent près de 60 millions de francs dans les infrastructures et les installations au cours de cet été. Les plus gros investissements sont réalisés dans la région de Gstaad, où des canons à neige sont installés, et dans la région de la Petite-Scheidegg et de Mürren, où de nouveaux télésièges sont construits, est-il relevé dans le rapport annuel de l’association des remontées mécaniques bernoises. La saison d’hiver écoulée a été un succès au plan financier pour les remontées mécaniques. La crise financière et la crise économique ne s’étaient pas encore répercutées sur la marche des affaires. Les bonnes conditions d’enneigement ont également attiré les skieurs dans les Préalpes où les remontées mécaniques ont été largement mises à contribution. Les efforts déployés pour améliorer l’offre de prestations du skipass oberlandais n’ont pas apporté le résultat escompté, est-il indiqué dans le rapport annuel. Des structures tarifaires différentes et des réflexions marketing favorisant les skipass saisonniers locaux ont empêché toute solution. Il va sans dire que l’association a pris connaissance avec satisfaction de la décision prise par le gouvernement cantonal d’autoriser dorénavant l’enneigement artificiel des pistes à partir du 15 octobre. La situation financière de la caisse de pension ASCOOP s’avère en revanche moins satisfaisante. Maintes entreprises pourraient en effet être confrontées à des problèmes existentiels, est-il souligné.
19.8.09 Les surfaces de terrain sont comptées dans la partie inférieure de la vallée de la Reuss, le plus important pôle économique et la plus dense région d’habitation du canton d’Uri. Un nouveau plan directeur devrait permettre d’ordonner le développement. La population a la possibilité de s’exprimer à son sujet jusqu’au 25 septembre. Le développement de la partie inférieure de la vallée de la Reuss est primordial pour le canton d’Uri. Andermatt constitue un second pôle de développement. Le canton tout entier devrait tirer profit des impulsions données par ces deux pôles en enregistrant un développement fructueux et durable, est-il relevé dans le plan directeur. La partie inférieure de la vallée de la Reuss n’est pas seulement le principal pôle économique et résidentiel du canton. D’importants axes de transit traversent la région. Des infrastructures essentielles, tels les ouvrages de protection contre les hautes eaux, se trouvent également dans cet espace. Autant d’éléments qui contribuent à la raréfaction du sol dans cette étroite vallée. L’aménagement du plan directeur vise à améliorer tant l’attractivité du site que la qualité de vie. Les communes et le canton sont appelés à collaborer plus étroitement pour atteindre cet objectif. La future gare cantonale d’Altdorf est un élément important en matière d’aménagement du territoire. Cette gare est appelée à devenir un nœud ferroviaire, qui propose des correspondances optimales en direction de Schwyz, Zoug, Zurich, Lucerne et du Tessin. L’intégration des NLFA dans le Talboden constitue également un défi de taille. Les limites des zones d’habitation devraient être clairement fixées. Il importe que des zones à bâtir soient mises en suffisance à disposition, mais il faut éviter que des terrains soient affectés à l’habitat de manière non coordonnée. Une valorisation de la localité de Flüelen au plan touristique et résidentiel est prévue. Des points forts de développement doivent en outre être définis pour accueillir des zones situées sur plusieurs communes, vouées à l’implantation d’industries et d’artisanat. Enfin, il s’agit d’affecter suffisamment d’espace à l’agriculture, à la nature et à la détente.
20.8.09 La filiale de ABB, Turbo Systems SA, supprime 205 emplois d’ici à la fin 2010 dans les cantons d’Argovie et de Soleure. 125 personnes seront licenciées, indique ABB Suisse. Les syndicats critiquent cette mesure «précipitée». Les 205 emplois – sur un total de 1'135 – sont supprimés sur les sites de Baden et de Klingnau dans le canton d’Argovie et sur celui de Deitingen dans le canton de Soleure. Appelé à répondre à la question de savoir combien d’emplois étaient supprimés sur chacun des sites, le porte-parole de ABB, Lukas Inderfurth, a déclaré que la question était encore en suspens. Le groupe justifie les suppressions par la crise économique. Les entrées de commandes se sont massivement repliées en 2009, après deux années de croissance record. ABB Turbo Systems n’a pas tardé à réagir pour faire face au recul des commandes en éliminant les heures supplémentaires et les vacances non retirées et en instaurant le travail partiel. Une analyse minutieuse des perspectives de développement montre toutefois que ces mesures ne suffiront pas à adapter les capacités de production au volume de commandes attendu à moyen terme. Raison pour laquelle l’entreprise se voit contrainte de supprimer des emplois. L’information dans les meilleurs délais des collaborateurs vise à clarifier la situation. Dans le communiqué qu’elle a publié, l’entreprise se dit être confiante dans ses possibilités de trouver des solutions pour les employés qui perdront leur emploi. L’unité qui est en charge du marché de l’emploi dans l’entreprise et des partenaires externes apporteront leur soutien aux personnes concernées. Il sera collaboré avec les partenaires sociaux. Un plan social a été élaboré. ABB Turbo Systems SA indique qu’elle est leader mondial dans la suralimentation des moteurs diesel et des moteurs à gaz en ayant recours à des turbocompresseurs de gaz d’échappement d’une puissance supérieure à 500 kilowatts. Quelque 190'000 turbocompresseurs ABB sont en fonction au plan mondial sur des bateaux, dans des usines produisant du courant électrique, sur des locomotives et sur de lourdes machines de chantier et des véhicules utilisés dans les mines.
22.8.09 Les CFF et la population du canton d’Argovie ont commémoré les 150 ans de la ligne ferroviaire Turgi- Koblenz- Waldshut. Des trajets en train à vapeur ont marqué l’événement. La ligne a été la première liaison ferroviaire reliant la Suisse à l’Allemagne de bout en bout. Sa construction a été un véritable acte de pionnier, a déclaré le maire de la localité de Waldshut-Tiengen, Manfred Beck, lors d’une fête organisée à Koblenz AG. La liaison ouverte en août 1859 a stimulé le développement des deux côtés du Rhin. Le tracé a été préparé lors des travaux de construction déjà pour accueillir la double voie, a souligné le conseiller d’Etat argovien Peter C. Beyeler. Cela témoigne de l’esprit visionnaire qui habitait les responsables de l’époque. «Une performance qui a été réalisée en un temps record», a renchéri Peter C. Beyeler. De nombreux trains spéciaux tractés par des locomotives à vapeur ont circulé le week-end sur les lignes Koblenz- Bad Zurzach, Koblenz- Turgi et Koblenz- Leibstadt pour fêter l’événement. La locomotive «Genève», qui date de 1858 et qui est la plus ancienne locomotive à vapeur maintenue en état de circuler, a craché de la vapeur à pleine cheminée. La ligne ferroviaire Waldshut- Koblenz- Turgi a été conçue à l’époque pour servir de ligne d’accès au chemin de fer du Splügen ou du Lukmanier. L’ancienne compagnie de chemin de fer Schweizerische Nordostbahn en a été le maître d’œuvre. La ligne franchissant le Rhin a été la première liaison ferroviaire internationale reliant la Suisse à l’Allemagne. Le passage sur le Rhin le plus proche se trouvait à l’époque à la hauteur de Cologne, à environ 600 kilomètres. Le pont sur le Rhin destiné à accueillir les trains à vapeur à Bâle a été mis en service en 1873. Quant au pont franchissant le Rhin entre la paisible localité de Koblenz et la ville de Waldshut, il demeure un ouvrage particulier. Il s’agit du plus ancien pont ferroviaire en fer construit selon la technique du colombage en Europe. La capacité de charge du pont est toutefois limitée, vu son ancienneté et le fait qu’il mérite d’être protégé. Ce qui explique qu’aucun train de marchandises ne circule plus sur ce pont depuis 1991. Le tronçon Koblenz- Waldshut et le pont n’ont été électrifiés qu’en 1999. Des trains régionaux assurent depuis lors la liaison CFF Waldshut- Koblenz- Baden. Waldshut sera intégrée dans la communauté tarifaire intégrale du canton d’Argovie à partir du mois de décembre prochain. Les CFF circulent à la cadence semi-horaire depuis 2004. Six relations directes sont de surcroît proposées chaque jour au départ et à destination de Zurich. L’offre ferroviaire est principalement utilisée par les frontaliers allemands et par les Suisses qui vont faire leurs achats de l’autre côté du Rhin.
24.8.09 La place de la Landsgemeinde à Zoug demeure provisoirement une place sans voitures. Le Conseil d’Etat a en effet approuvé les recours déposés contre l’aménagement de places de parc au bord du lac et annulé l’arrêté du Conseil de ville. L’exécutif de la ville entendait libérer la partie inférieure de la place de la Landsgemeinde les jours ouvrables pendant les mois d’hiver pour y aménager des places de parc. Il était prévu de proposer des places de stationnement pendant une période d’essai de deux ans. Des recours ont alors été déposés contre ce projet auprès du Conseil d’Etat. Le Conseil de ville est habilité à aménager des places de parc, indique la direction de la sécurité cantonale. Mais, dans un tel cas, il faut montrer clairement que des places de parc sont nécessaires, judicieuses et appropriées. Or, dans le cas de la partie inférieure de la place de la Landsgemeinde, le Conseil de ville n’a pas expliqué pour quelles raisons il souhaitait modifier l’interdiction de stationner qui a prévalu pendant de longues années. Un essai de deux ans est de surcroît illégal. La loi fédérale sur la circulation routière n’autorise que des essais d’une année.
24.8.09 Le Grand Conseil zurichois entend retirer aux villes de Zurich et de Winterthour la compétence de gérer les artères principales. Il a en effet accepté par 84 voix contre 80, avec les voix de l’UDC, du PRD et de l’EDU, un postulat urgent à l’intention du Conseil d’Etat. Les mesures d’accompagnement prises en corrélation avec l’ouverture du contournement ouest sont à l’origine du postulat. Le ville de Zurich a, sans nécessité, réduit sensiblement la capacité d’absorption de plusieurs artères principales. Le postulat exige que l’entretien, l’aménagement et la régulation du trafic du réseau entier des artères principales soient du ressort du Conseil d’Etat. Les villes de Zurich et de Winterthour s’étaient vu confier ces tâches. Il s’agit d’annuler cette décision. Il paraît évident qu’une paralysie du trafic ne serait pas pour déplaire à la ville de Zurich, a déclaré la porte-parole des radicaux Carmen Walker-Späh (Zurich). La ville s’aliénie la sympathie du canton, dont elle a pourtant besoin pour développer son offre de transports publics. Les chicanes mises en place à Zurich ont pour effet de ralentir le trafic professionnel, ce qui est intolérable, a tonné le représentant de l’UDC Willy Haderer (Unterengstringen). Il faut que la planification du trafic soit dans les mains d’une seule entité, le canton. Libre à la ville de se faire entendre. Les mesures d’accompagnement prises pour restreindre la capacité d’absorption des artères en liaison avec l’extension des capacités qui résulte du contournement ouest sont correctes et coordonnées entre la Confédération, le canton et la ville, a indiqué Willy Germann (PDC, Winterthour). Le canton a toujours pu faire valoir les intérêts suprarégionaux. Sabine Ziegler (PS, Zurich) a fait l’éloge du régime instauré par la ville. Les concepts de mobilité modernes contribuent à ce que Zurich obtient régulièrement de très bonnes notes en matière de qualité de vie. Un véritable chaos est prévisible si le canton reprend le dossier à son compte. Une modification de la répartition des compétences est «inopportune», a estimé Thomas Ziegler (EVP, Elgg). Il est préférable d’étendre la réglementation actuelle à d’autres grandes villes au lieu de supprimer l’autonomie des communes, a pour sa part déclaré Max Homberger (Verts, Wetzikon).
24.8.09 La pollution atmosphérique produite par le trafic transalpin a diminué légèrement au cours des cinq dernières années. Le niveau de bruit est demeuré inchangé. Ces informations ressortent du monitoring sur l’environnement réalisé en corrélation avec le transfert du trafic marchandises de la route sur le rail. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) surveille l’impact du trafic de l’autoroute A2 (Bâle- Chiasso) et de l’A13 (St. Margrethen- Bellinzone) sur la qualité de l’air et sur le niveau sonore depuis 2003. L’oxyde d’azote et les poussières fines produits par le trafic des poids lourds ont reculé respectivement de 40 et de 50 pour cent grâce principalement aux améliorations apportées aux moteurs. Le transfert du trafic marchandises sur le rail a également fourni une contribution du fait que le trafic des poids lourds a légèrement régressé. Le nombre de trajets de camion recensés sur les autoroutes a en effet fléchi de 10 pour cent entre 2000 et 2007 pour atteindre 1,26 million de trajets. La qualité de l’air s’est de ce fait quelque peu améliorée. Les taux d’oxyde d’azote et de poussières fines recensés le long des autoroutes ont baissé respectivement entre 1-5 pour cent et entre 3-6 pour cent. La pollution atmosphérique est cependant encore trop élevée sur l’axe du Gothard. Les taux limites sont très souvent dépassés. Ils sont en revanche respectés au San Bernardino. Le niveau sonore a peu évolué. Le trafic des poids lourds contribue de manière disproportionnée à la pollution atmosphérique. Le niveau sonore constitue principalement un problème durant les heures de nuit. 7 pour cent des riverains de l’A2 et de l’A13 sont exposés à un niveau de bruit qui dépasse les limites tolérées pour les zones d’habitation. Le rapide accroissement du bruit est particulièrement critique entre 5 heures et 6 heures le matin. Un revêtement de la chaussée générant moins de bruit et des pneus moins bruyants sont deux mesures qui permettraient de réduire sensiblement le niveau sonore du trafic routier, indique l’OFEV.
24.8.09 Le fret transalpin à travers la Suisse a régressé tant sur la route que sur le rail durant le premier semestre 2009 en raison de la crise économique. Le recul s’est élevé à 20,6 pour cent en comparaison avec le premier semestre 2008. 16,9 millions de tonnes nettes ont été transportées de janvier à juin 2009, alors que 21,3 millions de tonnes nettes avaient été transportées durant la même période de l’année précédente, a confirmé le porte-parole de l’Office fédéral des transports (OFT) Gregor Saladin, suite à un article paru dans la «Neue Zürcher Zeitung». Il ressort du monitoring réalisé sur le transfert du trafic par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) que le recul enregistré dans le secteur ferroviaire (24,2 pour cent) est plus marqué que celui recensé dans le secteur routier, relève ledit journal. La part modale du rail a fléchi de 63 à 61 pour cent en trafic marchandises. Ce fléchissement est dû à la concurrence acharnée que se livrent les camionneurs en matière de prix. S’ajoute le fait que les pièces de machine et les voitures, qui sont plutôt transportées par le rail, sont davantage touchées par la crise que les marchandises transportées sur la route. Sur le rail, le recul le plus marqué a été enregistré sur l’axe du Gothard, où le trafic des wagons complets et celui de la chaussée roulante ont régressé respectivement de 32 et de 48 pour cent. La chaussée roulante empruntant l’axe du Lötschberg a en revanche progressé de 5 pour cent. Sur la route, le volume de transport a régressé de 14 pour cent en passant de 666'000 trajets de camion durant le premier semestre 2008 à 578'000 trajets durant la même période 2009. Il s’agit du chiffre le plus bas enregistré au cours de ces dix dernières années. En atteignant 28 pour cent, l’axe du Simplon a recensé le recul le plus important. L’axe du San Bernardino n’a été emprunté que par 1 pour cent de moins de camions.
24.8.09 Le tunnel routier du Gothard ne devrait être entièrement assaini que lorsque le nouveau tunnel ferroviaire sera en service. La Confédération en a informé les cantons concernés. La réfection complète implique la fermeture du tunnel. Les travaux de réfection prévus sont si importants qu’il n’est pas possible de les effectuer de nuit, comme jusqu’ici, en fermant le tunnel, indique l’Office fédéral des routes (OFROU). Une fermeture du tunnel pendant une longue période restreindrait fortement le trafic. Raison pour laquelle l’assainissement du tunnel ne devrait dans la mesure du possible commencer que lorsque le tunnel de base ferroviaire sera en service, a indiqué l‘OFROU. Le trafic pourrait ainsi être partiellement reporté sur le chemin de fer pendant la fermeture. La réfection du tunnel routier du Gothard est planifiée entre 2018 et 2020, selon les informations diffusées précédemment. La Confédération table sur l’ouverture du tunnel de base ferroviaire en 2019, au vu de l’état d’avancement actuel des travaux. La question d’une seconde galerie au tunnel routier du Gothard, très contestée, est considérée séparément. A ce stade, la Confédération se penche sur plusieurs variantes de réfection du tunnel routier. Les résultats de ces études devraient être disponibles d’ici à 2010. L’OFROU en a informé les cantons d’Uri, du Tessin et de Nidwald, ainsi que les CFF. La route du col du Gothard doit également faire l’objet d’une réfection. L’OFROU avait mis les cantons d’Uri et du Tessin en émoi en automne dernier lorsqu’il a indiqué que la réfection du tunnel du Gothard impliquait sa fermeture pendant une année.
25.8.09 Le groupe des remontées mécaniques Weisse Arena n’est pas parvenu à rééditer l’exploit réalisé l’année précédente lors de l’exercice 2008/09. En affichant un chiffre d’affaires de 82,2 millions de francs, le groupe s’est maintenu au niveau de l’année précédente. Le bénéfice dégagé par la société des remontées mécaniques de Laax GR a en revanche fondu de 37 pour cent en reculant de 4,2 à 2,7 millions de francs. Le cash-flow a reculé de 8,5 pour cent pour atteindre 18 millions de francs. La société de remontées mécaniques, une des plus importantes de la Suisse, indique dans son communiqué qu’elle a réalisé « un bon exercice ». Il s’agit en effet d’un des meilleurs exercices réalisés dans l’histoire de la société, même si le cash-flow et le bénéfice n’ont pas pu être augmentés. Les remontées mécaniques de Laax ont enregistré 1'078'368 clients et ainsi à nouveau dépassé la barre du million. Les 99'828 clients recensés durant la période estivale constituent un record. La somme du bilan s’est accrue de 141 à 180 millions de francs. La part de capital propre a régressé de 32,5 à 27,2 pour cent durant l’exercice écoulé en raison d’une augmentation du capital emprunté à moyen et à long terme, alors que la part de capital emprunté à court terme est demeurée constante.
25.8.09 Le canton de Thurgovie n’a guère de possibilités du point du vue juridique de faire diminuer le bruit causé par les trains de marchandises circulant sur la ligne qui longe le lac de Constance. Telle est la conclusion d’une expertise réalisée par l’Institut de droit de l’Université de Zurich. Il existe cependant une certaine marge de manœuvre au plan politique, indique la chancellerie d’Etat dans un communiqué. Par cette expertise, le Département de l’intérieur et de l’économie entendait éclaircir la situation juridique, d’une part, et tirer profit de toutes les possibilités qui s’offrent d’atténuer les nuisances sonores, d’autre part. L’expertise décrit sur une soixantaine de pages la situation juridique qui prévaut en matière de libre accès des trains marchandises sur la ligne ferroviaire Constance- Romanshorn- Rorschach. Elle répond en outre à dix questions concrètes posées par le groupement d’intérêt « Seelinie » et par les communes concernées. L’expertise visait notamment à déterminer si le trafic marchandises pouvait être limité la nuit et exclu le week-end et s’il était possible de n’autoriser l’accès à la ligne qu’aux seuls wagons marchandises ayant fait l’objet d’un assainissement phonique. Une interdiction des trains marchandises en transit entre le sud de l’Allemagne et le Vorarlberg devait également être examinée. L’expertise parvient à la conclusion que de telles mesures ne sont pas compatibles avec le principe du libre accès au réseau, stipulé dans les accords bilatéraux I entre la Suisse et l’UE. L’expertise perçoit une marge de manœuvre au plan politique. Le canton de Thurgovie a appelé de ses vœux une accentuation du régime de bonus/malus pour les wagons marchandises bruyants lors de la révision de l’ordonnance sur l’accès au réseau ferroviaire. Il est aussi concevable de requérir l’affectation de fonds à l’assainissement phonique de wagons marchandises au travers de postulats politiques. Il serait possible d’envisager une limitation de la vitesse entre minuit et six heures du matin - si tant est qu’une étude technique prouve qu’une telle limitation permettrait d’obtenir une diminution du bruit -, car peu de trains voyageurs circulent durant ces heures de nuit. Le résultat de l’expertise est quelque peu décevant, mais l’expertise laisse apparaître un certain potentiel au plan politique, a déclaré la représentante des communes thurgoviennes situées au bord du lac de Constance, Brigitte Kaufmann-Arn. Il faut accroître la pression dans ce domaine et se pencher sur un régime de bonus/malus pour le prix des sillons. La limitation de la vitesse la nuit est un autre point à retenir. Il s’agit par conséquent d’intensifier la collaboration avec le canton et avec les parlementaires fédéraux.
25.8.09 Les jours de la vignette pour vélo sont comptés. La commission des transports du Conseil national a abondé à l’unanimité dans le sens du Conseil des Etats, qui estime que l’autocollant servant de police d’assurance n’est plus opportun. La vignette entraîne des sujétions administratives importantes. Elle n’est de surcroît plus guère contrôlée par la police, est-il souligné dans un communiqué de la commission. Près de 90 pour cent des cyclistes disposent d’une assurance responsabilité civile privée. La pratique du ski et de la luge n’implique pas l’achat d’une vignette. La commission des transports du Conseil national ayant donné son assentiment, celle du Conseil des Etats peut élaborer un projet à l’intention de la Chambre haute. Une initiative parlementaire déposée par le conseiller aux Etats Philipp Stähelin (PDC/TG) est à l’origine du projet.
25.8.09 La commission des transports du Conseil national rejette l’initiative de l’UDC qui demande que davantage de recettes fiscales émanant des impôts perçus sur les carburants et les véhicules à moteur soient affectées à la construction des routes. La commission a rejeté l’initiative par 17 voix contre 9, indiquent les services parlementaires. L’initiative requiert qu’au moins 80 pour cent des impôts perçus par la Confédération sur les carburants et les véhicules à moteur soient utilisés pour l’entretien, le fonctionnement et l’aménagement du réseau routier. La Confédération encaisse chaque année 7 milliards de francs de recettes fiscales provenant du trafic motorisé. 2,6 milliards sont investis dans la construction des routes, 2 milliards dans les transports publics, 0,5 milliard sont attribués aux cantons et 2 milliards à la Confédération. La majorité de la commission n’entend pas dévier de cette clé de répartition «bien équilibrée».
27.8.09 Le canton d’Argovie entend fluidifier le trafic motorisé dans la région de Baden-Wettingen grâce à un dispositif de gestion du trafic. Il s’agit de réguler, guider et canaliser le trafic routier. Le coût de ces mesures s’élève à 56 millions de francs. Le dispositif de gestion du trafic est composé d’installations de régulation et de communication et de réseaux, a indiqué le Département argovien des travaux publics, des transports et de l’environnement. Sont également prévus des appareils de saisie du trafic et des feux de signalisation. Des routes seront aménagées. Le dispositif vise à canaliser le trafic, à donner la priorité aux bus des transports publics et à informer les usagers de la route sur la situation du moment et sur l’itinéraire optimal. Le canton participera aux coûts de 56 millions de francs à hauteur de 36 millions et les communes de la région de Baden-Wettingen à hauteur de 20 millions. La Confédération fournira probablement une contribution de 5,5 millions de francs. Les propositions du département argovien sont mises en consultation. La décision de mettre en œuvre le projet sera prise ultérieurement par le parlement cantonal. Le réseau routier de la région de Baden-Wettingen est saturé depuis des années. Plus de 55'000 véhicules traversent en effet quotidiennement le centre de la région. Près de 25'000 personnes utilisent en outre quotidiennement les bus des transports publics. Plusieurs nœuds routiers sont de ce fait saturés aux heures de pointe le matin et le soir. Il en résulte des bouchons et une gêne importante pour les bus des transports publics. La situation va encore se détériorer au vu de la croissance du trafic qui est prévue, indique ledit département. La région de Baden-Wettingen risque de perdre sa bonne réputation en matière d’accessibilité et, partant, son attrait en tant que site de localisation.
27.8.09 Un tunnel délestera la localité de Rapperswil-Jona du trafic de transit. Le coup d’envoi de la première étape peut être donné, après des années de planification. Telles sont les informations diffusées par la ville et par le Département cantonal des travaux publics. Le décongestionnement des routes est très important pour la localité de Rapperswil-Jona, est-il relevé dans le communiqué. Le Grand Conseil a qualifié le projet de prioritaire dans le programme de construction des routes. La Confédération a prévu d’affecter 73 millions de francs à la première des trois étapes de construction. Un tunnel passant sous le centre-ville reliera la digue au lieu dit Teuchelweiher-Zürcherstrasse. Deux variantes de projet ont été examinées. La route de transit existant en surface devrait devenir un espace public. Rapperswil-Jona perçoit un important potentiel de développement, est-il relevé dans le communiqué.
27.8.09 Les prescriptions régissant les pauses sur les chantiers des NLFA sont maintenant respectées dans l’ensemble. La délégation de surveillance des NLFA des Chambres fédérales en a pris connaissance avec satisfaction. L’an dernier, la délégation avait porté tout particulièrement son attention sur la corrélation entre la réglementation des pauses et la fréquence des accidents sur les chantiers des NLFA. Les contrôles du temps de travail opérés par le Secrétariat d’Etat à l’économie (seco) sur les chantiers du tunnel ont montré que les prescriptions étaient parfois insuffisamment respectées. Les autorités cantonales ont alors donné l’assurance de prendre les mesures nécessaires. Un contrôle anticipé a été opéré sur les chantiers des NLFA en 2009 à la demande de la délégation. Il a débouché sur des résultats réjouissants, indique la délégation. Les progrès ne doivent toutefois pas être remis en question. La recommandation faite par la délégation aux CFF d’optimiser les coûts d’investissement en vue de la mise en service du tunnel de base du Gothard a fait mouche. Le surcoût de 112 millions de francs annoncé au printemps 2009 a pu être abaissé de 37 millions de francs – tout d’abord en renonçant à un centre de maintenance et en achetant les trains de dépannage ultérieurement. La délégation a en outre pris connaissance du fait que le percement du tunnel de base du Gothard a avancé conformément aux plans au cours du premier semestre 2009. Le tunnel était percé à 90 pour cent le 1er août dernier. Les préparatifs portant sur les installations ferroviaires avancent rapidement, indique encore la délégation.
28.8.09 Les 150 ans de la ligne du «Tonkin» ont été commémorés dans le Chablais valaisan. La ligne relie le Valais à Genève par la rive sud du lac Léman. Le tronçon Le Bouveret- St-Maurice avait été mis en service le 14 juillet 1859. Les organisateurs – l’entreprise ferroviaire RegionAlps et le canton du Valais – avaient prévu toute une série d’activités pour marquer l’événement. Ils entendaient retracer l’évolution du trafic au cours de ces 150 dernières années en ne se limitant pas au secteur ferroviaire. Outre d’anciennes locomotives à vapeur et les nouvelles rames Domino, les participants à la fête ont pu admirer le bateau solaire «Aquarel» ainsi que d’anciens cars postaux et autres véhicules routiers de l’époque. La construction de la ligne du «Tonkin» remonte aux visions françaises de grande puissance. Elle visait à relier la France à la ligne du Simplon dont la construction était prévue. L’objectif final était de réaliser une liaison ferroviaire de bout en bout entre la France et les colonies indochinoises. L’appellation de « Tonkin » retenue dans le langage populaire émanerait de cette vision. D’autres sources attribuent l’appellation aux ingénieurs français qui avaient déplacé le tracé dans la plaine du Rhône encore marécageuse à l’époque. Les conditions trouvées dans le Chablais avant la première correction du Rhône leur rappelaient les paysages du sud-est asiatique. La ligne ferroviaire n’a cependant jamais connu le développement espéré. Elle a en effet rapidement souffert de la concurrence de la ligne construite sur la rive nord du lac Léman. Le trafic voyageurs a été abandonné en 1938 sur le tronçon français, avant que la ligne ne reprenne une certaine importance pendant la seconde guerre mondiale. Si le tronçon situé sur territoire helvétique a continué à bénéficier d’investissements, la ligne située sur le territoire français a été progressivement laissée à l’abandon. Le trafic marchandises a été abandonné en 1988 et le train touristique «Rive-Bleue Express» a circulé pour la dernière fois en 1998. Seul le tronçon St-Gingolph VS – St-Maurice est aujourd’hui en service. Les espoirs d’une renaissance de la ligne sont toutefois intacts. Côté suisse, des travaux de réfection importants ont été effectués au cours des quatre dernières années: rails, passages à niveau et gares ont été changés ou remis en état. Les cantons du Valais et de Genève et la région Rhône-Alpes planchent sur une réouverture du tronçon Evian- St-Gingolph au trafic touristique d’ici à 2012/2013.
28.8.09 Le gouvernement cantonal grison a la compétence de vendre l’aéroport de Samedan dans la Haute Engadine. Le Grand Conseil a en effet rejeté une dénonciation à l’autorité de surveillance visant à soumettre la vente à l’approbation du parlement cantonal. C’est à l’unanimité que le Grand Conseil a suivi les recommandations de sa commission de gestion. Celle-ci était parvenue à la conclusion que le gouvernement était juridiquement habilité à vendre l’aéroport à la société Engadin Airport SA. Celle-ci appartient au groupe financier emmené par le Zurichois Urs E. Schwarzenbach. Les auteurs de la dénonciation entendaient empêcher une vente. Ce groupe d’opposants de l’Engadine s’était déjà adressé au Parlement en janvier dernier en lui remettant une pétition signée par 2'500 personnes. Ils sont d’avis que l’aéroport est trop important pour l’économie de la Haute Engadine pour le remettre entièrement en mains privées. L’aéroport le plus haut d’Europe devrait au contraire demeurer en possession des collectivités publiques et être exploité en partenariat avec une société de gestion, indiquent les opposants. Le recours a bénéficié de l’appui d’un certain nombre de députés, puisque 50 d’entre eux – sur un total de 120 – ont déposé une motion demandant au gouvernement de reconsidérer son intention de vendre. Le gouvernement a été appelé à examiner l’opportunité d’attribuer un droit de superficie et de régler les modalités au travers de contrats de location et d’exploitation. Vu l’opposition rencontrée, la société Engadin Airport SA, qui exploite l’aéroport depuis mai 2004, a stoppé un projet d’extension devisé à quelque 60 millions de francs. La société a investi plusieurs millions dans l’assainissement de l’aéroport, selon ses propres indications. Les tractations menées entre la société Engadin Airport SA et le canton ont cependant connu un coup de frein après le crash enregistré en février, indique le gouvernement cantonal dans sa réponse à la consultation de l’autorité de recours. Suite à l’accident, l’Office fédéral de l’aviation civile a obligé l’aéroport à améliorer le déneigement de la piste. Les coûts qui en résultent remettent en cause l’exploitation de l’aéroport par la société Engadin Airport SA. Celle-ci s’oppose à une telle mesure. Elle s’est adressée au Tribunal administratif fédéral. Elle attend que celui-ci se soit prononcé avant de reprendre les négociations.
28.8.09 Quelque 260 experts se sont penchés sur l’importance de l’efficience énergétique en matière de politique des transports lors de la neuvième journée bernoise des transports. Ils sont parvenus à la conclusion qu’il faut davantage que des moteurs plus économiques, indique la Direction des travaux publics, des transports et de l’énergie du canton de Berne. Davantage d’efficience en matière énergétique dans le secteur des transports implique un subtil dispositif de gestion du trafic, une part modale des transports publics plus élevée là où cela est judicieux et une meilleure coordination entre la planification de l’aménagement du territoire et celle des transports. Telle a été la déclaration faite par la directrice du département des travaux publics, des transports et de l’énergie, Barbara Egger-Jenzer, lors de son allocution, selon le communiqué publié par ledit département. Il ne s’agit pas de restreindre la mobilité, mais de rendre la mobilité moins gourmande en énergie, a-t-elle renchéri. La mobilité est en effet à l’origine d’un tiers de la consommation d’énergie en Suisse. 96 pour cent de la mobilité repose sur une matière première qui n’est pas inépuisable, le pétrole. La stratégie adoptée par le canton pour s’orienter vers une mobilité durable peut être décrite par les termes «éviter», «transférer», «concilier», a déclaré Barbara Egger-Jenzer. Le sujet a été approfondi lors des exposés présentés par la suite. Le responsable du service de l’énergie du canton de Zurich, Hansruedi Kunz, a présenté la corrélation entre la structure de l’habitat et la consommation d’énergie. La meilleure efficience obtenue dans le secteur des bâtiments en matière énergétique est largement compensée par la tendance à chercher des logements plus spacieux et à effectuer des déplacements plus longs. Des prix plus élevés des carburants influencent sans nul doute le choix du mode de transport et le type de voiture, mais ils n’incitent pas les gens à déménager, a indiqué Alexander Erath, de l’Institut de planification de la mobilité et des systèmes de transport de l’EPF zurichoise. Peter de Haan, de l’Institut pour les décisions environnementales de l’EPF zurichoise, a présenté une comparaison de l’efficience des différents moyens de transport en termes d’énergie. Les véhicules mus par une énergie fossile consomment une plus grande quantité d’énergie. Le moteur à combustion classique, qui est de plus en plus rendu hybride, présente par conséquent un potentiel d’économie élevé. Rémy Chrétien, des CFF, a pour sa part déclaré que son entreprise envisageait de prendre toute une série de mesures pour abaisser la consommation d’énergie d’environ 10 pour cent. Le représentant des CFF perçoit le plus grand potentiel dans l’exploitation fluide du trafic. Michael Kaufmann, responsable du programme suisseénergie, a qualifié le canton de Berne de modèle en matière d’énergie. Il faudrait cependant qu’il intègre également la mobilité dans son action.
31.8.09 18 rames RER supplémentaires s’arrêteront chaque jour à la gare du quartier de St-Jean à Bâle à partir de lundi prochain, indiquent les CFF. Ces trains circulaient jusqu’ici sans s’arrêter entre Bâle et Mulhouse. Les administrations douanières sont parvenues à une entente. L’ancien accord douanier interdisait l’arrêt de ces trains régionaux à la gare dudit quartier. Des tractations de plusieurs années ont permis de trouver un accord. Celui-ci prévoit que la douane française est habilitée à contrôler tous les passagers dans ces trains, est-il précisé. La nouvelle offre rend tout particulièrement service aux navetteurs qui habitent en Alsace et qui travaillent dans l’industrie pharmaceutique au nord de Bâle, puisqu’elle leur permet d’éviter le détour par la gare principale. Le tram de la ligne 1 des Transports publics bâlois s’arrêtera de surcroît directement devant la gare de St-Jean à partir de la fin septembre.
31.8.09 Les voitures et les fourgonnettes à moteur diesel doivent être équipées d’un filtre à particules. C’est la conséquence de la norme antipollution EURO-5, qui entre en vigueur et qui a d’ores et déjà fait l’objet d’une ordonnance fédérale. L’industrie automobile était préparée à la mise en application de la norme EURO-5, a indiqué l’Office fédéral des routes (OFROU). Près de 90 pour cent des véhicules diesel immatriculés en Suisse sont équipés d’un filtre réduisant les particules de poussières fines cancérigènes. Les nouveaux modèles de véhicule n’obtiennent dorénavant la réception suisse par type que s’ils satisfont à la norme EURO-5. Les véhicules qui bénéficient déjà de la réception par type peuvent être importés sans remplir cette norme jusqu’à fin 2010. Dès 2011, seule l’importation de voitures et de véhicules utilitaires satisfaisant à la norme EURO-5 sera autorisée. La norme EURO-5 sera remplacée par la norme EURO-6 en 2014/15. Des limites plus basses en matière d’émissions d’oxyde d’azote (NOx) sont prévues pour les véhicules diesel.
31.8.09 Les acheteurs d’une voiture plus respectueuse de l’environnement seront récompensés par des impôts plus bas sur les véhicules à moteur à partir de 2011. Les propriétaires de voitures plus polluantes passeront en revanche à la caisse. Le Grand Conseil bernois a en effet approuvé en première lecture, par 94 voix contre 16 et 13 abstentions, la loi sur l’imposition des véhicules routiers. Celle-ci prévoit une baisse générale du taux d’imposition de base de 360 à 340 francs. La base de mesure fondée sur le poids et sur le nombre de jours de l’admission au trafic est maintenue. Le montant de la baisse a donné lieu à un marchandage. Des montants de 10, 20 et 50 francs avaient été proposés. Le Grand Conseil a finalement porté son choix sur une baisse de 20 francs, comme l’avaient proposé le gouvernement et la commission. Le groupe PS/JS a demandé le renvoi d’un article pour examiner s’il ne serait pas préférable de prévoir une échelle d’imposition progressive ou tout au moins linéaire en lieu et place de l’échelle dégressive actuelle. En vain. A partir de l’imposition normale, les véhicules sont classés en plusieurs catégories selon leur efficience énergétique. Les véhicules particulièrement efficients au plan énergétique bénéficient d’une réduction de l’impôt susceptible d’atteindre 80 pour cent pour une période limitée après la mise en circulation. Les propriétaires de véhicules particulièrement polluants paient un supplément d’impôt pouvant atteindre 30 pour cent de manière durable. Plusieurs députés ont critiqué le fait que le bonus est fixé pour une durée limitée, alors que le malus a un caractère permanent. Le gouvernement table actuellement sur une durée du bonus de trois ans. Il souhaite régler la durée dans une ordonnance afin de pouvoir l’adapter si cela s’avère nécessaire. L’amendement de loi vise à inciter les acheteurs d’un nouveau véhicule à opter pour un véhicule particulièrement respectueux de l’environnement. Les modifications de la loi devraient entrer en vigueur au début 2011. Le Grand Conseil procèdera à une seconde lecture.
31.8.09 Par son initiative populaire «Loin les bouchons!», le TCS zurichois entend accélérer la réalisation de plusieurs projets routiers pour améliorer la situation dans le canton. Les auteurs ont déposé leur initiative aujourd’hui. L’initiative «Loin les bouchons!» vise à parvenir à ce que le canton dépose une initiative au niveau fédéral, car le réseau des routes nationales est du seul ressort de la Confédération. Il en va de cinq projets qui devraient être réalisés d’ici à 2025 selon le TCS: l’autoroute de la vallée de la Glatt et l’autoroute oberlandaise, le contournement de Winterthour, le tunnel sous la ville et le tunnel de Waidhalde et la branche ouest de Zurich. L’initiative requiert en outre de la Confédération des mesures au niveau de l’exploitation, afin d’améliorer rapidement la situation en diminuant les bouchons. L’utilisation des voies d’arrêt d’urgence comme voie de roulement ou la banalisation des voies de roulement moyennant une signalisation adéquate sont de telles mesures. L’initiative a été signée par plus de 7'000 personnes, indique le TCS. 6'000 signatures valables sont requises pour qu’une initiative aboutisse.
|