Le canton de Berne en tête de liste
litra. Les chemins de fer suisses sont répartis de manière très diverses sur les cantons. Les deux demi-cantons d’Appenzell - Rhodes Intérieures et Rhodes Extérieures – sont totalement dépourvus de lignes CFF, alors que des cantons comme ceux de Berne et de Zurich disposent d’un réseau très dense de voies ferrées. La densité des gares, stations et haltes varie aussi fortement selon les cantons. Avec ses 938,8 kilomètres de voies ferrées, le canton de Berne est largement en tête de liste. Sont regroupés dans ce total les lignes des CFF et des chemins de fer privés, les chemins de fer à crémaillère, les trams et les funiculaires. Le canton de Zurich est deuxième avec 586,4 kilomètres. Pour ce qui est des chemins de fer à crémaillère et des funiculaires, le canton de Berne occupe également la première place. En revanche, pour les lignes de tram, c’est le canton de Zurich qui est en tête avec 68,9 kilomètres. En calculant le nombre d’habitant par gare, station ou halte d’une entreprise ferroviaire (chemin de fer à voie normale, chemin de fer à voie étroite et chemin de fer à crémaillère), on s’aperçoit que le canton d’Appenzell Rhodes Intérieures arrive en tête avec 1’470 habitant par point de trafic. Une densité très élevée peut aussi être relevée dans le canton des Grisons, avec 1’607 habitants par point de trafic. En queue de liste figure le canton de Genève, avec 22’521 habitants par gare, station ou halte. Il y a lieu toutefois de tenir compte du fait que, vu l’absence de statistiques précises, les trams, les funiculaires, les téléphériques, les bateaux et notamment les autobus n’ont pas été pris en considération dans cette comparaison. Si, par exemple, les lignes de trams l’avaient été, les chiffres concernant le canton de Genève seraient bien différents.
La statistique officielle relative à ce domaine accuse un très grand retard. La publication parue en avril 2004 «Cantons et villes suisses, aperçus statistiques 2004» mentionne uniquement les chiffres de l’année 1997. Des données plus récentes font totalement défaut. Etant donné que le réseau des transports publics s’étend de plus en plus en raison de la mise en service de la première étape de Rail 2000 et d’autres gros travaux, l’actualisation de la statistique officielle devrait être entreprise sans plus tarder, notamment parce que des comparaisons exactes sont nécessaires. Vu que les données statistiques officielles sur les transports publics sont très lacunaires, notre aperçu concernant les cantons riches et les cantons pauvres en voies ferrées sont tirées de l’ouvrage «Le rail suisse en profil ‘05», de Hans G. Wägli. Ce document technique contient les distances, les installations de voies et les ouvrages d’art. Il indique de façon très claire leur état après la mise en service de la première étape de Rail 2000. D’autres renseignements à ce sujet sont disponibles sur Internet, site www.diplory.com
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