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Janvier 2000 4.1.00
Les militaires voyagent gratuitement en train, en bus et en tram depuis le début de l'année. Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) communique que l'ordre de marche n'est plus seulement considéré comme billet de train lors de l'entrée en service, lors du licenciement et lors du congé ordinaire, mais comme abonnement général valable également pendant la durée des congés et des déconsignations, ainsi que pour les déplacements de service. L'unique condition à remplir consiste à porter l'uniforme ou à être détenteur d'une autorisation de voyager en civil. La Confédération verse chaque année 18 millions de francs aux CFF au titre des coûts de transport des soldats; l'extension de la validité de l'abonnement général militaire, qui revient à 500 000 francs, vise selon le DDPS à inciter les soldats à utiliser davantage les transports publics et, partant, à réduire le nombre des accidents de la route dus à la fatigue et au stress.
4.1.00
Le Tribunal fédéral a confirmé pour l'essentiel la concession d'exploitation et la concession cadre attribuées le 16 septembre 1996 par la Confédération à la ville de Lugano en ce qui concerne l'aéroport d'Agno. 65 recours de droit administratif ont été enregistrés contre la concession, dont seulement deux ont abouti sur des points mineurs. De nombreux recours devront cependant être réexaminés en corrélation avec les autorisations de construire pour les différents projets d'extension, selon la décision prise à l'unanimité par la 1ère division de droit public. L'aéroport d'Agno a été ouvert à l'exploitation en 1947 par la section luganaise de l'Aéroclub suisse et repris en 1963 par la ville de Lugano. Il a été ouvert au trafic de ligne en 1980 tout en conservant le statut d'aérodrome privé. L'octroi des concessions clarifie désormais la situation.
6.1.00
L'Office des ponts et chaussées du canton de Zurich peut élaborer un projet à quatre pistes sur le tronçon à deux pistes de l'A4 Kleinandelfingen- Flurlingen. Le conseiller fédéral Leuenberger a toutefois lié l'accord qu'il a porté à la connaissance dudit canton au développement du trafic. L'A4 ayant d'ores et déjà atteint la limite de charge, le canton n'aura pas de peine à en apporter la preuve. Le conseiller fédéral Leuenberger n'a aucune compréhension pour les quelques communes qui souhaitent que seules deux pistes soient ouvertes à la circulation.
6.1.00
L'unité d'affaires Car postal de la Poste collabore à la revue illustrée des CFF Via à partir de l'an 2000. A cette occasion, le magazine verra sa présentation se modifier, la partie rédactionnelle s'étendre et la distribution s'élargir. La Poste distribue quelque 20 000 exemplaires dans les nombreux points de vente de Car postal en Suisse romande et en Suisse alémanique. Le tirage passe à 235 000 exemplaires. Grâce à ce partenariat, Via, sous-titré "Bouger en train et car postal", devient la revue des transports publics par excellence. La rédaction entend continuer sur sa lancée en présentant les nouveautés et les développements des transports publics de manière attrayante et fouillée. Les lecteurs y découvrent des propositions de voyages et d'excursions en transports publics dans chaque édition. La revue est, comme jusqu'ici, suspendue dans les trains circulant sur de longues distances et est mise à disposition de la clientèle dans près de 160 gares. Via paraît six fois par an en langue française et en langue allemande.
6.1.00
L'aéroport de Bâle-Mulhouse-Freiburg a enregistré 3,6 millions de passagers en 1999, soit 18 pour cent de plus que l'année précédente. 2,7 millions de passagers (plus 27 pour cent) ont utilisé des vols de ligne et 884 000 (plus 11 pour cent) des vols charter. Les mouvements d'avions ont augmenté de 7 pour cent pour atteindre la barre des 125 000. Cette évolution résulte d'un accroissement des vols effectués à des fins professionnelles et d'une baisse des vols de plaisance. Le fret a enregistré une légère baisse de 2 pour cent en 1999 (113 000 tonnes) par rapport à une année 1998 record.
9.1.00
Les camionneurs du Liechtenstein sont opposés à la redevance suisse. La redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP), qui doit être introduite en même temps qu'en Suisse, soit le 1er janvier 2001, selon la volonté du gouvernement, se heurte en effet à l'opposition des arts et métiers. Considérant que le Liechtenstein n'a pas à financer de NLFA, ces milieux envisagent de lancer un référendum. Le gouvernement du Liechtenstein a pris la décision d'introduire en même temps la RPLP pour répondre au souhait de la Suisse. Décision que le vice-président du gouvernement, Michael Ritter, a justifiée en indiquant qu'il s'agissait d'une mesure de politique des transports visant à inciter les camionneurs à avoir davantage recours à des véhicules plus respectueux de l'environnement et à en faire usage de manière optimale. Manfred Batliner, le directeur de la Chambre de l'économie et des arts et métiers (GWK) du Liechtenstein, rétorque que "la RPLP ne répond pas à un besoin vital du Liechtenstein, mais à un besoin purement suisse de financer les NLFA pour transférer le fret de la route au rail". De l'avis de la GWK, qui représente les camionneurs, le Liechtenstein introduirait une mesure de politique des transports de la Suisse en reprenant la RPLP de manière forfaitaire, quand bien même il ne possède aucune liaison ferroviaire et n'a de ce fait aucune possibilité de transférer le fret de la route au rail.
10.1.00
L'Office fédéral des transports et l'Office des transports publics du canton de Berne ont octroyé la concession d'exploitation des quatre lignes de bus de la région d'Interlaken à Car postal Oberland bernois. La responsabilité de l'offre sur le marché et l'exploitation des lignes sont ainsi réunies sous un même toit à partir du changement d'horaire 2000. L'indemnité versée par la Confédération et par le canton peut être sensiblement réduite en dépit du fait que l'offre horaire demeure inchangée. L'offre de Car postal, d'un montant de 830 000 francs, s'avère 13 ou 24 pour cent meilleur marché que celles présentées par le BLS, d'un montant respectif de 940 000 et 1 040 000 francs en fonction des véhicules mis à disposition. Cette différence ne peut être compensée par le faible écart existant au niveau de la qualité de l'offre. L'offre de Car postal permet de réaliser une économie annuelle de 500 000 francs par rapport à l'indemnité versée jusqu'ici aux trois exploitants. Car postal Oberland bernois assurera le service de bus en ayant recours à ses propres ressources et non pas à des entreprises travaillant en régie, contrat à l'appui. Elle proposera des emplois aux chauffeurs de Auto AG Interlaken et du BOB aux conditions usuelles de la Poste et assurera ainsi le maintien de l'emploi.
11.1.00
Appuyées par des poids lourds de l'économie et des partis bourgeois, les associations d'automobilistes lancent une initiative sous l'appellation "avanti - pour des autoroutes sûres et performantes". Cette initiative prévoit la construction de pistes supplémentaires sur les tronçons du réseau autoroutier sur lesquels des bouchons sont régulièrement enregistrés, c'est-à-dire au Gothard, entre Berne et Zurich et entre Lausanne et Genève. Ce, au plus tard dans les dix ans qui suivent un oui éventuel du peuple en votation populaire. Les auteurs de l'initiative exigent que l'aménagement du réseau autoroutier prenne rapidement le relais des projets d'infrastructures ferroviaires mis en route, tels les NLFA et Rail 2000, et de l'introduction de la RPLP. Il s'agit en effet, à leurs yeux, d'équilibrer la balance entre les modes de transport après les décisions prises ces dernières années en faveur de transports publics plus performants. De l'avis de Pierre Triponez, directeur de l'Union suisse des arts et métiers et conseiller national PRD, les transports routiers constituent l'artère vitale permettant à l'économie suisse de prospérer. D'où la nécessité, pour les milieux économiques, d'abandonner la réserve dont ils ont fait preuve jusqu'ici en matière de politique des transports. Le président central du TCS, Jean Meyer, a, quant à lui, déclaré qu'il ne s'agissait pas de créer des capacités de réserve, mais d'éliminer les goulets d'étranglement actuels et futurs. Cela étant, Jean Meyer considère que le principe de la protection des Alpes face aux conséquences du trafic de transit n'est pas remis en cause. La construction d'une deuxième galerie au Gothard implique cependant une adaptation de l'article sur la protection des Alpes, puisque celui-ci interdit toute augmentation des capacités de transport en transit routier dans la zone alpine. Le financement desdits aménagements ne pose pas de problème, de l'avis du président du TCS. Ajoutées aux recettes de la Confédération destinées à la construction des routes, les réserves affectées à la construction des routes, qui s'élèveront à trois milliards de francs à la fin de l'an 2000, seront suffisantes pour couvrir les besoins de la route, précise-t-il.
11.1.00
Le holding du chemin de fer de la Jungfrau SA se réunit en assemblée extraordinaire le 10 février 2000 pour modifier ses statuts de telle sorte qu'un seul actionnaire ou qu'un groupe d'actionnaires ne puisse désormais détenir plus de cinq pour cent des voix. Il demeure en effet aujourd'hui possible à un investisseur, en particulier à un investisseur étranger - d'acquérir un tiers et plus des actions du holding, en dépit de la constellation actuelle. Cet investisseur aurait la possibilité, voire l'obligation, en vertu de l'article 32 de la loi sur la bourse, de présenter une offre d'achat de l'ensemble des actions; d'où le risque que le holding du chemin de fer de la Jungfrau SA passe entièrement ou majoritairement en ses mains. L'intérêt de maintenir un cercle d'actionnaires aussi large que possible et de conserver à l'entreprise sa particularité et son caractère helvétique est évident. Il suffit de penser au rayonnement du Jungfraujoch dans le monde. Aussi importe-t-il d'éviter qu'un investisseur indésirable, en particulier un investisseur étranger, puisse acquérir la majorité des actions et prendre le contrôle de l'entreprise, en intégrant une clause de restriction de transfert d’actions dans ses statuts.
12.1.00
Les transports en commun de Zoug ne sont jamais à court d'idées lorsqu'il s'agit d'améliorer l'offre pour leurs passagers. C'est ainsi qu'ils réalisent un essai visant à améliorer le confort dans leurs bus en y installant de petites barres odorantes dégageant des odeurs parfumées. Les passagers peuvent exprimer leur avis et décider eux-mêmes du maintien ou non de cette innovation. Où il y a de la vie, il y a des odeurs. Nous les respirons par le nez, notre organe des sens le plus développé. Chaque individu ressent les odeurs différemment en les associant à tel ou tel événement ou souvenir. Les odeurs peuvent toutefois être très incommodantes à certaines périodes de l'année, en particulier dans les endroits à forte concentration humaine, comme dans les transports publics. Il est cependant possible de se prémunir contre les odeurs. Les transports en commun de Zoug entendent jouer les précurseurs dans le secteur des transports publics en s'attaquant de front à ce mal. Des barres odorantes sont suspendues pendant six mois dans un certain nombre de bus pour améliorer le bien-être et le confort des passagers. Outre le fait qu'elles neutralisent les odeurs incommodantes sur une base biologique et respectueuse de l'environnement, elles ont des effets antiseptiques.
13.1.00
La construction du tunnel du Zimmerberg ne sera pas incluse dans la première phase de réalisation des NLFA. Le ministre des transports Moritz Leuenberger a déclaré que l'avancement du percement de ce tunnel aurait permis d'économiser quelque 80 à 90 millions de francs en poursuivant en direction de la Suisse centrale les travaux en cours du chantier de Rail 2000 entre Zurich et Thalwil. De l'avis de Moritz Leuenberger, la décision de poursuivre les travaux aurait dû être prise jusqu'à la fin du mois de janvier. Les crédits nécessaires au préfinancement n'ayant pas pu être réunis, la construction du tunnel du Zimmerberg sera réalisée définitivement lors de la seconde étape des NLFA. Outre le canton de Zoug, ceux de Zurich et de Lucerne, ainsi que les CFF n'auraient pas été en mesure ou n'auraient pas souhaité réunir les fonds nécessaires. Le Conseil fédéral n'est, pour sa part, pas disposé à dépasser le montant du fonds de financement des NLFA. Une avance de 40 millions de francs de la part de la Confédération n'entre pas en considération non plus. Les avantages liés à l'avancement des travaux n'auraient pas été de nature financière seulement, mais également écologique. Un important chantier doit en effet être prévu dans le canton de Zoug pour la réalisation ultérieure du tunnel du Zimmerberg, les machines utilisées pour la construction du tronçon de Rail 2000 ne pouvant demeurer sur place. S'y ajoute le fait que le matériel d'excavation ne peut être évacué par la galerie du tunnel existant. Le Conseil national avait déjà rejeté en automne l'initiative parlementaire du radical zurichois Rolf Hegetschweiler qui demandait l'avancement des travaux et une réduction du montant du fonds de financement des transports publics (FTP). Il faut rappeler que le Parlement avait prévu comme première étape des travaux la construction des tunnels de base au Gothard et au Lötschberg, l'aménagement de l'infrastructure dans la région de la Surselva et de la ligne du Lötschberg.
13.1.00
Le transbordement des marchandises dans les ports des deux Bâle a reculé de 8,2 pour cent en 1999 en raison des hautes eaux enregistrées au mois de mai et d'une véritable hémorragie des importations d'huiles minérales, pour s'établir à 7 447 850 tonnes dans les quatre ports de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne. La demande demeure faible selon la direction de la navigation dans les ports de Bâle (RSD). La baisse ininterrompue enregistrée pendant cinq ans et qui avait fait place à un redressement pendant deux ans se manifeste à nouveau. Les importations d'huiles minérales et de dérivés se sont élevées à 3 423 237 tonnes en 1999, soit 17,2 pour cent de moins que l'année précédente. Il faut remonter à 1991 pour constater un trafic aussi faible selon la RSD. La baisse est due presque exclusivement au fort recul des importations d'huiles minérales. L'évolution a été positive en ce qui concerne les autres produits. La demande d'huiles minérales demeure à un faible niveau. Les propriétaires d'immeubles ont diminué leur réserve d'huiles de chauffage par rapport aux années précédentes. Les températures plutôt clémentes n'incitent pas à acheter du mazout au prix fort, ce d'autant plus que les prix subissent une certaine pression depuis quelques jours. 30 pour cent des huiles minérales et de leurs dérivés ont été acheminés par le Rhin en 1999. La proportion atteint même 37 pour cent pour l'essence. Quant aux exportations par les ports rhénans, elles ont atteint 746 261 tonnes l'an dernier (+ 8,4 pour cent). Elles ne représentent toutefois qu'une infime partie des importations. Totalisant 6 701 589 tonnes, ces dernières ont enregistré une baisse de 9,7 pour cent. La flotte suisse sur le Rhin comprenait 125 unités à fin 1999, selon la RSD, compte tenu d'une diminution de cinq chalands et d'une augmentation de cinq bateaux pour passagers et remorqueurs.
13.1.00
Le canton d'Argovie prévoit d'utiliser la moitié des recettes de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) pour les constructions routières et l'autre moitié pour des mesures destinées à éviter des coûts externes. Le canton d'Argovie disposera vraisemblablement de quelque 13 millions de francs par année à partir de 2001 et d'un montant pouvant atteindre 26 millions à partir de 2005 au titre de la RPLP. L'affectation sera assurée au travers de la révision de la loi routière. Il ressort du projet de loi publié que les recettes de la RPLP seront affectées à la construction et à l'entretien des routes, mais aussi aux passages à niveau, aux infrastructures de transports publics et de séparation des trafics qui permettent de délester les routes cantonales, ainsi qu'aux infrastructures cantonales destinées aux cyclistes et aux promeneurs. Le gouvernement argovien justifie l'affectation de recettes RPLP au secteur des transports publics par le profit que le trafic individuel en tire au travers du désencombrement des routes que permet par exemple l'aménagement de pistes réservées aux bus et d'arrêts de bus. Le gouvernement propose en outre, au travers de ce projet de loi, d'affecter des recettes RPLP à l'indemnisation de prestations mixtes, telles les prestations que la police fournit au profit et dans l'intérêt des usagers des routes nationales et cantonales.
13.1.00
La rentabilité des chemins de fer s'est détériorée en 1998 en passant de 57,1 à 56,7 pour cent. Elle s'est par contre améliorée en passant de 93,8 à 96,1 pour cent, compte tenu de l'indemnité des pouvoirs publics, comme le relève l'Office fédéral de la statistique (OFS). S'agissant des CFF, leur rentabilité a reculé de 59,6 à 59,3 pour cent, alors que celle des chemins de fer privés a stagné à 46,2 pour cent. Compte tenu des indemnités versées pour les prestations requises du point de vue politique, le taux de rentabilité des CFF et des chemins de fer privés s'est amélioré respectivement de 95,2 à 97,9 pour cent et de 87,4 à 88,6 pour cent. Les charges des CFF ont régressé de 41,8 millions de francs ou 0,5 pour cent pour s'établir à 6'589,6 millions de francs en 1998. Les charges des chemins de fer concessionnaires, en augmentation de un pour cent en 1998, ont atteint 1'568,7 millions de francs. Les charges de l'ensemble des chemins de fer se sont ainsi élevées à 8'158,3 millions de francs. Quant aux recettes des CFF et des chemins de fer privés, elles ont atteint respectivement 6'448,2 et 1'389,6 millions de francs, soit 7'837,8 millions de francs au total. Les recettes du fret ont reculé de 6,6 pour cent, celles du transport des voyageurs de 1,3 pour cent.
13.1.00
18 pour cent des cyclistes portent un casque en Suisse. Quelque 7700 blessures et 30 décès pourraient être évités chaque année si chacun portait le casque. Un recensement détaillé portant sur le port du casque et une enquête visant à déterminer pour quelle raison la majorité des cyclistes circulent sans casque fournissent des éléments susceptibles de guider la stratégie à mettre en place pour encourager le port du casque. Les résultats montrent qu'il y a lieu de poursuivre, voire d'intensifier les efforts déployés jusqu'ici et de procéder à des ajustements sur certains points.
14.1.00
317'985 voitures ont été vendues en Suisse l'an dernier. Cela représente un accroissement de 20 649 unités ou 6,9 pour cent par rapport à l'année précédente. La période de vaches maigres qui a duré sept ans en ce qui concerne les ventes de voitures est ainsi terminée. L'Association des importateurs suisses de voitures attribue ce redressement au fait que l'automobiliste a préféré attendre des jours meilleurs pour changer de véhicule, d'où une accumulation des besoins, et que le climat conjoncturel s'est amélioré. Les voitures allemandes - 148 000 immatriculations ou plus 8 pour cent - et les voitures coréennes ont été particulièrement prisées en 1999. En vendant 40 650 voitures, soit plus 11 pour cent, Volkswagen a enregistré une envolée spectaculaire. 5 079 exemplaires de la Smart ont été vendus en 1999, comparés à 1 164 exemplaires un an auparavant. Les ventes des marques françaises (+ 4,7 pour cent) et italiennes (+0,3 pour cent) ont progressé moins rapidement, de même que celles des marques japonaises (+4,4 pour cent). Quant aux marques suédoises, elles n'ont progressé que de 0,8 pour cent, essentiellement en raison du fait que Volvo a vu ses ventes baisser de plus de 6 pour cent. Le concurrent Saab a par contre augmenté ses ventes de 28 pour cent. Les marques coréennes ont enregistré un bond de 21 pour cent. En vendant 5 536 voitures (+16 pour cent), Hyundai a connu la plus forte progression en termes de véhicules.
14.1.00
L'oscar des producteurs d'énergie. Le "prix êta", créé par les producteurs d'énergie suisses en 1998, contribue à sensibiliser l'opinion publique en matière d'économies d'énergie. Du frein des locomotives à la télécommande sans pile, les idées foisonnent. C'est ainsi que les ingénieurs Walter Hohl et Markus Meyer ont, avec le concours du physicien Hans Sommer, mis au point un moteur électrique qui permet d'économiser 120 000 kilowatt-heures par année au niveau de la mécanique de freinage et de ventilation des locomotives. En utilisant ce système sur toutes leurs locomotives, les CFF épargneraient chaque année de l'énergie pour une valeur de 4 millions de francs.
14.1.00
Les Suissesses et les Suisses demeurent les champions européens des déplacements en train. Ils se sont déplacés 40 fois en moyenne en train en 1998. Le Japon détient le record sur le plan mondial puisqu'il y est recensé 69 déplacements en train par habitant et par an. Totalisant 1817 kilomètres par habitant et par an, la Suisse figure également en tête des pays européens s'agissant de la distance parcourue en train. Le Japon, qui enregistre 1921 kilomètres, occupe là aussi la première place. La statistique 1998 de l'Union internationale des chemins de fer (UIC), publiée par la Litra, le service d'information pour les transports publics, révèle que le Danemark, le Luxembourg, l'Autriche et les Pays-Bas suivent la Suisse à distance respectable puisqu'ils recensent respectivement 28, 27, 22 et 20 déplacements par habitant et par an. Le pays de l'automobile par excellence, les USA, détient en l'occurrence la lanterne rouge. Il y a été enregistré moins de 0,5 déplacement en train par habitant et par an en 1998. En Europe, la Bosnie-Herzégovine, qui totalise également moins de 0,5 déplacement par habitant et par an, ferme la marche. En Suisse, seuls les CFF et le BLS, le Chemin de fer du Lötschberg, sont membres de l'UIC. Les autres entreprises de transport sur rail ou à câbles (chemins de fer privés, trams et téléphériques) ne figurent pas dans la statistique de l'UIC. Forte de toutes ces entreprises, la Suisse caracolerait de loin en tête au niveau mondial puisqu'elle recenserait 2704 kilomètres par habitant et par an.
14.1.00
La ville de Lucerne est tributaire d'une forte économie si elle ne veut pas être reléguée en deuxième ligue. Elle ne peut se maintenir en ligue supérieure comme ville agréable à y vivre et comme ville culturelle et de congrès qu'en baissant les impôts et en améliorant son offre de transport. Telle est la conclusion de la commission pour les questions économiques de la ville de Lucerne. Son président, Louis Renner, considère qu'une autoroute de contournement de la ville constitue le point fort de ses revendications, compte tenu principalement du fait que les poids lourds de 40 tonnes vont engorger l'A2 sur le tronçon traversant Lucerne. La commission plaide également en faveur d'un meilleur accès par le sud à la zone industrielle "Im Tribschen", d'une amélioration de l'offre de trains internationaux passant par Lucerne, d'une liaison autoroutière de bout en bout entre Lucerne et l'aéroport de Kloten, ainsi que des vols au départ d'Emmen à destination des métropoles européennes.
17.1.00
Le conseiller d'Etat valaisan Jean-Jacques Rey-Bellet estime une fusion des CFF et du BLS peu raisonnable. Il considère cependant indispensable que les deux chemins de fer renforcent leur collaboration. Le ministre valaisan des transports et de l'environnement s'est déclaré surpris par la tournure des événements. Une éventuelle intensification de la coopération entre les deux entreprises fait certes l'objet de discussions depuis deux ans. Il était toutefois prévu de n'aborder la question d'une fusion entre ces deux entreprises qu'en 2002/2003, dans le cadre d'une réforme des chemins de fer au niveau national. Le porte-parole des CFF, Reto Kormann, avait confirmé aux médias que les discussions menées entre les CFF et le BLS portaient effectivement sur une fusion et sur une économie de 50 millions de francs par an. Rey-Bellet est d'avis que toutes les pistes susceptibles de déboucher sur des économies n'ont pas encore été examinées, tels une administration commune ou un accord de partenariat dans différents dossiers. Le ministre valaisan craint également que le Lötschberg soit considéré comme "ligne de substitution" par les CFF après une fusion et que la querelle survenue en matière de prépondérance entre le Gothard et le Lötschberg soit ravivée.
17.1.00
Les clubs d'automobilistes ACS et TCS peuvent également être cités comme partenaires de la radio DRS avant des votations portant sur des objets de politique des transports. Le Tribunal fédéral a en effet annulé une décision de l'instance de recours indépendante, laquelle était parvenue à la conclusion que la radio avait violé l'interdiction stipulée par la loi de faire de la publicité politique en citant lesdits clubs. Les considérants du jugement n'ont pas encore été publiés. La citation du nom des deux clubs d'automobilistes lors des informations routières avait déjà fait l'objet d'un recours il y a deux ans. L'instance de recours avait alors considéré que la citation était encore juste compatible avec la loi sur la radio et la télévision. Le nouveau recours concernait en revanche la période durant laquelle s'est déroulée la campagne sur le financement des transports publics et au sujet de laquelle le peuple s'est prononcé le 29 novembre 1998. L'ACS et le TCS ont combattu la proposition. Le directeur général de l'ACS a également participé à un débat radiophonique contradictoire réalisé par la radio DRS. Vu la décision du Tribunal fédéral, la citation des clubs d'automobilistes devrait dès lors également être légale lors de la campagne portant sur la réduction de moitié du trafic automobile.
18.1.00
La ligne de bus 38 des Transports publics de Bâle (BVB) sera prolongée. C'est ainsi que les bus circuleront jusqu'à Allschwil village et non plus jusqu'à Gartenbad Bachgraben à partir du nouvel horaire 2000. Le prolongement de la ligne 38 a été décidé par le Conseil d'Etat pour une durée limitée provisoirement à cinq ans. Il ressort d'une communication du gouvernement que les coûts se monteront à 525'000 francs par an. Le Grand Conseil décidera du maintien définitif en 2005 en fonction du nombre de passagers transportés.
18.1.00
La commission des transports du Conseil national est opposée à la création d'un fonds destiné à atténuer les effets de la libéralisation, qui serait alimenté par les bénéfices de la Poste, de Swisscom et des CFF. Elle a en effet rejeté une initiative parlementaire par 12 voix contre 9. L'initiative lancée par Alexander Tschäppät (PS/BE) requiert la création d'un "fonds de cohésion" dont les ressources serviraient à financer des projets de réorientation et d'innovation dans le service public en général et dans les régions plus particulièrement touchées par des suppressions d'emplois et de prestations. Il ressort du communiqué parlementaire que la majorité de la commission reconnaît que la libéralisation des chemins de fer, de la poste et des télécommunications a des conséquences profondes et douloureuses dans certaines régions. Les pertes d'emplois seraient toutefois compensées en grande partie par de nouveaux emplois générés dans le secteur privé. Il s'agit en outre, de l'avis de la commission, de ne pas influencer le processus de restructuration engagé à la faveur de la libéralisation en créant de nouvelles "caisses spéciales" qui n'inciteraient pas à réaliser des économies. La minorité de la commission propose de donner suite à l'initiative.
19.1.00
Le Conseil fédéral entend renforcer sa politique de l'aménagement du territoire en créant un nouvel office fédéral. L'office fédéral de l'aménagement du territoire est transféré en juin du DFJP au DETEC, où il sera réuni avec le service d'étude des transports. Les secteurs "Convention alpine" et "Développement durable" de l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage seront également pris en charge par le nouvel Office fédéral intitulé provisoirement "Aménagement du territoire et coordination des transports". Le poste de directeur sera mis au concours ce mois encore. Le chef de l'aménagement du territoire, Ueli Widmer, quitte sa fonction à la fin du mois de février pour reprendre un poste à Ems-Chemie. Le Conseil fédéral entend, au travers de cette réorganisation, mettre en place un organe de direction compétent en matière d'aménagement du territoire et qui tient compte des interdépendances croissantes entre les tâches de la Confédération, des cantons et des pays voisins.
19. 1.00
Le canton de Nidwald affecte 5,5 millions de francs à l'indemnité pour les coûts non couverts des transports publics régionaux pour les deux prochaines périodes horaires. Le Grand Conseil a approuvé le crédit cadre sans opposition, de sorte que le Conseil d'Etat peut commander les prestations de transports publics dans le canton auprès des entreprises de bus et de chemin de fer. Pour le ministre de l'économie Meinrad Hofmann, des transports publics performants constituent, outre un avantage non négligeable en matière de site, un préalable pour inciter le plus grand nombre possible à les utiliser et, partant, avoir un impact positif sur l'environnement. Le Parlement demande qu'une statistique détaillée des passagers transportés soit établie par ligne et que l'offre proposée aux heures creuses soit réexaminée lors de chaque changement d'horaire. Il suggère en outre un renforcement de la collaboration entre la ligne du Brunig et celle conduisant de Lucerne à Engelberg.
20.1.00
De l'avis de l'Union des entreprises suisses de construction de routes, il n'est pas suffisamment porté attention à la mobilité en Suisse. Aussi appelle-t-elle de ses vœux une conception globale en matière de transports. L’union approuve, elle aussi, un transfert de la mobilité de la route sur le rail, indique son président Klaus Dirlewanger. 80 pour cent des déplacements de personnes se déroulent toutefois sur la route. Le recours à la télématique pour accroître la limite de capacité des routes est par exemple insuffisant. Un développement raisonnable du réseau routier est inévitable en dépit de l'extension de l'offre ferroviaire. Le retard accumulé dans l'entretien des routes montre à l'évidence qu'une véritable vision fait défaut en la matière. Klaus Dirlewanger demande à Moritz Leuenberger et à son département d'élaborer une conception globale des transports allant de pair avec la politique européenne des transports.
20.1.00
En Thurgovie, l'achat d'un camion répondant à la nouvelle norme Euro 3 en matière de gaz d'échappement ne donne pas droit à des rabais fiscaux au niveau cantonal. Telle est la réponse donnée par le Conseil d'Etat à la question d'un parlementaire, qui s'interroge au demeurant sur le niveau de tels rabais. Le Conseil d'Etat fait savoir que de tels rabais sur les redevances fiscales routières n'entrent pas en considération, faute de base légale et de justification. La norme Euro 3 aura force obligatoire - précise-t-il - dès octobre 2000 aussi bien dans l'UE qu'en Suisse, de sorte que seuls des véhicules utilitaires équipés de moteurs produisant moins de gaz d'échappement toxiques pourront être achetés à partir de cette date. Des rabais devraient alors logiquement être accordés pour tous les nouveaux véhicules utilitaires, ce qui équivaudrait à une distorsion en matière de concurrence.
21.1.00
Le conseil d'administration des CFF SA a donné son feu vert à la création d'une société "avec.". Les bons résultats enregistrés au cours de l'essai pilote réalisé à Brügg, à Schüpfen et à Mettmenstetten ont incité les CFF à mettre en place, jusqu’à fin 2003, un réseau de 50 commerces de détail au minimum, avec leurs partenaires Migros et Kiosk SA. Le conseil d'administration a en outre décidé de répartir le gros entretien du matériel roulant sur les divisions Voyageurs et Marchandises en transformant les ateliers principaux actuels en centres de compétences. Il a approuvé un projet allant dans ce sens. Les cinq ateliers principaux actuels des CFF sont répartis comme suit sur les deux divisions de transport: les ateliers de Zurich, d'Olten et d'Yverdon sont attribués à la division Voyageurs, ceux de Bellinzone et de Bienne à la division Marchandises. La division Infrastructure, qui achète ses prestations auprès des autres divisions, ne reprend pas d'ateliers principaux.
24.1.00
Le conseil d'administration des CFF SA a approuvé la constitution d'une coentreprise avec les Chemins de fer italiens (FS) dans le secteur du fret. Les divisions Cargo des FS et des CFF sont réunies en une société commune, à participation égale. Ce faisant, les FS et les CFF visent à améliorer tout particulièrement la qualité des transports transfrontaliers et, partant, à contribuer au transfert du fret de la route au rail. La signature de l'accord instituant la coentreprise est prévue au début février à Rome. L'entreprise commune sera responsable de toutes les activités de gestion, en particulier celles portant sur la production, la commercialisation, les achats et la vente, l'horaire des trains, les finances et les tâches d'état-major. Les gestionnaires de "Cargo SI" empoignent la première étape d'intégration aussitôt après la signature des accords. Les actifs et les passifs seront transférés dans la deuxième moitié de l'an 2000. La nouvelle société sera opérationnelle au plus tard le 1er janvier 2001. Le but visé est de faire partie, à long terme, des deux ou trois sociétés qui domineront le marché du fret ferroviaire en Europe. Le conseil d'administration des FS a, lui aussi, donné son approbation à la création de cette coentreprise dans le secteur du fret.
24.1.00
Les trains des Transports régionaux Berne-Soleure (RBS) ont transporté 18,7 millions de voyageurs en 1999, soit 1 pour cent de plus qu'en 1998. Le RBS est ainsi l'un des chemins de fer privés les plus importants en Suisse s'agissant du transport des voyageurs. Le nombre de passagers transportés par bus RBS a augmenté de 3 pour cent pour atteindre 4,5 millions de personnes. Il est intéressant de constater que le trafic se développe très différemment selon les lignes. C'est ainsi que les lignes ferroviaires présentent une stagnation, voire une légère baisse de trafic (recul du nombre d'habitants dans certaines localités?), à l'exception de la ligne J (Berne-Jegenstorf) qui bénéficie nouvellement de la cadence au quart d'heure jusqu'à Schönbühl et qui a vu son trafic augmenter de 11 pour cent. Le trafic à l'heure de pointe, le matin, en direction de Berne a légèrement baissé, alors qu'il a fortement augmenté dans le sens contraire (nouveaux emplois à Worblaufen et à Ittigen). S'agissant des lignes de bus, le trafic s'est accru avant tout sur les lignes conduisant au Hirzenfeld (Zollikofen) et à Münchenbuchsee. Il faut savoir que l'horaire y a été étoffé pendant la journée pour atteindre la cadence au quart d'heure sans interruption. Quant au chiffre d'affaires, il a augmenté pour la première fois ces dernières années d'environ 5 pour cent.
24.1.00
Le SEV considère la coentreprise FS-CFF comme opportune sur le plan stratégique et comme la meilleure solution dans la situation actuelle. La réalisation de ce projet bute toutefois à des difficultés - et non des moindres - du point de vue syndical. Le SEV a entamé des négociations avec les syndicats des cheminots italiens dans le but d'élaborer des stratégies communes et de développer une collaboration qui va nettement au delà de la "solidarité syndicale" dont ont fait preuve les syndicats jusqu'ici. Une importante condition pour la réussite de la coentreprise est remplie depuis le 1er juillet 1999. Les CFF ont en effet passé un accord préliminaire avec le SEV et les autres partenaires sociaux qui garantit au personnel CFF passant à la coentreprise de bénéficier au moins des mêmes conditions d'engagement que les collaboratrices et les collaborateurs qui restent aux CFF. Le délicat passage à la coentreprise peut ainsi avoir lieu avec le consentement des partenaires sociaux. Dans un premier temps, les quatre syndicats s'engagent à s'informer réciproquement dans la plus large mesure possible et à faire bénéficier réciproquement leurs membres de la protection juridique professionnelle ainsi que d'autres prestations syndicales essentielles. Les membres peuvent ainsi en tout temps et sans complications administratives demander de l'aide au syndicat lors de conflits à l'étranger portant sur le droit du travail.
25.1.00
Le centre régional de Car postal en Argovie entend améliorer son service à la clientèle et, dans la mesure du possible, tenir compte des besoins des handicapés et des personnes à mobilité réduite. C'est ainsi que les 50 bus à plancher surbaissé ont été équipés d'une rampe amovible pour chaises roulantes, comme l'a expliqué Hans Würgler, le responsable du centre de Car postal à Aarau lors d'une conférence de presse. Les 122 autres véhicules, qui sont principalement utilisés dans les régions rurales, ne se prêtent pas à une adaptation. Le centre régional de Car postal Argovie entend faire un pas en avant significatif au travers de l'aménagement de tous les véhicules à plancher surbaissé. Il s'agit non seulement de considérer les besoins des handicapés, mais aussi ceux des personnes à mobilité réduite, telles que celles qui se déplacent avec une voiture d'enfant. Les rampes amovibles pour chaises roulantes représentent un coût de 600 francs par véhicule. Il a en outre été précisé à Aarau que les chauffeurs des cars à plancher élevé sont tenus de venir tout particulièrement en aide aux personnes handicapées lorsqu'ils assurent un service de ligne. Car postal Argovie a opté d'une manière générale pour des véhicules à plancher surbaissé et l'a fait savoir aux constructeurs. Hans Würgler l'a clairement dit à Aarau: "Seuls les constructeurs qui proposent des véhicules à plancher surbaissé pourront encore être pris en considération à l'avenir". Et "les politiciens sont invités à faire preuve de compréhension pour les coûts supplémentaires qui en résultent".
26.1.00
Le comité de l'Union argovienne des arts et métiers (AGV) estime que l'assainissement du chemin de fer du Seetal revient trop cher. Aussi l'AGV demande-t-elle que le chemin de fer soit remplacé par un service de bus. Les investissements liés à une solution routière, à la charge du canton d'Argovie, seraient certes plus élevés en raison de la clé de répartition. L'AGV indique dans son communiqué que les coûts globaux à la charge de la Confédération, des cantons d'Argovie et de Lucerne ainsi des communes sont déterminants du point de vue des milieux économiques. Un service de bus reviendrait en effet à 37,4 millions de francs, alors que l'assainissement du chemin de fer est devisé à 56 millions. Les cantons et les communes pourraient de surcroît économiser environ 400 000 francs par an au titre des coûts d'exploitation non couverts. L'AGV rappelle que le Conseil fédéral a baissé le plafond des coûts de l'assainissement du chemin de fer du Seetal de 600 à 200 millions de francs. 82 millions de francs ont déjà été utilisés pour le contournement d'Emmen (LU). Une séparation du rail et de la route sur toute la longueur du tracé n'est ainsi plus possible.
26.1.00
Une commission du Parlement européen à Bruxelles s'est penchée sur les accords bilatéraux entre la Suisse et l'UE. Les redevances pour le transit et le commerce hors douane (Duty-Free) suisse ont fait l'objet de critiques. La commission du Parlement européen pour la politique régionale, les transports et le tourisme a examiné l'accord sur les transports aériens et l'accord sur les transports terrestres entre l'Union européenne (UE) et la Suisse. Le rapport présenté par le chrétien-social belge Mathieu Grosch a été approuvé sans débats et sans opposition. Il ressort du rapport que les accords sont le résultat de longues et difficiles négociations, qu'ils correspondent dans les grandes lignes à la politique de l'UE et qu'ils peuvent être ratifiés par le Parlement. Ce, en dépit du fait que l'accord sur les transports terrestres ne répond pas à toutes les attentes du Parlement, de nombreux problèmes n'étant pas encore résolus de manière satisfaisante. C'est ainsi que la redevance de transit prévue dans cet accord est vertement critiquée et est taxée de "sérieux problème" dans le rapport. Elle est en effet jugée trop élevée pour les camionneurs de l'UE en comparaison avec les redevances perçues actuellement dans l'UE et en Suisse.
27.1.00
La transformation des Transports publics régionaux de Baden-Wettingen (RVBW) en une société anonyme est achevée, du point de vue formel également. La nouvelle société dont le siège est à Wettingen a été fondée officiellement. La fusion à titre rétroactif, au 1er janvier 2000, de l'actuelle Union communale des transports publics régionaux de Baden-Wettingen (RVBW) avec la société anonyme RVBW est prévue le 7 juin, selon le communiqué de l'Union communale. Font partie de la société les communes de Baden, Ennetbaden, Killwangen, Neuenhof, Obersiggenthal, Spreitenbach, Wettingen et Würenlos. Un organisme responsable de la commande de toutes les prestations de transport dans l'agglomération et des transports régionaux en collaboration avec le canton a vu le jour dans la zone est du canton d'Argovie. Chaque commune membre et le canton y sont représentés par un délégué.
27.1.00
Des investissements de quelque deux milliards de francs seront nécessaires dans la région zurichoise au cours des deux prochaines décennies, compte tenu des prévisions de trafic. Telles sont les visions présentées par l'Office des transports du canton de Zurich et par les CFF. Le directeur du département de l'économie Ruedi Jeker (PRD) a déclaré lors de la présentation que de nouveaux investissements d'une grande ampleur étaient nécessaires pour sauvegarder la capacité concurrentielle de Zurich et pour réaliser le raccordement au réseau européen à grande vitesse. Les limites de capacité seraient atteintes. Une seconde gare de passage, à construire en parallèle à la gare principale pour un coût de l'ordre de 600 millions de francs, constitue le cœur des travaux envisagés. Les CFF SA et le canton appelle cette gare de leurs vœux, après que l'ATE l'eut demandée, initiative à l'appui. Le gouvernement entend prendre sa décision concernant le cœur des travaux en novembre déjà. Deux nouvelles tangentes ferroviaires, l'une vers le nord (Altstetten-Oerlikon) et l'autre vers le sud (Alstetten-Wiedikon) seraient toutefois nécessaires pour garantir l'accroissement de trafic prévu. Une liaison urbaine entre la gare de passage et Zurich-Wollishofen est en outre prévue à titre d'option. Les projets sont basés sur des prévisions de trafic. Il est par exemple prévu que le trafic voyageurs international augmentera de 265 pour cent jusqu'en l'an 2025 dans la région zurichoise, essentiellement pour assurer les liaisons à destination de Milan, de Paris et de Francfort. S'agissant du trafic ferroviaire national et régional, il est prévu que l'accroissement sera respectivement de 72 et 23 pour cent. Paul Moser, responsable des grands projets aux CFF, a déclaré que les visions du canton correspondaient pour l'essentiel aux visées des CFF dans le cadre de la deuxième étape de Rail 2000. L'étude aurait un caractère pilote pour l'ensemble de la Suisse. Il apparaîtrait, aujourd'hui déjà, que les 5,9 milliards de francs à disposition pour réaliser la seconde étape de Rail 2000 dans l'ensemble du pays seraient insuffisants. Une seconde gare de passage ne serait judicieuse à long terme selon les prévisions que si elle est utilisée de manière multifonctionnelle. Il importe, a-t-il été précisé,que le canton et les CFF examinent à tout le moins cette question en détail. De l'avis des CFF, une telle gare, destinée également au trafic à longues distances, pourrait finalement s'avérer rentable en dépit d'investissements supplémentaires de l'ordre de 15 pour cent.
28.1.00
Le gouvernement lucernois entend élaborer avec les autres cantons de Suisse centrale les bases de décision portant sur la réalisation d'un RER de la Suisse centrale. Cela ressort du rapport qui a été présenté sur la planification des transports publics. Le gouvernement lucernois vise une sensible amélioration de la qualité de l'ensemble des transports publics lors de la mise en service de la première étape de Rail 2000. D'importants travaux d'infrastructure devront également être réalisés au cours de la seconde étape de Rail 2000. Les cantons souhaitent faire démarrer cette année encore le projet de RER de la Suisse centrale. Suivront la mise en place de l'organisation du projet et les travaux de planification. La réalisation proprement dite devrait commencer en 2005.
28.1.00
La proportion des investissements dans l'infrastructure ferroviaire a augmenté par rapport à ceux affectés à l'infrastructure routière en raison des NLFA et de Rail 2000. Les entreprises de transports publics assurent 97'000 emplois au travers de leurs commandes. Il ressort de la statistique des transports 1999 publiée par la LITRA que les infrastructures routières et ferroviaires ont bénéficié respectivement d'investissements de 3,8 et de 2,4 milliards de francs. Ces dépenses s'élevaient respectivement à 3,7 et à 2 milliards au début des années nonante. Le rapport des investissements entre les deux modes de transport, qui était encore de 1 à 5 en faveur de la route durant les années septante et quatre-vingt, s'est fortement resserré en 1998 puisqu'il était de 1 à 1,6. Il devrait continuer à évoluer provisoirement en faveur du rail au fur et à mesure de l'évolution des grands travaux ferroviaires. L'utilisation des transports publics ne s'est que très peu améliorée en 1998. Le nombre de personnes-kilomètres (nombre de personnes multiplié par la distance) a atteint respectivement 22'366 et 81'200 millions dans les secteurs des transports publics (21,6 pour cent) et du trafic routier privé (78,4 pour cent). Le trafic global sur la route et sur le rail a légèrement augmenté pour atteindre la marque des 103'566 millions de personnes-kilomètres. Le chemin de fer présente un bilan particulièrement positif en matière de consommation d'énergie. Sur un total de 847'100 terrajoules (TJ) consommés en 1998, 277'750 TJ l'ont été dans le secteur des transports. La part du trafic routier s'est élevée à 77 pour cent, celle du trafic aérien à 20 pour cent et celle du trafic ferroviaire à seulement 3 pour cent. Les chemins de fer présentent également un bilan positif au niveau de leur consommation d'électricité, puisque leur part s'élève à 4,9 pour cent.
28.1.00
L'aéroport international de Milano-Malpensa en Italie sera mieux atteignable par les transports publics au départ de la Suisse. Trois relations quotidiennes aller et retour seront assurées par car postal au départ de Lugano à partir du 1er février. Il ressort d'un communiqué de Car postal que cette liaison, intitulée Fly Car, sera exploitée en collaboration avec des entreprises de transport italiennes. Il s'agit d'une contribution en faveur du tourisme suisse. La durée du trajet sera de une heure et 40 minutes. Le nouvel aéroport international de Milano-Malpensa, mis en service en octobre 1998, ne dispose encore d'aucun raccordement ferroviaire. Il enregistre environ 20 millions de passagers par année.
28.1.00
L'Association suisse de lutte contre les émissions du trafic aérien (SSF) demande que l'exploitation de l'aéroport de Zurich-Kloten soit restreinte en soirée et durant la nuit. Il ressort d'un communiqué publié par la SSF que celle-ci demande au Conseil d'Etat de rejeter les "nouvelles convoitises" de SAirGroup visant à ce que certaines pistes de l'aéroport puissent être exploitées plus longtemps. La protection des riverains face à une augmentation du bruit prime l'intérêt d'éliminer des goulets d'étranglement sur l'aéroport. S'agissant de la concession d'exploitation à renouveler, la SFF attend que le nombre de mouvements d'avion en soirée et durant la nuit soit limité au maximum au niveau de 1990.
28.1.00
Le trafic aérien international a fortement augmenté en 1999. Londres Heathrow, Paris Charles de Gaulle et Francfort jouent les premiers violons dans le concert des 29 aéroports européens. Zurich-Kloten se trouve au milieu de la liste. Le nombre de passagers s'est accru de 6,7 pour cent pour atteindre 541 millions. Londres Heathrow a enregistré le plus grand nombre de passagers (62 millions), suivi de Francfort (45,8 millions) et de Paris Charles de Gaulle (43,6 millions) selon les indications du Airports International Council Europe (ACI Europe). L'aéroport de Zurich-Kloten a recensé 21 millions de passagers et occupe le 10e rang. Charles de Gaulle a enregistré le plus grand nombre de mouvements de vol (467'000 décollages et atterrissages), suivi de Heatrow (450'000) et Francfort (420'000). Zurich figure au 8e rang (281'000). Le volume de fret a augmenté de 4,6 pour cent en 1999 pour atteindre les 5,8 millions de tonnes. Les aéroports de Francfort et Amsterdam figurent en tête de liste avec respectivement 1,4 et 1,2 million de tonnes. Les chiffres de Heatrow ne sont pas encore disponibles, selon l'ACI Europe. L'aéroport de Zurich-Kloten a recensé quelque 329'000 tonnes.
28.1.00
Les hautes eaux enregistrées en mai 1999 ont laissé des traces dans plusieurs compagnies de navigation suisses. Des traces qui ont certes pu être partiellement effacées en automne puisque le nombre de passagers transportés en 1999 s'est monté à 12,272 millions (1998: 12,426 millions). Nombre de compagnies de navigation ont été contraintes de mettre la clé sous le paillasson pendant plusieurs semaines, d'où une chute du nombre de passagers transportés. La compagnie de navigation sur le lac des Quatre cantons est néanmoins parvenue à redresser la situation en transformant le recul en une légère avance grâce à la période de beau temps qui a caractérisé le début de l'automne. Le bac pour voitures du lac de Zurich a enregistré un nouveau record grâce à une nouvelle unité baptisée "Zurichsee". Les compagnies de navigation sur les lacs de Hallwil, Sils et Sarnen annoncent également un accroissement du nombre de passagers transportés. Nul doute que l'unité MS "Seestern", rénovée, a largement contribué à ce résultat sur le lac de Sarnen. Les mauvaises conditions météorologiques ont parfois permis aux compagnies de navigation d'accroître leur trafic. C'est ainsi par exemple que les liaisons routières et ferroviaires sur les deux rives du lac de Brienz sont demeurées coupées plusieurs jours durant en raison des fortes chutes de neige. D'où une reprise inespérée de l'exploitation hivernale pour la compagnie de navigation sur le lac de Brienz après une interruption de plusieurs années. 26 722 personnes et 75 tonnes de marchandises ont été transportées. S'agissant de l'ensemble de la navigation sur les lacs suisses, la barre des 12 millions de passagers a à nouveau été franchie en 1999. Le lac des Quatre cantons (2,2 millions de passagers) demeure en tête de la liste provisoire des compagnies de navigation, suivi du bac pour voitures sur le lac de Zurich (1,8 million), du lac Léman (1,5 million), des lacs de Thoune et de Brienz (1,3 million) et du lac de Zurich (1,3 million).
28.1.00
Le conseil d'administration du Chemin de fer du Lötschberg SA s'est penché de manière intensive sur l'avenir de l'entreprise lors de sa séance du 28 janvier. Il souligne son importance en matière de politique des transports dans le cadre de la réforme des chemins de fer. Le conseil d'administration du BLS s'en tient à sa stratégie d'entreprise, de sorte que le chemin de fer continue de jouer un rôle également en trafic de marchandises. La société BLS Cargo SA sera créée ces prochains mois et reprendra le fret du BLS. Des partenaires sont recherchés dans le but d'acquérir de nouveaux trafics. La participation de tiers fera l'objet d'une décision ultérieure. Le BLS entend continuer à collaborer avec les CFF SA - par exemple dans le trafic de transit voyageurs et marchandises. Le BLS - Chemin de fer du Lötschberg SA est en outre ouvert au dialogue s'agissant de nouvelles formes de collaboration étendue dans tous les secteurs d'activité.
31.1.00
Les trois derniers des 102 tunnels routiers suisses seront équipés d'un éclairage de secours lors du premier trimestre 2000. L'équipement du tunnel du San Bernardino durera au moins jusqu'en 2006. Le rapport final de la Task-Force mise en place par l'Office fédéral des routes pour examiner la sécurité dans les tunnels routiers en Suisse après la catastrophe survenue dans le tunnel du Mont-Blanc paraîtra en mai. Cette Task-Force avait pris la décision lors de son rapport intermédiaire de l'automne dernier de faire équiper quatre tunnels de l'autoroute A 13 dans le canton des Grisons. Le tunnel du San Bernardino, long de 6,6, kilomètres et datant de 1967, devra être doté d'une galerie de secours. Un nouveau dispositif d'évacuation de l'air vicié est également prévu. Le tunnel est présentement assaini pour un montant de 160 millions de francs.
31.1.00
Tous les chemins de fer à voie normale en Suisse devront être équipés du système de sécurité des trains européen ETCS au cours des années 2003 à 2010. Les tronçons particulièrement dangereux seront encore équipés du système existant ZUB jusqu'en 2002. Le directeur de l'Office fédéral des transports (OFT) Max Friedli a présenté cette stratégie à la presse, à Berne. L'OFT a tiré les leçons de la collision survenue le 1er novembre 1999 entre deux trains du RER bernois à Bern-Weissenbühl et qui a coûté la vie à deux personnes. Les CFF et les autres chemins de fer à voie normale sont contraints d'assainir les tronçons particulièrement dangereux et de les équiper du ZUB jusqu'à fin 2002. Les véhicules des chemins de fer privés qui circulent régulièrement sur des lignes équipées du ZUB ou qui transportent des matières dangereuses devront également en être dotés. Il en va de même des véhicules étrangers circulant sur le réseau suisse. Tous les véhicules qui sont déjà équipés du ZUB ou qui en seront encore équipés se verront dotés d'un appareil complémentaire qui permettra au ZUB de recevoir des signaux ETCS et de les lire. Des problèmes pourront ainsi être évités lors du passage à l'ETCS, prévu à partir de 2003. Dès ce moment-là, seules des composantes ETCS pourront être installées pour assurer la sécurité sur les lignes. Les axes de transit "européens" au Gothard et au Lötschberg-Simplon, ainsi que le RER bernois qui est imbriqué dans ce dernier axe, auront la priorité. Les nouveaux véhicules des CFF et des chemins de fer privés devront être équipés de l'ETCS en fabrique lors de cette deuxième phase. Le nouveau système sera opérationnel sur tout le territoire au plus tard en 2010. Les CFF financeront les quelque 15 millions que coûtera l'équipement des tronçons critiques en ayant recours à son budget ordinaire. Pour les chemins de fer privés, il sera fait appel au 8e crédit cadre et à la participation des cantons concernés. Il en va de même pour les véhicules des chemins de fer privés (43 millions). Les coûts de l'appareil complémentaire au ZUB seront financés par la Confédération à fonds perdu. Ces coûts se montent à près de 20 millions de francs pour les véhicules des CFFet à 6 millions pour ceux des chemins de fer privés. La question du financement de l'installation de l'ETCS sur les lignes n'est pas encore réglée. Aux dires de Max Friedli, la Confédération, les cantons et les chemins de fer se doivent de rechercher ensemble des solutions.
31.1.00
L'habitat en Suisse grignote régulièrement du terrain. Un m2 de terrain se construit chaque seconde. L'Office fédéral de l'aménagement du territoire considère que cette croissance est en contradiction avec l'objectif d'un développement de l'habitat vers l'intérieur. Il a dépouillé la statistique de la superficie de 24 cantons en collaboration avec l'Office fédéral de la statistique. Le changement opéré dans l'utilisation du sol entre 1979 et 1997 y apparaît clairement, sauf pour le Tessin et les Grisons dont les chiffres ne seront disponibles qu'en 2001. La surface prise par l'habitat dans les 24 cantons a augmenté de 294 km2 ou 13 pour cent depuis le début des années quatre-vingt. Cela correspond à la superficie du canton de Schaffhouse. Extrapolés, ces chiffres signifient que la surface occupée par l'habitat croît de 1 m2 par seconde. A chaque habitant correspondent aujourd'hui 410 m2 de surface d'habitat. Cette valeur a augmenté de 20 m2 ces dernières années. Les surfaces occupées par des bâtiments se sont le plus fortement amplifiées. Les surfaces utilisées pour le trafic ont peu augmenté en comparaison. Leur part s'est même rétrécie. Il n'empêche: les surfaces construites à ce titre en douze ans sont l'équivalent de trois fois celle du lac de Morat. Les surfaces des zones industrielles ont augmenté de 41 pour cent. La rationalisation et l'automatisation ont contribué à une forte augmentation des surfaces par place de travail.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Février 2000 1.2.00
Une étude indépendante sur le comportement en matière de déplacements en Suisse montre que près de un septième de la population est la source de la moitié du trafic motorisé sur la route, essentiellement durant les loisirs. De l'avis du comité d'initiative pour la réduction de moitié du trafic routier en l'espace de dix ans, qui a présenté ses arguments à Berne, ce résultat laisse suffisamment de marge de manœuvre au niveau politique pour agir. Le résultat d'une analyse indépendante, basée sur l'étude microzensus 1994 sur le trafic et réactualisée, prouve que la réduction de moitié du trafic n'est pas une utopie. Il ressort de cette analyse que la moitié des kilomètres effectués en Suisse par tous les véhicules à moteur est le fait d'un septième des adultes et ce, principalement pendant les temps de loisir. Le sondage réalisé auprès de plus de 18 000 habitants de ce pays montre de surcroît qu'un quart des adultes est la source de près de 80 pour cent du trafic routier et que 38 pour cent des ménages représentent même 80 pour cent du trafic motorisé. Le comité d'initiative estime la marge de manœuvre suffisante au niveau politique, au vu de ces chiffres, pour qu'il soit possible de réduire de moitié le trafic sans répercussions vitales sur le comportement en matière de mobilité et sur l'économie. Ce, d'autant plus que, selon Ringger, la taxe CO2 - "de fait, le bonus écologique que nous souhaitons" - a déjà été décidée au niveau politique. Il s'agit maintenant de rendre cet instrument efficace par le biais de l'initiative, est-il précisé. Concrètement, il faut augmenter successivement le prix de l'essence jusqu'à 2 francs le litre pour que le remboursement soit plus élevé. Une famille de quatre personnes qui ne circule pas en voiture, obtiendrait ainsi un bonus de près de 4000 francs par an. Les auteurs de l'initiative demandent que les prix des transports publics soient baissés dans le même temps. Un abonnement général ne coûterait selon eux plus que 1600 (trio), voire 1000 francs pour une personne.
1.2.00
L'initiative pour une réduction de moitié du trafic routier aura pour effet que "nous tous pourrons mieux nous déplacer". Telle est la promesse faite par le comité de l'initiative visant à réduire le trafic de moitié, sur laquelle le peuple sera appelé à se prononcer le 12 mars. Les membres du comité d'initiative ont déclaré aux médias, à Berne, que l'initiative "Actif-trafiC" apportait le changement nécessaire en matière de politique des transports: plus de sécurité, moins d'accident, une meilleure santé, plus de travail, un air moins pollué, en d'autres termes une meilleure qualité de vie pour tous. Un quart des adultes est la source de 80 pour cent du trafic motorisé routier, a déclaré le président du comité d'initiative "Actif-trafiC" Beat Ringger. Il s'agit de mettre l'accent sur cette catégorie de personnes à forte mobilité. Une grande partie de la population n'aurait pas besoin de modifier son comportement après l'acceptation de l'initiative. La réduction de moitié du trafic routier permettrait au chemin de fer d'offrir une nouvelle mobilité: une combinaison intelligente entre la voiture, le bus, le tram, le vélo, la marche à pied et de nouveaux véhicules à haute technologie. Les moyens de transports publics deviendraient meilleur marché, et celles et ceux qui sont tributaires de la voiture ne resteraient pas bloqués dans des bouchons.
1.2.00
Le nombre de passagers à l'aéroport de Bern-Belp a augmenté de 7 pour cent en 1999 par rapport à l'année précédente, pour atteindre la barre des 234 000. Le taux de remplissage des avions de ligne s'est accru de 2 pour cent et a atteint 51 pour cent. L'aéroport a enregistré près de 64 600 mouvements d'avion selon son exploitant, l'ALPAR SA. L'accroissement est de 3400 mouvements, soit 7 pour cent par rapport à 1998, année au cours de laquelle leur nombre avait baissé. 177 mouvements ont été recensé en moyenne chaque jour durant l'année écoulée.
2.2.00
Le Conseil fédéral renonce à présenter un contre-projet à l'initiative de l'ATE qui vise une plus grande sécurité routière en limitant la vitesse à 30 km/h à l'intérieur des localités. L'aménagement des routes sur tout le territoire coûterait des milliards et irait au delà de ce qui est souhaitable. L'aménagement de zones où la vitesse est limitée à 30 km/h dans les quartiers doit cependant être simplifié. La vitesse limitée à 30 km/h deviendrait la norme et une vitesse supérieure ou inférieure l'exception après l'initiative populaire. L'adaptation à 30 km/h sur tout le territoire coûterait des milliards, est-il précisé dans la base de discussion. Les économies susceptibles d'être réalisées grâce à une plus grande sécurité dans le trafic sont également indiquées: 200 millions de francs par an. La Confédération pourrait certes avoir recours aux droits de douane sur l'essence pour financer l'aménagement des routes. Un tel changement d'affectation de fonds destinés à la construction des routes ne paraît cependant pas susceptible de recueillir une majorité politique. La Confédération n'entend de surcroît pas exhorter les cantons et les communes à respecter des priorités dictées de Berne en matière d'aménagement des routes.
2.2.00
Les directions des FS et des CFF ont signé aujourd'hui le contrat de coentreprise entre les deux chemins de fer en trafic marchandises. L'entreprise commune deviendra opérationnelle au plus tard le 1er janvier 2001. Le PDG des CFF Benedikt Weibel présidera le conseil d'administration composé de manière paritaire, alors que Maurizio Bussolo dirigera l'entreprise. Per Utnegaard est prévu au poste de responsable opérationnel. L'entreprise de transports ferroviaires et de logistique - le no 2 en Europe - occupera près de 20 000 collaboratrices et collaborateurs et sera dotée d'un capital de 1200 millions d'Euros. La société, créée selon le droit italien, aura son siège à Milan. Une antenne importante est prévue à Bâle. Les collaboratrices et collaborateurs CFF seront mutés le 1.1.2001 dans un premier temps à la nouvelle filiale CFF Cargo SA et à la filiale de la coentreprise en Suisse lors de la fusion complète (Full Merger). Les CFF et les FS détiennent chacun une participation de 50 pour cent à la société anonyme. Le feu vert de la commission de la concurrence de l'UE fait encore défaut. La nouvelle entreprise occupera environ 16'000 personnes en Italie et 3700 à 4000 en Suisse.
2.2.00
Le canton de Zoug souhaite une simplification de la législation régissant le trafic routier. Les offices travaillent à la limite de leur capacité en raison de la pléthore de directives et des fréquentes modifications, selon le gouvernement. La critique fait suite à une consultation portant sur cinq modifications d'ordonnances de la législation routière. Le gouvernement indique dans sa réponse au conseiller fédéral Moritz Leuenberger que des consultations concernant des domaines techniques qui se suivent les unes après les autres occasionnent un travail très important pour les administrations cantonales. Aussi le gouvernement cantonal propose-t-il au ministre des transports de reprendre dans la mesure du possible les dispositions de l'UE ou d'autres normes internationales reconnues. Une adaptation séparée, par voie consultative, de la législation nationale ne serait alors plus nécessaire qu'à titre exceptionnel. Le gouvernement zougois invite de surcroît le conseiller fédéral à un temps de réflexion en interrompant pendant deux ans la révision permanente d'un nombre pléthorique d'ordonnances de la législation routière. Les capacités à disposition pourraient ainsi être utilisées pour réorienter ce secteur. Le gouvernement pense à une réduction des prescriptions, en sus de la reprise de la législation de l'UE. Il s'agit, selon le canton, d'examiner si une disposition concernant la sécurité routière ou l'environnement est véritablement nécessaire et si la mise en œuvre et le contrôle peuvent effectivement être assurés par la police et par les services de la circulation routière.
2.2.00
Le conseil d'Etat du canton de Zurich a opté en faveur du maintien de l'encouragement de la réalisation d'installations de stationnement pour les voitures et les deux-roues dans les gares, dès lors que les demandes de subventions pour les installations de Park-and-Ride ont été stoppées ces dernières années en raison du réexamen du concept lié au programme zurichois 1996 pour la qualité de l'air. Le taux de contribution pour les subventions cantonales est fixé d'une manière générale à 50 pour cent des coûts susceptibles d'être portés en compte. Les contributions sont toutefois limitées à 10 000 francs par place de stationnement pour les voitures et à 1200 francs par place de stationnement pour les vélos. Bénéficient de subventions les installations réalisées par les communes ou par les entreprises de transport. Les demandes de subventions ne sont plus examinées par la direction des travaux, mais par la communauté de transport zurichoise (ZVV). Plus de la moitié des installations Park-and-Ride programmées sont construites. Bien utilisées, elles sont généralement jugées positivement. La poursuite de l'encouragement de la réalisation d'installations de stationnement dans les gares est liée à la condition qu'un taux de couverture des coûts approprié puisse être obtenu.
3.2.00
Le TCS rejette l'introduction généralisée sur tout le territoire de la vitesse limitée à 30 km/h dans les localités, comme le demande l'initiative "Rues pour tous". Le TCS est favorable à une option différenciée de la vitesse limitée à 30 km/h. Il est prouvé que les limitations de vitesse signalées d'une manière générale ne sont guère respectées. Les expériences faites dans des villes étrangères montrent en outre que la limitation de la vitesse à 30 km/h ne contribue pas non plus à améliorer la sécurité routière. La limitation de la vitesse à 30 km/h n'est efficace que si toutes les rues à l'intérieur d'une localité sont aménagées en conséquence (rétrécissements, gendarmes couchés, etc.). Il en résulterait des coûts disproportionnés et - comme les expériences le montrent - une conduite agressive caractérisée par des freinages brusques et des accélérations rapides. La conséquence: davantage de bruit, de carburant consommé et de gaz toxiques produits. La limitation de la vitesse à 30 km/h touche également les transports publics de manière sensible. Les trams et les bus devraient en effet également respecter cette limitation de vitesse à l'intérieur des localités, d'où un ralentissement de leur marche et des coûts supplémentaires pour des véhicules supplémentaires. La possibilité d'introduire des zones où la vitesse est limitée à 30 km/h dans les quartiers pour améliorer la qualité de vie est aujourd'hui possible - comme il ressort de la plaquette publiée par le TCS -, pour autant qu'elles soient acceptées par les riverains et qu'une telle mesure de protection se justifie. Des limitations de vitesse généralisées ne sont pas nécessaires pour cela. Pas plus d'ailleurs qu'une initiative populaire. Le fait que l'administration sape une décision raisonnable des autorités politiques en distribuant, par ses services, la marche à suivre pour l'introduction de la limitation de vitesse à 30 km/h, élaborée avec les auteurs de l'initiative, est intolérable sur le plan institutionnel.
3.2.00
L'année 1999 a été une année de croissance pour l'aéroport de Zurich également. Le nombre de passagers s'est accru de 8,3 pour cent, celui des mouvements d'avion de 7,4 pour cent. Les retards ont toutefois aussi été caractérisés par la croissance. 20,9 millions de passagers ont utilisé l'aéroport de Zurich comme point de départ ou d'arrivée en 1999 (19,3 millions en 1998), comme il ressort des résultats officiels publiés pour l'année 1999. L'aéroport de Zurich a battu son nouveau record le dimanche 10 octobre en enregistrant 87 320 passagers. La moyenne quotidienne est de 57 330 passagers. 270 106 décollages et atterrissages ont été effectués à l'aéroport de Zurich en 1999 (plus 7,4 pour cent). Le nombre de mouvements d'avion durant les heures de nuit (22h.00 à 06h.00) a augmenté de 6078 à 9443. Ce qui représente 3 pour cent du nombre total de décollages et d'atterrissages et une moyenne de 26 (1998:17) mouvements par nuit. 20,3 pour cent (1998: 35 pour cent) des avions de ligne ont quitté Zurich à l'heure ou avec un retard allant jusqu'à 4 minutes l'an dernier. 35,3 pour cent (1998: 40 pour cent) ont présenté des retards allant de 4 à 15 minutes, alors que 44,4 pour cent (1998: 25 pour cent) ont enregistré des retards de plus de 15 minutes. Le chiffre d'affaires réalisé par la direction de l'aéroport de Zurich en 1999 s'est élevé à 381,4 millions de francs (1998: 373,1 millions). Le bénéfice a augmenté de près de 29 pour cent pour atteindre 58,1 millions de francs.
3.2.00
Importante décision préliminaire en faveur de l'assainissement du chemin de fer du Seetal entre Lenzbourg et Lucerne: les CFF, la Confédération et les cantons d'Argovie et de Lucerne ont mis à jour l'accord de financement et soutiennent pleinement l'assainissement de cette ligne de chemin de fer. Tant les deux cantons que l'Office fédéral des transports et les CFF entendent aller de l'avant en commandant du nouveau matériel roulant. Les quatre partenaires ont souligné les avantages de la solution ferroviaire et communiqué la répartition des coûts dans un communiqué de presse commun. La procédure de participation s'achève à fin janvier dans le canton d'Argovie. Les réactions sont en majeure partie positives, selon le communiqué. Le PRD, l'Union des arts et métiers et la Chambre de commerce sont favorables à un service de bus, alors que le PS, le PDC et l'ATE soutiennent un projet ferroviaire d'avant-garde. Les décisions politiques ont déjà été prises dans le canton de Lucerne. Elles sont favorables au projet ferroviaire. La première étape du projet, qui comprend le contournement d'Emmen jusqu'à Waldibrücke, est achevée et en exploitation depuis 1998. La décision finale n'a en revanche pas encore été prise dans le canton d'Argovie. L'acquisition de rames étroites et l'assainissement des passages à niveau sur le plan de la sécurité constituent les deux points principaux du projet. Des 194 passages à niveau existants, 147 seront supprimés et 46 assainis. 14 passages à niveau ont été équipés à titre provisoire de feux clignotants tournants. Il est prévu que le chemin de fer sera totalement assaini en 2005.
3.2.00
Une initiative populaire a été déposée qui vise à empêcher la construction d'un tunnel d'accès au raccordement autoroutier du Neufeld en ville de Berne. Une étude présentée en même temps aboutit à des conclusions négatives pour le tunnel. Le tunnel de 600 mètres de longueur, prévu entre le Neufeld et la Tiefenaustrasse, vise à délester le quartier de la Länggasse du trafic de transit. Or, l'étude de l'ATE montre que le trafic ne diminuerait pas de manière sensible, sauf pour la Neubrückstrasse, et que le tunnel induirait un nouveau trafic vers le centre ville. L'étude préconise, à titre de contre-projet, de créer une zone dans laquelle les piétons auraient la priorité au centre du quartier et de ralentir les flux de trafic en réalisant différentes mesures. Le contre-projet reviendrait à environ 35 millions de francs moins cher que le tunnel, devisé à quelque 50 millions de francs, selon l'ATE.
3.2.00
La phalange conduite par les Démocrates suisses et la Lega dei Ticinesi contre les accords bilatéraux avec l'UE a déposé 70 000 signatures à la Chancellerie fédérale. Un comité fourbit de surcroît ses armes contre les accords sectoriels. Il est composé, selon le communiqué distribué, d'un comité "Une Suisse pour nos enfants", du mouvement "Une Suisse neutre, une association d'entrepreneurs contre l'adhésion à l'UE", d'un groupe suisse romand répondant à l'appellation "Stop au béton", de groupements " La Suisse libre, consciente de ses possibilités", "Le mot d'ordre du citoyen suisse" et "Identité suisse", ainsi que des Jeunesses UDC lucernoises. Un mouvement se met en place qui tente de faire front aux accords bilatéraux de la même manière que celle utilisée il y a un an pour lutter contre la nouvelle constitution fédérale. La majeure partie des signatures émane, selon le conseiller national Bernhard Hess, secrétaire des Démocrates suisses, de la région du lac de Constance, de la Suisse centrale et du Tessin (environ 10 000 signatures par région). Quelque 8 300 signatures ont été récoltées en ville de Zurich, davantage que dans toute la Suisse romande où, selon Bernhard Hess, 7000 signatures au maximum ont été récoltées. Ne sont pas comprises dans ces chiffres les quelque 2500 signatures récoltées par le forum gauche-vert pour la démocratie directe et adressées par poste à la Chancellerie fédérale. Un comité de centre-gauche devrait en outre se former ces prochains jours contre les accords bilatéraux, tout particulièrement contre l'accord sur les transports terrestres.
4.2.00
Le PRD zurichois demande la réalisation rapide de tunnels routiers pour délester les rues en ville de Zurich. Il préconise d'examiner un financement sur une base privée, péages à l'appui. S'agissant du projet d'une route conduisant du tunnel Milchbuck à l'autoroute A3 dans le Sihlhölzli (tunnel du centre ville), le PRD demande que la construction de la première galerie du tunnel et de la branche ouest de l'A1 située dans le quartier industriel à l'ouest de Zurich soit avancée. La branche ouest de l'A1 devrait en outre être raccordée au tunnel du centre ville près du Sihlquai. De l'avis du PRD, ce tunnel routier, qui passe sous la gare, devrait pouvoir être mis en service d'ici l'an 2012. Les coûts d'investissements pour une galerie s'élèveraient selon le PRD à 30 pour cent des coûts totaux. Le PRD propose de surcroît la construction d'un tunnel sous le Käferberg pour délester le principal axe routier traversant la ville de Zurich, la Rosengartenstrasse (tangente ouest). Il estime qu'une telle liaison entre le nord et l'ouest de Zurich serait plus judicieuse que la réalisation du tunnel Waidhalden prévu dans le plan indicatif. Le réaménagement à deux pistes de la tangente ouest entre Bucheggplatz et Hardbrücke serait réalisable pour le trafic privé, après la construction du tunnel routier entre Irchel et Europabrücke, aux dires du président du PRD de la ville de Zurich, M. Türler. Lequel ajoute qu'une revalorisation des cercles urbains 6 et 10, dans lesquels la situation menace de se dégrader, serait ainsi possible. Le principe d'une privatisation des projets de construction de routes se prête tout particulièrement au tunnel conduisant de Tiefenbrunnen à Wollishofen en passant sous le lac, selon Reto Cavegn, membre du Grand Conseil. Lequel se dit convaincu que des investisseurs peuvent être trouvés pour un tel projet et estime que le tunnel pourrait être construit entre 2010 et 2020.
4.2.00
Le BLS et les CFF ont créé une organisation commune chargée d'examiner "toutes les formes d'une future collaboration". Toutes les formes seraient possibles, de la concurrence à la fusion, et ce pour tous les secteurs d'activité. Les PDG Benedikt Weibel (CFF) et Mathias Tromp (BLS) dirigent le projet. Les deux principales entreprises ferroviaires suisses discutent des structures légales communes. Hans Werder, le secrétaire général du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC), a indiqué que la Confédération n'avait exercé aucune pression, que l'initiative de ces discussions était venue des CFF. Le président du conseil d'administration des CFF, Thierry Lalive d'Epinay, a déclaré qu'il s'agissait de déterminer si les deux chemins de fer coopéraient ou se concurrençaient. La libéralisation commande de revoir la collaboration: "La guerre froide des axes est terminée". La recherche de potentiels d'économie figure également parmi les sujets de discussion, a-t-il ajouté en se déclarant satisfait du fait qu'il n'y avait pas de sujet tabou. Son interlocuteur au BLS, Peter Nydegger, a déclaré qu'il s'agissait de se donner réciproquement connaissance des positions respectives et que le BLS n'avait pas de raisons majeures de modifier sa stratégie. Une fusion ne constitue pas une priorité, mais une variante parmi des dizaines d'autres, selon Peter Nydegger. La conseillère d'Etat Doris Schaer-Born (PS) a, quant à elle, indiqué qu'elle était ouverte à toutes les options et qu'elle avait simplement tenu à exclure une fusion immédiate lors des déclarations faites aux médias ces derniers jours. Des informations ont de surcroît été données concernant la nouvelle solution portant sur l'infrastructure du transit BLS: le conseil d'administration du BLS a décidé la semaine dernière de céder le fret à une filiale BLS Cargo SA. Le prochain pas consistera à céder également les biens à l'infrastructure de transit. Il est prévu de créer une nouvelle filiale - analogue à la société BLS Alptransit SA qui a repris la construction des NLFA au Lötschberg. Le BLS continuera d'exploiter l'infrastructure. La décision incombe au conseil d'administration du BLS. Cette initiative est prise en raison du crédit que la Confédération a octroyé pour la construction de la seconde voie, à hauteur de 1 milliard de francs. Aux dires de Hans Werder, l'objectif de la Confédération est d'obtenir le plus grand nombre d'actions possible de la SA dans le secteur de l'infrastructure, tant il est vrai qu'elle a payé pour cela. La Confédération entend en revanche acquérir le moins d'actions possible dans le secteur Cargo. Les participations majoritaires n'ont pas encore été déterminées. La solution définitive quant au prêt accordé par le Confédération pour la construction de la seconde voie devra être trouvée lors de la deuxième étape de la réforme des chemins de fer, soit au plus au début 2005 selon l'estimation de Hans Werder.
4.2.00
Les cantons du nord-ouest de la Suisse veulent tirer profit de la seconde étape de Rail 2000. C'est ainsi que les membres des gouvernements responsables des transports publics maintiennent leur position quant au percement d'un nouveau tunnel à travers la chaîne du Jura. Les directeurs des transports publics des cantons d'Argovie, de Bâle-Campagne, de Bâle-Ville, de Berne, du Jura et de Soleure se sont penchés sur les objectifs généraux de la seconde étape de Rail 2000 dans l'optique de la Suisse du nord-ouest. Ils ont commandé une étude afin de corroborer leurs objectifs en matière d'offre. S'agissant du trafic ferroviaire international, ils revendiquent le raccordement au réseau européen à grande vitesse aux portes d'entrée de Bâle et de Delémont-Belfort. Le TGV Rhin-Rhône jouit de la priorité. Quant au trafic national à longues distances, les membres des gouvernements souhaitent mettre l'accent sur de bonnes liaisons entre les centres régionaux de moyenne importance. Il importe que les localités d'Aarau, de Berne et d'Olten puissent être atteintes à l'heure pleine et à la demi-heure, d'où la nécessité de développer l'infrastructure ferroviaire. Les directeurs des transports publics voient également la possibilité d'améliorer l'offre en trafic d'agglomération et en trafic régional. Les CFF ont été mandatés d'examiner les possibilités d'améliorer l'offre RER. Il s'agit avant tout de revaloriser les installations destinées au public dans les gares, de créer de nouveaux points d'arrêt et d'acquérir du matériel roulant moderne. La Conférence des directeurs cantonaux des transports publics de la Suisse du nord-ouest espère que l'étude confirmera les objectifs retenus en matière d'offre. L'étude devra renfermer des pronostics de trafic à long terme et faire ressortir les goulets d'étranglement futurs et les mesures nécessaires en matière d'infrastructure pour y pallier.
4.2.00
Les CFF veulent vendre leur part de 40 pour cent à la société d'exploitation des trains de nuit CityNightLine (CNL). Des négociations sont menées à ce sujet avec les Chemins de fer allemands SA (DB), qui détiennent déjà une participation de 60 pour cent du capital de la société. Le capital-actions de la CNL s'élève à 21,6 millions de francs. Les CFF en détiennent 8,6 millions. Le porte-parole des CFF, Christian Kräuchi, a déclaré, suite à un article du quotidien "Berner Zeitung", que les CFF entendent en tirer le meilleur prix possible. Les négociations n'ont pas encore été menées à terme avec la DB. La vente devrait permettre de tirer profit de synergies et d'améliorer la rentabilité de la société. Pour Christian Kräuchi, le retrait des Chemins de fer autrichiens (ÖBB) de la société commune, en 1996, a débouché sur une "constellation un peu bizarre". Il estime que l'influence des CFF, minoritaires, sur la CNL n'était de toute manière pas très importante et que la concentration de la société sous un seul et même toit est judicieuse, compte tenu de la situation difficile qui caractérise le marché. Le porte-parole des CFF a attiré l'attention sur le fait que les conditions du marché étaient plus favorables lors de la création de la CNL, à la fin des années quatre-vingt: l'avion était plus cher et les déplacements en train de nuit plus intéressants. Il est aujourd'hui difficile de demeurer concurrentiel suite à la chute des prix aériens et au développement de l'offre des vols interville. Les déplacements de jour en train sont devenus plus intéressants aujourd'hui grâce aux trains à grande vitesse qui circulent en France et en Allemagne. Le porte-parole des CFF croit néanmoins au maintien de l'offre CNL de Zurich à Berlin et de Zurich à Hambourg en dépit de ces changements et malgré la vente de la participation CFF. Il ne s'agit pas de liquider la société, mais de la restructurer. Il ressort des indications de la CNL pour l'année 1999 que la société a transporté environ 6 pour cent de passagers de plus et a accru son chiffre d'affaires dans le secteur de la billetterie de 4 pour cent par rapport à l'année précédente.
6.2.00
Le train à sustentation Transrapid Berlin-Hambourg est définitivement abandonné après des années de tiraillements. Le gouvernement fédéral, le chemin de fer et l'industrie ont tiré un trait à Francfort sous le projet pharaonique de train à sustentation tout en trouvant une entente pour la recherche d'un tronçon de remplacement en Allemagne dans les deux ans. Des politiciens de la CDU, du SPD et des Verts ont immédiatement réagi en demandant que la ligne ICE soit rapidement aménagée entre Hambourg et Berlin. Le ministre des transports a déclaré au terme de la réunion au sommet qui a duré près de trois heures que le gouvernement fédéral maintenait sa participation de 6,1 milliards de marks. Il est également question du raccordement des aéroports de Berlin-Schönefeld et de Munich au centre ville. Les raccordements seraient probablement exploités par le chemin de fer, mais une participation de tiers, telle la Lufthansa, est aussi envisageable. La discussion portant sur la construction d'un train à sustentation dure depuis plus de 30 ans en Allemagne. La décision de principe de retenir la liaison Berlin - Hambourg avait été prise en 1994 par le gouvernement Kohl. Près de 340 millions de marks ont déjà été consacrés au projet. La rentabilité du service constituait le point crucial de la ligne longue de 292 kilomètres. Le nouveau patron des Chemins de fer allemands avait déclaré la liaison non rentable. Il a indiqué, au terme de la réunion, que les Chemins de fer allemands SA ne voyaient aucune possibilité d'exploiter une ligne à simple ou à double voie de manière rentable. A noter que les prévisions de trafic ont été régulièrement révisées à la baisse, puisqu'elles ont passé de 14 millions de passagers par an au début des années nonante à 8,6 millions lors de la dernière analyse.
7.2.00
Des milliers de jeunes Suissesses et de jeunes Suisses ont provisoirement pris congé de la vie civile aujourd'hui. 10 557 hommes et 64 femmes ont en effet commencé l'école de recrues. La formation, qui dure 15 semaines, a lieu dans l'une des 44 écoles parsemées dans toute la Suisse. Les 64 femmes sont réparties dans 10 écoles. La gratuité de déplacement en train, en tram et en bateau n'est plus limitée à l'entrée en service. L'ordre de marche tient désormais également lieu de titre de transport gratuit pour les déplacements lors des déconsignations ou congés personnels. Cette prestation supplémentaire coûte 500 000 francs au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Dans son communiqué, le DDPS relève qu'il s'agit d'un investissement en faveur de la sécurité des soldats. Le Département verse 18 millions de francs par année aux CFF au titre des prestations de transport fournies.
9.2.00
L'aéroport international de Genève-Cointrin est tenu de verser des indemnités aux riverains et de les prendre à sa charge. Le Tribunal fédéral a en effet déclaré son recours institutionnel non recevable. Il en va de près de 60 millions de francs. Il ressort du recours que l'aéroport considère que son autonomie a été violée par deux lois du Grand Conseil du canton de Genève. Ces deux lois stipulent que l'aéroport est tenu de financer lui-même les indemnités à verser aux propriétaires des terrains situés aux abords de l'aéroport, d'une part, et elles ouvrent un crédit de 20 millions de francs à sa charge, d'autre part. Le Tribunal fédéral propose l'annulation de ces dispositions légales. Selon le Tribunal fédéral, l'aéroport est toutefois un établissement de droit public qui n'est pas habilité à déposer un recours de droit public. Ce type de recours vise essentiellement à permettre au citoyen de défendre ses droits constitutionnels. Les organismes de droit public ne peuvent y faire appel que dans une mesure limitée. C'est ainsi que des communes, des associations de communes, des bourgeoisies et des paroisses ont pu recourir contre la violation de leur autonomie en déposant un recours de droit public. Ce n'est pas le cas des établissements de droit public du droit cantonal. Le Tribunal fédéral avait, en 1996, contraint le canton de Genève d'indemniser les propriétaires des terrains situés aux abords de l'aéroport. Le montant total de ces indemnités s'élève à près de 60 millions de francs. La majeure partie du Grand Conseil genevois est parvenu à la conclusion en juin de l'année dernière qu'il incombait à l'aéroport de prendre ces coûts à sa charge, selon le principe du pollueur-payeur. Les deux lois contestées ont été édictées à la suite de cette décision.
9.2.00
Les 39 victimes de l'incendie qui s'est déclaré dans le tunnel du Mont-Blanc il y a à peine 11 mois ont apparemment été intoxiquées par des gaz contenant du cyanure. C'est le journal parisien "Libération" qui le déclare en se fondant sur une analyse des autorités françaises responsables de la sécurité. Le cyanure, hautement toxique, se serait ainsi formé lorsque le matériel isolant du camion frigorifique qui a créé l'accident a pris feu. Le cyanure freine le passage de l'oxygène du sang dans les tissus. L'acide cyanhydrique qui s'est dégagé aurait tué en quelques secondes tous ceux qui se trouvaient derrière le poids lourds belge. Le rapport révèle en outre que le cyanure est utilisé comme matériel isolant bon marché aussi bien dans la construction des camions que des immeubles.Les autorités responsables de la sécurité et les communes proches du tunnel ont exigé l'interdiction de cette substance toxique.
9.2.00
L'Office fédéral des transports et l'Office des transports publics du canton de Berne ont attribué l'exploitation des services de bus dans la région d'Interlaken à Car postal Oberland bernois à partir du prochain changement d'horaire. Le Chemin de fer du Lötschberg BLS SA a déposé un recours contre cette décision. Il est partisan de la libre concurrence et de la qualité, mais demande que les règles du jeu soient correctes. Il conteste qu'elles l'aient été en l'occurrence dans les secteurs du personnel et de l'infrastructure. Il présume de surcroît une sous-enchère illicite selon la loi sur les cartels de la part de Car postal.
10.2.00
Les transports urbains de la ville de Zurich (VBZ) ont passé commande de 75 trams Cobra au consortium ADtranz/Fiat SIG. La question se pose toutefois de savoir qui construira la nouvelle génération des trams zurichois en Suisse. Il ressort du communiqué d'ADtranz Suisse que le contrat portant sur un montant de plus de 200 millions de francs sera signé au début de l'été. Il a été convenu avec les VBZ que les trams seront construits en Suisse. D'où la sauvegarde de quelque 25 emplois. La décision sera prise ces prochaines semaines quant au partenaire du consortium qui se verra confier la production des trams. Le consortium examine toutes les possibilités, selon le communiqué. L'entreprise thurgovienne Stadler-Fahrzeuge SA serait également sur les rangs, outre la société composée des collaborateurs mêmes d'ADtranz Suisse qui se proposent de reprendre son activité. Cette dernière solution bénéficie des faveurs des syndicats.
10.2.00
Les directives fédérales portant sur l'interdiction pour les poids lourds de circuler la nuit et le dimanche sont suivies à la lettre dans le canton d'Argovie. Le nombre d'autorisations exceptionnelles est, dans l'ensemble, demeuré stable ces dernières années. Le Conseil d'Etat répond à une interpellation du membre du Grand Conseil socialiste Hans Bösch en précisant que l'office de la circulation routière, l'autorité compétente pour l'octroi d'autorisations exceptionnelles de transport par camion dans le canton d'Argovie, applique les dispositions légales de manière correcte et constante. Il s'avère que 923 autorisations exceptionnelles de circuler le dimanche et la nuit ont été accordées en 1997. Le nombre d'autorisations a augmenté provisoirement l'année suivante pour atteindre environ le millier en raison de travaux sur l'A 1. Le gouvernement répond que l'on ne peut toutefois parler d'une tendance à la hausse. Le nombre d'autorisations a en effet à nouveau baissé en 1999 (831). La majeure partie des autorisations a été accordée pour des transports de matériel liés à la construction ou à la réfection de routes ou de voies de chemin de fer, pour des transports de produits agricoles et de denrées périssables, ainsi que pour des transports de véhicules et des transports exceptionnels. Le Conseil d'Etat est d'avis que le contrôle des prescriptions fédérales est garanti et qu'il ne saurait être question d'une situation chaotique en la matière. Il assure que les directives fédérales sont strictement appliquées. 77 amendes d'ordre ont été infligées l'an dernier pour non-respect des heures interdites.
10.2.00
Des parlementaires de tous les partis genevois ont fait revivre l'idée d'une liaison ferroviaire entre la gare de Cornavin et Annemasse en présentant un projet de loi. Le conseiller national popiste Jean Spielmann a déclaré à la presse que les représentants du comité favorable à la réalisation de lignes de chemin de fer entre la Suisse et la France (CCFF) demandent que le Grand Conseil genevois se penche encore en février sur ce projet de loi. Un crédit de 6 millions de francs devrait ainsi être mis à disposition. La construction du maillon manquant, de 4,5 kilomètres, entre la gare de La Praille sur la rive droite de l'Arve et la gare des Eaux-Vives sur la rive gauche, constitue le point central de la revendication. Il est proposé de construire un tunnel qui passerait sous l'hôpital. Un accord avait été passé en 1912 déjà entre le canton de Genève, la Confédération et les CFF, qui prévoyait la construction de cette ligne. Les partisans du projet soulignent que les terrains concernés sont toujours réservés. En reprenant le projet ferroviaire, leurs auteurs concurrencent toutefois directement le projet de "métro léger". Ce projet, lancé dans les années nonante, prévoit un métro en surface reliant Annemasse à Meyrin (CERN) en passant par Cornavin, sur une distance de 16 kilomètres. Le premier tronçon aurait dû être mis en service en 1997. Le projet a pris du retard suite aux discussions concernant l'étalement des travaux. Les coûts étaient estimés à 450 millions de francs en 1995. Le CCFF estime les coûts de la liaison ferroviaire à 700 millions de francs, dont 300 seraient pris en charge par les CFF.
11.2.00
La redevance poids lourds basée sur la distance, dont l'introduction en Allemagne est envisagée en 2002, devrait s'élever à environ 25 pfennig par véhicule-kilomètre. Cela signifie que la redevance décuplerait par rapport au montant forfaitaire requis aujourd'hui pour la vignette européenne. Cette recommandation émane de la commission d'experts "Financement des infrastructures de transport" mandatée par le ministère fédéral des transports.
12.2.00
L'entreprise Sachsenring SA, sise à Zwickau (D), reprend 51 pour cent de la société Nutzfahrzeug Arbon Wetzikon SA (NAW), sise à Arbon TG. Les 49 pour cent restants demeurent en main de l'ancien propriétaire unique, DaimlerChrysler SA. Sachsenring SA est l'ancien constructeur des voitures "Trabant" de la RDA. NAW collabore depuis quatre ans avec Sachsenring pour la construction de la cabine du véhicule "Econic" produit par NAW pour la récolte des déchets. Questionné à propos de la sauvegarde des emplois à Arbon, le PDG de NAW Sepp van Hüllen a confirmé les informations de la presse régionale selon lesquelles aucune menace ne planait sur les places de travail en raison des changements survenus au niveau des actionnaires. Il est prévu que les 320 employés continuent à construire des véhicules répondant à des besoins particuliers. NAW est le fruit de la fusion entre la division des véhicules utilitaires de Adolph Saurer SA et de FBW Wetzikon avec une participation de Daimler-Benz SA à hauteur de 40 pour cent. Daimler-Benz a pris le contrôle de NAW en 1992. Le site de fabrication de Wetzikon a été abandonné en 1995.
14.2.00
Le tunnel Eggflue de la J18, ouvert au trafic en juin 1999, a pleinement répondu aux attentes placées dans cet ouvrage: le trafic a régressé de 86 pour cent dans la commune de Grellingen, située dans la vallée de Laufon, selon les premiers recensements effectués. Le tunnel, d'une longueur de près de trois kilomètres, constitue la pièce maîtresse du contournement de Grellingen. 15 500 véhicules l'ont franchi chaque jour, en moyenne, en novembre 1999. La direction des travaux et de l'environnement de Bâle-Campagne (BUD) indique que le nombre de véhicules enregistré à Grellingen, à la même période, a régressé de 17 300 à 2 500 par rapport à novembre 1998. 12 pour cent des véhicules empruntant le tunnel Eggflue sont des poids lourds. La proportion de camions à Grellingen a en revanche baissé de onze à six pour cent. Le fort accroissement de trafic qui était craint par certains sur l'axe Aesch-Zwingen-Laufen ne s'est pas produit. Le BUD n'a enregistré que 3 pour cent environ d'augmentation.
15.2.00
Importante adjudication pour le tunnel de base du Lötschberg: le consortium international Satco l'a emporté. Il construira le lot nord à Mitholz pour un montant de 533 millions de francs. Le conseil d'administration du BLS Alp Transit SA fait savoir que le véritable coup d'envoi s'agissant du percement des tunnels de base proprement dits du projet de NLFA en Suisse sera donné le 1er août. Une galerie de 7,4 kilomètres conduira de Mitholz à Frutigen; puis deux galeries de 8,7 kilomètres de longueur seront construites par des mineurs en direction du sud. Il s'agit des plus longs tronçons du tunnel de base du Lötschberg qui seront percés à l'explosif. Il est prévu que le percement de la galerie côté est conduisant en direction de Frutigen sera achevé en été 2003 et que la jonction entre les cantons de Berne et du Valais sera réalisée en été 2004. Le consortium Satco réunit, sous la conduite de la société autrichienne Ilbau SA (30 pour cent), les entreprises Rothplezt, Lienhard & Cie, Suisse (13 pour cent), Walo Bertschinger, Suisse (7 pour cent), Dumez, France (25 pour cent) et Skanska International, Suède (25 pour cent). Deux galeries sont percées en direction du nord à partir de Rarogne (VS). La galerie ouest sera percée à l'explosif sur une longueur de 2,6 kilomètres, alors que la galerie est sera réalisée au moyen d'un tunnelier sur une longueur de 10,2 kilomètres. Le percement proprement dit devra être achevé en été 2004. Le conseil d'administration du BLS Alp Transit SA a décidé d'entrer en tractations avec le consortium MaTrans pour ces travaux. Le consortium MaTrans, composé de l'entreprise Marti Tunnelbau SA, du groupe allemand Walter, de la société autrichienne Porr et de l'anglaise Balfour Beatty à raison d'un quart par entreprise, participe déjà aux travaux du lot de la fenêtre de Steg. MaTrans sous-traite certains travaux à des entreprises de construction valaisannes.
16.2.00
Le Chemin de fer Bodensee-Toggenburg (BT) a présenté le projet de la ligne d'accès suisse orientale des NLFA St-Gall - Wattwil - Rapperswil - Arth-Goldau et des installations de sécurité. La conseillère d'Etat Rita Roos, présidente du conseil d'administration du BT, a mis en évidence les avantages économiques de la concurrence d'idées qui règne en Suisse dans le secteur du chemin de fer. Une part infime de la manne de 30 milliards de francs affectée aux grands projets de transports publics suisses profite à la Suisse orientale, a-t-elle déclaré. Il s'agira d'en tenir compte lors de planification des travaux de la seconde étape de Rail 2000, a-t-elle ajouté. La conseillère d'Etat a en outre saisi l'occasion de faire part - indirectement - de son opposition à une mainmise des CFF sur le BT. La nouvelle loi sur les chemins de fer vise à stimuler la concurrence dans le but de proposer une offre optimale à un coût minimal. Les cantons n'ont la possibilité de mettre en soumission des prestations de transport que s'il y a plusieurs candidats sur le marché. La concurrence est stimulante, a-t-elle souligné.
16.2.00
Il continue d'être permis de travailler le dimanche dans la plupart des magasins situés en gare principale de Zurich et dans d'autres centres ferroviaires. Telle est la constatation de l'office de l'économie et du travail du canton de Zurich suite à une nouvelle appréciation demandée par la voie juridique. 93 magasins situés en gare principale de Zurich et dans le "Shopville", 18 situés en gare de Stadelhofen et quatre en gare de Uster sont autorisés à faire travailler leur personnel le dimanche également. Ces magasins sont considérés, en vertu de la nouvelle législation ferroviaire, comme des entreprises annexes du chemin de fer qui axent leur assortiment sur les besoins de la clientèle ferroviaire. Le travail dominical sans autorisation particulière répond à la volonté populaire. Les Zurichoises et les Zurichois ont en effet donné leur feu vert il y a deux ans pour que les magasins situés dans les gares puissent demeurer ouverts de 6 à 20 heures les jours ouvrables et les jours fériés officiels. L'office cantonal de l'économie et du travail s'est vu contraint par le tribunal administratif de procéder à une nouvelle appréciation du travail dominical. Les juges ont demandé que l'on ne se limite pas à une appréciation globale, mais que chaque magasin fasse l'objet d'une appréciation. Les CFF ont, dans l'intervalle, donné suite à cette demande et déterminé les entreprises annexes du chemin de fer.
16.2.00
Le tunnel du Nieschberg et le tunnel de Wachtenegg forment, avec une route existante et une nouvelle route, la meilleure variante de contournement de la localité d'Herisau. Telle est la position du gouvernement. Le directeur des travaux Jakob Brunnschweiler l'a présentée lors d'une conférence de presse en déclarant que le contournement constituait une solution susceptible de résoudre les problèmes de circulation à Herisau. L'autre variante - le projet en Y - est basé sur le réseau des routes existantes. Une analyse comparative des deux variantes doit encore être faite avant qu'une solution puisse être mise en consultation au cours de l'été. Il est dans tous les cas prévu de soumettre, cette année encore, une demande de crédit au Grand Conseil en vue de l'élaboration d'un avant-projet. Le coût de la solution de contournement présentée, qui a les faveurs du gouvernement, est estimé à 250 millions de francs. Cet investissement permettrait à la région d'Appenzell d'obtenir un raccordement possible au réseau autoroutier, une gestion des flux de trafic optimale, une réduction du bruit et une amélioration de la qualité de l'air.
16.2.00
Les CFF prévoient un bénéfice de 10 millions de francs en l'an 2000. Le bénéfice devrait augmenter progressivement pour atteindre 206 millions de francs en 2003. Quant au cash flow, il devrait passer à 800 millions. Le Conseil fédéral a approuvé le budget et la planification. Le bénéfice s'accroîtra de 10 millions en l'an 2000 à 141 millions en l'an 2001, selon la planification à moyen terme des CFF. Le Conseil fédéral attribue ces perspectives réjouissantes à l'augmentation de la productivité, d'une part, et à la diminution des investissements, d'autre part. La productivité augmentera en effet de 10 pour cent cette année et de 6 pour cent par année en 2001, 2002 et 2003 grâce à davantage de prestations fournies par moins de personnel. Les travaux les plus importants de la première phase de Rail 2000 arrivant à leur terme, il en résulte une diminution de 500 millions de francs au titre des investissements jusqu'en 2003.
17.2.00
Les CFF ont présenté leurs nouvelles rames Intercity pendulaires (ICN). Les deux premières rames - 24 unités ont été commandées - circuleront à partir du changement d'horaire à fin mai sur la ligne Lausanne-Bienne-Zurich. Les CFF ont présenté leur nouveau fleuron lors d'un voyage de presse entre Genève et Zurich. C'est la première fois qu'ils utilisent la technique des caisses inclinables pour diminuer les temps de parcours. Les rames peuvent en effet circuler plus rapidement dans les courbes. Il est ainsi possible, grâce à cette nouvelle technique, de renoncer à aménager la ligne sinueuse du pied du Jura. Les temps de parcours entre la Suisse occidentale et la Suisse orientale seront réduits de 15 minutes à partir de 2001 en empruntant cette ligne. La durée du voyage entre Lausanne et Zurich sera alors la même par Bienne et par Berne. La vitesse maximale des ICN est de 200 km/h. Ces rames disposent de trois compartiments pour voyageurs d'affaires en 1e classe, dotés de sièges en cuir, de tables repliables et de prises pour ordinateurs. Des compartiments pour chaises roulantes ainsi que des poussoirs de secours et des écrans d'information pour les malentendants sont proposés dans les deux classes. Nouveauté également: les rames sont composées de voitures entières pour fumeurs et de voitures pour non fumeurs. Les CFF qualifient l'ICN de fleuron de leur parc de véhicules. Les passagers sont censés ne pas s'apercevoir que la rame s'incline dans les courbes. Des voyages d'essai seront proposés dans toute la Suisse de mi-mars au début mai. La demande est très forte, à en croire les CFF.
17.2.00
Sept millions de passagers - 1,3 pour cent de plus que l'année précédente - ont été transportés en 1999 par Car postal St-Gall - Appenzell. Le surplus de recettes (+ 2,7 pour cent) a permis de couvrir les coûts des nouvelles prestations proposées, soit 30 000 kilomètres (+ 0,6 pour cent) effectués par les véhicules jaunes sur les 46 lignes exploitées, ainsi qu'il ressort du communiqué publié par Car postal. L'entreprise a pu fournir des prestations supplémentaires, sans augmentation parallèle des subventions des pouvoirs publics, grâce au recours à des véhicules de plus grande dimension. Un accroissement du nombre de passagers a été enregistré essentiellement sur les relations Arbon - Wittenbach, Roschach - Goldach et Engelbuch - St-Gall. La relation Arbon - St-Gall dispose d'une course directe aux heures de pointe depuis la fin du mois de mai 1999. Les bus empruntent l'autoroute. Car postal souligne en outre dans son communiqué que le recours à six nouveaux véhicules à deux étages et à deux bus articulés a permis d'accroître les capacités de transport dans l'agglomération saint-galloise. et que des améliorations ont été réalisées en matière de gaz d'échappement.
17.2.00
Une cinquième paire de trains circulera entre Constance et Zurich à partir du changement d'horaire 2000/2001. Le Conseil d'Etat thurgovien communique qu'il a commandé cette nouvelle prestation pour améliorer l'offre ferroviaire régionale. Une parmi d'autres, puisqu'il a également passé commande d'une nouvelle liaison matinale sur la ligne postale Arbon - St-Gall, d'une extension de l'offre de cars postaux entre Bischofszell et Halden/Schweizerholz, ainsi que d'un prolongement de la ligne de bus Wil - Wilen. La ligne de cars postaux Frauenfeld - Aadorf est prolongée jusqu'à Ettenhausen. Enfin, le supplément perçu pour les déplacements en Publi-Car est réduit d'un tiers et s'élève dorénavant à deux francs. Le rayon d'activité de Publi-Car "Gögelland" est en outre étendu à toute la commune politique de Berg et au hameau de Weerswilen. L'indemnité versée au titre de l'offre du trafic régional pour la période horaire 2000/2001, soit 47,72 millions de francs, demeure pratiquement inchangée par rapport aux 47,7 millions versés pour la période 1999/2000. Sont compris dans cette indemnité les prestations du trafic régional des CFF, de la ligne longeant le lac de Constance, des chemins de fer privés et des lignes de bus, ainsi que de Publi-Car. La relation par l'Express régional Constance - Zurich est également comprise dans l'indemnité. Le canton de Thurgovie prend 10 millions à sa charge, alors que les communes et les régions voisines participent à hauteur de 5,3 millions. La part de la Confédération s'élève à 30,9 millions de francs. Le plan financier 2001 prévoit de surcroît qu'un montant de 1,5 million de francs provenant des recettes de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) sera à disposition.
18.2.00
La décision concernant l'assainissement du chemin de fer du Seetal, dans le canton d'Argovie, est imminente, après des décennies de planification. Le Conseil d'Etat a présenté un projet de chemin de fer "ultramoderne et rapide" au Grand Conseil. Le Parlement argovien est appelé, dans un premier temps, à prendre position sur le fond. Le Conseil d'Etat entend soumettre ultérieurement les projets concrets des différentes étapes au verdict parlementaire. Le projet prévoit un assainissement du chemin de fer sur le tracé actuel, un quart environ des passages à niveau dangereux étant appelés à disparaître et le reste à être doté de barrière de sécurité. Le matériel roulant constitue la véritable nouveauté du projet d'assainissement. Il est en effet prévu de faire l'acquisition de véhicules légers, plus étroits que les voitures conventionnelles CFF mais aptes à circuler sur leur réseau. Le directeur des travaux du canton d'Argovie Thomas Pfisterer a déclaré en conférence de presse, à Aarau, qu'une telle solution n'est envisageable que parce que les CFF ont abandonné leur idée de faire circuler également des trains NLFA sur la ligne du Seetal. Les coûts de réalisation sont estimés à environ 69 millions de francs, dont 50 à la charge de la Confédération et des CFF, environ 10 à la charge du canton et cinq millions à la charge des communes concernées. Thomas Pfisterer s'est dit persuadé qu'il s'agit de la dernière possibilité de transformer ce chemin de fer d'antan en un chemin de fer ultramoderne. Un rejet du projet par le Grand Conseil signifierait pour la population du Seetal un avenir incertain, avec des risques d'accident, et une opportunité manquée.
22.2.00
A Altendorf, l'autoroute N3 coupe le village en deux. Aussi est-il prévu de la couvrir sur une longueur de 590 mètres et d'utiliser une partie de la surface couverte comme place de sport publique et l'autre partie pour y construire des habitations. La municipalité d'Altendorf a encore précisé lors de la conférence de presse que le maître d'œuvre des bâtiments d'habitation sera la CNA.
22.2.00
La compagnie de navigation Viking River Cruises SA, dont le siège est à Bâle, entend agrandir sa flotte par des acquisitions. De 17, le nombre d'unités passera à 26 et fera de la compagnie la plus grande organisation au monde proposant des croisières fluviales. Viking River Cruises SA, créée en 1997 par des investisseurs hollandais et scandinaves, est convenue de reprendre les unités récentes utilisées par la compagnie de navigation sur le Rhin Köln-Düsseldorf SA (KD SA). Il ressort du communiqué de Viking que l'accord sera signé ces prochaines semaines, après approbation de l'accord par les conseils d'administration respectifs.
22.2.00
Les Transports urbains de Lucerne (VBL) vont être transformés en une société anonyme au début 2001. La ville de Lucerne devrait toutefois conserver la totalité du capital-actions dans un premier temps et la majorité des actions à long terme. Il ressort du communiqué que des critères minimaux seront également appliqués par une VBL SA dans le secteur du personnel. Des tractations sont en cours entre le groupement d'intérêt pour les transports publics dans l'agglomération lucernoise (ÖVL), les entreprises de transport et les associations du personnel en vue de la mise en place d'un contrat cadre applicable aux chauffeurs et renfermant tous les éléments d'une convention collective de travail.
23.2.00
La commission de la concurrence (Comco) informe qu'elle conduit une enquête sur les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF), accusés d'avoir, le cas échéant, abusé de leur position dominante sur le marché. L'offre proposée par les CFF à l'entreprise concurrente Lokoop SA, filiale des chemins de fer Mittelthurgau, Südostbahn et de l'agence de voyages Mittelthurgau, fait l’objet d’un examen. Cette entreprise transporte les paquets, sur mandat de la Poste, dans la région de St-Gall et de la vallée du Rhin. Les CFF n'entendaient proposer à l'entreprise Lokoop que des prestations en bloc, en particulier dans le secteur de la manœuvre des wagons dans les gares de St-Gall, Rorschach, Frauenfeld, Landquart et Coire. Les CFF précisent dans un communiqué qu'ils se félicitent de l'enquête menée par la Comco, dès lors qu'ils ont conclu des contrats de prestations de service en tant que vendeurs ou acheteurs avec de nombreuses entreprises de transport concessionnaires et que ces contrats ont nulle part donné lieu à des litiges. La Lokoop, dont le siège se trouve à Weinfelden, a été créée en 1994 pour acquérir et exploiter des services ferroviaires. L'entreprise de transport de fret a fait l'acquisition de 19 anciennes locomotives de la RDA.
24.2.00
Les cantons de montagne suisses marquent leur accord de principe s'agissant du protocole des transports de la convention internationale des Alpes. Des réserves sont toutefois émises en ce qui concerne la construction de routes alpines et de places d'aviation servant au trafic à l'intérieur de la zone alpine. Les cantons alpins saluent certes la disposition selon laquelle l'impact sur le milieu vital du trafic à l'intérieur de la zone alpine et en transit par celle-ci doit être réduit. Le trafic de transit est tout particulièrement visé, car son impact sur les être humains, sur les animaux et sur les plantes dans la zone alpine est le plus sensible. La Conférence gouvernementale des cantons de montagne est d'avis que les routes alpines servant au trafic à l'intérieur de la zone alpine, telles des autoroutes et des routes de contournement, doivent être rayées du champ d'application du protocole des transports. Aussi est-elle intervenue à ce sujet auprès du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Les cantons de montagne rejettent de surcroît "de manière résolue" une interdiction de construire et d'agrandir des places d'aviation dans la zone alpine, une telle interdiction étant contraire aux objectifs formulés par la Confédération et par les cantons, est-il indiqué dans le communiqué. Les restructurations opérées aux CFF, à la Poste et à Swisscom préoccupent les cantons de montagne. Ceux-ci craignent en effet des suppressions de prestations dans les régions périphériques et de montagne. Un groupe de travail est mis en place pour analyser les conséquences de ce développement et accroître l'influence desdits cantons sur la Confédération et sur les entreprises en question.
24.2.00
L'Office fédéral des routes (OFROU) constate que les trois quarts des conducteurs qui se sont vus retirer le permis de conduire suite à une infraction du code de la route ne récidivent pas. Il considère que ce moyen a ainsi fait ses preuves. 77,5 pour cent des conductrices et des conducteurs recensés pour la première fois en 1995 dans la statistique des mesures administratives en matière de circulation routière se sont comportés correctement après le retrait de permis. 18,3 pour cent ont récidivé une fois, 3,4 pour cent une seconde fois et 0,8 pour cent trois fois et plus. L'OFROU a enregistré 50 333 retraits de permis opérés par les cantons en 1999, soit 0,8 pour cent de plus que l'année précédente. Il indique que le nombre d'avertissements a par contre régressé de 3,3 pour cent en 1999 (46 532 ) par rapport à 1998. Les dépassements de vitesse constituent la raison principale des retraits de permis (47 pour cent) et des avertissements (67 pour cent). Suivent au second rang le non respect de la priorité et l'inattention. 14 500 permis (31 pour cent) ont été retirés pour conduite en état d'ébriété. 690 conductrices et conducteurs se sont vus retirer leur permis pour une durée illimitée. 954 toxicomanes et 299 personnes ayant consommé de la drogue ont également fait l'objet d'un retrait de permis; la tendance est à la baisse, selon l'OFROU.
24.2.00
Les travaux de déboisement commencent la semaine prochaine dans la région de Wimmis en vue de la construction du nouveau raccordement de l'autoroute A 6 à la route du Simmental. S'agissant de l’offre de cars postaux, il s'avère que les restrictions de trafic dureront environ trois semaines. L'Office d'information du canton de Berne précise dans son communiqué que près de 10 000 m2 de forêts doivent être déboisés dans la région de Wimmis pour la construction de la nouvelle route. Une surface identique sera reboisée dans la région. L'adjudication des travaux est prévue en avril 2000 pour un montant de 30,9 millions de francs. Les travaux proprement dits commenceront en mai 2000. Cet ouvrage sera ouvert à la circulation en 2003. Le raccordement actuel de l'autoroute A 6 à la route du Simmental n'est pas satisfaisant. De la sortie de l'autoroute, une route étroite et sinueuse rejoint la route du Simmental près de Wimmis. Le tronçon n'est de surcroît pas sans risques en raison du danger de chutes de pierres. La nouvelle route franchit la Simme par un pont de 190 mètres et s'engouffre dans un tunnel de 700 mètres de longueur. La jonction à la route du Simmental sera opérée à Port. La localité de Wimmis disposera d'un nouveau raccordement multidirectionnel. L'actuelle route cantonale longeant la rivière sur sa rive droite et les installations du barrage seront déplacées.
24.2.00
Les Chemins de fer appenzellois ont transporté 3,004 millions de personnes en 1999. La progression par rapport à l'année précédente est sensible: + 63 800 passagers ou + 2,2 pour cent. Le trafic s'est développé de manière positive dans tous les secteurs, quand bien même le premier semestre a été marqué par un fort recul en raison des mauvaises conditions atmosphériques. Le trafic des abonnés a progressé de 2,5 pour cent par rapport à 1998. L'accroissement du trafic de groupe (+ 3,6 pour cent de recettes) est particulièrement réjouissant. La vente des billets a à nouveau enregistré une augmentation (+ 1,4 pour cent). Les recettes de transport totales ont augmenté de près de 100 000 francs pour atteindre les 5,9 millions de francs. S'agissant des charges, elles se sont élevées à 24,474 millions de francs en 1999 (1998: 25,054 millions de francs). Le cash flow a permis d'affecter 5,562 millions de francs aux amortissements des installations et des véhicules. Compte tenu des recettes et des charges extraordinaires, l'entreprise boucle les comptes par un excédent de 256'048 francs (1998: 264'824 francs). Ce montant est affecté aux provisions. Les objectifs budgétaires ont été atteints, voire dépassés dans certains secteurs, grâce à une planification prévoyante et à un controlling constant. Les comptes annuels de la ligne de bus ainsi que ceux de la filiale Shop S.à.r.l. présentent, eux aussi, un résultat positif et contribuent au bon résultat global.
28.2.00
Le Conseil d'Etat nidwaldien a approuvé un crédit de 52'000 francs destiné à la planification de la deuxième étape de Rail 2000. La réalisation d'un RER constitue le principal projet pour la Suisse centrale. Il s'agit, selon la chancellerie d'Etat du canton de Nidwald, d'améliorer le trafic régional entre les agglomérations ainsi qu'à l'intérieur du canton à la faveur de la seconde étape de Rail 2000. Le crédit est destiné à obtenir des informations exactes pour être en mesure de définir concrètement les besoins du canton et les communiquer à la Confédération. Le canton de Nidwald entend, avec les autres cantons de Suisse centrale, obtenir une part du crédit de 5,9 milliards de francs de la Confédération a affecté à la seconde étape de Rail 2000. Les flux croissants de pendulaires rendent le développement d'une offre parallèle au trafic individuel nécessaire. Les différents projets de cette seconde étape seront réalisés au cours des années 2010 - 2020. Les cantons doivent néanmoins prendre les choses en main dès maintenant s'agissant de la planification.
28.2.00
Les CFF ont fondé une filiale répondant à l'appellation CFF Re pour assurer les risques encourus par la société mère. Cette filiale, dotée d'un capital-actions de 10 millions de francs, a son siège au Liechtenstein. Site qui, selon les CFF, offre le plus d'avantages, tels la proximité géographique, le franc suisse comme unité monétaire, des bases légales et une jurisprudence analogues. Le "fonds pour gros dégâts" géré jusqu'à fin 1999 a été dissous. "CFF Re" permet aux CFF d'avoir un accès direct au marché mondial de la réassurance, d'où une très sensible réduction des primes. Elle leur permet également d'obtenir une couverture d'assurance pour des ouvrages tels les ponts, les tunnels, les voies et la caténaire, qu'il est difficile d'obtenir sur le marché. Le conseil d'administration des CFF SA a en outre approuvé la vente, aux Chemins de fer allemands SA, de leur participation de 40 pour cent à la société CityNightLine, à sa valeur marchande de 8,6 millions de francs. L'offre de relations nocturnes au départ et à destination de la Suisse demeure toutefois inchangée.
28.2.00
Le Chemin de fer du Lötschberg BLS SA entend réintroduire l'offre de transport des voitures de Kandersteg à Iselle (I) aux dates de forte demande, à partir du 20 avril. Le transport des voitures au Simplon a été abandonné par les CFF en 1993. Répondant aux questions de l'agence de presse sda suite aux articles parus dans la presse, le porte-parole du BLS, Hans Martin Schaer, a déclaré que la décision de son entreprise s'appuyait sur une enquête révélant que 90 pour cent des personnes interrogées souhaitaient une telle offre. Le BLS prévoit de mettre quatre à cinq trains en circulation par nuit. Les chemins de fer et les autorités concernés ont donné leur feu vert. Seule l'approbation de l'Office fédéral des transports et celle des autorités italiennes font encore défaut. Elles sont attendues ces prochains jours. Les CFF ont abandonné le transport des voitures entre Brigue et Iselle, au Simplon, pour manque de rentabilité. Le gouvernement valaisan souhaite réintroduire une telle prestation, quotidiennement et toute l'année, à partir du changement d'horaire du 15 décembre 2002. Seul le BLS a répondu à cet appel d'offres.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Mars 2000 1.3.00
Une première étape du chantier du nouveau tunnel de base au Gothard est achevée: la galerie verticale de 800 mètres de profondeur, forée à Sedrun, est opérationnelle. Le chantier est préparé au pied du puits en vue de la poursuite du forage. Ce point d'attaque à Sedrun permet de réduire de cinq ans la durée du percement du tunnel de base à travers le massif du Gothard, sur une longueur de 57 kilomètres. Le forage proprement dit du puits a commencé il y a à peine 13 mois. Les travaux préparatoires avaient duré deux ans. Le pied du puits se trouve au niveau du tunnel de base. Le communiqué de presse précise que le percement de trois cavernes de grande dimension constitue la prochaine étape de construction. Le percement des deux galeries du tunnel de base commencera en automne 2002. Les coûts de construction du point d'attaque de Sedrun s'élèvent à 56 millions de francs. Le plus long tunnel ferroviaire au monde, le tunnel de base, à double voie, du Gothard devrait être mis en service en 2011/2012.
2.3.00
Le percement du "Chienberg" va commencer pour permettre le contournement de Sissach (BL). Le tronçon de 564 mètres situé à l'ouest, creusé à ciel ouvert, est terminé. Le tunnel de 1,73 kilomètre doit être foré à l'explosif dans une roche difficile à certains endroits. Son ouverture est prévue à la fin 2004. La localité de Sissach bénéficiera d'une réduction respective de 85 et 90 pour cent du trafic automobile et poids lourds grâce au contournement réalisé sur une longueur de 3,3 kilomètres. 20 000 voitures traversent en moyenne journalière le centre de la localité. Le percement du tunnel est réalisé à partir de l'ouest. Une méthode de construction particulière est utilisée sur les 196 premiers mètres: des parois latérales sont bétonnées jusqu'à la profondeur voulue et servent de piliers à une dalle de béton au-dessous de laquelle le tunnel proprement dit est creusé et les parois définitives sont construites. Les coûts s'élèvent actuellement à près de 10 millions de francs ou cinq pour cent en-dessus du budget. De l'argent frais est actuellement nécessaire pour l'acquisition de terrains essentiellement; les terrains et les bâtiments seront revendus au terme des travaux. Le montant qui résultera de l'opération est encore inconnu. Le crédit de 179 millions de francs accordé par le Grand Conseil a passé à près de 200 millions, renchérissement compris. La Confédération prend 62 pour cent à sa charge.
2.3.00
Le personnel des Chemins de fer fédéraux sera soumis à un nouveau droit du travail. Une convention collective de travail (CCT) remplacera les dispositions basées sur le statut des fonctionnaires à partir du 1er janvier 2001. Le conseil d'administration des CFF et les syndicats - sous forme d'une votation générale - sont appelés à l'approuver. Pour la première fois dans l'histoire des CFF, les dispositions régissant le droit du travail sont ancrées dans une convention qui doit être signée par les partenaires sociaux. La convention introduit bon nombre de nouveautés dans les secteurs de la durée du travail, de la participation dans l'entreprise, du système salarial, de la garantie de l'emploi. Les partenaires sociaux se sont entendus en avril 1999 pour réduire la durée du travail hebdomadaire à 39 heures et introduire parallèlement de nouveaux modèles de travail plus souples. La CCT constitue un cadre à l'intérieur duquel les différents secteurs d'activité peuvent développer et mettre en pratique des modèles de travail convenant à leurs besoins. Les différents aspects seront moins réglementés qu'aujourd'hui. Le personnel aura en revanche droit à la parole au travers de la participation dans l'entreprise. Le cahier des charges des quatre commissions du personnel qui devront être nommées comprend en particulier les secteurs de la durée du travail, de l'égalité, de la santé, de la sécurité à la place de travail, ainsi que du développement des différentes professions. S'agissant du système salarial, il sera tenu compte des prestations fournies par la collaboratrice et par le collaborateur. La part liée au mérite n'excèdera pas 8 pour cent pour plus de 90 pour cent du personnel. Le taux s'élève successivement à 23 pour cent pour les cadres moyens et pour les cadres supérieurs assujettis à la convention. Les collaboratrices et les collaborateurs qui perdent leur emploi à la suite de restructurations bénéficient d'une formation interne leur donnant les qualifications nécessaires pour reprendre d'autres tâches au sein de l'entreprise ou dans une autre entreprise. Les associations du personnel s'engagent en contrepartie à accompagner le processus de changements dans un esprit positif. La CCT destinée aux quelque 3 700 collaboratrices et collaborateurs qui devraient être repris par la filiale CFF Cargo SA, le 1er janvier 2001, en corrélation avec la mise en place de la coentreprise CFF-FS pour le transport du fret, est en grande partie également négociée. Les deux conventions ne se différencieront pour l'essentiel que sur des questions qui résultent du fait que la base légale n'est pas la même (Code des obligations au lieu de la loi sur les CFF/statut des fonctionnaires).
2.3.00
La planification d'un point d'arrêt du RER au Wankdorf à Berne est à nouveau d'actualité. Le coût du projet ne s'élève plus qu'à 30 millions de francs, selon toute vraisemblance, au lieu des 100 à 250 millions prévus initialement. Ce, en raison du fait qu'il peut être renoncé à des ouvrages d'art onéreux. L'estimation des coûts des points d'arrêt Wankdorf-Süd et Wankdorf- Nord planifiés pour le RER ressort d'une nouvelle simulation de l'horaire, opérée par les CFF. Celle-ci est basée sur les futurs mouvements de trains, compte tenu de Rail 2000 et des NLFA. Les CFF sont partis initialement du fait que seule la construction de sauts-de-mouton permettrait de résoudre la question des croisements supplémentaires résultant de Rail 2000, des NLFA et des points d'arrêt du RER bernois sur les tronçons situés dans le triangle du Wankdorf. Les sauts-de-mouton constituent des passages d'une voie ferrée au-dessus d'une autre, pour éviter les croisements. La simulation, à la seconde près, des passages des trains sur ces tronçons a montré que ces ouvrages d'art onéreux sont superflus. Le volume de trafic pourra être absorbé en installant de nouveaux signaux et de nouveaux aiguillages.
3.3.00
Le futur nombre limite de mouvements d'avion à l'aéroport régional de Samedan (GR) est de l'ordre de 25 000. Cette limite découle de l'ordonnance sur la protection contre le bruit. C'est une étude des exploitants de l'aéroport qui le révèle. Cela équivaut à un accroissement maximal de 25 pour cent des mouvements. Aucune extension de l'aéroport n'est prévue pour l'instant. Seul l'assainissement de la piste, indispensable, sera réalisé. De nouveaux investissements ne seront opérés que lorsque les fonds nécessaires seront réunis. La concession d'exploitation arrive à échéance l'an prochain. La demande de renouvellement de la concession sera présentée à la Confédération au cours de l'été.
3.3.00
Les 75 trams Cobra des Transports urbains de Zurich (VBZ), commandés au consortium ADtranz/Fiat SIG, seront fabriqués en Suisse. Les six premières unités seront encore produites dans les ateliers de Pratteln. Cela signifie que 25 collaborateurs de ADtranz conserveront leur emploi à Pratteln jusqu'en été 2001. ADtranz entend passer commande des 69 autres unités à une entreprise suisse, à une date ultérieure. Ce qui permet à un possible repreneur de faire des offres pour le montage et pour la fourniture d'éléments destinés à la construction des trams. ADtranz indique dans son communiqué qu'elle accorderait la priorité à un repreneur.
6.3.00
La commission de la concurrence (Comco) donne son feu vert à la création d'une filiale commune "avec." des CFF, de la Migros et de Kiosk SA. Le porte-parole de la commission, Patrick Ducrey, a déclaré "qu'il n'y avait pas d'analyse détaillée quant à la position sur le marché". Le porte-parole des CFF, Christian Kräuchi, a précisé, en se référant au feu vert donné par la Comco et à la publication de la commission "Le droit et la politique", que la nouvelle filiale avec. pouvait être créée ce mois encore. La création de la filiale avec., annoncée en avril 1999, avait conduit à une annonce de routine à la Comco. L'examen préliminaire opéré n'a livré aucun indice quant à une possible position dominante sur le marché de la société commune exploitant des magasins dans les gares, de sorte que la Comco a renoncé à un examen plus approfondi, a déclaré Patrick Ducrey. L'objectif des partenaires, qui participent chacun à raison d'un tiers au capital-actions de 6 millions de francs de la société, est de monter une chaîne de petits magasins dans au moins 50 gares jusqu'en 2003. Les CFF louent les locaux à l'état brut à avec. Celle-ci s'occupe des finitions et des aménagements et remet les magasins en franchising à des gérants indépendants. Les magasins sont ouverts toute l'année, de 6 heures du matin à 8 heures le soir et proposent des billets de train, des denrées alimentaires, des boissons et des articles vendus dans les kiosques. La Migros tablait lors du lancement des trois premiers magasins, à titre d'essai, sur un chiffre d'affaires annuel de un à deux millions de francs par magasin. Le "oui" du point de vue de la politique en matière de concurrence n'est pas une réponse aux critiques lancées par le petit commerce et par le syndicat du personnel des transports, a déclaré Patrick Ducrey. L'Association suisse des patrons boulangers-patissiers et le syndicat du personnel des transports (SEV) avaient réagi négativement suite à l'annonce de la création de la filiale avec. Les boulangers craignent que les directives régissant les heures de travail soient détournées. Le SEV considère que le projet est innovant. Le système du franchising le gêne cependant. Il exige une convention collective (CCT) pour le personnel de la société avec.
6.3.00
Les autorités fédérales ont bon espoir que la perception de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) pourra être introduite le 1er janvier 2001, en même temps que l'accord sur les transports terrestres conclu dans le cadre des accords bilatéraux avec l'UE, et, partant, que le financement des NLFA pourra être opéré comme prévu. Le Conseil fédéral a, à cette fin, approuvé aujourd'hui l'ordonnance définitive sur la RPLP qui prendra effet au début de l'an prochain. L'ordonnance règle la mise en œuvre de la loi sur la RPLP, elle fixe les bases de mesure et cite les quelques exceptions et solutions particulières retenues. Elle remplace également les dispositions transitoires sur le montage des appareils de mesure, publiées en novembre. La RPLP s'élève à 2,0, 1,68 ou 1,42 centimes par kilomètre parcouru et par tonne en fonction des émissions produites par le véhicule de traction. Elle est perçue selon le poids maximal admis, inscrit dans le permis de circulation du véhicule, sur les véhicules suisses et étrangers de plus de 3,5 tonnes équipés pour le transport des marchandises. La Confédération remet l'appareil de mesure électronique, d'une valeur de 1300 francs, gratuitement aux camionneurs jusqu'en 2004, en conformité à la décision prise par le Parlement en décembre dernier. Les coûts de montage des appareils sur les quelque 50 000 véhicules suisses, de l'ordre de 500 francs par appareil, sont par contre à la charge des camionneurs. Le délai de montage dans un des ateliers habilités à effectuer ce travail échoit à la fin de l'année. Les véhicules non équipés de l'appareil de mesure seront retirés de la circulation à partir du mois de janvier 2001. Le montage des appareils de mesure sur les véhicules immatriculés à l'étranger est facultatif et implique de la part de son détenteur un compte auprès de la direction des douanes suisses et le dépôt d'une caution pour la couverture d'éventuels arriérés en matière de redevances. S'agissant du transport de personnes en cars privés, la taxe forfaitaire continue d'être perçue. Certains véhicules sont exonérés du paiement de la redevance. Il s'agit des véhicules militaires, de police et des pompiers, des ambulances, des véhicules des transports publics utilisés sur des lignes exploitées régulièrement, des véhicules agricoles, des véhicules des moniteurs auto-école, des véhicules anciens (oldtimer), des diables à moteur et des tracteurs, ainsi que des véhicules des cirques et des forains. Des réglementations particulières sont appliquées aux transports de bois, de lait non emballé et du bétail. Aucune concession n'a été faite pour les transports en aval et en amont du trafic combiné non accompagné. Le principe est appliqué selon lequel seules les unités de chargement qui passent de la route au rail ou inversement sont exonérées du paiement de la redevance. C'est ainsi que la redevance entière est due pour tous les envois cargo domicile qui ne passent pas d'un mode de transport à l'autre, pour les transports de ciment, de carburant et de voitures opérés sur un seul mode de transport, ainsi que pour les envois postaux. La perception de la redevance et l'application de l'ordonnance incombe à l'administration des douanes, sauf pour les véhicules taxés forfaitairement et pour certains secteurs bien précis de la RPLP pour lesquels les cantons sont compétents.
7.3.00
La population du canton d'Uri continue de lutter en faveur du tracé NLFA en tunnel. L'alliance "pour un tracé NLFA dans la montagne" a remis aujourd'hui une résolution portant 9000 signatures au Conseil fédéral. Les représentants de l'alliance ont déclaré que la résolution était soutenue par un quart de la population uranaise, par le Conseil d'Etat, par les présidents de tous les partis, par différentes communes concernées et par des politiciens de tous les partis. Vingt enfants représentant chacun une des communes uranaises concernée ont remis les listes de signatures à la Chancellerie fédérale. La résolution requiert du Conseil fédéral qu'il opte en faveur de la variante en tunnel pour la ligne d'accès conduisant au tunnel de base des NLFA. L'alliance estime qu'en prenant cette décision le Conseil fédéral ferait preuve de sagesse politique. Les CFF, Alp Transit Gothard SA et l'Office fédéral des transports (OFT) donnent la préférence au tracé empruntant la vallée pour des raisons techniques et d'exploitation. A noter que la vallée présente une forte densité de population et est déjà coupée en deux par plusieurs modes de transport. Le Conseil fédéral prendra sa décision dans le cadre du plan NLFA portant sur la ligne d'accès.
8.3.00
La société DB Cargo SA n'existera probablement plus que sur le papier à l'avenir. Le PDG des Chemins de fer allemands (DB, Deutsche Bahn), Hartmut Mehdorn, a en effet lancé un projet de développement des structures de gestion WFS (Weiterentwicklung der Führungsstruktur) au début de l'année. Ce projet, qui va commencer à prendre forme en avril, prévoit que toutes les activités du fret seront réunies en une seule entité. Les différentes sociétés du secteur du transport des marchandises, telles la TFGI (Transfracht International) et la BTT (Bahn Tank Transport), sont supprimées. Leur activité est intégrée dans le secteur du fret de l'entreprise ferroviaire. Seule la filiale NCS (Nuklear Cargo Service), spécialisée dans le transport d'éléments radioactifs, semble devoir rester une S.à.r.l. Le conseil d'administration a approuvé le projet le 1er mars déjà. La DB Cargo SA continuerait d'exister comme raison sociale couvrant tout le secteur d'activité du fret ferroviaire, mais ne serait pas utilisée. Le même sort menace également les autres sociétés de gestion, telles les sociétés DB Netz (Réseau d'infrastructures), DB Reise und Touristik (Voyageurs et du tourisme), DB Regio (Transports régionaux), DB Station und Service (Gares et services). La direction de la DB SA sera désormais composée du PDG et d'un membre pour chacun des secteurs d'activité Marketing, Finances/Controlling, Technologie, Personnel, Voyageurs, Fret, Gares voyageurs/Immobilier et l'Infrastructure. Les membres de la direction du groupe DB pour le controlling, le marketing et la vente et le personnel répondent de toutes les activités concernant leur ressort, indépendamment du secteur d'activité concerné. C'est ainsi que le membre de la direction responsable du controlling répondra de toutes les tâches relevant du controlling aussi bien dans le secteur du fret que dans les autres secteurs de l'entreprise. Les responsables de la direction des sociétés de gestion continueront de faire partie de la direction de la DB. La DB comprend, outre les secteurs de l'entreprise responsables des voyageurs, du fret, des gares voyageurs, de l'infrastructure et du domaine immobilier, le secteur des participations. Y sont regroupées les sociétés telles que DB Fuhrpark Service, MannesmannArcor, DE Consult et Scandlines. Cette réorganisation est justifiée par la menace d'une glissade dans les chiffres rouges.
9.3.00
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a signé, aujourd'hui, le protocole bâlois portant sur la responsabilité internationale lors de transports de déchets spéciaux. Le protocole définit une responsabilité sans lacunes lors de transports transfrontaliers et constitue une véritable percée en matière de sécurité dans le domaine de l'élimination des déchets spéciaux dans le monde entier. 115 Etats l'ont signé en décembre 1999, à l'occasion de la Conférence bâloise sur les déchets spéciaux. Des normes internationales en matière de sécurité sont ainsi ancrées pour la première fois dans un important accord international sur l'environnement.
9.3.00
La fermeture des usines ADtranz à Zurich Oerlikon et à Pratteln BL a fait aujourd'hui l'objet de discussions à différents échelons. Les chances d'une nouvelle entreprise de pouvoir sauvegarder des emplois sont considérées comme réelles après quatre mois de travaux préparatoires. Le responsable de l'équipe chargée de ces travaux, Stephan Wettstein, a déclaré en conférence de presse à Zurich que la société susceptible de reprendre les usines prenait forme. L'épuipe, les autorités et les syndicats ont présenté un bilan intermédiaire après quatre mois de travaux. Le comité d'organisation des employés d'ADtranz Suisse, qui a mis sur pied les manifestations liées à l'annonce de la fermeture des usines ADtranz de Zurich Oerlikon et de Pratteln BL au cours de ces quatre derniers mois, a été dissous dans l'intervalle. Le groupe Stadler a annoncé la reprise de certaines activités d'ADtranz le même jour. Le bilan intermédiaire dressé par l'équipe mise en place, par les autorités et par les syndicats montre que le concept visant à la reprise d'une partie des activités d'ADtranz pourra être présenté à la direction du groupe ADtranz, à Berlin, à fin mars. Le directeur de l'Economie zurichoise, Ruedi Jeker, a déclaré que le résultat des travaux ne correspond pas aux attentes initiales dans la mesure où les emplois touchés par les restructurations opérées dans l'industrie du matériel roulant ne pourront pas tous être sauvegardés. Des changements sont toutefois enregistrés à ADtranz dans un tout autre registre. C'est ainsi que le groupe Stadler, dont le siège est à Bussnang TG, reprend l'ingénierie dans le secteur électrique, ainsi que le prémontage et le montage final des séries de véhicules ferroviaires de petite et de moyenne importance qu'ADtranz opérait jusqu'ici à Oerlikon. Il est précisé que les deux entreprises collaborent depuis longtemps. C'est ainsi que Stadler a repris l'an dernier l'usine qu'ADtranz exploitait à Berlin-Pankow. Stadler communique en outre que les discussions menées entre ADtranz et Stadler au sujet de la reprise de la commande passée à ADtranz pour le tram zurichois Cobra sont interrompues jusqu'à ce que la situation se soit décantée en ce qui concerne les usines Adtranz.
9.3.00
La société d'exploitation du tunnel du Mont-Blanc communique que le tunnel, qui relie la France à l'Italie, devrait être remis en service en mars 2001. Les travaux de remise en état ont commencé du côté italien du tunnel. Ils comprennent également une amélioration de la ventilation et le doublement du nombre de niches de sécurité. Les principaux travaux ne peuvent toutefois être engagés qu'une fois l'accident reconstitué. Il faut rappeler que le tunnel a été fermé à la suite d'un grave incendie survenu le 24 mars de l'an dernier, au cours duquel 39 personnes ont perdu la vie dans les flammes.
10.3.00
L'autoroute doit davantage être utilisée pour accéder à l'aéroport de Berne-Belp. Pour y parvenir, la véritable route d'accès est reconstruite à partir du giratoire du Linden, à l'entrée sud de la localité de Belp, pour un montant de 12,5 millions de francs. Le secrétaire général de la direction des travaux, des transports et de l'énergie, Beat Schwabe, a précisé lors de la présentation du projet remanié que cette solution visait précisément à canaliser les flux de trafic directement de l'autoroute à l'aéroport en évitant le plus possible les quartiers d'habitation et les écoles.
10.3.00
Le premier coup de pioche symbolique donné quelque cinq ans après la votation populaire a marqué le début officiel des travaux d'agrandissement de l'aéroport de Zurich. Ces travaux dureront jusqu'en 2005. Leur coût est estimé à 2,3 milliards de francs. Un nouveau dock pouvant réceptionner 27 avions forme le coeur du projet. Prévu dans le triangle constitué par les trois pistes et relié à l'aéroport actuel par un passage souterrain, il devrait pouvoir être mis en service à fin 2002. S'y ajoutent des salles d'attente supplémentaires, l'agrandissement et la construction de parkings, l'agrandissement du hall de la gare et la construction d'un nouveau terminal ferroviaire. Le nombre de mouvements d'avion devrait passer de 270'000 à 320'000 selon les prévisions. L'aéroport de Zurich-Kloten a accru régulièrement le nombre de ses passagers ces dernières années, au point d'atteindre la limite de ses capacités. Près de 21 millions de passagers y ont en effet été enregistrés en 1999. L'aéroport table sur plus de 30 millions de passagers d'ici l'an 2010. La Confédération a octroyé la concession pour l'agrandissement en novembre dernier, au terme d'une longue bataille juridique. Le Tribunal fédéral a finalement donné son feu vert en janvier. Ce qui enlève tout effet suspensif aux recours déposés par les communes avoisinantes et par les organisations de protection de l'environnement contre la concession accordée par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) pour la 5e étape d'agrandissement. La plus haute instance n'a toutefois pas encore statué sur les recours proprement dits. Les tribunaux se sont occupés à plusieurs reprises dans le passé de cet ambitieux projet d'agrandissement, les riverains de l'aéroport et les organisations de protection de l'environnement ayant en particulier invoqué que le gouvernement avait induit la population en erreur en jouant avec des cartes truquées et en ne l'informant pas sur le véritable volume du développement du trafic aérien.
12.3.00
Le trafic routier motorisé ne sera pas réduit de moitié. Le souverain a en effet rejeté massivement l'initiative lancée par l'alliance gauche-verts. Les auteurs de l'initiative se disent "très déçus", alors que leurs adversaires voient dans le résultat un soutien à leur projet d'élargir l'A1. La Confédération, les cantons et les communes se seraient vus contraints de réduire le trafic routier motorisé de moitié en l'espace de dix ans si l'initiative avait été acceptée. Ils n'auront pas à le faire. 1 530 233 citoyennes et citoyens (78,5 pour cent des votants) et l'ensemble des cantons ont rejeté l'initiative. Seuls 417 776 (21,5 pour cent) l'ont acceptée. C'est en Suisse romande que l'initiative a été balayée le plus massivement. En Valais, par 90,0 pour cent des votants, au Jura, par 86 pour cent et dans le canton de Fribourg par 85,5 pour cent. Le canton de Schwyz a également enregistré un taux d'opposants très élevé (86,0 pour cent). L'initiative a bénéficié du plus fort soutien à Bâle-Ville (66,1 pour cent). Ce canton est le seul à avoir enregistré un taux d'opposants inférieur à 75 pour cent. Suivent le canton de Zurich ( 73,3 pour cent) et celui de Genève - l'exception en Suisse romande en recensant 75,4 pour cent. De l'avis du conseiller fédéral Moritz Leuenberger, il n'a pas fait l'ombre d'un doute que l'initiative pour la réduction de moitié du trafic serait rejetée, la voie constitutionnelle n'étant pas adéquate pour réfréner l'envie de mobilité de l'individu. Le Conseil fédéral entend continuer de lutter résolument contre les effets nuisibles du trafic, au travers de sa politique des transports. Le comité de l'initiative "Actif trafiC" tablait sur une répétition du résultat surprise de l'initiative des Alpes et non sur un rejet aussi massif. Il se reproche de n'être pas parvenu à convaincre la population du fait que la mobilité n'aurait pas été réduite en diminuant le trafic automobile de moitié. La satisfaction est par contre générale dans les rangs des associations économiques. Le porte-parole du comité d'opposition, Pierre Triponez, de l'Union suisse des arts et métiers, considère le rejet des plans irréalistes et visionnaires lancés sur la comète en matière de politique des transports comme une cinglante défaite pour leurs auteurs et comme un signe d'aller de l'avant pour éliminer les goulets d'étranglement actuels. De l'avis de Pierre Triponez, le résultat du vote renforce l'idée défendue par les auteurs de l'initiative "avanti" qui vise à augmenter la capacité de l'A1 entre Genève et Lausanne et entre Berne et Zurich, et à construire une deuxième galerie au tunnel routier du Gothard. Les associations des automobilistes et les représentants de la branche automobile considèrent pour leur part que le résultat sans appel du vote est l'expression de la volonté du peuple de pouvoir continuer à choisir librement son moyen de transport et à se déplacer sans contraintes.
13.3.00
La communauté tarifaire BäreAbi est étendue à l'Emmental à compter du changement d'horaire du 28 mai 2000. 55 communes de l'Emmental seront ainsi mieux intégrées dans l'offre des transports publics de l'agglomération bernoise. L'Office d’information du canton de Berne communique en effet que 55 communes de l'Emmental feront nouvellement partie du rayon de la communauté tarifaire BäreAbi. Plusieurs entreprises de transport de l'Emmental proposeront désormais en commun des abonnements de même type basés sur un système tarifaire simple. Viennent s'ajouter aux dix entreprises de transport participant actuellement à la communauté, soit les entreprises SVB, CFF, BLS, Car postal, RM, STB, GB, DMB, AMP et GFM, les sociétés AOE Autoverkehr Oberemmental, OZG Busbetrieb Oberthal-Zäziwil-Grosshöchstetten et STI Transports urbains. Il est précisé que le lancement sur le marché de l'abonnement BäreAbi dans l'Emmental entraîne inévitablement des changements de prix. C'est ainsi que des augmentations de prix sont enregistrées sur certains tronçons, alors que des baisses le sont sur d'autres. Quoi qu'il en soit, l'introduction de l'abonnement BäreAbi permet d'harmoniser les prix de transport.
14.3.00
Le projet visant à une meilleure protection de la population contre le bruit des trains a franchi tous les obstacles au Parlement. Le Conseil national a en effet éliminé la dernière divergence, de sorte que le projet, pour lequel une enveloppe de 1,85 milliard de francs est réservée, peut être réalisé. L'arrêté fédéral sur l'assainissement des chemins de fer contre le bruit prévoit qu'au moins les deux tiers de la population vivant aux abords des lignes de chemin de fer profiteront des mesures de réduction du bruit d'ici à l'an 2015. La pose de fenêtres antibruit est prévue pour le reste de la population. Le peuple a approuvé cette dépense en 1998 en souscrivant au financement des grands projets ferroviaires. L'assainissement du matériel roulant, la construction de parois antibruit et la pose de fenêtres antibruit revient respectivement à 820, 750 et 120 millions de francs. La dernière divergence portait sur la question de savoir si tous les wagons marchandises nouvellement construits et immatriculés en Suisse devaient être équipés d'un système de freinage peu bruyant ou non. Le porte-parole de la commission Georges Theiler (PRD/LU) a reconnu qu'en élaborant des prescriptions plus sévères qu'à l'étranger on courrait le risque de voir la loi contournée dans la mesure où les intéressés immatriculeraient les wagons à l'étranger. La commission souhaitait néanmoins s'en tenir à sa version, estimant que l'abandon desdites prescriptions pourrait être interprété comme un signe de laxisme. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a rappelé que tous les wagons devaient de toute manière être acceptés sur le réseau suisse à la faveur du libre accès. Il a invité le Conseil national à souscrire à la proposition du Conseil fédéral. Par 61 voix contre 58, la Chambre du peuple a décidé de ne pas suivre sa commission et d'opter en faveur de la version du Conseil des Etats et du Conseil fédéral.
15.3.00
Le projet d'aérodrome régional à Bressancourt près de Porrentruy (JU) suscite de l'opposition. Les opposants considèrent que le site est mal choisi. Le canton entend néanmoins soumettre le dossier à la Confédération. Le groupement des opposants, constitué du WWF et de Pro Natura, a indiqué à la presse que le site retenu était situé dans une zone à la flore et à la faune particulièrement riches, proche de la nappe phréatique et devait être déclaré zone protégée. Le projet prévoit la construction d'une piste en béton de 800 mètres de long et de 23 mètres de large et d'un hangar pouvant abriter 40 avions. L'investissement est de l'ordre de 4,6 millions de francs. L'aérodrome régional est censé remplacer la piste sur herbe de Courtedoux (JU).
16.3.00
L'introduction d'une redevance poids lourds de 0,25 DM par kilomètre parcouru sur les routes nationales est prévue en Allemagne à partir de 2003. Telle est la proposition de la commission d'experts mise en place par le ministre des transports allemand Klimmt. Celle-ci estime le taux de 0,25 DM par kilomètre raisonnable et considère qu'une telle redevance constitue l'amorce d'un nouveau régime de financement des routes. L'idée de base est de passer du système des prélèvements fiscaux actuel à un système de prélèvements de redevances routières. Le gouvernement allemand envisage d'introduire une redevance liée au kilométrage pour les camions allemands et étrangers de 12 tonnes et plus. Il entend ainsi appliquer le principe du "road pricing" à partir de 2003 afin de délester les routes du trafic des poids lourds. Un système de perception de la redevance largement automatisé devra être mis en place en ayant recours à des moyens de communication par satellite en lieu et place de points de péages. L'entrée en vigueur du nouveau système signifiera l'abolition de la vignette annuelle de 2500 DM, perçue actuellement sur les poids lourds de 40 tonnes. L'expert en matière de transports, Albert Schmidt, des Verts, a calculé que la vignette actuelle correspondait à une taxe kilométrique par poids lourd de 0,02 DM en prenant pour base une distance annuelle moyenne de 120'000 km effectuée par camion de 40 tonnes sur les routes allemandes. En instaurant une redevance liée au kilométrage effectué, le ministre des transports Klimmt entend disposer d'une source de financement en particulier pour son onéreux programme de lutte contre les bouchons. 7,4 milliards de marks d'investissements sont prévus au titre de l'aménagement des réseaux routier, ferroviaire et fluvial.
17.3.00
Le Chemin de fer du Lötschberg (BLS) veut faire l'acquisition d'une seconde série de rames à plancher surbaissé pour le trafic régional (Nina). Il entend également équiper les rames existantes d'appareils d'enregistrement indiquant les lieux d'arrêt automatiquement. Il ressort du communiqué que le BLS vise essentiellement à améliorer la convivialité et la rentabilité dans le secteur du RER et du trafic régional. La première série des huit rames Nina à trois éléments est en service depuis près d'une année. Elle a coûté 52 millions de francs. Le BLS espère que les six nouvelles rames qu'il veut mettre en service au changement d'horaire 2003 lui reviendront meilleur marché. Il est en effet possible qu'une commande groupée puisse être passée avec d'autres entreprises de transport qui permettrait d'en abaisser le prix unitaire. Les expériences faites quotidiennement montrent, de l'avis du BLS, que les Nina plaisent surtout par leur confort, par les larges accès, par le nombre élevé de places offertes dans le secteur à plancher surbaissé et par le faible niveau sonore. Quant à la rentabilité, il s'avère que les coûts au kilomètre par place offerte dans les Nina sont de 12 pour cent inférieurs à ceux des rames RBDe acquises dans les années quatre-vingt. Les coûts sont même de 25 pour cent inférieurs à ceux enregistrés pour les rames ABDe, qui roulent depuis bientôt 40 ans et que la seconde série de Nina remplacera. Les rames RBDe seront, elles aussi, dotées d'appareils acoustiques d'annonce digitale des arrêts. Les huit rames Nina en service sont déjà équipées d'écrans lumineux extérieurs indiquant la ligne desservie et la gare de destination ainsi que d'appareils acoustiques pour l'annonce des arrêts. Le BLS entend à nouveau examiner la question de l'opportunité d'installer des WC dans les Nina. Ce, en raison des plus longues distances parcourues, des réactions de la clientèle et du fait que les WC ont été fermés dans de nombreuses gares suite à des actes de vandalisme.
17.3.00
Deux solides partenaires s'engagent sur une voie commune. Le Chemin de fer de la Furka (FO) confie en effet la totalité des prestations de bus (services réguliers, groupes et excursions) à Car postal Haut-Valais. Ce dernier reprend l'ensemble du personnel des services de bus du FO ainsi que celui des sous-traitants du chemin de fer dans la vallée de Conches. Les contrats existants seront respectés. Car postal reprend le trafic régulier sur les lignes Fiesch-Binn, Fiesch-Fieschertal et Fiesch-Mühlebach-Steinhaus et le marché des groupes, du trafic d'excursion et des transferts des passagers aériens. L'accord passé entre les deux partenaires porte sur une collaboration d'une durée de trois ans. Il prend effet au début juin 2000. Car postal reprend également une grande partie du parc de véhicules du FO. La collaboration est limitée géographiquement au canton du Valais. Les prestations routières fournies par le FO dans les cantons d'Uri et des Grisons ne sont pas touchées par cet accord.
20.3.00
La Chambre du peuple a approuvé la loi sur le marché de l'électricité par 104 voix contre 24 et 51 abstentions. Elle a pris toute une série de décisions concernant des points de détail importants au cours de ses délibérations. C'est ainsi qu'elle a décidé, à une large majorité, d'ouvrir entièrement le marché de l'électricité dans six ans. Par 111 voix contre 70, le Conseil national a opté pour la solution prévoyant que la question des investissements qui ne doivent pas être amortis n'est pas réglée dans la loi. Par 93 voix contre 88, il a décidé de lier la loi sur le marché de l'électricité à la loi sur la taxe d'encouragement en matière énergétique, sur laquelle le conseil sera appelé à se prononcer en septembre. La même ligne a prévalu la semaine dernière en ce qui concerne la gestion du réseau. Une société nationale, de droit privé, sera en effet appelée à gérer l'ensemble du réseau et à accorder le passage de l'énergie électrique, sans discriminations. Par 114 voix contre 29, la Chambre du peuple a approuvé l'octroi d'une contribution fédérale de 5,5 millions de francs pour l'assainissement des comptes des Chemins de fer fribourgeois (GFM). Enfin, par 105 voix contre 55, elle a rejeté une initiative personnelle visant à réintroduire l'obligation de faire signe pour les piétons désireux de travers la route sur un passage protégé.
20.3.00
Par 89 voix contre 64, le Grand Conseil zurichois a accepté une motion demandant au Conseil d'Etat d'élaborer, budget à l'appui, un projet de construction d'un tunnel sous le lac pour contourner la ville de Zurich. Ce tunnel, réalisé dans la partie inférieure du lac entre Tiefenbrunnen et Wollishofen, constituerait un élément de l'axe de contournement de la ville. Il permettrait, selon les défenseurs de la motion, de relier la rive droite du lac de Zurich au réseau des routes nationales et de faire le lien avec le tunnel de l'Üetliberg. L'UDC et le PRD ainsi qu'une minorité du PDC ont voté en faveur de la motion. Un porte-parole du PRD a déclaré qu'il était grand temps de réaliser le dernier maillon du contournement de Zurich afin de délester efficacement la ville du trafic de transit. L'auteur de la motion a également suggéré d'examiner les possibilités d'un financement privé, par exemple sous la forme de péages pour le passage du tunnel. Quant au PS, il a plaidé, à l'instar du Conseil d'Etat, en faveur de l'abandon dudit projet au profit d'une étude de planification globale. Les Verts craignent, quant à eux, que le tunnel sous le lac apporte non pas une réduction, mais un accroissement et un transfert de trafic essentiellement dans la région du Zürichberg et de Seefeld, ainsi qu'à Wollishofen.
20.3.00
Le Conseil national a approuvé l'assainissement des Chemins de fer fribourgeois (GFM) suite à la dégradation de la situation financière de cette entreprise. Il a accordé un crédit non remboursable de 5,5 millions de francs après avoir rejeté une proposition de la commission visant à en réduire le montant. Une enveloppe de 16,6 millions de francs est nécessaire au GFM, entreprise de 400 personnes exploitant un réseau de 724 kilomètres de lignes ferroviaires et de services routiers, pour assainir sa situation financière. Le Conseil fédéral propose que le canton de Fribourg et la Confédération prennent respectivement deux tiers et un tiers du montant de l'assainissement à leur charge. La commission préparatoire, qui estimait la part fédérale trop élevée, avait proposé de la limiter à la part du capital de la Confédération au capital-actions du GFM, soit 26,9 pour cent. Cela représentait un montant de 4,5 millions de francs, soit 1 million de moins que le montant proposé par le Conseil fédéral. Une minorité de gauche de la commission ainsi que le ministre des transports Moritz Leuenberger sont toutefois parvenus à accréditer la solution selon laquelle le critère "part du capital-actions" est inapproprié. Moritz Leuenberger a déclaré que la contribution d'un tiers à l'assainissement du GFM correspondait à la responsabilité politique et à la volonté de la Confédération de maintenir l'offre de transports publics dans la région concernée. Par 98 voix contre 67, la Conseil national a souscrit à la solution proposée par le Conseil fédéral.
20.3.00
Le concept des routes nationales doit être repensé. Le Conseil fédéral doit réfléchir à l'extension et à l'aménagement du réseau. C'est ce que demande une motion approuvée par 93 voix contre 63 au Conseil national. La motion, qui avait déjà été approuvée à l'unanimité par le Conseil des Etats en automne dernier, demande que le Conseil fédéral élabore un rapport faisant le point sur le réseau actuel des routes nationales en indiquant les possibilités de coordonner l'achèvement, l'aménagement et l'extension du réseau. Le rapporteur de la commission Peter Weigelt (PRD/SG) a déclaré qu'il était important de définir et de coordonner lesdites phases. Opinion que le Conseil fédéral partage. Barbara Polla (Lib/GE) a ajouté que l'on ne pouvait attendre que le réseau des routes nationales soit achevé (2015) pour s'atteler à la planification des autres travaux. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger est d'avis que l'achèvement du réseau est prioritaire et que la motion demande de faire le point d'ensemble tout en respectant cette priorité. Le Conseil fédéral ne s'oppose pas à la motion; il souhaite néanmoins qu'elle soit transformée en postulat pour des raisons formelles.
21.3.00
Le Conseil des Etats a séparé les mesures d'aide aux sinistrés de l'ouragan Lothar en une partie urgente et une partie non urgente. Il a accordé un crédit pour les mesures urgentes. Il entend se pencher sur les autres mesures en juin, suivant en cela l'avis de sa commission de l'environnement. La Chambre haute a octroyé un crédit de 144 millions de francs jusqu'à fin 2000 au titre des mesures urgentes. De ce montant, 125 millions sont destinés aux cantons qui ont d'ores et déjà pris des mesures pour réparer les dommages subis par les forêts. Neuf millions sont prévus pour l'entreposage du bois et dix millions pour les crédits d'investissement. Enfin, le Conseil des Etats est du même avis que le Conseil national en ce qui concerne la proposition de porter temporairement la limite de poids à 40 tonnes sur tout le territoire pour les camions transportant des grumes. Ce, en dépit de l'intervention de Peter Bieri (PDC/ZG) qui a déclaré que cette proposition était totalement inappropriée tant du point de vue de la politique des transports que du point de vue de l'environnement. Par 26 voix contre 9, le Conseil des Etats a toutefois rejeté sa proposition de suivre le Conseil fédéral et de n'accorder des autorisations aux poids lourds de 40 tonnes qu'à titre exceptionnel.
21.3.00
Le service d'information pour les transports publics (Litra) critique la décision prise respectivement par le Conseil national et par le Conseil des Etats de laisser entrer en Suisse, de manière illimitée, des camions de 40 tonnes pour transporter le bois abattu par l'ouragan Lothar. Dans son communiqué, la Litra s'inscrit en faux contre la décision des deux Chambres en arguant qu'elle contribue à transférer les transports sur de longues distances du rail vers la route. Les chemins de fer risquent de perdre des recettes dont le montant se chiffre en millions. Un poids lourd de 40 tonnes peut transporter au maximum 26 tonnes, alors qu'un wagon de chemin de fer transporte en moyenne 48 tonnes, relève le service d'information tout en précisant que la solution routière n'est ni efficace ni judicieuse sur le plan écologique. Le Conseil des Etats a, en l'occurrence, emboîté le pas du Conseil national.
21.3.00
Par 138 voix contre six, le Grand Conseil argovien a approuvé le concept d'assainissement du Chemin de fer du Seetal entre Lenzburg et Beinwil am See. Le feu vert a ainsi été donné pour l'élaboration des différents projets de construction. Un crédit de 2,35 millions de francs a été approuvé en même temps pour assainir les installations de sécurité et pour rationaliser l'exploitation de la ligne. L'assainissement technique permet d'éliminer la majeure partie des quelque 200 passages à niveau et d'équiper le reste de feux clignotants ou de barrières. Tous les groupes parlementaires ont souscrit à l'assainissement du chemin de fer. Même le PRD, qui donnait la préférence à la solution routière il y a quelques semaines, a emboîté le pas du Conseil d'Etat. Certes, sans grand enthousiasme, comme l'a précisé son porte-parole. Les partisans de la solution ferroviaire avaient, quant à eux, mis en garde contre le fait que le rejet du projet équivaudrait à maintenir en l'état pendant des années une ligne qui a la réputation d'être la plus dangereuse en Suisse. La population du Seetal attend que l'on passe enfin de la parole aux actes. Le directeur des travaux du canton d'Argovie, Thomas Pfisterer, a précisé qu'il en allait en premier lieu de la sécurité et non pas d'une question d'argent et que le projet d'assainissement ne constituait pas le paradis sur terre, mais une opportunité d'acquérir le train le plus moderne de Suisse, à un prix très intéressant. Opportunité qu'il s'agit à son avis de saisir. Le matériel roulant constitue la réelle nouveauté du projet d'assainissement: des véhicules légers, plus étroits que les véhicules traditionnels des CFF, mais aptes à circuler également sur le reste du réseau. Des véhicules que l'on ne rencontre nulle part ailleurs sur le réseau des CFF. Les coûts du projet sont estimés à quelque 69 millions de francs, dont 50 millions à la charge de la Confédération et des CFF, près de 10 millions à la charge du canton et cinq millions à la charge des communes concernées. Le projet devrait être réalisé d'ici 2005.
22.3.00
Le Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) a confié le contrôle des installations électriques à basse tension des CFF SA à l'Inspection fédérale des installations à courant fort (IFICF). Les Chemins de fer fédéraux suisses ne sont plus autorisés, depuis leur transformation en société anonyme en janvier 1999, à contrôler des installations électriques qui sont alimentées en énergie par une autre entreprise que les CFF SA. Cette tâche a été reprise par l'Inspection fédérale des installations à courant fort dès le début février 2000, sur décision du DETEC. Cette convention fait foi jusqu'à l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions légales sur le contrôle des installations électriques à basse tension, mais au plus tard jusqu'au 31 décembre 2001.
22.3.00
Le Conseil d'Etat tessinois souscrit à un doublement des capacités routières au Gothard et insiste pour que la construction d'une seconde galerie soit entreprise rapidement. Le gouvernement fait ainsi sienne la position qui était défendue jusqu'ici avec véhémence par la Lega dei Ticinesi. Le gouvernement indique dans un communiqué qu'il entend tout mettre en œuvre pour parvenir à atteindre son objectif. C'est ainsi qu'il veut prendre contact à cet effet avec la Confédération et avec tous les cantons traversés par l'A2. Le Conseil national se penchera sur la question du doublement du tunnel routier du Gothard lors de sa session d'été. Questionné à ce sujet, le président du gouvernement Marco Borradori (Lega) a indiqué "Nous voulions émettre un signal politique clair et net". L'accroissement du trafic ainsi que les questions de sécurité rendent l'examen de la question indispensable. Une étude réalisée en 1999 à la demande du Conseil d'Etat avait démontré que la deuxième galerie ne ferait que reporter le goulet d'étranglement en aval et que la rampe nord devrait être élargie en même temps pour pouvoir absorber le surplus de trafic. Ce constat, qui s'ajoute au fait que le peuple tessinois avait accepté l'initiative des Alpes en 1994 par 64 pour cent de oui, n'a néanmoins pas fait changer la position du gouvernement d'un iota. La modification de la constitution, telle qu'elle a été approuvée à ce moment-là, devrait être revue si une deuxième galerie routière devait être construite.
22.3.00
Le chantier des NLFA à Sedrun dans l'Oberland grison fait l'objet d'une étude scientifique portant sur les conséquences du chantier sur les gens de la vallée, sur les structures communales et sur la région pendant 15 ans. L'évolution économique, sociale et écologique enregistrée de manière durable sur le chantier de Sedrun, où près de six cents personnes y ont un emploi, sera recensée, dépouillée et expliquée. Cette étude à long terme sert d'exemple permettant d'en tirer des enseignements pour des projets analogues. L'Office fédéral des transports, le canton des Grisons, l'union des communes de Surselva et la commune de Tujetsch sont les mandants du projet. Lequel projet est financé par la Confédération. Ils ont donné leur feu vert, comme l'a communiqué le Département de l'intérieur et de l'économie du canton des Grisons. L'Institut des prestations publiques et du tourisme de l'université de St-Gall a été chargé de réaliser l'étude. Celle-ci se déroulera en six phases et portera sur les années 1999/2000 à 2013/14. Des rapports intermédiaires seront publiés pour renseigner l'opinion publique.
24.3.00
Le recours croissant à des moyens de télécommunication modernes ne devrait pas réduire le volume des déplacements pour affaires. Deux études du fonds national, présentées à Berne, parviennent à cette conclusion. Les moyens de télécommunication permettent certes aux entreprises de collaborer avec des partenaires sur de grandes distances. Il en résulte en fin de compte davantage de déplacements pour affaires et de transports de fret que les "contacts électroniques" permettent d'économiser. Il ressort d'une enquête réalisée dans le cadre d'un projet de l'université de Zurich que moins de dix pour cent des entreprises qui utilisent fréquemment des moyens de télécommunication modernes tireraient profit des conférences vidéo. Les moyens de télécommunication modernes favorisent certes une collaboration efficace à distance. Une collaboration qui, de l'avis des entreprises, n'est pas possible sans contacts personnels et sans déplacements pour rencontrer les clients et pour permettre aux membres de la direction de se réunir. L'étude conclut également que E-Commerce ne contribue guère à économiser des déplacements. Le recours à l'électronique et aux moyens de télécommunication modernes pour commander et vendre des marchandises et des prestations de service aurait plutôt tendance à favoriser des flux commerciaux plus importants et plus longs et, partant, à accroître le volume du trafic. Une enquête de l'université de Stuttgart révèle en revanche que l'accroissement du travail à l'ordinateur à domicile permet effectivement de réduire le volume des déplacements. Il est toutefois apparu clairement en réunion - selon le communiqué publié - que le potentiel de travail à l'ordinateur à domicile est considéré comme plutôt faible et que les effets de la répartition croissante du travail sur le trafic devraient dans l'ensemble être plus importants.
24.3.00
Une commission a été mise en place pour étudier les problèmes liés au trafic d'agglomération. Elle est appelée à présenter des solutions au conseiller fédéral Moritz Leuenberger d'ici l'été 2001. L'Union des villes suisses (UVS), les clubs d'automobilistes et la Conférence des directeurs cantonaux des transports publics (CTP) ont suggéré la constitution de ce groupe de travail en septembre, comme l'a communiqué le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Près des deux tiers de la population vivent aujourd'hui dans les agglomérations. Une grande partie du trafic quotidien s'y déroule. Nombreux sont les habitants qui souffrent des effets négatifs du trafic (bruit, gaz d'échappement, bouchons, accidents). Le groupe de travail, présidé par le conseiller d'Etat Peter Bieri (PDC/ZG), est appelé à se pencher sur tous ces problèmes. Peter Bieri est président du service d'information pour les transports publics (Litra). Sont également représentés dans le groupe de travail le Touring Club Suisse (Rudolf Zumbühl), l'Union des villes suisses (Franz Hagmann), la Conférence des directeurs cantonaux des transports publics (Georg Ganz) et l'Union des transports publics (Christoph Stucki).
24.3.00
Des contrôles renforcés contribuent à améliorer sensiblement la sécurité routière. Ce constat ressort d'études discutées lors d'une réunion d'experts allemands, autrichiens et suisses qui s'est tenue à Berne. Selon les études européennes, les prescriptions routières ne seraient respectées que si la probabilité d'un contrôle est forte et que les sanctions sont sévères. Cette conclusion ressort d'un communiqué du Bureau suisse de la prévention des accidents (bpa), qui a organisé la réunion. Cela est tout particulièrement le cas lors d'excès de vitesse ou de conduite en état d'ébriété. Plus de 20 pour cent des accidents mortels pourraient être évités si l'on parvenait à limiter la conduite avec une concentration du taux d'alcool dans le sang de plus de 0,5 pour mille. Une réduction supplémentaire de 25 pour cent du nombre de morts pourrait être atteinte au travers d'une réduction de la vitesse de 5 km/h. Le directeur du bpa, Peter Hehlen, a déclaré que ces objectifs avaient été repris dans les lignes directrices de son organisation. Cette dernière vise l'objectif zéro à long terme; il n'y aurait ainsi plus de morts et de blessés graves à déplorer suite à des accidents de la route.
24.3.00
Les régions périphériques et de montagne qui sont défavorisées par les conséquences de la libéralisation sur les anciennes régies fédérales ne toucheront pas d'indemnités provenant d'un fonds de la Confédération. Une initiative parlementaire a échoué de peu au Conseil national. Selon l'auteur de l'initiative Alexander Tschäppät (PS/BE), le "fonds de cohésion" aurait dû être alimenté par les dividendes et les bénéfices que réalise la Confédération à la Poste, à Swisscom et aux CFF. Les fonds auraient été affectés à des projets visant à changer d'orientation et à innover. Les régions particulièrement touchées par la suppression d'activités et d'emplois en auraient profité. A. Tschäppät est d'avis que les régions périphériques et de montagne sont en premier lieu défavorisées par les conséquences de la libéralisation sur les anciennes régies fédérales, alors que les centres urbains tirent profit du boom enregistré essentiellement dans le secteur des télécommunications. Cet écart menace la cohésion nationale. L'initiative a été soutenue par une forte minorité de gauche en commission. La majorité a en revanche considéré que la politique régionale et la péréquation financière tenaient déjà compte de cet élément et que le fonds ne servirait qu'à cimenter des structures. Au vote nominal, la majorité de la commission s'est imposée de justesse par 86 voix contre 84 et 2 abstentions, de sorte qu'il n'a pas été donné suite à l'initiative parlementaire.
27.3.00
Plusieurs communes zurichoises insistent pour que le tunnel du Dettenberg projeté soit réalisé. Elles ont déposé à cet effet une initiative auprès du Grand Conseil. Le tunnel entre Embrach et Bachbülach et le tunnel sous la localité de Pfungen sont demandés depuis le début des années septante pour délester la vallée d'Embrach et la vallée inférieure de la Töss du trafic de transit. Ils figurent dans le plan cantonal des transports du début 1995, mais n'ont pas été réalisés jusqu'ici. Les communes de Embrach, Freienstein-Teufen, Lufingen, Oberembrach, Pfungen et Rorbas ont, de ce fait, déposé une initiative pour souligner l'urgence de la réalisation. Les terrains nécessaires sont réservés depuis longtemps. Leur surface est faible du fait qu'une grande partie du tracé est souterraine. Ce qui permet par ailleurs de préserver le paysage, est-il relevé dans le communiqué publié. Les recensements de trafic effectués dans la vallée d'Embrach auraient révélé une augmentation de près de 20 pour cent du trafic motorisé, sur la route principale, depuis 1997. 17 000 véhicules circulent chaque jour ouvrable sur cette route à Embrach selon le recensement, dont 10 pour cent de poids lourds. Plus de 13 000 véhicules à Lufingen et à Pfungen. Les communes craignent de surcroît que l'agrandissement de l'aéroport engendre un accroissement du nombre de camions transportant du fret aérien.
28.3.00
Un nombre croissant de personnes utilise l'avion: le nombre de passagers s'est en effet accru, sur le plan mondial, de 4,7 pour cent l'an dernier en franchissant la barre des 3 milliards. Le fret n'est pas en reste, puisque 60,75 millions de tonnes ont été transportées, d'où une augmentation de 6,2 pour cent. En totalisant 74,69 millions de passagers, l'Afrique a enregistré l'accroissement le plus fort: 11,3 pour cent d'augmentation. Tels sont les chiffres publiés par le Conseil international des aéroports (ACI), dont le siège se trouve à Genève. Le Proche-Orient occupe la seconde place avec une augmentation de 6,4 pour cent. En totalisant 912 millions de passagers, l'Europe a vu son trafic aérien passagers s'accroître de 5,8 pour cent. Il ressort également du rapport que 77,94 millions de passagers ont utilisé l'aéroport d'Atlanta-Hartsfield, qui a ainsi consolidé sa position de plus important aéroport mondial. L'aéroport de Chicago-O'Hare (72,57 millions de passagers) figure au second rang devant Los Angeles International (63,88 millions). Londres Heathrow (62,26 millions) demeure l'aéroport le plus important en Europe. Il faut arriver au 41e rang pour trouver Zurich-Kloten (20,9 millions de passagers) comme premier aéroport helvétique. Les aéroports de Genève (6,96 millions), de Bâle-Mulhouse (3,57 millions) et de Berne-Belp (0,23 million) figurent respectivement au 116e, au 170e et au 487e rang des quelque 600 aéroports recensés, relève l'ACI.
28.3.00
Le trafic routier individuel en Suisse apporte près de quatre fois plus de profit que de coûts à la communauté, selon une étude commandée par les clubs d’automobilistes. Ces derniers demandent que les débats portant sur la vérité des coûts soient stoppés. L’étude présentée à Berne par le professeur Herbert Baum et par Judith Kurte, de l’Institut des transports de l’université de Cologne, chiffre le profit engendré par le trafic routier individuel à plus de 106 milliards de francs pour l’année 1995. Le trafic de transit et le trafic lié aux loisirs n’ont pas été pris en considération. Le profit se répartit respectivement à près de 80 milliards de francs sur les plans interne et externe. Des tiers - et non les automobilistes - bénéficient des retombées du profit externe à hauteur de 27 milliards de francs. Montant qui équivaut à 7-8 pour cent du produit social brut. Une étude du fonds national a révélé que les coûts externes à mettre en parallèle avec le profit externe s’élevaient à quelque 7 milliards de francs. Il en résulte, selon Judith Kurte, un excédent de profit de 20 milliards de francs. L’étude compare l’évolution réelle enregistrée de 1980 à 1995 sur les plans économiques et des transports avec une évolution économique, telle qu’elle se serait présentée sans croissance du trafic. Elle révèle que, sans croissance du trafic, la productivité du travail et le produit intérieur brut auraient été plus faibles respectivement de 7,6 pour cent et de 28 milliards en 1995. Le trafic routier favorise ainsi de manière marquante la croissance économique en Suisse en développant un effet dit de bien-être. Tel est l’avis de Judith Kurte.
28.3.00
L’Initiative des Alpes et le Service d’information pour les transports publics (Litra) soutiennent le principe de la vérité des coûts en matière de transports. Tous deux critiquent néanmoins le projet de nouvel article constitutionnel. L’Initiative des Alpes estime que le projet élaboré par la commission des transports du Conseil national n’est pas clair en ce qui concerne la répartition des compétences entre la Confédération et les cantons. La carence la plus importante réside dans le fait qu’il n’accorde aucune compétence à la Confédération pour empoigner de nouvelles tâches, est-il précisé dans le communiqué. La vérité des coûts n’est pas réalisable sans nouvelle redevance. Aussi, de l’avis de l’Initiative des Alpes, est-il indispensable de calculer aussi rapidement que possible les coûts externes dont on ne possède aujourd’hui que des estimations, pour être en mesure d’aller de l’avant dans la mise en oeuvre du principe de la vérité des coûts. La Litra souligne dans sa réponse donnée suite à la consultation que le principe de la durée devrait également être fixé dans un tel article et que l’affectation des recettes supplémentaires devrait s’appuyer sur un système tenant bien la route politiquement. La Litra écrit en outre qu’il y a lieu de réexaminer et d’adapter la méthode de calcul des taux de couverture des coûts dans le trafic routier et que la mention d’un profit externe dans un article constitutionnel n’est pas justifié. Celui-ci ne servirait en pratique qu’à contourner toute mesure visant à mettre les coûts externes à la charge de ceux qui les occasionnent.
28.3.00
Le nouveau tunnel de la Vereina reliant Klosters dans le Prättigau à Lavin/Susch en Basse-Engadine sur 19 kilomètres fait l’objet de critiques. La localité de Davos craint d’être ainsi marginalisée et demande la réouverture de la route du col de la Flüela. Préoccupés par la situation économique de la plus grande station des Alpes, des politiciens de Davos ont déposé une interpellation au Grand Conseil du canton des Grisons suite à une pétition, lancée à mi-mars, qui demandait l’ouverture de la route du col toute l’année. La perte de recettes engendrée par l’ouverture du tunnel de la Vereina serait sensiblement plus importante que prévu. Lesdits membres du Grand Conseil mentionnent que certains secteurs économiques enregistrent une diminution de leur chiffre d’affaires de plus de 10 pour cent. Le tunnel, qui a coûté 800 millions de francs, représente à leurs yeux une compensation insuffisante pour la route du col de la Flüela, fermée durant l’hiver. Ils considèrent en outre que la liaison routière entre Klosters et Davos constitue un risque potentiel en matière de sécurité et que le projet de contournement de Klosters ne rendra pas le trafic plus fluide. Le trafic augmentera en provoquant davantage de bouchons et d’embouteillages. Les politiciens davosiens concluent en déclarant que seule une réouverture immédiate du col de la Flüela peut contribuer à améliorer la situation de leur cité et que des "aménagements superficiels" de la part du canton et des Chemins de fer rhétiques ne suffisent plus.
28.3.00
Par 105 voix contre 57, le Grand Conseil argovien a approuvé en première lecture la révision de la loi sur les constructions routières et l’affectation des fonds provenant de la RPLP dans le canton d’Argovie. Le PS et les Verts ont rejeté le projet. Le canton d’Argovie disposera vraisemblablement de 13 millions de francs par année à partir de l’an 2001 et de 26 millions au maximum à compter de l’an 2005 au titre de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP). L’objectif de la révision de la loi est une affectation des fonds RPLP à des tâches bien précises. Le projet de loi stipule que la part revenant au canton d’Argovie de la RPLP est affectée pour moitié aux constructions des routes et pour moitié aux mesures visant à éviter des coûts externes liés au trafic routier.
29.3.00
Le zoo de Zurich doit être mieux desservi par les transports publics. En lançant une étude de faisabilité, le Conseil de la ville de Zurich entend examiner les possibilités de prolonger la ligne de tram jusqu’au zoo. Le Département des services industriels communique que le prolongement de la ligne de tram passant par la route du Zürichberg et l’aménagement d’une boucle sur l’aire de stationnement des voitures située en aval de l’entrée du zoo constituent la solution la plus intéressante. 100 places de parc disparaîtraient toutefois dans l’opération.
29.3.00
Le Conseil de la ville de Zurich a voté un crédit de 235,5, millions de francs pour l'acquisition de 58 nouveaux trams Cobra. Le contrat de fourniture a été signé entre la ville de Zurich et le consortium ADtranz/Fiat-Sigg. Les trams devraient être construits en Suisse, comme cela avait été convenu en février. A la question de savoir où et par quelle entreprise, le porte-parole des services industriels de la ville de Zurich a répondu que rien n'avait encore été décidé, mais qu'il incombait au consortium de choisir le constructeur sous réserve de l'approbation de l'adjudication par le Conseil de la ville de Zurich. Environ 200 millions de francs - sur les 235,5 alloués - sont destinés à l'achat des trams; les 35,5 millions restants sont destinés à permettre l'achat de matériel de réserve, à couvrir les prestations en propre des VBZ et à assurer les dépenses imprévues. Les nouveaux véhicules reviennent à environ 3,4 millions de francs l'unité. Ils complèteront la série de 17 unités commandées il y a trois ans. La nouvelle commande porte à 75 le nombre de nouveaux trams Cobra acquis par la ville de Zurich. Ils remplaceront au fur et à mesure de leur livraison les "Mirages", qui auront bientôt 40 ans de fiers et loyaux services; il s'agit des anciens trams qui circulent en particulier sur les lignes 2,7 et 13. La première unité de la nouvelle série sera construite en automne et mise en service au printemps 2001.
30.3.00
La privatisation de l'aéroport de Zurich est achevée. La société immobilière de l'aéroport (FIG) a approuvé la fusion avec la direction cantonale de l'aéroport. Le peuple zurichois a donné son feu vert (62,1 pour cent de oui) en novembre dernier. La société d'économie mixte de l'aéroport de Zurich SA a franchi le dernier obstacle, dès lors que les actionnaires de la FIG ont approuvé la fusion. L'assemblée des actionnaires de la FIG a également approuvé une augmentation du capital de 175,6 à 245,5 millions de francs. Les 3,5 millions d'actions nominatives à 50 francs l'unité nécessaires à l'augmentation reviennent au canton. En contrepartie, ce dernier transfère la fortune de la direction de l'aéroport, soit 528,6 millions de francs d'actifs et 83,7 millions de francs de passifs à la société de l'aéroport de Zurich SA. Le canton détient 78,1 pour cent du capital de l'aéroport. Il entend toutefois vendre 28 pour cent de ses actions, pour un montant de quelque 400 millions de francs, en automne 2000. Il ne sera autorisé à réduire sa part du capital à moins de 50 pour cent que lorsque la concession d'exploitation aura été transférée à la société de l'aéroport de Zurich SA. Comme l'on sait, la ville de Lugano envisage, elle aussi, de privatiser l'aéroport de Lugano-Agno. L'objectif consiste à faire de cet aéroport, qui n'est desservi que par Crossair pour l'instant, un véritable pôle d'attraction pour les autres compagnies d'aviation. La privatisation pourrait devenir une réalité avant l'été 2001. Une étude présentée par l'exécutif de la ville de Lugano révèle que l'aéroport ne peut réagir assez rapidement face au développement du marché, compte tenu du fait qu'il est en main de la ville. Une direction privée faciliterait des alliances avec d'autres compagnies d'aviation. L'étude fait en outre ressortir que l'aéroport de Lugano-Agno est par trop dépendant de Crossair et qu'un potentiel de développement existe en dépit de la proximité de l'aéroport milanais de Malpensa 2000. L'aéroport luganais peut en particulier attirer des hommes d'affaires de l'Italie du nord et proposer par exemple des vols à destination de la place financière de Luxembourg. Le duché est en effet peu proposé en Italie du nord. Mais la privatisation ne saurait suffire à faire véritablement décoller l'aéroport luganais, est-il précisé. La piste est trop courte. Or, les communes avoisinantes ont rejeté le projet d'agrandissement de la piste .
31.3.00
Pour la première fois depuis 1992, le Chemin de fer du Lötschberg (BLS) met en service, avant Pâques, des trains d'autos reliant Kandersteg à la cité italienne de Iselle di Trasquera et inversement, à travers les tunnels du Lötschberg et du Simplon. La nouvelle offre se présente sous la forme de deux trains circulant la nuit du jeudi au vendredi-saint et du vendredi-saint au samedi. Elle sera renouvelée le mercredi avant l'ascension, le jour de l'ascension, ainsi que le vendredi et le samedi du week-end de Pentecôte. Des trains d'autos directs circuleront de surcroît lors des grands départs de vacances en été et en automne, à savoir les nuits du vendredi au samedi du 30 juin au 29 juillet 2000, ainsi que du 15 au 23 septembre 2000. Le prix de transport de Kandersteg à Iselle s'élève à 80 francs pour une voiture de 9 places au maximum. Les trains circulent sans arrêt en Valais, de sorte qu'il n'est pas possible de charger ou décharger des véhicules à Brigue. Le BLS communique que le transport de marchandises n'est pas autorisé pour des raisons douanières, à l'exception des effets personnels et des engins de sport. Le BLS réintroduit l'offre abandonnée il y a huit ans en se basant sur les résultats d'une enquête réalisée auprès de la clientèle l'été dernier. Les prix de transport ont également été fixés en fonction des informations recueillies lors de cette enquête. Il est précisé à l'intention de ceux qui estiment le prix de 80 francs trop élevé que le transport d'une voiture entre Kandersteg et Iselle revenait à 50 francs lors du lancement de l'offre en 1959 et que seul le chauffeur de la voiture était alors transporté gratuitement. Le gouvernement du canton du Valais souhaite faire renaître de ses cendres, tous les jours de l'année à compter du 15 décembre 2002, l'offre de transport des voitures à travers le Simplon. Une offre que les CFF ont proposé jusqu'en 1993. Seul le Chemin de fer du BLS a donné suite à la récente mise au concours en présentant différentes variantes d'offre, selon son porte-parole. La route du col du Simplon est moderne. Aussi apparaît-il évident qu'une telle offre n'est viable que si elle est largement soutenue financièrement par les pouvoirs publics.
31.3.00
Les CFF SA, Kiosk SA et Migros fondent aujourd'hui une société commune. "cevanova SA"en est la raison sociale. La nouvelle société anonyme est chargée de gérer les commerces "avec." sur la base du franchising. Il est prévu que le nombre de commerces installés dans les petites et moyennes gares en Suisse passera de trois à cinquante d'ici à l'an 2003. Les expériences réalisées avec les trois commerces pilotes à Brügg, à Schüpfen et à Mettmenstetten ont révélé que la clientèle apprécie le nouveau concept de commerces avec. Ces derniers proposent, outre les billets et les offres de voyages, un bar à café, ainsi qu'un large assortiment de denrées alimentaires, de produits frais, d'articles courants et une panoplie complète d'articles de kiosque et de journaux. Ce, 365 jours par année et de 6 h. du matin à 8h. du soir. Les CFF, la Migros et Kiosk SA participent chacun à raison d'un tiers au capital de six millions de francs de la nouvelle société. Il est prévu d'étendre le plus rapidement possible le réseau de vente avec. à la faveur de la création de cette société. La "cevanova SA" aménage les locaux loués aux CFF et remet les commerces "avec." à des preneurs de licence indépendants.
31.3.00
Les Transports urbains de Bâle (BVB) ont remplacé leur ancien système de régulation du trafic par une nouvelle installation qu'ils ont présentée à la presse. Cette nouvelle installation apportera des avantages non seulement au personnel BVB, mais aussi aux passagers qui seront mieux informés et qui pourront bénéficier de meilleures correspondances. L'installation, dont le coût s'élève à 5,5 millions de francs, semble être la plus moderne d'Europe. Elle permet de gérer le trafic des bus et des trams dans toute la région bâloise. L'entreprise de transport du canton de Bâle-Campagne BLT est également connectée au système. Les passagers devraient tirer profit dans un premier temps du dispositif automatique garantissant les correspondances, qui se trouve encore en phase d'essai, selon le directeur des BVB, Urs Hanselmann. Les chauffeuses et les chauffeurs recevront, à l'avenir, les informations nécessaires du système de régulation et devront par conséquent attendre les véhicules retardés aux points de jonction. Les bus et les trams circulent tous les quarts d'heure, en soirée, sur certaines lignes. Les ruptures de correspondance ont régulièrement occasionné du mécontentement parmi la clientèle. Les BVB entendent en outre améliorer l'information de la clientèle pour réduire les temps d'attente. Ce, sachant que le temps d'attente apparaît deux fois plus long au passager lorsqu'il n'a aucune information à se mettre sous la dent.
31.3.00
Les Transports urbains de la ville de Lucerne (VBL) seront bientôt séparés de l'administration et obtiendront le statut de société anonyme. La ville de Lucerne réagit ainsi à la vague de libéralisation enregistrée dans le secteur des transports publics. Les prestations de transports publics en ville de Lucerne et aux alentours de la ville seront mises en adjudication publique à partir de l'an 2006. Le marché ne restera protégé pour les VBL que pour les lignes de trolleybus. Le groupement d'intérêt pour les transports publics régionaux, qui regroupe 14 communes en sus du canton et de la ville de Lucerne, est le mandant. Les VBL devront s'adapter rapidement à la nouvelle situation. L'Exécutif de la ville propose de ce fait au législatif de supprimer les VBL en tant qu'office au début 2001 et de les transformer en SA. Il est renoncé à une véritable privatisation. C'est ainsi que la majorité des actions d'une valeur nominale de 20 000 francs demeure en main de la ville. Les coûts de la transformation des VBL s'élèvent à 33 millions de francs, en sus de la constitution d'un capital-actions. La ville prend directement ou indirectement 20 millions de francs à sa charge, le reste étant supporté par le canton et par les communes de l'agglomération. La reprise de la caisse de pension représente la part la plus importante des coûts.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Avril 2000 1.4.00
Le Chemin de fer Bodensee- Toggenburg (BT) a réalisé trois pour cent de plus de recettes l'an dernier en trafic voyageurs. Il ressort en outre du communiqué du BT qu'il a enregistré 94 millions de personnes/kilomètres. Il occupe ainsi le troisième rang des chemins de fer en Suisse, derrière les CFF et le BLS. Les produits de transport réalisés sont supérieurs au budget, alors que les coûts correspondent à l'enveloppe budgétaire.
3.4.00
Les CFF réalisent un ouvrage important de Rail 2000 à la gare principale de Zurich. Il s'agit du nouveau raccordement de la ligne de Wipkingen à la gare principale, qui sera mis en service en 2005. Les ponts situés avant l'entrée en gare permettent de séparer les courants de trafic régionaux et interrégionaux et d'augmenter ainsi les capacités d'absorption de celle-ci pour Rail 2000. Les CFF communiquent que les travaux commenceront en juin 2000. Le nouveau raccordement de la ligne de Wipkingen doit être achevé au plus tard en 2005. La longue période de travaux s'explique par le fait que le nouveau pont, d'un coût de quelque 118 millions de francs, doit être construit sans interruption de l'exploitation ferroviaire. A la question de savoir comment cela était possible, la porte-parole des CFF a répondu qu'il était nécessaire de construire tout d'abord un pont provisoire. Les CFF tiennent en outre à préciser que cet ouvrage, qui a reçu le feu vert du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) le 31 mars, était indispensable, indépendamment des discussions en cours concernant la nouvelle gare située à la hauteur de la poste de la Sihl et du viaduc de Wipkingen. Les CFF ont stoppé le projet controversé suite à différentes oppositions. Une initiative demande même son abandon et la construction d'une seconde gare souterraine RER en remplacement. Le canton de Zurich fait présentement le point de la situation avec les CFF et étudie d'autres solutions.
4.4.00
Le secteur Cargo des CFF a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 1,1 milliard de francs l'an dernier, comparé à 0,864 milliard l'année précédente, a déclaré Benedikt Weibel, le PDG des CFF, aux médias. Ces chiffres ne sont cependant pas directement comparables, car les CFF fournissent des prestations à la faveur de la réforme ferroviaire que d'autres chemins de fer effectuaient auparavant. Le transport des marchandises au Gothard fonctionne à plein régime. Si la moyenne journalière était de 120'000 à 135'000 tonnes l'an dernier, elle varie cette année entre 135'000 et 150'000 tonnes. Et ce, alors que le nombre de trains en circulation est inférieur. Il faut cependant savoir que les CFF transportent trois fois plus de bois cette année que l'année dernière en raison des dégâts causés par l'ouragan «Lothar».
4.4.00
Les Transports urbains de la ville de Berne (SVB) ont présenté leur nouveau concept de transport destiné aux personnes handicapées. Des annonces par haut-parleur et des panneaux d'information sont installés aux points d'arrêt qui améliorent sensiblement la situation en particulier pour les personnes qui ne connaissent pas les lieux ainsi que pour les personnes malvoyantes et malentendantes. Le conseiller communal Alfred Neukomm (PS) a résumé la situation en déclarant que près d'un million de personnes connaîtraient des difficultés en utilisant les transports publics en raison d'un handicap physique. Les SVB s'efforcent, depuis des années, d'aménager leurs véhicules de manière à ce qu'ils puissent être utilisés également par les personnes handicapées. C'est ainsi qu'ils disposent de 71 véhicules équipés de rampes pour chaises roulantes, le plus important parc de bus et de trolleybus en Suisse actuellement. Selon Alfred Neukomm, des véhicules à plancher surbaissé et équipés de rampes et de places pour les personnes se déplaçant en chaise roulante remplaceront les bus actuels d'ici 2009. Il est prévu de remplacer également les trams d'ici 2020. L'information sera aussi améliorée aux points d'arrêt. C'est ainsi que les passagers seront informés du prochain départ et de dérangements éventuels survenus sur le réseau.
5.4.00
Les travaux de construction de la nouvelle ligne ferroviaire à double voie entre Salquenen et Loèche ont commencé. Le chantier des CFF s'insère dans le concept autoroutier prévu dans la région du bois de Finges entre Sierre et La Souste. Le coût des travaux s'élève à 240 millions de francs. La nouvelle ligne, longue de 7 kilomètres, longe la rive droite du Rhône et est constituée pour l'essentiel de tunnels, comme l'a indiqué Eric Pointet, le responsable des travaux des CFF, aux médias. Le tronçon Salquenen- Loèche formait le dernier maillon de ligne à voie unique de la ligne du Simplon. Les travaux de construction proprement dits ont commencé à Varonne VS, après plusieurs mois d'installation des chantiers. Deux tunnels et deux ponts seront construits.
6.4.00
La présence commerciale des CFF sur le marché est redéfinie sur la base des futurs besoins de l'exploitation et du potentiel de clients en trafic voyageurs. L'éventail des possibilités peut aller de la gare dont les guichets sont desservis par du personnel CFF à la halte sans personnel équipée de distributeurs de billets en passant par des négoces «avec» proposant aussi bien des produits de consommation courante que des titres de transport ferroviaires. Le présence des CFF sur le marché, telle qu'elle a été revue, résulte des développements techniques qui permettent de commander à distance les appareils qui règlent la circulation des trains dans les gares de faible et moyenne importance. Il est d'ores et déjà acquis qu'une cinquantaine de petites gares à tout le moins seront transformées en négoces «avec.» ces prochaines années. Les CFF suivent, d'une manière générale, une stratégie offensive en trafic régional voyageurs. C'est ainsi que l'entreprise entend renforcer sa présence sur ce marché ces prochaines années en proposant au moins cinquante nouveaux points d'arrêt des trains, des liaisons plus fréquentes et plus rapides, ainsi qu'un accès simplifié à l'offre de transports publics. La nouvelle génération de distributeurs de billets comprend pratiquement l'assortiment complet de billets et accepte tous les moyens de paiement courants. La commande d'une nouvelle série de distributeurs est en préparation. Le service téléphonique fonctionnant 24 heures sur 24, le site Internet ainsi que les numéros d'appel particuliers (écho de la clientèle, ponctualité des trains le jour même, centre d'appel pour détenteurs d'abonnements généraux et d'abonnements à demi-prix) ont sensiblement amélioré les possibilités de contact avec les CFF ces dernières années. Les CFF assurent une présence personnalisée dans 447 points d'arrêt, sur un total de 756. Les 309 autres points d'arrêt restants ne sont pas desservis par du personnel.
8.4.00
Les Transports urbains de la ville de Lucerne (VBL) ont atteint un taux de couverture des coûts de 62,04 pour cent en 1999 et dépassé ainsi légèrement l'objectif de 60 pour cent qui leur avait été fixé. Ils ont transporté 38,8 millions de passagers. Il ressort de leur rapport d'activité que le nombre de passagers transportés ne peut être comparé avec celui de l'année précédente (47,2 millions) en raison d'un système de comptage différent. Les quatre cinquièmes des passagers sont des abonnés. Les deux tiers des passagers ont utilisé un trolleybus, un tiers un bus. Chacun des 148 véhicules a parcouru plus de 44'000 kilomètres. Les charges des VBL se sont élevées à 54,44 millions de francs. Le manque à gagner de 22,57 millions de francs est pris en charge par les pouvoirs publics. Il est de près de deux millions plus élevé qu'en 1998. Quant aux produits de transport, ils ont atteint 29,83 millions de francs (+ 300'000 Fr.).
11.4.00
La commission des transports du Conseil national rejette l'introduction générale de la vitesse de 30 km/h dans les localités. Par 14 voix contre 3 et 6 abstentions, elle recommande au Conseil national de rejeter l'initiative «Rues pour tous», comme l'a proposé le Conseil fédéral. Elle partage en effet dans sa majorité l'avis du gouvernement, qui considère que la vitesse de 30 km/h restreindrait par trop la mobilité et serait liée à d'importantes charges en raison des exceptions qu'il serait nécessaire d'accorder. Selon le communiqué des services du Parlement, la commission s'est cependant prononcée en faveur d'une simplification de la procédure visant à l'introduction de zones de circulation limitées à 30 km/h. Elle est également d'avis que la Confédération devrait davantage soutenir les cantons financièrement pour favoriser la mise en place de mesures visant à réduire la vitesse. La commission entend en outre examiner si des éléments de l'initiative pourraient être intégrés dans la révision de la loi sur la circulation routière qui a été approuvée par le Conseil des Etats. Elle est par ailleurs entrée en matière sur ce projet de loi sans opposition. Un projet qui prévoit en particulier de nouvelles exigences pour les nouveaux conducteurs afin d'améliorer la sécurité routière. L'examen de détail n'est pas encore achevé.
12.4.00
Les CFF étendent leurs prestations en faveur des voyageurs à mobilité réduite en mettant en place un centre d'appel. Situé à Brigue, ce service sera opérationnel à partir du changement d'horaire de fin mai. Le but poursuivi est de proposer à la clientèle un seul service comme interlocuteur, pour l'ensemble des prestations de transport. Le centre d'appel peut être atteint téléphoniquement en composant un numéro gratuit 0800. Six collaboratrices et collaborateurs trilingues répondent aux appels dans un premier temps. Il est prévu, dans la mesure du possible, de faire appel à des collaboratrices et à des collaborateurs à mobilité réduite afin de mieux saisir les besoins des personnes concernées. Comme jusqu'ici, 123 gares disposant de l'équipement nécessaire proposent leurs services aux personnes handicapées. Une nouveauté cependant: ces gares sont désormais desservies durant toute la durée du service ferroviaire. L'amélioration est d'importance. Une gare comme celle de Genève ne proposait ses services aux personnes à mobilité réduite que jusqu'à 19h45 jusqu'ici. Le nombre de gares disposant de l'équipement nécessaire sera augmenté si cela s'avère opportun.
12.4.00
Le groupe de projet "EasyRide" chargé d'étudier la réalisation de la télébillettique pour les chemins de fer suisses est optimiste quant aux résultats des essais qui seront entrepris sur le terrain. Une enquête de marché a révélé que le système est bien accepté par la clientèle. Ce n'est en revanche pas le cas du personnel ferroviaire. La commission de pilotage du projet mis en route en 1998 par les CFF, la Poste (Car postal) et l'Union des transports publics a tiré un premier bilan. Les CFF ont indiqué dans leur communiqué que les tests effectués lors de la première phase du projet pour remplacer les billets en papier utilisés jusqu'ici avaient donné lieu à des résultats positifs. Les clientes et les clients disposant d'une carte EasyRide peuvent utiliser les transports publics sans acheter de billets au préalable. Les déplacements sont en effet saisis par des lecteurs électroniques lorsque le client pénètre dans un véhicule ou en sort. Des factures sont dressées mensuellement. Celle ou celui qui ne souhaite pas payer ses déplacements après coup a la possibilité d'opter pour une autre variante: le billet électronique. Celui-ci permet au client de charger son déplacement sur le porte-monnaie électronique de son billet «E». L'étude de marché réalisée a révélé que 70 pour cent des personnes interrogées passeraient au billet électronique et que 30 pour cent pensaient utiliser les transports publics plus fréquemment qu'avant. Les personnes interrogées apprécient avant tout le fait qu'il n'y a plus besoin d'aller acheter son billet, d'où un gain de temps et la possibilité de voyager de manière plus indépendante. Le premier test sur le terrain sera effectué cette année encore à Genève. Le nouveau système sera testé également à Bâle, au début de l'année 2001. De l'avis des CFF, les Chemins de fer allemands SA sont également très intéressés à ce projet. Ses responsables estiment que l'accroissement des recettes de transport sera sensible en raison d'une plus forte utilisation des transports publics. Les CFF considèrent en outre que le nouveau projet permettra de réduire l'effectif du personnel et, partant, les coûts. L'introduction du système de manière échelonnée leur permettra de réduire l'effectif du personnel dans le cadre des fluctuations normales. Le Syndicat du personnel des transports (SEV) voit les choses de manière moins positive. Dans son communiqué, il exprime en effet sa crainte de voir les CFF et les chemins de fer privés fermer de nouvelles gares et demande en compensation que le service proposé dans les trains soit développé. Le syndicat demande en outre qu'une étude soit réalisée démontrant les conséquences négatives de EasyRide, en particulier sur les chiffres d'affaires des gares.
12.4.00
Le Conseil fédéral prescrit des normes limites en matière de bruit concernant les aéroports. Il a en l'occurrence opté en faveur des exploitants des aéroports dans le conflit d'intérêts qui les oppose aux riverains en donnant davantage de poids à l'importance économique des sites qu'à la protection des habitants. La limite sonore prévue pour les zones riveraines a en effet été sensiblement rehaussée par rapport au projet mis en consultation. Il en résulte une réduction des coûts liés aux mesures de protection contre le bruit aux aéroports de Genève et de Zurich de 1,1 milliard à 220 millions de francs. Des limitations du service d'exploitation ne sont guère prises en considération. Seule l'interdiction des vols de nuit, qui était jusqu'ici ancrée dans la concession d'exploitation des aéroports, est nouvellement stipulée dans l'ordonnance. Elle prévoit le maintien de l'interdiction des vols de nuit de 24 heures à 5 heures pour les aéroports de Genève, Bâle et Zurich et de 23 heures à 6 heures pour les aéroports régionaux de Berne-Belp et Lugano-Agno. La limite sonore applicable aux zones d'habitation riveraines a cependant fait l'objet de vives discussions ces derniers temps. Il faut savoir que cette limite est décisive pour déterminer les zones dans lesquelles des fenêtres antibruit doivent être installées, des indemnisations peuvent être demandées par les propriétaires d'immeubles et où aucune nouvelle habitation ne peut être construite. Or, il s'avère que le Conseil fédéral rehausse maintenant la limite sonore applicable aux plus grandes zones, soit aux zones d'habitation et aux zones destinées à l'implantation d'installations publiques: la limite diurne est désormais fixée à 65 décibels au lieu des 60 décibels prévus dans le projet mis en consultation. Ce qui apparaît comme une modification mineure a en fait des conséquences graves dues aux lois de la physique: cinq décibels de plus permettent trois fois plus de mouvements d'avion, à source sonore égale. La valeur limite est ramenée à 57 décibels de 22 à 24 heures et de 5 à 6 heures, conformément au projet mis consultation. Le mode de calcul a toutefois été modifié: la valeur porte désormais sur l'ensemble des trois heures et non plus sur les trois heures considérées séparément. Cela signifie que des pics sonores sont tolérés, d'où une réduction des coûts liés aux mesures de protection. L'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage les estiment à 220 millions de francs au lieu de 1,1 milliard de francs prévu dans le projet mis en consultation.
13.4.00
La quantité de marchandises transbordées en 1999 dans les ports du Rhin bâlois s'est élevée à 7'447'850 tonnes. D'où un recul de 8,2 pour cent par rapport à l'année précédente causé essentiellement par les fortes fluctuations du niveau des eaux enregistrées durant les mois de février, mai et juin, et par la diminution des importations de carburants et de mazout. Considérés séparément, les ports de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont enregistré une évolution respective de + 5 et de - 17,6 pour cent.
13.4.00
L'Association de lutte contre les émissions du trafic aérien (SSF) considère comme scandaleuse la décision prise par le Conseil fédéral s'agissant des limites sonores. Il ressort de son communiqué que le Conseil fédéral a, de manière unilatérale, pris en considération les intérêts des aéroports, des milieux économiques et de la clientèle des compagnies aériennes et que la protection des riverains contre les conséquences nuisibles dues au bruit n'a plus beaucoup d'importance dans l'optique du gouvernement. Les Verts zurichois considèrent que les riverains se voient ainsi spoliés de plusieurs centaines de millions de francs et que la forte hausse de la valeur limite décrétée en matière de bruit est un véritable camouflet qui leur est infligé. En l'occurrence, le Conseil fédéral représente à l'évidence les intérêts des milieux économiques qui veulent faire de l'aéroport de Zurich une gigantesque plaque tournante aérienne. De l'avis des Verts, la loi sur la protection de l'environnement est vidée de sa substance à l'échelon de l'ordonnance. Selon la loi, les valeurs limites doivent être basées uniquement sur les critères déterminants en matière de protection. Les milieux économiques bénéficient de suffisamment d'allégements au niveau de la législation sur la protection de l'environnement, lors du traitement isolé des cas qui se présentent.
13.4.00
Le gouvernement du canton des Grisons a approuvé le raccordement ouest du contournement du village de Saas, dans le Prättigau. Le contournement de Saas peut ainsi être présenté à la Confédération en vue de l'obtention d'une subvention fédérale. Devisé à 234 millions de francs, il constitue un élément de l'important projet de construction routière dans le Prättigau, entre Küblis et Klosters. La chancellerie cantonale communique que l'ouvrage sera réalisé par étapes, pour des raisons financières. Les premiers chantiers du contournement de Saas devraient être aménagés en 2002, de sorte que les travaux pourront être achevés par le percement d'un tunnel en l'an 2006.
13.4.00
Les Alpes suisses n'ont jamais enregistré autant de passages de camions qu'en 1999. 1,318 millions de poids lourds ont en effet franchi un des quatre passages alpins, soit 80'000 ou 7 pour cent de plus que l'année précédente. Le fret sur le rail a en revanche légèrement régressé. Quelque 5000 camions ont franchi quotidiennement un passage alpin. Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) précise que 80 pour cent ont emprunté l'axe du Gothard, que plus de 50 pour cent ont circulé en transit à travers la Suisse et que près de 65 pour cent des véhicules étaient immatriculés à l'étranger. Si le fret routier à travers les Alpes a augmenté de 7 pour cent en 1999, le fret ferroviaire s'est, pour sa part, comprimé de 2 pour cent. Le rail, qui a perdu 2 pour cent de part de marché par rapport à 1998, détient encore 69 pour cent du total. Le DETEC ajoute que cette évolution ne peut être modifiée qu'au travers des accords bilatéraux sur les transports terrestres. Ceux-ci mettront en effet un terme à la circulation presque gratuite des poids lourds à travers la Suisse et permettront d'assurer le financement des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA). Il est un fait que la politique des transports plébiscitée par le peuple suisse en votation populaire ne peut être mise en œuvre sans les accords bilatéraux. Les chiffres portant sur les transports à travers les Alpes émanent du Service d'étude des transports du DETEC, qui recense le trafic chaque année. Ces recensements sont opérés en étroite collaboration avec les cantons d'Uri, des Grisons, du Tessin et du Valais.
13.4.00
Trop tôt pour respirer de soulagement» écrit l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage à propos des prévisions concernant l'évolution de la qualité de l'air jusqu'en 2020 en Suisse. Si les émissions de gaz toxiques «classiques» diminuent, celles du gaz responsable de l'effet de serre augmentent en raison de l'accroissement du trafic. Ledit office a, en 1995 déjà, présenté un rapport sur l'évolution des émissions de gaz toxiques dues au trafic routier de 1950 à 2010. Il a présenté ses prévisions actualisées jusqu'en l'an 2020 sur la base des normes plus strictes adoptées par l'UE pour les gaz d'échappement, en admettant que la Suisse emboîtera le pas, et de l'introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations. Des progrès ont été enregistrés au cours de ces trente dernières années en ce qui concerne les gaz toxiques classiques, tels les hydrocarbures, l'oxyde d'azote, le plomb et la suie. La quantité d'oxyde d'azote provenant des gaz d'échappement des véhicules a baissé de 120'000 tonnes en 1985 (année record) à 50'000 tonnes aujourd'hui. Celle des hydrocarbures de 140'000 tonnes (1980) à 28'000 tonnes. S'agissant du plomb et de la suie, leur quantité a aussi fortement baissé de respectivement 1500 et 3500 tonnes en 1970 à 4 et 1600 tonnes aujourd'hui. Ces réductions ont été rendues possibles grâce à des normes plus strictes pour les gaz d'échappement et à l'amélioration de la qualité des carburants. La pollution due au gaz d'échappement des véhicules routiers devrait retomber au niveau enregistré en 1955, voire 1950 pour certains gaz toxiques, d'ici à l'an 2020, pour autant que des mesures plus strictes soient prises, telle l'adoption des normes de l'UE. Le trafic routier contribue dans une large mesure à la production des poussières fines. De telles poussières sont en effet contenues dans les gaz d'échappement des moteurs diesel, dans les résidus produits par le frottement des freins, des pneus et des surfaces de roulement.
14.4.00
Les comptes 1999 des Transports urbains de Lucerne (VBL) bouclent par un déficit de 22,56 millions de francs. Les recettes et les charges se sont en effet élevées respectivement à 31,87 et 54,43 millions de francs. Le déficit porté au budget s'élevait à 22,27 millions de francs. La situation est devenue plus difficile pour les transports publics, de sorte que le résultat peut être considéré comme bon, est-il relevé dans le communiqué des VBL. Le nombre de passagers transportés a baissé de 303'000 ou 0,8 pour cent pour s'établir à 38,78 millions. Le recul a été particulièrement marqué sur la ligne de trolleybus no 1, la diminution ayant atteint 3,7 pour cent. Cette évolution est due principalement aux augmentations de prix opérées et - en ce qui concerne la ligne 1 - également aux travaux en cours à Obernau.
17.4.00
La qualité de l'air en Suisse centrale s'est améliorée, mais elle n'est pas ce qu'elle devrait être. Les centres urbains souffrent du bioxyde d'azote et des poussières fines. Si l'impact de l'ozone n'a pas été aussi marqué que l'année précédente, c'est uniquement en raison d'une période estivale moins ensoleillée que d'habitude. Les responsables de l'environnement des cantons de Lucerne, Uri, Schwyz, Obwald, Nidwald et Zoug ont présenté leur rapport sur la qualité de l'air en 1999. Ils entendent continuer à améliorer la qualité de l'air ces prochaines années en collaborant. L'air contient une trop grande quantité de poussières fines en de maints endroits. La limite retenue pour la norme annuelle n'a pas été respectée dans les villes et les localités importantes. Les stations de mesure situées hors de ces localités ont en revanche enregistré des valeurs inférieures. La valeur limite a été dépassée jusqu'à 30 fois en moyenne quotidienne. C'est la première fois que les poussières fines ont fait l'objet de mesures dans toute la Suisse centrale. Des quantités élevées sont recensées en particulier en hiver, lors de froides journées. Les poussières fines sont susceptibles de favoriser les maladies pulmonaires, telles l'asthme et la bronchite. Les valeurs limites, en moyenne annuelle et journalière, de bioxyde d'azote ont parfois été dépassées à certains endroits où le trafic est particulièrement dense en site urbain.
17.4.00
La saison d'hiver 1999/2000 a été satisfaisante pour les entreprises de transport à câbles en Suisse. Le bilan provisoire du transport des passagers laisse entrevoir un accroissement du chiffre d'affaires de 39 millions de francs ou de 6 pour cent par rapport à l'année précédente. L'évolution du chiffre d'affaires, qui a atteint 690 millions de francs au total, a varié selon les régions. C'est ainsi que des entreprises sises dans les cantons des Grisons, de la Suisse orientale et, en partie, de la Suisse centrale ont enregistré un léger accroissement de leur chiffre d'affaires, alors que d'autres sises en Suisse centrale et au Tessin ont vu leur chiffre stagner, voire baisser légèrement. En revanche, les entreprises de l'Oberland bernois et du Valais ont, pour certaines, fait d'excellentes affaires. Les entreprises de la région de Grindelwald-First ont même établi un nouveau record hivernal. La saison hivernale est très importante pour les entreprises de transport à câbles, puisqu'elles réalisent en moyenne 84 pour cent de leur chiffre d'affaires annuel.
18.4.00
La protection contre les accidents chimiques peut être améliorée au Gothard. L'Office fédéral des routes a en effet approuvé un crédit de 10 millions de francs en vue de la mise en place d'une meilleure protection contre les accidents chimiques à la fin 2001. Les équipes de pompiers affectés à l'autoroute à Göschenen et à Airolo seront renforcées. Quatre personnes seront en permanence de piquet dorénavant. Il est en outre prévu de faire l'acquisition de deux camions équipés pour la lutte contre les accidents chimiques et de quatre véhicules d'extinction universels. La commission d'exploitation du tunnel routier du Gothard et les offices cantonaux de protection de l'environnement répondent de la planification des nouvelles mesures. Il sera également fait appel aux ressources humaines et au matériel en cas d'accident survenant hors de l'autoroute dans toute la zone du Gothard, par exemple sur le réseau des CFF.
18.4.00
Les cantons sont appelés à estimer la demande en matière de déplacements ferroviaires en l'an 2020. Leurs informations serviront à la planification de la seconde étape de Rail 2000 par l'Office fédéral des transports (OFT). Le Conseil fédéral entend approuver le message et l'enveloppe de 5,9 milliards de francs en 2004. La première étape de Rail 2000, dont le plafond financier a été fixé à 7,4 milliards de francs, sera achevée en 2005, a indiqué l'OFT.
20.4.00
Deux trains-prison circuleront dès le début de l'an prochain sur deux axes principaux du réseau CFF. Les CFF équipent à cet effet deux voitures ferroviaires de 22 cellules chacune pour permettre le transfert des détenus entre les cantons. La Conférence des directeurs cantonaux de justice et police vient d'approuver un nouveau contrat réglant le transport des détenus, qui lie les cantons à la «communauté de travail CFF/Securitas» pendant cinq ans. Deux voitures de commande (voiture disposant d'une cabine de commande du train reliée à la locomotive) seront ainsi transformées en voitures-cellules. Chaque train disposera de 22 cellules individuelles équipées chacune de WC. Les deux trains circuleront quotidiennement, du lundi au vendredi, dès le 3 janvier 2001; l'un au départ de Zurich à destination de Bâle et Berne et retour par la voie directe à Zurich, l'autre de Genève à Berne, où la correspondance avec l'autre train sera assurée, et retour à Genève. Les transferts seront assurés par des véhicules routiers spéciaux de ladite communauté de travail. Les détenus seront accompagnés par plusieurs collaborateurs de Securitas. Quelques 20'000 transports de détenus sont effectués chaque année en Suisse.
20.4.00
Car postal Oberland bernois demeure confiant dans l'affaire des concessions pour les lignes de bus de la région d'Interlaken, en dépit d'une décision provisoire en faveur de son opposant, l'entreprise ferroviaire BLS. Car postal Oberland bernois est persuadé d'obtenir à nouveau la concession lors de l'attribution des lignes à compter de 2001. Il ressort de son communiqué que le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) a pris en l'occurrence une décision provisoire d'attribuer une concession limitée à un an à l'opérateur BLS pour les quatre lignes de bus desservant la région d'Interlaken. La Poste et le chemin de fer se partageaient jusqu'ici le gâteau en deux. L'introduction de la libre concurrence en a fait des concurrents féroces pour la desserte des lignes radiales Beatenberg- Interlaken- Bönigen et Habkern- Interlaken- Iseltwald, ainsi que de la ligne Interlaken- Ringgenberg- Niederried. Le personnel de la Poste souffre momentanément de la situation incertaine dans laquelle il se trouve. Vainqueur de la procédure d'adjudication en janvier 2000, Car postal Oberland bernois peine à comprendre qu'il doive supporter les inconvénients inhérents à la solution intermédiaire, est-il précisé dans le communiqué. La Poste ajoute qu'elle a de bonnes cartes en main: des offres de prix inférieures de 13 à 24 pour cent grâce à une meilleure productivité, tout en respectant les prescriptions légales en matière de personnel et la loi du travail. Questionné sur les reproches faits en la matière, André Dähler, le préposé à l'information de Car postal Oberland bernois, a déclaré qu'ils pouvaient être réfutés. Quant à l'entreprise BLS/Auto SA, elle a pris connaissance avec satisfaction de la décision provisoire du DETEC, selon son communiqué. Cela étant, le BLS et sa filiale Auto SA Interlaken répondent de l'offre sur toutes les lignes pendant une année. L'avenir des lignes de bus, dès l'été 2001, dans la région d'Interlaken dépend de la décision définitive du DETEC.
22.4.00
La société d'exploitation du bac Horgen-Meilen SA, sur le lac de Zurich, a enregistré une croissance du nombre de passages au-dessus de la moyenne en 1999, en dépit des caprices du temps qui ne demeurent pas sans effet sur la marche des affaires. Les bacs ont transporté 2893 véhicules (y compris les passagers), ce qui représente un accroissement de 5,2 pour cent par rapport à l'année précédente. La hausse de trafic extraordinaire enregistrée dès la mi-août a permis de compenser largement le recul dû au mauvais temps des mois de février, mai et juin. La forte augmentation des passages durant le deuxième semestre de l'année est liée aux travaux à la place Bürki en ville de Zurich. La tendance à la hausse n'a, fort heureusement, pas fléchi une fois les travaux achevés. La preuve est apportée, une fois de plus, que les automobilistes qui ont passé aux transports publics après avoir subi les bouchons peuvent être fidélisés.
25.4.00
Le gouvernement cantonal bernois soumet un projet pour décision au Parlement cantonal, dans lequel les points forts du développement des transports publics régionaux durant les périodes horaires 2001 à 2005 sont fixés. Ce projet prévoit toute une série d'aménagements de l'offre de trains et de bus dans le canton, susceptibles de rendre les transports publics plus performants en dépit des mesures d'économies. La principale modification concerne la ligne ferroviaire Thoune- Spiez, sur laquelle des bus devraient désormais circuler en lieu et place des trains régionaux. Les indemnités annuelles du canton et des communes au titre des transports publics régionaux s'élèvent à 162-165 millions de francs.
25.4.00
Les abonnements communautaires de transports publics «Sunnecharte» sont proposés depuis 1998 dans la partie orientale de l'Oberland bernois et «Carte bleue» dans la région de Gstaad/Saanen. Un accroissement réjouissant des ventes 1999 par rapport à 1998 a été enregistré: 720 cartes bleues mensuelles (+ 44 pour cent) et 179 annuelles (-1 pour cent), 5725 Sunnecharte mensuelles (+19 pour cent) et 577 annuelles (+12 pour cent) vendues. Si le billet intitulé «Bödeli», valable pour un trajet, a connu un recul de 11 pour cent, la carte multicourses a en revanche fait un véritable tabac: 28'591 unités vendues (+130 pour cent). Ce type de titres de transport répond manifestement le mieux aux besoins de la clientèle.
25.4.00
Car postal Oberland bernois organise et exploite depuis le 1er janvier 2000 le bus à la demande VivaCarã destiné aux personnes à mobilité réduite sur mandat de la Fondation cantonale bernoise pour le transport des personnes handicapées. Un deuxième bus VivaCarã et le recours au centre d'appel national de Car postal Suisse ont pu être inaugurés la semaine dernière.
25.4.00
La sécurité est qualifiée de «mauvaise» à «très mauvaise» dans un tiers des 25 tunnels routiers examinés en Europe. Le tunnel zurichois du Gubrist obtient la meilleure qualification. Les résultats de l'enquête menée par l'Association internationale des automobilistes et l'Alliance internationale du tourisme ont été présentés à Bruxelles. Des experts indépendants ont examiné la sécurité de 25 tunnels routiers dans huit pays européens en février et mars dernier. Leur verdict est décevant: la qualification «très bonne»n'a pu être décernée nulle part. Huit tunnels, dont celui du Gubrist zurichois, ont obtenu la qualification «bonne». La sécurité est qualifiée de «insuffisante» dans neuf tunnels et de «mauvaise» dans six autres. Le tunnel "Fornaci" en Italie et le tunnel «Alfonso-XIII» en Espagne se sont vus décerner la qualification «très mauvaise». Cinq tunnels ont été examinés en Suisse, dont trois ont obtenu la qualification «mauvaise» en matière de sécurité. Il s'agit des tunnels autoroutiers San Salvadore, près de Lugano, et des tunnels Isla Bella et Crapteig situés entre Coire et Thusis (GR) sur l'autoroute A13. Le tunnel du Belchen sur l'A2 a obtenu la qualification «suffisante». Les tunnels les plus longs ou les plus utilisés, tels ceux du Gothard et du Baregg, n'ont pas fait l'objet d'un examen. La raison invoquée par les experts: l'examen des tunnels doit être poursuivi chaque année. Ont été pris en considération dans le rapport: le type de construction du tunnel (nombre de galeries), les plans d'évacuation, le trafic, l'éclairage, les possibilités de communication et les mesures de protection contre le feu. Le TCS a participé à l'enquête en tant que partenaire suisse. Il faut se rappeler que deux accidents tragiques ont eu lieu dans des tunnels en Europe au cours de l'année dernière: l'un dans le tunnel du Mont-Blanc reliant la France à l'Italie où 39 personnes ont été la victime des flammes, l'autre dans le tunnel autrichien du Tauern (qualification «suffisante») où 12 personnes ont perdu la vie dans un incendie.
26.4.00
Première pour le train pendulaire suisse ICN, lancement du RER saint-gallois et inauguration de la nouvelle liaison Thalys entre Genève et Bruxelles: telles sont les principales nouveautés introduites lors du changement d'horaire du 28 mai 2000. La rame pendulaire ICN circule en trafic à longues distances sur la ligne Lausanne- Bienne- Zurich- St-Gall. Quelques rames seulement sont mises en service dans un premier temps. Le porte-parole des CFF a déclaré en conférence de presse qu'il n'est pas encore question de gagner du temps. Les rames sont dotées de compartiments d'affaires équipés de tables et de prises électriques pour ordinateurs portables. Ces compartiment peuvent être réservés. Des amplificateurs pour téléphones portables sont en outre installés dans toutes les voitures du train. Ils permettent de téléphoner également lors du passage dans les tunnels. Des trains Intercity sont proposés nouvellement chaque heure entre Genève- Lausanne- Berne- Zurich- St-Gall et entre Interlaken ou Brigue (en alternance) à destination de Romanshorn. Ces trains circulent à une demi-heure d'intervalle entre Berne et Winterthour. Les rames ICN circuleront à plus grande vitesse dans les courbes à partir du changement d'horaire 2001. Le temps de parcours sera ainsi réduit de 15 minutes entre Lausanne et Zurich par l'itinéraire du pied du Jura. La cadence semi-horaire sera également introduite entre Lausanne et Zurich à cette date-là. Le TGV «Thalys», de livrée bordeaux, circule une fois par jour entre Genève et Bruxelles, dans les deux sens, à partir du changement d'horaire 2000. Il dessert l'aéroport de Paris Charles de Gaulle et le parc d'attraction Disneyland de Marne la Vallée. En trafic régional, le point fort se trouve en Suisse orientale. Le RER saint-gallois est en effet lancé sur le marché au changement d'horaire 2000 sous l'appellation "Ostwind". Il est formé de huit branches, dont trois lignes radiales sur lesquelles l'offre est améliorée: Altstätten- Wil, Heerbrugg- Herisau et Romanshorn- St-Gallen-Haggen. 17 entreprises de chemin de fer et de bus participent à l'offre. Une communauté tarifaire n'est prévue qu'à partir de 2002. Selon Philippe Gauderon, responsable du trafic régional des CFF, un RER sera mis en service dans cinq nouvelles régions, en sus des RER déjà implantés à Zurich, Bâle et Berne. Ce sont les régions de St-Gall et du Léman, où l'offre est mise en place par étapes et celles de la Suisse centrale, de Soleure/Argovie et du Tessin.
26.4.00
Le SAirGroup augmente sa participation financière dans la compagnie d'aviation Sabena à 85,0 pour cent. Le gouvernement belge et SAirGroup ont signé le contrat en présence des médias à Bruxelles. SAirGroup reprend ainsi pour la première fois la majorité des actions d'une compagnie étrangère. Le groupe détenait jusqu'ici une part de 49,5 pour cent. Il communique que la Belgique conserve 15 pour cent des actions Sabena et acquiert 3,5 pour cent des actions SAirGroup. L'Etat belge devient ainsi le plus important actionnaire du groupe. Une option lui est en outre proposée d'augmenter sa part du capital SAirGroup à 5,5 pour cent en contrepartie de la vente des 15 pour cent d'actions restantes de la Sabena. L'Etat belge obtient le droit de déléguer un représentant au conseil d'administration de SAirGroup, qui aura la fonction de vice-président. La nomination de ce représentant doit être entérinée par l'assemblée générale, a précisé SAir. L'Etat belge nomme également le président du conseil d'administration de Sabena et obtient au moins deux sièges dudit conseil. SAir fera usage de l'option prise en 1995, qui permet une augmentation à 62,25 pour cent de sa part à Sabena dès que les accords bilatéraux passés entre la Suisse et l'UE seront ratifiés. Le reste de l'augmentation sera opéré sous forme d'un échange d'actions. Les autorités de l'UE doivent toutefois donner leur accord pour cette dernière opération. La valeur de Sabena est estimée à 375 millions d'euros sur la base du cours des actions SAir de la journée précédente, est-il précisé. SAir renonce à un remboursement des options à hauteur de 12,5 pour cent du capital de Sabena, qui était détenues précédemment par Air France. Tous les employés de Sabena obtiennent des actions SAir.
27.4.00
Le personnel des CFF doit participer au bénéfice attendu de l'entreprise en bénéficiant de la pleine compensation du renchérissement (personnel en activité et retraités) et d'une augmentation des salaires initiaux. Le syndicat du personnel des transports (SEV) a présenté cette revendication aux CFF, communique le SEV. Se référant à des informations données par le conseiller fédéral Moritz Leuenberger, le syndicat admet que les CFF présenteront des comptes "particulièrement positifs" pour l'année 1999. De l'avis du SEV, ce message positif est à mettre en relation avec le fait que les salaires n'ont plus été adaptés au renchérissement depuis 1996. S'il est vrai qu'une partie du renchérissement a été compensée sous forme d'une réduction du temps de travail, il n'en demeure pas moins que les employés CFF ont perdu une partie de leur pouvoir d'achat dans l'opération. Les CFF ne sont plus concurrentiels depuis belle lurette en ce qui concerne les salaires versés aux jeunes employés. Résultat: un nombre croissant d'employés quitte l'entreprise. Le SEV revendique également le versement d'une participation digne de ce nom à titre de mesure à court terme, en sus de la compensation du renchérissement et de salaires initiaux améliorés.
27.4.00
Le canton de Zoug entend lancer un tram-train jusqu'en 2004 afin d'augmenter sensiblement les capacités des transports publics et d'éviter une véritable paralysie du trafic individuel dans la région. La première étape est estimée à 65 millions de francs. La région zougoise bénéficie d'un important attrait sur le plan économique. Elle a enregistré le plus fort pourcentage d'augmentation de population en Suisse. L'infrastructure de transport n'a pas suivi le mouvement. Raison pour laquelle le premier tram-train de Suisse est prévu au programme. Le projet a été présenté aujourd'hui. Il s'agit de véhicules ferroviaires susceptibles de circuler aussi bien sur le réseau ferroviaire normal qu'en site urbain. L'exploitation de deux lignes est prévue dans un premier temps sur les voies existantes des CFF, la ligne 1 desservant Baar- Zoug- Cham et assurant la correspondance à destination de Lucerne et du Freiamt argovien, la ligne 2 reliant Zoug- Oberwil- Walchwil et Arth-Goldau, dans le canton de Schwyz. Dix nouvelles haltes seront créées en sus des points d’arrêt CFF existants. La cadence au quart d’heure est prévue sur le tronçon Baar- Zoug- Cham et, dans un premier temps, la cadence horaire sur les autres tronçons. Une extension de l’offre est certes possible, mais elle implique un aménagement des installations de voies. Le tram-train augmentera sensiblement la capacité des transports publics dans la région zougoise tout en délestant les services de bus. L’avantage du projet de tram-train présenté réside dans le fait qu’il peut être développé sans que ce soit pour autant une contrainte, observe le directeur de l’économie zougoise Robert Bisig. La première étape, seule, apportera de sensibles améliorations. Le tram-train constituera en quelque sorte la première étape du RER de Suisse centrale à la faveur des correspondances qu’il assurera en direction de Lucerne et du canton de Schwyz. Les six cantons concernés examinent actuellement la mise en place d’un RER circulant toutes les demi-heures dans le périmètre de la Suisse centrale. Le projet de tram-train est traité dans un premier temps par l’exécutif cantonal. Les travaux pourraient débuter en 2003 et le RER être mis en service en 2004 en cas d’approbation du projet par le Parlement cantonal et, le cas échéant, par le souverain. Les CFF figurent au premier plan en tant que futur exploitant.
27.4.00
Assurant une liaison chaque heure entre Romanshorn et Lucerne, le Voralpen-Express a bien été perçu par le marché en 1999, puisque le nombre de passagers transportés sur cette ligne s’est accru de 7,3 pour cent par rapport à l’année précédente. Une société en propre, à laquelle participent les CFF, le Chemin de fer du Bodensee-Toggenburg (BT) et le Chemin de fer suisse du sud-est (SOB), exploite le Voralpen-Express depuis l’an dernier. Le rapport annuel publié pour l’année 1999 fait ressortir les indications suivantes : 12'943 (1998 : 12'065) personnes ont été transportées en moyenne journalière sur cette ligne longue de 146 kilomètres, le Voralpen-Express a parcouru au total 1,48 (1998 : 1,42) millions de trains-kilomètres et enregistré 119 (1998 : 111,5) millions de voyageurs-kilomètres. Les coûts n’ont pas encore été recensés en détail pour l’année 1999, la convention passée entre les chemins de fer participants prévoyant leur facturation à partir du changement d’horaire 2001 seulement.
27.4.00
La pratique du vélo et du VTT hors des sentiers battus peut être dangereuse. Plus de 20'000 personnes sont en effet victimes d’un accident chaque année hors des routes, selon une extrapolation du Bureau de la prévention des accidents (bpa). Le nombre de victimes d’accidents sur la route avoisine les 30'000. Un équipement optimal et une manière de se comporter adéquate permettraient d’éviter bon nombre de ces accidents, est-il relevé dans un communiqué du bpa. L’équipement suivant est recommandé : des freins avant et arrière en parfait état de fonctionnement, des pneus non usés, des feux et des lentilles réfléchissantes à l’avant et à l’arrière, une sonnette, ainsi qu’un cadenas et une vignette valable. En protégeant la tête, le port du casque permet d’éviter des lésions graves. Il faut savoir que les fortes pentes et les aspérités du terrain accroissent fortement les risques de chute. D’où l’importance d’une bonne maîtrise du cycle sur des terrains non asphaltés et de l’adaptation de sa manière de conduire à ses propres capacités. Il est en outre recommandé de faire preuve d’égard à l’endroit des personnes qui se promènent ainsi que des plantes et des animaux.
28.4.00
Le conseil d’administration des CFF SA a accordé un crédit de 101 millions de francs pour l’acquisition de 17 rames destinées à assurer le trafic régional dans le Seetal. Il a en même temps approuvé le projet de construction CFF et une enveloppe de 22 millions de francs pour la mise en place d’un service d’exploitation ferroviaire rationalisé entre Lucerne et Lenzbourg. Sont prévus l’aménagement de quais dans les gares permettant le passage à niveau dans les nouvelles rames, ainsi que de nouveaux postes d’enclenchement susceptibles de rendre le service ferroviaire performant et conforme aux attentes de la clientèle. Les nombreux passages à niveau non gardés sont en même temps assainis sous l’égide des cantons de Lucerne et d’Argovie.
28.4.00
Les CFF réorganisent le transport des bagages à partir du changement d’horaire 2001. Ce service est largement déficitaire en raison du fait qu’il nécessite un nombre élevé d’employés et qu’il est soumis à de fortes fluctuations saisonnières. Une nouvelle manière de voyager, des valises et des coffres à bagages munis de roues et la facilité de pouvoir prendre les bagages avec soi dans le train ont fait que le service de transport des bagages enregistrés est beaucoup moins utilisé qu’auparavant. Le volume des bagages enregistrés a en effet baissé de moitié au cours de ces cinq dernières années. Les CFF subventionnent ainsi ce service à hauteur de 40 francs par pièce de bagages enregistrés transportée. Aussi, désireux de maintenir ce service, ont-ils opté en faveur d’une stratégie offensive pour sa réorganisation. C’est ainsi que les prestations seront développées sous l’appellation « New baggage » comme suit : aménagement de gares supplémentaires pour l’enregistrement des bagages Fly et pour le check-in aérien, temps de transport à choix, en fonction des besoins du client, service de porte à porte. Il sera désormais possible, outre la livraison à domicile sur tout le territoire, de réceptionner ses bagages dans plus de 150 gares CFF. Il faut savoir que plus de 90 pour cent du volume des bagages sont enregistrés aujourd’hui dans ces gares ou à destination de celles-ci. Les bagages sont transportés dans les trains assurant les liaisons à longues distances. Le transport d’appoint entre les gares d’arrêt des trains directs et les points d’arrêt des trains régionaux sera assuré par la route. Le transport routier et la livraison à domicile sont étudiés en étroite collaboration avec la Poste. Cette stratégie offensive, retenue en particulier pour l’enregistrement des bagages Fly à la gare, devrait permettre d’accroître le volume des bagages transportés de 1,2 millions à plus de 2 millions d’envois par an au cours de ces prochaines années.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Mai 2000 2.5.00
L’autoroute française A35 (Mulhouse- Bâle) et l’A3 suisse ont été réunies à la hauteur du poste de douane commun à Bâle. Le tronçon urbain de l’autoroute a coûté 250 millions de francs. La Confédération prend 65 pour cent à sa charge. Un tunnel de quelque 750 mètres de longueur constitue l’élément principal de ce nouveau tronçon. Celui-ci ne peut toutefois être utilisé que dans le sens France- Suisse jusqu’à l’achèvement de la tangente nord en 2006. Il faut rappeler que la construction du tronçon allant jusqu’à la gare de Bâle St-Jean a commencé en septembre 1995 déjà. Du poste de douane commun, la nouvelle autoroute franchit la frontière et entre dans le tunnel après 240 mètres. Le projet de construction prévoit deux tunnels parallèles au terme des travaux, c’est-à-dire en août 2002 selon toute vraisemblance.
2.5.00
L’imposant pont en acier qui enjambe l’Aar entre Koblenz et Felsenau va être rénové pour permettre d’élargir la chaussée de 1 mètre et pour créer un passage réservé aux cyclistes et aux piétons, afin d’améliorer la sécurité de tous les usagers du pont. Le passage réservé aux cyclistes sur le pont complète en fait la piste cyclable qui aboutit à ses deux extrémités. Une fois ledit passage réalisé, différents éléments en acier du pont seront remplacés et le tablier supportant la chaussée sera assaini pour garantir la sécurité du trafic pendant les 40 prochaines années. Le pont, construit en 1935/36, est consigné dans le registre fédéral des ouvrages à protéger. L’assainissement devrait être achevé en 2003. Le canton table sur un taux de subvention de 52 pour cent.
3.5.00
Le Parlement de la ville de Coire a, à l’unanimité, approuvé un crédit de 3,6 millions de francs destiné à financer l’extension et l’assainissement des installations d’accueil de la clientèle de la gare. Le crédit sera vraisemblablement soumis au verdict populaire en septembre. Un crédit de 8,4 millions de francs, voté il y a 12 ans par les électrices et les électeurs de Coire pour cofinancer la construction d’un tunnel permettant au chemin de fer Coire- Arosa d’aboutir en souterrain en gare de Coire, a été supprimé. Le projet a été reporté de plusieurs années. Les coûts de l’extension et de l’assainissement des installations d’accueil de la clientèle de la gare de Coire sont estimés à 28 millions de francs. Les CFF et les Chemins de fer rhétiques (RhB) supportent respectivement 43 et 45 pour cent des coûts. Les installations d’accueil de la clientèle font partie intégrante du renouvellement complet de la gare de Coire, qui comporte également le remplacement des installations de sécurité et des adaptations des voies. Un projet a été mis à l’enquête récemment. La ville de Coire, les CFF et les RhB entendent investir environ 100 millions de francs dans le renouvellement de la gare du chef-lieu du canton des Grisons jusqu’en 2005. Le conseil municipal de Coire aura à se prononcer sur un nouveau crédit à une date ultérieure.
3.5.00
Les négociations portant sur le plan social accompagnant la restructuration de ADtranz (Suisse) SA devraient être terminées à fin mai. Il ne s’agit pas seulement de mettre en place un plan social traditionnel, mais de limiter au maximum les suppressions d’emplois. La direction de l’entreprise s’est entendue avec les partenaires sociaux pour achever les négociations jusqu’à la fin du mois, indique ADtranz dans son communiqué. Le groupe d’accompagnement du site de Pratteln (BL) a été informé de l’état d’avancement des travaux. Font partie du groupe, outre les représentants des employés et des associations patronales, des représentants des cantons de Zurich et de Bâle-Campagne. La solution visée ne consiste pas à s’entendre sur un plan social traditionnel, mais à sauvegarder le plus grand nombre possible des quelque 700 emplois menacés, indique Alfred Ruckstuhl, le directeur de ADtranz, non sans préciser dans le communiqué publié à l’intention du groupe d’accompagnement que 700 employés seront encore rétribués par ADtranz SA en juin de l’année prochaine. Ils seront affectés aux secteurs Engineering, développement, gestion des projets, vente et marketing. Il est prévu que ADtranz Suisse continuera à être responsable des activités du groupe sur le plan mondial dans les secteurs des locomotives et du trafic des marchandises, ainsi que des transformateurs. Il devrait également continuer à gérer, voire à développer les secteurs du service après vente, des bogies et de la technique de transmission du courant électrique sur le marché suisse. ADtranz Suisse souhaite aussi conserver ses activités au niveau des projets de développement de trams et de véhicules destinés au trafic régional.
4.5.00
Les riverains des aéroports de Genève et de Zurich doivent se faire à l’idée de devoir supporter davantage de bruit provoqué par le trafic aérien durant la nuit. Si l’interdiction de tout trafic aérien entre minuit et cinq heures demeure, un plus grand nombre de décollages et d’atterrissages est désormais possible après 22 heures et avant 6 heures du matin. Le Conseil fédéral a également adapté l’ordonnance sur le trafic aérien durant la nuit suite à l’acceptation, le 12 avril, de l’ordonnance sur la protection contre le bruit occasionné par le trafic aérien aux aéroports nationaux. La nouvelle réglementation ne prévoit plus de limitation du nombre de vols entre 22 heures et 24 heures ainsi qu’entre 5 heures et 6 heures. Les émissions sonores provoquées par les avions sont désormais déterminantes pour l’obtention de la permission de décoller ou d’atterrir durant ces heures-là. Les décollages et les atterrissages hors des heures de nuit durant lesquelles aucun trafic aérien n’est autorisé ne nécessitent plus d’autorisation de la part de l’Office fédéral de l’aviation civile. Le porte-parole de l’office, Hans Ulrich Aebersold, a confirmé une information allant dans ce sens, publiée par le quotidien zurichois « Tages-Anzeiger ». L’ordonnance révisée sur l’infrastructure du trafic aérien, qui est entrée en vigueur le 1er mai, ne fait plus de différence entre le trafic des avions de ligne et le trafic charter, mais entre les vols à caractère commercial et les vols de plaisance. Les restrictions imposées au trafic aérien durant la nuit sont désormais fonction des émissions sonores occasionnées par les avions. Les contingents accordés jusqu’ici par l’Office fédéral de l’aviation civile aux compagnies charter pour les vols de nuit sont supprimés. Les nouveaux articles de l’ordonnance sur l’infrastructure du trafic aérien autorisent des départs entre 22 heures et 24 heures aux aéroports de Genève et de Zurich. Une limitation est fixée par l’indice des émissions sonores 98 pour les long-courriers et par l’indice des émissions sonores 96 pour les autres vols. Les décollages et les atterrissages retardés par rapport au plan de vol sont autorisés jusqu’à 00.30 heures au plus tard. Les atterrissages sont possibles jusqu’à minuit et dès 5 heures.
4.5.00
Le transporteur routier vaudois Charles Friderici, qui n’a plus été réélu au Conseil national en octobre dernier, quitte la présidence de l’Association suisse des transports routiers (Astag) à fin septembre. A l’unanimité, le comité central de l’association a décidé de proposer aux délégués, le 15 juin, le conseiller aux Etats appenzellois PDC Carlo Schmid pour lui succéder. L’Astag soutient les accords bilatéraux en dépit des craintes de voir apparaître des discriminations des transporteurs suisses. Elle prévoit une mise en vigueur retardée de la RPLP en raison des importantes difficultés rencontrées pour sa mise en œuvre. Des craintes ont été émises au sein de l’Astag essentiellement à propos des mesures d’accompagnement. Celles-ci ne doivent pas réduire à néant les avantages dont bénéficient les transporteurs suisses et créer de nouvelles discriminations, a martelé le directeur Bloch. Il entend faire entendre sa voix au Conseil fédéral et se battre pour que la Suisse n’obtienne pas que 10 pour cent du total des trajets à vide ou légèrement chargés et pour que les contingents indigènes de poids lourds de 40 tonnes ne soient pas liés à des contingences supplémentaires, telle l’utilisation du rail, pendant la période transitoire allant de 2001 à 2004. Bloch considère l’objectif de transfert retenu totalement irréaliste, selon lequel le nombre de camions franchissant les Alpes devra être réduit de 1,2 million en l’état actuel à 650'000 en 2009. Les transporteurs routiers de l’UE n’ont, à son avis, aucune raison d’utiliser le rail, dès lors que le libre choix du mode de transport reste acquis politiquement dans toute l’Europe. L’Astag ne s’oppose pas à des contrôles plus fréquents des poids lourds pour des raisons de sécurité, mais elle est par contre très sceptique quant à l’ordonnance prévue stipulant une vitesse minimale sur les tronçons de montagne. Elle estime en effet qu’une telle ordonnance ne pourra jamais être mise en pratique en raison de la faible puissance des moteurs des camions de l’UE et de l’infrastructure routière inadéquate des cols alpins suisses. L’Astag n’a manifestement pas encore tout à fait digéré la RPLP, sa direction demandant de reporter son introduction à l’an prochain. L’association a attiré l’attention de Moritz Leuenberger sur les gros problèmes liés à son introduction, précise-t-elle. Le ministre des transports s’est montré ouvert au dialogue et disposé à ne pas l’introduire à tout prix à la date prévue en cas d’impossibilité technique. L’Astag continue de considérer qu’elle joue en l’occurrence le rôle de pourvoyeuse de recettes fiscales en versant 1,5 milliard de francs chaque année à l’Etat au titre de la RPLP, pour permettre à ce dernier de mener une politique des transports qui lui convient. Les membres de l’association seront appelés à investir des sommes considérables à moyen terme dans le renouvellement de leur parc de véhicules. A l’évidence, bon nombre d’entreprises et tout particulièrement celles qui ne travaillent pas dans le secteur du transport feront l’acquisition de véhicules de 3,5 tonnes avec remorque, ceux-ci n’étant pas soumis à la RPLP. Les clients devront toutefois s’attendre à des hausses de prix de l’ordre de 17 à 35 pour cent, en fonction de la distance et de la région, en raison de la RPLP, a précisé Bloch.
4.5.00
Le lobby ferroviaire romand entend unir ses forces en fusionnant les deux organisations Transalp 2005 et la Commission romande de la ligne du Simplon. Il se présente désormais sous l’appellation Communauté d’intérêt Simplon-Lötschberg. La Transalp 2005 et la Commission romande de la ligne du Simplon (CRLS) ont en effet approuvé leur fusion à l’occasion de leurs assises tenues à Lausanne. Une concentration des forces est judicieuse, car elle procure des avantages à tout le monde, a-t-il été indiqué après coup à la presse. Le président de la nouvelle communauté d’intérêt Simplon-Lötschberg (CISL) est le conseiller aux Etats vaudois socialiste Michel Béguelin. Ce dernier n’a pas caché qu’il y avait encore beaucoup à faire et que la priorité était accordée au raccordement de la Suisse romande au réseau TGV.
5.5.00
Les CFF ont réussi leur première année en tant que SA en réalisant un chiffre d’affaires de 5,751 milliards de francs et en dégageant un bénéfice net de 120 millions de francs pour 1999. Les produits du transport des voyageurs et des marchandises ont augmenté respectivement de 4,6 et de 3,5 pour cent par rapport à l’année précédente. Le nombre de personnes transportées et le tonnage du fret se sont accrus respectivement de près de 4 et de 9,6 pour cent. 57,3 millions de tonnes ont été transportées en 1999, ce qui constitue un nouveau record. Quant aux charges du personnel, ainsi que du matériel et des installations, elles ont très sensiblement baissé. La productivité s’est améliorée de 9,2 pour cent. Chaque collaboratrice et chaque collaborateur reçoit une prime. Le nombre de trajets parcourus est en hausse de 3,7 pour cent pour s’inscrire à 276 millions, alors que les kilomètres parcourus ont augmenté de 1 pour cent pour atteindre 12,615 milliards. Les produits du trafic voyageurs ont atteint 1,604 milliard de francs, d’où une hausse de 4,6 pour cent par rapport à l’année précédente. L’abonnement à demi-tarif a largement contribué à ce mouvement à la hausse, dès lors que 250'000 nouveaux acheteurs ont été enregistrés depuis le lancement du nouvel abonnement valable deux ans en 1997. 223'000 personnes sont détentrices de l’abonnement général, qui se maintient ainsi à un niveau respectable. La nouvelle offre horaire en trafic à longues distances et en trafic régional a rencontré un écho favorable. C’est ainsi que le nombre de personnes transportées par exemple entre Zurich et Lucerne, où la cadence à la demi-heure a été introduite, est de 23 pour cent supérieur à ce qu’il était il y a un an. Les indemnités octroyées par la Confédération et par les cantons au titre du trafic régional ont baissé de 70 millions de francs ou de 1,5 pour cent nonobstant l’amélioration de l’offre. En trafic marchandises, des chiffres records ont été atteints aussi bien en ce qui concerne le tonnage (57,3 millions / + 9,6 pour cent) que les tonnes-kilomètres enregistrées (9,797 milliards / + 2,7 pour cent). Quant aux produits, ils se sont accrus de 3,5 pour cent par rapport à 1998, pour s’inscrire à 1,013 milliard de francs. L’accroissement du tonnage a été généré pour l’essentiel en trafic domestique, en particulier les transports lourds, sur de courtes distances, de matériel excavé destinés aux chantiers. Le trafic de transit a reculé au cours du premier semestre, mais a connu une sensible augmentation lors du second. Le trafic combiné a, pour sa part, progressé de 2 pour cent pour atteindre 14,65 millions de tonnes, ce qui représente un bon quart du tonnage total du fret. Les transports ferroviaires des nouveaux conteneurs postaux fonctionnent impeccablement. Les recettes provenant des biens-fonds, de 243 millions de francs (+3,8 pour cent) ont également contribué au succès enregistré par les CFF au cours de leur premier exercice financier en tant que SA. Les investissements dans l’infrastructure ont été inférieurs au montant prévu pour l’année 1999: 1,334 milliard de francs sur le montant total de 1,513 milliard indiqué comme plafond financier par la Confédération dans la convention de prestations 1999-2002. L’écart du volume d’investissements en comparaison avec celui qui avait été planifié est dû a des adjudications plus favorables et à une reconsidération rigoureuse de la planification. En l’état, il s’avère que les coûts de Rail 2000 seront très nettement inférieurs au montant approuvé. Les charges du personnel ont reculé de 4,9 pour cent en 1999 et se situent au-dessous du niveau de 1990. L’effectif moyen des CFF s’est élevé à 29'202 employées et employés en cours de l’année 1999, soit 1659 personnes de moins qu’en 1998. Le renversement de la situation en ce qui concerne les charges du personnel a été un important facteur de réussite des CFF SA. Toutes les collaboratrices et tous les collaborateurs à plein temps reçoivent ce mois une prime unique de 1000 francs à la suite de ce bon résultat annuel.
7.5.00
Des millions d’Italiens ont manifestement apprécié le quatrième dimanche sans voiture de l’année. Piétons, cyclistes et patineurs à roulettes ont pris d’assaut les rues où embouteillages et concerts de klaxons empestent normalement l’atmosphère. Des groupes de musiciens ont donné des concerts au centre de nombreuses villes. La TV italienne a annoncé que quelque 17 millions d’Italiennes et d’Italiens avaient laissé leur voiture au garage dans 170 villes. L’utilisation des bus pour se rendre au concert était gratuite en maints endroits. Le nouveau ministre italien de l’environnement a d’ores et déjà annoncé de nouveaux dimanches sans voiture. La population a manifestement compris qu’une telle initiative est importante pour permettre de rendre les villes plus supportables. Des villes comme Palerme ont d’ailleurs annoncé qu’elles entendaient poursuivre l’opération durant toute la période estivale. Les enquêtes réalisées de part et d’autre ont permis de déterminer que 82 pour cent des Italiens approuvent les dimanches sans voiture. Des études scientifiques ont montré que le smog diminuait de 20 à 30 pour cent.
8.5.00
Les travaux de percement de la troisième galerie du tunnel du Baregg sur l’A1 ont commencé, neuf ans après la première analyse de la situation. Estimés à 410 millions de francs, ils dureront jusqu’en 2005. La troisième galerie à trois pistes, longue de 1,2 kilomètre, sera construite au nord des deux galeries existantes. Elle constitue le principal élément des trois importants projets en cours de réalisation. Les responsables du projet espèrent que la nouvelle galerie permettra de réduire sensiblement les bouchons qui se produisent régulièrement au goulet d’étranglement du Baregg, qui est franchi par 100'000 véhicules chaque jour. La construction du tunnel coûtera environ 265 millions de francs. S’y ajoutera un montant de 80 millions de francs au titre du renouvellement des installations techniques de sécurité des deux galeries existantes. Celui-ci rendra nécessaire la fermeture d’une des deux galeries durant la nuit au cours de ces prochains mois, de sorte que le trafic sera à deux sens dans la galerie restant ouverte. Enfin, 64 millions de francs seront consacrés à la couverture de l’A1 à la hauteur de Neuenhof, afin de réduire les nuisances sonores auxquelles les riverains sont confrontés. L’autoroute sera couverte totalement sur le tronçon est et partiellement (direction Zurich) sur le tronçon ouest. Ces mesures antibruit sur ce tronçon devraient être terminées en 2003.
9.5.00
Les CFF, les Chemins de fer allemands (DB), les Chemins de fer français (SNCF) et les Chemins de fer luxembourgeois (CFL) entendent planifier et exploiter en commun les liaisons à grande vitesse entre Paris, Luxembourg, Francfort et Zurich. Aussi ont-ils créé à cet effet la société Rhealys, qui est chargée de la conduite du projet. C’est à Bruxelles que les quatre entreprises ferroviaires ont signé le contrat instituant la nouvelle société anonyme, dont l’objectif est de réduire très sensiblement les temps de parcours entre Paris, l’est de la France, l’Allemagne, le Luxembourg et la Suisse. Il ressort également du communiqué commun publié que les lignes devraient être mises en service en 2006. La durée du voyage entre Zurich/Bâle et Paris sera réduite de près de 90 minutes. La durée du trajet Francfort- Paris ne devrait pas excéder 3 heures et demie, d’où un gain de deux heures et demie par rapport à la situation actuelle. Le temps de parcours entre Paris et Luxembourg ne sera plus que de 2 heures et 15 minutes. La société Rhealys aura pour tâche, outre l’étude du marché et la formation des horaires et des prix, d’élaborer des standards techniques uniformes pour l’ensemble des lignes, des signaux et des véhicules. Une fois les lignes mises en service, elle se verra confier l’exploitation du service ferroviaire.
9.5.00
Le gouvernement a approuvé la seconde partie du rapport et de la proposition au Parlement concernant l’introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) au Liechstenstein. Il en va de l’élaboration d’une loi sur la redevance poids lourds. Le rapport renseigne sur la loi destinée à concrétiser les accords passés avec la Suisse, ainsi que sur la mise en œuvre de la RPLP au Liechtenstein. Il est prévu que les dispositions du droit suisse sur la RPLP seront consignées dans cette loi, afin de permettre l’introduction parallèle et la mise en pratique uniforme de la redevance dans les deux Etats. Le gouvernement propose d’affecter un tiers des recettes de la RPLP à des mesures environnementales et de politique des transports et deux tiers à la réduction des coûts sociaux liés aux salaires. Il est en outre prévu de réduire les contributions à l’AVS des employeurs et des employés. Mais, en réalité, l’introduction de la RPLP devrait permettre de renoncer à une augmentation des cotisations qui était proposée pour financer les rentes de vieillesse versées avant terme.
9.5.00
Railtour Suisse a, pour la douzième fois d’affilée, atteint un résultat record. La croissance devrait se poursuivre suite à l’approbation, par la commission de la concurrence, de la participation réciproque de Kuoni et des CFF à leur filiale ferroviaire. Railtour a vu le nombre de ses clients augmenter de 9,6 pour cent pour s’inscrire à 181'179 l’an dernier. Le chiffre d’affaires (77,93 millions de francs) et le bénéfice (2,38 millions de francs) se sont accrus respectivement de 10,8 et de 16,4 pour cent. Le versement d’un dividende de 80 francs par action devrait demeurer inchangé.
10.5.00
L’exécutif de la ville de Genève entend prolonger la ligne de tram no 13 de la gare de Cornavin jusqu’à la Place des Nations, à proximité du siège de l’ONU. Il a, à cette fin, demandé un crédit de 37 millions de francs au Parlement. Les travaux devraient commencer cet été déjà. Mais il s’agit au préalable d’éliminer quelques obstacles. Des recours sont en effet encore en suspens à l’Office fédéral des transports. Les clubs d’automobilistes s’opposent à la pose de voies de tram au milieu d’une rue à fort trafic comme la rue de Lausanne. L’exécutif espère que les recours seront traités rapidement. Le Parlement abordera le sujet lors de sa prochaine réunion.
10.5.00
Le Grand Conseil thurgovien a, par 52 voix contre 47, rejeté le dépôt d'une initiative parlementaire visant à l’imposition du kérosène. Le Conseil d’Etat avait conclu que les préoccupations des auteurs de l’initiative étaient les siennes. Aussi avait-il indiqué dans sa réponse à la motion qui avait été déposée qu’il considérait l’imposition fiscale du kérosène comme judicieuse, mais qu’il n’était pas question que la Suisse fasse cavalier seul en l’occurrence.
10.5.00
Le projet d’un tram-train dans la vallée de la Glatt (ZH) avance. Les responsables des transports en commun du Glattal (VBG) ont déposé une demande de concession en matière d’infrastructure auprès du Conseil fédéral. La question est désormais en main des politiciens, après des années consacrées à la planification. Une concession fédérale est nécessaire en raison du fait que l’infrastructure est soumise à la loi sur les chemins de fer. Le canton, les communes concernées et les particuliers sont appelés à se prononcer.
11.5.00
Le Chemin de fer Bremgarten- Dietikon SA (BD) et le Chemin de fer Wohlen- Meisterschwanden (WM) entendent fusionner l’an prochain pour renforcer leur position sur le marché. Cette mesure ne devrait pas conduire à des suppressions d’emplois. La raison sociale de la nouvelle entreprise n’est pas encore connue. Les responsables des entreprises attendent de la fusion une dimension plus adéquate et de bonnes conditions pour demeurer concurrentiels. La réunion des deux entreprises permet en outre de répondre aux exigences de la réforme des chemins de fer dans les trois secteurs d’activité stratégiques « Train et bus », « Tourisme » et « Activités annexes ». La capacité concurrentielle s’améliorera surtout dans les secteurs « Train et bus » et « Tourisme » . Les deux entreprises ont une direction d’exploitation commune depuis longtemps, qui est basée sur un contrat de collaboration. Le chemin de fer à voie étroite BD et le chemin de fer WM transformé en service de bus en 1997 constituent la liaison est-ouest entre le lac de Hallwil, la vallée de la Reuss et la vallée de la Limmat. Ils transportent 2,7 millions de passagers par année, réalisent un chiffre d’affaires annuel de près de 13 millions de francs avec un effectif de 65 employés.
11.5.00
Les conditions de circulation sur la route cantonale K10 devraient enfin être améliorées dans la commune de Escholzmatt. Six passages à niveau seront supprimés. Le Conseil d’Etat soumet un projet élagué au Grand Conseil et lui demande de libérer un crédit de 23,2 millions de francs à cet effet. Le Parlement cantonal avait accordé un crédit de 24,25 millions de francs en 1991 pour l’élargissement de la route et la suppression de neuf passages à niveau. Différents recours et l’Initiative des Alpes avaient alors freiné le projet. Les coûts portés au budget s’élevaient à 27,47 millions de francs lors de l’approbation du projet par le Conseil d’Etat en 1998. Il s’est avéré, offres de prix à l’appui, que le projet ne pouvait être réalisé tel qu’il était prévu avec les moyens à disposition. Aussi a-t-il été revu à la baisse. C’est ainsi qu’il ne comprend plus la troisième étape, qui prévoyait un tronçon de la route cantonale souterrain. Le gouvernement relève que cette solution est acceptable, les barrières automatiques des CFF ayant fait leurs preuves. La Confédération prend en charge 13,92 millions de francs sur un budget total de 23,2 millions. Les CFF participent aux coûts à raison de 0,9 million de francs. Les travaux devraient être achevés en 2003.
11.5.00
La commission de la concurrence (Comco) ne peut souscrire aux recommandations de prix de l’Association fribourgeoise des écoles de conduite (AFEC). Elle les interdit purement et simplement. Les recommandations de prix des cours de théorie facultatifs ne sont pas touchés par l’interdiction. La commission se réserve en outre le droit de faire de même avec les associations d’autres cantons qui continuent de prescrire ou de recommander des prix, indique-t-elle dans son communiqué. La commission a décidé, lors de sa réunion, d’interdire les ententes de prix entre les moniteurs d’auto-école de l’AFEC en ce qui concerne les cours pratiques de conduite des voitures, des motos et des camions, ainsi que les cours de sensibilisation en matière de comportement dans le trafic. La décision de la commission repose sur une enquête qui a révélé que les recommandations de prix freinaient, voire empêchaient la concurrence entre les moniteurs d’auto-école dans le canton de Fribourg. L’enquête réalisée pendant 10 mois a démontré que 66 pour cent des moniteurs de l’AFEC appliquaient le prix recommandé de 80 francs pour 50 minutes de cours de conduite pratique de voiture. Le pourcentage est encore plus élevé s’agissant des cours de conduite de camion (77 pour cent). La commission estime que cette entente au sein de l’AFEC freine sensiblement la concurrence et qu’elle ne saurait être justifiée par des raisons d’efficacité économique. La recommandation de prix applicable aux cours de conduite de moto, obligatoires, est suivie dans 90 pour cent des cas, selon la commission, qui considère que la concurrence est en l’occurrence inexistante.
11.5.00
Plus de 330'000 voyageurs utilisent chaque jour le RER zurichois. Près de 1,3 million de personnes sont transportées quotidiennement par les entreprises de la communauté de transport zurichoise (ZVV). La première décennie du RER et de la ZVV constitue une véritable réussite des transports publics. Une nouvelle ère des transports publics dans l’agglomération zurichoise a commencé lorsque le premier RER de Suisse a quitté la gare principale de Zurich très tôt le matin du 27 mai 1990. La communauté de transport comprend, outre le RER, l’offre de trams, de bus, de bateaux et de funiculaires. L’offre et l’infrastructure de la communauté ont fait l’objet d’améliorations régulières au cours de la décennie, telles deux extensions partielles du réseau. Le RER, véritable épine dorsale de l’offre ZVV, a connu un développement phénoménal. S’agissant par exemple du nombre de personnes transportées chaque jour en moyenne : 252'600 en 1989, 296'500 en 1990, 333'200 en 1998. La communauté de transport et les CFF ont investi près de 2,6 milliards de francs dans le RER jusqu’ici. 1,2 milliard au titre des nouvelles constructions et installations, le reste pour l’acquisition de matériel roulant. La seconde moitié de la décennie a été marquée par une constante amélioration du degré de couverture des coûts d’exploitation du RER. La Confédération et le canton de Zurich ont participé à la couverture des coûts à raison de près de 196 millions de francs en 1997/98, selon la statistique des CFF. Leur contribution a baissé à quelque 172 millions en 2000/2001.
12.5.00
Les bus circulant à Lucerne et aux alentours de la ville ont été moins utilisés que prévu en 1999. Le groupement d’intérêt des transports publics de l’agglomération (öVL) n’est de ce fait pas en mesure de respecter le taux de couverture de 60 pour cent stipulé dans les statuts. Les comptes 1999 révèlent des charges de 57,1 millions de francs. Le montant des recettes, de 31,3 millions de francs, se situe au-dessous des produits portés au budget, en dépit de l’augmentation tarifaire réalisée, en raison du recul du nombre de passagers transportés. Le degré de couverture des coûts n’atteint que 58,4 pour cent, compte tenu des 25,8 millions de francs de coûts non couverts. Le déficit s’élève à 24,4 millions de francs, déduction faite de la contribution de la Confédération et des subventions directes des communes. Le déficit est pris en charge à raison de 10 pour cent par le canton. 67,5 pour cent sont répartis entre les communes en fonction des prestations demandées. Les 22,5 pour cent restants sont supportés par les communes en fonction de leur capacité financière. Font partie du groupement d’intérêt, outre la ville et le canton de Lucerne, les communes d’Adligenswil, de Buchrain, de Dierikon, d’Ebikon, d’Emmen, de Gisikon, de Honau, de Horw, de Kriens, de Littau, de Meggen, de Root, de Rothenburg et d’Udligenswil. Ledit groupement organise et finance les transports publics en ville de Lucerne et dans les environs.
12.5.00
De l’avis de l’entreprise ADtranz, l’étude réalisée par les syndicats sur l’avenir de l’industrie suisse du matériel roulant confirme son programme de restructuration. L’entreprise connaît le potentiel du marché suisse et elle mise sur son savoir-faire dans le domaine de l'ingénierie ferroviaire, a-t-elle indiqué. ADtranz Suisse continue d’avoir la responsabilité, au niveau mondial, des unités de produits « Locomotives », « Trafic marchandises » et « Transformateurs ». Environ 700 employés qualifiés seront affectés dès l’été 2001 aux secteurs de l’ingénierie, du développement, de la gestion des projets, de l’entretien, de la vente et du marketing d’ADtranz. Le groupe a publié sa prise de position très peu de temps après la présentation de l’étude. ADtranz voit dans les résultats de l’étude réalisée par les syndicats FTMH, VSAM, SYNA et SSEC une confirmation de son programme de restructuration opéré sur le plan mondial. L’ouverture des marchés, la privatisation et la libéralisation des transports ferroviaires constituent des facteurs qui ont conduit à des surcapacités dans tous les secteurs de l’industrie du matériel roulant, indique ADtranz, non sans ajouter que la chute des prix a également été un élément déterminant.
12.5.00
Le conseil d’administration du Chemin de fer du sud-est (SOB) a approuvé les comptes 1999. Ceux-ci présentent un résultat positif dans l’ensemble, comme l’année précédente. Cette appréciation positive est d’autant plus justifiée que le SOB est parvenu à équilibrer ses comptes en obtenant une indemnité inférieure de 420'000 francs à celle de l’année précédente, de la part des pouvoirs publics. Les recettes de transport du secteur voyageurs ont augmenté de 3,8 pour cent, alors que le nombre de voyageurs-kilomètres s’est accru de 2,3 pour cent. Quant au fret, les recettes de transport ont à nouveau baissé en 1999 du fait de la poursuite de l’aménagement structurel opéré dans le cadre de la réforme ferroviaire. Les recettes du fret se composent dorénavant de plusieurs segments. Le SOB a conclu un contrat avec les CFF, applicable à titre rétroactif au 1er janvier 1999, portant sur le trafic des wagons complets isolés sur le réseau du SOB. Les recettes sur lesquelles ce contrat porte représentent près de 45 pour cent des produits du fret. Les 55 pour cent restants se répartissent sur les transports par trains complets opérés en collaboration avec les CFF et sur les nouveaux transports acquis dans le secteur des déchets et du gravier, conformément au libre accès.
12.5.00
Mobility Carsharing étend son réseau de points de stationnement. Une auto de location sera dorénavant stationnée dans 75 filiales Migros. Il s’agira d’un véhicule à faible consommation d’essence (VW Lupo). Mobility tient ainsi à disposition de ses 33'000 clients 1300 voitures et plus de 800 places de stationnement. Mobility a conclu un accord de collaboration avec les CFF il y a deux ans, grâce auquel les détenteurs d’un abonnement général ou d’un abonnement à demi-tarif peuvent bénéficier de conditions particulièrement favorables. Des conditions analogues sont désormais également accordées aux membres de la Migros.
12.5.00
L’ouverture du marché de l’électricité et le soutien financier d’usines électriques en difficultés financières ne doivent pas être liés. Tel est l’avis d’une très faible majorité de la commission du Conseil des Etats, qui s’inscrit ainsi en faux contre la décision prise par le Conseil national. Par 93 voix contre 88, la Chambre du peuple avait lié la mise en vigueur de la loi sur le marché de l’électricité à l’acceptation, par le peuple, de la taxe d'encouragement en matière énergétique à percevoir sur les énergies non renouvelables. Grâce à cette taxe, quelque 200 millions de francs seraient à disposition chaque année au titre du renouvellement des usines hydro-électriques et du soutien financier d'installations ruineuses. La commission de l’énergie du Conseil des Etats a rejeté cette solution grâce à la voix prépondérante de sa présidente, la saint-galloise Erika Forster (PRD). Une minorité souhaite par contre que la Confédération finance les investissements qui ne peuvent être amortis par des prêts. Ceux-ci ne devraient être remboursés que lorsque la situation financière de l’usine le permet. Le Conseil des Etats sera appelé à se prononcer sur une proposition du valaisan Simon Epiney (PDC) lors de sa session de juin. Celle-ci requiert le report de l’approbation de la loi sur le marché de l’électricité après le vote du 24 septembre sur la taxe d'encouragement en matière énergétique, qui clarifiera la situation. La commission de l’énergie a, une nouvelle fois par 7 voix contre 6 grâce à la voix prépondérante de sa présidente, opté pour une ouverture plus rapide du marché que le Conseil national. Les petits consommateurs de courant électrique devraient, eux aussi, après trois ans déjà, pouvoir tirer profit de la baisse de prix de l’ordre de 30 pour cent qui est attendue. La commission entend éviter, au travers de certaines contingences, que la future société helvétique qui détiendra le réseau puisse tomber en mains étrangères et que l’énergie hydro-électrique soit abandonnée. Cette société sera appelée à veiller à ce que chacun puisse dorénavant obtenir du courant électrique là où il est le meilleur marché. La loi sur le marché de l’énergie a ensuite été acceptée au vote final, par 7 voix contre 0 et 5 abstentions. Le résultat du vote du Conseil national avait été de 104 voix contre 24 et 51 abstentions.
12.5.00
La capacité concurrentielle de l’industrie suisse du matériel roulant est intacte, révèle une étude. Aussi la décision de ADtranz de supprimer les sites de Pratteln (BL) et de Zurich Oerlikon n'est-elle guère compréhensible. Les mesures de réorganisation concernant les usines suisses ont été prises de manière trop précipitée par ADtranz, peut-on lire dans l’étude qui a été présentée à la presse à Zurich. L’étude a été commandée par les syndicats FTMH, VSAM, SYNA et SSEC à l’entreprise "metron planification des transports et bureau d’ingénieurs SA" à Brugg (AG). Elle révèle que l’industrie du matériel roulant se trouve dans un marché en croissance, aussi bien en Suisse qu’en Europe. C’est ainsi que les exportations suisses ont triplé de 1988 à 1999 en passant de 150 à 450 millions de francs. Quant au commerce domestique européen, il a grimpé de 450 à 1800 millions d’euros de 1988 à 1998. Il apparaît que la capacité concurrentielle de l’industrie suisse du matériel roulant ferroviaire s’est améliorée au plan international, nonobstant un niveau des prix réputé élevé. Il faut s’attendre à ce que la chute des barrières douanières à l’intérieur de l’UE, les accords bilatéraux et l’internationalisation des marchés du matériel roulant soient propices au développement de la capacité concurrentielle du site industriel suisse. L’industrie suisse du matériel roulant possède ainsi de réelles chances de se développer grâce à son savoir-faire technique et au contexte favorable dans lequel elle se trouve actuellement, a lancé Beda Moor, membre de la direction de la FTMH lors de la conférence de presse. Non sans poursuivre : il importe cependant que le Conseil fédéral et les CFF s’investissent dans un tel développement. L’évolution de la politique des transports en faveur du rail en Europe et en Suisse tout particulièrement au travers du transfert de la route sur le rail suscitera une croissance de la demande en matière de matériel roulant au cours de ces vingt prochaines années. L’étude montre cependant que l’industrie suisse devrait se spécialiser en prenant la responsabilité de produits dans un segment bien défini et en produisant de grandes séries ou alors réorienter son activité en produisant des parties modulaires ou des composantes de produits. Forts des résultats de l’étude, les employés de l’industrie des machines demandent le soutien d’ADtranz pour la mise en route de l’entreprise qui reprend ses activités, a déclaré Vital Stutz, responsable VSAM, en ajoutant qu’il importait que ADtranz partage les risques importants qui sont encourus lors de la phase initiale. Et Beda Moor d’ajouter : la mise en place d’une équipe appelée à lancer la nouvelle entreprise ne constitue qu’un premier pas pour sauvegarder des emplois. Mais il s’agit aussi de chercher des solutions en dehors de l’industrie du matériel roulant, qui feraient appel au savoir-faire des employés de ADtranz. Charles Steck, secrétaire central SYNA, a, pour sa part, déclaré que les négociations sur les mesures sociales liées à la restructuration de ADtranz ne visaient pas à mettre sur pied un simple plan social, mais à limiter les suppressions d’emplois. Les négociations devraient durer jusqu’à fin mai.
16.5.00
Des trains équipés de la signalisation en cabine circuleront durant la nuit, du 17 mai à fin novembre, sur le tronçon Zofingue- Sempach-Neuenkirch. Cette phase d’essai servira à tester la fonctionnalité, la sécurité et la fiabilité du nouveau système de signalisation. Les CFF prévoient de commencer les essais en service régulier à partir du mois de décembre 2000. Les trains voyageurs circuleront à 200 km/h sur les nouveaux tronçons de Rail 2000 et des NLFA. L’observation des signaux extérieurs à une telle vitesse mettrait les mécaniciens de locomotives à rude épreuve, en particulier lorsque la visibilité est mauvaise. Raison pour laquelle les CFF entendent équiper lesdits tronçons du système de signalisation en cabine. Ce nouveau système de signalisation et de contrôle de la vitesse des trains transmet les informations par radio sur un écran placé dans la cabine de conduite de la locomotive. Ce système permet de renoncer aux signaux principaux et aux signaux avancés placés le long de la voie. La vitesse du train est contrôlée en permanence. Une conduite précise des trains rend ainsi possible leur circulation à des intervalles plus courts. Le réseau ferroviaire peut alors être mieux utilisé. La signalisation en cabine forme un élément du nouveau système modulaire européen ETCS (European Train Control System). Ce système de commande et de contrôle des trains constitue la base indispensable à la réalisation de l’interopérabilité dans toute l’Europe.
16.5.00
Le gouvernement de Bâle-Campagne envisage d’acheter le terrain du site industriel de ADtranz à Pratteln (BL) pour améliorer les conditions propices à la création d’une société susceptible de reprendre ses activités. Ce faisant, il espère pouvoir agir de manière plus indépendante, est-il relevé dans le communiqué. Il faut en effet savoir que chaque activité prévue sur le site de Pratteln nécessite l’approbation de ADtranz. Cette entreprise dispose d’un contrat de location de sept ans et d’un droit de préemption. Le gouvernement bâlois considère pour le moins problématique la contrainte imposée par le groupe industriel, selon laquelle aucune activité concurrençant celle de ADtranz ne saurait être tolérée sur le site. Soucieux de sauvegarder le savoir-faire traditionnel acquis en matière de construction de matériel roulant ferroviaire, il relève qu’une telle contrainte constitue un handicap majeur en vue de la création d’une nouvelle société. L’interlocuteur appelé à négocier l’achat du terrain avec le propriétaire, l’entreprise Schindler, n’a pas encore été désigné. Il peut s’agir, outre le canton, d’une organisation qui lui est proche, est-il précisé dans le communiqué. Il pourrait être fait appel à la caisse de pensions du canton de Bâle-Campagne, aux dires du représentant du canton, Alex Achermann.. L’achat de ce terrain industriel par le canton a été évoqué aussitôt la nouvelle de la fermeture du site connue. Le gouvernement et le parlement s’y sont toutefois opposés en novembre. Un postulat urgent déposé par le PS a été clairement rejeté. Il était alors question d’un prix d’achat de 6,5 millions de francs.
17.5.00
La société de reprise des sites industriels que ADtranz entend fermer à Zurich Oerlikon et à Pratteln a été fondée, au plan juridique s’entend. La société devrait être opérationnelle d’ici la fin de l’année. La raison sociale RailTechSA a été inscrite au registre du commerce le 10 mai, a indiqué ADtranz (Suisse). Cette nouvelle société, dont le siège est à Pratteln (BL), est conduite par l’équipe qui s’était formée à la suite de l’annonce de la fermeture des sites par la maison mère allemande pour les maintenir en activité et sauvegarder les emplois. RailTech négocie actuellement avec ADtranz (Suisse) une déclaration d’intention portant sur la collaboration dans le secteur de l’industrie ferroviaire, est-il précisé. La déclaration devrait être signée d’ici la fin de ce mois. L’inscription de la raison sociale au registre du commerce est complétée par la mention « Développement, fabrication et montage ainsi que vente et service après-vente de véhicules, de systèmes, d’installations et de composantes dans le secteur du transport des personnes et des marchandises sur le rail, technique dans le domaine de l’énergie ». ADtranz continuera d’être présente en Suisse avec un effectif de personnel de près de 700 personnes (au lieu de 1300) affectées dès l’été 2001 aux secteurs de l’ingénierie, du développement, de la gestion de projets, de l’entretien, de la vente et du marketing, a déclaré M. Suter.
17.5.00
Le chemin de fer « Wynen- und Suhrentalbahn » (WSB) abandonnera le tronçon de voies empruntant la route entre Reinach Unterdorf et Menziken (AG) et utilisera dorénavant la ligne exploitée jusqu’ici par les CFF. Telle est la décision prise par le Conseil fédéral, d’entente avec le canton d’Argovie. Faute d’un trafic suffisant, les CFF ont, en 1992, passé du rail à la route (service de bus) pour transporter les voyageurs entre Beinwil am See et Beromünster. Les localités de Reinach Unterdorf et de Menziken sont toutefois restées reliées par le rail à Aarau grâce à la ligne parallèle du WSB. Le tronçon de la ligne WSB reliant Reinach Unterdorf à Menziken est dorénavant abandonné au profit de la ligne CFF sur laquelle avait été maintenu le trafic marchandises. Le tronçon WSB empruntant jusqu’ici la route cantonale, il en résulte une amélioration de la sécurité tant routière que ferroviaire, communique le Département de l’environnement, des transports, de l’énergie et des communications (DETEC). Le transport du fret sur le rail entre ces deux localités est repris par le WSB.
18.5.00
Le Conseil d’Etat thurgovien estime que le canton encaissera six millions de francs de recettes par année au titre de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP). Il a d’ores et déjà réglé l’affectation de cette manne par voie d’ordonnance. 45 pour cent des recettes seront affectés directement au développement des transports publics régionaux, 45 pour cent serviront à l’entretien du réseau routier. Les dix pour cent restants seront mis en réserve pour être essentiellement affectés à d’importants projets dans le secteur du trafic mixte, communique le Conseil d’Etat. De tels projets concernent en particulier l’assainissement de passages à niveau et des aires de stationnement à proximité des gares.
18.5.00
Les CFF ont commencé les travaux de construction de la troisième voie entre Genève et Coppet. Le lancement des travaux a été marqué d’une cérémonie officielle qui s’est déroulée sur le pont de Montfleury en présence des autorités cantonales et communales. La construction d’une troisième voie sur une distance de 13,5 km permettra de maîtriser le trafic à longues distances et le trafic régional supplémentaire qui résultera de l’introduction de l’offre Rail 2000. A noter que des trains Intercity à deux étages circuleront à destination de Genève dès le changement d’horaire 2001.
18.5.00
Le Chemin de fer Berner Oberland Bahn SA (BOB) est parvenu à accroître son chiffre d’affaires en 1999 en dépit des avalanches qui ont passablement perturbé l’exploitation. Le bénéfice annuel s’est élevé à 470'000 francs (1998 : 177'000 francs). Le chemin de fer exploité sur les lignes Interlaken Ost- Grindelwald et Interlaken Ost- Lauterbrunnen a augmenté son chiffre d’affaires de 3,7 pour cent pour atteindre 7,4 millions de francs, a communiqué le BOB. Quant au Chemin de fer de la Schnynigge Platte, son chiffre d’affaires s’est accru de 2,6 pour cent pour s’inscrire à 2,7 millions de francs. Le surplus de charges d’exploitation dû aux avalanches, d’un demi-million de francs, n’a guère eu de conséquences pour le Chemin de fer de la Schynigge Platte grâce au fait qu’il a été en grande partie couvert par les assurances. Le bénéfice annuel s’est élevé à 114'000 francs. La législation ferroviaire prescrit l’affectation d’un montant de 345'000 francs à la réserve légale. L’assemblée générale dispose ainsi d’un solde de 136'000 francs, report de l’année précédente inclus. Le conseil d’administration propose l’affectation à la réserve légale et le report sur les nouveaux comptes, comme on peut le lire dans le communiqué.
18.5.00
Le canton du Tessin entend améliorer la fluidité du trafic sur l’A2 et augmenter l’attrait des transports publics. Des offres ciblées seront proposées aux touristes, en particulier, pour les inciter à utiliser les transports publics au lieu de leur voiture. Le catalogue de mesures prévoit entre autres la canalisation du trafic des poids lourds en opérant davantage de contrôles et l’interdiction de dépasser afin d’éviter des conflits avec les automobilistes. Le commandant de la police, Romano Piazzini, a toutefois dû concéder que les ressources humaines et les moyens financiers lui faisaient défaut pour réaliser ces mesures. Il s’agit en outre de tenter d’obtenir que la capacité d’absorption de l’autoroute du côté italien de la frontière à Chiasso Brodega soit augmentée. Des bouchons encore plus longs sont en effet attendus du côté suisse, à Chiasso, en raison de l’entrée en vigueur des accords bilatéraux. Un autre point fort consiste à augmenter l’attrait des transports publics en proposant des offres alléchantes aux touristes, en particulier, afin de les inciter à utiliser le train pour se rendre au Tessin. Les CFF ont, à cet effet, élaboré toute une palette d’offres en collaboration avec différents partenaires. La nouvelle offre de Railtour Suisse, qui permet pour la première fois de louer une voiture électrique à la gare de destination en corrélation avec le billet de train, est un exemple. 14 voitures électriques « Easy-Move » sont à disposition dans cinq gares tessinoises pour satisfaire aux besoins de mobilité à destination de nombreux clients ferroviaires. La possibilité, pour les vacanciers qui se rendent à Locarno ou à Lugano en train, de se faire livrer les bagages à l’hôtel constitue un second exemple. Troisième exemple : la création d’une carte journalière valable sur les lignes comprises dans le périmètre de la communauté tarifaire Tessin/Misox. Ce projet d’offre est en préparation.
19.5.00
Le groupe Hupac, spécialiste du trafic combiné dans le secteur du fret, a accru son chiffre d’affaires 1999 de 1,7 pour cent par rapport à l’année précédente. Il s’est élevé à 256 millions de francs. Le cash flow a par contre chuté de 5,5 pour cent à 25,2 millions de francs dans le même temps. Le bénéfice annuel a atteint 3,2 millions de francs, a communiqué le groupe. La société Intermodal SA à Chiasso a annoncé au début janvier déjà qu’elle était parvenue à augmenter le volume du transport combiné à travers les Alpes de 4,6 pour cent en 1999. La société Hupac est, quant à elle, parvenue à redresser la barre au cours du second semestre, après un début d’année difficile. Le nombre d’unités transportées a augmenté de 313'167 (1998) à 327'683. Un meilleur résultat n’a pu être atteint en raison des mauvaises prestations fournies par certaines compagnies ferroviaires, a précisé Hupac. La critique s’adresse en premier lieu aux Chemins de fer de l’Etat italien (FS). Le meilleur résultat (+ 7,6 pour cent) a été atteint dans le secteur du transport des camions, désigné par « chaussée roulante ». A la question de savoir quelle en était la raison, Barbara Rechsteiner, porte-parole de Hupac, a déclaré sans ambages: la fermeture du tunnel routier du Mont-Blanc.
22.5.00
Les transports publics ne doivent ni bénéficier d’un taux de TVA réduit ni obtenir l'entière déduction de l'impôt préalable. Par 8 voix contre 3, la commission économique du Conseil des Etats rejette une initiative du canton de Zurich. La commission justifie sa décision par le fait que la question a déjà été examinée en détail en corrélation avec la loi sur la TVA, dont la mise en vigueur est prévue au début 2001. Aucun nouvel élément n’est apparu dans ce domaine, peut-on lire dans un communiqué des services du Parlement. De l’avis de la commission économique du Conseil des Etats, la demande d’obtention d’un taux de TVA préférentiel, en particulier pour le fret, va trop loin. En donnant droit à une telle demande, l’Etat ne manquerait de susciter des revendications de la part du trafic privé qui, « non sans raison », tenterait de lutter contre une inégalité de traitement.
23.5.00
Les cars postaux suisses, de couleur jaune, ne vont pas disparaître du Liechtenstein. Car postal Suisse a, en effet, remporté l’adjudication, ayant présenté la meilleure offre parmi les huit entreprises ayant répondu à l’appel d’offres en obtenant 95 pour cent des points attribués, a communiqué l’ »Etablissement des bus liechtensteinois (LBA). Le second groupe de candidats se trouve relativement loin derrière. Le LBA répond de l’organisation des transports de personnes dans la Principauté depuis la résiliation du contrat postal entre la Suisse et le Liechtenstein. Car postal Suisse entend collaborer étroitement avec des entreprises du Liechtenstein et planifie l’ouverture d’une filiale à Vaduz.
23.5.00
Toutes les voitures et tous les wagons de chemin de fer seront équipés de freins moins bruyants en Suisse jusqu’en 2009. Il s’agit d’une première mesure destinée à réduire le bruit des trains. Des parois et des fenêtres antibruit seront installées jusqu’en 2015, là où les émissions sonores sont encore trop élevées. Telles sont les mesures prévues par l’Office fédéral des transports (OFT), qui ont été présentées à la presse par le vice-directeur de l’office, Peter Testoni, à Olten (SO). Les mesures d’assainissement du bruit devront être achevées en 2015. Elles coûteront 1,85 milliard de francs selon la décision entérinée par les Chambres fédérales. Près de 820 millions de francs seront affectés aux nouveaux freins dont seront dotés les voitures et les wagons des CFF, du BLS, du BT, du MThB, du RM, du RhB et du SOB, ainsi que tous les wagons privés suisses. L’Office fédéral des transports estime que près de 300'000 personnes sont touchées par le bruit des trains. Le remplacement des sabots de frein traditionnels en fonte par des semelles en matière synthétique d’un nouveau type devrait apporter un soulagement à 120'000 personnes, dans la mesure où les nouveaux freins ne rendent plus les bandes de roulement des roues rugueuses. Des parois antibruit seront installées dans un second temps, jusqu’en 2015, dans 500 communes, pour un montant de 900 millions de francs. Celles-ci devraient réduire l’impact sonore pour 90'000 personnes. Enfin, des fenêtres antibruit seront installées dans les bâtiments exposés à un bruit encore trop intense. L’OFT prévoit des coûts de l’ordre de 110 millions de francs pour la pose de 45'000 fenêtres et estime que quelque 90'000 riverains seront ainsi soulagés. Les couloirs de transit du Gothard et du Lötschberg bénéficient de la priorité en ce qui concerne l’assainissement des lignes, car les riverains de ces lignes seront exposés de manière croissante au bruit des trains durant la nuit en raison de l’accroissement du trafic marchandises.
23.5.00
L’Allemagne du sud en a assez du bruit causé par les avions qui atterrissent et qui décollent à Zurich-Kloten en nombre croissant. Le gouvernement allemand a résilié la convention conclue avec la Suisse en 1984 à fin mai 2001. Questionné à ce propos, le porte-parole de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), Hans U. Aebersold, a répondu que les conditions s’étaient sensiblement modifiées et que le trafic aérien s’était fortement accru au cours des dernières années. Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et des communications (DETEC) regrette le geste de l’Allemagne, communique-t-il. La confiance est toutefois de mise, l’OFT considérant qu’une nouvelle réglementation satisfaisante pour l’approche et la montée en puissance des avions au-dessus du territoire de l’Allemagne du sud devrait pouvoir être élaborée dans un laps de temps raisonnable. En fait, ce sont les communes du sud de l’Allemagne qui revendiquent une limitation des mouvements aériens à l’aéroport de Kloten, en particulier la nuit et en fin de semaine. Le gouvernement a également fait pression de manière croissante sur la Suisse. La Suisse négocie en fait depuis l’automne 1998 avec l’Allemagne un accord d’Etat, qui devrait placer ces questions de transport sur une nouvelle base. Ces négociations sont poursuivies comme prévu, écrit le DETEC. Une répartition équitable de l’approche des avions sur les pistes d’atterrissage 14 et 16 est stipulée dans la convention administrative de 1984. L’altitude des approches et des espaces d’attente a en outre été relevée respectivement de 3500 à 4000 pieds et de 5000 à 6000 pieds. Des exceptions sont toutefois possibles pour des raisons météorologiques ou opérationnelles importantes. Des limitations de vols de nuit sont également fixées entre 22h00 et 06h00. Des exceptions sont en l’occurrence réservées pour des vols de recherche ou de secours, ou lors de décollages et d’atterrissages retardés d’avions de ligne.
23.5.00
Les transports publics reviennent à 16 millions de francs au canton de Bâle-Campagne pour la période horaire 2000/2001. Le gouvernement a approuvé l’indemnité revenant aux entreprises de transport. Il déplore le report croissant de coûts par la Confédération sur les cantons. Les entreprises de transports publics ne sont pas en mesure de couvrir tous les coûts par les recettes de transport, relève le gouvernement. Les indemnités du canton et des communes concernées ont constamment augmenté. Or, les coûts globaux des transports publics sont à la baisse depuis quatre ans. Cette situation paradoxale s’explique par la forte réduction de la contribution fédérale. Le programme de stabilisation de la Confédération met les cantons dans une situation difficile. La Confédération prend aujourd’hui la moitié des indemnités versées aux transports publics à sa charge. Or, elle se déchargera de 3,4 millions de francs durant ces deux prochaines années au détriment du canton de Bâle-Campagne. La Confédération relève que les cantons bénéficient toutefois d’une part grandissante de moyens financiers provenant de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) et des bénéfices de la Banque nationale. Raison pour laquelle les cantons sont appelés à financer eux-mêmes le développement de l’offre sur la base de la réglementation actuelle.
23.5.00
Les tunnels représentent plus d’un dixième du réseau autoroutier suisse. Cette proportion augmentera jusqu’à l’achèvement du réseau en 2015. Les 188 tunnels autoroutiers qui étaient en service au début 1999 représentaient une distance de 169,2 kilomètres. 1638 kilomètres d’autoroutes étaient construits à cette date. Le réseau autoroutier totalisera 1856 kilomètres en 2015, dont 280 kilomètres en tunnel. 18'300 véhicules franchissent chaque jour le Gothard en moyenne, 20'000 celui du Seelisberg. Et, pourtant, ces deux tunnels – les plus longs conduits routiers en Suisse – sont nettement moins utilisés que les principaux tunnels du Plateau. Viennent en tête les galeries de Schweizerhalle, près de Bâle, et du Baregg, près de Baden, franchies respectivement par 103'400 et 88'100 véhicules chaque jour.
24.5.00
Le Chemin de fer du Lötschberg (BLS) a terminé l’année précédente sur une note positive au niveau financier, malgré toute une série de coups durs. Les avalanches, les hautes eaux, l’ouragan « Lothar » et l’accident ferroviaire survenu à Berne-Weissenbühl ont mis l’entreprise à rude épreuve. Le BLS a réalisé un bénéfice de 5,3 millions de francs en 1999, soit 4,1 millions de plus qu’en 1998. Les comptes d’exploitation présentent toutefois un recul de 4,4 millions de francs. La direction de l’entreprise a communiqué que les éléments naturels ont coûté près de 6,6 millions de francs. Si un résultat positif a néanmoins pu être enregistré, c’est en raison d’une baisse des charges et d’une augmentation des produits des papiers-valeurs. Le bénéfice servira à éponger une partie des déficits cumulés au cours de ces dernières années, à hauteur de 7,5 millions de francs. Le PDG du BLS, Mathias Tromp, a déclaré que le BLS était une entreprise saine et performante, mais perfectible. Il n’a pas caché que la direction de l’entreprise était en train de revoir ses rapports avec des CFF vingt fois plus grands. Des bases de décision seront présentées aux actionnaires et aux autorités dans la seconde moitié de l’année. Mathias Tromp a aussi révélé que la Confédération et le canton avait approuvé la stratégie de l’entreprise l’an dernier, selon laquelle celle-ci se concentre sur ses compétences de base, à savoir le transport des marchandises en trafic à travers les Alpes, le transport des voyageurs à longues distances sur l’axe nord-sud et les transports régionaux, RER inclus. Le BLS est préoccupé par le recul de 5,6 millions de francs ou 13,7 pour cent enregistré dans les secteurs du fret et de la poste. Cette baisse est due en partie au gabarit du tronçon sud du Simplon (côté italien), encore trop petit. Les travaux impliquent la fermeture de la ligne durant la nuit.
25.5.00
Le centre de services pour la clientèle des CFF, inauguré aujourd’hui à Fribourg, concentre tous les vœux des clients Cargo en matière de transport en un seul endroit. Les clients de Cargo CFF peuvent contacter des interlocuteurs compétents du chemin de fer 24 heures sur 24, sept jours par semaine, au no de téléphone gratuit 0800 707 100, pour leur faire part de leurs désirs en matière de transport et de logistique. En rythme de croisière, quelque 240 employés - de l’opérateur maîtrisant plusieurs langues au spécialiste du support informatique – enregistreront 3000 à 4000 désirs de clients par jour, qu’ils coordonneront avec les 110 équipes de manœuvre réparties dans toute la Suisse. Ce centre de services à la clientèle a été mis sur pied en moins de neuf mois (de la libération du crédit à la mise en service). Le gouvernement et l’office de promotion des affaires économiques du canton de Fribourg ont en l’occurrence fourni une aide précieuse aux CFF. Ledit centre, qui dispose d’une surface de bureaux de 3300 m² a été mis en service le 3 avril 2000. Cent gares et leurs clients ont été raccordés en deux phases qui ont duré jusqu’à fin mai. L’ensemble des 5000 clients Cargo et près de 900 gares seront reliés en sept phases successives au système d’ici au mois d’avril 2001. En phase terminale, 240 collaboratrices et collaborateurs du centre de services à la clientèle de Fribourg surveilleront quelque 3,3 millions de transports (expéditions et arrivages); ce travail était effectué jusqu’ici par près de 400 employés répartis dans près de 900 gares.
26.5.00
Par 8 voix contre 4, la commission des transports du Conseil des Etats s’est prononcée en faveur de deux dimanches sans trafic motorisé privé par année. Elle a en revanche rejeté l’initiative populaire pour quatre dimanches sans voiture, par 9 voix contre 2. L’initiative demande un dimanche sans voiture par saison, pendant quatre ans à titre provisoire. La commission entend lui donner suite partiellement en modifiant la loi sur la circulation routière. Celle-ci prescrirait l’interdiction de circuler de 5 heures à 22 heures, le jour du Jeûne et un autre dimanche à fixer par le Conseil fédéral. La commission proposera au gouvernement fédéral de mettre cette proposition en consultation, ont indiqué les services parlementaires.
29.5.00
Six partenaires en trafic combiné ont ouvert une ligne de fret entre la région de Genève et celle de Zurich. Les marchandises sont transportées pendant la nuit et peuvent ainsi être retirées le matin à destination. Le premier envoi à l’enseigne de Cargo Combi Suisse pouvait être chargé le lundi soir jusqu’à 19 heures à Genève La Praille et être retiré le mardi matin à Dietikon près de Zurich à 7 heures. Dans le sens inverse, le chargement pouvait être fait jusqu’à 21h.15 et la marchandise pouvait être retirée à 5h.30. Des engins échangeables et des grands conteneurs seront transportés dorénavant pendant la nuit en ayant recours à des camions et à des trains réguliers, communiquent les CFF. Les régions de Genève et de Zurich devraient de surcroît être reliées dès cet automne par des trains complets, dont le départ et l’arrivée sont prévus respectivement à 22 heures et à 5 heures. L’objectif visé est de proposer une offre de transport combiné susceptible de se développer pour couvrir tout le territoire national sous forme d’un réseau indépendant. Le client choisirait le mode de transport le plus judicieux tout en délestant la route dans la mesure du possible. Cargo Combi Suisse est une organisation composée de six partenaires des chemins de fer, des transporteurs routiers et du commerce. En font partie depuis l’automne dernier les CFF Cargo, le Chemin de fer du Lötschberg (BLS), le Chemin de fer du Mittelthurgau (MThB), les transporteurs routiers Planzer et Bertschi ainsi que la Migros. La gestion opérationnelle a été confiée aux CFF Cargo.
29.5.00
Les Chemins de fer fribourgeois (GFM), qui exploitent également un vaste réseau de lignes de bus, et les Transports urbains de Fribourg (TF) ont décidé l’an dernier de fusionner le 1er janvier 2000. Ce, en raison de la libéralisation des transports publics, est-il communiqué. Les deux entreprises collaborent en fait étroitement depuis de nombreuses années, une communauté d’exploitation ayant même été créée en 1994. Les GFM représentent une valeur de 54,25 millions de francs, les TF de 11,12 millions. Les GFM possèdent une part de 83 pour cent, les TF de 17 pour cent de la nouvelle société. Les recettes de transport des GFM s’élèvent à 18,2 millions de francs, celles des TF à 7,2 millions par année (indemnités à déduire). Le Grand Conseil est appelé à approuver formellement la fusion, le canton de Fribourg étant l’actionnaire majoritaire du GFM. Le Conseil d’Etat relève dans le projet de décret à l’intention du Grand Conseil que la fusion n’a aucune conséquence pour les finances cantonales. Le client s’apercevra du changement dans la mesure où la livrée des véhicules sera modifiée : le vert du GFM et le bleu des TF feront place à une livrée rouge et blanc, ponctuée de points rouges.
30.5.00
Nouvelle adjudication pour le tunnel du Lötschberg : le lot des travaux Rarogne-Ferden a été adjugé pour une valeur de 261 millions de francs au Groupement MaTrans. Le contrat a été signé à Thoune. Le percement des deux galeries du tunnel de base du Lötschberg ont déjà commencé du côté nord de la montagne. La signature du contrat pour l’attribution du lot de Rarogne-Ferden représente un nouveau jalon dans l’avancement des travaux du côté sud de la montagne, indique la société BLS AlpTransit SA. Les installations de gestion du matériel situées au nord et au sud de la montagne, ainsi que les galeries d’accès de Mitholz et de Ferden/Goppenstein sont achevées ou bien avancées. Les travaux de la galerie d’accès de Steg et du portail de Niedergesteln sont en cours. Le lot des travaux de Rarogne-Ferden comprend principalement le percement des deux conduits du tunnel de base, dès le portail de Rarogne en direction du nord. Huit groupements d’entreprises ont présenté leurs offres. Font partie du groupement MaTrans, à raison d’un quart chacun, l’entreprise bernoise Marti, construction de tunnels SA, le groupe allemand Walter, le groupe d’entreprises viennois PORR et la société anglaise Balfour Beatty Ltd. Le groupement MaTrans a déjà obtenu l’adjudication du lot de travaux liés au percement de la galerie d’accès de Steg. Le maître d’œuvre, BLS AlpTransit SA, a fusionné les deux tronçons des travaux pour tirer profit des synergies existantes. Les coûts peuvent ainsi être réduits d’environ 17 millions de francs. Le tunnel de base du Lötschberg comprend actuellement quatre gros chantiers : Mitholz BE, Ferden VS, Steg VS et Rarogne VS. Le percement des galeries du tunnel de base est en cours depuis l’automne 1999. Le tunnel, dont le coût est estimé à quelque 3,2 milliards de francs, devrait être mis en service en 2006/2007.
31.5.00
La TVA augmentera de 0,1 pour cent le 1er janvier 2001. Le report, proposé par la conseillère aux Etats Vreni Spoerri (PRD/ZH) n’est plus possible. Le produit de cette augmentation est en effet destiné au financement des grands travaux ferroviaires. Le peuple et les cantons avaient autorisé le Conseil fédéral, le 29 novembre 1998, à augmenter la TVA de 1 pour mille pour financer les NLFA, Rail 2000, les mesures antibruit et le raccordement au réseau européen à grande vitesse. Le Conseil fédéral a mis en vigueur cette adaptation fiscale en même temps que la loi sur la TVA. Vreni Spoerri a proposé de reporter l’introduction de cette augmentation à 2003 et de l’accoupler à celle prévue pour financer les assurances sociales, de manière à éviter des coûts d’adaptation. Soucieux de ne pas voir se gonfler le déficit de la Confédération, le Conseil fédéral a rejeté sa proposition. Le pour mille permet d’éviter un accroissement des dettes de 250 millions de francs par an, communique le Conseil fédéral. Le produit de la TVA, facilement estimable, pourrait s’avérer être la bouée de sauvetage, compte tenu des incertitudes liées aux produits de la redevance poids lourds (RPLP) et aux coûts des projets de construction.
31.5.00
Le Département de l’environnement, des transports, de l’énergie et des communications (DETEC) est appelé à préparer la mise en consultation de la seconde étape de Rail 2000 jusqu’à fin 2002. Le Conseil fédéral entend en effet approuver le message à l’adresse du Parlement en 2004. Ce calendrier a été dressé par le Conseil fédéral. La première étape de Rail 2000 (plafond de coûts de 7,4 milliards de francs) sera terminée en 2005. Une enveloppe de 5,9 milliards de francs est prévue pour la réalisation de la seconde étape au travers du fonds destiné aux grands projets ferroviaires. L’Office fédéral des transports fixe les objectifs de la seconde étape sur la base d’études de la demande future, d’entente avec les cantons et les entreprises de transport. Les cantons élaborent des esquisses d’offres régionales, les entreprises de transport estiment les potentiels de marché et proposent, si besoin est, des adjonctions. Puis, il incombera à la Confédération de déterminer les mesures qui permettront le mieux d’atteindre les objectifs, en se basant sur des critères économiques et d’intérêt général. Les modules d’investissement seront ensuite ficelés dans des paquets de mesures qui seront mis en consultation.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Juin 2000 7.6.00
Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF), les Chemins de fer allemands (DB) et les Chemins de fer fédéraux autrichiens (ÖBB) intensifient leur collaboration en trafic voyageurs transfrontalier. C’est ainsi qu’ils se sont alliés, à l’instar des compagnies d’aviation, en formant un groupe répondant à l’appellation de « TEE Rail Alliance ». Ils entendent ainsi être en mesure de proposer à leur clientèle une offre horaire et tarifaire uniforme et transparente pour les voyages au delà des frontières. L’acquisition commune de trains pendulaires modernes constitue un autre objectif de l’alliance. Les clients doivent percevoir le chemin de fer comme un mode de transport uniforme et sont, partant, en droit d'attendre des opérateurs une offre uniforme également en trafic international, a indiqué le PDG des Chemins de fer allemands, Hartmut Mehdorn, lors de la signature du contrat. Ce faisant, les chemins de fer entendent parvenir à proposer le meilleur rapport prix/qualité sur le marché des déplacements européens jusqu’en 2005, a promis le PDG des CFF, Benedikt Weibel. Non sans ajouter que toute une série d’avantages seront offerts à la clientèle au travers de produits et de prix intéressants, ainsi que d’un concept de services uniforme. L’acquisition de quelque 130 rames pendulaires pour un prix de près de 2,5 milliards de francs constitue une autre raison de la création de la nouvelle alliance. Les coûts d’acquisition baissent d’environ dix pour cent, estime B. Weibel. Les premiers trains circuleront en 2003. Les entreprises DB, CFF et ÖBB entendent lancer un appel d’offres pour les rames pendulaires en automne déjà. Benedikt Weibel ne cache pas qu’il y a un lien entre la nouvelle appellation « TEE Rail Alliance » et le légendaire « Trans-Europ-Express (TEE) : le TEE était une offre symbolisant un mode de déplacement rapide et confortable au delà des frontières. L’appellation « TEE » renaît de ses cendres, comme Phénix, au travers de la « TEE Rail Alliance » et des nouvelles rames pendulaires.
8.6.00
Les transports urbains de la ville de Zurich (VBZ) prévoient d’étendre leur réseau de tram pour 250 millions de francs. Un effort particulier sera fait pour rendre leur utilisation plus facile aux personnes à mobilité réduite en acquérant des trams ultramodernes et en équipant les trams actuels de plates-formes surbaissées, ainsi qu’en surélevant le sol des points d'arrêt. Les mesures d’extension prévues devraient être prises au cours de cette décennie. Il s’agit de faire renaître la ligne de tram 1 reliant la gare principale à Alstetten, qui avait été abandonnée en 1954 et qui est aujourd’hui desservie par la ligne de bus 31, ainsi que de construire une nouvelle ligne de tram reliant la gare d’Oerlikon aux quartiers périphériques de Zurich Affoltern et la Place Escher-Wyss à Altstetten. Un énorme potentiel de développement estimé à 20'000 - 30'000 clients peut être conquis par les VBZ au nord et à l’ouest de Zurich, ainsi qu’en corrélation avec la construction d’Eurogate et du nouveau stade, a indiqué Thomas Portmann, directeur des VBZ depuis le 1er mars 2000, en conférence de presse. Les premiers trams « Cobra » circuleront sur le réseau des VBZ à partir du 1er mars 2001, soit avec un an et demi de retard sur le programme initialement prévu. Cinq unités seront livrées chaque mois. Elles seront testées pendant une année sur les lignes 4, 9, 11, 13 et 14. Onze trams supplémentaires suivront au cours des années 2004/2005, pour autant que les premières unités livrées aient fait leurs preuves dans l'intervalle. Les VBZ prévoient la mise en service de 75 trams « Cobra » jusqu’en 2010. Ces trams sont dotés de plates-formes d’entrée surbaissées, situées à 35 cm du rail, soit à quelques centimètres seulement du sol des îlots ou des trottoirs. L’accès des trams est ainsi grandement facilité aux personnes à mobilité réduite et aux passagers se déplaçant avec une poussette d’enfant. Leur construction les rend de surcroît particulièrement silencieux. Fini le crissement habituel des trams dans les courbes, a-t-on assuré.
8.6.00
Les rentes touchées par les retraités des CFF sont 1,3 pour cent inférieures à celles dont bénéficie le personnel de la Confédération. Le syndicat du personnel des transports (SEV) exhorte les CFF de rétablir l’équilibre, à titre rétroactif. Les CFF prennent la revendication au sérieux. Il en va de 100 millions de francs. Le SEV a demandé un avis de droit à deux juristes bâlois. Le communiqué publié par le SEV donne connaissance des principaux éléments de l’avis de droit : les retraités des CFF ont droit à la compensation du renchérissement, par analogie à ceux de la Confédération ; y ont droit aussi bien les personnes qui sont au bénéfice d’une rente antérieure à la transformation des CFF en société anonyme (1.1.1999) que celles qui ont été mises à la retraite après cette date. Cet avis est justifié par le fait que les employés CFF étaient soumis, sans exception, au statut des fonctionnaires avant que les CFF ne volent de leurs propres ailes. Leur statut légal ne se différenciait en rien de celui du reste du personnel fédéral. Le SEV a transmis l’avis de droit cette semaine aux CFF et à la caisse de pensions des CFF. Il demande le versement, sans délai, de la compensation du renchérissement dont ont été privés les retraités CFF jusqu’ici, soit 1,3 pour cent. A défaut d’entente, le SEV n’hésitera pas à faire usage de toutes les voies de droit, a-t-il indiqué. La requête du SEV est prise très au sérieux; l’avis de droit est analysé de manière approfondie sur le plan interne des CFF, a relevé le porte-parole des CFF, Christian Kräuchi. Il s’avère d’ores et déjà que les retraités CFF seraient mieux lotis que le personnel en activité en cas d’acceptation, ce dernier bénéficiant de la compensation du renchérissement en fonction de la marche des affaires. La question est de savoir si les retraités des CFF doivent être assimilés aux retraités de la Confédération ou s’ils doivent être soumis aux lois qui régissent la société anonyme CFF. La création de deux catégories de personnel – le personnel en activité et les retraités – en matière de compensation du renchérissement engendrerait une inégalité de traitement au détriment du personnel en activité.
9.6.00
La réorganisation du service des bagages des CFF, déficitaire, bat de l'aile, la Poste ayant renoncé à collaborer. Du coup, les CFF ont dû revoir leur copie, alors que la nouvelle organisation devait être mise en place en 2001. L'enregistrement des bagages demeure ainsi possible dans toutes les gares pour le moment. Le désistement de la Poste bouleverse les plans des CFF. Ceux-ci ont dès lors opté pour une solution pragmatique en lieu et place de la cure radicale prévue à la faveur du projet "New baggage", a indiqué Christian Kräuchi, porte-parole des CFF. L'enregistrement des bagages demeure en effet possible jusqu'à nouvel avis dans les quelque 550 gares des CFF desservies par du personnel. Le transport continue d'être effectué par chemin de fer entre 60 gares. Il est par contre renoncé provisoirement au service de porte à porte. Les CFF souhaitent toutefois étendre l'offre de livraison des bagages à l'hôtel en collaboration avec les organismes locaux dans les stations valaisannes, de l'Oberland bernois et des Grisons. L'introduction du service de livraison des bagages à domicile dans les grandes agglomérations est reportée à une date ultérieure. La Poste demeure en l'occurrence un partenaire potentiel. Les CFF tentent cependant un essai en desservant 29 gares des régions de Bâle et de Baden avec leurs propres fourgonnettes. Il faut savoir que si les CFF entendent réorganiser leur service des bagages, c'est parce que celui-ci leur coûte près de 50 millions de francs par année. Des économies devraient aussi être possibles après le remaniement du concept d'offre en ayant en particulier recours à de nouveaux engins facilitant le transbordement et à un système de gestion des envois informatisé. Il est de surcroît prévu de mieux utiliser les compartiments à bagages dans les trains et d'abandonner les fourgons, l'objectif étant de réduire les coûts et d'améliorer la qualité du transport.
9.6.00
Les CFF SA et Securitas SA mettent la dernière main à la création d'une filiale commune opérant dans le secteur de la sécurité. Il est prévu d'y intégrer la police ferroviaire. La filiale devrait être opérationnelle en 2001, soulignent les deux entreprises dans un communiqué commun. Elle offrira ses services certes aux CFF, mais aussi aux autres entreprises de transports publics. Feront partie de ses activités la police ferroviaire, la protection des installations et la protection des équipes travaillant sur les chantiers ferroviaires. Les CFF détiendront 51 pour cent du capital-actions. Le conseil d'administration sera composé de manière paritaire. Le syndicat du personnel des transports (SEV) a émis des réserves quant à cette coentreprise, estimant la migration de la police ferroviaire - un corps de 120 employés - hors des CFF comme problématique tant du point de vue syndical que du point de vue légal et institutionnel, est-il relevé dans son communiqué.
13.6.00
L'Association du chemin de fer à vapeur de l'Oberland zurichois (DVZO) devient une entreprise ferroviaire à part entière. Elle a en effet obtenu une concession d'infrastructure ferroviaire fédérale pour le tronçon Bäretswil- Bauma ZH. La DVZO propose régulièrement des courses en train à vapeur depuis 1978 sur le tronçon que les CFF lui ont vendu après avoir obtenu l'autorisation d'abandonner le transport des personnes et du fret entre Bäretswil et Bauma, en 1974. Le transport des personnes est assuré aujourd'hui par bus. Quant au fret, il a été transféré à Hinwil.
15.6.00
La Compagnie de navigation sur le lac Inférieur et le Rhin (URh) entend vendre son unité "Kreuzlingen", augmenter les prix de son service de ligne de manière échelonnée et supprimer cinq des 29 emplois. Ces mesures sont nécessaires pour améliorer la situation financière de la compagnie, indique-t-elle dans son communiqué. Les hautes eaux enregistrées pendant une longue période en 1999 au lac de Constance et au Haut-Rhin ont mis à mal les finances de la compagnie de navigation. Le déficit qui en est résulté a été partiellement épongé par les cantons de Schaffhouse et de Thurgovie, ainsi que par les communes actionnaires. Il n'en demeure pas moins que le déficit reporté à nouveau s'élève à 382'000 francs. Le conseil d'administration et la direction de la compagnie URh entendent résorber ce déficit jusqu'en 2005. Pour y parvenir, la compagnie est contrainte de réduire ses coûts et d'accroître ses recettes. Aussi a-t-elle opté pour une réduction de sa flotte de sept à six unités. L'unité "Kreuzlingen" est mise en vente, alors que le bateau "Stein am Rhein" est rénové. Il faut savoir que la rénovation d'un bateau est une opération onéreuse, au point que l'URh ne peut la financer que pour un seul bateau.
16.6.00
Le parti des Verts du canton de Zurich a présenté toute une série de mesures de lutte contre le bruit des avions. Il s'est prononcé en faveur d'une interdiction des vols entre 22 heures et 6 heures du matin. Le train de mesures comprend un appel au Conseil d'Etat zurichois et une initiative parlementaire de la conseillère nationale zurichoise Ruth Genner, une initiative personnelle déposée dans le canton de Zurich par l'ancien conseiller national Hans Meier, ainsi qu'une pétition adressée au Conseil fédéral et au Conseil d'Etat zurichois. Il faut enfin placer le bien-être de la population devant les aspects économiques, ont déclaré des Verts unanimes en conférence de presse. "Seul celui qui se défend n'est pas écrasé", a lancé Martin Bäumle, président cantonal des Verts zurichois. Raison pour laquelle la lutte est engagée sur plusieurs fronts contre un assouplissement de l'interdiction de voler la nuit et contre le développement de Kloten pour en faire une véritable plate-forme internationale.
16.6.00
La nouvelle convention collective de travail CFF (CCT) fait la quasi-unanimité parmi le personnel des CFF. 94 pour cent des employés CFF affiliés à un syndicat ont en effet souscrit à la convention lors de la première votation générale réalisée à ce sujet. 85 pour cent des 28'500 employés CFF sont affiliés à l'un des quatre syndicats (SEV, transfair, ACTP et VSLF) qui ont organisé la consultation générale. Rien ne s'oppose plus à la signature de la convention au vu de ce résultat très positif, ont communiqué lesdites associations du personnel. La participation s'est élevée à 59,9 pour cent. La part la plus importante des "non" (près d'un tiers) émane de l'Union suisse des mécaniciens de locomotives (VSLF). Le personnel roulant doit se contenter de moins bonnes conditions de travail, tels des services d'une durée de 14 heures, a précisé sur demande le président de la VSLF Theo Marty. Plus de 93 pour cent des affiliés au syndicat du personnel des transports (SEV), au syndicat chrétien du personnel des services publics et secteurs tertiaires suisses (transfair) et à l'association des cadres du transport publics (ACTP) ont plébiscité la CCT. Le conseil d'administration des CFF avait donné son accord à fin mars déjà. Les CFF se félicitent de l'issue positive du scrutin, soulignent-ils dans un communiqué. La première CCT des CFF, dont la signature est prévue le 27 juin à Berne, entrera en vigueur le 1er janvier 2001. Elle est applicable pendant trois ans à tous les employés des CFF, à quelques exceptions près, et remplace le statut des fonctionnaires. Aucun licenciement pour raisons économiques et d'exploitation, la semaine de 39 heures, le salaire au mérite ainsi qu'une participation dans l'entreprise plus développée constituent les principales nouveautés. En contrepartie, le personnel s'engage à faire preuve d'un état d'esprit constructif pour soutenir la métamorphose des CFF.
19.6.00
Le Conseil fédéral entend examiner le chargement des voitures au Gothard pour délester le tunnel routier. Il estime en effet que l'idée mérite d'être examinée en corrélation avec les débats sur une deuxième galerie au tunnel routier du Gothard, relève-t-il dans sa réponse à une interpellation du PRD. Des bouchons se forment régulièrement en fin de semaine et pendant la période de vacances à l'entrée du tunnel routier, qui ne comporte qu'une piste par sens. Le conseiller national Duri Bezzola (PRD/GR) invite de ce fait le Conseil fédéral à demander aux CFF une offre portant sur le chargement des voitures pour couvrir les pointes de trafic. Duri Bezzola justifie son interpellation par le fait que le fret ferroviaire est faible le week-end et durant les vacances. Le Conseil fédéral n'est, sur le fond, pas opposé à cette proposition, en particulier en vue des débats sur la construction d'une deuxième galerie au tunnel routier. Le tunnel ferroviaire pourra être utilisé le week-end et les jours fériés à partir de 2004, lorsque les travaux réalisés dans le tunnel seront terminés. Il serait possible de faire circuler quatre trains d'autos par sens et par heure à travers le tunnel. Chaque train, d'une longueur de 420 mètres, peut transporter près de 300 voitures. Il est possible de tabler sur deux paires de train au moins les jours de la semaine. La reprise de ce service implique toutefois l'aménagement des rampes de chargement des deux côtés du tunnel. La capacité pourrait même être doublée en allongeant les rampes à Göschenen et à Airolo, de sorte qu'elles puissent accueillir des trains de 750 mètres de longueur. La construction d'installations permettant l'accueil de tels trains durerait cinq ans environ. La capacité de l'offre de transport des voitures à travers le tunnel ferroviaire actuel pourrait encore être sensiblement accrue à la faveur de l'ouverture du tunnel ferroviaire de base, estime le Conseil fédéral. La sécurité est un critère important en faveur de la reprise du chargement des voitures sur le train.
19.6.00
Le Conseil fédéral s'est déterminé quant au tracé de la nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA) dans le canton d'Uri. Il est parvenu à la conclusion, après avoir examiné en détail les différents intérêts en jeu, qu'un tracé à l'air libre, suivant la vallée de la Reuss, était préférable au tracé en tunnel proposé par le canton, du point de vue de la technique ferroviaire et de la technique de construction. La variante qui suit la vallée présente également des avantages en matière de mise en valeur de l'habitat. Le Conseil fédéral se propose dès lors de demander l'étude d'un tracé amélioré situé au nord de la localité d'Altdorf en renonçant, dans la mesure du possible, à la construction du viaduc contesté. Le Conseil fédéral était appelé à faire un choix délicat en examinant les intérêts en jeu. Il est conscient que le canton d'Uri paie déjà un large tribu avec le trafic de transit actuel. Sa décision devait prendre en considération tant la protection de l'environnement et l'aménagement du territoire que les exigences ferroviaires et techniques.
19.6.00
Le Conseil d'Etat du canton d'Uri est déçu de la décision prise par le Conseil fédéral en faveur du tracé suivant la vallée de la Reuss pour les NLFA. La particularité liée à l'espace vital restreint du canton d'Uri et les revendications justifiées de la population concernée n'ont pas été prises en considération. Aussi le canton d'Uri se sent-il écrasé et pas pris au sérieux en tant que canton souverain, ont déclaré six des sept conseillers d'Etat aux médias. Le Conseil fédéral s'est engagé expressément à approfondir les bases d'appréciation de la variante en tunnel sous la montagne ainsi que de la variante améliorée suivant la vallée, en l'espace de deux ans, a rappelé le gouvernement uranais. Celui-ci attend que la promesse du Conseil fédéral soit tenue et ne soit pas un simple tranquillisant politique. Il mettra en outre tout en œuvre pour que les améliorations possibles dans le domaine de la protection antibruit et de l'aménagement du territoire soient réalisées. Le conseiller d'Etat uranais Hansruedi Stadler estime, lui aussi, que la souveraineté du canton d'Uri n'est pas respectée. Il faut s'imaginer un tel tracé à l'air libre passant au milieu de la zone d'habitation à Zurich, indique-t-il dans un communiqué. Cela est impensable. C'est pourtant ce que l'on exige du canton d'Uri aujourd'hui. Le canton d'Uri a souscrit aux accords bilatéraux et, partant, à un dossier sur les transports qui lui est maintenant particulièrement peu favorable, tempête H. Stadler. Ce faisant, le canton a clairement montré qu'il était prêt à contribuer à relever un défi national. Il attendait, en contrepartie, que des solutions soient recherchées en collaboration avec la région et non contre elle, comme il est d'usage en Suisse. Il s'est manifestement trompé.
20.6.00
La Fédération routière suisse (FRS) dit trois fois non aux propositions concernant l'énergie, sur lesquelles le peuple suisse sera appelé à se prononcer le 24 septembre. Celles-ci soustraient des milliards inutiles à l'économie, a déclaré la fédération lors de son assemblée des membres à Berne. La FRS exige par contre de la Confédération qu'elle aille de l'avant en ce qui concerne l'infrastructure routière. L'initiative populaire "avanti" demande l'aménagement de l'A1 ainsi que la construction d'une seconde galerie au Gothard. Il s'agit d'exigences légitimes du trafic routier individuel. Claude Gay-Crosier, directeur à l'état-major de la direction générale du TCS, a été élu nouveau président de la FRS pour la prochaine législature de trois ans. Il succède à Hans-Urs Merz, qui remplissait cette fonction ces trois dernières années.
21.6.00
Les valeurs limites devraient être assouplies s'agissant de qualité de l'air. Le Conseil national a, par 78 voix contre 66, accepté une motion déposée au Conseil des Etats - contre la volonté du Conseil fédéral et de la commission. La motion vise à permettre à des entreprises de s'établir dans des zones polluées. Son auteur, le conseiller aux Etats Rolf Büttiker (PRD/SO), avait décelé des contradictions entre la législation sur l'environnement et la législation sur l'aménagement du territoire. La situation actuelle n'est pas de nature à favoriser des investissements - tant s'en faut - en raison de l'importante insécurité qui règne sur le plan légal. Il y a lieu d'accepter le dépassement des valeurs limites imposées en ce qui concerne la qualité de l'air pour satisfaire à des demandes en matière d'aménagement du territoire, a déclaré Rolf Hegetschweiler (PRD/ZH), au nom de la minorité de la commission, qui est favorable à l'acceptation de la motion. Une plus forte concentration dans les centres est tout à fait souhaitable, a répliqué la représentante de la majorité de la commission, Franziska Teuscher (Verts/BE). Une correction des valeurs limites de la qualité de l'air n'est pas admissible du point de vue politique, dès lors que les limites sont, aujourd'hui déjà, dépassées en maints endroits. De l'avis du conseiller fédéral Moritz Leuenberger, ce conflit d'objectifs concerne des problèmes de réalisation qui peuvent être résolus à la faveur d'une meilleure coordination. Il n'a toutefois pas trouvé grâce devant la majorité bourgeoise en proposant d'accepter la requête comme postulat.
21.6.00
Le Chemin de fer du Gornergrat et les Remontées mécaniques du Mont-Rose (GGB) ont une année difficile derrière eux. Le bénéfice a en effet fondu de 39,9 pour cent en 1999 pour s'établir à 1,051 million de francs. Le GGB justifie ce recul par le manque à gagner du mois de février dû aux avalanches et par des investissements. Les recettes de transport de l'entreprise de transport et de tourisme zermattoise ont baissé de 4,2 pour cent par rapport à l'année précédente pour s'inscrire à 23,9 millions de francs, communique le GGB. Plus de 200'000 personnes ont utilisé la nouvelle installation Gant-Hohtälli lors de sa première année d'exploitation. Les recettes du fret ont fléchi de 1,3 pour cent pour atteindre 0,54 million de francs. Le cash-flow, de 5,55 millions de francs, est de 9,1 pour cent inférieur à celui de l'année précédente. Le nombre d'employés est resté stable (111). Le résultat global peut être considéré comme bon, en dépit de recettes en léger recul et d'un accroissement des amortissements, indique le GGB. Le hall des guichets de la station inférieure a été modernisé et l'ancienne usine électrique de Findelbach a été remplacée par une nouvelle installation.
21.6.00
L'initiative populaire "Rues pour tous" visant à l'introduction généralisée du 30 km/h dans les localités n'a pas trouvé grâce devant le Conseil national. La Chambre du peuple l'a en effet rejetée par 95 voix contre 64, sans contreprojet. L'initiative de l'ATE vise un objectif louable au travers d'un accroissement de la sécurité, a reconnu le porte-parole de la commission, Max Binder (UDC/ZH). La limitation généralisée de la vitesse à 30 km/h constitue toutefois une mesure par trop radicale. Les lois permettent de limiter la vitesse à 30 km/h dans les quartiers depuis onze ans. L'Association transports et environnement (ATE) vise un renversement de la situation à l'appui de son initiative, en ce sens que la vitesse de 30 km/h - et non plus 50 km/h - serait la norme, sans indication contraire. La vitesse de 50 ou 60 km/h serait toutefois encore possible, à titre exceptionnel, sur les routes principales, dans la mesure où la sécurité des usagers de la route et des piétons ainsi que la protection des riverains (en particulier contre le bruit) ne s'y opposent pas. L'ATE a déposé l'initiative en mars 1999. Les partis de gauche, les Verts, le parti évangélique populaire, ainsi qu'une frange du PDC l'ont soutenue. La limitation de la vitesse à 30 km/h est un moyen efficace et bon marché pour réduire le nombre de blessés et de morts dans le trafic routier, a souligné Pia Hollenstein (Verts/SG) au nom d'une minorité de la commission. Autant d'arguments qui n'ont pas trouvé grâce devant la majorité bourgeoise du Conseil national. Une corrélation entre la vitesse et les accidents n'a pas été contestée. Mais la vitesse, à elle seule, n'est pas déterminante. Un camion circulant à la vitesse de 30 km/h demeure dangereux, a lancé le porte-parole de la commission, René Vaudroz (PRD/VD). Il n'est pas possible de faire respecter la vitesse de 30 km/h en installant simplement quelques signaux; des travaux sont indispensables, a rétorqué le porte-parole du PDC, Alex Heim (S0). Les coûts de tels travaux sont disproportionnés, a estimé le porte-parole du PRD, Paul Kurrus (BL). Le Conseil fédéral estime que les coûts s'élèveraient à deux milliards de francs. Les opposants considèrent que l'initiative est une gêne de plus occasionnée à la circulation. La vitesse de 30 km/h aurait des effets négatifs sur le flux du trafic, ce qui susciterait la colère des automobilistes. Les transports publics subiraient, eux aussi, des effets négatifs en raison du ralentissement du flux du trafic. Les exceptions resteraient illusoires. Tels ont été les arguments avancés par les opposants. La fixation de zones limitées à 30 km/h devrait rester de la compétence des communes, car celles-ci connaissent les lieux et les besoins de la population, a déclaré Barbara Polla (PLS/Suisse). Le Conseil fédéral ne souhaite pas de transfert de compétences à la Confédération. La création de zones limitées à 30 km/h doit être facilitée, a déclaré le ministre des transports, Moritz Leuenberger. Le Conseil fédéral entend prendre en considération les coûts des travaux au travers de la nouvelle péréquation financière. La révision de la loi sur la circulation routière, qui a déjà été débattue au Conseil des Etats, constitue un nouveau pas vers davantage de sécurité routière. Elle prévoit un abaissement de la limite du taux d'alcool dans le sang et l'introduction du permis à l'essai. Le projet de loi sera soumis prochainement au Conseil national.
22.6.00
Le Conseil d'Etat du canton de Zurich a approuvé un crédit de planification de trois millions de francs destiné à l'élaboration d'une étude sur la construction d'un tunnel lacustre. Le tunnel contribuerait à décongestionner les places et les routes embouteillées situées autour du bassin inférieur du lac de Zurich. Le tunnel lacustre relierait les autoroutes A3 et A1, relève le Conseil d'Etat dans son communiqué. Le raccordement commencerait dans la zone de "Brunau" pour passer en souterrain à la hauteur du "Mythenquai" et rejoindre "Zurich Horn" et la "Forschstrasse", d'où il se diviserait en deux branches, l'une conduisant à l'A1 via Stettbach- Dübendorf, l'autre à Zollikerberg, a expliqué Andreas Hurter, chef de la planification et de la gestion du service des ponts et chaussées.
22.6.00
La commission de l'UE n'entreprend aucune démarche à l'encontre de l'Autriche suite au blocus du Brenner: les autorités autrichiennes auraient pris suffisamment de mesures. Des axes de contournement passent également par la Suisse. L'UE a mis en place une réglementation sous forme d'un mécanisme d'intervention rapide en cas de gêne de la libre circulation des convois de marchandises. Celui-ci prévoit que l'Etat de l'UE concerné doit donner connaissance à temps de la situation et des possibilités de contournement. L'Autriche l'a fait, a déclaré un porte-parole de la Commission de l'UE à Bruxelles. Il ressort des informations fournies par les autorités autrichiennes à Bruxelles que des détournements par d'autres routes en Autriche et la mise en circulation de trains spéciaux des Chemins de fer fédéraux autrichiens (ÖBB) sont prévus. Sont indiqués comme axes de contournement sur le plan international les routes alpines suisses et françaises. Les défenseurs de l'environnement autrichiens veulent bloquer l'autoroute du Brenner pour la troisième fois depuis 1995, afin de protester contre la mise en œuvre lacunaire de l'accord de transit passé entre l'Autriche et l'UE.
22.6.00
Le Touring Club Suisse (TCS) prévoit de déposer l'initiative "avanti" comme prévu en automne, a indiqué le président central, Jean Meyer, lors de la conférence de presse annuelle du TCS. L'accroissement de 1,4 pour cent du nombre de membres a été relevé comme fait positif. Des investissements et des amortissements importants engendrent par contre des pertes de 3,6 millions de francs dans les comptes du club. Cinq mois après le lancement de l'initiative "avanti", 99'000 signatures (non vérifiées) ont déjà été récoltées, a précisé Jean Meyer. Elles démontrent à l'envi que les transports motorisés individuels, qui représentent près de 80 pour cent des prestations de transport, ont leur place dans notre société aux côtés de transports publics performants. Jean Meyer n'a pas mâché ses mots à propos de l'initiative "Quatre dimanches sans voiture" et de l'initiative "Rues pour tous", qui vise à généraliser la vitesse de 30 km/h dans les localités. Les deux initiatives émanent des milieux qui ont défendu ardemment l'initiative pour une réduction de moitié du trafic. Le cap visé par les deux initiatives est clair, a souligné Jean Meyer. Le TCS suit en outre avec un certain scepticisme l'intention de la Confédération de canaliser les flux de trafic sur le réseau des routes à forte circulation moyennant une centrale étatique de gestion de la mobilité. Ce n'est pas une solution praticable, a indiqué Jean Meyer. S'agissant de la votation sur les taxes sur les énergies non renouvelables qui aura lieu en septembre: Jean Meyer souligne que le TCS ne voit pas pourquoi tout devrait tout à coup être encouragé, soutenu ou alors limité dans ses effets au travers d'une taxe sur les énergies non renouvelables. L'effectif des membres du TCS s'est accru de 19'000 membres (+1,4 pour cent) pour s'établir à 1,4 million de membres, a relevé Peter Meyer, membre de la direction du TCS. Quant aux comptes annuels du club, ils font ressortir une perte de 3,6 millions de francs, alors qu'une perte de 800'000 francs était prévue au budget. Cette perte enregistrée dans le secteur de l'entreprise est due pour l'essentiel à d'importants investissements (par exemple dans une nouvelle plate-forme de communication centralisée), a poursuivi Peter Meyer. L'année 1999 a également été marquée par une demande croissante des prestations TCS importantes, tels les interventions des patrouilles du TCS (+ 8,8 pour cent), les nouveaux dossiers concernant l'aide accordée aux membres en déplacement à l'étranger (+15,8 pour cent) et les appels à la centrale d'alarme (+50 pour cent à 160'000).
22.6.00
Le Conseil national veut une seconde galerie au tunnel routier du Gothard. Par 93 voix contre 86, il a souscrit à une initiative demandant la mise en route immédiate des travaux de planification. Le canton d'Uri, en particulier, regrette cette décision. Le camp bourgeois de la Chambre du peuple a apporté son soutien à l'initiative déposée par Ulrich Giezendanner (UDC/AG), alors que la commission en avait recommandé le rejet par 13 voix contre 12. Les coûts de construction sont estimés à 700 millions de francs, selon U. Giezendanner. Le goulet d'étranglement de l'axe du Gothard est unique en son genre, a déclaré Georges Theiler (PRD/LU) en tant que porte-parole de la minorité de la commission. Personne en Europe ne peut se permettre un tel goulet. C'est une erreur de croire que les NLFA vont répondre aux besoins de transport. Le tunnel du Gothard devra de toute manière être rénové dans vingt ans au plus tard. Pour ce faire, le tunnel devrait être fermé, ce qui équivaudrait à une quasi-catastrophe, sans une deuxième galerie. Un accroissement de la capacité d'absorption de la route du Gothard est, à l'évidence, contraire à l'article sur la protection des Alpes de 1994, a rétorqué Werner Marti (PS/GL). Que ceux qui veulent modifier la constitution le fasse par le truchement d'une initiative populaire. Un oui à une deuxième galerie équivaut à un revirement de la politique des transports. Le transfert du fret sur le rail serait remis en cause. La rentabilité des NLFA serait mise en péril. Or, le peuple a confirmé ces objectifs en matière de politique des transports à plusieurs reprises, a poursuivi Werner Marti. Il est en outre prouvé qu'un accroissement de la capacité d'absorption d'une route entraîne systématiquement une augmentation du trafic. Les embouteillages seraient tout simplement reportés dans les agglomérations de Lucerne et de Bâle, ainsi que dans la vallée de la Léventine. Le Landamann uranais Martin Furrer est du même avis. Une deuxième galerie ne résout que des problèmes mineurs, a-t-il déclaré suite à la publication de la décision du Conseil national. L'heure de vérité sonnera lorsque le peuple aura à se prononcer sur une modification de la constitution. Ladite décision ne devrait en revanche poser aucun problème au gouvernement tessinois, celui-ci s'étant engagé corps et âme en faveur d'une seconde galerie routière. Il n'a pas été possible d'obtenir une prise de position officielle en raison de la Fête-Dieu. Le Landamann uranais Martin Furrer abonde dans le sens de Werner Marti en considérant que la décision prise est un signe indiquant que la volonté de respecter l'article sur la protection des Alpes n'existe plus. Greenpeace parle d'un mépris scandaleux de la volonté populaire. L'association "Initiative des Alpes " souligne qu'il ne s'agit que d'un oui provisoire en faveur de la planification d'une seconde galerie et non de sa réalisation. La Fédération routière suisse (FRS) et le TCS se réjouissent par contre de cette décision. La décision prise est une conséquence logique de l'accord sur les transports terrestres, qui engendrera davantage de trafic, écrit la FRS. Une conclusion que partage l'Association suisses des transports routiers (Astag). Pour le TCS, la décision va tout à fait dans le sens de l'initiative "avanti", qui demande, outre une deuxième galerie au Gothard, l'élargissement de la N1. Quant au service d'information pour les transports publics (Litra), il attire l'attention sur le fait qu'une quinzaine d'années s'écouleront avant la mise en service d'une éventuelle deuxième galerie. Aussi plaide-t-il en faveur de la reprise du chargement des autos sur le rail.
23.6.00
"Plus de prestations pour moins d'argent". Le Chemin de fer Bodensee-Toggenburg (BT) répond à cent pour cent à cette demande des utilisateurs et des autorités organisatrices au vu des chiffres présentés lors de son assemblée générale à Wattwil. Les comptes 1999 présentent en effet un excédent d'exploitation de 342'600 francs (1998: 29'000 francs), qui résulte de produits de 43,96 millions de francs et de charges de 43,68 millions de francs. Le solde des actifs de 227'000 francs est affecté à la réserve destinée à couvrir d'éventuels déficits futurs, conformément à la loi sur les chemins de fer. Des charges moins élevées et des produits en hausse ont pour l'essentiel contribué à ce que le résultat soit meilleur que prévu, a déclaré le directeur Guido Schoch aux actionnaires. C'est ainsi que l'effectif du personnel a compté en moyenne six personnes de moins que l'année précédente. Une prime de 400 francs a ainsi pu être versée à tous les employés (115'000 francs au total) au vu de ce bon résultat. Les comptes du secteur du fret sont meilleurs que prévu au budget grâce à un tonnage plus élevé et à la non reconduction de la location de wagons marchandises. Ce, en dépit d'un fléchissement des recettes de 2,46 millions à 1,73 million de francs. Les recettes du trafic voyageurs ont légèrement augmenté par rapport à l'année précédente en passant de 14,33 à 14,76 millions de francs. Quant à la productivité, elle a pu être globalement accrue de 9,4 pour cent.
23.6.00
Les défenseurs de l'environnement autrichiens ont, pour la troisième fois depuis 1995, bloqué l'autoroute du Brenner pour protester contre l'impact du trafic de transit. Ils critiquent essentiellement la mise en pratique lacunaire de l'accord de transit passé avec l'UE en 1991. Cet accord visait à réduire l'impact du trafic des poids lourds sur l'environnement sur cet axe routier reliant le nord et le sud de l'Europe. Un système de points écologiques visant à réduire la pollution et une limitation des passages de camions en transit ont été mis en place. Le nombre de passages de camions autorisés sur le tronçon du Brenner a été fixé à 1,5 million en 1991. Les points écologiques attribués servent d'unités de mesure de la pollution. C'est ainsi que chaque pays obtient un contingent de points écologiques depuis 1991, de sorte que seule une quantité de pollution définie avec précision peut être produite sur l'autoroute du Brenner. Cette réglementation a incité l'industrie à construire des camions dits "propres" pour permettre davantage de passages. Fritz Gurgiser, le porte-parole du forum du transit Autriche-Tirol, a qualifié l'accroissement du trafic des poids lourds en transit de dramatique. L'Autriche a enregistré 1,7 million de passages de camions en transit l'an dernier, dont 1,5 par le Brenner. C'est la raison pour laquelle les riverains et les défenseurs de l'environnement montent aux barricades. Cela signifie que l'accroissement du nombre de passages réduit à néant les progrès techniques, a déclaré Fritz Gurgiser, l'organisateur du blocus. L'UE n'a pas diminué les contingents pour l'année 2000. Les défenseurs de l'environnement considèrent qu'il s'agit d'une violation de l'accord de transit.
26.6.00
La plus longue et la plus haute paroi antibruit de Suisse a été inaugurée à Berne-Wittigkofen, au terme d'un an et demi de construction. Les coûts de l'installation de cette paroi de 1200 mètres de longueur et de 9,6 mètres de hauteur le long de l'autoroute A6, à l'est de Berne, se sont élevés à 8 millions de francs. La Confédération et le canton prennent en charge respectivement 84 et 16 pour cent de ce montant. Les valeurs limites stipulées dans l'ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit sont respectées dans le quartier de Wittigkofen, communique l'Office des ponts et chaussées bernois. Les premières mesures effectuées ont révélé que le bruit a pu être réduit de 6 à 10 décibels grâce à la paroi antibruit. La loi sur la protection de l'environnement et l'ordonnance sur la protection contre le bruit contraignent les propriétaires d'installations bruyantes à les assainir jusqu'en 2002.
26.6.00
Le cash flow du Chemin de fer Brigue-Viège-Zermatt (BVZ) a fléchi d'un million l'an dernier pour s'établir à 9,4 millions de francs. L'entreprise a néanmoins réalisé un bénéfice net de 2,2 millions de francs, en hausse de 8 pour cent par rapport à l'année précédente. Le dividende demeure inchangé (6 pour cent). Ces informations ont été données par le BVZ lors de son assemblée générale, qui s'est déroulée à Zermatt. Le chiffre d'affaires réalisé par le BVZ, coté à la bourse suisse, s'est élevé à 51,3 millions de francs (1998: 51,5). Ce chemin de fer de montagne constitue la seule liaison entre Brigue/Viège et Zermatt. 250 personnes y travaillent. L'entreprise a transporté 2,49 millions de passagers l'an dernier, soit 4,1 pour cent de moins que l'année précédente. Elle invoque les trois raisons suivantes pour justifier ce recul: de longues périodes de mauvais temps pendant la haute saison, des avalanches en février, ainsi qu'un service de taxi illégal entre Täsch et Zermatt. Les efforts déployés pour relancer le fret ont porté leurs fruits l'an dernier, relève le rapport annuel du BVZ. C'est ainsi que les envois de détail et les wagons complets ont augmenté respectivement de 42,5 et 5,2 pour cent pour s'inscrire à 1'105 et 1'921 tonnes.
26.6.00
Le service de bus cantonal "Automobilverbindung Schaffhausen- Schleitheim" (ASS) est transformé en société anonyme. Cette décision a été prise par le Grand Conseil schaffhousois, par 30 voix contre 26, en première lecture de la loi sur les entreprises de transport régionales. La raison sociale "Regionale Verkehrsbetriebe Schaffhausen" (RVSH) remplace l'appellation ASS. Il était aussi question de transformer le service de bus en régie de droit public.
26.6.00
Les trains, les bus, les voitures et les camions devraient pouvoir circuler sans problème en ville de Lucerne et dans les alentours ces prochaines décennies. Le canton a esquissé un train de mesures comprenant, pour l'essentiel, la construction d'une autoroute de contournement, mais aussi le développement de l'offre de bus, la réalisation d'un RER et la construction de nouvelles routes au nord et à l'ouest de la ville. Le canton a développé cette stratégie d'entente avec la ville de Lucerne, les communes environnantes, les CFF, les clubs routiers et les associations économiques. Il est prévu de réaliser ces mesures, par étapes, au cours des 25 prochaines années. Consignées dans une lettre d'intention, ces mesures représentent un investissement de l'ordre du milliard de francs. Un réseau de transport performant est important pour le développement régional, a déclaré le maire, Max Pfister, aux médias. Le canton a, pour la première fois, fait allusion à la construction d'une autoroute de contournement pour délester l'A2 du trafic de transit entre Rothenburg et Horw/Nidwalden. Les tunnels de Reussport et du Sonnenberg sont en effet utilisés à la limite de leur capacité. Si le transit ne représente actuellement que 20 pour cent du trafic autoroutier à Lucerne, il faut penser que la construction d'une seconde galerie au tunnel routier du Gothard va aggraver la situation, a souligné Max Pfister. Les problèmes futurs en matière de trafic ne pourront pas être résolus par des mesures ponctuelles. L'ingénieur cantonal, Paul Zosso, a indiqué qu'une autoroute à quatre pistes et, en grande partie, en souterrain est prévue. Les coûts devraient s'élever à près d'un milliard de francs, à la charge de la Confédération. Une seconde route, cantonale celle-là, est prévue entre Buchrain (A14) et Rothenburg (A2) pour relier deux zones appelées à se développer: Rontal et Emmen. La nouvelle réglementation du trafic en ville et dans l'agglomération sera favorable à la circulation des bus. Le canton prévoit une enveloppe de près de dix millions de francs par année à cet effet. Les transports régionaux devraient être assurés par le rail, grâce à la réalisation d'un RER. De nouveaux points d'arrêt compléteront les gares existantes. La construction d'une nouvelle ligne conduisant de Lucerne à Ebikon par Kriens et Littau est en cours d'examen. Le RER devrait être réalisé lors de la seconde étape de Rail 2000, pour des raisons financières. Les coûts d'une telle réalisation au cours de ces vingt prochaines années sont estimés à 100 millions de francs.
27.7.00
La communauté d'intérêts pour les transports publics (CITRAP) est déçue du concept d'affectation des recettes de la RPLP. Elle a communiqué sa déception au canton de St-Gall dans le cadre de sa consultation. Le concept ne prévoit aucune affectation directe des recettes provenant de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) en faveur des transports publics, quand bien même l'internalisation des coûts externes du trafic routier en offre la possibilité, relève la CITRAP dans sa réponse. La CITRAP demande qu'une partie des recettes encaissées au titre de la RPLP soit affectée aux transports publics, comme cela est le cas dans le canton de Thurgovie (env. 50 pour cent). La CITRAP propose en outre au département des travaux publics du canton de St-Gall d'envisager la création d'un fonds en faveur des transports publics en s'inspirant du système de financement FTP mis en place par la Confédération.
27.6.00
La compagnie de chemin de fer privée lombarde Ferrovie Nord entend proposer une offre de transport de fret entre Milan et Bâle. Elle ne pourra cependant passer aux actes que lorsque les accords bilatéraux seront entrés en vigueur, soit au plus tôt le 1er janvier 2001. La compagnie Ferrovie Nord a reçu la licence du ministre italien des transports l'autorisant à opérer dans le secteur des transports combinés de marchandises. La Suisse reconnaît cette licence conformément à l'accord bilatéral sur les transports terrestres passé avec l'UE, a précisé Davide Demicheli, de l'Office fédéral des transports (OFT), à l'agence de presse sda. Elle ne peut cependant le faire avant l'entrée en vigueur de l'accord. Une attestation portant sur la sécurité devrait encore être délivrée par l'OFT, si tant est que les Ferrovie Nord remplissent les conditions de sécurité applicables en Suisse. Aucune demande n'a été présentée jusqu'ici, du fait que les accords bilatéraux n'entreront en vigueur que l'an prochain, a précisé Davide Demichelli. Ferrovie Nord entre en concurrence avec la division Cargo des CFF. Nous devons nous attendre à de tels projets; il y en a en gestation dans toute l'Europe, a relevé le porte-parole des CFF, Christian Kräuchi. Nous nous préparons à relever de tels défis. Ferrovie Nord gère un réseau ferroviaire important dans les environs de Milan. L'entreprise prévoit en outre, dans une seconde étape, de prolonger la liaison de fret privée de Bâle à Rotterdam.
27.6.00
Le conseil d'administration de AlpTransit Gothard SA analyse le potentiel d'économies réalisables, de l'ordre de 500 millions de francs, relevé dans le rapport Hayek sur les NLFA, qui a été rendu public. Les propositions présentées sont en cours d'examen pour déterminer de quelle manière elles pourront être concrétisées, indique la société AlpTransit Gothard SA. Des propositions seront soumises à l'administration fédérale et au Parlement après les vacances d'été. Il ressort de son communiqué que le potentiel d'optimisation indiqué dans le rapport Hayek est de l'ordre de 468 à 545 millions de francs. Il faut savoir que le volume de construction du tunnel de base du Gothard s'élève à 7,6 milliards de francs et qu'une marge de tolérance de plus ou moins dix pour cent est d'usage pour des projets de cette ampleur. Le rapport Hayek confirme par ailleurs que la structure, l'organisation et la gestion du projet sont adaptées au défi important que représente la réalisation des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA), est-il précisé dans le communiqué. La société AlpTransit se dit flattée de constater que l'étude Hayek atteste un haut degré de professionnalisme dans la gestion technique du projet. S'agissant de l'appel d'offres, lancé dans les délais prévus pour les premiers lots importants de travaux, d'un volume de près de 2,8 milliards de francs, le rapport relève que les documents répondent pleinement aux exigences tant techniques que commerciales.
28.6.00
La première année de la société Aare Seeland mobil SA après la fusion des entreprises OSST, soit du Chemin de fer Bienne- Täuffelen- Ins (BTI), du service de bus de l'Oberaargau (OAK), des transports régionaux de l'Oberaargau (RVO) et du Chemin de fer Soleure- Niederbipp (SNB), peut être considérée comme réussie: les comptes annuels bouclent par un bénéfice de 77'917 francs. Le taux de remplissage des trains et des bus s'est accru globalement (jusqu'à 9 pour cent). Les recettes du transport des voyageurs ont augmenté de 3,3 pour cent par rapport à celles de l'année précédente. L'évolution enregistrée dans le secteur du tourisme et des voyages de loisirs est impressionnante: + 41 pour cent.
28.6.00
Dès le samedi 1er juillet 2000, un système de bus à la demande répondant à l'appellation de PubliCar sera testé dans les rues de Gland et de Vich. Durant les vacances scolaires et tous les samedis jusqu'à la fin de l'année, un bus de 14 places sera à la disposition des habitants des deux localités pour tout déplacement à l'intérieur de leur cité. Sans contraintes d'horaire, le système PubliCar offre plus de liberté. Avec la prise en charge à domicile et l'arrêt à l'endroit désiré, il évite les déplacements jusqu'à l'arrêt du bus. Le système de réservation téléphonique est simple, gratuit et sûr. De plus, PubliCar rend possible tout déplacement entre des lieux qui n'étaient pas reliés précédemment par la ligne de bus existante. Il permet également d'assurer les correspondances avec les autres transports publics (train, car postal), formant ainsi une chaîne de transport continue.
28.6.00
Le Conseil fédéral a libéré 9,7 milliards de francs au titre des NLFA, sur un total de 12,6 milliards francs. Les 2,9 milliards de francs restants demeurent bloqués. Les crédits libérés sont affectés à la construction du tunnel de base du Lötschberg et du Gothard, des aménagements dans la région de Surselva, de l'ouvrage de raccordement souterrain de Nidelbad (tunnel du Zimmerberg) et aux aménagements urgents de la ligne St-Gall- Arth-Goldau. Quant aux crédits bloqués, ils sont destinés à la deuxième étape de la construction (dès 2006), qui comprendra le tunnel du Zimmerberg, le tunnel de base du Monte-Ceneri et certains aménagements des lignes d'accès.
28.6.00
ADtranz a présenté le train pendulaire "Regio-Swinger" lors d'une course de démonstration effectuée en Autriche, en Slovénie et en Croatie. Ce train, dont les Chemins de fer allemands SA ont commandé 154 exemplaires (type de construction 612), est mû par un système hydrodiesel. Il s'avère particulièrement adapté aux régions montagneuses de ces pays de l'Europe centrale et du sud-est en circulant à des vitesses plus élevées sur les lignes sinueuses tout en offrant un confort égal aux voyageurs. Autre avantage non négligeable: les lignes peuvent être parcourues à 160 km/h (max.) moyennant des investissements mineurs dans l'infrastructure. En présentant son nouveau produit aux représentants des sociétés nationales de chemin de fer lors d'une course de démonstration, ADtranz entend contribuer à la modernisation et au développement de l'infrastructure du chemin de fer. Il faut savoir que la palette de produits ADtranz ne se limite pas aux véhicules ferroviaires; la société propose des systèmes ferroviaires complets incluant conseils, service après-vente, formation et soutien en matière de financement.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Juillet 2000 1.7.00
Le Conseil d’Etat du canton de Zoug a approuvé, en première lecture, le crédit de planification et de construction d’un tram-train à hauteur de 67 millions de francs. Une motion vise en outre à accélérer la modernisation du réseau des routes cantonales. Les groupes politiques du parlement cantonal zougois furent unanimes, à l’exception de l’UDC, à considérer que la construction du RER constituait une percée importante pour améliorer la qualité du milieu vital et du site économique de Zoug, d’une part, et une solution partielle indispensable pour résoudre les problèmes de circulation. Le chemin de fer urbain a valeur de projet pilote en Suisse. Seul le groupe de l’UDC aurait souhaité « davantage d’arguments objectifs au lieu de visions » de la part du gouvernement. Il a taxé les chiffres de rendement prévus d’ «aventureux », les prévisions économiques de « très osées ». Le Conseil a approuvé le projet en première lecture, par 67 voix contre 5. Le canton de Zoug entend réaliser la première étape du projet jusqu’en 2004. Celle-ci prévoit deux lignes desservant l’agglomération zougoise sur les voies CFF. Le trafic régional CFF sera remplacé. Dix points d’arrêt supplémentaires seront construits. Quelque 2'000 places de travail, soit environ 50 pour cent des emplois dans le canton de Zoug, seront ainsi desservies par le nouveau tram-train suite à la réalisation de la première étape de construction. Ce projet est conçu de manière à ce qu'il puisse être intégré dans un éventuel futur RER de Suisse centrale. Les cantons d’Uri et de Schwyz sont intéressés au prolongement du tram-train zougois sur leur territoire. Plusieurs orateurs ont souligné que la route n’était pas oubliée pour autant. Une motion, déposée par la commission en charge des constructions routières et de l’économie publique, demande la construction rapide d’un raccordement nord reliant la sortie de l’autoroute à Baar à la ville de Zoug, près du centre industriel Siemens.
1.7.00
Les CFF et Car postal Suisse exploitent désormais la ligne ferroviaire et cinq lignes de bus de l’entreprise de transport Sensetalbahn (STB). Les CFF et la Poste avaient présenté une offre commune pour reprendre les parts du canton de Berne et de la Confédération à hauteur de 3,2 millions de francs. L’entreprise STB appartient encore jusqu’au début 2001 au canton de Berne (58 pour cent) et à la Confédération (35 pour cent). Le reste des actions est en possession de communes de la région et de particuliers. L’entreprise exploite la ligne de chemin de fer Laupen- Flamatt et cinq lignes de bus dans la région. Les quelque 20 employés conserveront leur emploi. La Confédération et le canton de Berne continueront de verser une indemnité au titre du trafic régional pour financer l’infrastructure et l’exploitation du trafic ferroviaire et routier. Le canton de Berne entend conserver des parts de capitaux uniquement là où cela paraît nécessaire du point de vue stratégique. La conseillère d’Etat Doris Schaer s’est référée à la réforme ferroviaire, qui a institué une séparation entre mandants et prestataires de transports publics, et a précisé que STB et CFF collaboraient déjà étroitement depuis le lancement du RER entre Thoune, Berne et Laupen (ligne S1).
1.7.00
Le fonds pour la sécurité du trafic a investi près de 18,7 millions de francs l’an dernier dans des projets destinés à améliorer la sécurité du trafic routier. Les contributions ont été affectées en particulier à l’éducation des usagers de la route ainsi qu’à la formation de base et à la formation continue. Des projets réalisés dans le domaine des relations publiques et de l’atténuation des suites d’accidents ont également bénéficié du soutien du fonds, a indiqué le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et des communications (DETEC). Le Conseil fédéral, autorité de surveillance du fonds, a approuvé le rapport annuel et les comptes 1999. Le fonds développe et coordonne des mesures visant à prévenir les accidents de la route. Ses fonds proviennent d’une contribution versée par tout détenteur d’un véhicule à moteur, au travers de la prime d’assurance pour responsabilité civile. Le DETEC précise que la contribution représente actuellement 0,75 pour cent de la prime.
1.7.00
Les accidents de chemin de fer, de téléphérique, de tram, de bus et de bateau seront dorénavant analysés par une instance indépendante. Le Conseil fédéral a en effet mis en place un bureau d’enquête en matière d’accidents, à l’instar de ce qui existe dans l’aviation. Ce nouveau bureau sera détaché de l’Office fédéral des transports (OFT) et rattaché administrativement au Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et des communications (DETEC). La réorganisation était nécessaire du fait que l’OFT a dû reprendre de nouvelles tâches de surveillance conformément à la réforme ferroviaire et qu’il ne saurait se contrôler lui-même. L’OFT et ledit bureau d’enquête géreront en commun, à partir du 1er octobre, un bureau auquel les accidents, les dérangements et les actes de sabotage devront être annoncés. Ledit bureau décide de l’opportunité d’une enquête suite à l’annonce d’un accident. L’ordonnance du Conseil fédéral remplace une directive datant de 1925.
1.7.00
Les Transports publics de la ville de Berne (SVB) ont réalisé un excédent de recettes de 53'000 francs en 1999. Ils ont transporté 79,3 millions de passagers, soit près de 900'000 de moins que l’année précédente. Le chiffre d’affaires des SVB se compose des recettes de transport et des recettes accessoires qui, ensemble, totalisent environ 72 millions de francs (année précédente: 73,3 millions de francs). Le recul est dû, selon les SVB, à des remboursements moindres lors de changements du mode d’exploitation et à des produits moins élevés des biens-fonds. Les indemnités reçues du canton se sont élevées à 31,4 millions de francs l’an dernier. S’agissant des charges, les coûts de personnel ont atteint 66,5 millions de francs (1998: 66,7 millions), alors que les coûts de choses se sont élevés à 23,8 millions de francs (1998: 27 millions). Les SVB considèrent que le recul du nombre de passagers est dû à des raisons de « technique de recensement »: suite à la réunion des anciennes lignes de bus 15 et 17 en une seule ligne diamétrale 10 (Ostermundigen- Schliern), les passagers qui changeaient de bus avant la modification de l’offre n’apparaissent plus qu’une fois dans les recensements.
1.7.00
Le Conseil d’administration des CFF a libéré des crédits à hauteur de 89 millions de francs au titre d’ «EuroVille ». Ces fonds sont affectés à l’extension des installations d’accueil du public en gare de Bâle CFF. La nouvelle passerelle située au-dessus de voies constitue l’élément principal du projet. Cette passerelle présentera une longueur de 200 mètres et une largeur de 30 mètres. Elle facilitera l’accès des passagers aux quais et servira en même temps de centre d’accueil des passagers ferroviaires, ont souligné les CFF. Elle abritera en outre des commerces sur une surface de 1'600 m2. Le crédit de 89 millions de francs servira également à l’aménagement des quais 3, 4, 5 et 7. Ces quais seront rallongés et rehaussés pour faciliter l’accès des voyageurs aux voitures. Les quais 3, 4 et 5 seront élargis par la même occasion et reliés à la nouvelle passerelle par des escaliers roulants.
1.7.00
La Commission de l’UE analyse la coentreprise des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) et des Chemins de fer de l’Etat italien (FS) prévue en trafic marchandises sous l’angle de la concurrence sur le marché intérieur. Le Joint venture devrait être opérationnel au début 2001. La décision de réaliser des contrôles de routine en matière de respect de la législation sur la concurrence a été rendue publique par la Commission de l’UE à Bruxelles. Les CFF et les FS (Ferrovie dello Stato) veulent dorénavant affronter la concurrence en trafic des marchandises à l'appui d'une société commune. L'accord scellant la coentreprise a été signé le 2 février à Rome. Les deux compagnies ferroviaires détiennent chacune 50 pour cent du capital de la nouvelle société, qui devrait compter quelque 16'000 employés en Italie et 4000 en Suisse. Le siège de la société anonyme est à Milan. La fusion a été annoncée à Bruxelles le 21 juin. Les personnes ou les entreprises intéressées peuvent déposer leur avis dans les dix jours qui suivent l'ouverture la procédure d'enquête.
1.7.00
Le tronçon Gümligen BE- Malters LU de la ligne à voie unique Berne- Lucerne sera aménagé pour un montant de 64 millions de francs jusqu'en l'an 2005. Ce sont surtout les installations de sécurité qui doivent être renouvelées, précisent les CFF. Non sans indiquer qu'en enregistrant près de 160 trains par jour, ce long tronçon à voie unique se trouve à la limite de la saturation et est par conséquent sujet à provoquer des retards de train. Les nouvelles installations de sécurité permettront d'augmenter la capacité d'absorption de la ligne.
3.7.00
Le canton de Lucerne accorde à l'entreprise Transports régionaux du Mittelland SA (RM) un prêt de 4,537 millions de francs pour les années 2001 à 2003. Ce prêt sera affecté à l'acquisition d'un nouveau système de contrôle de la vitesse des trains et de nouveau matériel roulant. Les cantons de Berne et de Soleure avaient déjà approuvé leur part respective avant que la décision du canton de Lucerne ne tombe. Le parlement lucernois considère cet investissement comme une contribution à la mise en œuvre d'un futur RER de Suisse centrale.
3.7.00
Un membre du Grand Conseil zurichois, par ailleurs pilote de ligne, a déposé une motion visant à ce que les riverains de l'aéroport de Zurich-Kloten, particulièrement exposés aux émissions sonores des avions, paient moins d'impôts. Il demande en effet que l'impact du trafic aérien sur la population concernée soit compensé par une réduction d'impôts. Il invite le Conseil d'Etat à élaborer un plan faisant ressortir les différences d'impact engendrées par le bruit et par les mouvements d'avion. Le parlementaire propose en outre que les citoyennes et les citoyens qui sont le plus touchés soient totalement exonérés du paiement des impôts cantonaux. Plus l'impact diminue pour les régions concernées et plus la réduction d'impôts devra être faible, étant entendu que le minimum devrait être fixé à 15 pour cent de réduction et que les personnes juridiques ne devraient pas bénéficier de réductions.
4.7.00
L'Alliance uranaise regroupant tous les partis à l'enseigne de "pour des NLFA sous la montagne" a lancé une initiative constitutionnelle pour "corriger" la décision erronée que le Conseil fédéral a prise en faveur de la variante NLFA passant par la vallée. Le Conseil fédéral avait en effet opté, en juin, en faveur du tracé de l'entrée des NLFA dans le canton d'Uri prévu dans la plaine de la Reuss, contre la volonté d'une large majorité de la population uranaise. Des raisons d'exploitation, de technique des transports et d'aménagement militent contre la variante des NLFA sous la montagne préconisée par les Uranais, a précisé le Conseil fédéral. L'Alliance uranaise "pour des NLFA sous la montagne", qui bénéficie d'un large appui au niveau des partis et de la population, n'accepte pas la décision prise par le Conseil fédéral, qu'elle estime erronée et qui, selon elle, doit être corrigée. Cela étant, elle entend lancer une initiative constitutionnelle cantonale "en faveur de NLFA sous la montagne". La récolte des signatures devrait débuter en septembre. "Le gouvernement uranais recevra ainsi le mandat, sur la base d'une légitimation constitutionnelle, de tout mettre en œuvre pour empêcher la réalisation de la variante passant par la vallée et de faire prévaloir la variante passant sous la montagne", est-il précisé dans le communiqué.
4.7.00
Le contournement Laufon- Zwingen avance bon train: le gouvernement de Bâle-Campagne a décidé d'accorder un crédit de trois millions de francs au titre de la planification. Il propose en outre au Grand Conseil de construire un passage sous-voies destiné aux piétons à Grellingen, pour un montant de 3,7 millions de francs. L'accord portant sur la vallée de Laufon oblige le canton de Bâle-Campagne à construire une voie de contournement entre Laufon et Zwingen, certes sans date butoir, précise le gouvernement. Les projets étaient restés dans les tiroirs lorsque la bannière du canton de Berne flottait encore dans la vallée. Il est prévu d'examiner trois variantes avec la collaboration des communes et de la population. Il faut compter environ trois ans pour que le projet global puisse être réalisé après l'approbation du crédit de planification par le Grand Conseil, est-il précisé dans le communiqué. Le Canton de Bâle-Campagne doit prendre des mesures en faveur de la ligne ferroviaire Bâle- Delémont pour que la construction du contournement ne viole pas la loi sur l'encouragement des transports publics. Des mesures visant sinon à améliorer, du moins à sauvegarder la capacité concurrentielle du rail par rapport à la route.
4.7.00
La Confédération a approuvé le projet du BLS portant sur le raccordement du tunnel de base du Lötschberg à la ligne CFF de la vallée du Rhône. Le premier raccordement d'un tunnel de base des NLFA à une ligne ferroviaire du réseau actuel est ainsi défini. Le projet qui a reçu le feu vert du Département fédéral des transports (DETEC) comprend les deux conduits de 4,6 km du tunnel de base reliant la bifurcation souterraine de Lötschen au portail de Rarogne, deux ponts à voie unique qui enjambent le Rhône et les installations d'interconnexion des voies. Il s'avère, suite à cette décision, que tous les projets concernant le tunnel de base du Lötschberg sont approuvés, à l'exception du raccordement du tunnel de base à la ligne existante dans la région du Frutigen. La décision concernant ce dernier projet sera prise dans le courant de l'automne. Le début des travaux à Rarogne sera déterminant pour permettre une mise en service selon le programme du tunnel de base du Lötschberg, a précisé le DETEC. Une mise en service qui est prévue en 2006.
4.7.00
Les machines de chantier ne peuvent pas encore entrer en action à Brunnmatt près de Roggwil BE. Sept associations de la protection de l'environnement bloquent en effet l'ouverture des chantiers sur le second tronçon de la nouvelle ligne Mattstetten- Rothrist de Rail 2000. La décision provisoire du Tribunal fédéral est parvenue aux CFF peu avant le premier coup de pelle qui avait déjà été communiqué, a confirmé Werner Müller, chef du projet des nouvelles lignes CFF, suite à la diffusion d'informations par les médias. Il table sur une décision prochaine du Tribunal permettant l'ouverture des travaux. A défaut, la mise en service en décembre 2004 de la ligne Mattstetten- Rothrist, longue de 45 km et d'un coût estimé à 1,7 milliard de francs, serait hypothétique. Les associations pour la protection de l'environnement entendent se défendre aussi longtemps que cela leur paraît nécessaire pour obtenir que les mesures concernant la zone protégée de Brunnmatt soient définies et que leur réalisation soit assurée conformément à leurs exigences, a poursuivi Werner Müller. Les CFF sont en effet dans l'obligation de réaliser tous les travaux de substitution dans cette zone prévus par la loi en corrélation avec la construction de la nouvelle ligne Mattstetten- Rothrist.
4.7.00
Le point d'arrêt de secours prévu dans le tunnel de base du Gothard au-dessous de Sedrun GR devrait être transformé en point de jonction permanent avec l'Oberland grisonnais. Tel est le postulat présenté par la conseillère nationale UDC Brigitta M. Gadient. Les CFF prévoient plusieurs points d'arrêt de secours permettant une évacuation rapide des passagers dans le tunnel de base du Gothard. Un ascenseur, installé dans le puits actuel du chantier de construction, reliera un de ces points d'arrêt de secours à l'air libre près de Sedrun. La réalisation d'une telle gare de jonction a déjà fait l'objet de discussions dans le passé. Des voies d'évitement doivent de toute façon être construites à ces points d'arrêt de secours. Le postulat, signé par tous les conseillers nationaux bourgeois du canton des Grisons, invite le Conseil fédéral à concevoir le point d'arrêt de secours de Sedrun de telle sorte qu'une extension soit ultérieurement réalisable en direction de l'Oberland. Le Conseil fédéral a enregistré le postulat. Une gare de jonction à Sedrun dans le tunnel de base du Gothard raccourcirait les temps de parcours entre Zurich et l'Oberland grisonnais de 3 heures à 1½heures.
4.7.00
7'000 demandes d'indemnisation portant sur le bruit des avions trop élevé sont parvenues au gouvernement zurichois jusqu'à fin juin. De nombreux propriétaires d'immeubles ont présenté une demande à titre préventif. Le délai fixé pour la présentation d'une telle demande arrivait en effet à échéance à fin juin. Les propriétaires avaient jusqu'à cette date pour annoncer la dépréciation de la valeur de leurs immeubles dans les zones où les limites fixées par le Conseil fédéral pour les émissions sonores étaient dépassées. Aussi différentes communes riveraines de l'aéroport de Kloten ont-elles invité les propriétaires ces dernières semaines à présenter dans tous les cas une demande d'indemnisation, même s'ils n'y ont pas droit selon la législation actuelle. Ils ont manifestement été nombreux à suivre l'appel lancé.
4.7.00
La piste est-ouest de l'aéroport de Bâle-Mulhouse peut être prolongée: le préfet du département du Haut-Rhin a en effet approuvé un allongement de la piste de 220 mètres. La seconde piste, qui mesurera 1'820 mètres, sera opérationnelle au début 2001.
4.7.00
Le syndicat du personnel des transports (SEV) a condamné les plans de restructuration des CFF. Les syndicalistes doutent que près de 1'100 emplois puissent être réellement supprimés, des facteurs essentiels, tels l'attribution du matériel roulant aux différents ateliers principaux et le développement technologique et économique, n'ayant pas été pris en compte dans le concept de restructuration, est-il indiqué dans le communiqué du SEV. Le SEV critique le fait que des services situés dans des régions périphériques, tels les ateliers principaux d'Yverdon et de Bellinzone, soient tout particulièrement touchés. Il importe que les CFF mettent tout en œuvre pour que les transferts de personnel s'opèrent dans le respect de critères sociaux aux ateliers de Bienne et de Zurich. Seuls les ateliers d'Olten bénéficient de nouvelles tâches à la faveur de la restructuration.
4.7.00
Le service d'entretien des véhicules des CFF fera l'objet d'une restructuration complète au cours de ces cinq prochaines années. Il sera mieux tenu compte des exigences spécifiques des trafics voyageurs et marchandises; des installations de haute technologie feront leur apparition et les ateliers principaux actuels seront transformés en centres de compétences responsables des services proposés pour les différents types de véhicules, afin de leur permettre d'être concurrentiels à l'avenir. Les coûts du service d'entretien baisseront d'environ 100 millions de francs - ou de 20 pour cent en cinq ans - à la faveur de la nouvelle orientation donnée à l'entretien des véhicules. Quelque 3'600 professionnels de l'entretien seront affectés à l'ensemble du service de l'entretien des locomotives, des voitures et des wagons, soit 1'100 de moins qu'aujourd'hui. Les postes seront supprimés en priorité par le truchement des départs naturels; personne ne sera licencié. Un cheminot sur six - 4'700 personnes réparties dans plus de 30 lieux différents- est affecté aujourd'hui à l'entretien des quelque 20'000 locomotives, voitures et wagons que compte le parc actuel des CFF. Les structures sont en partie obsolètes. Le service est caractérisé par des doublons qui sont apparus au fil des ans, par des surplus de capacité, par une logistique dépassée, par des procédures de travail compliquées et par une utilisation insuffisante de la capacité des installations. Le service des véhicules sera scindé en deux: l'un pour le trafic des voyageurs, l'autre pour le trafic des marchandises. Les deux grands ateliers industriels d'Yverdon et d'Olten entretiendront dorénavant les locomotives et les voitures affectées au trafic des voyageurs, alors que les ateliers de Bienne et de Bellinzone traiteront les véhicules du fret et, à la demande, ceux de l'infrastructure. Les ateliers principaux de Zurich assureront dorénavant tous les travaux liés à l'entretien des véhicules du trafic voyageurs, à l'exception de l'entretien lourd, qui sera effectué à Yverdon et à Olten. Les deux divisions Voyageurs et Marchandises exploiteront chacune, outre les grands ateliers d'entretien, un réseau de dix petits services d'entretien courant.
6.7.00
Le train Intercity pendulaire (ICN) des CFF propose dès aujourd'hui une voiture-restaurant en service régulier. Cette rame circule deux fois par jour sur la ligne Lausanne- Bienne- Zurich- St-Gall. La société de restauration Mitropa a développé un nouveau service de restauration pour ce train, précisent les CFF et Mitropa dans un communiqué commun. C'est ainsi que repas et boissons seront servis non seulement à la voiture-restaurant, mais également à la place en 1e classe. La voiture-restaurant est équipée d'un bar pour le service à l'emporter. Trois compartiments dotés de six places de 1e classe jouxtent en outre la voiture-restaurant. Ces compartiments peuvent être utilisés par des groupes voyageant en 1e et en 2e classe, qui désirent manger.
6.7.00
Les deux haltes du RER bernois à Berne Wankdorf sud et à Berne Wankdorf nord seront mises en service à fin 2004. Le conseil communal de la ville de Berne a accordé un crédit de 210'000 francs pour des travaux préparatoires. Le montant porté effectivement à la charge de la ville de Berne s'élève à 125'000 francs seulement, déduction faite des contributions de tiers, souligne le service d'information de la ville fédérale. La construction de ces deux nouvelles haltes du RER coûtera vraisemblablement entre 20 et 30 millions de francs à la ville et au canton de Berne. Le projet constitue une amélioration très sensible de la desserte de la zone du Wankdorf, en pleine expansion, par les transports publics. S'y ajoutera le prolongement de la ligne de tram 9 et de la ligne de bus 20 des SVB jusqu'aux nouveaux points d'arrêt du RER.
7.7.00
Les directeurs cantonaux des transports de Suisse centrale entendent obtenir une part de la manne fédérale de 6 milliards de francs destinés au financement de Rail 2000, pour développer le RER de Suisse centrale, est-il précisé dans un communiqué. Ces fonds serviraient à éliminer des goulets d'étranglement à l'entrée du nœud ferroviaire de Lucerne, sur la ligne longeant le Rotsee, entre Rotkreuz et Cham, entre Schindellegi et Biberbrugg et entre Lucerne et Hergiswil. Il est en outre prévu d'améliorer la desserte, par les transports publics, des agglomérations de Lucerne et de Zoug et, partant, de décongestionner la route. Des extensions de réseau et de nouveaux points d'arrêt du RER de Suisse centrale et du tram-train de Zoug sont envisagés à cet effet. Il ressort également du communiqué publié que la délégation des autorités en charge du RER de Suisse centrale a pris les devants pour permettre une planification et une réalisation rapide du projet. Ce dernier vise à transformer les transports publics actuels de Suisse centrale en un système de transport global performant. La mise en service d'un nouveau matériel roulant par le Chemin de fer du Seetal en 2002/03 et la réalisation de la première étape du chemin de fer urbain en 2004 à Zoug constitueront les premiers éléments tangibles du RER. Une amélioration qualitative et quantitative de l'offre sur les autres lignes figure également au programme jusqu'en 2005.
10.7.00
Le percement du tunnel de base du Gothard a commencé officiellement aujourd'hui dans le canton du Tessin par la première explosion au chantier de Bodio. Tous les orateurs ont souligné l'importance majeure de l'ouvrage devant un parterre de près de 300 invités des milieux de la politique et de l'économie. La galerie de contournement de 1,2 km, qui vient d'être commencée, aboutit au tunnel de base proprement dit. Cette galerie permet d'éviter une zone de roche peu compacte et, partant, d'accélérer l'installation des chantiers souterrains. Le percement des deux conduits du tunnel de base en direction du nord sera opéré à partir de l'extrémité de la galerie de contournement. Le président du conseil d'administration de la société AlpTransit SA, Georges Blum, a souligné dans son exposé la dimension nationale et internationale du plus long tunnel ferroviaire du monde. La société AlpTransit SA prendra toutes les dispositions nécessaires en tant que maître d'œuvre pour que le tunnel de base à travers les Alpes soit réalisé dans les délais prévus. Le conseiller d'Etat tessinois Marco Borradori et le conseiller d'Etat uranais Isidor Baumann n'ont pas caché leur satisfaction de voir que la phase de réalisation de l'ouvrage du siècle prenait enfin le relais après des années de planification. Le conseiller d'Etat Marco Borradori a réitéré la demande du canton du Tessin visant à ce que les travaux du tunnel de base du Monte Ceneri commencent aussi comme prévu, soit en 2006. Le directeur de l'Economie uranaise Isidor Baumann n'a pas abordé la question controversée du tracé des NLFA dans son canton. Il a toutefois déclaré «nous nous engagerons pour déterminer l'impact de cet ouvrage dans le canton d'Uri». La construction du tunnel de base entre Erstfeld UR et Bodio TI, long de 57 kilomètres, permettra en particulier de décongestionner l'autoroute du Gothard en réduisant sensiblement le trafic des poids lourds. Elle durera un peu plus de dix ans. La mise en service est en effet prévue en 2011 ou 2012. Le coût s'élève à près de 7 milliards de francs. Les travaux ont débuté officiellement dans le canton d'Uri en novembre 1999 à la faveur d'une "première explosion". Une fête locale a marqué le début des travaux en décembre 1999 au point d'attaque intermédiaire de Faido, à l'occasion de la fête de la Sainte Barbe. En fait, les travaux de construction du tunnel de base du Gothard sont en cours depuis des mois sur le versant sud. Le percement de la galerie d'accès au tronçon de Faido a déjà avancé de 800 mètres. Quelque 100 ouvriers seront affectés au chantier de Faido, le siège de la direction du tronçon sud, et 200 à celui de Bodio d'ici la fin de l'année, a précisé le directeur de la société AlpTransit, Peter Zbinden.
11.7.00
Le canton de Zoug, en fort développement, entend maîtriser la croissance du trafic en construisant un chemin de fer urbain et en augmentant la capacité d'absorption de l'autoroute A4. Les représentants du canton de Zoug et des communes sont parvenus à cette conclusion après avoir comparé deux concepts de transport. Le concept "PlusPunkt", qui a les faveurs de la délégation des autorités pour le trafic régional, forte de 14 personnes, prévoit d'augmenter la capacité de transport des transports publics en construisant un chemin de fer urbain; celui-ci sera opérationnel en 2004, dans sa première version limitée à la circulation des rames sur les lignes CFF existantes. Le Grand Conseil a approuvé en première lecture, il y a environ deux semaines, un crédit de 67 millions de francs à cet effet. Ledit projet prévoit également un élargissement de l'autoroute A4 à six pistes entre Brig et Rotkreuz. Le canton de Zoug prévoit de diriger les flux de trafic domestiques de manière plus directe sur l'autoroute en adaptant les accès de celle-ci. La construction et l'extension du réseau autoroutier étant de la compétence de la Confédération, le canton de Zoug est en l'occurrence tributaire de la bonne volonté des autorités fédérales. La réalisation des concepts "PlusPunkt" et "Tandem" implique des investissements respectifs de l'ordre de 1,9 et 2,1 milliards de francs selon les estimations actuelles. Les coûts supplémentaires sont dus essentiellement aux aménagements du réseau des routes cantonales et régionales, qui sont à la charge des zougois contrairement aux aménagements autoroutiers. Le canton de Zoug table sur un accroissement de la population de près de 98'000 à environ 115'000 habitants et sur une hausse du trafic de 40 à 50 pour cent au cours de ces 20 prochaines années. Les autorités zougoises entendent créer les bases favorisant la mise en place d'un réseau de transport performant et qui tient compte de la qualité de vie dans le canton.
11.7.00
Berne n'aura pas seulement une gare totalement rénovée dans trois ans. La ville fédérale entend en effet aussi rénover son patrimoine à l'intérieur et aux environs de la gare durant ce laps de temps. C'est ainsi que le passage souterrain "Christoffel" et la place de la gare seront transformés. La surface réservée au trafic doit être réduite pour que la place de la gare mérite son appellation de place. Un test sera réalisé pour déterminer la faisabilité d'un rétrécissement du principal axe routier passant devant la gare. Un représentant du PRD au législatif de la ville a d'ores et déjà déposé un recours contre cet essai. Ce rétrécissement touchant les flux de trafic vise en premier lieu à créer suffisamment d'espace pour permettre la création d'une sortie principale du souterrain "Christoffel" près de la "Heiliggeistkirche", comme l'a précisé le conseil communal aux médias. Il est en outre prévu que la place de la gare proprement dite soit totalement libérée de tout trafic. Les points d'arrêt des bus et des trams seront également déplacés à la faveur de ces transformations. Les deux projets feront l'objet d'une mise au concours commune en automne. Les coûts sont estimés à environ 40 millions de francs.
11.7.00
Un nouveau tronçon de la "tangente nord" actuellement en construction à Bâle est ouvert dès aujourd'hui. Le "tronçon 1:frontière", qui relie l'autoroute suisse A2 à l'autoroute française A35, peut en effet également être utilisé pour se rendre en France. Le tunnel sud de la nouvelle autoroute reliant la frontière à St-Louis à la "Lothringerplatz" à Bâle, ouvert à la circulation en avril, ne pouvait être utilisé que dans le sens France- Suisse. Il peut désormais être utilisé dans les deux sens, à tout le moins par les voitures et les cars. Les poids lourds continuent à ne pouvoir l'utiliser qu'à l'arrivée en Suisse. Cette ouverture partielle permet de décongestionner les routes dans les quartiers environnants. Ce tronçon comprendra deux tunnels parallèles dans sa phase définitive. Ils seront vraisemblablement mis en service en août 2002.
12.7.00
La communauté de transport zurichoise (ZVV)a accru la productivité et les recettes grâce à un plus grand nombre de passagers au cours de la période horaire 1998/99. Les charges se sont élevées à 609,6 millions de francs et sont ainsi inférieures de 17,1 millions de francs par rapport à l'année précédente, selon le rapport de gestion 1998/99 de la ZVV. Les recettes, en augmentation de 10 millions de francs ou 4,2 pour cent, ont atteint 248 millions de francs. Le taux de couverture des coûts a ainsi pu être porté à 57 pour cent, ce qui correspond au niveau enregistré lors de l'année horaire 1991/92. Le rapport de gestion ZVV conclut que le bon résultat est dû à l'accroissement de la productivité ainsi qu'à une augmentation de la demande, celle-ci étant liée à une amélioration de l'offre de transport. 3'300 personnes (plus 20 pour cent) de plus que l'année précédente ont utilisé le RER sur la rive droite du lac en automne dernier. Les lignes S2 et S16 ont même enregistré un accroissement de 100 pour cent de trafic à la faveur d'une meilleure desserte de l'aéroport. Le chiffre d'affaires résultant de la seule vente des titres de transport sur le réseau entier s'est accru de 19,2 millions de francs par rapport à l'année précédente.
12.7.00
Les lacs jurassiens verront naviguer le plus grand bateau solaire au monde dès le mois de juin 2001. Les promoteurs visent une avancée spectaculaire dans l'utilisation commerciale de bateaux solaires au travers de ce projet pilote "MobiCat" qui a nécessité un investissement de 2 millions de francs. Les responsables du projet, la société Mont-Soleil, les Forces motrices bernoises (FMB/BKW) SA et la communauté d'ingénieurs SolarCat, ont déclaré aux médias qu'un catamaran à cellules photovoltaïques, d'une longueur de 33 mètres et d'une capacité de 250 personnes, allait être réalisé. Ce projet est accompagné et parrainé par l'Office fédéral de l'énergie à hauteur de 250'000 francs. Ce catamaran, qui naviguera pratiquement sans bruit et sans gaz d'échappement, devrait être utilisé comme bateau pour le transport de personnes, mais aussi comme bateau-restaurant, bateau-party et bateau d'exposition dans le cadre de l'Expo.02. "MobiCat" servira essentiellement aux courses spéciales avant, pendant et après l'exposition, dès lors qu'il est encore plus lent que les bateaux conventionnels, a relevé Hans Stöckli, président de la Société de navigation du lac de Bienne, qui exploitera le bateau. L'énergie de propulsion sera fournie par des modules solaires ultraperformants situés sur le toit du bateau, sur une surface de 180 mètres carrés. L'ensoleillement moyen suffit à propulser le bateau pendant plusieurs heures par jour durant la période estivale; ce, à une vitesse d'environ 15 km/h. La vitesse maximale du catamaran est de 22 km/h. Un moteur électrique, commandé par fréquences et installé dans chacune des coques du bateau, propulse une hélice à haut rendement. Des batteries de plomb sophistiquées permettent au bateau de naviguer pendant plusieurs heures lors de manque d'ensoleillement. Le "MobiCat", construit de manière modulaire par des ateliers spécialisés, sera assemblé à Bienne jusqu'en décembre. Une période d'essai de deux semaines est prévue en mai 2001. La course d'inauguration aura lieu en juin 2001.
13.7.00
Le Conseil d'Etat zurichois a voté un crédit de 11,5 millions de francs pour l'aménagement et l'extension de l'autoroute A11 conduisant à l'aéroport. 20 pour cent des coûts sont à la charge du canton.
13.7.00
Un nouveau pont routier enjambant le Rhône a été inauguré entre La Souste et Loèche. Cet ouvrage constitue le début d'une série de travaux concernant le tronçon de l'autoroute A9 qui traverse le bois de Finges. Le nouveau pont La Souste-Loèche-HG30, dont la construction a commencé en 1998, a coûté 7,5 millions de francs. Il est doté de deux pistes sur une longueur de 130,8 mètres. La solution retenue pour la traversée du bois de Finges par l'A9 modifiera durablement les liaisons entre Sierre et Loèche. Elle implique la construction d'une nouvelle route cantonale et le déplacement de la voie ferrée. L'ouverture du tronçon complet de l'A9 est prévue en 2008/2009.
13.7.00
Un référendum contre la loi sur le personnel fédéral (LPers) portant près de 77'000 signatures a été déposé à la Chancellerie fédérale. L'Union fédérative (UF) entend ainsi lutter pour la sauvegarde du service public. La votation aura lieu le 26 novembre. En fait, 94'038 signatures ont été récoltées, a précisé Hans Ueli Ruchti, président de l'Union fédérative du personnel des administrations et entreprises publiques (UF). 76'937 signatures ont été attestées; le reste sera contrôlé et déposé jusqu'à l'échéance du référendum fixée au 20 juillet. L'UF précise qu'environ 105'000 employées et employés de la Confédération, de la Poste et des CFF sont concernés directement par la Loi sur le personnel fédéral. Elle craint que la LPers pourrait avoir une incidence indirecte sur le personnel des cantons et des communes, mais aussi de l'économie privée. La nouvelle LPers nuit au service public, relève l'UF. La protection contre les licenciements est insuffisante; la loi ouvre la porte à l'arbitraire s'agissant de la compensation du renchérissement et de la fixation des salaires initiaux. La possibilité d'opérer des licenciements en masse fait également l'objet de critiques. Selon l'UF, celle-ci voit ses craintes confirmées au travers du projet d'ordonnance de la LPers, qui prévoit une réduction "drastique" du salaire minimal - 2'770 francs pour les employés à plein temps - et la possibilité d'accroître la durée du temps de travail hebdomadaire régulière à 45 heures.
13.7.00
Les Transports publics bâlois (BVB) ont réduit leur déficit en 1999 en dépit d'un léger recul du nombre de passagers. Des déficits plus élevés sont toutefois attendus ces prochaines années. La question de savoir si les tarifs augmenteront en 2001 n'a pas encore été tranchée par la communauté tarifaire du nord-ouest de la Suisse (TNW), a déclaré Urs Hanselmann, directeur BVB, aux médias. Mais il a concédé qu'un ajustement tarifaire était dans l'air. Les tarifs ont été adaptés pour la dernière fois au début de l'année 1998 dans le périmètre du TNW. Le responsable des BVB est satisfait des résultats financiers de l'année écoulée: le déficit à la charge du canton a en effet pu être abaissé de 4 pour cent à 16,7 millions de francs en dépit d'un fléchissement des recettes de transport de 1 pour cent qui en a ramené le niveau à 97,6 millions de francs. Le recul est dû à des facteurs particuliers, tels la liquidation extraordinaire des amortissements transitoires et l'amortissement extraordinaire du stock, a précisé Urs Hanselmann. En fait, les BVB ont enregistré un déficit d'exploitation de 21,8 millions de francs tout en abaissant les charges de personnel à 88,94 millions de francs (-2,3 pour cent). L'effectif du personnel, de 958 personnes, est demeuré stable. Le directeur des BVB table sur un accroissement des déficits en dépit des mesures de rationalisation et de perfectionnement de l'exploitation, renouvellement du parc des véhicules oblige. Il précise que si les BVB opéraient sur la base d'un mandat de prestations et pouvaient faire valoir l'indemnité reçue à ce titre comme recettes, ils présenteraient des chiffres noirs comme les autres entreprises de transport. 126'386'896 passagers ont utilisé les trams et les bus en 1999, soit un fléchissement de 0,2 pour cent par rapport à l'année précédente. Les responsables des BVB ne jugent pas cette évolution dramatique, compte tenu du recul de 1,1 pour cent de la population dans le canton de Bâle-Ville.
14.7.00
Les locomotives crachent à nouveau de la vapeur le long du Rhône: le chemin de fer à vapeur de la ligne de faîte de la Furka fête aujourd'hui et demain la mise en service de la ligne de faîte située entre le point d'arrêt de Furka et Gletsch. Le service régulier débutera le 24 juillet. Les trains traversent le tunnel de la Furka depuis 18 ans. Le tronçon de montage, électrifié à l'époque, qui relie Realp UR à Gletsch VS et Oberwald VS en passant par le tunnel de faîte de la Furka situé à 2'160 mètres d'altitude, devait être abandonné. De nombreux passionnés de la vapeur s'y opposèrent, car ils tenaient à ce que cette ligne hors du commun, caractérisée par des tronçons à crémaillère présentant une forte déclivité, par des viaducs et par des tunnels, entrent dans la postérité. C'est en 1992 que le Chemin de fer à vapeur de la ligne de faîte de la Furka, créé dans l'intervalle, chauffa pour la première fois à bloc la chaudière de la locomotive "Weisshorn" et relia Realp à Tiefenbach UR les fins de semaine estivales. Les trains circulèrent jusqu'au tunnel de faîte de la Furka une année plus tard. C'est finalement en 1996 qu'un convoi à vapeur franchit à titre d'essai le tunnel reliant le point d'arrêt de Furka à Muttbach sur une distance de 1'874 mètres. Le premier train de travaux parvint à Gletsch en 1998. Deux ans plus tard, au terme des travaux, les trains circulaient en service régulier sur toute la longueur de la ligne. Un train à vapeur est en effet proposé quotidiennement, le matin, du 24 juillet au 17 août, entre Realp et Gletsch. La locomotive de 600 chevaux tractant des voitures restaurées relie les deux localités distantes de 13,3 kilomètres en 90 minutes. Une course est proposée à midi de Gletsch à Muttbach et retour. Le train rejoint le canton d'Uri au cours de l'après-midi. Le train ne circule que du vendredi au dimanche du 8 août au 8 octobre (fin de la saison). Le Chemin de fer a investi 11 millions de francs dans des installations et des véhicules. Les volontaires ont effectué 118'000 heures de travail pour remettre en état cette ligne touristique et historique. L'offre horaire devrait être étoffée l'an prochain. Se pose la question de savoir si le chemin de fer sera prolongé un jour jusqu'à Oberwald.
14.7.00
Unique Zurich Airport augmente les taxes de stationnement à l'aéroport à partir du 1er août. Les stationnements de courte durée sont visés en priorité. Cette mesure vise à inciter les usagers de l'aéroport à davantage utiliser les transports publics. La concession octroyée par la Confédération pour la cinquième étape de construction exige un accroissement de la part modale des transports publics de 34 à 42 pour cent. L'augmentation des taxes de stationnement devrait contribuer à atteindre cet objectif, est-il relevé dans un communiqué. Elle permet en outre de compenser le renchérissement enregistré depuis le dernier ajustement et de couvrir des coûts plus élevés, occasionnés par l'installation de nouveaux ascenseurs au parking B ainsi que par un meilleur éclairage et par un nouveau système de stationnement aux parking A et B. Une heure de stationnement coûte par exemple un franc de plus et revient à cinq francs. Le stationnement de longue durée revient également plus cher: le stationnement d'une voiture pendant cinq jours passe de 100 à 136 francs dès le mois d'août.
17.7.00
La Communauté de transport zurichoise (ZVV) prévoit une extension du réseau RER. Deux nouvelles lignes conduisant dans les cantons d'Argovie et de Thurgovie figurent en effet au programme. L'offre de trains sera en outre renforcée dans la région du "Knonauer Amt" et sur la rive gauche du lac de Zurich. La ZVV discute de la création d'une ligne S11 au départ de Zurich qui desservirait Winterthour- Frauenfeld ou Wil SG. Cette nouvelle ligne permettrait de mettre en place la cadence au quart d'heure entre Zurich et Winterthour, a confirmé Caspar Sträuli, responsable marketing ZVV suite à un article paru dans le quotidien zurichois "Tages-Anzeiger". Quant au projet de ligne S15 dans la vallée de la Limmat, il permettrait d'étoffer l'offre destinée aux navetteurs en provenance et à destination du canton d'Argovie. Cette liaison suivrait le même tracé que la ligne S5 au départ de l'Oberland zurichois (Niederweningen/Rafz) jusqu'à Zurich, tronçon sur lequel la cadence au quart d'heure pourrait être aussi introduite. Au départ de Zurich, la ligne conduirait dans le canton d'Argovie, soit par Baden soit par le tunnel du Heitersberg. La station terminale n'est pas encore déterminée. Un RER accéléré est également prévu en direction du Knonauer Amt. Il est intéressant de noter que des capacités de transport seront disponibles à partir de l'ouverture du tunnel du Zimmerberg, en 2003, sur la rive gauche du lac de Zurich. La ZVV entend alors passer à la cadence au quart d'heure sur ce tronçon en accroissant la cadence de la ligne S1 à la demi-heure. Les extensions seront opérées dans les prochaines quatre à sept années, a lancé Caspar Sträuli; le projet n'est pas encore achevé. Il s'agit encore, pour l'essentiel, de déterminer sur quels tronçons des aménagements seront nécessaires. Il est question de doubler la voie dans l'Oberland zurichois et dans le Knonauer Amt. Les coûts ne sont pas encore connus. La ZVV entend faire face à court terme aux importants flux de trafic dans la vallée de la Limmat en prenant des mesures provisoires. Caspar Sträuli évoque la possibilité de faire circuler des trains spéciaux aux heures de pointe tout en relevant que l'infrastructure est à la limite de la saturation.
18.7.00
Les CFF mettront Rail 2000 en service six mois plus tôt que prévu. La ligne nouvelle Mattstetten- Rothrist devra en effet être terminée en décembre 2004 pour que l'horaire CFF puisse rester en adéquation avec les autres horaires européens. Le temps à disposition pour réaliser Rail 2000 sera très court, a déclaré Pierre-Alain Urech, responsable de la division de l'infrastructure et remplaçant du PDG des CFF aux médias à Langenthal. Il importe qu'aucun événement imprévu de taille ne survienne. Rail 2000 devra être mis en service le 19 décembre 2004, date retenue en Europe à partir de la fin 2002 pour les changements d'horaire. La mise en route de Rail 2000 serait reportée d'une année si le délai ne pouvait être respecté. Il était prévu initialement que Rail 2000 serait mis en service en juin 2005. Ce projet ne coûtera que 6 milliards de francs environ, au lieu des 7,5 milliards portés au budget, grâce à des rationalisations et à une situation conjoncturelle favorable, a relevé Pierre-Alain Urech. Cela ne veut toutefois pas dire qu'il pourrait être donné suite à des demandes d'extension nouvelles. Le but des promoteurs de Rail 2000 n'a pas changé: celui d'achever le projet au moindre coût. La ligne nouvelle qui reliera Mattstetten à Rothrist sur une distance de 45 kilomètres constitue le principal ouvrage de Rail 2000 et en même temps le plus long chantier de Suisse. Près d'un tiers de la ligne, soit 14,5 kilomètres, est en souterrain. Deux tunnels - sur les neuf prévus - sont achevés au niveau du gros oeuvre: le passage sous l'Emme, sur une distance de 1,6 kilomètres, et le tunnel de Murgenthal, long de 4,7 kilomètres. Les coûts de la ligne nouvelle Mattstetten- Rothrist devraient s'élever à 1,6 milliard de francs. Les trains y circuleront à 200 km/h, de sorte que le déplacement entre Berne et Zurich ne durera plus que 56 minutes; le trajet est effectué aujourd'hui en 70 minutes au minimum. La ligne nouvelle reliant Muttenz à Liestal BL sera mise en service en décembre, de même que les voies supplémentaires entre Olten et Dulliken SO et Tössmühle et Winterthour. Quant aux trains pendulaires, ils circuleront à vitesse plus élevée dans les courbes sur la ligne St-Gall- Zurich- Bienne- Lausanne à partir de juin 2001. Des travaux sont en cours pour environ 500 millions de francs dans la région zurichoise. Plusieurs ouvrages améliorant l'accès et la circulation en gare de Zurich HB sont terminés. Des investissements destinés à la nouvelle gare de transit qui est planifiée font l'objet de discussions. Le tunnelier utilisé pour le percement du tunnel de 9,4 kilomètres situé entre Zurich et Thalwil, a atteint une zone de roches friables. Le tunnel sera mis en service au printemps 2003.
19.7.00
Le compte routier 1998 présente un résultat nettement meilleur que celui de 1997. Il se solde en effet, selon les calculs provisoires de l'Office fédéral de la statistique, par un bénéfice de 805 millions de francs, alors que l'excédent de recettes enregistré en 1997 s'était élevé à 92 millions de francs. Un montant de 5,987 milliards de francs a été dépensé au titre des routes suisses en 1998. L'amélioration du résultat est dû à un accroissement des recettes de 713 millions de francs. Cet accroissement s'explique en partie par des adaptations des méthodes de calcul liées à l'évolution de ces dernières années dans le cadre de la "révision du compte routier 2000". Le compte des dépenses présente pour la première fois un excédent, qui s'est élevé à 665 millions de francs. Les recettes totales du compte routier se sont élevées à 7,261 milliards de francs (1997: 6,829 milliards). Les produits des droits de douane sur les huiles minérales (essence et diesel) ont atteint le montant de 4,630 milliards de francs à fin 1998 (1997: 4,420 milliards), dont 1,861 milliard de francs au titre de la surtaxe. Les impôts cantonaux perçus sur les véhicules à moteur ont totalisé 1,888 milliard de francs (1997: 1,819 milliard). Quant aux recettes obtenues au titre des vignettes autoroutières et de la redevance poids lourds, elle se sont élevées à 432 millions de francs, soit 16 millions de plus qu'en 1997. Enfin, les produits de la TVA se sont accrus de 121 millions de francs pour atteindre 311 millions.
27.7.00
Le centre régional de Car postal pour le Valais romand et le Haut Léman gère un train touristique à la demande de la ville de Sion depuis le 18 juillet 2000. Ce "petit train touristique", composé d'une locomotive de 3,5 tonnes et de trois wagons à 20 places, circule en ville et dans la banlieue durant la saison estivale. La ville de Sion l'a loué, dans un premier temps, pour la période d'été 2000 et en a confié la gérance au centre régional de Car postal. Les prestations sont fournies par l'entreprise Lathion Voyages et Transports SA. Une acquisition définitive de ce matériel pour la saison estivale 2001 est envisagée si l'essai s'avère concluant.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Août 2000 14.8.00
Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) a, après une année de litige très exactement, rejeté le recours déposé par Car postal contre l'adjudication du service assurant la desserte de la zone située à l'ouest de Thoune aux Transports en commun STI. Les STI reprendront ainsi le flambeau si tant est que Car postal ne saisit pas le Conseil fédéral de l'affaire.
15.8.00
Le constat instantané, par la police, de l'incapacité de conduire d'un conducteur ne devrait pas être limité aux seuls cas d'ivresse au volant. Une commission du Conseil national planche sur un amendement de la législation qui permettrait à la police de procéder à des tests standardisés permettant de déceler d'autres substances. La révision de la loi sur la circulation routière vise en outre à permettre à la police d'opérer des contrôles de l'haleine, même sans présomption, pour lutter contre l'ivresse au volant. La commission du Conseil national ne s'en satisfait pas, car la drogue et les médicaments se substituent fréquemment à l'alcool. L'Institut de médecine légale de l'Université de Zurich a, selon le président de ladite commission, Duri Bezzola (PRD/GR), élaboré une méthode standardisée dite "Medralex pour agents de police", qui permet de déceler l'incapacité de conduire. La commission a chargé l'administration d'incorporer ce concept après coup dans la révision. Elle entend débattre de la révision en septembre et la présenter à la Chambre du peuple lors de la session d'automne. La révision, qui a déjà passé la rampe du Conseil des Etats, vise à améliorer la sécurité routière. Une meilleure formation des conductrices et des conducteurs constitue également un volet de la révision.
17.8.00
Les 14 entreprises de transport faisant partie de la communauté de travail des remontées mécaniques de la Haute Engadine (AGOB) ont réalisé un chiffre d'affaires record de 71,2 millions de francs l'an dernier. L'accroissement par rapport à l'année précédente s'est élevé à 8,1 pour cent. 30,1 millions de francs ont été obtenus au titre de la communauté tarifaire. La large palette d'offres de transport, l'extension des installations d'enneigement et une meilleure présence sur le marché constituent autant d'éléments qui expliquent ces excellents résultats, relève l'AGOB. Le précédent record s'élevait à 68,2 millions de francs et avait été réalisé il y a deux ans. Les comptes de l'AGOB ne font mention ni de cash-flow ni de bénéfice. En fait, ces chiffres apparaissent dans les comptes des différentes entreprises. S'agissant des parts des entreprises, l'AGOB relève que d'importantes fluctuations entre les membres ont été enregistrées au détriment des régions périphériques.
17.8.00
Les CFF participent dorénavant au capital du Chemin de fer du Lötschberg à raison de 34 pour cent. Le BLS reprend les lignes du RER bernois, exploitées jusqu'ici par les CFF. En compensation, les CFF seront compétents pour gérer l'ensemble du trafic grandes lignes et le management de réseau des deux entreprises. La collaboration future entre le BLS et les CFF est réglée dans une lettre d'intention, signée par les deux parties, qui a été présentée lors d'une conférence de presse. Il y est précisé - et il s'agit là d'un des éléments les plus importants - que les CFF entendent acquérir, par étapes, une "participation majoritaire substantielle" du BLS. En fait, il s'agit de la reprise de 34 pour cent des actions des principaux actionnaires. Le canton de Berne détient 65 pour cent du capital du BLS et en est actuellement le principal actionnaire. Il souhaite réduire sa part par étapes à 51 pour cent, a lancé la directrice du Département des travaux, des transports et de l'énergie, Dori Schaer-Born, en conférence de presse. Le canton de Berne serait à la rigueur disposé à réduire même davantage sa part du capital "dans l'intérêt de transports publics performants et si le BLS en tire profit". Le Conseil d'Etat bernois a approuvé l'accord la veille, a précisé Doris Schaer-Born. Le Département fédéral de l'environnement, des transport, de l'énergie et des communications (DETEC) souscrit, lui aussi, à l'accord passé entre les CFF et le BLS. La Confédération recommande de confier l'infrastructure du BLS à une filiale, est-il précisé dans un communiqué. S'agissant du trafic voyageurs, le BLS exploitera dorénavant les lignes du RER bernois, alors que les CFF exploiteront l'ensemble du trafic "Grandes lignes", soit aussi les trains Intercity conduisant à Interlaken et à Brigue. En trafic marchandises, la totalité des transports par wagons complets passe aux CFF. Quant à l'infrastructure, les CFF reprennent le management de tout le réseau suisse.
22.8.00
Les travaux de percement du tunnel d'Eggrain près de Birmensdorf, lequel constitue un élément du contournement ouest de Zurich, ont commencé. Cet ouvrage, dont le coût est estimé à 60 millions de francs, comprend le semi-raccordement souterrain d'Uitikon. Le tunnel d'Eggrain, qui aura deux galeries à deux pistes et une voie de secours sur une longueur de 500 mètres, reliera la route nationale aboutissant à Urdorf au pont de la vallée de Reppisch, indique la direction cantonale des travaux. La Confédération prend 80 pour cent des coûts de la construction du tunnel à sa charge. Le tunnel d'Eggrain est certes le plus court, mais pas le moins important des tunnels du contournement ouest de Zurich, a déclaré l'ingénieur cantonal Georg Pleisch en faisant référence au raccordement d'Uitikon. Le chantier du tunnel d'entrée de Ristet, qui aura une longueur de près de 450 mètres, sera ouvert en été 2001. Cet ouvrage constituera, avec le tunnel de sortie de Ristet, dont le percement a été achevé en août 1999, le semi-raccordement souterrain d'Uitikon. Le tunnel d'Eggrain est le troisième tunnel autoroutier du contournement ouest de Zurich, après le tunnel de Hafnerberg (1'385 mètres) et celui d'Aescher (2'160 mètres), qui se trouve en construction. Deux autres tunnels sont encore prévus, dont celui de l'Üetliberg (4'400 mètres). Le contournement de Birmensdorf - autre élément du contournement ouest de Zurich - sera vraisemblablement ouvert en 2008. Le tronçon autoroutier du contournement de Birmensdorf mesure 5,4 kilomètres, le contournement ouest 10,4 kilomètres. La majeure partie de la nouvelle autoroute est souterraine. Les coûts globaux de l'ouvrage atteignent 3 milliards de francs.
22.8.00
Les gouvernements de Zurich et de Bâle entendent améliorer la liaison ferroviaire conduisant de Zurich à Paris en passant par Bâle. Les deux cantons l'ont fait savoir suite à une réunion de leur gouvernement à Bâle. Ils demandent que la Suisse mette l'accent sur la réalisation du TGV Rhin- Rhône et du raccordement de la Suisse à ce TGV et qu'elle propose à la France une contribution appropriée de sa part au financement de l'ouvrage en contrepartie d'un droit de participation aux décisions concernant l'offre. Les deux gouvernements cantonaux accordent une grande importance au raccordement de Bâle et de Zurich aux réseaux ferroviaires à grande vitesse de la France et de l'Allemagne. La jonction du réseau ferroviaire suisse et des réseaux TGV et ICE doit se faire à Bâle. Il importe aussi que la Suisse s'investisse pour que la construction de la seconde double voie entre Karlsruhe et Bâle dans la vallée du Rhin soit terminée dans les délais prévus, ont ajouté les représentants des deux gouvernements. Non sans remarquer que la Suisse devait veiller à ce que son réseau ferroviaire puisse faire face à la demande dans le prolongement des NLFA et qu'un nouveau tunnel à travers le Jura jouerait un rôle décisif.
23.8.00
Le Conseil fédéral entend atténuer les effets de la libéralisation de Swisscom, de la Poste, des CFF et du marché de l'électricité. Aussi propose-t-il au Parlement d'allouer un crédit de 80 millions de francs aux cantons concernés, au titre de mesures de politique régionale. L'ouverture des marchés a engendré des effets positifs dans l'ensemble, a déclaré le ministre de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications, Moritz Leuenberger, aux médias. Les centres urbains sont les gagnants, les régions périphériques où un nombre proportionnellement élevé d'emplois sont supprimés, les perdantes. Aussi s'agit-il de limiter les effets des mesures prises. Les anciennes régies qui opéraient en situation de monopole, Swisscom, la Poste et les CFF, sont conscientes de la responsabilité qu'elles portent en tant qu'employeurs de taille importante, en particulier dans les régions périphériques, a relevé Moritz Leuenberger. La Confédération entend les soutenir dans leurs efforts tout en veillant à ce que des emplois liés à des technologies ou à des modes d'exploitation dépassés ne soient pas maintenus artificiellement sur le marché. Rien de nouveau ne devrait être créé à l'appui de cette manne de 80 millions de francs, destinée essentiellement à renforcer financièrement les instruments de promotion au service des régions et du tourisme, a lancé le ministre de l'économie, Pascal Couchepin. Une étroite collaboration est de mise avec les cantons et les entreprises. Le Conseil fédéral propose un programme d'aide aux cantons d'Uri, de Soleure, du Tessin, des Grisons, de St-Gall, du Valais et du Jura, ainsi qu'à certaines régions des cantons de Berne, de Vaud, de Neuchâtel et de Fribourg. Cela représente 55 pour cent du territoire et 27 pour cent de la population. Son plan d'aide comprend cinq lignes de force: les services de placement, la formation, le perfectionnement professionnel et la formation complémentaire, ainsi que la promotion en matière de création de nouvelles entreprises, d'utilisation d'infrastructures (bâtiments vides et réserves de terrain) et de projets touristiques. Les cantons seront entendus pour la première fois le 28 septembre.
23.8.00
La ligne ferroviaire St-Gall- Arth-Goldau sera revalorisée en tant que ligne d'accès aux NLFA. Le doublement de la voie ferrée, tronçon par tronçon, aura une importance toute particulière. Le tronçon de ligne Pfäffikon- Hurden sera ainsi aménagé d'ici quatre ans, ont communiqué le Chemin de fer du sud-ouest (SOB) et les CFF à Pfäffikon. Le coût de l'ouvrage s'élèvera à 13,9 millions de francs. 15,7 millions étaient prévus à l'origine. Le début des travaux est programmé au printemps 2002. La nouvelle voie sera construite à partir de la station de pompage de Seefeld jusqu'à la gare de Pfäffikon. Un nouveau pont sera construit qui enjambera le canal destiné aux bateaux. D'autres chantiers seront ouverts dans la région à la faveur d'Alptransit. Le prolongement de la double voie de Pfäffikon jusqu'à Freienbach durera jusqu'en 2009 et celui partant de Hurden en direction de la digue du lac de Zurich jusqu'en 2012. Une seconde voie sera également construite entre Sattel et Steinerberg jusqu'en 2010. La gare de Pfäffikon profitera aussi de l'aubaine: le SOB obtiendra un nouveau quai, les CFF relèveront et prolongeront leurs quais, et les installations de sécurité seront remplacées. Il faut savoir que 350 trains s'arrêtent tous les jours dans cette localité. Le SOB a par ailleurs donné connaissance des résultats qu'il a enregistré au cours du 1er semestre 2000: 8,7 pour cent de passagers en plus par rapport à l'année précédente ont été transportés sur la ligne du RER Wädenswil- Einsiedeln. L'accroissement atteint 11,2 pour cent pour le train Voralpenexpress.
24.8.00
La voiture reste au garage le jour du Jeûne fédéral et un second dimanche dans l'année. Cette formule constitue le contreprojet indirect de la commission des transports du Conseil des Etats à l'initiative des dimanches sans voiture. Contreprojet qui a été mis en consultation. L'initiative populaire déposée le 1er mai 1998 vise l'obtention d'un dimanche sans trafic motorisé par saison. Le peuple et les cantons seraient appelés à déterminer, au terme d'un essai de quatre ans, si cette formule des quatre dimanches sans voiture continuerait à être appliquée ou non. Le Conseil fédéral rejette l'initiative. La commission du Conseil des Etats souhaite en revanche faire une concession au comité d'initiative en proposant d'amender la loi sur la circulation routière pour interdire la circulation de 05h00 à 22h00 le jour du Jeûne fédéral et un dimanche dans l'année qui serait fixé par le Conseil fédéral. Ce contreprojet prévoit également une durée d'essai de quatre ans au terme de laquelle le Parlement serait appelé à décider de la poursuite ou de l'abandon de la formule. La commission a chargé le Conseil fédéral de mettre le contreprojet en consultation. Les organismes consultés ont jusqu'au 30 novembre pour répondre.
24.8.00
Le tram-train des Transports en commun de la vallée de la Glatt bénéficie du soutien du Conseil d'Etat zurichois. L'exécutif zurichois demande une concession d'infrastructure ferroviaire à l'Office fédéral des transports. S'agissant du tracé, celui faisant l'objet de la demande de concession correspond au tracé retenu dans le plan directeur cantonal, a indiqué la division de la communication du Conseil d'Etat. Les communes concernées se sont exprimées favorablement quant au projet lors de la consultation. Le projet prévoit la construction d'une nouvelle infrastructure permettant la mise en place de trois lignes de près de 16 kilomètres reliant le nord de Zurich à l'aéroport et comportant 26 nouveaux points d'arrêt. Le tram-train de la vallée de la Glatt, dont le coût est estimé à quelque 550 millions de francs, devrait être opérationnel à fin 2005.
24.8.00
Produits en hausse et charges en baisse: le programme du Chemin de fer du Lötschberg SA (BLS) visant à rendre l'entreprise plus performante porte ses fruits. L'entreprise présente un bon résultat semestriel en enregistrant un cashflow de 37,8 millions de francs (+12,1 MFr. par rapport au 1er semestre 1999) à fin juin 2000 et un bénéfice de 6 millions de francs (+8,8 MFr.). Les produits d'exploitation ont augmenté, alors que les charges du personnel et de choses ont baissé par rapport à l'année précédente.
25.8.00
La commission des transports du Conseil des Etats entend, motion à l'appui, assurer la pérennité du service public de la Poste, de Swisscom et des CFF en dépit de la libéralisation. Elle rejette la mise en place d'un fonds de cohésion destiné à atténuer les effets de l'ouverture des marchés. La commission propose au Conseil des Etats, par huit voix contre trois, de ne pas donner suite aux initiatives lancées par les cantons des Grisons, du Valais et du Tessin en vue de la création d'un fonds avec les bénéfices réalisés par les anciennes régies fédérales. La motion vise à assurer une desserte nationale de la population et de l'économie dans les secteurs de la poste, des télécommunications et des chemins de fer, en particulier dans la zone alpine, dans l'arc jurassien et dans les zones rurales du Plateau. La motion appuie le programme d'action prévu par le Conseil fédéral à hauteur de 80 millions de francs pour atténuer les effets négatifs de la libéralisation et qui a été soumis au Parlement, ont souligné les services parlementaires.
25.8.00
La communauté d'intérêt, les employés et les entreprises de bus ont signé la convention collective de travail (CCT) du personnel des bus de la région de Lucerne. La nouvelle CCT du personnel des Transports urbains de la ville de Lucerne (VBL) est également signée. La CCT du personnel roulant des transports publics d'agglomération n'entrera en vigueur qu'en 2006. Les communes affiliées à la communauté d'intérêt lanceront des appels d'offres publics pour les lignes de bus pour la première fois en 2006. Hans-Ulrich Stoos, modérateur lors des négociations CCT, a déclaré avant la signature que la CCT permettait d'éviter une évolution ruineuse tant pour le personnel que pour les entreprises de bus. Hans-Ulrich Stoos est vice-président du conseil de prud'hommes et avocat. La CCT garantit un salaire minimal de 4'000 francs et un salaire d'exploitation moyen de 5'000 francs aux chauffeurs à partir de 2006. Le personnel des entreprises de bus privées (Auto AG Rothenburg, Bucheli, GOWA, Heggli) peut plutôt s'attendre à un relèvement de salaire, alors que celui des VBL devrait voir son pouvoir d'achat baisser, en particulier en raison d'une nouvelle réglementation des déductions sociales et de la compensation du renchérissement. Le salaire brut des chauffeurs actuels sera gelé.
27.8.00
L'Office fédéral des transports (OFT) a réglé le litige qui opposait les CFF et le Chemin de fer Mittelthurgau (MThB): la Confédération paie l'assainissement de la ligne longeant le lac de Constance entre Schaffhouse et Romanshorn. Les coûts s'élèvent à près de 60 millions de francs. Les travaux urgents seront réalisés cette année encore pour un montant de 23 millions de francs. Le plan doit être encore approuvé par le Conseil fédéral. Le MThB avait repris la ligne des CFF en 1997 et constaté après coup l'importance des travaux à effectuer. Il a réalisé les premiers travaux à ses frais. La Confédération fait face aux coûts de rénovation en tant que propriétaire des CFF.
31.8.00
Les trains, les bus et les bateaux des entreprises de transports publics du canton de Thurgovie ont transporté 20,9 millions de passagers en 1999. Cela représente 710'000 personnes ou 3,5 pour cent de plus que l'année précédente. Il ressort d'une plaquette publiée par la division des transports et du tourisme du canton de Thurgovie que les transports publics de ce canton ont effectués neuf millions de kilomètres en service régulier. 54 pour cent de ces prestations ont été réalisées par les chemins de fer, 38 pour cent par les services de bus régionaux et 8 pour cent par les Transports urbains de Frauenfeld et de Kreuzlingen, ainsi que par les bateaux navigant sur le lac de Constance, sur le lac Inférieur et sur le Rhin. 783 points d'arrêt des entreprises de transports publics sont à disposition des Thurgoviennes et des Thurgoviens dans le canton.
31.8.00
Le Conseil d'Etat zougois a approuvé, en seconde lecture, par 67 voix contre 4, un crédit de 67 millions de francs pour la planification et la construction d'un tram-train. Il est prévu que la première étape comprenant la mise en œuvre de deux lignes sur les voies CFF entre Baar et Cham ainsi qu'entre Zoug et Walchwil sera réalisée jusqu'en 2004. Ce nouveau service remplacera l'offre actuelle du trafic régional des CFF. Dix nouveaux points d'arrêt seront créés qui viendront s'ajouter aux gares actuelles des CFF. Ainsi conçu, ce projet de tram-train permettra de desservir des zones à forte densité de places de travail. 27'000 emplois ou 50 pour cent de tous les emplois du canton seront ainsi atteignables par les transports publics. Le gouvernement table sur un doublement de la clientèle des transports publics régionaux. Autre avantage: le tram-train pourra, à terme, être intégré dans un futur RER de Suisse centrale.
31.8.00
Les Transports urbains de la ville de Berne (SVB) entendent remplacer 15 trams datant des années 50 à 70 par des unités modernes à plancher bas. Le gouvernement bernois propose au Grand Conseil d'accorder une contribution cantonale de 19,36 millions de francs. Les coûts d'investissement globaux pour l'achat des nouveaux trams de type Combino du constructeur Siemens s'élèvent à 43,56 millions de francs, a indiqué le service d'information cantonal. Les SVB et les communes bernoises participent aux coûts respectivement à hauteur de 14,53 et 9,68 millions de francs.
31.8.00
Le col de la Flüela restera fermé en hiver, à l'avenir aussi. Son ouverture toute l'année, comme le souhaite le comité d'action «Pro Flüela», enlèverait tout bien-fondé au tunnel de la Vereina qui a été ouvert en novembre dernier. Dans sa réponse au comité d'action davosien «Pro Flüela», dont la pétition a été soutenue par 21'000 signatures, le gouvernement du canton des Grisons observe qu'une ouverture du col de la Flüela toute l'année ne remettrait pas seulement en cause l'horaire des transports à travers le tunnel de la Vereina. Elle signifierait en fin de compte que la ligne de la Vereina ne pourrait plus répondre aux attentes placées dans cet ouvrage dans la mesure souhaitée, à savoir offrir une liaison hivernale sûre pour la Basse-Engadine et pour le Val Münster", écrit le gouvernement grison. L'ouverture, toute l'année, de la route du col de la Flüela aurait en outre pour conséquence une diminution des recettes annuelles d'environ 3 millions de francs pour les Chemins de fer rhétiques (RhB) et, partant, un accroissement des subventions fédérales et cantonales au titre des coûts non couverts. L'entretien de la route durant l'hiver coûterait en outre quelque 600'000 francs. Il a été de surcroît démontré, selon le gouvernement grison, que le transfert de trafic souhaité de la route sur le rail s'est réellement produit dans les régions du Prättigau et de la Basse-Engadine depuis l'ouverture de la ligne de la Vereina et de la chaussée roulante proposée pour le transport des véhicules routiers. La région de Davos en a profité dans la mesure où le trafic de transit a, là aussi, diminué.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Septembre 2000 1.9.00
Les CFF mettent leur plan à exécution en Angleterre: ils se portent candidats, avec l'entreprise John Laing Investments, une filiale de l'entreprise de construction anglaise John Laing, à l'acquisition de deux licences sur le marché ferroviaire britannique privatisé. Un contrat de franchise a été signé à Londres qui porte sur l'exploitation des réseaux ferroviaires Thames et Wessex, d'une longueur de 1400 km et comprenant 300 gares situées à l'ouest de la capitale britannique. Les deux entreprises, qui ont constitué un partenariat de candidature, se partageront les coûts de candidature de 10 millions de francs. Les franchises portent sur une durée de 12 à 20 ans. Les CFF tablent sur des investissements de l'ordre de 100 à 150 millions de francs, après une première estimation grossière. L'autorité ferroviaire "Strategic Rail Authority" procédera vraisemblablement aux adjudications dans le courant de l'été 2001. Ce, sur la base de facteurs financiers et de facteurs liés à la sécurité. La reprise des réseaux serait opérée en 2002 ou en 2003. L'engagement des CFF en Angleterre a engendré des réactions diverses. C'est ainsi que le syndicat du personnel des transports (SEV) considère que les CFF "font fausse route tant sur le plan politique, économique que stratégique, le profit susceptible d'être tiré de l'opération étant sans commune mesure avec les risques qui lui sont liés". Le SEV a demandé aux CFF de "ne pas se mêler de cette affaire à haut risque". Le syndicat transfair a, lui aussi, fait état d'une "aventure comprenant des risques qui ne peuvent être cernés" et indiqué que les CFF avaient suffisamment de tâches à remplir dans le pays au lieu de "se lancer dans des investissements à haut risque à l'étranger". Quant au Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC), il est d'avis que l'opération est de nature à renforcer la capacité concurrentielle des CFF sur le marché international. Il observe de surcroît qu'elle constitue une conséquence logique des accords bilatéraux dans la mesure où, ce faisant, les CFF apportent un contrepoids à la venue en Suisse d'opérateurs étrangers.
4.9.00
La majorité du Parlement zurichois a estimé que le moment n'était pas encore venu de débattre du déclassement des routes de raccordement en ville de Zurich, envisagé en tant que mesure d'appoint à la construction d'un tunnel autoroutier sous le lac. Il faut rappeler que le PS avait déposé un postulat visant à modifier le plan cantonal. Les routes de transit qui relient la rive gauche et la rive droite du lac de Zurich au réseau des routes nationales devraient "tomber sous le coup d'un déclassement en cas de substitution". Le canton a un intérêt vital à ce que le tunnel devienne un tronçon du réseau autoroutier, si le Parlement devait un jour décider de sa réalisation, a indiqué la directrice des travaux Dorothée Fierz (PRD). Et de préciser que la Confédération ne saurait se lancer dans l'opération sans que le tunnel soit réalisé en échange de la route "Sihltiefstrasse" en ville de Zurich. Les auteurs du postulat craignent que la construction d'un tunnel sous le lac n'engendre pas de réduction de trafic dans la métropole zurichoise, mais offre simplement des capacités d'absorption supplémentaires pour le trafic de transit. Ils en veulent pour preuve la route "Rosengartenstrasse", sur laquelle le trafic n'a pas baissé suite à l'ouverture du coutournement autoroutier nord. Le déclassement des routes de transit et l'abandon de la liaison de raccordement au réseau autoroutier Brunau-Letten (Sihltiefstrasse) ont été rejetés respectivement par 96 contre 41 voix et 93 contre 39 voix.
4.9.00
Les CFF ont réalisé un bénéfice de 80,7 millions de francs durant le premier semestre 2000. Ils communiquent que les recettes ont augmenté aussi bien en trafic des voyageurs qu'en trafic des marchandises. Le nombre de passagers transportés s'est accru légèrement. Les recettes et les dépenses d'exploitation se sont élevées respectivement à 2905,4 et à 2699,7 millions de francs, d'où un excédent d'exploitation de 205,7 millions de francs. Le bénéfice s'élève à 80,7 millions de francs, compte tenu des recettes et des charges financières. Il est supérieur à celui enregistré au cours du premier semestre 1999. Les nouveaux principes comptables instaurés en l'an 2000 rendent toutefois la comparaison boiteuse. Les CFF tablent sur un bénéfice annuel légèrement supérieur à celui de l'année précédente (120 millions de francs). Le nombre de passagers transportés au cours du premier semestre 2000 est en augmentation par rapport à 1999: 126'7000'000 personnes ont en effet utilisé les services des CFF, soit 2'600'000 ou 2,1 pour cent de plus qu'une année auparavant. Les recettes de billets se sont accrues de 29,5 millions ou 3,8 pour cent pour atteindre 801,7 millions de francs. Un nombre croissant de passagers se sont laissés inspirer par la publicité des CFF et ont acheté un abonnement demi-tarif. Le nombre d'abonnements a augmenté de 25'000 pour atteindre 1,87 million d'unités. Le nombre de passagers qui ne souhaitent plus attendre devant les guichets est, lui aussi, en hausse: 228'000 personnes détiennent un abonnement général, communiquent les CFF. Le réchauffement de la conjoncture engendre des effets positifs s'agissant de l'utilisation de la première classe. Les CFF n'ont pas seulement transporté davantage de passagers, mais aussi davantage de marchandises au cours de six premiers mois de l'année 2000. Le tonnage a en effet augmenté de 5,7 pour cent et a atteint 28,8 millions de tonnes. Quant aux recettes, elles se sont accrues de 6,4 pour cent pour s'inscrire à 530,9 millions de francs. Les transports en transit affichent une progression à deux chiffres. L'exportation de bois portant la signature de l'ouragan "Lothar" ainsi que la demande de transports liée aux nombreux importants chantiers de ce pays ont également contribué à cette embellie. Le personnel et les locomotives ont parfois manqué pour faire face à la forte demande. Les CFF précisent que dans 96 pour cent des cas, les trains de marchandises ont néanmoins respecté les normes de ponctualité strictes qui leur sont imposées. Le degré d'utilisation du réseau a atteint un record. Les kilomètres-trains enregistrés sur les lignes CFF en trafic voyageurs et marchandises ont augmenté respectivement de 8 et de 13 pour cent. L'effectif du personnel CFF continue de baisser. Il a passé de 28'873 en 1999 à 28'300 collaboratrices et collaborateurs en 2000. Les charges de personnel du premier semestre se sont élevées à 1'440,5 millions de francs.
5.9.00
Le canton d'Argovie prévoit d'affecter environ 50 pour cent de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) aux constructions routières et 50 pour cent à d'autres aménagements destinés aux transports. Le Grand Conseil a approuvé la loi routière par 90 voix contre 48. Le canton d'Argovie règle ainsi l'affectation de la RPLP au travers de la révision de la loi. Il a estimé qu'il disposera respectivement de 13 et de 26 millions de francs par année à ce titre à compter des années 2001 et 2005. Le peuple argovien sera appelé à se prononcer sur la révision de la loi le 26 novembre. Le projet concocté prévoit que près de la moitié de la manne sera réservée aux constructions routières ordinaires et que l'autre moitié sera affectée à des projets visant à réduire les coûts externes du trafic routier, tels des aménagements de transports publics, des pistes cyclables, des sentiers pédestres et l'assainissement de passages à niveau. Le PS et les Verts ont voté contre le projet de loi lors du vote final. Ils estiment que la loi "viole la volonté populaire", dès lors que l'affectation d'une partie de la RPLP à la couverture des coûts externes, tels ceux de la santé, ne sont pas repris explicitement dans le projet. Le Parlement a décidé, à une faible majorité et contre la volonté du gouvernement, de stipuler dans la loi que des fonds routiers peuvent être affectés à des aménagements de protection contre le bruit et à des passages destinés au gibier. Le PS a annoncé qu'il ferait recours contre la loi, estimant que celle-ci n'est pas en adéquation avec la loi fédérale sur la RPLP et que le financement des coûts externes occasionnés par le trafic routier était prévu explicitement lors de la votation populaire sur la RPLP.
5.9.00
La route cantonale traversant le Prättigau doit être intégrée dans le réseau des routes nationales. Par 22 voix contre 1 et deux abstentions, la commission des transports du Conseil national a souscrit à une initiative du Conseil des Etats. La Chambre haute avait accepté la proposition déposée par Christoffel Brändli (UDC/GR) lors de la session de juin, contre la volonté du Conseil fédéral. L'initiative demande le changement d'affectation de la route cantonale entre l'A13 près de Landquart et le point de chargement des véhicules au tunnel de la Vereina, situé près de Klosters.
6.9.00
Les expertises techniques d'homologation des types de véhicules peuvent dorénavant être effectuées par des services privés. Les prescriptions concernant les gaz d'échappement vont être rendues plus sévères et applicables aussi aux véhicules utilitaires. Le Conseil fédéral a modifié l'ordonnance régissant l'homologation des types de véhicules routiers et l'ordonnance sur les exigences techniques des véhicules routiers. Les expertises techniques étaient effectuées jusqu'ici par l'Office fédéral des routes. La cession de cette activité à des tiers donnera audit office la marge nécessaire pour attribuer à temps les homologations, précise le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC). Les prescriptions concernant les gaz d'échappement pour les véhicules légers (jusqu'à 3500 kg) et pour les véhicules à moteur lourds sont renforcées et coïncident aux normes européennes (EURO 3 à EURO 5). Des prescriptions régissant les gaz d'échappement des véhicules utilitaires correspondant à celles appliquées dans l'UE ont en outre été édictées pour la première fois. Les prescriptions concernent les moteurs à auto-allumage des véhicules utilitaires et des remorques qui sont autorisés à circuler sur les routes. Le déclenchement et la non-remise en état d'airbags ou d'autres systèmes de protection doivent dorénavant être annoncés au service des automobiles. Les trottinettes et les véhicules à trois roues, à traction électrique, peuvent désormais être admis comme cycles à moteur au lieu de motos légères. Les services cantonaux peuvent nouvellement aussi déléguer l'expertise de remorques jusqu'à 3500 kg - avant la première admission - à des entreprises et à des organismes privés.
6.9.00
Le programme pluriannuel 2001-2002 du canton de Soleure consacré aux transports publics amène des améliorations. La cadence à la demi-heure est introduite en trafic régional sur la ligne du pied du Jura et sur la ligne bleue du RER. En trafic à longues distances, l'offre de la ligne du pied du Jura passe à deux trains par heure entre Zurich, Olten, Soleure et Bienne à partir de 2001. La cadence semi-horaire en trafic régional entre Olten et Soleure complète cette offre en proposant de bonnes correspondances en direction de Bâle, Zurich et Lucerne, communique la chancellerie cantonale. La ligne bleue est la première ligne diamétrale du RER proposée à la cadence semi-horaire pendant toute la journée. Elle relie la vallée de Laufon à la vallée d'Ergolz et assure d'importantes correspondances avec les services grandes lignes à Laufon, à Bâle et à Olten. Les subventions annuelles accordées par le canton de Soleure au titre du programme pluriannuel 2001-2002 passent de 17 à 21 millions de francs. Il est toutefois précisé que la majeure partie du relèvement est liée au recul du financement du trafic régional par la Confédération. Le surplus de charges pour le canton lié aux améliorations contenues dans le programme pluriannuel s'élève à près de 700'000 francs.
7.9.00
Une centrale nationale de régulation du trafic devrait voir le jour en 2010 qui prodiguera des conseils aux automobilistes en leur indiquant des itinéraires à suivre directement dans les véhicules. En ayant recours à la télématique, la Confédération entend rendre le trafic plus fluide. Il est estimé que les automobilistes restent bloqués près de 30 millions d'heures par année dans des embouteillages. Il en résulte des coûts pour l'économie nationale de l'ordre du milliard de francs. L'Office fédéral des routes entend prendre le taureau par les cornes, dès lors que les développements techniques ouvrent d'intéressantes perspectives d'amélioration de l'information des usagers de la route ainsi que du guidage et de la canalisation des flux de trafic. L'Office des routes entend tirer profit de ces nouvelles possibilités. Il a, à ce titre, mis en consultation jusqu'à fin février un plan directeur de la télématique destinée au trafic routier. La Confédération prévoit de mettre en place jusqu'en 2010 les systèmes nécessaires à l'information des usagers de la route et au guidage des flux de trafic. Ce, en coordination avec les cantons, les villes, les communes et les particuliers. Il s'agit pour l'essentiel d'une centrale nationale de régulation des flux de trafic qui donnera des conseils aux usagers de la route en ce qui concerne les itinéraires à suivre, le choix des moyens de transport et les heures de départ recommandées. Il est prévu que les informations seront rassemblées et traitées à l'intention de la centrale nationale de régulation du trafic. Des contrôles automatisés amélioreront la sécurité. Un système de gestion des autorisations de circuler et des péages devrait permettre de maîtriser le volume des flux de trafic.
7.9.00
Le Grand Conseil bernois s'est prononcé, par 144 voix contre 1, en faveur de transports publics le plus accessibles possible aux personnes handicapées, lors de la première journée des débats portant sur la loi sur les transports publics pour les années 2001 à 2005. Une loi qui vise à modifier et à moderniser l'offre de transports publics sur le rail et sur la route (réseau, modes et fréquences de transport) dans le canton de Berne en dépit des mesures d'économies prises. Elle engendrera des coûts annuels de près de 110 millions de francs à la charge du canton.
7.9.00
La Confédération devrait payer au moins un tiers des coûts d'investissements liés au trafic d'agglomération. Telle est l'exigence formulée par le président de l'Union des transports publics (UTP), Chistoph Stucki, lors de l'assemblée générale tenue à Constance. Le président de l'UTP propose de financer le développement des transports publics par le produit de la vente des actions de Swisscom et des licences UMTS, considérant que les produits réalisés par la vente de droits liés au monopole de la Confédération doivent demeurer dans le giron du service public. Le président de l'UTP propose que la Confédération prenne automatiquement à sa charge un tiers de l'investissement des projets dont le coût s'élève à plus de 150 millions de francs et que les villes et les communes puissent obtenir des contributions à hauteur d'un montant global maximum, à définir chaque année, pour les projets de moins grande importance. La contribution fédérale devrait, dans ce cas également, représenter au moins un tiers des coûts d'investissements. Christoph Stucki a relevé que si les transports publics tant voyageurs que marchandises étaient lents aujourd'hui, c'est parce qu'ils subissaient les effets des embouteillages qui se produisent régulièrement autour des grandes villes de ce pays. La construction d'un second tunnel au Gothard n'y changera rien. Peter Vollmer, conseiller national PS, le nouveau directeur de l'UTP, a, quant à lui, invité les membres de l'union à contrer les tentatives de faire des entreprises de transport de simples voituriers. Un tel développement ne manquerait pas d'affaiblir la capacité d'innover des entreprises, a-t-il poursuivi. Or, sans innovation, pas de salut pour les transports publics. Les prestations de service destinées à la clientèle et les nouvelles formes de collaboration entre les entreprises constituent autant d'innovations, a lancé Peter Vollmer.
7.9.00
Le Conseil d'État bernois souscrit en principe au prolongement de la piste de l'aéroport de Berne-Belp. Le prolongement permet de respecter les nouvelles normes de sécurité européennes. La capacité concurrentielle de l'aéroport en dépend. L'offre actuelle en trafic régulier et la capacité concurrentielle de l'aéroport ne peuvent être maintenues qu'au travers de la réalisation du projet, communique l'Office cantonal d'information. Raisons pour lesquelles le gouvernement souscrit sur le fond au projet. Il estime toutefois que le nombre de mouvements d'avion à Berne-Belp ne doit être accru que s'il peut être prouvé que les normes d'impact ne sont pas dépassées. Le Conseil d'Etat lie en outre son assentiment à une série d'exigences environnementales. La piste, longue de 1'310 mètres, devrait être prolongée de 420 mètres, dont 200 mètres en direction du nord et 220 mètres en direction du sud. L'Office fédéral de l'aviation civile a enregistré 31 oppositions contre la demande déposée par la société Alpar SA.
8.9.00
L'Union des villes suisses (UVS) attend une meilleure prise en considération des attentes des villes de la part de la Confédération. Ce, en particulier en ce qui concerne les transports d'agglomération et les mesures d'intégration des étrangères et des étrangers. L'UVS a tenu ses assises annuelles à Schwyz. La collaboration avec la Confédération et la nouvelle péréquation financière figuraient au centre des débats. L'union insiste tout particulièrement sur la nécessité d'une rapide mise en œuvre du nouvel article constitutionnel sur les villes. Le président de l'UVS, Heinz Christen, maire de St-Gall, a relevé lors de la conférence de presse que les instances politiques se préoccupaient davantage du milieu vital urbain et que les centres urbains et les agglomérations étaient perçus comme des moteurs du développement économique. S'agissant de la nouvelle péréquation financière, certaines exigences de l'UVS ont été prises en compte, a-t-il précisé. Sans cacher qu'il y avait encore des problèmes à résoudre, tels la participation financière de la Confédération aux transports d'agglomération et l'octroi d'une péréquation socio-démographique au niveau des charges.
9.9.00
Plus de 1'200 personnes se sont rendues aujourd'hui aux abords du tunnel routier du Gothard à l'occasion du 20e anniversaire de l'ouverture de cet ouvrage. Les festivités ont eu lieu par une température estivale au portail nord de Göschenen (UR) et au portail sud d'Airolo (TI). Il est rappelé que le tunnel routier du Gothard a été inauguré le 5 septembre 1980 au terme de 11 ans de travaux. 150 ouvriers des chantiers d'alors - pour la plupart des frontaliers italiens qui ont fait le déplacement - ont participé aux festivités à Airolo, a déclaré Mario Gagliardi, le responsable de la partie tessinoise du tunnel. Les ouvriers se sont également rendus à la stèle funéraire pour rendre hommage aux 17 mineurs qui ont perdu la vie au cours du percement du tunnel. Une messe y a été célébrée. Quelque 104 millions de véhicules ont franchi le tunnel en 20 ans, soit cinq fois plus qu'initialement prévu.
11.9.00
La ligne Thoune-Spiez a été au centre des débats lors de l'examen par le Grand Conseil bernois de la loi sur les transports publics. La commission avait recommandé le maintien du service ferroviaire. Le Parlement en a décidé autrement, au terme d'un long débat. Par 84 voix contre 76, il a en effet décidé, à l'appel nominatif, de remplacer les trains régionaux par un service de bus. Le gouvernement avait proposé ce remplacement, en particulier pour des raisons financières. Une faible majorité (12 voix contre 11) avait donné la préférence au maintien des trains régionaux, plus rapides que les bus. L'arrêté définissant l'offre 2001 à 2005 a été accepté à une large majorité lors du vote final. Il vise aussi à améliorer le service "Airliner" (Belp-aéroport - Berne), l'offre nocturne de bus et l'offre pour les personnes handicapées.
12.9.00
La partie inférieure du canton de Glaris doit être mieux reliée au réseau CFF. Le Conseil d'Etat propose au Grand Conseil de libérer 1,44 million de francs pour la mise en place d'un service de bus desservant la région à titre d'essai pendant trois ans et demi. Le projet prévoit deux nouvelles lignes de bus reliant Näfels à Ziegelbrücke et à Bilten à partir du 10 juin 2001, en sus du service existant entre Näfels, Obstalden et Mühlehorn, précise le Conseil d'Etat. Des liaisons directes seront ainsi assurées à destination de la partie inférieure du canton de St-Gall et de Ziegelbrücke. Les horaires à Niederurnen et à Näfels sont conçus de telle manière que la correspondance est assurée respectivement avec les bus en provenance et à destination de Ziegelbrücke et avec les trains en provenance et à destination de Glaris et des communes de la région de Kerenzerberg. Le projet permet d'assurer des correspondances optimales au réseau des trains directs et des trains régionaux ainsi qu'aux services de bus. Les communes concernées sont également appelées à participer aux coûts.
13.9.00
Le Conseil fédéral entend raccorder la Suisse occidentale et la Suisse méridionale au réseau ferroviaire européen à grande vitesse. Il a conclu à cet effet des accords avec la France et avec l'Italie en novembre 1999. Ces accords visent à assurer la planification à long terme des raccordements du réseau ferroviaire helvétique au réseau TGV français et au réseau à grande vitesse italien. L'amélioration des tronçons de raccordement au réseau TGV entre Genève, Nantua et Mâcon, entre Lausanne/Berne et Dijon Aisny et entre Bâle et Mulhouse constitue l'élément principal de l'accord passé avec la France. Le temps de parcours entre la capitale française et Genève et Bâle ne devrait plus être que de deux heures et demie, alors que Lausanne serait à deux heures trois quarts de Paris. La Suisse participe aux coûts des raccordements en ayant recours au fonds pour le financement des infrastructures des transports publics. Un montant de 1,2 milliard de francs est à disposition pour financer les raccordements de la Suisse occidentale et de la Suisse orientale. L'affectation de cette somme aux différents raccordements n'a pas encore été définie. Quant à l'accord passé avec l'Italie, il concerne les axes des NLFA du Lötschberg/Simplon vers Milano/Novara et du Gothard vers Novara/Milano. Il vise à améliorer l'accès à l'aéroport de Malpensa et à réaliser et développer les terminaux nécessaires aux transports combinés de marchandises à travers les Alpes. S'y ajoute une nouvelle ligne ferroviaire entre Lugano et Milano. Le financement des raccordements avec l'Italie n'est pas encore réglé. Les deux accords ne définissent pas les différents projets. Ce n'est qu'après leur ratification par les Chambres fédérales que les projets pourront être élaborés. Le Conseil fédéral les soumettra ensuite au Parlement. La Suisse a déjà passé un accord avec l'Allemagne en septembre 1996. Cet accord garantit que les raccordements des NLFA en direction du nord disposeront de suffisamment de capacités pour absorber le trafic futur en tout temps.
14.9.00
La Confédération doit davantage s'engager dans les transports urbains et d'agglomération, demande le service d'information pour les transports publics, la Litra. Celle-ci propose également de nouvelles formes de collaboration afin d'améliorer la capacité concurrentielle des transports publics de ce pays face aux opérateurs étrangers. La Litra indique dans son
rapport annuel que dans aucun autre pays de l'OCDE le gouvernement central ne s'engage aussi peu que le gouvernement suisse dans les transports urbains et d'agglomération. Il ressort du rapport annuel de la Litra qu'une base de financement des transports publics urbains et d'agglomération, sûre et suffisante, fait toujours défaut. Or, près de 70 pour cent de la population habite et travaille en site urbain et périurbain, de sorte qu'un développement ciblé et important de l'offre des transports publics pourrait largement contribuer à décongestionner le réseau routier. Abstraction faite de ce volet, la Suisse devance toutefois largement les autres pays européens s'agissant de la mise en œuvre d'une politique des transports respectueuse de l'environnement. A preuve les NLFA, Rail 2000, les raccordements ferroviaires au réseau européen à grande vitesse et les mesures antibruit. La Litra attire toutefois l'attention sur la croissance continue des transports routiers qui menace de paralyser le trafic. Elle table en effet sur une augmentation des goulets d'étranglement suite à la libération de la limite des 28 tonnes décidée pour les poids lourds dans le cadre des accords bilatéraux sur les transports terrestres passés avec l'UE, considérant que l'introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) n'aura qu'un effet dissuasif mineur. La redevance ne permettrait que de compenser l'accroissement de la limite de poids. Outre les investissements de la Confédération, des cantons et des communes, il est nécessaire, selon la Litra, de trouver de nouvelles formes de coopération entre les entreprises de transports publics.
14.9.00
La voiture ne consommant que trois litres de carburant ne constituera pas encore la norme en Suisse en l'an 2020. Le trafic va continuer à augmenter au cours de ces vingt prochaines années, sans devenir sensiblement plus respectueux de l'environnement et plus sûr, estiment les experts. Le désir de se mouvoir en toute liberté … ou presque demeurera inchangé. Tel est le résultat de l'enquête Delphi réalisée par la Confédération auprès d'une centaine d'experts des services fédéraux, de la recherche et de l'économie privée. S'agissant des prévisions de trafic, les experts prévoient un accroissement pour les transports publics routiers et ferroviaires, pour le trafic aérien et pour le trafic individuel motorisé de respectivement 30, 60 et 20 pour cent. Quant au fret, il devrait augmenter de 40 pour cent sur la route et de 50 pour cent sur le rail et dans les airs. Les efforts visant à transférer le trafic individuel sur les transports en commun (bus et train) et le fret sur le rail devraient porter leurs fruits, estiment les experts. En revanche, ils ne sont pas très optimistes en ce qui concerne Swissmetro: ce projet ferroviaire ne devrait guère être réalisé, ne serait-ce que partiellement - en 2020. Pire, il ne devrait même plus être d'actualité en matière de politique des transports. La voiture ordinaire sera encore équipée d'un moteur à pistons consommant plus de trois litres d'essence en l'an 2020, selon l'étude Delphi. La consommation moyenne d'essence devrait se situer entre trois et huit litres pour une distance de 100 kilomètres. Le nombre de voitures par 1000 habitants passera de 450 à 500. D'une manière générale, les experts ont peu d'espoir de voir l'impact du trafic sur l'environnement se réduire sensiblement jusqu'en l'an 2020. Il ne faut pas s'attendre non plus à ce que des progrès sensibles soient réalisés en matière de sécurité si de grands efforts ne sont pas déployés. En l'occurrence, la télématique peut fournir une modeste contribution. Les coûts occasionnés par le trafic vont encore augmenter, selon l'étude Delphi. C'est ainsi que le trafic individuel devrait renchérir de 25 pour cent, les transports publics et le fret ferroviaire de 20 pour cent, et les transports routiers d'au moins 40 pour cent. Le principe qui veut que les coûts sont portés à la charge de ceux qui les causent jouera un rôle plus important qu'aujourd'hui s'agissant du financement des transports. 50 à 60 pour cent des coûts externes connus seront incorporés dans les prix de transport en l'an 2020. Les impôts et les primes d'assurance seront probablement perçus en fonction des prestations accomplies.
15.9.00
La direction de la société ADtranz suisse a fait savoir lors d'une conférence de presse tenue aujourd'hui à Zurich que les quelque 700 emplois touchés par la restructuration pourront être sauvegardés. C'est le résultat d'intenses efforts déployés par la direction d'ADtranz depuis le début de cette année et des formules originales retenues pour éviter les suppressions d'emplois. ADtranz Suisse a signé un accord avec la société hollandaise de développement et d'investissement Business Creation le 14 septembre 2000. Cette société reprend les ressources libérées à la suite de la restructuration d'ADtranz et permet en tant qu'investisseur la reprise des activités opérationnelles du repreneur RailTech SA. Il peut être admis que les emplois touchés par la restructuration pourront être sauvegardés, a précisé le directeur d'ADtranz Suisse, Alfred Ruckstuhl, aux médias. L'accord signé hier entre ADtranz Suisse et la société hollandaise de développement et d'investissement Business Creation constitue un nouveau jalon du processus de restructuration engagé au début de cette année par ADtranz Suisse. La direction d'ADtranz Suisse s'était donné pour objectif de sauvegarder le plus grand nombre d'emplois possible en ayant recours à des formules originales. Ce but est atteint. De nouvelles perspectives peuvent en effet être proposées dans le secteur de la technique ferroviaire et hors de celle-ci à toutes les collaboratrices et à tous les collaborateurs touchés par l'arrêt de la production d'ADtranz. Aussi ADtranz Suisse suspend-elle les licenciements prévus pour raisons économiques jusqu'à la conclusion définitive des accords d'achat et de reprise avec la société Business Creation. En tant que société de développement et d'investissement, Business Creation investira dans le repreneur qui a d'ores et déjà été créé. Le lancement opérationnel de RailTech est ainsi assuré. Le nombre de collaboratrices et de collaborateurs que reprendra RailTech dépendra toutefois de l'appel d'offres lancé par les CFF pour la 4e série de voitures IC 2000. Business Creation entend acquérir la majorité des actions de RailTech. Une minorité d'actions de RailTech restera en main du management actuel de cette société.
18.9.00
Les formalités douanières seront simplifiées dans le trafic ferroviaire frontalier vaudois et neuchâtelois en direction de Frasnes (F). Le Conseil fédéral a approuvé deux accords passés avec la France, qui adaptent et étendent les accords existants. Il s'agit d'accords standards qui sont passés avec tous les pays voisins de la Suisse. Plusieurs accords de ce type ont déjà été passés avec la France qui reposent sur l'accord-cadre du 28 septembre 1960. Cette collaboration sous forme de services frontaliers juxtaposés vise deux buts. Le premier: elle facilite le passage de la frontière aux passagers puisqu'ils ne doivent plus s'arrêter qu'à un seul endroit ou qu'ils peuvent annoncer dans le train, en cours de route, les marchandises à déclarer. Le second: les organes douaniers peuvent réduire l'effectif de personnel du poste de contrôle concerné et affecter le personnel libéré à d'autres tâches de surveillance.
18.9.00
Les camionneurs peuvent une fois pour toutes adapter le poids total déterminant pour la taxation RPLP à l'utilisation effective par une simple inscription dans le permis d'immatriculation du véhicule. Sont concernés les véhicules immatriculés avant 1999. Le Conseil fédéral a adapté en conséquence l'ordonnance sur les exigences techniques des véhicules routiers en vue de l'introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP). Cet allègement profite avant tout aux camionneurs qui transportent des marchandises légères et qui n'ont pas encore adapté leur parc de véhicules. Le poids total du véhicule sert de base de calcul pour déterminer la RPLP. Il est indiqué dans le permis d'immatriculation et correspond au poids maximum admis par le constructeur du véhicule. C'est ainsi que la RPLP est perçue sur 34 tonnes pour un véhicule affichant ce poids total, même si celui-ci circule régulièrement avec un poids de 25 tonnes. La modification apportée à l'ordonnance permet d'abaisser le poids total du véhicule si son détenteur l'avait immatriculé à son nom avant le 1er janvier 1999. Il n'est en revanche pas possible d'abaisser le poids total à moins de 3'500 kg à seule fin d'éviter le paiement de la RPLP. Les détenteurs des véhicules ont la possibilité de présenter une demande au service des automobiles compétent jusqu'au 31 décembre 2000.
18.9.00
Le Parlement cantonal zurichois entend continuer à promouvoir le fret ferroviaire. Motion à l'appui, il a chargé le gouvernement d'élaborer une proposition allant dans ce sens. Le canton de Zurich a soutenu le fret ferroviaire par deux crédits portant sur un montant total de près de 18 millions de francs entre 1991 et 1998. 24 millions de francs étaient à disposition initialement. La majeure partie a été utilisée pour le subventionnement de voies industrielles. Le second crédit n'ayant pas été entièrement utilisé et le Conseil d'Etat ne voyant pas de potentiel pour construire de nouveaux raccordements, il a décidé de ne plus demander de nouveaux crédits et de stopper cette forme d'encouragement. Cette décision vient au mauvais moment aux yeux de la grande majorité de la gauche au Parlement et d'une partie du PRD. La motion a été acceptée par 70 voix contre 60.
18.9.00
Le consortium ATF, qui construit la galerie d'accès de Ferden au tunnel de base du Lötschberg pour la société BLS Alp Transit SA, est parvenu au niveau du tunnel de base. Le percement de cette galerie d'accès, longue de 3'921 mètres, a ainsi été achevé dans les délais. Il s'agit d'un jalon important dans la réalisation de cet ouvrage. Le consortium ATF a commencé les travaux en décembre 1998. Le portail de la galerie est situé près de la gare de Goppenstein, à l'entrée du Lötschental (VS). Présentant une déclivité variant entre 12 et 12,5 pour cent, la galerie aboutit au niveau du tunnel de base. C'est à partir de là que commencera, d'ici la fin de l'année, le percement du tunnel en direction de Berne et du Valais. Dans l'intervalle, la construction d'un grand nombre de cavernes et de conduits bat son plein. Ces ouvrages, situés au pied de la perpendiculaire, abriteront le futur gros chantier à ciel ouvert. Le percement du tunnel de base est opéré à partir de cinq points d'attaque différents. Les travaux sont en cours dans quatre d'entre eux: à la galerie d'accès de Ferden ainsi qu'aux points d'attaque de Mitholz (BE), Steg/Niedergesteln et de Rarogne. Le chantier de Frutigen sera ouvert en 2001. Le tunnel de base du Lötschberg sera opérationnel en 2006/2007. Il coûtera environ 3,2 milliards de francs.
19.9.00
La route cantonale traversant le Prättigau doit être intégrée dans le réseau des routes nationales. Le Conseil national a accepté une initiative du Conseil des Etats par 105 voix contre 24. La Chambre haute avait adopté la motion déposée par Christoffel Brändli (UDC/GR) lors de la session de juin. L'initiative demande le changement d'affectation de la route cantonale reliant l'A13 près de Landquart au point de chargement des véhicules du tunnel de la Vereina situé dans les environs de Klosters. Le porte-parole de la commission, Max Binder (UDC/ZH) a déclaré que cette modification permettrait au canton des Grisons, dont la charge financière par habitant au titre des routes est au-dessus de la moyenne, de diminuer ladite charge. Il va sans dire que la route du Prättigau ne sera pas transformée en une autoroute de 1ère classe. Cette route a une importance nationale depuis l'ouverture du tunnel de la Vereina. Le raccordement de l'Engadine et des vallées méridionales du canton des Grisons au nord du canton répond à un réel besoin. Enfin, le changement d'affectation n'engendrera pas de préjudice, a poursuivi Max Binder. C'est précisément la crainte de Pia Hollenstein (Verts, SG), qui précise qu'une extension n'est pas judicieuse avant l'établissement d'un concept global. Elle demande de ne pas entrer en matière, mais n'est pas suivie par le conseil, qui rejette la proposition par 108 voix contre 25. Moritz Leuenberger avait mis en garde les parlementaires contre les effets de déclic qu'une telle décision pourrait engendrer en attirant leur attention sur les nombreuses demandes qui étaient en suspens, telles celles pour la traversée du lac à Rapperswil, le tunnel du Hirzel, le Grand St-Bernard, le contournement de Zurich, le tunnel de la Vue-des-Alpes ou pour les routes dans la vallée de Laufon, dans la vallée de la Kander et en Appenzell. Il convient d'abord d'achever le réseau des routes nationales avant d'opérer des adaptations, a lancé Moritz Leuenberger. Les parlementaires n'ont pas suivi son argumentation puisqu'ils ont adopté le principe d'une nouvelle affectation de la route traversant le Prättigau par 105 voix contre 24 et 9 abstentions.
19.9.00
Les prix des transporteurs routiers seront augmentés de deux à quatre pour cent en Suisse à compter du 1er octobre 2000. Telle est la décision prise par le comité central de l'Association suisse des transports routiers (Astag) en raison de la hausse du prix du carburant. Les grèves et les blocages de route, tels qu'opérés dans certains pays européens, sont illicites en Suisse. Raison pour laquelle l'Astag a opté pour cette voie, a déclaré son porte-parole, Beat Keiser, à l'agence d'informations SDA. Les différents groupes d'experts de l'Astag fixent eux-mêmes un taux de relèvement des prix dans le cadre de la fourchette admise. Beat Keiser indique que le prix du diesel n'a par exemple pas les mêmes effets sur les transports de déchets que sur les transports de chantier ou sur les transports interurbains et que le relèvement de deux à quatre pour cent coïncide exactement avec l'augmentation du prix du fioul. La comparaison a été faite entre l'automne dernier et cet automne.
19.09.00
Le gouvernement bâlois propose au Grand Conseil d'accorder un crédit de 4,9 millions de francs pour la réalisation d'un point d'arrêt ferroviaire à la hauteur du nouveau stade St-Jacques. Une surface de remplacement suffisante a été trouvée pour compenser la perte de terrains précieux sur le plan écologique, de sorte que le gouvernement a bon espoir que les oppositions déposées par les milieux de la protection de la nature contre le projet seront retirées. Le Grand Conseil est appelé à examiner le projet en octobre; les travaux, dont la durée est estimée à environ six mois, pourraient débuter en décembre en cas d'acceptation.
19.9.00
Le tunnel de Schöneich à Zurich fera l'objet d'un assainissement complet de mars à octobre 2001. Il en coûtera quelque 28 millions de francs. L'augmentation des capacités d'absorption des routes d'évitement ainsi qu'un recours plus important aux transports publics devraient permettre de limiter les bouchons dans une mesure acceptable. Le tunnel de Schöneich de l'autoroute A1 reliant Milchbuck à Aubrugg à Zurich sur une longueur de 750 mètres est le nerf central du réseau routier zurichois; il est l'un des tunnels les plus utilisés en Suisse. Quelque 100'000 autos y sont en effet dénombrées chaque jour, soit trois fois plus qu'au tunnel du Gothard lors des grands départs de vacances. Le tunnel de Schöneich se trouve dans un mauvais état après 20 ans de bons et loyaux services, de sorte qu'un assainissement complet est nécessaire, a déclaré Dorothée Fierz, la directrice des travaux, aux médias. Les travaux se dérouleront en trois étapes étalées sur huit mois. Il en coûtera 28 millions de francs, dont 80 pour cent seront pris en charge par la Confédération.
19.9.00
Le canton de Genève demande la réalisation du raccordement entre les deux gares genevoises de la Praille et des Eaux-Vives. L'initiative déposée par le canton de Genève vise à réaliser le maillon manquant pour assurer la liaison avec le réseau ferré français. Cet ancien projet a été relancé au cours des années quatre-vingt. Les conseillers d'Etat Laurent Moutinot, Gérard Ramseyer et Robert Cramer ont indiqué à la presse qu'ils espéraient que le raccordement pourrait être inauguré en 2007. Le gouvernement genevois s'appuie en l'occurrence sur une convention passée en 1912 entre la Confédération, les CFF et le canton de Genève, qui prévoit la réalisation de cette liaison ferroviaire entre Genève et Annemasse. La Confédération, les CFF et le canton de Genève prendraient un tiers des frais chacun à leur charge.
20.9.00
Balfour Beatty, le groupe international opérant dans le secteur de l'ingénierie, de la construction et des services, communique aujourd'hui qu'il a acheté ADtranz Systèmes de transport ferroviaires pour 153 millions d'euros. Cette unité d'ADtranz développe et réalise des réseaux complets de transport, y compris leur mise en exploitation et le service après-vente. Elle occupe une position dominante en Allemagne - son principal marché -, en Suède, en Espagne et en Autriche. Elle a également des projets en cours dans d'autres pays (Turquie, Chine, Malaisie, Amérique du sud, Grande-Bretagne). L'unité dispose d'une filiale dans certains pays. Les Chemins de fer allemands, Banverket en Suède, la RENFE en Espagne et les ÖBB en Autriche comptent parmi les principaux clients de l'unité d'ADtranz. Certaines entreprises de transport locales et régionales font également appel à ses services en Allemagne, en Chine et en Turquie. ADtranz Systèmes de transports ferroviaires a réalisé un chiffre d'affaires de 290 millions d'euros et un bénéfice après intérêts et impôts de 16,25 millions d'euros en 1999. Des commandes pour un montant de 467 millions d'euros étaient enregistrées le 31 décembre 1999. L'unité compte quelque 1'400 employés.
20.9.00
La ville de Zurich a modifié ses directives sur les services de taxi datant de 1978. La nouvelle réglementation prévoit des taxis non fumeurs et exige des véhicules répondant aux normes antipollution les plus récentes. La révision des directives n'a fait l'objet d'aucune opposition au Parlement. Les taxis sont définis comme "moyens de transport au service de la communauté" placés entre les transports publics et les transports individuels. C'est ainsi que les taxis peuvent, en certains endroits, emprunter la voie réservée aux trams et aux bus. Les chauffeurs de taxi obtiennent dorénavant une licence après trois ans de pratique et non plus deux ans. Ces modifications visent à lutter contre les brebis galeuses et à améliorer la sécurité et l'image de marque des quelque 1'300 taxis zurichois. Les clients peuvent dorénavant s'adresser à la police administrative pour présenter des réclamations.
21.9.00
Le Chemin de fer du Brunig doit devenir plus performant. Les CFF ont présenté à Lucerne un programme d'investissements de 100 millions de francs. L'effectif du personnel devrait passer de 220 à 180 agents. Aucun licenciement n'est prévu. Les CFF entendent prendre les devants pour préparer le Chemin de fer du Brunig - ligne à voie étroite et partiellement à crémaillière entre Lucerne et Interlaken - à affronter la concurrence dans un marché libéralisé. L'exploitation actuelle étant très peu automatisée, elle nécessite un nombre important d'agents, ont indiqué les responsables. Il est prévu que ledit chemin de fer sera bénéficiaire d'ici 2005 et qu'il sera alors transformé en société anonyme. Il a été renoncé à faire ce pas en l'an 2000 déjà, a déclaré Philippe Gauderon, responsable du trafic régional des CFF. Plus de 50 millions de francs seront investis dans de nouvelles rames affectées au trafic entre Lucerne et Giswil et Meiringen et Interlaken. Elles remplaceront les convois actuels, dont certains sont en circulation depuis près de 60 ans. Le remplacement des trains directs est jugé moins urgent. Quelque 20 millions de francs seront investis dans des installations de sécurité des trains. Le poste de commande de toute la ligne, longue de 74 kilomètres, sera installé à Meiringen. Seules les gares de Hergiswil NW, Sarnen OW, Meiringen et Brienz BE seront encore desservies par du personnel. 20 millions seront réservés à la réalisation de la double voie entre Lucerne/Allmend et Horw. Les exigences des cantons en matière de trafic régional seront déterminantes pour définir l'ampleur des mesures d'extension. Les CFF ne construisent pas d'installations en réserve, a déclaré Philippe Gauderon. La commande à distance des gares ainsi que les mesures de rationalisation des ateliers de Meiringen auront des incidences sur l'effectif du personnel. 30 à 40 emplois seront supprimés. Cette réduction sera absorbée sous la forme de départs naturels, de recyclages et de mutations au sein de l'entreprise des CFF. Il n'y aura pas de licenciements. Le matériel roulant moderne implique moins d'entretien, a précisé Philippe Gauderon. Le Chemin de fer du Brunig est attribué à l'unité d'affaires "Trafic régional". Il demeure toutefois autonome et doit démontrer sa rentabilité.
21.9.00
Le Conseil d'Etat thurgovien a attribué les services de bus nocturnes devant desservir une grande partie du canton au centre régional de Car postal pour les cantons de Thurgovie et de Schaffhouse ainsi qu'à la société Bus Ostschweiz SA à Wil. La nouvelle offre devrait être mise en place au changement d'horaire du 10 juin 2001. L'offre actuelle des transports publics en soirée présente de grandes différences entre les régions du canton. Les carences de l'offre en soirée engendrent des effets négatifs sur l'utilisation de l'offre diurne. La clientèle renonce à utiliser l'offre de transports publics diurne si la possibilité de rentrer à domicile en fin de soirée ne lui est pas proposée, estime le gouvernement. Le projet prévoit un service de minibus au départ des gares de Frauenfeld, de Weinfelden, d'Amriswil, de Constance/Kreuzlingen et de Wil à partir de 20 heures. Les minibus conduiront les clients à domicile dans les secteurs de Iselisberg, Seerücken, Aadorf, Sonnenberg, Nollen, Göögelland et Tannzapfenland. Ils circuleront, à la cadence horaire, à heures fixes jusqu'à 23 heures, du lundi au jeudi ainsi que le dimanche et jusqu'à 24 heures les vendredis et samedis. L'expérience a montré que de tels services sont avant tout appréciés des femmes et des jeunes. Un supplément de deux francs est perçu de chaque voyageur. Les coûts inhérents à cette opération s'élèveront à 1,16 million de francs. Le canton de Thurgovie prendra 1,06 million de francs à sa charge au début.
21.9.00
La localité de Liestal devrait obtenir un nouveau raccordement au réseau autoroutier: le parlement de Bâle-Campagne a donné mandat au gouvernement, par le biais d'une motion, de réaliser un semi-raccordement de la Gasstrasse à l'autoroute J2. Il a en outre accepté des propositions portant sur la protection antibruit et sur la modernisation de la gare du chef-lieu. La motion a été acceptée dans une proportion de trois contre un, contre l'avis du gouvernement. L'auteur (PRD) de la motion vise à décongestionner les routes d'accès au chef-lieu en réduisant les distances. La directrice des travaux, Elsbeth Schneider, a attiré l'attention des parlementaires sur le coût de six millions de francs à la charge du seul canton et sur l'avis de l'Office fédéral des routes, qui considère qu'un tel raccordement contribuerait non seulement à délester le réseau routier, mais engendrerait également du trafic supplémentaire. Sans succès. Le gouvernement a en outre reçu mandat du parlement d'intervenir auprès de l'Office fédéral des transports pour obtenir des mesures visant à réduire le bruit des trains. Le Grand Conseil a également accepté un postulat PRD demandant que du matériel roulant moins bruyant soit utilisé et que les mesures d'assainissement du bruit soient accélérées, compte tenu du trafic de ferroutage et de transit.
22.9.00
La première journée sans voiture réalisée à l'échelle européenne n'a pas rencontré un réel succès. En effet, le trafic routier enregistré dans de nombreuses villes des quelque 800 qui ont participé à l'opération n'a pas reculé par rapport à une journée normale. La ville de Vienne a même été paralysée certains moments en son centre. Les transports publics ou le vélo n'ont pas été utilisés plus que d'habitude, a annoncé l'agence d'information autrichienne APA. Le temps maussade et humide est cité comme explication possible. En France, la radio annonçait des bouchons de près de 60 kilomètres, le matin déjà, à l'intérieur et aux alentours de la ville de Paris. Madrid a été la seule grande ville européenne qui a annoncé un recul du trafic. Moins 13 pour cent pour la capitale espagnole en dépit d'un trafic très dense. L'action n'a pas eu un impact très marqué non plus en Allemagne, dans les 170 villes qui y ont participé. Les transports en commun n'ont pas constaté de hausse du nombre de passagers. Certaines manifestations, tels des circuits pour piétons, des défilés de patineurs à roulettes et des présentations culturelles et musicales, ont en revanche connu un franc succès. A Bruxelles et à Varsovie, quelques politiciens ont montré le bon exemple en se déplaçant en vélo. C'est ainsi que la commissaire européenne à l'environnement, Margot Wallström, s'est déplacée en vélo à travers Bruxelles, accompagnée de certains de ses collègues de la commission de l'UE. Elle a déclaré que près de 80 pour cent de la population vit en site urbain et est particulièrement exposé aux nuisances du trafic automobile. Elle a aussi mis l'accent sur le fait que la hausse actuelle des prix de l'essence mettait en évidence la dépendance des carburants fossiles et la nécessité de développer d'autres solutions à long terme. Plus de 800 villes européennes de 24 pays européens ont participé à la journée sans voiture. Une bonne dizaine de villes suisses ont suivi le mouvement. A Berne, deux tronçons de rue sont restés totalement libérés du trafic automobile pendant douze heures. Le centre-ville de Bâle est demeuré aussi interdit à la circulation automobile jusqu'en début de soirée. Lausanne a participé à l'opération avec sept communes de l'agglomération. Rares ont été les automobilistes à renoncer à leur véhicule en ville de Zurich.
22.9.00
Les travaux de percement du tunnel de base du Lötschberg peuvent commencer en Valais. Le premier grand tunnelier d'AlpTransit a été présenté aujourd'hui. Il disparaîtra dans la montagne le 2 octobre. Cet engin de 142 mètres de long et de 9,4 mètres de large a été construit à Schwanau en Allemagne. Nous avancerons de 17 à 20 mètres par jour, a déclaré le responsable des sites de Steg VS et de Rarogne VS chez Matrans, Bernhard Schleich, à la presse. Le tunnelier, qui coûte 22,5 millions de francs, entrera en action le 2 octobre et percera près de neuf kilomètres de roche. Il sera utilisé dans les zones de roche compacte. Le reste du tunnel sera achevé à l'explosif. Le site de Steg comptera 120 ouvriers, celui de Rarogne 180. Le portail de Steg a été béni et placé sous la protection de Sainte Barbe, la patronne des mineurs. Le second tunnelier destiné au site de Rarogne sera livré en janvier 2001. Le portail y est actuellement en construction. Le tunnel de base du Lötschberg reliera Frutigen BE à Rarogne VS. Il est construit à partir de cinq points d'attaque différents. Si les travaux ont commencé en automne 1999 déjà au site de Mitholz BE, ceux du site de Frutigen ne débuteront qu'en 2001. Le tunnel, long de 34,6 kilomètres, devrait être opérationnel en 2006/2007. Les coûts s'élèveront à 3,2 milliards de francs.
22.9.00
Le Jura devrait lui aussi mettre en place une communauté tarifaire. Le projet présenté à Delémont prévoit un lancement en juin 2001. Une tarification basée sur 16 zones remplacera les tarifs kilométriques actuels. Quelques communes du Jura bernois, dont Moutier, ainsi que la localité bâloise de Roggenburg seront intégrées dans la communauté. Y participent les CFF, les Chemins de fer du Jura (CJ), Car postal et les Transports en commun de Delémont. La communauté recensera 110 kilomètres de lignes de chemin de fer et 27 lignes de bus. L'abonnement mensuel coûtera 51 francs. L'abonnement de cinq zones, qui coûtera 100 francs par mois ou 1'134 francs par an, permettra de se déplacer librement dans tout le canton. La réduction de prix par rapport au tarif actuel est d'environ un quart. Il en coûtera environ 600'000 francs par année au canton. Le Parlement est appelé à légiférer d'ici à janvier 2001. Quatre millions de passagers empruntent chaque année les transports publics dans le Jura.
24.9.00
Le canton d'Uri demeure un paradis fiscal s'agissant de l'impôt sur les véhicules à moteur. Les citoyens ont rejeté une augmentation de l'impôt par 6'621 voix contre 3'572. La participation a atteint 41,4 pour cent. L'UDC enregistre ainsi un premier succès dans le canton d'Uri. Il avait, référendum à l'appui, pris le contre-pied du nouveau régime fiscal proposé, considérant celui-ci comme inapproprié pour les classes moyennes, les PME et les régions périphériques. Les autres partis étaient favorables au projet. Uri fait partie des cantons dont l'impôt sur les véhicules à moteur est le plus bas en Suisse. Seul l'impôt sur les voitures et sur les remorques légères devait être relevé. Les nouveaux tarifs auraient apporté une manne de près de un million de francs à la caisse cantonale. Des raisons inhérentes à la politique financière avaient conduit le gouvernement et le parlement à envisager une adaptation de l'impôt sur les véhicules à moteur.
24.9.00
Votations populaires: pas de tournant en matière d'énergie. Le peuple et les Etats ont dit trois fois non aujourd'hui aux projets présentés: à la redevance incitative sur l'énergie, à l'initiative solaire et au contre-projet, soit à la redevance promotionnelle ou pour l'encouragement des énergies renouvelables. Les milieux économiques étaient satisfaits. Les perdants demandent une loi plus stricte en matière de CO2. En s'opposant à tout renchérissement de l'énergie, le souverain n'a pas suivi les consignes des autorités "oui - non - oui". L'initiative solaire demandait une redevance, limitée dans le temps, de 0,5 centime par kw/h sur les énergies non renouvelables, soit les huiles minérales, le gaz et l'uranium, afin de promouvoir l'énergie solaire et l'utilisation efficace de l'énergie. Elle a été rejetée par 1'363'746 voix (68,1 pour cent) contre 636'454 voix (31,9 pour cent) et par tous les cantons. La redevance pour l'encouragement des énergies non renouvelables, de 0,3 centime, qui, outre le même but, visait aussi à renforcer la position des usines hydro-électriques mises en péril par l'ouverture du marché de l'électricité, a mieux résisté. Ce contre-projet à l'initiative solaire a toutefois été rejeté par 1'055'796 voix (53,4 pour cent) contre 921'292 voix (46,6 pour cent). Seuls quatre cantons l'ont accepté: le canton des Grisons, particulièrement concerné par l'énergie hydro-électrique, par 56,4 pour cent, le demi-canton de Bâle-Ville - qui est par ailleurs le seul canton à connaître une redevance promotionnelle sur l'énergie -, par 56,0 pour cent, le canton de Genève, par 52,6 pour cent, et le canton de Berne, par 50,2 pour cent. Au travers d'une redevance incitative sur l'énergie non renouvelable de deux centimes au maximum, le Conseil fédéral et le Parlement fédéral entendaient engager le processus de réforme fiscale écologique en 2004. Le souverain ne les a pas suivis puisqu'il a rejeté le redevance incitative par 1'119'257 voix (55,4 pour cent) contre 897'602 voix (44,6 pour cent). Les cantons de Bâle-Ville (57,0 pour cent), des Grisons (54,7 pour cent) et de Zurich (51,8 pour cent) ont été les seuls à approuver le projet. Les cantons du Valais et de Neuchâtel ont rejeté le projet le plus massivement par 65,9 pour cent chacun. Le peuple en a assez de se voir présenter des nouvelles taxes, ont estimé les adversaires des projets présentés. La réforme fiscale écologique n'est plus à l'ordre du jour, indique le PRD. L'UDC considère que de nouvelles taxes n'ont aucune chance d'être acceptées. Les associations patronales estiment que des inconvénients majeurs sont ainsi évités à l'économie. Les entreprises d'électricité suisses voient leur position renforcée dans la perspective de l'ouverture du marché de l'électricité; elles estiment que la voie est ouverte pour légiférer.
25.9.00
Les citoyens de la ville de Lucerne ont approuvé la transformation des Transports publics (VBL) en une société indépendante par 12'092 voix contre 7'564. La ville demeure actionnaire principal.
25.9.00
L'Association suisse de lutte contre les émissions du trafic aérien (SSF) met en garde contre les incidences négatives d'une utilisation de l'aérodrome militaire d'Emmen à des fins civiles. Elle considère que les zones d'habitation et de détente ainsi que la Suisse centrale en tant que région touristique perdraient de leur attrait, dès lors qu'un aéroport civil à Emmen-Lucerne occasionnerait du bruit supplémentaire du matin au soir, tous les jours de la semaine. La SSF s'oppose à ce que tous les aérodromes militaires soient transformés en aéroports civils, estimant que l'avion n'est pas un mode de transport de proximité et que les différentes régions doivent être reliées par des moyens de transport terrestres. La raison commande de se déplacer en voiture ou en train entre l'aéroport de Kloten et la Suisse centrale, indique la SSF dans son communiqué.
25.9.00
Le service des automobiles du canton de Zurich doit être privatisé partiellement. Tel est le souhait de l'UDC et du PRD, dont le postulat et la motion respectifs ont passé la rampe du Grand Conseil zurichois. Dans leur postulat, les trois parlementaires de l'UDC appellent le gouvernement à confier, en tout ou en partie, l'expertise des véhicules aux exploitants de garages privés. En délestant le service cantonal des automobiles d'une tâche qui n'est pas centrale pour l'Etat, les autorités allégeront financièrement les comptes dudit service, a déclaré Jürg Trachsel (UDC, Richterswil). La privatisation de l'expertise des véhicules permettra d'améliorer le service à la clientèle en réduisant le temps nécessaire aux contrôles et les coûts, a estimé Hans Badertscher (UDC, Seuzach). Le Grand Conseil a accepté le postulat de l'UDC par 92 voix contre 49, en dépit des critiques formulées par la gauche. Les trois députés du PRD demandent dans leur motion que des exploitants privés puissent proposer les mêmes prestations que le service des automobiles en précisant qu'il en va uniquement de l'amélioration des prestations et du service à la clientèle. Estimant que la population pourra en tirer un réel profit, ils proposent de privatiser les trois secteurs suivants: l'homologation des véhicules routiers, l'expertise périodique desdits véhicules et la perception de taxes et de redevances. La motion du PRD a été acceptée par 95 voix contre 47.
25.9.00
Il importe que la Confédération accorde des prêts aux usines hydro-électriques dans des cas de rigueur, c'est-à-dire lorsqu'elles seraient menacées de faillite ou qu'elles seraient contraintes d'offrir leur capital au plus offrant en raison de l'ouverture du marché de l'électricité. Telle est la proposition formulée par la commission du Conseil des Etats, suite au rejet de la redevance pour l'encouragement des énergies renouvelables. Le Conseil des Etats avait, en automne, repoussé le délai pour légiférer en matière de loi sur le marché de l'électricité, afin de décider en connaissance de cause. Cette redevance aurait permis d'encaisser quelque 200 millions de francs par an pour moderniser l'énergie hydraulique et pour indemniser certains investissements ruineux. La commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie a accepté une proposition minoritaire de Vreni Spoerry (PRD/ZH), a indiqué la présidente Erika Forster (PRD/SG). La proposition vise à accorder, dans des cas exceptionnels, des prêts remboursables à des centrales hydro-électriques pendant dix ans. Il incombera au Conseil fédéral de définir les centrales qui ne seront provisoirement pas en mesure d'amortir leur installation en raison de la libéralisation du marché de l'électricité. Les prêts et les intérêts devront être remboursés lorsque la situation financière de la centrale le permettra. La modernisation et la pérennité de l'énergie hydro-électrique sont des éléments qui ne devraient pas être intégrés dans ladite loi, compte tenu du non enregistré également dans plusieurs cantons à caractère montagnard lors de la votation populaire, a déclaré Erika Forster. La question n'est pas réglée pour autant. La commission sera appelée à se pencher sur celle-ci à l'appui d'un postulat qui doit encore être formulé. La commission entend également veiller à ce que le transport de l'électricité ne fasse pas l'objet de grandes différences de prix. Les cantons seront appelés à comparer les différents subsides qu'ils accordent sur leur territoire. Le Conseil fédéral peut, à la rigueur, ordonner la création d'un fonds de compensation obligatoire.
25.9.00
Le gouvernement uranais s'oppose à la perception d'un péage au tunnel du Gothard, a déclaré le directeur de l'économie cantonale, Isidor Baumann, en réponse à une interpellation de l'UDC au Grand Conseil. Le Parlement sera appelé à se prononcer. La motion déposée par le député de l'UDC vise à introduire un péage au tunnel du Gothard, des installations de chargement et de déchargement des camions, ainsi qu'une société d'exploitation commune du tunnel routier et du tunnel ferroviaire. Le gouvernement s'oppose à une déclaration de pertinence. La motion contient des points touchant à des principes dont la réglementation n'est pas de la compétence du canton et du parlement cantonal, de sorte qu'elle est en contradiction avec le règlement du Parlement, a déclaré Isidor Baumann. S'y ajoute un élément touchant à la politique institutionnelle: le Tessin s'est toujours opposé à la perception de péages au Gothard pour sauvegarder le libre accès aux autres cantons suisses. En exigeant la perception de péages, le canton d'Uri s'aliénerait la sympathie du Tessin. Isidor Baumann a poursuivi en arguant que la décision de percevoir des péages pour franchir un tunnel revenait à l'Assemblée fédérale et non au canton d'Uri et qu'il en allait de même s'agissant du chargement des camions sur le rail et d'une exploitation commune du tunnel routier et du tunnel ferroviaire. Enfin, le gouvernement uranais considère que l'affectation des terrains nécessaires à la réalisation d'un terminal de chargement et de déchargement des véhicules dans la partie inférieure de la vallée de la Reuss serait guère raisonnable au vu de l'exiguïté du territoire dans cette région.
25.9.00
Le Parlement du canton de Zurich a, par 87 voix, accepté le caractère d'urgence du postulat déposé par les partis socialiste et évangélique, qui vise à obtenir une pause nocturne de sept heures à l'aéroport de Zurich-Kloten. De l'avis des auteurs du postulat, il y a lieu d'intégrer la pause nocturne proposée par le gouvernement zurichois (23h. à 6h.) dans le règlement provisoire d'exploitation de l'aéroport, applicable à partir du 1er juin 2001. Les besoins des riverains en matière de repos nocturne ne sauraient être ignorés plus longtemps, a déclaré Ruedi Lais, député socialiste (Wallisellen) au Parlement cantonal. Celui-ci estime que le Parlement cantonal se doit de prendre enfin une décision claire et nette. L'urgence du postulat découle de la nécessité d'accorder suffisamment de temps à l'aéroport et aux compagnies aériennes pour procéder aux adaptations techniques et d'exploitation qui s'imposent. Le PS, les Verts, le parti évangélique, le PDC ainsi qu'une partie de l'UDC ont opté pour le caractère d'urgence du postulat. Le Conseil d'Etat est appelé à se prononcer dans les quatre semaines qui suivent.
26.9.00
L'Autriche a à nouveau maille à partir avec l'Union européenne au sujet du transit alpin. Selon la Cour de justice de l'UE, les péages perçus sur les poids lourds au Brenner sont contraires à la législation de l'UE. La Suisse est actuellement dans une meilleure position à la faveur de la RPLP. La Cour de justice européenne à Luxembourg a conclu que les péages perçus sur l'autoroute du Brenner violaient la directive de l'UE sur le transport des marchandises, estimant qu'ils constituaient une discrimination à l'égard des camionneurs étrangers, d'une part, et qu'ils étaient trop élevés, d'autre part. L'Autriche avait augmenté les péages en 1995 et en 1996 pour tous les poids lourds de plus de trois essieux qui circulent sur tout le parcours soumis à péages. La Cour de justice a constaté que cette mesure touchait essentiellement les transporteurs étrangers, 84 pour cent des camions concernés étant immatriculés hors de l'Autriche. Les camions qui n'empruntent qu'une partie du tronçon soumis à péages paient une taxe beaucoup moins élevée au kilomètre depuis lesdites augmentations. Il s'agit pour l'essentiel de camions autrichiens. Cette mesure, prise par l'Autriche, constitue une discrimination directe des camionneurs étrangers, estime la Cour de justice européenne. Elle considère que les relèvements de taxes ont de surcroît engendré une discrimination en fonction des points d'origine et de destination des véhicules. Ce qu'interdit précisément la directive européenne. Le parcours entier qui est soumis à péages est essentiellement utilisé pour les transports en transit, alors que les parcours partiels sont utilisés en trafic domestique. La Cour a également relevé que le niveau des péages est, lui aussi, contraire à ladite directive, qui prévoit que de telles taxes doivent être perçues en fonction des coûts de construction, d'exploitation et de modernisation de l'infrastructure. Les péages perçus au Brenner dépasseraient de loin ce niveau, a-t-elle observé. La législation européenne prévoit que les tarifs ne sauraient être justifiés par des raisons liées à la protection de l'environnement ou à un objectif de politique des transports, tel le transfert modal. Des informations en provenance de Vienne indiquent que le ministre des transports autrichiens, Michael Schmid, n'entend pas baisser les tarifs au Brenner, en dépit dudit jugement. Ce jugement est un camouflet à l'égard d'une politique des transports européenne respectueuse de l'écologie, a rapporté l'agence d'information autrichienne APA en citant le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel. Michael Schmid a trouvé de surcroît insolite le fait que l'Autriche soit plus mal traitée qu'un pays non membre de l'UE comme la Suisse, avec laquelle l'UE a conclu des accords prévoyant des péages de transit plus élevés.
26.9.00
Le nouveau train de mesures d'économies "SO+" présenté par le gouvernement soleurois a fait l'objet de vives critiques au Parlement. Le PS et les Verts se sont opposés à un démontage social et écologique. Les représentants bourgeois ont, quant à eux, fait connaître leur désapprobation s'agissant de nouveaux impôts. Le paquet ficelé par le gouvernement soleurois comprend 60 mesures qui devraient permettre à l'Etat soleurois de réduire son taux d'endettement en économisant 150 millions de francs au cours de ces cinq prochaines années. Au début de sa session de deux jours spécialement consacrée à "SO+", le Parlement a décidé, à une large majorité, contre l'UDC et les Verts, d'augmenter la taxe sur les véhicules à moteur. Le produit actuel de la taxe, augmenté ainsi de cinq millions de francs, permet d'atteindre la moyenne suisse. Le Parlement a en revanche rejeté, par 64 voix contre 50, la proposition de réduire dans la mesure du possible les prestations des transports publics. Une économie de près de 5 millions de francs aurait ainsi été possible. Cela n'est pas envisageable dans un canton où les CFF figurent au second rang des employeurs, a déclaré un représentant du PS.
26.9.00
Le niveau sonore des trains des Chemins de fer fédéraux suisses sera réduit progressivement jusqu'en 2015. Le Conseil fédéral a mis en vigueur le 1er octobre la loi fédérale sur l'assainissement du bruit des chemins de fer et l'arrêté fédéral sur le financement de l'assainissement du bruit. Les mesures prévues au programme peuvent dès lors être mises en œuvre, a communiqué l'Office fédéral des transports (OFT). La première mesure consiste à doter le matériel roulant des chemins de fer de nouveaux types de frein qui abaissent sensiblement le niveau sonore de roulement des véhicules. La seconde mesure vise à installer des parois antibruit le long des voies et/ou des fenêtres isolantes aux bâtiments situés près des tronçons de lignes de chemin de fer où le niveau sonore sera encore trop élevé. Un montant de 1,85 milliard est affecté à ces mesures. L'OFT communique que les CFF disposent d'un plan d'assainissement de leur matériel roulant, qui prévoit l'adaptation du parc entier de voitures jusqu'en 2004, soit juste avant la mise en route de Rail 2000. Les wagons à marchandises seront également adaptés. Les travaux techniques dureront jusqu'en 2009. L'OFT a, pour sa part, donné mandat aux chemins de fer privés de prendre des mesures pour assainir leur matériel roulant lorsque la norme sonore est dépassée. L'OFT a présenté, à fin mai déjà, la planification des tronçons de lignes problématiques du point de vue de l'assainissement phonique en précisant que les projets portant sur les couloirs de ferroutage au Gothard et au Lötschberg avaient la priorité. L'assainissement du matériel roulant sera achevé en 2009. Quant à l'aménagement de parois antibruit et à la pose de fenêtres isolantes, la date limite est fixée à 2015.
27.9.00
Le Grand Conseil du canton de Glaris a donné son feu vert à la mise en place d'un service de bus dans la région de l'Unterland glaronnais/Kerenzerberg en libérant un montant de près de 1,5 million de francs pour couvrir les coûts de la période d'essai de trois ans et demi. Le lancement de l'offre et le crédit n'étaient pas contestés. Le nouveau service de bus permet de mieux relier les communes de la région de Kerenzerberg au réseau CFF en assurant la desserte de localités éloignées des gares. Le Parlement a également approuvé l'octroi d'un crédit supplémentaire de 720'000 francs pour couvrir les dégâts que l'ouragan "Lothar" a causés aux forêts. Ce dernier n'avait certes touché le canton de Glaris qu'en marge. Il s'avère néanmoins que les dégâts occasionnés peuvent avoir des effets secondaires. Raison pour laquelle le Grand Conseil a opté pour une rallonge de 280'000 francs, ce qui porte le montant total du crédit à un million de francs.
28.9.00
Le conseiller fédéral Kaspar Villiger n'exclut pas, suite à la pression exercée par les camionneurs, d'introduire la RPLP plus tard que prévu. Le Conseil fédéral entend à tout le moins examiner la demande présentée, a déclaré le conseiller fédéral suite à une entrevue qu'il a eue avec les représentants de l'Association suisse des transports routiers (ASTAG). A cette occasion, ladite association a demandé le report de l'introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) du 1er janvier au 1er avril 2001. Kaspar Villiger a donné les informations suivantes aux médias suite à la rencontre qu'il a eue avec l'ASTAG: le Conseil fédéral est disposé à examiner les conséquences d'un éventuel report, quand bien même la marge de manœuvre est "très, très étroite". En tant que ministre des finances, j'y suis opposé, compte tenu des sujétions qui seraient liées à un tel report et du manque à gagner qui en résulterait pour la construction des NLFA. Nous examinons néanmoins si les problèmes qui sont apparus justifient un tel report. Je comprends la préoccupation de la branche, mais il s'agit d'un pur hasard que les prix du carburant soient maintenant aussi élevés, alors que nous nous trouvons à la veille de l'introduction de la RPLP. L'ASTAG a toutefois préféré le dialogue au boycottage. Le ministre des finances ne voit aucune marge de manœuvre pour l'instant s'agissant de l'imposition fiscale des carburants. Une baisse des entrées fiscales entraînerait un sensible retard dans l'achèvement du réseau autoroutier. Il est toutefois imaginable d'envisager une légère baisse des impôts à long terme. Il n'y a finalement pas d'autre possibilité que de faire appel à la compréhension des consommateurs, sur qui la hausse des coûts sera reportée. L'ASTAG a fait savoir que les prix des transports routiers seront augmentés de deux à quatre pour cent dès le 1er octobre 2000.
28.9.00
Le tronçon valaisan de la route du col de la Furka a été inauguré à Gletsch, au terme de quarante ans de travaux. Le tronçon de 10,3 kilomètres qui relie Gletsch au sommet du col constitue le dernier maillon des travaux entrepris à partir de Sion. S'agissant du versant uranais du col, la route est par endroits très étroite et sinueuse et mériterait également d'être aménagée. Les coûts globaux des aménagements apportés à la route sur le territoire du canton du Valais ne peuvent pas être déterminés, a-t-on appris de source valaisanne, la comptabilité ayant subi des changements au cours des quarante années de travaux. Ce qui est certain, c'est que la Confédération a pris en charge les 80 à 82 pour cent des coûts. La durée des travaux est liée aux conditions climatiques qui règnent à cette altitude et qui permettent de poursuivre les travaux pendant quatre mois par an seulement. Lors de l'inauguration, le conseiller d'Etat Jean-Jacques Rey-Bellet a déclaré que la route du col reliait le Bas-Valais au Haut-Valais et deux cantons aux cultures fort différentes. La route fait partie des parcours touristiques classiques. Le conseiller d'Etat a exprimé le souhait que les uranais modernisent également le tronçon de la route du col qui se trouve sur leur territoire. De concert avec le directeur des travaux du canton d'Uri, Oskar Epp, il a ensuite dévoilé la pierre commémorative érigée au sommet du col. Le passage alpin de la Furka était déjà utilisé au temps des Romains. C'est au 13e siècle déjà que les échanges de marchandises par la route du col ont pris de l'essor. Celle-ci a été aménagée la première fois entre 1864 et 1866 à partir de Gletsch. Si les premières diligences ont franchi le col en 1867, il aura fallu attendre 1921 pour voir les premiers cars postaux en faire autant.
28.9.00
La société BLS AlpTransit a adjugé les travaux liés à la construction du pont sur le Rhône et du tronçon de ligne qui rejoindra la ligne de la vallée du Rhône. Les travaux ont été attribués pour l'essentiel à des entreprises valaisannes; ce, pour un montant de près de 37 millions de francs. Le chantier du pont du Rhône comprend la réalisation de deux ponts ferroviaires qui relieront le portail sud de Rarogne du tunnel de base du Lötschberg à la ligne de la vallée du Rhône. Les deux ponts en béton armé mesurent 821 et 554 mètres. Ils coûteront 31,2 millions de francs, a précisé le BLS. Les 5,7 millions de francs restants seront en particulier affectés au déplacement de la ligne ferroviaire de la vallée du Rhône sur une distance de 1,5 kilomètre. La SA BLS AlpTransit a déjà adjugé une grande partie des travaux de construction de la ligne de base du Lötschberg. Restent les adjudications de l'important lot de Ferden, à partir duquel le tunnel de base sera creusé en direction de Berne et de la vallée du Rhône, et du tronçon d'accès au tunnel de base dans les environs de Frutigen.
28.9.00
Les 18 tunnels de l'autoroute A13 et les 47 tunnels des routes cantonales des Grisons seront mieux surveillés à l'avenir. Le groupe de travail des organisations des "lampes bleues" prend cette tâche à son compte. Le groupe de travail est conduit par le service des ponts et chaussées du canton des Grisons, a indiqué la chancellerie d'Etat. Un préposé à la sécurité de chaque tunnel de l'autoroute A13 a été désigné, dont la tâche consiste à veiller à ce que les risques inhérents à l'exploitation du tunnel soient recensés et à ce que les mesures idoines soient prises. Ce renforcement des mesures de sécurité a été décidé par l'Office fédéral des routes suite aux tragiques accidents survenus dans les tunnels routiers du Mont-Blanc et du Tauern. Un groupe de travail mis en place par ledit office a examiné les tunnels du réseau autoroutier suisse et proposé différentes mesures pour en améliorer la sécurité.
29.9.00
L'EuroAirport doit réduire son impact en matière de bruit et de pollution atmosphérique. Telle est la résolution formulée par la première Conférence de bon voisinage tenue par les communes de l'agglomération bâloise. L'aéroport est un élément important de la région en matière d'infrastructure, est-il relevé dans la résolution. Son impact sur l'environnement se fait toutefois sentir dans les trois pays qu'il dessert. Les riverains en souffrent de manière croissante. Il n'est pas acceptable que la qualité de vie des habitants se détériore en raison du trafic aérien. Aussi ladite conférence exige-t-elle que la période de repos nocturne, prévue entre 22h.00 et 07h.00, soit strictement respectée, que les compagnies évitent de faire tourner, à l'air libre, les moteurs d'avions à l'arrêt et, enfin, que les avions particulièrement bruyants soient résolument éliminés. La conférence demande également davantage d'égards pour les riverains lors des manœuvres d'atterrissage et de décollage, ainsi que davantage de transparence. Elle considère que l'EuroAirport ne peut se développer indéfiniment et que cette exigence n'est pas contraire aux intérêts économiques de la région. La directrice des travaux de Bâle-Campagne, Elsbeth Schneider, a donné des explications concernant les lignes du RER de la région bâloise tout en critiquant l'absence d'un chemin de fer urbain rapide en ville de Bâle. De telles liaisons rapides traversant la ville et desservant les différentes zones urbaines seraient dans l'intérêt de la région, selon Elsbeth Schneider. La conseillère d'Etat bâloise, Barbara Schneider, a, quant à elle, donné des informations sur les concepts et les projets de développement de l'agglomération bâloise dans les trois pays. L'agglomération se doit d'améliorer la collaboration interrégionale par delà les frontières en planifiant et en réalisant les projets ensemble.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Octobre 2000 2.10.00
Les pays de l'UE se disputent encore pour obtenir une part des contingents de camions de 40 tonnes accordés par la Suisse aux entreprises de transport européennes à partir de l'an prochain. Les 15 ministres des transports n'ont pu se mettre d'accord à Luxembourg sur une clé de répartition. Les ministres se sont querellés à ce sujet, a-t-on appris de source diplomatique. Ils auraient chargé des experts de revoir les quotas des différents pays jusqu'à la prochaine réunion du Conseil des ministres des transports, qui aura lieu en décembre. Un accord entre les 15 pays devient urgent. La Suisse accorde 300'000 autorisations de circuler en 2001 et le même nombre en 2002 à des camions de 40 tonnes des pays européens, à la mise en vigueur des accords bilatéraux. Le nombre passera à 400'000 les années suivantes. La Suisse se rapproche par étapes de la limite de 40 tonnes applicable aux poids lourds dans l'Union européenne. Le poids maximal passe dans un premier temps de 28 à 34 tonnes. La répartition des contingents entre les différents pays de l'UE a débouché sur une dispute. Les Italiens, les Hollandais, les Espagnols et les Belges ne veulent pas que seule la moitié des contingents soit destinée au transit, alors que le reste serait affecté aux livraisons en Suisse, comme le souhaite en particulier l'Allemagne. Les contingents ne couvrent qu'une faible partie des besoins calculés par l'UE en matière de transit routier par la Suisse. Il faut se rappeler que les camions de plus de 28 tonnes contournent actuellement notre pays. Leur nombre devrait s'élever à près de 830'000 selon des recensements effectués de concert par la Suisse, l'Autriche et la France.
3.10.00
348 personnes au total ont suivi l'appel lancé par l'Association zurichoise des locataires et ont présenté une demande de baisse de loyer justifiée par le bruit croissant du trafic aérien. La plupart des demandes émanent des localités d'Opfikon et de Glattbrugg. L'association avait, en mai, mis une lettre type à disposition des communes situées au sud de l'aéroport. Cette lettre demandait une baisse de loyer de 15 pour cent. Comme il fallait s'y attendre, la grande majorité des propriétaires a refusé toute baisse de loyer, est-il indiqué dans le bulletin de ladite association. Cette dernière s'adresse dès lors à l'autorité arbitrale. Elle ira jusqu'à porter le cas devant le tribunal des baux si les parties n'arrivent pas à s'entendre. En l'occurrence, l'association entend obtenir une décision de principe. Des 348 recours enregistrés, 106 proviennent d'Opfikon et de Glattbrugg, 87 de Wallisellen, 64 de Zurich-nord et 44 de Dübendorf. Le service des biens immobiliers du canton de Zurich a réagi suite aux demandes de baisse de loyer en accordant une réduction de loyer de 10 pour cent pendant trois mois aux locataires de Glattbrugg. Deux propriétaires privés ont reporté de quelques mois des augmentations de loyer qu'ils avaient prévues. La fermeture jusqu'au mois d'août de la piste ouest de l'aéroport de Zurich-Kloten a provoqué une forte augmentation du bruit dans les zones de Zurich-nord et de Pfannenstiel.
3.10.00
Les CFF modernisent des tronçons de voies et les gares de Zurich, de Berne et de Suisse orientale. Le conseil d'administration a également accordé un premier crédit partiel pour la construction d'une nouvelle gare de passage à Zurich. La planification et les travaux préparatoires en vue de la construction de cette seconde gare souterraine, qui sera juxtaposée à la gare centrale, pourront être réalisés pour un montant de 145 millions de francs, communiquent les CFF. La nouvelle gare comprendra quatre voies et sera reliée à Zurich Oerlikon par un tunnel, ce qui permettra la création de nouvelles liaisons ferroviaires. Elle sera terminée au plus tôt en 2012 et coûtera plusieurs centaines de millions de francs. Il n'a pas encore été décidé si la gare sera affectée exclusivement au trafic RER ou si elle connaîtra un trafic mixte avec les trains à longues distances. Le bâtiment principal de la gare de Berne sera modernisé pour un montant de près de 58 millions de francs. Une sortie largement dimensionnée sur la place de la gare ainsi qu'un accès du Bollwerk à l'aire de stationnement et à la gare postale sont également prévus. Les travaux commenceront en automne 2001 et dureront deux ans, selon les CFF. La voie d'accès de la Suisse orientale aux NLFA sera également modernisée. C'est ainsi qu'un montant de 55 millions de francs est consacré à la modernisation des gares de Lichtensteig, Wattwil, Kaltbrunn, Uznach et Schmerikon, toutes situées dans le canton de St-Gall. Il est prévu de remplacer les postes d'enclenchement, en partie encore mécaniques, par des installations commandées à distance et de relever la hauteur des quais pour rendre l'accès aux trains plus confortable. 19 aiguillages et 1800 mètres de voies seront supprimés dans l'opération, indiquent les CFF. Cela permettra d'augmenter la vitesse des trains à l'entrée et à la sortie des gares et d'améliorer la ponctualité. Les travaux de modernisation seront achevés en 2005. 65 liaisons RER seront proposées chaque jour dans le Weinland zurichois au lieu des 44 qui existent aujourd'hui. La ligne reliant Winterthour à Schaffhouse sera modernisée pour un montant de 40 millions de francs. Les gares intermédiaires, qui ne sont plus en très bon état, seront entièrement modernisées grâce à une contribution du canton de Zurich. Elles seront commandées à distance de Winterthour.
5.10.00
Le Conseil des Etats est, lui aussi, opposé à la vitesse généralisée de 30 km/h dans les localités. Par 31 voix contre 9, il recommande au peuple le rejet de l'initiative de l'ATE "Rues pour tous". Le Conseil fédéral est cependant appelé à encourager la mise en place de zones limitées à 30 km/h. Pierre-Alain Gentil (PS/JU) a soutenu l'initiative au nom d'une minorité de la commission. Sans succès. Il tombe sous le sens que le nombre et la gravité des accidents diminuent lorsque la vitesse est réduite. La tendance à réduire la vitesse est également observée à l'étranger. L'initiative aurait mérité de susciter un contre-projet. Le ministre des transports Moritz Leuenberger n'a pas tari d'éloges pour l'initiative. Le Conseil fédéral ne cédera jamais au fatalisme en acceptant la perte de 600 vies humaines chaque année sur les routes suisses. Il vise, lui aussi, une meilleure sécurité au travers de la modification de la loi sur le trafic routier qui est proposée. Une généralisation de la vitesse de 30 km/h dans les localités ne permet pas d'atteindre le but visé, a indiqué le ministre des transports. Le président de la commission Hans Hess (PRD/OW), appuyé par d'autres parlementaires, a reproché avant tout à l'initiative le fait qu'elle est difficile à mettre en œuvre et que les coûts liés aux adaptations nécessaires de l'infrastructure sont élevés. Rolf Büttiker (PRD/SO) a mis en garde contre un "autogoal classique des transports publics". La décision de réduire la vitesse doit être prise en fonction des conditions locales, est-il généralement estimé. Le Conseil des Etats n'est pas pour autant d'avis qu'un non à l'initiative permet de résoudre tous les problèmes. Il a accepté, sans opposition, une recommandation à l'intention du Conseil fédéral, par laquelle il invite celui-ci à élaborer un train de mesures visant à encourager la mise en place de zones limitées à 30 km/h et d'autres mesures analogues. Ce, d'ici la votation populaire sur l'initiative (mais au plus tard d'ici la fin juin 2001). De l'avis du Conseil des Etats, les cantons et les communes devraient disposer de la plus grande marge de manœuvre possible pour rendre le trafic moins dense en dehors des routes principales. Il considère également que les exigences portant sur les aménagements routiers et sur l'expertise déterminante pour fixer des réductions de la vitesse maximale devraient être simplifiées.
5.10.00
Les sections zurichoises des associations suisses "Protection des locataires (Asloca)", "Hausverein" et "Wohnungswesen/Coopératives d'habitation" (SVW) entendent abaisser les normes applicables au trafic aérien en matière de bruit. Elles ont à cet effet lancer une initiative cantonale. L'initiative intitulée "Protection contre le bruit des avions" exige une correction des normes sonores que le Conseil fédéral a introduit le 1er mai 2000 au travers de la loi sur la protection de l'environnement. Ce, en adoptant les valeurs inférieures définies par la commission fédérale en matière de normes sonores, ont indiqué les représentants du comité d'initiative aux médias. L'abaissement des normes vise à éviter qu'une partie non négligeable du canton de Zurich ne devienne inhabitable à terme en raison de l'aéroport, a déclaré la présidente de l'Asloca, Elisabeth Derisiotis. Le président de la SVW, Rolf Sibler, a, quant à lui, observé que le bruit occasionné par le trafic aérien incitait un nombre croissant de membres des coopératives d'habitation à changer de domicile et qu'il devenait toujours plus difficile de trouver de nouveaux locataires dans les zones touchées. Niklaus Scherr, responsable de l'Asloca, a pour sa part qualifié la décision d'alors du Conseil fédéral de marque de déférence devant le lobby aéroportuaire. Le Conseil fédéral avait en particulier relevé de 60 à 65 décibels la norme journalière limite applicable aux zones d'habitation et décrété que la norme limite à respecter durant la nuit était applicable non pas en moyenne horaire, mais en moyenne des trois heures de nuit durant lesquelles le trafic aérien est autorisé. L'initiative sera tout d'abord soumise au peuple zurichois si tant est qu'elle aboutit. Puis, en cas d'acceptation, l'Assemblée fédérale sera invitée à corriger les normes.
5.10.00
Les embouteillages font partie du décor quotidien dans les villes et les agglomérations. La LITRA propose un développement ciblé des transports publics pour décongestionner les routes et la perception d'un "centime urbain" pour son financement. Un nombre croissant d'artères des grands centres urbains doit faire face à un trafic qui représente un multiple de celui enregistré au Gothard lors des grands départs de vacances, a déclaré le conseiller d'Etat Peter Bieri (PDC/ZG) lors de la 64e assemblée des membres du service d'information pour les transports publics (LITRA). Des années durant, les débats ont porté sur les grands projets d'infrastructure ferroviaire. Le président de la LITRA considère que l'attention doit maintenant être portée sur le trafic urbain et d'agglomération. Il propose un développement continu, pour lequel un investissement de 2 à 2,5 milliards de francs est nécessaire. Un tel investissement est modeste si on le compare aux 30 milliards affectés aux grands projets d'infrastructure. Et il apparaît d'autant plus justifié que 70 pour cent de la population vivent dans les agglomérations, a précisé Peter Bieri, qui propose de percevoir un "centime urbain" pour en assurer le financement. La perception d'un supplément de 5 centimes au titre des droits de douane sur les huiles minérales permettrait d'obtenir un montant annuel de 340 millions de francs. La population vivant dans les agglomérations y retrouverait ainsi partiellement son compte, a lancé le président de la LITRA. Le crédit de près de 1,5 milliard de francs qui ne sera pas utilisé pour la première étape de Rail 2000 pourrait également être utilisé pour financer ces projets de développement. Encore faut-il que l'arrêté fédéral sur le financement des transports publics (FTP) soit modifié. Peter Bieri est d'avis qu'il doit aussi être fait quelque chose dans le secteur routier, tant il est vrai que l'accroissement du trafic posera davantage de problèmes à la route qu'au rail. De l'avis du conseiller fédéral Pascal Couchepin, qui participait à l'assemblée de la LITRA en tant qu'invité, il est illusoire de croire qu'il sera possible de faire face à la croissance du trafic en se limitant à améliorer l'infrastructure. La surface de la Suisse n'est pas extensible, a-t-il déclaré. Le ministre de l'économie voit une possibilité de faire face au développement du trafic en améliorant les performances des moyens de transport et en créant les conditions de marché propices à une saine concurrence. Cela signifie concrètement que les obstacles nationaux caractérisant tout particulièrement le trafic ferroviaire international devraient être éliminés. Le trafic individuel et les transports publics devraient être complémentaires. Pascal Couchepin a évoqué une situation de "win-win" en indiquant que la concurrence ne devait pas engendrer une opération blanche. Le train présente des avantages par rapport à l'avion sur des relations jusqu'à 500 kilomètres, alors que la voiture s'avère plus pratique pour transporter du matériel et des achats dans un rayon proche.
5.10.00
Le Conseil des Etats considère que 20 millions de francs ne sont pas suffisants pour atténuer les effets de la libéralisation des chemins de fer, de la poste et des télécommunications. Aussi demande-t-il, motion à l'appui, un engagement plus marqué de la part du Conseil fédéral. Ce dernier entend mettre un montant de 80 millions de francs à disposition des cantons et des régions particulièrement touchés par la libéralisation, au cours de ces quatre prochaines années, pour poursuivre, voire renforcer les mesures prises au titre de la politique régionale. Insatisfait de ces dispositions, le Conseil des Etats a accepté tacitement une motion de sa commission des transports et des communications, qui demande une plus large palette de mesures afin d'assurer un service public suffisant à la population et à l'économie sur tout le territoire du pays, en dépit de la libéralisation. Considérant que le service public doit être proposé également dans l'arc alpin, l'arc jurassien et dans les zones rurales du Plateau, le Conseil des Etats ne souhaite pas restreindre la portée de ces dispositions aux seuls cantons d'Uri, de Soleure, du Tessin, des Grisons, de St-Gall, du Valais et du Jura, ainsi qu'à certaines régions des cantons de Berne, de Neuchâtel, de Vaud et de Fribourg. Il entend financer lesdites mesures par un crédit-cadre.
5.10.00
L'étude de la variante "long tunnel sous la montagne" de la ligne d'accès des NLFA au tunnel de base du Gothard dans le canton d'Uri est prise au sérieux et ne sert pas de simple consolation, a indiqué le ministre des transports Moritz Leuenberger au Conseil des Etats. Non sans préciser qu'il avait perçu la grande déception manifestée par le canton d'Uri à l'annonce du choix fait par le Conseil fédéral, qui donne la préférence à la variante "vallée de la Reuss" par rapport à la variante ayant les faveurs des autorités uranaises. Des améliorations sont toutefois encore possibles, a-t-il ajouté. Les conseillers aux Etats uranais Hansheiri Inderkum et Hansruedi Stadler ont rencontré Moritz Leuenberger. Il s'avère que le canton d'Uri est certes disposé à fournir une contribution dans l'intérêt du pays, mais il attend en contrepartie un droit substantiel de participation aux décisions importantes. Moritz Leuenberger se doit de faire de la ligne d'accès au tunnel de base une "affaire de chef", a déclaré Hansruedi Stadler.
5.10.00
La Compagnie suisse de navigation sur le lac Inférieur et sur le Rhin (URh) à Schaffhouse a transporté 41 pour cent de plus de passagers au cours de la saison par rapport à l'année précédente. 403'385 passagers ont en effet été recensés jusqu'au 30 septembre sur les sept unités de la flotte de l'URh, soit 117'412 personnes de plus qu'au cours de l'année 1999, caractérisée par une période de hautes eaux. Il n'empêche: l'augmentation enregistrée par rapport à 1998, année représentative, est encore substantielle puisqu'elle atteint 26'315 personnes ou sept pour cent, communique la compagnie de navigation. Les conditions météorologiques ont été dans l'ensemble favorables à la navigation, le passage sous aucun pont n'ayant dû être bloqué.
17.10.00
Un système de trains à sustentation, tel Swissmetro, serait cinq fois plus écologique que le trafic aérien à courtes distances. Le train à sustentation renforcerait la centralisation, de sorte que les régions périphériques seraient perdantes dans l'opération. Trois études du programme de recherche national 41 "Transports et environnement" parviennent à cette conclusion, communique la direction des programmes. Une des études porte sur le bilan énergétique et écologique d'un "Eurometro". Le groupe de recherche est parvenu à la conclusion que le train à sustentation constitue une solution de remplacement écologique par rapport à l'avion, sur des distances allant jusqu'à 1000 kilomètres environ. Le rendement énergétique pourrait être amélioré par un facteur de cinq à dix par rapport à l'avion, sur des distances moyennes. Il ressort de l'étude qu'une réduction de moitié de la consommation d'énergie est possible par rapport aux trains à grande vitesse actuels, tels les TGV, ICE. L'impact sonore et sur le paysage du train souterrain est quasi nul. Il convient toutefois de prendre en considération la méthode de production de l'énergie ainsi que l'impact environnemental de la construction d'un Eurometro. Les équipes de recherche de l'EPFL à Lausanne et de l'ETH à Zurich ont en outre analysé dans une double étude les effets d'un tel réseau de trains ultrarapides sur l'aménagement du territoire en Suisse. La plupart des scénarios débouchent sur la conclusion qu'un Swissmetro renforcerait en premier lieu les centres urbains. Les régions périphériques et les petites localités seraient affaiblies. L'équilibre des sept grandes régions de ce pays ne serait par contre guère modifié - seule la Suisse centrale voyant sa position s'améliorer dans tous les scénarios. Les groupes de recherche ne perçoivent que des effets structurels plutôt faibles en comparaison avec ceux déployés par Rail 2000 ou le réseau autoroutier. Le projet Swissmetro prévoit la réalisation d'un train à sustentation magnétique, souterrain, ultrarapide, qui relierait les principales agglomérations de ce pays en une fraction des temps de parcours actuels. Ce train atteindrait des vitesses allant jusqu'à 500 km/h grâce au vide d'air partiel qui caractériserait les conduits souterrains. Une demande de concession a été présentée en 1997 pour la réalisation d'un tronçon d'essai. Le Conseil fédéral a demandé un concept de financement aux auteurs du projet en 1999.
19.10.00
Le gouvernement des Rhodes extérieures d'Appenzell entend réaliser le contournement de la localité d'Herisau et l'accès direct à l'autoroute A1, pour un montant de 280 millions de francs. Le peuple appenzellois sera appelé à se prononcer en 2002 sur une participation cantonale de 41 millions de francs. Le Parlement cantonal se prononcera en décembre sur un crédit de 2,8 millions de francs destiné à la réalisation d'un avant-projet. Le contournement prévoit deux tunnels, dont la construction durerait de 2005 à 2015. Le gouvernement des Rhodes extérieures table sur une participation de 80 pour cent de la Confédération. La part cantonale s'élèverait ainsi à 41 millions de francs. La participation fédérale implique toutefois une intégration préalable de ladite route dans le réseau des routes nationales. La Confédération ne payerait que 65 pour cent de la facture si la route demeurait classée route alpestre fédérale. Le canton entend déposer le projet sans délai à Berne. Il incombe au Parlement fédéral de décider de l'intégration d'une route dans le réseau des routes nationales. Le projet est toutefois contesté au sein même du canton: des 38 organismes consultés (autorités, partis et groupements d'intérêt), 20 y sont favorables, 18 y sont opposés.
19.10.00
La Communauté de transport zurichoise (ZVV) entend développer l'offre du RER - qui existe depuis 10 ans - en raison des goulets d'étranglement qui sont apparus et des liaisons directes qui font encore défaut. Il est prévu que 25 pour cent de passagers supplémentaires utiliseront le RER zurichois d'ici l'an 2012. "Des temps de déplacement courts pour tous", telle est la ligne de force de la nouvelle conception du RER élaborée à la demande du Grand Conseil zurichois, a déclaré le directeur de la Communauté de transport zurichoise (ZVV) Franz Kagerbauer, lors de la présentation de sa "vision RER". La ZVV entend améliorer les performances du RER en prenant toute une série de mesures: des liaisons tous les quarts d'heure entre les communes proches du centre ainsi qu'entre les grandes communes de l'agglomération, des liaisons directes supplémentaires entre les grandes zones d'habitation et les zones recensant de nombreux emplois, des trains accélérés (qui ne s'arrêtent pas à toutes les gares) supplémentaires reliant les communes situées à la périphérie du canton de Zurich et dans les cantons voisins aux centres urbains, le raccordement de toutes les régions du canton au réseau "Grandes lignes" à la cadence semi-horaire. La nouvelle gare de passage en ville de Zurich constituera toutefois le jalon le plus important de la prochaine étape de développement du RER zurichois. Elle devrait être inaugurée en 2012. Quelque 180 à 230 millions de francs seront investis dans l'extension du réseau. Franz Kagerbauer table sur une hausse annuelle des coûts d'exploitation de l'ordre de 20 à 30 millions de francs au titre de la première étape de développement. L'acquisition de nouveau matériel roulant pour un montant de 300 à 400 millions de francs figure également au programme du RER pour les années 2003-2006. Le réseau RER se développe au-delà du périmètre du canton de Zurich, d'où la nécessité de simplifier la structure tarifaire au travers d'une coopération plus étroite avec les communautés tarifaires voisines, a déclaré le responsable du marketing ZVV, Caspar Sträuli. "Un titre de transport uniforme" pour toute la région, tel est le défi que les responsables entendent relever d'ici à 2006.
19.10.00
Les flux du trafic individuel et des transports publics en ville de Lucerne devront être améliorés au cours de ces cinq à dix prochaines années. Tel est l'objectif du projet "Concept de trafic des principaux axes" qui a été présenté. Les mesures porteront essentiellement sur des améliorations de l'exploitation des transports publics sur les principaux axes actuels, en particulier pendant les heures de pointe. Il s'agit en premier lieu d'améliorer la fluidité des transports publics routiers en réduisant les effets de la gêne occasionnée par des éléments extérieurs. Tant les autorités de la ville que le Département cantonal des travaux ont donné leur feu vert au concept. Les responsables sont cependant unanimes à admettre que ce concept ne constitue pas la panacée et l'aboutissement des réflexions et que des améliorations plus substantielles devront suivre qui nécessiteront des adaptations de l'infrastructure. C'est ainsi que le directeur des travaux de la ville de Lucerne, Kurt Bieder, est d'avis qu'il s'agira de décongestionner le goulet d'étranglement que représente le pont enjambant les deux rives du lac en réalisant par exemple une tangente nord, un accès par le sud, voire un tunnel sous le lac. Kurt Burkhard, responsable de la planification du trafic de la ville de Lucerne, estime que de tels travaux ne pourront être envisagés, dans le meilleur des cas, que dans une cinquantaine d'années.
19.10.00
L'entreprise "Transports régionaux Berne-Soleure (RBS)" a inauguré un nouveau dispositif de sécurité des trains, qui réduit sensiblement le risque de collisions sur cette ligne ferroviaire particulièrement chargée. La densité des trains sur la ligne du RBS est une des plus élevée de Suisse s'agissant des chemins de fer privés: 503 trains circulent, tous sens confondus, entre Berne et Worblaufen. L'Office fédéral des transports (OFT) est à l'origine de l'installation par Siemens (Suisse) de ce dispositif de contrôle des trains sur les lignes du RBS. Le coût de l'opération: 12 millions de francs, mis à disposition par la Confédération et par les cantons de Berne et de Soleure. Ce dispositif très performant permet quasiment d'exclure une collision entre deux convois, même si un mécanicien de locomotive devait percevoir trop tardivement un signal d'arrêt ou ne pas le respecter. L'ordinateur de bord, dont la fiabilité exclut quasiment toute erreur, localise en permanence le train sur la ligne à partir de données préenregistrées, telles la déclivité et les courbes, et enregistre la position réelle des signaux, des aiguillages et des barrières.
20.10.00
Le nombre de véhicules augmente continuellement dans le canton d'Argovie. Le service cantonal des automobiles à Schafisheim AG communique que le nombre de véhicules à moteur s'est accru de 2,7 pour cent en l'espace d'un an pour atteindre 389'962 unités à fin septembre. En enregistrant une croissance de 5,7 pour cent depuis le mois d'octobre 1999, le parc des motos figure au-dessus de la moyenne, selon la statistique dudit service cantonal. Le nombre de vélomoteurs a, en revanche, diminué de 7,2 pour cent. Il ressort du communiqué publié qu'aucun recul du nombre de camions n'est survenu à la veille du lancement de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP), puisque le parc a augmenté de 0,7 pour cent en un an. Le service des automobiles attribue ce phénomène au fait que le Conseil fédéral a accordé une facilité aux transporteurs sous la forme d'un abaissement exceptionnel du poids total des véhicules soumis à la RPLP. 4'896 véhicules sont actuellement soumis à ladite redevance dans le canton d'Argovie. L'augmentation du parc global des véhicules entraîne un accroissement du nombre de véhicules par habitant dans le canton d'Argovie, qui se situait à 514,6 véhicules pour 1000 habitants à fin septembre, soit 1,7 pour cent de plus que l'année précédente.
24.10.00
La Poste, les CFF et Swisscom doivent être contraints par la loi de proposer des emplois et des places d'apprentissage dans toute la Suisse. Telle est la volonté de la commission des transports et des communications du Conseil national qui, par 11 voix contre 10, s'est exprimée en faveur d'un tel amendement, communiquent les services d'information parlementaires. La majorité, qui a suivi l'initiative d'Andrea Hämmerle (PS/GR), entend éviter que les régions périphériques paient les pots cassés suite à la libéralisation des ex-régies fédérales. La minorité est d'avis qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière au niveau légal, de telles contraintes en matière de sauvegarde de places de travail pénalisant par trop les ex-régies dans leur capacité concurrentielle. La commission a, dans le même temps, rejeté quatre initiatives émanant des cantons des Grisons, du Valais, de Schaffhouse et du Tessin, qui visent toutes à atténuer les effets négatifs de la libéralisation au travers d'un fonds de cohésion. Les initiatives prévoient que la Confédération alimente le fonds par les dividendes et les recettes qui lui reviennent en tant qu'actionnaire desdites entreprises et que le fonds sert à promouvoir des projets générateurs d'emplois dans le secteur des services répondant à une nécessité dans les régions périphériques et de montagne. La commission salue les lignes de force des initiatives et soutient les efforts visant à garantir un service public sur tout le territoire. Elle émet cependant des réserves quant à l'affectation obligatoire d'un tel fonds.
24.10.00
Le canton de Berne entend dorénavant prendre en considération les souhaits de la population s'agissant de l'offre de transports publics. C'est ainsi que le projet d'horaire peut être consulté dans Internet pour la première fois. Le canton prévoit une procédure de consultation échelonnée, d'une part, et un état des lieux après le changement d'horaire, d'autre part, indique l'Office cantonal d'information. La consultation englobera non seulement l'horaire, mais aussi d'autres aspects des transports publics. Les communes et les groupements d'intérêt auront droit à la parole s'agissant de l'élaboration de concepts d'axes et de concepts d'offres régionaux ressortissant aux "Conférences régionales des transports". Les décisions les plus importantes, telles celles portant sur les tracés, les modes de transport, le niveau de l'offre, sont de la compétence du Grand Conseil. La population devrait avoir droit au chapitre dorénavant en ce qui concerne la révision des concepts d'horaire. Ce, au travers de consultations publiques. Le projet d'horaire, tel qu'il est établi tous les deux ans lors du "grand" changement d'horaire, ne permettra plus que des corrections mineures. Les "Conférences régionales des transports" et les groupements d'intérêt représenteront les intérêts de la population dans cette phase d'élaboration de l'horaire.
24.10.00
De l'avis d'une association nouvellement créée, il convient d'ancrer l'interdiction des vols de nuit aux aéroports et aux aérodromes situés en Suisse dans la constitution fédérale. L'association prévoit de lancer une initiative populaire au niveau fédéral. Le texte provisoire prévoit l'interdiction générale d'atterrir et de décoller en Suisse de 22 heures à 7 heures. Seules exceptions: les atterrissages d'urgence ainsi que les vols d'organes étatiques, les vols militaires et de la Police et les vols de recherche. Les heures bloquées à l'atterrissage peuvent être réduites au maximum de deux heures pour les vols continentaux et de trois heures pour les vols intercontinentaux. Les avions à l'arrivée ou au départ d'aéroports proches situés dans les pays voisins ne sont pas autorisés à voler au-dessous de 1500 mètres d'altitude pour traverser la Suisse de nuit.
25.10.00
La consultation concernant l'horaire suisse des trains et des bus valable dès le 10.6.2001 a commencé aujourd'hui. L'extension de l'offre CFF est caractérisée par une multitude de prestations supplémentaires tant en trafic régional qu'en trafic à longues distances, ainsi que par une augmentation de la vitesse sur la ligne du pied du Jura. Les améliorations des prestations CFF sont rendues possibles grâce à la technique des trains pendulaires et à la mise en route de nombreuses réalisations au titre de Rail 2000. Les trains IC 2000 à deux étages circuleront également en Suisse romande. Le lancement de la cadence semi-horaire entre Bienne et Zurich et entre Bienne et Berne, de meilleures correspondances à Lausanne, ainsi que de nombreuses liaisons supplémentaires en début et en fin de journée constituent les améliorations marquantes du nouvel horaire. Le nombre de kilomètres parcourus par les trains voyageurs des CFF augmentera de quatre millions de kilomètres ou quatre pour cent par an. La consultation lancée dans les cantons durera jusqu'à fin janvier 2001.
25.10.00
Les bus des transports urbains de Frauenfeld seront exploités par la Poste, Car postal Thurgovie-Schaffhouse, dès le mois d'octobre 2001 et ce, pendant dix ans. Il ressort des informations fournies par l'Exécutif du chef-lieu thurgovien que la Poste a présenté l'offre la moins onéreuse. Le contrat de dix ans passé pour l'exploitation des bus de Frauenfeld arrive à échéance à fin septembre 2001. Raison pour laquelle l'Exécutif thurgovien a lancé un appel d'offres en ayant recours aux Transports du Glatttal (VBG) à Glattbrugg ZH pour établir les documents de soumission. Dix offres émanant de neuf entreprises ont été enregistrées jusqu'à l'échéance du 25 septembre. Deux entreprises de transport ont présenté une offre commune en sus de leur propre offre. L'entreprise de transport Seiler SA, qui avait succédé à l'entreprise Hugelshofer en 1991, exploite actuellement le service de bus de Frauenfeld. Ces deux entreprises ont leur siège à Frauenfeld.
25.10.00
Les 100 premiers mètres des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA) sont réalisés. Il s'agit d'un tronçon situé près du portail de Bodio et construit à ciel ouvert. Les travaux avancent comme prévu aux chantiers situés au sud des Alpes. Quelque 800 mètres - sur un total de 3200 mètres - de la galerie d'excavation située près du portail sud du nouveau tunnel du Gothard sont creusés, a indiqué AltTransit Gothard SA lors de la conférence de presse qu'elle a tenue sur le chantier de Bodio/Pollegio. Cette galerie servira à transporter le matériel excavé vers un dépôt situé près de Biasca. 550 mètres - soit la moitié - de la galerie de contournement sont en outre aussi creusés. Celle-ci aboutira au point d'attaque à partir duquel sera percé le tronçon de 16,5 kilomètres reliant Bodio à Faido. 1'150 mètres - sur un total de 2'700 mètres - de la galerie d'accès sont percés au point d'attaque intermédiaire de Faido. Les 100 premiers mètres du tunnel de base proprement dit des NLFA ont été réalisés à ciel ouvert, à Bodio. Les deux conduits de béton, à l'intérieur desquels les trains circuleront à pleine vitesse, sont bien visibles dans le paysage. La route cantonale sera bientôt déplacée sous ces conduits. La construction du tunnel de base entre Erstfeld et Bodio, sur une distance de 57 kilomètres, durera une dizaine d'années. La mise en service est prévue en 2011 ou 2012. Les coûts sont estimés à près de sept milliards de francs.
25.10.00
Le trafic aérien doit continuer à supporter lui-même les coûts liés à la protection contre le bruit. La commission des transports du Conseil national a refusé, par 15 voix contre 5 et 4 abstentions, d'avoir recours à la caisse fédérale à cette fin. Rolf Heigetschweiler (PRD/ZH) a demandé, à l'appui d'une initiative parlementaire, que la Confédération contribue également au financement des mesures de protection contre le bruit occasionné par le trafic aérien, comme elle le fait pour la route et pour le rail. La nouvelle ordonnance sur la protection contre le bruit entraîne des coûts de l'ordre de 220 millions de francs pour les aéroports. La majorité de la commission estime qu'il incombe au trafic aérien de couvrir lui-même ses propres coûts externes - selon le principe du pollueur payeur -, ont indiqué les services parlementaires. Ce, étant entendu que le trafic aérien est déjà privilégié du fait qu'il ne paie les droits de douane sur les carburants que pour les vols domestiques.
26.10.00
La signature, à Lucerne, du protocole des transports de la Convention alpine est importante, estime la Commission internationale de protection des Alpes (CIPRA). Les défenseurs de l'environnement mettent toutefois en garde contre le fait que le protocole pourrait demeurer lettre morte. Ce document contraint les huit pays contractuels que sont l'Allemagne, la France, l'Italie, le Liechtenstein, Monaco, l'Autriche, la Slovénie et la Suisse, ainsi que l'Union européenne à mener une politique des transports efficace et respectueuse de l'environnement en favorisant le transfert du trafic de la route sur le rail et en renonçant à la construction de nouvelles routes traversant les Alpes. Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) estime que le protocole continue de permettre la construction de nouvelles routes "à l'intérieur de l'arc alpin". Il n'interdit par exemple pas la construction d'une seconde galerie au tunnel routier du Gothard. La CIPRA voit les choses différemment. Elle considère qu'une seconde galerie au Gothard serait contraire à la lettre et à l'esprit du protocole, celui-ci exigeant qu'il soit renoncé à de nouvelles routes principales franchissant les Alpes, a-t-elle indiqué lors de la conférence de presse qu'elle a tenue à Berne. La CIPRA estime que l'initiative Avanti du TCS, dont l'objectif vise à réaliser une seconde galerie au Gothard et à élargir à six pistes l'autoroute A1, constitue l'attaque la plus dangereuse lancée contre le protocole, dès lors qu'elle porterait atteinte à la protection des Alpes. Le Conseil national s'est prononcé en faveur d'une seconde galerie au Gothard. La CIPRA comprend une centaine d'organisations non gouvernementales, dont l'association "Initiative des Alpes" et l'Association transports et environnement (ATE). Elle coordonne les activités écologiques dans l'arc alpin.
26.10.00
Un catamaran est autorisé à naviguer entre Constance et Friedrichshafen. La préfecture de Constance a donné son autorisation de naviguer sur les eaux du lac de Constance au bac catamaran. L'autorisation est toutefois liée à diverses conditions, a indiqué le préfet Frank Hämmerle aux médias. Les représentants de la compagnie de navigation qui exploitera le catamaran, le maire de Constance, Volker Fouquet, et le maire de Friedrichshafen, Bernd Wiedmann, se sont déclarés très satisfaits de la décision prise. Le projet, dont le coût est estimé à 11,4 millions de marks, devrait être mis en œuvre au printemps 2002, a relevé Volker Fouquet. La compagnie de navigation Katamaran Bodensee GmbH avait déposé sa demande d'autorisation d'exploiter un bac rapide entre Constance et Friedrichshafen en novembre 1998. Deux bacs rapides seront mis en service, qui pourront relier les deux villes allemandes en 43 minutes, à une vitesse maximum de 40 km/h. La préfecture a enregistré 150 recours déposés par des amateurs de sports nautiques, par des pêcheurs et par des défenseurs de l'environnement. Les auteurs du projet, les services industriels de Constance et les services techniques de Friedrichshafen, se sont vus contraints de soumettre celui-ci à un examen d'impact environnemental, à une procédure d'examen conforme aux directives FFH (Flore / Faune / Habitat) de l'UE et à différents autres contrôles. Ces examens ont débouché sur la nécessité de respecter certains critères. L'autorisation a été donnée à titre provisoire jusqu'en 2005. Une ceinture d'écrans sera réalisée qui fonctionnera pendant trois ans pour observer les effets du catamaran sur le monde aquatique, les oiseaux par exemple.
27.10.00
Le projet d'offre de voyage en train de Montreux à Lucerne sans changement (parcours "Golden Pass") avance. Ce projet est réalisable tant techniquement que sur le plan de l'exploitation, a constaté un groupe de travail. La mise en service est possible au plus tôt en 2005. Le président du conseil national, Hanspeter Seiler (UDC/Ringgenberg), a déclaré qu'une lueur commençait à poindre à l'horizon, lors de l'assemblée générale de la Communauté intercantonale pour une 3e voie / Golden Pass, qui compte environ 700 membres. L'ancien directeur d'arrondissement CFF Hans-Kaspar Dick a présenté les résultats obtenus jusqu'ici par un groupe de travail composé des CFF, du MOB et du BLS. Ces sociétés de chemin de fer gèrent les lignes sur lesquelles la future liaison touristique du Golden Pass devrait être exploitée. Le projet vise à poser une 3e voie sur une partie du tronçon pour permettre aux trains équipés de bogies pour voies étroites de circuler de bout en bout. La planification détaillée est en cours. Les coûts inhérents à la pose d'une 3e voie peuvent toutefois déjà être estimés à environ 60 millions de francs, ce qui équivaut approximativement à 1 million de francs le kilomètre. Trois trains au plus pourraient circuler chaque jour dans chaque sens. Un train supplémentaire circulerait quotidiennement d'Interlaken à Montreux et retour. L'analyse du groupe de travail a permis de confirmer les résultats d'une étude réalisée il y a plusieurs années par les Hautes Ecoles de St-Gall, selon lesquels la liaison du Golden Pass pourrait approximativement couvrir ses coûts, a déclaré Hanspeter Seiler. La réalisation de cette liaison a déjà été examinée à la fin des années quatre-vingt. Deux autres projets de liens ferroviaires à caractère touristique entre le Valais et la partie occidentale de l'Oberland bernois pourraient compléter l'offre du Golden Pass.
27.10.00
Les membres des conseils d'administration du chemin de fer du Mittelthurgau (MThB SA) et des CFF SA ont approuvé, cette semaine, un projet de collaboration débouchant sur la création d'une société commune de transports régionaux. Ce faisant, les deux sociétés de chemin de fer visent à développer l'offre de trains régionaux dans la région du lac de Constance. La décision prise ne concerne ni le fret ni l'infrastructure des deux maisons mères. Le MThB et les CFF donneront de plus amples informations à ce sujet au début du mois de novembre.
30.10.00
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a ouvert la 6e Conférence sur les Alpes, qui se déroule pendant deux jours à Lucerne. Le point marquant de l'ordre du jour est sans conteste la signature du protocole des transports de la Convention alpine. Sans développement des transports publics, pas de salut, a déclaré Moritz Leuenberger. Et de poursuivre: c'est le seul moyen d'éviter une paralysie du réseau routier et de mettre en place une politique des transports plus écologique. A elle seule, la Suisse n'est pas en mesure de transférer le fret international de la route sur le rail. Il importe que des conventions, tels les accords sur les transports terrestres ou la Convention alpine, déploient leurs effets. Les Etats signataires de la Convention alpine s'engagent à renoncer à construire de nouvelles routes principales franchissant les Alpes, au travers du protocole des transports. La réalisation d'une seconde galerie au Gothard n'est pas empêchée pour autant, selon Moritz Leuenberger. Participent à la Convention alpine, outre la Suisse, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Liechtenstein, Monaco, L'Autriche, la Slovénie et l'Union européenne. La conférence tient ses assises tous les deux ans à l'échelon des ministres des transports.
30.10.00
Les Transports urbains de Berne (SVB) entendent déployer une nouvelle dynamique en se présentant dans une nouvelle livrée et sous la nouvelle appellation BERNMOBIL. Le conseiller communal Alfred Neukomm a présenté le premier tram rouge caractérisant cette nouvelle dynamique des SVB. Il s'agit d'un véhicule à plancher surbaissé Be 4/8. Seuls les véhicules qui seront retirés du parc avant 2005 n'échangeront pas l'actuelle livrée vert mat contre la couleur rouge. Les anciens véhicules seront remplacés dès 2002 par de nouveaux trams et de nouveaux bus à plancher surbaissé, au nouveau look. Des consoles d'information seront installées à tous les points d'arrêt. Le personnel des SVB s'annoncera sous la nouvelle appellation de BERNMOBIL à partir du printemps 2001. Les badges du personnel et l'emblème des transports urbains seront remplacés. De l'avis du responsable des Transports urbains, la nouvelle présentation et la nouvelle identité n'ont rien d'une opération de cosmétique, elles sont l'expression d'une entreprise performante et moderne.
30.10.00
Les CFF investiront quatre millions de francs l'an prochain, à l'occasion du 125e anniversaire de la ligne de la vallée de la Töss, dans la modernisation des 13 gares situées entre Sennhof-Kyburg et Tann-Dürnten. Les travaux seront terminés en juillet 2001. Le 125e anniversaire de la ligne sera commémoré les 25 et 26 août 2001. Le maintien de la ligne ferroviaire étant incertain, les CFF ont peu investi dans la modernisation des gares de la vallée de la Töss au cours de ces dernières décennies. L'élimination de voies et d'aiguillages ainsi que la réduction du personnel opérant dans les gares et dans les trains ont été plutôt mal perçues par les passagers, a déclaré le représentant des autorités, M. Mester. Le porte-parole des CFF, Christian Ginsig, a précisé que les CFF poursuivaient maintenant une stratégie de développement. Un revirement complet a été enregistré lors du changement d'horaire 1999 à la faveur de l'introduction de la cadence semi-horaire dans la partie inférieure de la vallée de la Töss. En modernisant les gares, les CFF entendent redorer le blason des transports publics dans la vallée. La promotion de la région bénéficie ainsi d'un appui bienvenu.
31.10.00
La régie des bus du Liechtenstein (LBA) a récemment confié à Car postal Suisse l'exploitation du service des bus dans la principauté. La nouvelle orientation prise en matière de transports publics régionaux au Liechtenstein prendra effet lors du changement d'horaire du 10 juin 2001. La LBA et Car postal Suisse entendent se démarquer en ayant recours à une nouvelle génération de véhicules respectueux de l'environnement. L'entreprise MAN livrera l'an prochain 19 bus de ligne à plancher surbaissé, alimentés au gaz naturel. D'autres commandes seront passées ces prochaines années.
31.10.00
Les ministres de l'environnement des pays alpins, réunis à Lucerne, ont signé le protocole des transports de la Convention alpine. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger et les organisations de protection de l'environnement se sont déclarés satisfaits, alors que les milieux économiques et les associations du transport routier ont annoncé leur opposition. En passant cet accord, la Suisse, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Liechtenstein, Monaco, l'Autriche et la Slovénie s'engagent à mener une politique des transports efficace à long terme. La signature semblait quelque peu compromise en raison des réserves émises par la région autrichienne du Vorarlberg. La renonciation à la construction de nouvelles routes principales à travers les Alpes constitue l'élément essentiel du protocole. L'aménagement de nouvelles routes servant au trafic intérieur de la zone alpine demeure possible pour autant qu'elles répondent à certains critères liés aux effets produits à long terme. Les pays veillent à coordonner les nouvelles constructions et les modifications importantes apportées à l'infrastructure de transport. La construction d'une seconde galerie au tunnel du Gothard n'est pas interdite par la convention internationale, selon le Conseil fédéral. Les défenseurs de l'environnement contestent cependant cette interprétation. La Commission internationale sur la protection des Alpes, l'Association transports et environnement (ATE) et l'Initiative des Alpes sont toutefois unanimes à considérer que la signature du protocole représente un pas important. Le canton d'Uri place pour sa part de grands espoirs dans ledit protocole. Quant aux milieux économiques, ils ne sont pas satisfaits. L'Union des arts et métiers et economie suisse craignent que ce document freine l'expansion économique de la Suisse. La Fédération routière suisse et l'Association des transports routiers (Astag) entendent emboîter le pas des associations économiques et empêcher la ratification dudit protocole par les Chambres fédérales. La signature du protocole représente une percée, même s'il faudra beaucoup de temps pour que ce document déploie tous ses effets, a déclaré Moritz Leuenberger. Les principes consignés dans le protocole coïncident avec ceux de la politique suisse des transports. Ces principes sont maintenant aussi repris par les pays voisins.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Novembre 2000 1.11.00
Le canton de Thurgovie entend résolument développer les transports publics au cours de ces quatre prochaines années. C'est ainsi, par exemple, que la liaison ferroviaire "CityVogel" sera proposée à la cadence horaire entre Constance et Zurich. Le Conseil d'Etat veut continuer à mettre en œuvre une politique des transports respectueuse de l'environnement en développant l'offre de transports publics, a déclaré le directeur de l'Economie publique Hermann Lei. Le magistrat estime que les coûts à la charge du canton et des communes resteront stables grâce à des mesures permettant d'augmenter les performances des entreprises, grâce à la participation financière des régions voisines et grâce aux recettes provenant de la RPLP. La cadence horaire prévue pour la liaison "CityVogel" n'est pas réalisable avant le changement d'horaire 2003, a concédé Werner Müller, de l'Office cantonal des transports publics. Différentes mesures sont envisagées, selon Hermann Lei: des liaisons ferroviaires à la cadence semi-horaire entre Weinfelden et Zurich, des correspondances accélérées et au moins une liaison toutes les deux heures avec les lignes Eurocity, des performances améliorées pour les gares d'arrêt de trains directs de Romanshorn, d'Amriswil et de Weinfelden, une offre de transports régionaux plus performante. Font également l'objet de débats le lancement de nouvelles communautés tarifaires, telle une carte journalière du Lac de Constance, et l'encouragement du fret combiné. Autant de mesures qui nécessitent des éclaircissements en ce qui concerne les capacités disponibles et les concessions ainsi que la participation financière des régions voisines, soit le district de Constance et le canton de Zurich. Werner Müller table sur un accroissement des indemnités globales de quatre pour cent, soit de 50,8 millions de francs par année-horaire, jusqu'en 2004, par rapport à 1996/97. Cela signifie que les cantons, les communes et les régions voisines verraient leur contribution financière augmenter de 30 pour cent.
1.11.00
Les poids lourds de 40 tonnes feront leur apparition sur les routes suisses dès le 1er janvier 2001. Le Conseil fédéral a mis en vigueur la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) et accordé des contingents pour cette catégorie de poids lourds à l'UE à partir de cette date. La décision fédérale signifie que la RPLP ne sera pas introduite à la date de la mise en vigueur des accords bilatéraux seulement, comme le demandaient les camionneurs suisses. La mise en vigueur de la RPLP, comme prévu le 1er janvier 2001, correspond au mandat politique propre à notre pays qui stipule que le fret doit être transféré de la route au rail et que les moyens financiers doivent être réunis pour financer les NLFA. Il est tablé à long terme sur un montant de 1,5 milliard de francs au titre de la RPLP. L'attribution parallèle de contingents de 40 tonnes permet d'atténuer l'impact de la RPLP hors de nos frontières, a déclaré Moritz Leuenberger. L'UE estime que la redevance et les contingents fixés dans les accords terrestres ne font qu'un. La Suisse considère qu'il eut été possible, du point de vue juridique, d'introduire la RPLP seule. La limite de poids des camions est élevée de 28 à 34 tonnes au début 2001. La limite de 40 tonnes ne sera introduite qu'en 2005. Les accords passés stipulent toutefois que l'UE et la Suisse disposent chacune d'un contingent annuel de 300'000 trajets de poids lourds de 40 tonnes dès 2001/2 et de 400'000 dès 2003/4. S'y ajoutent des contingents annuels de 220'000 trajets à vide ou légèrement chargés pour l'UE et de 22'000 pour la Suisse. Du contingent de 300'000 trajets réservés aux transporteurs suisses, 150'000 sont de la compétence de la Confédération pour le trafic de transit et d'import/export. Les 150'000 trajets restants sont affectés au trafic domestique et sont répartis par les cantons aux camionneurs. La surveillance des contingents en trafic domestique s'avère difficile, les transporteurs pouvant effectuer le même trajet plusieurs fois par jour. Raison pour laquelle est prévue l'attribution de cartes journalières correspondant à trois contingents chacune. Les transporteurs qui effectueront plus de trois trajets le même jour seront bénéficiaires, ceux qui effectueront moins de trois trajets seront perdants. La redevance normale liée aux prestations est fixée à 1,6 centime par tonne et kilomètre pour les premières 34 tonnes. Pour la charge résiduelle jusqu'à 40 tonnes, une redevance forfaitaire complémentaire sera encaissée par autorisation ou carte journalière. Elle se montera à 25 francs en 2001/2, puis à 55 francs en 2003/4.
2.11.00
Le Grand Conseil de Bâle-Campagne débat depuis bientôt 20 ans d'une route de contournement reliant Laufon à Zwingen. Il vient d'approuver un crédit de planification de trois millions de francs. Une proposition de non entrée en matière du PS a été rejetée.
3.11.00
Les CFF et le Chemin de fer du Mittelthurgau (MThB) entendent collaborer en constituant une société commune. Ce faisant, ils visent à développer l'offre de transport régionale dans la région du lac de Constance. Les syndicats saluent cette décision. La société indépendante, les Chemins de fer régionaux de Suisse orientale (RBO), vise à gagner des parts de marché en développant l'offre de transports voyageurs, ont indiqué les CFF et le MThB. Les RBO exploiteront environ 550 kilomètres de lignes ferroviaires en tant que société ferroviaire concessionnaire en ayant recours au principe du libre accès au réseau. La société sera fondée en été 2001 et sera opérationnelle à fin 2002. Le réseau des lignes utilisées par les RBO demeurera sous la responsabilité des CFF et du MThB. Les RBO ne proposeront aucune prestation de fret et de trafic voyageurs à longues distances. Les CFF et le MThB restent concurrents en trafic marchandises. Ils considèrent leur collaboration comme un mariage de raison, vu la nécessité de se préparer à faire face aux puissants concurrents étrangers. Les RBO ne signifient pas qu'il y aura moins de concurrence. Il faut s'attendre à davantage de concurrence étrangère, de sorte qu'il est nécessaire de créer à temps les conditions permettant de subsister à l'avenir sur le marché des transports régionaux, a déclaré le PDG des CFF Benedikt Weibel. Peter Joss, directeur du MThB, a, lui aussi, fait remarquer que la raison avait dicté cette forme de collaboration. Il n'y a pas à craindre de concurrence domestique ces prochaines années. En revanche, des sociétés étrangères agressives tentent de conquérir de nouvelles parts de marché.
3.11.00
Un tunnel sous le Monte Ceneri pourrait bientôt devenir une réalité. Une délégation tessinoise conduite par le conseiller national Marco Borradori (Lega) a eu un entretien avec le conseiller fédéral Moritz Leuenberger à ce sujet. Il en est ressorti que le ministre des transports aurait proposé à la délégation un programme de construction accélérée, sans toutefois lui promettre quoi que ce soit. Le projet devrait être prêt en 2001, de sorte que les travaux préparatoires pourraient commencer en 2002 déjà, alors que le percement proprement dit du tunnel débuterait en 2006. Marco Borradori s'est déclaré satisfait de la proposition présentée par le ministre des transports. Il estime toutefois que la pression exercée par le groupe tessinois "Monte Ceneri e oltre" sur les autorités fédérales en faveur du tronçon Milan-Lugano doit être maintenue.
3.11.00
La seconde double voie de la ligne CFF reliant Dietikon ZH à Killwangen-Spreitenbach AG a été inaugurée officiellement aujourd'hui. Les voies ont ainsi pu être mises à disposition de l'exploitation le 7 octobre 2000 au lieu du 10 juin 2001. L'inauguration officielle a été l'aboutissement de travaux sur un tronçon de cinq kilomètres, qui auront duré trois ans. Quatre voies sont ainsi à disposition entre Dietikon et Killwangen-Spreitenbach, ainsi qu'un saut-de-mouton qui permet aux trains circulant en trafic à longues distances au départ de Zurich en direction de Berne de passer du faisceau nord au faisceau sud sans croiser les convois se trouvant sur les voies situées entre-deux. La densité des trains circulant sur ce tronçon peut ainsi être augmentée. Les coûts effectifs de construction sont de 5 pour cent inférieurs aux 80 millions de francs portés au budget, indiquent les CFF. Des représentants des CFF ainsi que des autorités des communes et des cantons de Zurich et d'Argovie, dont les conseillers d'Etat Ruedi Jeker (Zurich) et Peter C. Beyeler (Argovie), ont participé au voyage inaugural.
6.11.00
L'aéroport de Zurich entend s'ouvrir au public. C'est ainsi que 28 pour cent du capital-actions du canton de Zurich seront mis à la disposition du public dès le 16 octobre. Le canton vendra en outre un nouveau paquet d'actions pour un montant de 1,38 million de francs, options complémentaires incluses, à l'occasion de la privatisation de l'aéroport. Il disposera encore de quelque 50 pour cent du capital-actions après le placement secondaire. Sa part baissera à 30 pour cent environ d'ici à 2001. Le directeur de l'aéroport, Josef Felder, a confirmé que la stratégie de "Unique" consistait à développer tant le trafic aérien que les affaires commerciales et l'administration des biens-fonds au travers de la cinquième étape d'extension. Les responsables estiment que le développement prévu repose sur des bases juridiques intactes.
8.11.00
L'exploitation de quatre lignes de bus dans la région d'Interlaken a été attribuée à la Poste. Le Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) a rejeté le recours déposé par le BLS, estimant que les arguments invoqués par le BLS n'étaient pas de nature à remettre en question la décision prise par l'Office cantonal des transports publics et l'Office fédéral des transports en faveur de la Poste. Le DETEC considère que le choix qui a été fait est justifié et qu'il ne viole en rien les principes d'égalité et de d'équité. La question centrale était de savoir si la Poste avait pris en compte suffisamment de personnel et si le personnel bénéficierait des conditions d'engagement usuelles. Les doutes et les reproches consignés dans le recours à ce propos se sont avérés infondés, de sorte qu'il a rejeté les propositions visant à reconsidérer l'évaluation de l'offre. Le contrôle de l'évaluation a révélé que celle-ci était correcte et justifiée. Le litige apparu entre Car postal Oberland bernois et le Chemin de fer du Lötschberg (BLS) portait sur les lignes de bus reliant Interlaken à Beatenberg, Bönigen, Habkern, Iseltwald et Niederried. L'apparition de la libre concurrence sur le marché des transports régionaux a mis un terme à la pratique d'attribution des lignes retenue jusqu'ici et fait de la Poste et du BLS des concurrents.
9.11.00
Plus de 2500 véhicules électriques circulent en Suisse. Cela démontre que les conditions de développement de véhicules respectueux de l'environnement sont favorables dans ce pays, a-t-il été déclaré lors de l'assemblée générale de l'Association suisse des véhicules électriques routiers (e-mobile). Dans ce chiffre ne sont pas comprises les bicyclettes électriques, dont le nombre, qui n'est pas recensé officiellement, est estimé à plus de 1000. La Suisse figure en bonne position dans le concert européen. Le président d'E-Mobile, René Bautz, a déclaré lors de l'assemblée générale qu'il était très réjouissant que la Suisse soit souvent citée en exemple pour les efforts qu'elle déploie au titre du développement des moyens de transport respectueux de l'environnement. Il a cité pour preuve le fait qu'il a été fait référence à l'essai réalisé à Mendrisio TI avec 380 véhicules électriques lors du 17e symposium sur les véhicules électriques et hybrides qui s'est tenu à Montreal à mi-octobre. Le stand suisse réalisé à cette occasion a été de ceux qui ont attiré le plus de monde. Des composantes, des véhicules, des éléments d'infrastructures et des projets de recherche y étaient présentés, outre des projets pilotes et des projets de démonstration.
10.11.00
Le comité multipartis en faveur de la ligne CFF du Jura demande des améliorations de la part des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) et des autorités fédérales. En particulier la cadence semi-horaire intégrale en trafic régional. Les problèmes centraux ne sont pas encore résolus, a indiqué le comité au terme d'une rencontre qui s'est tenue à Dornach SO. Des améliorations sont certes en vue, telles l'extension de la cadence semi-horaire en trafic régional à partir du mois de juin 2001 et la circulation des trains pendulaires ICN à partir de 2005. Cela n'est pas suffisant, estime le comité. Le catalogue d'exigences élaboré à l'intention du ministre des transports Moritz Leuenberger, de l'Office fédéral des transports, des CFF et des cinq cantons concernés comprend trois points forts. Premièrement, la cadence semi-horaire intégrale en trafic régional, secondement un tronçon-ilôt à double voie pour développer les capacités de transport, troisièmement de meilleures structures d'horaire pour 2005/7. Le comité compte 81 membres, dont de nombreux représentants de communes et des parlements cantonaux, ainsi que des parlementaires des cantons de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne, de Soleure, du Jura et de Berne aux Chambres fédérales .
10.11.00
La délégation de surveillance des NLFA entend éviter que des lots importants au Lötschberg et au Gothard ne soient adjugés à un niveau de prix nettement inférieur à celui retenu dans le devis en préparant tout un éventail de mesures susceptibles d'être envisagées. L'adjudication du dernier grand lot au Lötschberg (Ferden) est en préparation. Au Gothard, les offres portant sur les premiers lots importants, ainsi que les premières adjudications sont attendues respectivement au début décembre et au printemps 2001. La délégation entend être prête pour le cas où le niveau des prix des entreprises de construction serait par trop élevé, a-t-elle déclaré. Elle a en effet perçu une tendance à la hausse dans le secteur de la construction des tunnels. Elle examinera les mesures idoines de manière approfondie, en février. Il s'agit en quelque sorte d'une mise en garde, a lancé son président, Andrea Hämmerle (PS/GR). La délégation a pour tâche de veiller à ce que le cadre budgétaire soit respecté. C'est ainsi que les adjudications pourraient être reportées ou que le Parlement pourrait être appelé à intervenir. L'objectif de la délégation est de percevoir suffisamment tôt d'éventuels dépassements de crédit. Elle observe toutefois que les coûts supplémentaires liés aux ajustements des projets au Gothard (338 millions de francs) et au Lötschberg (145 millions de francs) ainsi que le renchérissement sont couverts par les réserves prévues au budget.
10.11.00
De nouveaux opérateurs se font attendre sur le réseau ferroviaire suisse. Le réseau des CFF est en effet ouvert à la concurrence depuis deux ans environ. Or, les prétendants ne se pressent pas au portillon. C'est ainsi que seules 150 entreprises tierces, opérant essentiellement en trafic régional voyageurs, circulent quotidiennement sur le réseau CFF. Il est frappant de constater qu'aucune nouvelle entreprise ferroviaire n'est venue concurrencer celles ayant opéré jusqu'ici sur le marché en Suisse et en Europe, observe le Service d'information pour les transports publics (LITRA). La conclusion: sans perspectives de gains, pas de nouveaux opérateurs. La situation n'est pas meilleure dans le secteur du fret: seuls 15 trains de marchandises (environ un pour cent) gérés par des tiers sont recensés sur le réseau des CFF, en sus des 1400 trains de l'entreprise nationale qui circulent quotidiennement. Il s'avère, de l'avis de la LITRA, qu'une concurrence s'est certes installée provisoirement pour conquérir des parts du marché existant, mais que cette situation de concurrence n'a pas engendré de trafic ferroviaire nouveau. Pour leur part, les CFF font circuler une dizaine de trains de marchandises sur le réseau d’autres entreprises de chemin de fer. La LITRA s’attend à ce que des opérateurs étrangers fassent leur apparition sur le marché, essentiellement en trafic de transit, dès que le libre accès au réseau ferré suisse sera effectif à la faveur de l’entrée en vigueur des accords bilatéraux. Le prix des sillons en Suisse, comparé à celui des itinéraires de contournement par l’Autriche (Brenner) ou par la France (Mont-Cenis), sera alors déterminant. Les coûts ont aussi leur importance en Europe, dès lors que l’UE continue de mener une politique des transports bon marché au lieu de grever équitablement les transports routiers. L’introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP), le 1er janvier 2001, en Suisse, ne modifiera pas la situation, car les tarifs sont trop bas. Il ne faut pas s’attendre à ce que de nouveaux opérateurs ferroviaires apparaissent sur le marché aussi longtemps qu’il n’est pas possible de gagner de l’argent grâce au fret en Europe.
14.10.00
Le tunnel de la Vereina reliant Klosters, dans le Prättigau, à la Basse-Engadine sera équipé l’an prochain d’un éclairage de secours fonctionnant en cas de nécessité d’évacuation. Le financement de l’installation, qui coûtera 5,8 millions de francs, sera assuré en ayant recours au montant résiduel du crédit global de près de 800 millions de francs affecté à l’ouvrage, a relevé Andreas Bott, attaché de presse des Chemins de fer rhétiques (RhB) suite à un article paru dans le quotidien « Bündner Tagblatt ». Cette mesure a été suggérée par l’Office fédéral des transports (OFT), que les catastrophes survenues l’an dernier dans les tunnels du Mont-Blanc et du Trauern (Autriche) ont sensibilisé, a précisé Matthias Grünenfelder, chef de planification des RhB. Ce dernier considère que l’installation, après coup, d’un éclairage de secours pour permettre une évacuation dans le tunnel de la Vereina, n’est pas lié à la catastrophe qui s’est produite le week-end dernier dans le tunnel du funiculaire au Kitzsteinhorn, en Autriche. Les Chemins de fer rhétiques avaient qualifié le tunnel de la Vereina comme l’un des plus sûrs qui soit et déclaré que, forts du concept d’alarme et de secours réalisé, ils étaient prêts à faire face à toute éventualité.
14.11.00
L’horaire du service de bus reliant la gare à l’EuroAirport de Bâle et Mulhouse sera étoffé à partir de l’été prochain. L’actuelle ligne 50 sera transformée en ligne directe et une nouvelle ligne de bus (no 30) des Transports urbains de Bâle sera aménagée. Les bus de la ligne 50, dans lesquels un supplément est perçu, ne s’arrêteront plus qu’à Kannenfeldplatz, a communiqué le Conseil d’Etat bâlois. Une ligne de bus directs (no 52) reliera en outre la Foire d’échantillons de Bâle à l’aéroport. Il ne devrait pas en résulter de coûts supplémentaires à la charge du canton grâce aux contributions de l’EuroAirport, de Crossair et de la Foire d’échantillons et aux suppléments perçus sur la ligne directe no 50.
15.11.00
La Commission des transports du Conseil national ne souhaite pas d’article constitutionnel sur la vérité des coûts dans les transports. Suite aux résultats négatifs de la consultation, elle propose, par 12 voix contre 8, de ne pas donner suite à une initiative parlementaire déposée en 1993. Le Conseil national avait approuvé, en 1995, par 74 voix contre 68, une initiative de Martin Bundi (PS/GR) visant à ancrer le principe de la vérité des coûts dans la constitution et à contraindre les acteurs des différents modes de transport, par le biais d’une loi, à prendre en charge les coûts externes qu’ils occasionnent. Sur quoi, la commission des transports a élaboré un article constitutionnel tenant compte aussi bien des coûts externes que des avantages externes. Lors de la consultation, la majorité des organismes appelés à se prononcer a approuvé le principe de la vérité des coûts, tout en rejetant l’article constitutionnel proposé. Elle en a conclu qu'il fallait abandonner le projet. La minorité s'est en revanche prononcée pour la poursuite des travaux et la recherche de nouvelles solutions. Elle a proposé de ne pas abandonner la question. La commission des transports a également abordé l'initiative déposée par Ulrich Giezendanner (UDC/AG) visant à la planification d'une seconde galerie au tunnel du Gothard. Initiative que le Conseil national avait approuvée en juin, par 93 voix contre 86. La commission a mis en place une sous-commission composée de cinq membres et présidée par Alex Heim (PDC/SO).
15.11.00
Les communes fribourgeoises seront appelées dorénavant à contribuer au financement des transports publics régionaux à hauteur de 40 pour cent. Le Grand Conseil a modifié la loi sur les transports dans ce sens. Les communes avaient été épargnées jusqu'ici dans ce secteur. 40 pour cent des coûts à la charge des communes, 60 pour cent à la charge du canton. Telle est la nouvelle clé de répartition des charges fixée dans la loi sur les transports que le Grand Conseil a adoptée. Il incombe aux communes de s'entendre entre elles s'agissant de la répartition des parts à supporter par chacune d'elles. La clé fait l'objet de dissensions dans l'agglomération fribourgeoise tout particulièrement, le chef-lieu supportant la majeure partie des charges. Les communes situées dans la couronne sont parvenues à obtenir que ce rapport ne soit pas modifié à la faveur de la loi cantonale.
15.11.00
L'initiative "Berne sans tunnel au Neufeld" est irrecevable. Telle est la conclusion du préfet Andreas Hubacher. Le recours déposé par le PRD contre l'initiative est accepté et la décision prise par l'exécutif de la ville fédérale est annulée. Le préfet indique dans la déclaration écrite qu'il a publiée qu'il ne ressort ni du texte de l'initiative ni des justifications de quelle manière la ville de Berne entend faire opposition à la construction du tunnel du Neufeld auprès du canton et de la Confédération. La possibilité, pour les communes, de faire opposition au projet après l'achèvement de la planification n'est prévue ni dans la loi sur les routes nationales ni dans l'ordonnance cantonale. Or, la planification du tunnel du Neufeld est terminée. La recevabilité de l'initiative est donc incertaine, écrit le préfet. La question se pose également - poursuit-il - de savoir si une votation populaire portant sur l'initiative aurait un sens. Il incombe à la ville de réaliser les travaux et, partant, de les adjuger. En cas d'acceptation de l'initiative, elle devrait en même temps faire opposition auprès du canton et de la Confédération. L'initiative déposée contre le tunnel de 600 mètres de long, dont le coût est estimé à 50 millions de francs, a abouti en février. Elle a été lancée par neuf organisations du camp rouge-vert. L'exécutif bernois avait déclaré l'initiative recevable le 24 mai. Quant au législatif, il avait accepté une motion visant à la réalisation de mesures susceptibles de freiner la croissance du trafic, avec ou sans tunnel, en juin. C'est en juillet que le PRD a déposé un recours communal contre l'initiative en arguant du fait qu'elle violait la loi fédérale et l'ordonnance réglant les compétences de la commune. Le préfet lui a donné raison.
16.11.00
Amélioration de l'offre des transports publics dans la région de Lugano: les bus urbains circuleront toutes les 10 minutes au lieu de 12 aux heures de pointe, d'une part, la gare CFF de Lugano sera mieux intégrée dans le réseau des transports publics, d'autre part. Le directeur cantonal de l'environnement, Marco Borradori, a présenté un message allant dans ce sens à Bellinzone. Les lignes des services de bus seront partiellement revues et étendues à des quartiers non desservis aujourd'hui. De nouveaux points d'arrêt, des voies réservées aux bus et des aires de stationnement P+R seront également réalisés. Il est prévu que ces mesures seront mises en œuvre jusqu'à la fin 2001, voire jusqu'au début 2002. Le canton participera aux coûts des mesures structurelles estimés à deux millions de francs, à hauteur de 50 pour cent, si tant est que le Grand Conseil donne son accord. L'amélioration des transports publics est un élément du plan des transports de la région du Lugano (PTL), que le Grand Conseil a ratifié en 1994. La majeure partie des 800 millions de francs affectés au plan est constituée par des projets routiers, tels le contournement d'Agno/Bioggio et le nouveau tunnel de Vedeggio/Cassarate. La situation du trafic à Lugano est depuis des années des plus chaotiques, les routes d'accès étant régulièrement surchargées. Les aménagements réalisés jusqu'ici n'ont pas véritablement amélioré la situation. Les modifications de l'offre des transports publics ne sont pas toutes positives. Si l'horaire sera étoffé pendant les heures de pointe, il sera par contre détendu pendant les heures creuses de la matinée et de l'après-midi: les bus ne circuleront plus que tous les quarts d'heure au lieu de toutes les 12 minutes.
16.11.00
Une nouvelle gare souterraine de passage sera construite jusqu'en 2012 sous la gare principale de Zurich. Un montant de 1,45 milliard de francs y sera consacré. Zurich entend ainsi aménager son nœud ferroviaire pour être en mesure de répondre aux exigences du trafic des cinquante, voire cent ans à venir. La nouvelle gare de passage, qui sera dotée de quatre voies, est conçue de manière à pouvoir faire face au trafic à longues distances et au trafic RER. La gare sera construite parallèlement à la gare RER souterraine existante, en face du hall principal de la gare principale, a déclaré Christian Schärli, chef de l'Office cantonal des transports, lors de la conférence de presse. Le projet comprend les éléments suivants: la gare souterraine proprement dite qui sera reliée au réseau existant à la hauteur de la "Langstrasse", un tunnel en direction de Oerlikon et une nouvelle liaison vers Altstetten. La double voie reliant Wiedikon à la gare principale donnera accès à la nouvelle gare grâce à une nouvelle rampe à double voie. Le canton est appelé à fournir une contribution de 580 millions de francs, soit 40 pour cent du total des coûts. Le reste est pris en charge par les CFF. Le Conseil d'Etat soumettra une demande de crédit au Grand Conseil en vue d'une votation populaire. Le trafic ferroviaire est appelé à croître tant au niveau régional que national, mais aussi et surtout au plan international. Les experts estiment que le trafic augmentera respectivement de 30, 50 et 400 pour cent d'ici 2020 (sur la base des chiffres de 1995), a indiqué Christian Schärli. La croissance beaucoup plus importante du trafic international est liée au développement du réseau européen à grande vitesse et à la réduction des temps de parcours qui lui est liée et qui engendrera un transfert de l'avion vers le train.
16.11.00
Le tunnel traversant les gorges du Seyon au nord de Neuchâtel a été mis en service. Grâce à cet ouvrage long de 1,8 kilomètre, le dernier goulet d'étranglement de la H20 reliant Neuchâtel à La Chaux-de-Fonds disparaît. Le tunnel à deux pistes est composé de deux tronçons souterrains, l'un de 1000 et l'autre de 800 mètres, qui sont reliés par un tronçon à ciel ouvert de 70 mètres. La H20 relie l'autoroute suisse A5 à Neuchâtel et l'autoroute française A36 à Besançon. Le tunnel est destiné au trafic descendant en direction de Neuchâtel, alors que, dans le sens inverse, le trafic continue d'emprunter la route cantonale. Cette dernière liaison sera améliorée dans une seconde étape. La Confédération y contribuera à hauteur de 20 millions de francs. Ajoutée à la contribution de 90 millions de francs fournie pour la construction du tunnel, cette contribution porte la participation fédérale à 110 millions de francs ou 78 pour cent des coûts globaux de l'ouvrage.
16.11.00
Le gouvernement zurichois entend affecter la manne provenant de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) uniquement au réseau autoroutier. Rejetant toute autre affectation, il propose au Grand Conseil de ne pas donner suite à une initiative demandant que les recettes de la RPLP soient également utilisées pour couvrir les coûts occasionnés par les accidents de la route. Une autre initiative, acceptée par le Grand Conseil en juillet 1999, vise à ce que des recettes RPLP soient attribuées aux communes pour couvrir des coûts occasionnés par le trafic. Il ressort de la réponse publiée par le gouvernement que la Confédération a invité le canton de Zurich à affecter les recettes de la RPLP aux travaux d'achèvement du réseau autoroutier. La loi sur la redevance poids lourds stipule que les recettes de la RPLP doivent être affectées en priorité aux coûts occasionnés directement par le trafic motorisé.
22.11.00
Les CFF ont présenté aujourd'hui, soit trois ans après la mise en service des trains Intercity à deux étages, leur dernier-né en collaboration avec la société de restauration Passagio: la première des 26 voitures-bistro. L'offre présentée à la clientèle dans les voitures à deux étages répond à la demande actuelle en matière de restauration: l'éventail proposé dans la partie inférieure de la voiture comprend le petit déjeuner, soupes et salades et différents plats, telles des pâtes. Les deux premières voitures-bistro circulent sur la ligne Zurich-Coire.
22.11.00
Le Grand Conseil bernois a, pour la première fois, approuvé un crédit-cadre destiné au financement des investissements des transports publics. Il a accordé un crédit de 118 millions de francs, par 143 voix contre 5. La gauche et les verts voulaient davantage. Le crédit assure la participation financière du canton aux investissements destinés aux transports publics pendant les années 2001 à 2004 et constitue, avec l'arrêté concernant l'offre, l'instrument de planification des transports publics, a-t-il été indiqué lors de la présentation. L'arrêté est soumis au référendum facultatif. Le projet gouvernemental a été soutenu par le PRD, l'UDC, le FPS/SD (Démocrates suisses) et une partie des socialistes. La directrice des travaux, des transports et de l'énergie, Dori Schaer-Born (PS) a déclaré que les 118 millions de francs étaient le résultat d'un long processus de négociations. Le montant tient compte d'autres sources de financement. Il permet de maintenir ce qui existe, mais aussi de prévoir une certaine extension. La planification, à ce stade, est provisoire. Il n'est de ce fait pas exclu que des demandes de crédits supplémentaires doivent être présentées au Grand Conseil. Dori Schaer a cité le tram de Berne ouest comme exemple.
22.11.00
Le Grand Conseil bernois a approuvé un crédit d'engagement de 19,4 millions de francs pour l'acquisition de 15 nouveaux trams articulés à plancher surbaissé Combino destinés aux Transports urbains de la ville de Berne (SVB). Les coûts globaux se montent à 43,6 millions de francs. Les SVB prennent un tiers, soit 14,5 millions de francs, à leur charge. La part supportée par les communes bernoises atteint 9,7 millions de francs. Le Grand Conseil a approuvé le prêt remboursable à l'unanimité moins une voix et deux abstentions. L'arrêté est soumis au référendum facultatif.
22.11.00
Le Grand Conseil bernois a pris connaissance du programme de construction des routes pour les quatre prochaines années. Ce programme est axé sur les points forts du développement économique et prévoit un volume de construction annuel de l'ordre de 100 millions de francs. Le programme de construction des routes 2001-2004 (routes cantonales) comprend 231 projets, soit 20 de plus que celui arrivant à terme cette année. Le canton entend dépenser 20 millions de francs de plus par année au cours de ces quatre prochaines années par rapport au programme précédent. Cela représente quelque 63,4 millions de francs en 2001, 62 millions en 2002 et en 2003 et 47,9 millions en 2004. Des projets d'environ 100 millions de francs par année peuvent ainsi être financés, compte tenu des contributions fédérales et communales.
22.11.00
La Société industrielle suisse (SIG) se sépare à nouveau d'un secteur traditionnel. En remettant à un tiers sa participation à la société Fiat-SIG Véhicules ferroviaires SA, elle entend se concentrer sur la technologie d'emballage. Ce faisant, l'entreprise fondée à Neuhausen en 1853 sous la raison sociale "Eisenbahnwaggon-Fabrik" abandonne son activité la plus ancienne. Elle avait fait un premier pas en 1996 déjà en créant une coentreprise dans ce secteur d'activité avec la société italienne FiatFerroviaria. Sa participation n'était plus que de 40 pour cent. Les affaires étaient dirigées depuis 1996 par Fiat au niveau opérationnel. L'appellation SIG disparaît ainsi pour la seconde fois en deux mois de l'ancienne entreprise multisectorielle, a confirmé son porte-parole Matthias Knill. Le nom de Fiat devrait à son tour disparaître de la liste des entreprises spécialisées dans le développement et dans la fabrication de bogies, dès lors que le groupe français Alstom a acquis la majorité des actions de FiatFerroviaria l'été dernier. Le passage de ce secteur d'activité dans le giron d'Alstom n'apporte aucun changement dans un premier temps au niveau opérationnel, Alstom maintenant le site de production suisse selon les informations actuellement disponibles, a confirmé Heinz Vogt, responsable financier et membre de la direction de Fiat-SIG. Le site de Neuhausen devient le centre de compétences du groupe Alstom pour le développement des bogies, en particulier des trains pendulaires. La vente dudit secteur n'aura pas d'incidences non plus sur la participation de SIG aux commandes importantes qu'ont passées les CFF et les Transports urbains zurichois. SIG et ADtranz participent aux consortiums qui construisent les trains pendulaires Intercity ICN et les nouveaux trams Cobra. Fiat-SIG a réalisé un chiffre d'affaires de près de 100 millions de francs ces dernières années.
23.11.00
La construction du tronçon Porrentruy - Boncourt de la transjurane (A16), long de 13,5 kilomètres, pourra commencer en 2002. Le coût du tronçon, qui comprendra trois tunnels et trois viaducs est estimé à près de un milliard de francs. Le gouvernement jurassien a approuvé le projet définitif et l'a transmis au Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC). Huit oppositions ont été rejetées, a déclaré le ministre Pierre Kohler.
23.11.00
Le Touring Club Suisse (TCS) a décerné son prix "Environnement". Sont sortis vainqueurs la Coopérative Migros grâce à son partenariat avec Swiss Mobility, et les Chemins de fer rhétiques (RhB) grâce à leur système de chargement des marchandises. La Migros a mis 75 véhicules de série à faible consommation (3 litres aux 100 km) à disposition de Swiss Mobility à l'occasion de son 75e anniversaire, a indiqué Fritz Schiesser, président du jury et conseiller aux Etats PRD, lors de la remise des prix qui s'est déroulée à Zurich. Ce faisant, la Migros contribue au développement d'une mobilité multimodale respectueuse de l'environnement. Les Chemins de fer rhétiques (RhB) ont, quant à eux, été récompensés pour les sept installations de levage et les 60 wagons à conteneurs. En transférant le transport des marchandises sur le rail, cette entreprise ferroviaire contribue à décongestionner le réseau routier dans le canton des Grisons. Des prix ont également été décernés à l'Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA) pour son manuel sur l'environnement destiné aux garages et aux carrosseries et pour l'inspectorat "Environnement" qu'elle a créé cet été, ainsi qu'au service de protection contre le bruit du Département des Ponts et chaussées du canton de Zurich. En encourageant la conduite à bas régime, ledit service a réussi "d'une pierre deux coups", a lancé Fritz Schiesser. Réduction du bruit et réduction de la consommation de carburant entre 10 et 20 pour cent. Un prix a également été décerné à la ville de Lausanne pour les mesures qu'elle a prises afin d'améliorer la qualité de l'air. Les autorités du chef-lieu vaudois ont déployé de gros efforts pour rendre l'offre des transports publics plus performante, à l'exemple des 15 bus fonctionnant au gaz naturel dont elles ont fait l'acquisition, a ajouté Fritz Schiesser. Le prix "Environnement" du TCS est décerné tous les deux ans à des organisations, à des autorités, à des communes et à des particuliers qui se sont mis en évidence en favorisant l'environnement dans le secteur de la mobilité.
24.11.00
La fusion du fret entre les CFF et les Chemins de fer italiens FS se fait attendre. Les deux entreprises ont retiré formellement la demande d'autorisation de fonder une coentreprise qu'elles avaient déposée auprès de l'UE. Elles entendent privilégier d'autres pistes. C'est ainsi que les CFF examinent maintenant l'opportunité d'une fusion par petits pas en lieu et place d'une fusion globale, a confirmé Christian Kräuchi, porte-parole des CFF. L'amélioration de l'axe de transit constitue une des pistes devant permettre un rapprochement dans différents secteurs. Le but final demeure toutefois une fusion globale. Le PDG des CFF Benedikt Weibel et le PDG des FS Giancarlo Cimoli se rencontreront d'ici à la mi-décembre pour fixer la marche à suivre. La différence entre les cultures d'entreprise explique pour l'essentiel l'arrêt des négociations concernant une fusion globale. Si les CFF connaissaient les difficultés liées à la procédure engagée auprès de la commission de la concurrence de l'UE, ils n'en ont pas moins sous-estimé l'importance. Ils ne craignent toutefois pas que la fusion ne soit pas acceptée, a poursuivi Christian Kräuchi.
26.11.00
La loi sur la circulation routière a été acceptée à une large majorité dans le canton d'Argovie. Le projet a en effet été accepté par 89'422 voix (74,0 pour cent) contre 31'381, quand bien même il était combattu tant par le PS et les Verts que par l'UDC, les Arts et métiers et le TCS. La participation s'est élevée à 36 pour cent. Les recettes provenant de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) - 13 millions de francs par an jusqu'en 2004 et 26 millions dès 2005 en faveur du canton d'Argovie - seront affectées au compte routier. Elles serviront au financement de constructions et de l'entretien des routes nationales et cantonales, d'une part, et aux mesures visant à éviter les coûts externes inhérents au trafic routier, d'autre part.
27.11.00
L'initiative sur la consommation de carburant lancée par les partis de gauche et les Verts dans le canton de Berne a été rejetée par 192'652 voix (69,1 pour cent) contre 85'965 voix. La participation s'est élevée à 41,2 pour cent. L'initiative visait à imposer fiscalement plus fortement les voitures de grosse cylindrée. La canton de Berne aurait été le premier à opter pour un tel changement de système. Les véhicules à moteur continueront ainsi à être taxés comme jusqu'ici en fonction du poids. Une expertise de la Confédération conclut à l'opportunité de maintenir la taxation en fonction du poids, car celle-ci prend indirectement aussi en compte la consommation d'énergie. Les adversaires de l'initiative doutaient que celle-ci entraîne une baisse de la consommation de carburant en se référant à l'expertise fédérale.
27.11.00
Le service de bus Schaffhouse-Schleitheim - jusqu'ici un établissement cantonal - est transformé en société anonyme mixte selon le code des obligations, article 762. Les citoyens du canton ont en effet accepté le week-end dernier les bases légales nécessaires à cette transformation par 16'723 voix contre 8'829. Le détachement de cet établissement de l'administration cantonale, conforme aux prescriptions de la loi fédérale révisée sur les chemins de fer, n'était en principe pas contesté lors de la campagne des plus ternes qui a précédé le vote. Le PS et l'entente des Verts ont néanmoins recommandé de voter non, craignant que la formule de la privatisation partielle, telle qu'elle a été retenue, n'entraîne une réduction du service public et des mesures d'économies sur le dos du personnel. Les majorités enregistrées en faveur du non à Schleitheim et à Beggingen par exemple montrent que ces craintes étaient partagées par la population de certaines communes desservies par le service de bus en question. Elles étaient toutefois nettement insuffisantes pour compenser les majorités de oui enregistrées dans l'agglomération schaffhousoise et dans les autres parties du canton.
28.11.00
Appuyée par 107'727 signatures, l'initiative populaire "Avanti pour des autoroutes sûres et performantes" a été déposée à la chancellerie fédérale. Emanant des milieux proches de l'automobile, l'initiative requiert l'élargissement à six pistes de l'autoroute A1 entre Genève et Lausanne et entre Berne et Zurich, ainsi que le percement d'une seconde galerie au tunnel routier du Gothard, étant entendu que les travaux devront débuter au plus tard dix ans après l'acceptation de l'initiative. Celle-ci est appuyée par l'ACS et le TCS, par l'USAM, par l'Union pétrolière, ainsi que par des représentants des instances politiques et des milieux économiques.
29.11.00
La société BLS AlpTransit SA a attribué le dernier lot de travaux important du tunnel de base du Lötschberg à un groupement composé essentiellement d'entreprises suisses pour 467 millions de francs. Le lot de Ferden comprend le percement à l'explosif des deux conduits du tunnel de base à partir du point d'attaque de Ferden en direction du Valais et en direction de Berne, a indiqué la société BLS AlpTransit SA. Quelque 250 ouvriers seront à pied d'œuvre dès le mois de mai 2001 sur cet important chantier situé au pied de la galerie d'accès de Ferden. Côté nord, ils rencontreront l'équipe de mineurs de Mitholz au début de l'année 2005. Côté sud, la rencontre des deux équipes de mineurs est prévue en 2003. Cinq groupements d'entreprises avaient fait une offre pour le lot de Ferden. Est sorti vainqueur le groupement LS/PZ/BY/EDIT, composé des entreprises Losinger SA Sion, qui conduit les travaux, Prader SA construction de tunnels, Zurich, Bouygues (France), Evequoz SA, Conthey, Dénériaz Sion SA, Ulrich Imboden SA, Viège et Theler SA, Rarogne.
30.11.00
Le Conseil des Etats a approuvé à l'unanimité un relèvement des amendes infligées aux pollueurs du Rhin. Il a en effet ratifié, par 38 voix contre 0, un protocole complémentaire à l'accord régissant la navigation sur le Rhin. Les pollueurs se verront dorénavant infliger une amende pouvant aller jusqu'à 40'000 francs (jusqu'ici 5'000 francs). Quand bien même tous les Etats riverains avaient augmenté le montant des amendes infligées lors de pollutions ces dernières années, les pollueurs du Rhin s'en tiraient à bon compte du fait que le système de répression applicable sur le fleuve est international. Plus d'un capitaine a, jusqu'ici, considéré meilleur marché de rejeter dans le Rhin des agents polluants plutôt que de les éliminer dans les règles de l'art, a-t-on pu entendre au Conseil des Etats. Le protocole complémentaire no 6 renforce, outre la répression des actes punissables en matière de pollution, celle des actes punissables en matière de sécurité des équipages. Les Etats participant à l'accord sont la Suisse, l'Allemagne, la Belgique, la France et les Pays-Bas. Le protocole doit encore être ratifié par le Conseil national.
30.11.00
Une stricte interdiction d'atterrir et de décoller à l'aéroport de Bâle-Mulhouse entre 22 heures et 6 heures est exigée par le Grand Conseil bâlois, qui a accepté un postulat des Verts allant dans ce sens. L'accord passé entre les Etats devrait être amendé. Les Verts avaient demandé, par le biais d'une motion, une interdiction des vols nocturnes à l'EuroAirport (EAP), comme l'exige le gouvernement zurichois pour Kloten. Ils se sont finalement ralliés à la majorité en acceptant que la motion soit transformée en postulat moins contraignant, dès lors que le gouvernement a accepté d'entrer en matière sous cette forme. Le Grand Conseil a accepté le postulat sans opposition aucune.
30.11.00
La société BOVA (Suisse) S.à.r.l., filiale du fabricant d'autobus hollandais BOVA, inaugure ses nouveaux locaux à Brügg près de Bienne. La filiale avait commencé son activité le 1er janvier 2000 dans des locaux provisoires situés à Studen. Elle occupe dix collaborateurs à plein temps un an après son arrivée dans le Seeland, est-il précisé dans son communiqué. Le chef des ventes, Werner Burri, n'a pas souhaité dévoiler le montant des coûts occasionnés par le nouvel édifice à Brügg. La société BOVA (Suisse) S.à.r.l. importe, revend et entretient des cars. Elle a vendu 21 nouveaux véhicules au cours de cette année, ce qui représente une part de marché approximative de 15 à 18 pour cent.
30.11.00
La ligne du Rheintal est laissée pour compte depuis des décennies. Tel est l'avis de 81 parlementaires saint-gallois qui demandent au gouvernement cantonal de préciser quelles sont les mesures qu'il a prises pour intégrer la ligne dans la seconde étape de Rail 2000. Les signataires de l'interpellation déposée au Grand Conseil saint-gallois entendent savoir quels besoins le gouvernement a annoncé dans le cadre du projet Rail 2000 pour rendre le fret et le transport des voyageurs plus performants, d'une part, et quelles mesures il prévoit à court terme pour améliorer l'état vétuste des voies. Le trajet en train direct de Sargans à St-Gall via Buchs - Altstätten (80 kilomètres) dure 68 minutes, ce qui représente une vitesse moyenne de 71 km/h. Il est rappelé qu'il est possible de rouler à 120 km/h sur l'autoroute. Il ressort de l'interpellation que la modernisation de la ligne de la vallée du Rhin a été rayée de la liste des travaux prévus dans le cadre des NLFA et que les travaux d'assainissement promis par le conseiller fédéral Adolf Ogi n'ont jamais été réalisés. La programmation de la seconde étape des travaux de Rail 2000 est en cours. Les cantons sont invités à annoncer leurs besoins.
30.11.00
La Confédération est appelée à élaborer une liste des obstacles à franchir sur les routes suisses et à les éliminer. Le Conseil des Etats a approuvé une telle recommandation par 20 voix contre 6, contre l'avis du Conseil fédéral. Le conseiller d'Etat Hans Hess (PRD/OW) a critiqué en séance de la Chambre haute le fait que des giratoires rendent la circulation difficile aux transports lourds sur de nombreuses routes en Suisse. Il estime qu'il incombe à la Confédération de veiller à ce que les véhicules utilisés pour l'approvisionnement, le transport des déchets et les sauvetages puissent franchir plus facilement ces passages. Le ministre des transports, Moritz Leuenberger, n'est pas parvenu à convaincre les sénateurs du fait que de tels travaux étaient de la compétence des services des routes cantonaux, dont l'association tient déjà une telle liste à jour. Le ministre des transports était d'avis qu'un répertoire fédéral est inutile et engendre un travail disproportionné.
30.11.00
Des solutions doivent être trouvées rapidement pour résoudre les problèmes de transport des agglomérations. La Confédération examine les possibilités de financement dans ce secteur. Le Département des transports et celui des finances élaborent actuellement les bases constitutionnelles susceptibles de permettre le financement du trafic d'agglomération, a déclaré Moritz Leuenberger en réponse à un postulat déposé au Conseil des Etats. Le postulat, accepté par 17 voix contre 11, invite le Conseil fédéral à s'engager plus rapidement dans ce secteur, dès lors que les zones d'habitation situées près des villes souffrent de plus en plus de la croissance du trafic. Le ministre des transports a accepté d'entrer en matière. Les problèmes liés au trafic dans les agglomérations doivent être abordés globalement, étant entendu que les transports publics sont prioritaires, a-t-il déclaré.
30.11.00
Le conseiller aux Etats Ernst Leuenberger (PS/SO) a critiqué au Conseil des Etats le fait que le réseau ferroviaire londonien intéresse davantage les CFF que le fret en Suisse. Moritz Leuenberger a pris connaissance de ces déclarations avec un profond regret. Ernst Leuenberger a déclaré que la situation du fret n'était pas satisfaisante en Suisse. S'il est exact que le fret occasionne des pertes financières importantes - comme on peut l'entendre -, la Confédération et les CFF auraient du pain sur la planche. La direction des CFF préfère aller à Londres pour s'engager dans le secteur du trafic régional au lieu de s'occuper du fret en Suisse, a déclaré le président du syndicat du personnel des transports (SEV). Et d'ajouter que le but principal de la politique nationale des transports est de transférer le trafic de la route sur le rail. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger lui a répondu qu'il n'y avait aucun lien direct au niveau de l'entreprise entre son engagement à l'étranger et la direction du fret. Il va sans dire qu'un tel engagement ne devrait en aucun cas être préjudiciable à la politique des transports sur le plan domestique. Les CFF sont tout à fait en mesure de contribuer efficacement à atteindre l'objectif visant au transfert de la route vers le rail. Les prestations du fret ont augmenté de 15 pour cent lors du premier semestre 2000 en passant de 4'459 millions à 5'113 millions de tonnes-kilomètres. Il est par ailleurs pratiquement exclu - pour des raisons techniques - que des locomotives CFF circulent sur le réseau anglais en cas d'obtention d'une licence. Les syndicats siègent de surcroît au conseil d'administration des CFF et ont ainsi prise directe sur la politique de l'entreprise, contrairement au Conseil fédéral, a ajouté Moritz Leuenberger.
La chronique de la politique des transports LITRA en ligne Décembre 2000 1.12.00
Des limites de poids plus élevées sont applicables à partir du 1er janvier 2001 sur les routes bernoises suite à l'entrée en vigueur des accords bilatéraux sur les transports terrestres passés avec l'UE. Toutes les routes ne peuvent toutefois être accessibles aux camions de 40 tonnes pour des raisons liées à l'infrastructure. Les véhicules d'un poids maximal de 34 tonnes pourront circuler sur toutes les routes suisses jusqu'à la fin de l'année 2004. L'accès des poids lourds de 40 tonnes aux routes suisses est en revanche limité dans un premier temps. Leur circulation sera libre à partir du 1er janvier 2005 sur l'ensemble du réseau routier helvétique. L'Office cantonal des ponts et chaussées a examiné le réseau des routes cantonales en prévision de cette modification, a-t-il communiqué. 67 tronçons de routes cantonales - comprenant le plus souvent des ponts - ne seraient pas aptes à la circulation des 40 tonnes.
1.12.00
Le gouvernement bâlois a approuvé le nouveau mandat de prestations général pour les transports publics. Le mandat a rencontré un bon écho lors de la consultation. Le surplus de prestations entraîne des coûts supplémentaires de 7,2 millions de francs par année. Le quatrième mandat de prestations général pour les transports publics prévoit de nombreuses et sensibles améliorations , a communiqué la direction des travaux et de la protection de l'environnement. Il est applicable de 2001 à 2005. Le mandat de prestations passe au Grand Conseil. Canton et communes sont appelés à verser 31,5 millions de francs au total chaque année, après la réalisation du plan des transports, au titre des transports publics. La réalisation des prestations supplémentaires revient à elle seule à 7,2 millions de francs. L'introduction de la "ligne bleue" du RER constitue la principale innovation du mandat de prestations. Elle permet de proposer pour la première fois la cadence semi-horaire sur la ligne RER conduisant de Laufon à Olten en passant par Bâle. De nouvelles correspondances sont assurées à Bâle, à Olten, à Laufon et à Pratteln. L'offre de transport s'en trouve améliorée, d'autant plus que les temps de parcours sont réduits. Les lignes de banlieue 10 et 11 du chemin de fer BLT rejoindront la gare de Bâle CFF à partir de l'été 2001. Il en résultera une sensible amélioration de l'offre. La prolongation de la ligne de bus 70 de Aeschenplatz jusqu'à Centralbahnplatz n'est pas encore acquise.
3.12.00
Le comité du "RegioTriRhena" s'est clairement prononcé en faveur du raccordement ferroviaire de l'aéroport de Bâle-Mulhouse suite à une nouvelle étude de planification réalisée à la demande du Conseil régional de l'Alsace. La commune d'Allschwil a vainement tenté de faire opposition à un soutien au projet de raccordement ferroviaire, craignant qu'il serait le vecteur du développement de l'EuroAirport (EAP) et qu'il tendrait à promouvoir un report de trafic de l'aéroport zurichois. Le conseil de RegioTriRhena requiert la réalisation d'un raccordement ferroviaire à l'aéroport de Bâle-Mulhouse permettant des liaisons directes avec la France, l'Allemagne et la Suisse. Il regrette le manque de volonté politique et de disponibilités financières des acteurs potentiels. Aussi invite-t-il la Conférence du Haut-Rhin et le Conseil du Haut-Rhin à tout mettre en œuvre pour qu'ils gagnent les décideurs régionaux à leur cause afin de permettre le financement et la réalisation du raccordement. Il ressort également du communiqué que le conseil de RegioTriRhena est composé de représentants du gouvernement, d'instances politiques au niveau communal et d'associations économiques.
4.12.00
Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) ont inauguré le tunnel de l'Adler au terme de huit ans de construction. Le nouveau tunnel relie Muttenz BL au chef-lieu de Bâle-Campagne Liestal. Il permet d'éliminer un goulet d'étranglement du réseau ferroviaire suisse et jouera un rôle important pour faire face au trafic nord-sud dans le cadre de la seconde étape de Rail 2000, ont déclaré les CFF lors de l'inauguration. Les trains voyageurs du trafic à longues distances et quelques trains de marchandises contournent désormais Pratteln BL. Le temps de parcours entre Muttenz et Liestal est abaissé de 1 minute et 40 secondes. Les CFF ont rencontré des difficultés de nature géologique imprévues lors de la construction. C'est ainsi que le terrain sur lequel se trouve le tunnel construit à ciel ouvert s'est enfoncé, de sorte qu'un tronçon de tunnel de 130 mètres de long a dû être relevé au moyen de presses. Les coûts finaux devraient néanmoins demeurer en dessous des 400 millions de francs prévus pour cet ouvrage.
5.12.00
La ville de Thoune entend construire un tunnel sous le bassin de l'Aar pour décongestionner le centre. Les coûts sont estimés à quelque 135 millions de francs. Le canton appréciera le projet dans le cadre du réexamen du réseau routier de l'agglomération. Un nouveau chapitre du livre déjà fort épais "Nouveau passage sous l'Aar à Thoune" a été ouvert aujourd'hui. Le conseil communal a remis la direction du projet au canton. Les résultats des différentes études réalisées montrent que le tunnel, tel qu'il est prévu, est techniquement réalisable et qu'il est souhaitable du point de vue de la protection du patrimoine. Le tunnel aurait des effets bénéfiques sur l'économie régionale et sur l'environnement, a déclaré le responsable du département des travaux, Melchior Buchs (PRD). L'ensemble du trafic franchit aujourd'hui l'Aar par deux axes historiques. Quelque 18'000 mouvements sont enregistrés dans le secteur du Freienhof. La vieille ville en pâtit. Les coûts constituent certes un grand point d'interrogation. L'octroi garanti de subventions fait défaut. La clé de répartition suivante devrait être appliquée conformément aux bases légales en vigueur: environ 35 millions à la charge de la Confédération, environ 60 millions à la charge du canton, le reste à la charge de la ville de Thoune, mais aussi des communes environnantes. Le canton a intégré le projet dans le programme de construction des routes 2001-2004, de sorte que la direction du projet lui incombe. Il entend réexaminer le dossier, en particulier en raison des coûts élevés qu'il aurait à supporter. Il a réservé quelque 200'000 francs pour poursuivre les études au cours de ces deux prochaines années. Le tunnel à deux pistes, long de 800 mètres, a les faveurs du conseil communal de Thoune. Il pourrait être franchi à la vitesse de 50 km/h. Les galeries permettraient de guider le trafic de la rive droite du lac de Thoune en direction de l'autoroute A6 (tunnel à partir du Thunerhof sous les deux bras de l'Aar et sous la gare jusqu'à la Mönchsplatz). Les machines de chantier pourraient entrer en action dans le meilleur des cas dans six ans, alors que les premiers véhicules emprunteraient le tunnel en 2013.
5.12.00
Les plans de la commune d'Herisau visant à éliminer le trafic de transit engendrent des effets directs sur la commune de Gossau. Le conseil communal de Gossau a approuvé le projet de contournement lors de sa récente consultation. Il communique que seule la solution du contournement contribue à résoudre les problèmes de circulation de Gossau, dès lors qu'il permet de réduire le trafic de transit, en particulier celui des déplacements dits de loisirs, sur la route d'Herisau. Le raccordement autoroutier pourrait de surcroît faciliter l'accès à la zone industrielle est de Gossau. Le conseil communal considère que toute solution visant à faire face au trafic à Herisau devrait être intégrée dans le plan régional.
7.12.00
Le RER saint-gallois, répondant à l'appellation de "Ostwind", est en route depuis le mois de mai. Ce terme recouvrira également la plus grande communauté tarifaire de Suisse à partir de 2002. Telle est la décision prise par les gouvernements des cantons de St-Gall, de Thurgovie et des deux demi-cantons d'Appenzell. "Ostwind" permettra de couvrir les principaux flux de trafic dans une région de plus de 70'000 habitants. Les communautés tarifaires régionales existantes seront intégrées dans celle de "Ostwind". Le territoire sera réparti en 80 zones. Les gouvernements des quatre cantons de Suisse orientale tablent sur une croissance de la demande de cinq pour cent à la faveur de l'accès aux transports publics facilité grâce à la nouvelle communauté tarifaire. Le lancement de la nouvelle communauté tarifaire ne peut toutefois être réalisé gratuitement. Les coûts supplémentaires inhérents à cette communauté s'élèveront à 3,5 millions de francs par an. Ils seront pris en charge par les cantons et les communes concernés selon une clé de répartition tenant compte aussi bien du nombre d'habitants que du nombre de pendulaires. La décision de principe des quatre gouvernements cantonaux étant prise, le projet de communauté tarifaire est mis en consultation auprès des communes et des entreprises de transport. Le lancement de "Ostwind" est prévu au début de l'année 2002. Quatre mois plus tard, des cartes journalières internationales des transports publics de la région "Euregio Bodensee" seront mises en vigueur.
8.12.00
L'Association suisse de lutte contre les émissions du trafic aérien (SSF) demande une réduction du nombre de mouvements d'avion à l'aéroport de Kloten. L'association communique que Zurich ne peut s'accommoder que d'une plate-forme aéroportuaire de faible dimension. Les négociations engagées entre la Suisse et l'Allemagne ont montré que la coupe était pleine s'agissant du bruit occasionné par le trafic aérien. L'association ajoute que l'Allemagne n'est pas seule à exiger une réduction du nombre des mouvements d'avion au-dessus de son territoire. Les groupements d'intérêt "IG West", "IG Nord", "Task Force Süd" et les communes de la vallée de la Glatt demandent, eux aussi, une telle réduction. Tous aspirent simplement à moins de bruit provoqué par les avions. L'association invite de ce fait l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), qui mène les négociations, à développer des scénarios tenant compte d'une diminution du nombre de mouvements d'avion. Elle considère que l'avion doit être rayé de la palette d'offres des liaisons ultracourtes, telles Zurich-Genève ou Zurich-Munich.
11.12.00
Le Chemin de fer du Lötschberg (BLS) a saisi le Conseil fédéral suite à la décision du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) d'attribuer les lignes de bus de la région d'Interlaken (Bödeli) à Car postal Berner Oberland. Le BLS justifie sa démarche par des raisons de procédure et de droit de la concurrence. Après avoir analysé la décision du DETEC, le BLS doute que le facteur d'adjudication principal, le prix, résiste à un examen sur le plan du droit. L'offre présentée par le BLS aurait été nettement mieux évaluée que celle de Car postal, indique le BLS. L'entreprise de chemin de fer critique et le fait que Car postal ait été autorisé à modifier son offre au cours de la procédure d'adjudication et le fait que l'offre de la Poste constitue une "sous-enchère non admise selon le droit de la concurrence". Le litige entre le BLS et Car postal Berner Oberland concernant les lignes de bus Beatenberg-Interlaken-Bönigen, Habkern-Interlaken-Iseltwald et Interlaken-Ringgenberg-Niederried s'est étendu sur toute l'année 2000. Le BLS assure qu'il ne souhaite pas que les passagers en subissent des inconvénients.
11.12.00
De meilleures liaisons entre Bâle et les Grisons et Bâle et l'aéroport de Zurich, ainsi que du matériel roulant plus moderne. Tels sont les souhaits que le Département de l'économie et des affaires sociales du canton de Bâle a transmis aux CFF concernant le projet d'horaire 2001-2002.
13.12.00
La Confédération est appelée à prendre en charge les mesures imposées au trafic aérien par l'ordonnance sur la protection contre le bruit. Le Conseil national a accepté une initiative parlementaire déposée par Rolf Hegetschweiler (PRD/ZH), par 83 voix contre 73. Rolf Hegetschweiler demande à la Confédération, au travers de son initiative, de contribuer également au financement des mesures de protection contre le bruit aérien, au même titre qu'elle le fait pour la route et le rail. La nouvelle ordonnance sur la protection contre le bruit entraîne pour les aéroports des coûts estimés à 220 millions de francs au minimum. Le parlementaire a critiqué le fait que les arrêtés fédéraux portant sur les transports terrestres engendrent une distorsion au détriment du trafic aérien. Paul Kurrus (PRD/BL) s'est également prononcé contre une discrimination du trafic aérien en insistant sur la nécessaire capacité concurrentielle des aéroports suisses. Ruth Genner (Verts/ZH), au nom de la commission des transports du Conseil national, considère que le trafic aérien doit supporter lui-même les coûts externes qu'il occasionne, selon le principe du pollueur-payeur. La Confédération se doit de financer les mesures de protection contre le bruit des trains en tant que propriétaire des chemins de fer. Ruth Genner estime que les coûts supplémentaires - environ deux francs par billet d'avion selon ses propres calculs - peuvent être portés à la charge des passagers. Jacques Neirynck (PDC/VD) ajoute que le trafic aérien est déjà privilégié dans la mesure où il est exonéré des droits de douane sur les huiles minérales en trafic domestique. Le Conseil national a finalement opté en faveur du trafic aérien, contre l'avis de sa commission.
13.12.00
Les CFF moderniseront leur parc de quelque 500 voitures Intercity de type IV au cours de ces prochaines années. Le blanc se substituera au vert traditionnel. Il en coûtera quelque 180 millions de francs. En remplaçant le vert par le blanc et en prévoyant une bande noire à la hauteur des fenêtres, les CFF poursuivent leur mutation entamée avec les trains Intercity à deux étages et avec les trains pendulaires ICN. Les CFF présentent aujourd'hui les premières voitures dans leur nouvelle livrée à Olten. Les voitures présentent également un nouveau look intérieur: sièges en velours anthracite au lieu d'étoffe, nouveaux accoudoirs noirs et appuie-tête en similicuir gris. Les CFF se sont inspirés de la doctrine de Feng-Shui s'agissant du choix des couleurs, a déclaré Werner Nuber, responsable de la communication. La couleur blanche des trains incarne la vitesse et la ponctualité, alors que le rouge utilisé en tête et en queue des trains représente la traction électrique et symbolise la puissance du chemin de fer. Le matériel roulant des CFF n'est pas seulement soumis à une cure de jouvence esthétique. Dispositif antiroulis, second frein magnétique, WC à circuit fermé et raccordement de frein de secours constituent autant de nouveautés qui rendent ces voitures aptes à circuler à 200 km/h. La première série de 225 voitures sera terminée à fin 2004, en même temps que la nouvelle ligne de Rail 2000 Mattstetten - Rothrist. Les travaux seront exécutés aux Ateliers Industriels Traction à Olten. Un grand nombre des 1'200 voitures unifiées, de couleur verte à l'origine, construites au cours des années cinquante et soixante, seront mises au rebut à partir de l'année prochaine. 200 voitures ont déjà passé à la ferraille cette année. Plus de 100 millions de francs de plus seront consacrés au parc des véhicules CFF au cours de ces cinq à six prochaines années par rapport aux dix dernières années. Cet investissement est nécessaire pour répondre aux besoins de la clientèle et aux exigences de Rail 2000, a déclaré Paul Blumenthal, responsable de la division voyageurs.
13.12.00
L'Office fédéral des routes a donné son aval aux plans de nouveaux raccordements autoroutiers dans le canton de Lucerne. Le directeur des travaux, Max Pfister, a pris connaissance avec satisfaction de la décision dudit office. Un grand pas a ainsi été fait pour maintenir en état de fonctionnement le réseau routier dans la région de Lucerne, est-il relevé dans un communiqué publié par la chancellerie d'Etat. Les aménagements concernent les raccordements de l'A2 à Emmen sud et à Emmen nord, ainsi que la construction d'un nouveau raccordement à l'A2 à Rothenburg-Station. Un nouveau raccordement devra également être construit à l'A14 dans la région de Buchrain. A Emmen sud, la sortie de Lucerne sera décalée en direction de Rotsee de manière à réduire le trafic sur le pont de l'Ibach. Le flux des voitures sera alors dirigé vers le réseau des routes régionales par l'échangeur de Sedel. Des aménagements seront également apportés à Emmen nord en ce sens que ce nœud sera démêlé par la suppression de l'entrée et de la sortie de Bâle. En revanche, un nouveau raccordement complet sera réalisé à Rothenburg-Station. Cet échangeur permettra d'absorber également le trafic de la zone industrielle d'Emmen/Rothenburg. A Buchrain, le trafic des poids lourds généré par les zones industrielles du Rontal pourra être dirigé directement vers l'autoroute A14 grâce à ce nouveau raccordement complet. La question de la construction d'un tunnel d'accès à l'autoroute n'a pas encore été tranchée. Fort du préavis favorable de l'Office fédéral des routes, le canton de Lucerne peut soumettre son projet général d'aménagement élaboré pour Emmen nord et Rothenburg au Conseil fédéral. Le projet d'exécution d'Emmen sud et le projet général de Buchrain peuvent être mis en route.
14.12.00
La galerie de Schweizerhalle, située sur l'A2 près de Bâle, a été transformée en tunnel. Les travaux, exécutés 24 heures sur 24 six jours par semaine, ont duré 17 mois. Des raisons de sécurité ont dicté la transformation et l'assainissement de cet ouvrage, qui avait été inauguré en 1969. Ce tronçon présente la plus forte densité de circulation de toute la Suisse, puisque des pointes de 130'000 véhicules sont recensées quotidiennement entre Bâle et Augst BL. Raison pour laquelle les transformations ont dû être réalisées en occasionnant un minimum de perturbations, a précisé la direction des ponts et chaussées de Bâle-Campagne. Les ouvertures latérales qui existaient à la hauteur du quartier de Schweizerhalle et celles existant entre les sens de circulation ont été murées. Restent encore à poser les installations électriques. Les travaux seront achevés par la pose du tapis dans le conduit "Bâle" au printemps 2001. Les coûts de la transformation ont été évalués à 64,5 millions de francs. Les éléments en béton avaient subi de graves dommages. La construction présentait également des carences qui avaient rendu l'assainissement de l'ouvrage indispensable. S'y ajoute le fait que les entreprises chimiques et les CFF avaient requis des mesures antibruit, les normes d'alarme fixées dans l'ordonnance sur la protection contre le bruit étant dépassées dans le voisinage de l'autoroute.
14.12.00
Le Conseil d'Etat lucernois et l'Office fédéral des transports ont donné connaissance de la décision qu'ils ont prise le 12 décembre 2000 en ce qui concerne l'adjudication des prestations de transports publics régionaux dans l'Entlebuch à compter du changement d'horaire 2001. L'adjudication porte également sur la ligne de cars postaux Wiggen- Schangnau- Kemmeriboden, dont une part importante est située dans le canton de Berne. La ligne a été attribuée à Car postal, qui avait présenté l'offre la plus économique. Car postal l'a emporté sur trois autres concurrents, soit sur les CFF/les Transports en commun du Zugerland, sur le BLS/Autoverkehr Oberemmental et les Transports urbains de la ville de Lucerne. En fait, l'offre de Car postal Suisse centrale est, de l'avis des mandants, légèrement supérieure à celle des autres concurrents. Car postal présente la meilleure prestation d'ensemble. Celle-ci a été évaluée selon une pondération des critères préétablie, à savoir 40 pour cent pour le prix et 60 pour cent pour la qualité. Il est relevé dans les considérants que les critères portant sur le personnel, sur les performances et sur la conception de l’offre parlent nettement en faveur de Car postal. Les analyses de sensitivité confirment le résultat obtenu. Les opérateurs qui n’ont pas été retenus ont trente jours pour recourir auprès du DETEC. Le centre régional « Suisse centrale » de Car postal obtient ainsi deux liaisons exploitées jusqu’ici par d’autres entreprises de transport, en sus des quatre lignes qui composent déjà son réseau.
14.12.00
Le Tribunal fédéral a donné son feu vert à l’agrandissement de l’aéroport de Kloten. Les opposants enregistrent néanmoins une victoire dans le domaine de la protection contre le bruit : le concept de protection phonique et le cadastre des nuisances sonores doivent être revus. Le Tribunal fédéral a rejeté les recours contre l’agrandissement de l’aéroport. Les travaux, qui avaient déjà démarrés au printemps, peuvent ainsi être poursuivis. Le canton doit revoir sa copie s’agissant du concept de protection phonique et du cadastre des nuisances sonores en prévoyant des normes beaucoup plus strictes dans certains cas. Tant le concept que le cadastre reposent sur les normes trop élevées stipulées dans l’ordonnance contre le bruit des aéroports. Le Tribunal fédéral considère en effet que le Conseil fédéral a retenu à tort des normes plus élevées que celles proposées par la commission désignée pour apprécier les normes en matière de nuisances sonores et que, partant, les normes fixées dans l’ordonnance ne sont pas applicables. Le schéma de normes retenu par la commission devra servir de base. Il y aura également lieu de prendre en considération le bruit occasionné par l’aéroport militaire de Dübendorf dans le concept de protection contre le bruit. Le Tribunal fédéral est toutefois d’avis que le concept et le cadastre ne pourront être adaptés que lorsque le nouveau concept d’exploitation sera connu. Il a en principe également reconnu le plafond annuel de 2'400 tonnes d’oxyde d’azote. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger s’est déclaré « très satisfait » de la décision du Tribunal fédéral. Son appréciation, en tant que juriste, est la même que celle du TF. Le DETEC proposera une révision de l’ordonnance pour la protection contre le bruit au Conseil fédéral, est-il relevé dans un communiqué. L’abaissement des normes sonores dans les quartiers d’habitation de 65 à 60 décibels engendrerait une hausse très importante des indemnités destinées aux mesures de protection contre le bruit et aux expropriations. Quelque 32'000 personnes – au lieu des 6'000 actuellement – auraient droit à des fenêtres antibruit dans la région zurichoise. D’où des indemnités de l’ordre de 150 millions de francs – au lieu des 30 millions de francs selon l’ordonnance actuelle – pour les aéroports de Genève et de Zurich. Les indemnités à verser au titre des moins-values et des équipements augmenteraient également très fortement, puisqu’elles passeraient de 190 à 940 millions de francs au minimum.
15.12.00
Les CFF ont envoyé il y a peu leur dossier de candidature portant sur l'exploitation du réseau ferroviaire du Wessex, situé à l'ouest de Londres. Le délai imparti pour ce qui est appelé la préqualification arrive à échéance aujourd'hui. Une offre concrète doit suivre d'ici au mois de février. Nous n'avons encore rien investi à ce jour, a indiqué le porte-parole des CFF, Christian Kräuchi à l'agence de presse sda. L'offre définitive doit être présentée jusqu'à fin juillet 2001. Les coûts liés à la candidature des CFF et de leur partenaire anglais, la société John Laing, s'élèvent à 2,5 millions de francs chacun. La concession d'exploitation du réseau ferroviaire "Thames" sera, elle aussi, mise au concours dans quelques mois. Les CFF entendent, dans ce cas aussi, faire acte de candidature. Les deux réseaux comptent quelque 1'400 kilomètres de lignes et près de 300 gares au total. Les CFF tablent sur des investissements de l'ordre de 100 à 150 millions de francs. La reprise du réseau de Wessex est prévue en 2002, selon Christian Kräuchi. Les CFF avaient signé le contrat portant sur la constitution de la communauté de candidature avec la société John Laing Investments le 1er septembre dernier à Londres. Le porte-parole des CFF part de l'hypothèse que d'autres sociétés feront également acte de candidature pour obtenir la concession. Les autorités ferroviaires "Strategic Rail Authority" adjugeront les concessions vraisemblablement en été de l'an prochain.
15.12.00
Les détenus seront transportés et sur le rail et sur la route à partir de l'an prochain en Suisse. Les autorités et les entreprises de transport ont présenté leur nouveau système et les nouveaux véhicules à Olten. Les détenus étaient transportés jusqu'ici dans les fourgons des CFF sur les longues distances. Ces fourgons étaient équipés de compartiments cellulaires. Deux aspects ont incité les autorités fédérales et cantonales à rechercher un nouveau système de transport, ont indiqué les autorités en conférence de presse: premièrement, le Conseil de l'Europe a réprimandé la Suisse en raison de son mode de transport des détenus. Les cellules étroites, les changements de train effectués parmi le flux des autres passagers et le manque d'accompagnement durant le transport ont été considérés comme indignes. Secondement, les CFF ont décidé de ne plus équiper leur nouveau matériel roulant de cellules. Des raisons économiques- moins de place pour les compartiments à bagages - ont, pour l'essentiel, dicté cette décision. Les cantons se sont consultés et ont proposé, ensemble, une organisation centralisée au lieu d'organiser les transports chacun pour soi. La communauté d'entreprises CFF-Securitas s'est vue adjuger le mandat suite à l'appel d'offres qui avait été lancé. Elle exécutera les quelque 21'000 transports par année sur la base de son projet "Train-Street". Les CFF ont transformé deux anciennes voitures de commande en les équipant de 18 cellules présentant une surface de 1,34 m2 chacune ainsi que d'un WC et en renforçant l'aération. Quant à la société Securitas, elle a fait l'acquisition de douze véhicules routiers équipés chacun de cinq cellules, d'une sortie de secours et d'un dispositif de surveillance par vidéo. Les deux voitures CFF, tractées par une locomotive, circulent sans autres voitures de voyageurs entre Genève et Berne, ainsi que dans le triangle Berne-Bâle-Zurich. Les transports de détenus entre les autres chefs-lieux cantonaux sont effectués par les véhicules de Securitas. Cette société répond du bon déroulement de tous les transports. L'accord a été conclu entre les pouvoirs publics et les deux entreprises, dans un premier temps pour une période de cinq ans. Les coûts annuels sont estimés à 6,6 millions de francs par an. La Confédération prend 45 pour cent à sa charge, selon les informations fournies par Dora Andres, directrice de la Police et des affaires militaires. Le reste est supporté par les cantons selon une clé de répartition prédéfinie.
15.12.00
Une communauté tarifaire des transports publics sera lancée en 2001 dans le canton du Jura. Le Parlement cantonal, qui siégeait exceptionnellement à Porrentruy, a approuvé le projet à l'unanimité. Les coûts à la charge du canton s'élèvent à 600'000 francs par an. Les Transports urbains de Delémont y participent, en sus des CFF, des Chemins de fer du Jura et de Car postal. Certaines communes du Jura bernois, telle celle de Moutier, ainsi que Roggenburg BL se joindront à l'opération. Le réseau comprend 110 kilomètres de voies ferrées et 27 lignes de bus. Le prix des transports publics sera abaissé d'un quart en moyenne à la faveur de la communauté tarifaire. Les abonnements valables dans une à cinq zones coûteront entre 51 et 100 francs par mois. Un abonnement annuel valable sur tout le réseau de la communauté tarifaire coûtera 1'134 francs.
15.12.00
Les Transports urbains de la ville de Lucerne (VBL) ont été transformés en société anonyme et portent l'appellation de "Verkehrsbetriebe Luzern AG (VBL AG). La migration des VBL de l'administration lucernoise avait été acceptée par le souverain le 24 septembre. Les VBL AG disposent d'un capital de 20 millions de francs. Un montant de 100'000 francs a été versé en espèces. Le reste de l'apport sera fourni en nature au cours du premier semestre 2001. Le président du conseil d'administration a été désigné en la personne de M. Konrad Graber, expert-comptable et président du PDC. Les autres membres du conseil d'administration sont Ursula Stämmer, conseillère communale, André Hobi, chef du personnel de la ville, Hans-Kaspar Dick, ancien directeur CFF, et Pirmin Willi, membre de la direction de la clinique St-Anne. La transformation des VBL en une société anonyme vise à les rendre plus souple afin qu'ils soient en mesure de faire face à la libéralisation dans le secteur des transports publics. La ville demeure actionnaire principal.
15.12.00
La gare de Lucerne appartient à nouveau entièrement aux CFF. Les CFF SA achètent en date du 1er janvier 2001 toutes les actions de la société "Bahnhof Luzern Immobilien AG (BLI)", à laquelle appartiennent le centre commercial de la gare, l'immeuble administratif et la partie abritant les restaurants. Le capital-actions de la BLI s'élève à 18 millions de francs. Il appartenait jusqu'ici à la banque UBS, à la société "Bahnhofbetriebe Holding AG et aux CFF respectivement à raison de 55,6, 33,3 et 11,1 pour cent. Les CFF entendent exploiter leurs grandes gares comme des centres de services. Cette stratégie pourrait également être appliquée à Lucerne grâce à cet achat d'actions, indiquent les CFF dans leur communiqué. La BLI continue de gérer les locaux de la gare. Le changement de propriétaire n'a pas d'effets sur les contrats de location.
18.12.00
Les Transports urbains de la ville de Berne (SVB) entendent mieux informer leurs passagers grâce à un nouveau système de régulation du trafic. Les panneaux dont seront dotés quelque 100 points d'arrêt jusqu'en été 2002 informeront les passagers sur l'heure du prochain départ selon l'horaire, sur les retards eu égard à la situation réelle et sur le départ imminent du véhicule. Le dispositif fait partie des mesures prévues par les SVB pour leur permettre de remplir leur tâche de manière fiable en proposant des déplacements rapides, sûrs et confortables. Des moyens d'information modernes sont indispensables, a déclaré Alfred Neukomm, conseiller communal et président du conseil d'administration des SVB. Les points d'arrêt sont déjà annoncés par haut-parleur et par des panneaux lumineux dans les véhicules. Les panneaux sont installés dans tous les véhicules, sauf dans les très anciens qui seront retirés prochainement du parc, puis remplacés, a indiqué le directeur des SVB, Hans Rudolf Kamber. Les points d'arrêt Kocherpark, Kursaal et Brunnadernstrasse sont déjà équipés du panneau indiquant l'heure de départ. L'arrêt Eigerplatz suivra prochainement. L'indication d'un retard permet aux passagers d'opter rapidement pour la meilleure solution lorsque l'arrêt comprend plusieurs lignes de trams ou de bus.
18.12.00
Les Transports urbains de la ville de Berne (SVB) et les Chemins de fer régionaux Berne-Soleure (RBS) examinent un renforcement de leur collaboration. Il n'est toutefois pas question de fusion, est-il relevé dans le communiqué publié par les deux entreprises. Les SVB et le RBS entendent se rapprocher, en particulier dans les secteurs de l'entretien des trams et des véhicules routiers, de la régulation du trafic et de l'information des passagers, ainsi que de la planification de l'offre et de la production. Ce faisant, les deux entreprises visent à réduire leurs coûts et à rendre l'offre plus performante. Des décisions seront prises à ce sujet au cours de l'été 2001.
18.12.00
Les CFF et le BLS ont défini les points centraux de leur collaboration et de la répartition des tâches. Leur conseil d'administration respectif se prononcera au cours du 1er semestre 2001 sur la convention de base et sur les accords complémentaires. Des solutions applicables à long terme doivent être élaborées, est-il indiqué dans le communiqué commun publié. Celles-ci tiennent compte des modifications qui découleront de la mise en route de la première étape de Rail 2000 à fin 2004 et de l'ouverture du tunnel de base du Lötschberg à fin 2006. Les négociations décidées en février et menées en été ont révélé que les CFF reprendront la production du trafic des wagons complets isolés dans la zone d'activité du BLS à partir du changement d'horaire 2001. Ils achètent des prestations partielles au Chemin de fer du Lötschberg (BLS). Les CFF participent à l'autoroute roulante par le Lötschberg-Simplon au niveau stratégique. Le BLS et Hupac gèrent la société à créer au niveau opérationnel. Le BLS achète dix locomotives Re465 aux CFF conformément à l'option prise. Les CFF répondent dorénavant du trafic à longues distances en direction d'Interlaken et de Brigue. Cela implique un transfert d'une partie du personnel des trains du BLS aux CFF. En contrepartie, le BLS hérite de la responsabilité du système RER bernois. Le changement est prévu au cours des années 2002-2004. La nouvelle répartition des tâches entraîne des modifications du parc de véhicules. C'est ainsi que les voitures Intercity unifiées IV du BLS (35 voitures, 1e et 2e classe, 6 voitures de commande et 5 fourgons) sont reprises par les CFF et complètent leur parc de quelque 500 voitures de ce type. Quant au BLS, il reprend les voitures unifiées III des CFF (anciennes voitures Swiss-Express) dont il aménagera l'intérieur pour les faire circuler dans les trains RegioExpress sur les lignes Berne-Neuchâtel-Le Locle et Berne-Langnau-Lucerne (dès 2005) et Spiez-Kandersteg-Brigue (dès 2007). S'agissant des trains complets dans le secteur du fret, les CFF et le BLS continuent de proposer leur propre offre sur le marché, conformément à la réforme des chemins de fer et à la politique suisse des transports. Le BLS a, de ce fait, décidé de confier cette activité Cargo à une filiale, dans laquelle les CFF n'ont aucune participation. Les CFF entendent résoudre la question de leur participation avec les principaux actionnaires du BLS, la Confédération et le canton de Berne. Une évaluation de l'entreprise constitue une base essentielle dans ce contexte. Une participation des CFF au capital du BLS implique la recherche d'une solution en ce qui concerne la caisse de pensions du BLS. Les travaux préparatoires en vue de l'intégration de la caisse de pensions du BLS dans la caisse de pensions Ascoop au début de l'année 2001 sont en cours.
18.12.00
Le fonds routier zurichois ne sera pas renfloué. Le Grand Conseil a, par 110 voix contre 55, rejeté une motion de l'UDC visant à injecter 75 millions de francs dans le fonds en les imputant des recettes fiscales générales. L'UDC a tenté en vain de convaincre son partenaire bourgeois, le PRD, de voter en faveur des 75 millions de francs. Le PRD menace de se ranger aux côtés des verts et des rouges comme "parti qui bloque toute construction de routes" et "de disparaître de la scène en matière de politique des transports"; l'idée du PRD consistant à affecter de l'argent à la construction des routes par le biais de rallonges budgétaires ne fonctionne pas, a déclaré Lorenz Habicher (UDC, Zurich). Lukas Briner (PRD, Uster) a rétorqué que les radicaux ne sont en principe pas contre un apport financier de l'Etat dans le fonds routier. Ils sont en revanche contre le système de "l'arrosage automatique"; ils sont d'avis qu'il y a lieu d'appliquer le principe selon lequel il incombe à celui qui est à l'origine de coûts de les prendre en charge et il faut rejeter une subvention croisée. Il n'est pas possible de trouver 75 millions de francs dans le budget actuel, et le montant demandé ne permet pas de modifier la situation désastreuse qui prévaut actuellement en matière de trafic, ont renchéri respectivement Ernst Jud (PRD, Hedingen) et Reto Cavegn (PRD, Oberengstringen). La proposition de l'UDC est "absolument inadmissible" du point de vue financier; il en résulterait un important déficit, a ajouté Martin Bäumle (verts, Dübendorf). Dorothée Fierz, directrice des travaux (PRD), a attiré l'attention sur le fait que l'équilibre budgétaire était précaire et qu'une charge supplémentaire de 75 millions de francs était irresponsable. Non sans ajouter qu'aucun projet de construction prêt à être réalisé n'était actuellement bloqué pour des raisons financières.
19.12.00
Les clients des Transports urbains de la ville de Lucerne (VBL) sont opposés à une réduction de l'offre des transports publics. 76 pour cent se sont prononcés contre des restrictions. Tel est le résultat de la consultation réalisée en corrélation avec le budget 2001 du groupement d'intérêt des transports publics de l'agglomération lucernoise (öVL). Le budget prévoit un taux de couverture des coûts de 55,8 pour cent seulement, quand bien même un taux de 60 pour cent au moins est exigé selon les statuts. La question d'une réduction de l'offre de transports publiés a été posée dans ce contexte. L'enquête des VBL montre qu'un tel programme de réduction ne laisse pas la population insensible. L'enquête a suscité des craintes, indiquent les VBL. Nombre d'usagers l'ont même ressentie comme une impertinence de la part des responsables. Les VBL regrettent d'avoir engendré de telles émotions. 950 personnes ont participé à l'enquête. Outre la question de fond portant sur une réduction de l'offre et à laquelle il a été répondu négativement, a été posée la question de savoir si les participants voyaient d'éventuelles possibilités concrètes de limiter l'offre. Les mesures indiquées ont été rejetées nettement : l’avancement du dernier départ en fin de soirée, par 68 pour cent de non, l’abandon de lignes peu utilisées, par 82 pour cent, et le raccourcissement de certaines lignes, par 89 pour cent. Seule une cadence moins dense de l’horaire, en l’occurrence le passage de 6 et de 7,5 minutes à 10 minutes d’intervalle, a trouvé l’agrément des personnes interrogées.
19.12.00
Les services de bus de Stans, Stansstad et Oberdorf vont être réorganisés. Le Conseil d’Etat nidwaldien a donné mandat d’élaborer un plan de desserte de ces communes, a communiqué la chancellerie d’Etat. Le canton de Nidwald est contraint de réorganiser les transports régionaux dans la région de Stans en raison du fait que la Confédération n’indemnisera plus la ligne de bus Stans-Stansstad à partir de 2003. Le service de bus Stansstad-Obbürgen continuera en revanche d’être subventionné. La desserte de Stans par les transports publics doit être maintenue, dès lors que la localité, qui est en pleine expansion, remplit une fonction de centre régional, indique la chancellerie d’Etat. La localité de Oberdorf, qui souhaite une ligne de bus Stans-Oberdorf-Büren financée par le canton, est incorporée dans la planification. Le Conseil d’Etat n’a toutefois pas donné suite à une demande allant dans ce sens en faisant référence aux travaux de planification en cours. Les services de cars postaux à destination du Bürgenstock seront dorénavant assurés toute l’année. Le Conseil d’Etat a approuvé le prolongement de la ligne Stansstad-Obbürgen jusqu’à fin 2001. Les hôtels de montagne sont ouverts, pour la première fois cette année, également en hiver.
19.12.00
Les CFF créent 250 nouveaux emplois à Brigue : les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) ont retenu la cité valaisanne comme site d’accueil du nouveau centre de services à la clientèle – Customer Contact Center – dans lequel seront centralisées les tâches des dix centres régionaux Rail Service du pays au cours de ces 3 à 5 prochaines années. Le choix s’est porté sur Brigue parce que cette ville a présenté la meilleure offre, ont indiqué les CFF, non sans préciser que la métropole du Haut-Valais avait obtenu le meilleur résultat tant en ce qui concerne la disponibilité à court terme des locaux et l’engagement financier du canton que du point de vue des perspectives de développement. L’importance économique de cette décision favorable à une région périphérique a également joué un rôle, les CFF étant conscients qu’ils devront encore supprimer des emplois ces prochaines années dans les régions périphériques. Les CFF entendent centraliser tous les services téléphoniques et Internet pour la clientèle dans ce nouveau centre de services au cours de ces trois à cinq années. La palette d’activités du centre couvre les renseignements téléphoniques, le renouvellement d’abonnements et la vente de titres de transport et de forfaits de voyage. Quelque 60 personnes prendront leur activité au centre de services de Brigue jusqu’à la fin 2001. Le centre comprendra 250 postes de travail d’ici 2005.
20.12.00
Il n’y aura plus de fonctionnaires aux CFF à partir du 1er janvier 2001. Le Conseil fédéral a en effet mis en vigueur la loi sur le personnel fédéral (LPers), à laquelle le personnel de l’ancienne régie est soumis, et stipulé les normes minimales les plus importantes pour tous les employeurs de la Confédération. La LPers, qui supprime le statut des fonctionnaires, a été acceptée en votation populaire le 26 novembre. Elle entrera en vigueur vraisemblablement le 1er juillet 2001 s’agissant du personnel de la Poste et le 1er octobre 2001 s’agissant du personnel de l’administration fédérale. Les CFF, qui ont négocié une convention collective de travail (CCT) à fin juin déjà, seront les premiers à adopter le nouveau régime. Le Conseil fédéral a édicté les dispositions d’exécution nécessaires pour que le personnel CFF puisse être soumis à la LPers dès le 1er janvier 2001. Les normes que les employeurs de la Confédération doivent respecter au travers de la CCT sont consignées dans une ordonnance-cadre se rapportant à la LPers. Y sont en particulier définis, le salaire minimal (38'000 francs par année), le droit minimal aux vacances et la durée maximale du travail (analogue à celle de l’économie privée), le congé de maternité (deux mois lors de la première année de travail, quatre mois ensuite) et les allocations pour enfants (3'800 francs par année pour le premier enfant, 2'400 pour les suivants). La CCT des CFF respecte ces normes minimales ; elle va même au-delà sur certains points, à l’exemple du congé de maternité qui dure quatre mois aux CFF, indépendamment du nombre d’années de travail.
21.12.00
Les CFF offrent pour ainsi dire un cadeau de Noël à leur clientèle en baissant le niveau de prix des billets de la plupart de leurs relations internationales dans le transport des voyageurs. Les voyages en train en trafic international transfrontalier sont en effet exonérés du paiement de la TVA suisse à partir du 1er janvier 2001. Les CFF font bénéficier leur clientèle de cette exonération demandée par les chemins de fer depuis fort longtemps sous forme de réductions de prix. Outre l’exonération de la TVA, les cours de change adaptés en raison de la faiblesse de l’euro ont des effets positifs sur le prix des billets. Les CFF améliorent ainsi leur capacité concurrentielle sur les moyennes distances en Europe. Ils espèrent aussi améliorer l’image de marque des transports publics et gagner des parts de marché dans les déplacements de voyageurs en trafic international.
21.12.00
Les deux cantons de Bâle planifient un nouveau point d’arrêt du RER dans la zone du « Basler Dreispitz ». Un avant-projet devrait être présenté au début de l’été 2001, ont indiqué les administrations cantonales. Le but visé est d’accélérer les liaisons entre la vallée de Laufon et la zone industrielle / le stade St-Jacques. Les CFF élaborent un tel avant-projet à la demande du département social et de l’économie (WSD) de Bâle-Ville et de la direction des travaux et de l’environnement (BUD) de Bâle-Campagne.Il est prévu de construire le point d’arrêt RER de la ligne Bâle-Laufon entre le portail sud du tunnel du « Wolf » et les passages « Walkeweg » et « Brüglingerstrasse ». Ce point d’arrêt permettrait de proposer des correspondances rapides et pratiques avec la ligne de bus 36 et les lignes de tram 10 et 11. Les déplacements entre la vallée de Laufon et le stade St-Jacques, la gare badoise et le quartier « Gundeldinger » seraient ainsi plus rapides que par la gare principale, a-t-il été indiqué. La zone industrielle « Dreispitz », où l’on dénombre plus de 4'000 emplois, serait en outre mieux reliée au RER.
21.12.00
Le Conseil d’Etat zurichois entend prolonger la pause nocturne à l’aéroport de Zurich à partir de l’automne 2001. Le conseil d’administration de la société « Flughafen Zurich AG » souscrit à une interdiction de vol de sept heures pendant la nuit. Le Conseil d’Etat zurichois envisage de mettre en vigueur de manière anticipée la partie du règlement d’exploitation qui concerne la pause nocturne. Il est en effet prévu de mettre en vigueur l’interdiction des vols nocturnes, d’une durée de sept heures, à partir de l’horaire d’hiver 2001/2002 déjà, a indiqué Susanne Sorg, préposée à la communication du Conseil d’Etat, aux médias à Zurich. Il faudra cependant faire face à de nombreux impondérables, telles l’analyse d’impact environnemental et la procédure de recours, sur lesquelles le Conseil d’Etat et la société gérant l’aéroport n’ont aucune influence. La nouvelle ordonnance prévoit une interdiction des décollages et des atterrissages programmés entre 23 heures et 6 heures. Seuls des décollages d’avions retardés pourront avoir lieu entre 23h00 et 23h30. Des décollages et des atterrissages ne seront désormais autorisés entre 22h00 et 23h00 que s’ils sont indispensables à la fonction de plate-forme intercontinentale de l’aéroport. Aucun décollage et atterrissage prévu à l’horaire ne pourra dorénavant avoir lieu avant 6 heures du matin.
22.12.00
Un montant de 180 millions de francs sera affecté l’an prochain dans le canton d’Argovie à la réalisation de projets de construction et à l’entretien des routes. Onze nouveaux projets seront lancés en sus des travaux courants. Le programme de construction 2001 publié par le département des ponts et chaussées prévoit qu’un montant de 144 millions de francs sera affecté à des chantiers en cours. Il s’agit de 41 projets. La plus grande partie des fonds est destinée au chantier du tunnel du « Baregg » sur l’autoroute A1. Des montants de 52, 10 et 22 millions de francs sont prévus respectivement pour la construction d’une troisième galerie dans le tunnel du Baregg, le renouvellement d’installations de sécurité et la couverture du tronçon de route près de Neuenhof. Les travaux se poursuivent également sur trois autres grands chantiers : le contournement est dans le canton d’Argovie (11 millions de francs), le nouveau passage sur la Limmat à Obersiggenthal (14 millions de francs) et le déplacement de la voie du chemin de fer « Wynen- und Suhrentalbahn (WSB) » entre Reinach et Menziken (13 millions de francs). Outre ces chantiers en cours, onze projets de construction prioritaires figurent sur le programme de construction du canton pour un montant de 19 millions de francs. Les deux importants projets de contournement de Lenzbourg et de liaison de l’A3 à l’A98 allemande à Rheinfelden sont en outre prêts à être réalisés.
22.12.00
Les aéroports suisses devraient mieux défendre leurs intérêts communs en collaborant plus étroitement. Les aéroports de Bâle, Berne, Genève, Lugano et Zurich ont fondé à cet effet l’association « Swiss International Airports ». L’association, fondée à Berne, poursuit différents buts. Les plus importants sont un développement de la collaboration et une intensification des contacts et des échanges d’informations, l’exploitation des synergies, la défense d’intérêts communs par rapport aux clients, aux partenaires et aux autorités, ainsi que l’établissement de bonnes relations avec les organisations aériennes nationales et internationales. Josef Felder, PDG de l’aéroport de Zurich, a été élu président de la nouvelle association, a communiqué « Unique Zurich ». Zurich est de ce fait le siège de l’association pendant les trois premières années.
29.12.00
La commission de l’aménagement du territoire du canton de Zoug n’entend pas intégrer le tunnel du Hirzel dans la nouvelle conception globale des transports « PlusPunkt ». La commission approuve en revanche la plupart des autres propositions de la délégation des autorités « Trafic régional ». Dans le communiqué qu’elle a publié, la commission de l’aménagement du territoire parle d’une « misère des transports » dans le canton de Zoug, l’infrastructure n’ayant pas du tout emboîté le pas du développement de la population et des emplois. La commission ne veut pas englober le tunnel du Hirzel dans la conception globale des transports, estimant que, ce faisant, le canton de Zoug aggraverait encore la situation en renforçant sa position de canton de transit. Le tronçon d’autoroute entre Blegi et Holzhäusern serait encore plus utilisé, alors que le tunnel ne figure pas au programme des routes nationales. La commission préfère une ouverture rapide de l’A4 dans le « Knonaueramt ». Elle se prononce en revanche favorablement en ce qui concerne les plans portant sur l’accès nord et le couloir nord. Le couloir nord sert à relier les communes de montagne et les quartiers situés entre Zoug et Baar par l’autoroute. Il y a en outre lieu de le considérer comme un projet global et non comme une suite d’étapes. L’assainissement de différents nœuds et sorties d’autoroute, le minitunnel en ville de Zoug, un contournement de Rotkreuz, l’aménagement de la piste pour véhicules lourds à Steinhausen ainsi que le contournement du centre de la localité de Unterägeri étaient incontestés. Enfin, la commission demande, par le biais d’une motion, l’intégration du projet d’accès autoroutier de Ammannsmatt et le prolongement de la route du général Guisan dans la nouvelle conception. L’idée consignée dans le plan de 1987 laisse ouverte l’option vitale d’un accès ouest, ce qui sera de la plus grande importance après l’ouverture de l’autoroute du « Knonaueramt ».
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