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Décembre 2000

1.12.00
Des limites de poids plus élevées sont applicables à partir du 1er janvier 2001 sur les routes bernoises suite à l'entrée en vigueur des accords bilatéraux sur les transports terrestres passés avec l'UE. Toutes les routes ne peuvent toutefois être accessibles aux camions de 40 tonnes pour des raisons liées à l'infrastructure. Les véhicules d'un poids maximal de 34 tonnes pourront circuler sur toutes les routes suisses jusqu'à la fin de l'année 2004. L'accès des poids lourds de 40 tonnes aux routes suisses est en revanche limité dans un premier temps. Leur circulation sera libre à partir du 1er janvier 2005 sur l'ensemble du réseau routier helvétique. L'Office cantonal des ponts et chaussées a examiné le réseau des routes cantonales en prévision de cette modification, a-t-il communiqué. 67 tronçons de routes cantonales - comprenant le plus souvent des ponts - ne seraient pas aptes à la circulation des 40 tonnes.

1.12.00
Le gouvernement bâlois a approuvé le nouveau mandat de prestations général pour les transports publics. Le mandat a rencontré un bon écho lors de la consultation. Le surplus de prestations entraîne des coûts supplémentaires de 7,2 millions de francs par année. Le quatrième mandat de prestations général pour les transports publics prévoit de nombreuses et sensibles améliorations , a communiqué la direction des travaux et de la protection de l'environnement. Il est applicable de 2001 à 2005. Le mandat de prestations passe au Grand Conseil. Canton et communes sont appelés à verser 31,5 millions de francs au total chaque année, après la réalisation du plan des transports, au titre des transports publics. La réalisation des prestations supplémentaires revient à elle seule à 7,2 millions de francs. L'introduction de la "ligne bleue" du RER constitue la principale innovation du mandat de prestations. Elle permet de proposer pour la première fois la cadence semi-horaire sur la ligne RER conduisant de Laufon à Olten en passant par Bâle. De nouvelles correspondances sont assurées à Bâle, à Olten, à Laufon et à Pratteln. L'offre de transport s'en trouve améliorée, d'autant plus que les temps de parcours sont réduits. Les lignes de banlieue 10 et 11 du chemin de fer BLT rejoindront la gare de Bâle CFF à partir de l'été 2001. Il en résultera une sensible amélioration de l'offre. La prolongation de la ligne de bus 70 de Aeschenplatz jusqu'à Centralbahnplatz n'est pas encore acquise.

3.12.00
Le comité du "RegioTriRhena" s'est clairement prononcé en faveur du raccordement ferroviaire de l'aéroport de Bâle-Mulhouse suite à une nouvelle étude de planification réalisée à la demande du Conseil régional de l'Alsace. La commune d'Allschwil a vainement tenté de faire opposition à un soutien au projet de raccordement ferroviaire, craignant qu'il serait le vecteur du développement de l'EuroAirport (EAP) et qu'il tendrait à promouvoir un report de trafic de l'aéroport zurichois. Le conseil de RegioTriRhena requiert la réalisation d'un raccordement ferroviaire à l'aéroport de Bâle-Mulhouse permettant des liaisons directes avec la France, l'Allemagne et la Suisse. Il regrette le manque de volonté politique et de disponibilités financières des acteurs potentiels. Aussi invite-t-il la Conférence du Haut-Rhin et le Conseil du Haut-Rhin à tout mettre en œuvre pour qu'ils gagnent les décideurs régionaux à leur cause afin de permettre le financement et la réalisation du raccordement. Il ressort également du communiqué que le conseil de RegioTriRhena est composé de représentants du gouvernement, d'instances politiques au niveau communal et d'associations économiques.

4.12.00
Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) ont inauguré le tunnel de l'Adler au terme de huit ans de construction. Le nouveau tunnel relie Muttenz BL au chef-lieu de Bâle-Campagne Liestal. Il permet d'éliminer un goulet d'étranglement du réseau ferroviaire suisse et jouera un rôle important pour faire face au trafic nord-sud dans le cadre de la seconde étape de Rail 2000, ont déclaré les CFF lors de l'inauguration. Les trains voyageurs du trafic à longues distances et quelques trains de marchandises contournent désormais Pratteln BL. Le temps de parcours entre Muttenz et Liestal est abaissé de 1 minute et 40 secondes. Les CFF ont rencontré des difficultés de nature géologique imprévues lors de la construction. C'est ainsi que le terrain sur lequel se trouve le tunnel construit à ciel ouvert s'est enfoncé, de sorte qu'un tronçon de tunnel de 130 mètres de long a dû être relevé au moyen de presses. Les coûts finaux devraient néanmoins demeurer en dessous des 400 millions de francs prévus pour cet ouvrage.

5.12.00
La ville de Thoune entend construire un tunnel sous le bassin de l'Aar pour décongestionner le centre. Les coûts sont estimés à quelque 135 millions de francs. Le canton appréciera le projet dans le cadre du réexamen du réseau routier de l'agglomération. Un nouveau chapitre du livre déjà fort épais "Nouveau passage sous l'Aar à Thoune" a été ouvert aujourd'hui. Le conseil communal a remis la direction du projet au canton. Les résultats des différentes études réalisées montrent que le tunnel, tel qu'il est prévu, est techniquement réalisable et qu'il est souhaitable du point de vue de la protection du patrimoine. Le tunnel aurait des effets bénéfiques sur l'économie régionale et sur l'environnement, a déclaré le responsable du département des travaux, Melchior Buchs (PRD). L'ensemble du trafic franchit aujourd'hui l'Aar par deux axes historiques. Quelque 18'000 mouvements sont enregistrés dans le secteur du Freienhof. La vieille ville en pâtit. Les coûts constituent certes un grand point d'interrogation. L'octroi garanti de subventions fait défaut. La clé de répartition suivante devrait être appliquée conformément aux bases légales en vigueur: environ 35 millions à la charge de la Confédération, environ 60 millions à la charge du canton, le reste à la charge de la ville de Thoune, mais aussi des communes environnantes. Le canton a intégré le projet dans le programme de construction des routes 2001-2004, de sorte que la direction du projet lui incombe. Il entend réexaminer le dossier, en particulier en raison des coûts élevés qu'il aurait à supporter. Il a réservé quelque 200'000 francs pour poursuivre les études au cours de ces deux prochaines années. Le tunnel à deux pistes, long de 800 mètres, a les faveurs du conseil communal de Thoune. Il pourrait être franchi à la vitesse de 50 km/h. Les galeries permettraient de guider le trafic de la rive droite du lac de Thoune en direction de l'autoroute A6 (tunnel à partir du Thunerhof sous les deux bras de l'Aar et sous la gare jusqu'à la Mönchsplatz). Les machines de chantier pourraient entrer en action dans le meilleur des cas dans six ans, alors que les premiers véhicules emprunteraient le tunnel en 2013.

5.12.00
Les plans de la commune d'Herisau visant à éliminer le trafic de transit engendrent des effets directs sur la commune de Gossau. Le conseil communal de Gossau a approuvé le projet de contournement lors de sa récente consultation. Il communique que seule la solution du contournement contribue à résoudre les problèmes de circulation de Gossau, dès lors qu'il permet de réduire le trafic de transit, en particulier celui des déplacements dits de loisirs, sur la route d'Herisau. Le raccordement autoroutier pourrait de surcroît faciliter l'accès à la zone industrielle est de Gossau. Le conseil communal considère que toute solution visant à faire face au trafic à Herisau devrait être intégrée dans le plan régional.

7.12.00
Le RER saint-gallois, répondant à l'appellation de "Ostwind", est en route depuis le mois de mai. Ce terme recouvrira également la plus grande communauté tarifaire de Suisse à partir de 2002. Telle est la décision prise par les gouvernements des cantons de St-Gall, de Thurgovie et des deux demi-cantons d'Appenzell. "Ostwind" permettra de couvrir les principaux flux de trafic dans une région de plus de 70'000 habitants. Les communautés tarifaires régionales existantes seront intégrées dans celle de "Ostwind". Le territoire sera réparti en 80 zones. Les gouvernements des quatre cantons de Suisse orientale tablent sur une croissance de la demande de cinq pour cent à la faveur de l'accès aux transports publics facilité grâce à la nouvelle communauté tarifaire. Le lancement de la nouvelle communauté tarifaire ne peut toutefois être réalisé gratuitement. Les coûts supplémentaires inhérents à cette communauté s'élèveront à 3,5 millions de francs par an. Ils seront pris en charge par les cantons et les communes concernés selon une clé de répartition tenant compte aussi bien du nombre d'habitants que du nombre de pendulaires. La décision de principe des quatre gouvernements cantonaux étant prise, le projet de communauté tarifaire est mis en consultation auprès des communes et des entreprises de transport. Le lancement de "Ostwind" est prévu au début de l'année 2002. Quatre mois plus tard, des cartes journalières internationales des transports publics de la région "Euregio Bodensee" seront mises en vigueur.

8.12.00
L'Association suisse de lutte contre les émissions du trafic aérien (SSF) demande une réduction du nombre de mouvements d'avion à l'aéroport de Kloten. L'association communique que Zurich ne peut s'accommoder que d'une plate-forme aéroportuaire de faible dimension. Les négociations engagées entre la Suisse et l'Allemagne ont montré que la coupe était pleine s'agissant du bruit occasionné par le trafic aérien. L'association ajoute que l'Allemagne n'est pas seule à exiger une réduction du nombre des mouvements d'avion au-dessus de son territoire. Les groupements d'intérêt "IG West", "IG Nord", "Task Force Süd" et les communes de la vallée de la Glatt demandent, eux aussi, une telle réduction. Tous aspirent simplement à moins de bruit provoqué par les avions. L'association invite de ce fait l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), qui mène les négociations, à développer des scénarios tenant compte d'une diminution du nombre de mouvements d'avion. Elle considère que l'avion doit être rayé de la palette d'offres des liaisons ultracourtes, telles Zurich-Genève ou Zurich-Munich.

11.12.00
Le Chemin de fer du Lötschberg (BLS) a saisi le Conseil fédéral suite à la décision du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) d'attribuer les lignes de bus de la région d'Interlaken (Bödeli) à Car postal Berner Oberland. Le BLS justifie sa démarche par des raisons de procédure et de droit de la concurrence. Après avoir analysé la décision du DETEC, le BLS doute que le facteur d'adjudication principal, le prix, résiste à un examen sur le plan du droit. L'offre présentée par le BLS aurait été nettement mieux évaluée que celle de Car postal, indique le BLS. L'entreprise de chemin de fer critique et le fait que Car postal ait été autorisé à modifier son offre au cours de la procédure d'adjudication et le fait que l'offre de la Poste constitue une "sous-enchère non admise selon le droit de la concurrence". Le litige entre le BLS et Car postal Berner Oberland concernant les lignes de bus Beatenberg-Interlaken-Bönigen, Habkern-Interlaken-Iseltwald et Interlaken-Ringgenberg-Niederried s'est étendu sur toute l'année 2000. Le BLS assure qu'il ne souhaite pas que les passagers en subissent des inconvénients.

11.12.00
De meilleures liaisons entre Bâle et les Grisons et Bâle et l'aéroport de Zurich, ainsi que du matériel roulant plus moderne. Tels sont les souhaits que le Département de l'économie et des affaires sociales du canton de Bâle a transmis aux CFF concernant le projet d'horaire 2001-2002.

13.12.00
La Confédération est appelée à prendre en charge les mesures imposées au trafic aérien par l'ordonnance sur la protection contre le bruit. Le Conseil national a accepté une initiative parlementaire déposée par Rolf Hegetschweiler (PRD/ZH), par 83 voix contre 73. Rolf Hegetschweiler demande à la Confédération, au travers de son initiative, de contribuer également au financement des mesures de protection contre le bruit aérien, au même titre qu'elle le fait pour la route et le rail. La nouvelle ordonnance sur la protection contre le bruit entraîne pour les aéroports des coûts estimés à 220 millions de francs au minimum. Le parlementaire a critiqué le fait que les arrêtés fédéraux portant sur les transports terrestres engendrent une distorsion au détriment du trafic aérien. Paul Kurrus (PRD/BL) s'est également prononcé contre une discrimination du trafic aérien en insistant sur la nécessaire capacité concurrentielle des aéroports suisses. Ruth Genner (Verts/ZH), au nom de la commission des transports du Conseil national, considère que le trafic aérien doit supporter lui-même les coûts externes qu'il occasionne, selon le principe du pollueur-payeur. La Confédération se doit de financer les mesures de protection contre le bruit des trains en tant que propriétaire des chemins de fer. Ruth Genner estime que les coûts supplémentaires - environ deux francs par billet d'avion selon ses propres calculs - peuvent être portés à la charge des passagers. Jacques Neirynck (PDC/VD) ajoute que le trafic aérien est déjà privilégié dans la mesure où il est exonéré des droits de douane sur les huiles minérales en trafic domestique. Le Conseil national a finalement opté en faveur du trafic aérien, contre l'avis de sa commission.

13.12.00
Les CFF moderniseront leur parc de quelque 500 voitures Intercity de type IV au cours de ces prochaines années. Le blanc se substituera au vert traditionnel. Il en coûtera quelque 180 millions de francs. En remplaçant le vert par le blanc et en prévoyant une bande noire à la hauteur des fenêtres, les CFF poursuivent leur mutation entamée avec les trains Intercity à deux étages et avec les trains pendulaires ICN. Les CFF présentent aujourd'hui les premières voitures dans leur nouvelle livrée à Olten. Les voitures présentent également un nouveau look intérieur: sièges en velours anthracite au lieu d'étoffe, nouveaux accoudoirs noirs et appuie-tête en similicuir gris. Les CFF se sont inspirés de la doctrine de Feng-Shui s'agissant du choix des couleurs, a déclaré Werner Nuber, responsable de la communication. La couleur blanche des trains incarne la vitesse et la ponctualité, alors que le rouge utilisé en tête et en queue des trains représente la traction électrique et symbolise la puissance du chemin de fer. Le matériel roulant des CFF n'est pas seulement soumis à une cure de jouvence esthétique. Dispositif antiroulis, second frein magnétique, WC à circuit fermé et raccordement de frein de secours constituent autant de nouveautés qui rendent ces voitures aptes à circuler à 200 km/h. La première série de 225 voitures sera terminée à fin 2004, en même temps que la nouvelle ligne de Rail 2000 Mattstetten - Rothrist. Les travaux seront exécutés aux Ateliers Industriels Traction à Olten. Un grand nombre des 1'200 voitures unifiées, de couleur verte à l'origine, construites au cours des années cinquante et soixante, seront mises au rebut à partir de l'année prochaine. 200 voitures ont déjà passé à la ferraille cette année. Plus de 100 millions de francs de plus seront consacrés au parc des véhicules CFF au cours de ces cinq à six prochaines années par rapport aux dix dernières années. Cet investissement est nécessaire pour répondre aux besoins de la clientèle et aux exigences de Rail 2000, a déclaré Paul Blumenthal, responsable de la division voyageurs.

13.12.00
L'Office fédéral des routes a donné son aval aux plans de nouveaux raccordements autoroutiers dans le canton de Lucerne. Le directeur des travaux, Max Pfister, a pris connaissance avec satisfaction de la décision dudit office. Un grand pas a ainsi été fait pour maintenir en état de fonctionnement le réseau routier dans la région de Lucerne, est-il relevé dans un communiqué publié par la chancellerie d'Etat. Les aménagements concernent les raccordements de l'A2 à Emmen sud et à Emmen nord, ainsi que la construction d'un nouveau raccordement à l'A2 à Rothenburg-Station. Un nouveau raccordement devra également être construit à l'A14 dans la région de Buchrain. A Emmen sud, la sortie de Lucerne sera décalée en direction de Rotsee de manière à réduire le trafic sur le pont de l'Ibach. Le flux des voitures sera alors dirigé vers le réseau des routes régionales par l'échangeur de Sedel. Des aménagements seront également apportés à Emmen nord en ce sens que ce nœud sera démêlé par la suppression de l'entrée et de la sortie de Bâle. En revanche, un nouveau raccordement complet sera réalisé à Rothenburg-Station. Cet échangeur permettra d'absorber également le trafic de la zone industrielle d'Emmen/Rothenburg. A Buchrain, le trafic des poids lourds généré par les zones industrielles du Rontal pourra être dirigé directement vers l'autoroute A14 grâce à ce nouveau raccordement complet. La question de la construction d'un tunnel d'accès à l'autoroute n'a pas encore été tranchée. Fort du préavis favorable de l'Office fédéral des routes, le canton de Lucerne peut soumettre son projet général d'aménagement élaboré pour Emmen nord et Rothenburg au Conseil fédéral. Le projet d'exécution d'Emmen sud et le projet général de Buchrain peuvent être mis en route.

14.12.00
La galerie de Schweizerhalle, située sur l'A2 près de Bâle, a été transformée en tunnel. Les travaux, exécutés 24 heures sur 24 six jours par semaine, ont duré 17 mois. Des raisons de sécurité ont dicté la transformation et l'assainissement de cet ouvrage, qui avait été inauguré en 1969. Ce tronçon présente la plus forte densité de circulation de toute la Suisse, puisque des pointes de 130'000 véhicules sont recensées quotidiennement entre Bâle et Augst BL. Raison pour laquelle les transformations ont dû être réalisées en occasionnant un minimum de perturbations, a précisé la direction des ponts et chaussées de Bâle-Campagne. Les ouvertures latérales qui existaient à la hauteur du quartier de Schweizerhalle et celles existant entre les sens de circulation ont été murées. Restent encore à poser les installations électriques. Les travaux seront achevés par la pose du tapis dans le conduit "Bâle" au printemps 2001. Les coûts de la transformation ont été évalués à 64,5 millions de francs. Les éléments en béton avaient subi de graves dommages. La construction présentait également des carences qui avaient rendu l'assainissement de l'ouvrage indispensable. S'y ajoute le fait que les entreprises chimiques et les CFF avaient requis des mesures antibruit, les normes d'alarme fixées dans l'ordonnance sur la protection contre le bruit étant dépassées dans le voisinage de l'autoroute.

14.12.00
Le Conseil d'Etat lucernois et l'Office fédéral des transports ont donné connaissance de la décision qu'ils ont prise le 12 décembre 2000 en ce qui concerne l'adjudication des prestations de transports publics régionaux dans l'Entlebuch à compter du changement d'horaire 2001. L'adjudication porte également sur la ligne de cars postaux Wiggen- Schangnau- Kemmeriboden, dont une part importante est située dans le canton de Berne. La ligne a été attribuée à Car postal, qui avait présenté l'offre la plus économique. Car postal l'a emporté sur trois autres concurrents, soit sur les CFF/les Transports en commun du Zugerland, sur le BLS/Autoverkehr Oberemmental et les Transports urbains de la ville de Lucerne. En fait, l'offre de Car postal Suisse centrale est, de l'avis des mandants, légèrement supérieure à celle des autres concurrents. Car postal présente la meilleure prestation d'ensemble. Celle-ci a été évaluée selon une pondération des critères préétablie, à savoir 40 pour cent pour le prix et 60 pour cent pour la qualité. Il est relevé dans les considérants que les critères portant sur le personnel, sur les performances et sur la conception de l’offre parlent nettement en faveur de Car postal. Les analyses de sensitivité confirment le résultat obtenu. Les opérateurs qui n’ont pas été retenus ont trente jours pour recourir auprès du DETEC. Le centre régional « Suisse centrale » de Car postal obtient ainsi deux liaisons exploitées jusqu’ici par d’autres entreprises de transport, en sus des quatre lignes qui composent déjà son réseau.

14.12.00
Le Tribunal fédéral a donné son feu vert à l’agrandissement de l’aéroport de Kloten. Les opposants enregistrent néanmoins une victoire dans le domaine de la protection contre le bruit : le concept de protection phonique et le cadastre des nuisances sonores doivent être revus. Le Tribunal fédéral a rejeté les recours contre l’agrandissement de l’aéroport. Les travaux, qui avaient déjà démarrés au printemps, peuvent ainsi être poursuivis. Le canton doit revoir sa copie s’agissant du concept de protection phonique et du cadastre des nuisances sonores en prévoyant des normes beaucoup plus strictes dans certains cas. Tant le concept que le cadastre reposent sur les normes trop élevées stipulées dans l’ordonnance contre le bruit des aéroports. Le Tribunal fédéral considère en effet que le Conseil fédéral a retenu à tort des normes plus élevées que celles proposées par la commission désignée pour apprécier les normes en matière de nuisances sonores et que, partant, les normes fixées dans l’ordonnance ne sont pas applicables. Le schéma de normes retenu par la commission devra servir de base. Il y aura également lieu de prendre en considération le bruit occasionné par l’aéroport militaire de Dübendorf dans le concept de protection contre le bruit. Le Tribunal fédéral est toutefois d’avis que le concept et le cadastre ne pourront être adaptés que lorsque le nouveau concept d’exploitation sera connu. Il a en principe également reconnu le plafond annuel de 2'400 tonnes d’oxyde d’azote. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger s’est déclaré « très satisfait » de la décision du Tribunal fédéral. Son appréciation, en tant que juriste, est la même que celle du TF. Le DETEC proposera une révision de l’ordonnance pour la protection contre le bruit au Conseil fédéral, est-il relevé dans un communiqué. L’abaissement des normes sonores dans les quartiers d’habitation de 65 à 60 décibels engendrerait une hausse très importante des indemnités destinées aux mesures de protection contre le bruit et aux expropriations. Quelque 32'000 personnes – au lieu des 6'000 actuellement – auraient droit à des fenêtres antibruit dans la région zurichoise. D’où des indemnités de l’ordre de 150 millions de francs – au lieu des 30 millions de francs selon l’ordonnance actuelle – pour les aéroports de Genève et de Zurich. Les indemnités à verser au titre des moins-values et des équipements augmenteraient également très fortement, puisqu’elles passeraient de 190 à 940 millions de francs au minimum.

15.12.00
Les CFF ont envoyé il y a peu leur dossier de candidature portant sur l'exploitation du réseau ferroviaire du Wessex, situé à l'ouest de Londres. Le délai imparti pour ce qui est appelé la préqualification arrive à échéance aujourd'hui. Une offre concrète doit suivre d'ici au mois de février. Nous n'avons encore rien investi à ce jour, a indiqué le porte-parole des CFF, Christian Kräuchi à l'agence de presse sda. L'offre définitive doit être présentée jusqu'à fin juillet 2001. Les coûts liés à la candidature des CFF et de leur partenaire anglais, la société John Laing, s'élèvent à 2,5 millions de francs chacun. La concession d'exploitation du réseau ferroviaire "Thames" sera, elle aussi, mise au concours dans quelques mois. Les CFF entendent, dans ce cas aussi, faire acte de candidature. Les deux réseaux comptent quelque 1'400 kilomètres de lignes et près de 300 gares au total. Les CFF tablent sur des investissements de l'ordre de 100 à 150 millions de francs. La reprise du réseau de Wessex est prévue en 2002, selon Christian Kräuchi. Les CFF avaient signé le contrat portant sur la constitution de la communauté de candidature avec la société John Laing Investments le 1er septembre dernier à Londres. Le porte-parole des CFF part de l'hypothèse que d'autres sociétés feront également acte de candidature pour obtenir la concession. Les autorités ferroviaires "Strategic Rail Authority" adjugeront les concessions vraisemblablement en été de l'an prochain.

15.12.00
Les détenus seront transportés et sur le rail et sur la route à partir de l'an prochain en Suisse. Les autorités et les entreprises de transport ont présenté leur nouveau système et les nouveaux véhicules à Olten. Les détenus étaient transportés jusqu'ici dans les fourgons des CFF sur les longues distances. Ces fourgons étaient équipés de compartiments cellulaires. Deux aspects ont incité les autorités fédérales et cantonales à rechercher un nouveau système de transport, ont indiqué les autorités en conférence de presse: premièrement, le Conseil de l'Europe a réprimandé la Suisse en raison de son mode de transport des détenus. Les cellules étroites, les changements de train effectués parmi le flux des autres passagers et le manque d'accompagnement durant le transport ont été considérés comme indignes. Secondement, les CFF ont décidé de ne plus équiper leur nouveau matériel roulant de cellules. Des raisons économiques- moins de place pour les compartiments à bagages - ont, pour l'essentiel, dicté cette décision. Les cantons se sont consultés et ont proposé, ensemble, une organisation centralisée au lieu d'organiser les transports chacun pour soi. La communauté d'entreprises CFF-Securitas s'est vue adjuger le mandat suite à l'appel d'offres qui avait été lancé. Elle exécutera les quelque 21'000 transports par année sur la base de son projet "Train-Street". Les CFF ont transformé deux anciennes voitures de commande en les équipant de 18 cellules présentant une surface de 1,34 m2 chacune ainsi que d'un WC et en renforçant l'aération. Quant à la société Securitas, elle a fait l'acquisition de douze véhicules routiers équipés chacun de cinq cellules, d'une sortie de secours et d'un dispositif de surveillance par vidéo. Les deux voitures CFF, tractées par une locomotive, circulent sans autres voitures de voyageurs entre Genève et Berne, ainsi que dans le triangle Berne-Bâle-Zurich. Les transports de détenus entre les autres chefs-lieux cantonaux sont effectués par les véhicules de Securitas. Cette société répond du bon déroulement de tous les transports. L'accord a été conclu entre les pouvoirs publics et les deux entreprises, dans un premier temps pour une période de cinq ans. Les coûts annuels sont estimés à 6,6 millions de francs par an. La Confédération prend 45 pour cent à sa charge, selon les informations fournies par Dora Andres, directrice de la Police et des affaires militaires. Le reste est supporté par les cantons selon une clé de répartition prédéfinie.

15.12.00
Une communauté tarifaire des transports publics sera lancée en 2001 dans le canton du Jura. Le Parlement cantonal, qui siégeait exceptionnellement à Porrentruy, a approuvé le projet à l'unanimité. Les coûts à la charge du canton s'élèvent à 600'000 francs par an. Les Transports urbains de Delémont y participent, en sus des CFF, des Chemins de fer du Jura et de Car postal. Certaines communes du Jura bernois, telle celle de Moutier, ainsi que Roggenburg BL se joindront à l'opération. Le réseau comprend 110 kilomètres de voies ferrées et 27 lignes de bus. Le prix des transports publics sera abaissé d'un quart en moyenne à la faveur de la communauté tarifaire. Les abonnements valables dans une à cinq zones coûteront entre 51 et 100 francs par mois. Un abonnement annuel valable sur tout le réseau de la communauté tarifaire coûtera 1'134 francs.

15.12.00
Les Transports urbains de la ville de Lucerne (VBL) ont été transformés en société anonyme et portent l'appellation de "Verkehrsbetriebe Luzern AG (VBL AG). La migration des VBL de l'administration lucernoise avait été acceptée par le souverain le 24 septembre. Les VBL AG disposent d'un capital de 20 millions de francs. Un montant de 100'000 francs a été versé en espèces. Le reste de l'apport sera fourni en nature au cours du premier semestre 2001. Le président du conseil d'administration a été désigné en la personne de M. Konrad Graber, expert-comptable et président du PDC. Les autres membres du conseil d'administration sont Ursula Stämmer, conseillère communale, André Hobi, chef du personnel de la ville, Hans-Kaspar Dick, ancien directeur CFF, et Pirmin Willi, membre de la direction de la clinique St-Anne. La transformation des VBL en une société anonyme vise à les rendre plus souple afin qu'ils soient en mesure de faire face à la libéralisation dans le secteur des transports publics. La ville demeure actionnaire principal.

15.12.00
La gare de Lucerne appartient à nouveau entièrement aux CFF. Les CFF SA achètent en date du 1er janvier 2001 toutes les actions de la société "Bahnhof Luzern Immobilien AG (BLI)", à laquelle appartiennent le centre commercial de la gare, l'immeuble administratif et la partie abritant les restaurants. Le capital-actions de la BLI s'élève à 18 millions de francs. Il appartenait jusqu'ici à la banque UBS, à la société "Bahnhofbetriebe Holding AG et aux CFF respectivement à raison de 55,6, 33,3 et 11,1 pour cent. Les CFF entendent exploiter leurs grandes gares comme des centres de services. Cette stratégie pourrait également être appliquée à Lucerne grâce à cet achat d'actions, indiquent les CFF dans leur communiqué. La BLI continue de gérer les locaux de la gare. Le changement de propriétaire n'a pas d'effets sur les contrats de location.

18.12.00
Les Transports urbains de la ville de Berne (SVB) entendent mieux informer leurs passagers grâce à un nouveau système de régulation du trafic. Les panneaux dont seront dotés quelque 100 points d'arrêt jusqu'en été 2002 informeront les passagers sur l'heure du prochain départ selon l'horaire, sur les retards eu égard à la situation réelle et sur le départ imminent du véhicule. Le dispositif fait partie des mesures prévues par les SVB pour leur permettre de remplir leur tâche de manière fiable en proposant des déplacements rapides, sûrs et confortables. Des moyens d'information modernes sont indispensables, a déclaré Alfred Neukomm, conseiller communal et président du conseil d'administration des SVB. Les points d'arrêt sont déjà annoncés par haut-parleur et par des panneaux lumineux dans les véhicules. Les panneaux sont installés dans tous les véhicules, sauf dans les très anciens qui seront retirés prochainement du parc, puis remplacés, a indiqué le directeur des SVB, Hans Rudolf Kamber. Les points d'arrêt Kocherpark, Kursaal et Brunnadernstrasse sont déjà équipés du panneau indiquant l'heure de départ. L'arrêt Eigerplatz suivra prochainement. L'indication d'un retard permet aux passagers d'opter rapidement pour la meilleure solution lorsque l'arrêt comprend plusieurs lignes de trams ou de bus.

18.12.00
Les Transports urbains de la ville de Berne (SVB) et les Chemins de fer régionaux Berne-Soleure (RBS) examinent un renforcement de leur collaboration. Il n'est toutefois pas question de fusion, est-il relevé dans le communiqué publié par les deux entreprises. Les SVB et le RBS entendent se rapprocher, en particulier dans les secteurs de l'entretien des trams et des véhicules routiers, de la régulation du trafic et de l'information des passagers, ainsi que de la planification de l'offre et de la production. Ce faisant, les deux entreprises visent à réduire leurs coûts et à rendre l'offre plus performante. Des décisions seront prises à ce sujet au cours de l'été 2001.

18.12.00
Les CFF et le BLS ont défini les points centraux de leur collaboration et de la répartition des tâches. Leur conseil d'administration respectif se prononcera au cours du 1er semestre 2001 sur la convention de base et sur les accords complémentaires. Des solutions applicables à long terme doivent être élaborées, est-il indiqué dans le communiqué commun publié. Celles-ci tiennent compte des modifications qui découleront de la mise en route de la première étape de Rail 2000 à fin 2004 et de l'ouverture du tunnel de base du Lötschberg à fin 2006. Les négociations décidées en février et menées en été ont révélé que les CFF reprendront la production du trafic des wagons complets isolés dans la zone d'activité du BLS à partir du changement d'horaire 2001. Ils achètent des prestations partielles au Chemin de fer du Lötschberg (BLS). Les CFF participent à l'autoroute roulante par le Lötschberg-Simplon au niveau stratégique. Le BLS et Hupac gèrent la société à créer au niveau opérationnel. Le BLS achète dix locomotives Re465 aux CFF conformément à l'option prise. Les CFF répondent dorénavant du trafic à longues distances en direction d'Interlaken et de Brigue. Cela implique un transfert d'une partie du personnel des trains du BLS aux CFF. En contrepartie, le BLS hérite de la responsabilité du système RER bernois. Le changement est prévu au cours des années 2002-2004. La nouvelle répartition des tâches entraîne des modifications du parc de véhicules. C'est ainsi que les voitures Intercity unifiées IV du BLS (35 voitures, 1e et 2e classe, 6 voitures de commande et 5 fourgons) sont reprises par les CFF et complètent leur parc de quelque 500 voitures de ce type. Quant au BLS, il reprend les voitures unifiées III des CFF (anciennes voitures Swiss-Express) dont il aménagera l'intérieur pour les faire circuler dans les trains RegioExpress sur les lignes Berne-Neuchâtel-Le Locle et Berne-Langnau-Lucerne (dès 2005) et Spiez-Kandersteg-Brigue (dès 2007). S'agissant des trains complets dans le secteur du fret, les CFF et le BLS continuent de proposer leur propre offre sur le marché, conformément à la réforme des chemins de fer et à la politique suisse des transports. Le BLS a, de ce fait, décidé de confier cette activité Cargo à une filiale, dans laquelle les CFF n'ont aucune participation. Les CFF entendent résoudre la question de leur participation avec les principaux actionnaires du BLS, la Confédération et le canton de Berne. Une évaluation de l'entreprise constitue une base essentielle dans ce contexte. Une participation des CFF au capital du BLS implique la recherche d'une solution en ce qui concerne la caisse de pensions du BLS. Les travaux préparatoires en vue de l'intégration de la caisse de pensions du BLS dans la caisse de pensions Ascoop au début de l'année 2001 sont en cours.

18.12.00
Le fonds routier zurichois ne sera pas renfloué. Le Grand Conseil a, par 110 voix contre 55, rejeté une motion de l'UDC visant à injecter 75 millions de francs dans le fonds en les imputant des recettes fiscales générales. L'UDC a tenté en vain de convaincre son partenaire bourgeois, le PRD, de voter en faveur des 75 millions de francs. Le PRD menace de se ranger aux côtés des verts et des rouges comme "parti qui bloque toute construction de routes" et "de disparaître de la scène en matière de politique des transports"; l'idée du PRD consistant à affecter de l'argent à la construction des routes par le biais de rallonges budgétaires ne fonctionne pas, a déclaré Lorenz Habicher (UDC, Zurich). Lukas Briner (PRD, Uster) a rétorqué que les radicaux ne sont en principe pas contre un apport financier de l'Etat dans le fonds routier. Ils sont en revanche contre le système de "l'arrosage automatique"; ils sont d'avis qu'il y a lieu d'appliquer le principe selon lequel il incombe à celui qui est à l'origine de coûts de les prendre en charge et il faut rejeter une subvention croisée. Il n'est pas possible de trouver 75 millions de francs dans le budget actuel, et le montant demandé ne permet pas de modifier la situation désastreuse qui prévaut actuellement en matière de trafic, ont renchéri respectivement Ernst Jud (PRD, Hedingen) et Reto Cavegn (PRD, Oberengstringen). La proposition de l'UDC est "absolument inadmissible" du point de vue financier; il en résulterait un important déficit, a ajouté Martin Bäumle (verts, Dübendorf). Dorothée Fierz, directrice des travaux (PRD), a attiré l'attention sur le fait que l'équilibre budgétaire était précaire et qu'une charge supplémentaire de 75 millions de francs était irresponsable. Non sans ajouter qu'aucun projet de construction prêt à être réalisé n'était actuellement bloqué pour des raisons financières.

19.12.00
Les clients des Transports urbains de la ville de Lucerne (VBL) sont opposés à une réduction de l'offre des transports publics. 76 pour cent se sont prononcés contre des restrictions. Tel est le résultat de la consultation réalisée en corrélation avec le budget 2001 du groupement d'intérêt des transports publics de l'agglomération lucernoise (öVL). Le budget prévoit un taux de couverture des coûts de 55,8 pour cent seulement, quand bien même un taux de 60 pour cent au moins est exigé selon les statuts. La question d'une réduction de l'offre de transports publiés a été posée dans ce contexte. L'enquête des VBL montre qu'un tel programme de réduction ne laisse pas la population insensible. L'enquête a suscité des craintes, indiquent les VBL. Nombre d'usagers l'ont même ressentie comme une impertinence de la part des responsables. Les VBL regrettent d'avoir engendré de telles émotions. 950 personnes ont participé à l'enquête. Outre la question de fond portant sur une réduction de l'offre et à laquelle il a été répondu négativement, a été posée la question de savoir si les participants voyaient d'éventuelles possibilités concrètes de limiter l'offre. Les mesures indiquées ont été rejetées nettement : l’avancement du dernier départ en fin de soirée, par 68 pour cent de non, l’abandon de lignes peu utilisées, par 82 pour cent, et le raccourcissement de certaines lignes, par 89 pour cent. Seule une cadence moins dense de l’horaire, en l’occurrence le passage de 6 et de 7,5 minutes à 10 minutes d’intervalle, a trouvé l’agrément des personnes interrogées.

19.12.00
Les services de bus de Stans, Stansstad et Oberdorf vont être réorganisés. Le Conseil d’Etat nidwaldien a donné mandat d’élaborer un plan de desserte de ces communes, a communiqué la chancellerie d’Etat. Le canton de Nidwald est contraint de réorganiser les transports régionaux dans la région de Stans en raison du fait que la Confédération n’indemnisera plus la ligne de bus Stans-Stansstad à partir de 2003. Le service de bus Stansstad-Obbürgen continuera en revanche d’être subventionné. La desserte de Stans par les transports publics doit être maintenue, dès lors que la localité, qui est en pleine expansion, remplit une fonction de centre régional, indique la chancellerie d’Etat. La localité de Oberdorf, qui souhaite une ligne de bus Stans-Oberdorf-Büren financée par le canton, est incorporée dans la planification. Le Conseil d’Etat n’a toutefois pas donné suite à une demande allant dans ce sens en faisant référence aux travaux de planification en cours. Les services de cars postaux à destination du Bürgenstock seront dorénavant assurés toute l’année. Le Conseil d’Etat a approuvé le prolongement de la ligne Stansstad-Obbürgen jusqu’à fin 2001. Les hôtels de montagne sont ouverts, pour la première fois cette année, également en hiver.

19.12.00
Les CFF créent 250 nouveaux emplois à Brigue : les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) ont retenu la cité valaisanne comme site d’accueil du nouveau centre de services à la clientèle – Customer Contact Center – dans lequel seront centralisées les tâches des dix centres régionaux Rail Service du pays au cours de ces 3 à 5 prochaines années. Le choix s’est porté sur Brigue parce que cette ville a présenté la meilleure offre, ont indiqué les CFF, non sans préciser que la métropole du Haut-Valais avait obtenu le meilleur résultat tant en ce qui concerne la disponibilité à court terme des locaux et l’engagement financier du canton que du point de vue des perspectives de développement. L’importance économique de cette décision favorable à une région périphérique a également joué un rôle, les CFF étant conscients qu’ils devront encore supprimer des emplois ces prochaines années dans les régions périphériques. Les CFF entendent centraliser tous les services téléphoniques et Internet pour la clientèle dans ce nouveau centre de services au cours de ces trois à cinq années. La palette d’activités du centre couvre les renseignements téléphoniques, le renouvellement d’abonnements et la vente de titres de transport et de forfaits de voyage. Quelque 60 personnes prendront leur activité au centre de services de Brigue jusqu’à la fin 2001. Le centre comprendra 250 postes de travail d’ici 2005.

20.12.00
Il n’y aura plus de fonctionnaires aux CFF à partir du 1er janvier 2001. Le Conseil fédéral a en effet mis en vigueur la loi sur le personnel fédéral (LPers), à laquelle le personnel de l’ancienne régie est soumis, et stipulé les normes minimales les plus importantes pour tous les employeurs de la Confédération. La LPers, qui supprime le statut des fonctionnaires, a été acceptée en votation populaire le 26 novembre. Elle entrera en vigueur vraisemblablement le 1er juillet 2001 s’agissant du personnel de la Poste et le 1er octobre 2001 s’agissant du personnel de l’administration fédérale. Les CFF, qui ont négocié une convention collective de travail (CCT) à fin juin déjà, seront les premiers à adopter le nouveau régime. Le Conseil fédéral a édicté les dispositions d’exécution nécessaires pour que le personnel CFF puisse être soumis à la LPers dès le 1er janvier 2001. Les normes que les employeurs de la Confédération doivent respecter au travers de la CCT sont consignées dans une ordonnance-cadre se rapportant à la LPers. Y sont en particulier définis, le salaire minimal (38'000 francs par année), le droit minimal aux vacances et la durée maximale du travail (analogue à celle de l’économie privée), le congé de maternité (deux mois lors de la première année de travail, quatre mois ensuite) et les allocations pour enfants (3'800 francs par année pour le premier enfant, 2'400 pour les suivants). La CCT des CFF respecte ces normes minimales ; elle va même au-delà sur certains points, à l’exemple du congé de maternité qui dure quatre mois aux CFF, indépendamment du nombre d’années de travail.

21.12.00
Les CFF offrent pour ainsi dire un cadeau de Noël à leur clientèle en baissant le niveau de prix des billets de la plupart de leurs relations internationales dans le transport des voyageurs. Les voyages en train en trafic international transfrontalier sont en effet exonérés du paiement de la TVA suisse à partir du 1er janvier 2001. Les CFF font bénéficier leur clientèle de cette exonération demandée par les chemins de fer depuis fort longtemps sous forme de réductions de prix. Outre l’exonération de la TVA, les cours de change adaptés en raison de la faiblesse de l’euro ont des effets positifs sur le prix des billets. Les CFF améliorent ainsi leur capacité concurrentielle sur les moyennes distances en Europe. Ils espèrent aussi améliorer l’image de marque des transports publics et gagner des parts de marché dans les déplacements de voyageurs en trafic international.

21.12.00
Les deux cantons de Bâle planifient un nouveau point d’arrêt du RER dans la zone du « Basler Dreispitz ». Un avant-projet devrait être présenté au début de l’été 2001, ont indiqué les administrations cantonales. Le but visé est d’accélérer les liaisons entre la vallée de Laufon et la zone industrielle / le stade St-Jacques. Les CFF élaborent un tel avant-projet à la demande du département social et de l’économie (WSD) de Bâle-Ville et de la direction des travaux et de l’environnement (BUD) de Bâle-Campagne.Il est prévu de construire le point d’arrêt RER de la ligne Bâle-Laufon entre le portail sud du tunnel du « Wolf » et les passages « Walkeweg » et « Brüglingerstrasse ». Ce point d’arrêt permettrait de proposer des correspondances rapides et pratiques avec la ligne de bus 36 et les lignes de tram 10 et 11. Les déplacements entre la vallée de Laufon et le stade St-Jacques, la gare badoise et le quartier « Gundeldinger » seraient ainsi plus rapides que par la gare principale, a-t-il été indiqué. La zone industrielle « Dreispitz », où l’on dénombre plus de 4'000 emplois, serait en outre mieux reliée au RER.

21.12.00
Le Conseil d’Etat zurichois entend prolonger la pause nocturne à l’aéroport de Zurich à partir de l’automne 2001. Le conseil d’administration de la société « Flughafen Zurich AG » souscrit à une interdiction de vol de sept heures pendant la nuit. Le Conseil d’Etat zurichois envisage de mettre en vigueur de manière anticipée la partie du règlement d’exploitation qui concerne la pause nocturne. Il est en effet prévu de mettre en vigueur l’interdiction des vols nocturnes, d’une durée de sept heures, à partir de l’horaire d’hiver 2001/2002 déjà, a indiqué Susanne Sorg, préposée à la communication du Conseil d’Etat, aux médias à Zurich. Il faudra cependant faire face à de nombreux impondérables, telles l’analyse d’impact environnemental et la procédure de recours, sur lesquelles le Conseil d’Etat et la société gérant l’aéroport n’ont aucune influence. La nouvelle ordonnance prévoit une interdiction des décollages et des atterrissages programmés entre 23 heures et 6 heures. Seuls des décollages d’avions retardés pourront avoir lieu entre 23h00 et 23h30. Des décollages et des atterrissages ne seront désormais autorisés entre 22h00 et 23h00 que s’ils sont indispensables à la fonction de plate-forme intercontinentale de l’aéroport. Aucun décollage et atterrissage prévu à l’horaire ne pourra dorénavant avoir lieu avant 6 heures du matin.

22.12.00
Un montant de 180 millions de francs sera affecté l’an prochain dans le canton d’Argovie à la réalisation de projets de construction et à l’entretien des routes. Onze nouveaux projets seront lancés en sus des travaux courants. Le programme de construction 2001 publié par le département des ponts et chaussées prévoit qu’un montant de 144 millions de francs sera affecté à des chantiers en cours. Il s’agit de 41 projets. La plus grande partie des fonds est destinée au chantier du tunnel du « Baregg » sur l’autoroute A1. Des montants de 52, 10 et 22 millions de francs sont prévus respectivement pour la construction d’une troisième galerie dans le tunnel du Baregg, le renouvellement d’installations de sécurité et la couverture du tronçon de route près de Neuenhof. Les travaux se poursuivent également sur trois autres grands chantiers : le contournement est dans le canton d’Argovie (11 millions de francs), le nouveau passage sur la Limmat à Obersiggenthal (14 millions de francs) et le déplacement de la voie du chemin de fer « Wynen- und Suhrentalbahn (WSB) » entre Reinach et Menziken (13 millions de francs). Outre ces chantiers en cours, onze projets de construction prioritaires figurent sur le programme de construction du canton pour un montant de 19 millions de francs. Les deux importants projets de contournement de Lenzbourg et de liaison de l’A3 à l’A98 allemande à Rheinfelden sont en outre prêts à être réalisés.

22.12.00
Les aéroports suisses devraient mieux défendre leurs intérêts communs en collaborant plus étroitement. Les aéroports de Bâle, Berne, Genève, Lugano et Zurich ont fondé à cet effet l’association « Swiss International Airports ». L’association, fondée à Berne, poursuit différents buts. Les plus importants sont un développement de la collaboration et une intensification des contacts et des échanges d’informations, l’exploitation des synergies, la défense d’intérêts communs par rapport aux clients, aux partenaires et aux autorités, ainsi que l’établissement de bonnes relations avec les organisations aériennes nationales et internationales. Josef Felder, PDG de l’aéroport de Zurich, a été élu président de la nouvelle association, a communiqué « Unique Zurich ». Zurich est de ce fait le siège de l’association pendant les trois premières années.

29.12.00
La commission de l’aménagement du territoire du canton de Zoug n’entend pas intégrer le tunnel du Hirzel dans la nouvelle conception globale des transports « PlusPunkt ». La commission approuve en revanche la plupart des autres propositions de la délégation des autorités « Trafic régional ». Dans le communiqué qu’elle a publié, la commission de l’aménagement du territoire parle d’une « misère des transports » dans le canton de Zoug, l’infrastructure n’ayant pas du tout emboîté le pas du développement de la population et des emplois. La commission ne veut pas englober le tunnel du Hirzel dans la conception globale des transports, estimant que, ce faisant, le canton de Zoug aggraverait encore la situation en renforçant sa position de canton de transit. Le tronçon d’autoroute entre Blegi et Holzhäusern serait encore plus utilisé, alors que le tunnel ne figure pas au programme des routes nationales. La commission préfère une ouverture rapide de l’A4 dans le « Knonaueramt ». Elle se prononce en revanche favorablement en ce qui concerne les plans portant sur l’accès nord et le couloir nord. Le couloir nord sert à relier les communes de montagne et les quartiers situés entre Zoug et Baar par l’autoroute. Il y a en outre lieu de le considérer comme un projet global et non comme une suite d’étapes. L’assainissement de différents nœuds et sorties d’autoroute, le minitunnel en ville de Zoug, un contournement de Rotkreuz, l’aménagement de la piste pour véhicules lourds à Steinhausen ainsi que le contournement du centre de la localité de Unterägeri étaient incontestés. Enfin, la commission demande, par le biais d’une motion, l’intégration du projet d’accès autoroutier de Ammannsmatt et le prolongement de la route du général Guisan dans la nouvelle conception. L’idée consignée dans le plan de 1987 laisse ouverte l’option vitale d’un accès ouest, ce qui sera de la plus grande importance après l’ouverture de l’autoroute du « Knonaueramt ».

 

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