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2.12.01
Les gares de Neuchâtel, d'Yverdon VD, de Bienne BE et de Morat FR seront dotées de caméras de surveillance en vue d'Expo.02. Un projet pilote réalisé à La Chaux-de-Fonds NE a donné de bons résultats, a déclaré le porte-parole CFF, Jean-Louis Scherz. Les caméras ne constituent aucun problème au niveau de la protection des données, a-t-il indiqué à l'Agence télégraphique suisse (ats). La question a été posée à Berne, qui a donné son feu vert. Il faut savoir que les prises de vue sont effacées après 24 heures si rien de particulier ne s'est passé. Jean-Louis Scherz a confirmé une information diffusée par la radio suisse romande RSR, selon laquelle un concept de surveillance est en cours d'élaboration pour les quatre gares de l'exposition. Il s'agit en premier lieu d'éviter des actes de vandalisme, mais aussi d'assurer la sécurité des passagers. Les essais réalisés à La Chaux-de-Fonds et dans le train régional Genève- Lausanne permettent de tester la surveillance par vidéo. La date d'installation des caméras dans les gares de l'exposition n'a pas encore été fixée. A l'évidence, ce sera avant le début de l'exposition.
3.12.01
Le trafic motorisé s'est accru de 11 pour cent hors des localités entre 1995 et 2000. Le taux de croissance est même de 14 pour cent sur les autoroutes. Le tronçon sur lequel le plus grand nombre de véhicules a été recensé se situe à la hauteur de Muttenz, près de Bâle: 103'000 véhicules ont emprunté l'autoroute à six pistes le même jour. L'autoroute figure également en tête s'agissant du trafic des poids lourds: 13'200 camions recensés en un jour, ont révélé l'Office fédéral des routes (OFROU) et l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans leur recensement du trafic 2000. 14 pour cent des véhicules recensés étaient immatriculés à l'étranger. Le trafic a augmenté de 14 pour cent sur les autoroutes et de 8 pour cent sur le reste du réseau routier en dehors des localités. Les recensements ont été opérés à 461 endroits différents. Dix pour cent de ces points de comptage ont enregistré plus de 40'000 véhicules par jour. Tous étaient situés sur des autoroutes. La route cantonale la plus utilisée se situe entre Frenkendorf et Füllinsdorf: 39'300 véhicules en un jour. L'autoroute A1 entre Berne et Winterthour se caractérise par un très fort trafic, puisque plus de 60'000 véhicules y ont été recensés par jour. Un nombre légèrement inférieur a été enregistré sur les tronçons Kirchberg- Luterbach et Oftringen- Mägenwil. Près de 90'000 véhicules empruntent chaque jour l'autoroute de contournement nord de Berne et de Zurich. 10'700 camions ont emprunté chaque jour l'autoroute à la hauteur de Gunzgen. Ce tronçon se place ainsi juste derrière Muttenz et précède le tunnel du Baregg (9'800 camions). 6'400 à 10'700 véhicules utilisent chaque jour en moyenne l'autoroute A1 les jours ouvrables entre Berne et Winterthour. L'autoroute du Gothard - la transversale alpine connaissant le trafic le plus intense - est utilisée chaque jour ouvrable par 4'000 à 4'600 camions. Les deux offices fédéraux ont enregistré ici le plus fort taux de croissance par rapport à 1995: 37,5 pour cent. Le trafic des poids lourds étrangers s'est accru de 48 pour cent, alors que les transports domestiques ont augmenté de 17 pour cent. Le recensement du trafic routier est opéré tous les cinq ans en Suisse et s'inscrit dans le cadre d'un recensement effectué à l'échelle européenne.
3.12.01
Plus de 150'000 véhicules traversent la ville de Lugano chaque jour, le plus souvent à l'allure d'un escargot. Deux tunnels et un nouveau système de Park-and-Ride devraient apporter la solution à ces problèmes de circulation. Un train de mesures a été présenté aux médias. Le canton du Tessin prévoit la construction de deux aires de stationnement provisoires pouvant contenir jusqu'à 500 véhicules aux sorties de Lugano nord et de Lugano sud de l'autoroute. Une navette des transports publics conduira les pendulaires en ville. Cette mesure permettra de soulager Besso et Paradiso, localités de la banlieue luganaise qui souffrent terriblement du trafic. Le conseiller d'Etat tessinois Marco Borradori a de surcroît annoncé la visite du conseiller fédéral Moritz Leuenberger. La ville de Lugano souhaite présenter le projet de tunnel Vedeggio-Cassarate à Moritz Leuenberger au début de l'année 2002, dès lors qu'il serait fait appel à la caisse fédérale pour le financer. Marco Borradori espère que les travaux préparatoires en vue de la construction de ce tunnel pourront commencer en 2002. Un tunnel reliant Pregassona à Gandria, à l'est de Lugano, est également prévu pour faire face à l'accroissement du trafic. Une étude de faisabilité devrait donner des informations sur le profil géologique du Monte Brè et sur les coûts probables. Aucune date n'a encore été fixée s'agissant du coup d'envoi des travaux.
3.12.01
Le Conseil d'Etat zurichois est appelé à surveiller la politique de la ville de Zurich en matière de circulation et empêcher de nouvelles limitations du trafic privé. Le Grand Conseil zurichois a accepté de justesse un postulat UDC allant dans ce sens, par 73 voix contre 72. Le postulat demande un rapport de la part du Conseil d'Etat qui démontre de quelle manière la capacité d'absorption des artères principales de la ville peut être garantie. Il vise essentiellement à empêcher le réaménagement des larges artères principales planifié par le conseil de la ville de Zurich pour réduire la vitesse, a déclaré son auteur en séance du conseil. De telles mesures n'occasionneraient que des bouchons en ville de Zurich, a-t-il déclaré. Le Conseil d'Etat se doit d'assumer sa fonction de surveillance et faire usage de ses prérogatives afin que «les édiles de la ville ne puissent continuer une politique qui a échoué en matière de circulation». Le postulat a rencontré un écho favorable auprès d'une partie des radicaux. Un porte-parole du PRD n'entend toutefois pas comprendre le postulat comme une mise sous tutelle du conseil de ville zurichois, mais comme «mesure d'appoint bienfaisante». La ville n'est pas toujours consciente du fait que les mesures dissuasives prises en ville déploient des effets dans la grande banlieue, a-t-il déclaré. Les partis de gauche et du centre se sont opposés au postulat. Un député socialiste s'est montré indigné du fait que le Conseil d'Etat intervienne de cette manière dans les affaires de communes autonomes. Un porte-parole du PDC a relevé que les bouchons ne sont pas provoqués par les mesures visant à réduire le trafic, mais par le grand nombre de voitures qui circulent.
3.12.01
La société Twerenbold Voyages SA à Baden a repris le secteur des croisières en haute mer et des croisières fluviales du voyagiste Mittelthurgau. Cinq à six employés de cette entreprise, qui est en sursis concordataire, peuvent ainsi conserver leur emploi. S'agissant du prix d'achat, il a été convenu de ne divulguer aucun chiffre, a déclaré Werner Twerenbold, le propriétaire de l'entreprise Twerenbold Voyages SA. Celle-ci reprend outre les employés concernés du voyagiste la marque «Voyages Mittelthurgau» et son fichier de clients. Les deux entreprises ont des segments de clients analogues. Une partie du programme de croisières proposé jusqu'ici sera conservé. Quelques contrats passés avec des compagnies de navigation seront ainsi renouvelés. Des contrats seront aussi passés avec d'autres compagnies de navigation et d'autres partenaires. «MS Switzerland», qui a fait la une des journaux en août dernier suite à une épidémie de salmonellose, sera à coup sûr abandonné, a relevé Werner Twerenbold. Le premier catalogue de Baden-Rütihof proposant des croisières devrait paraître d'ici fin janvier. L'offre de croisières en haute mer et de croisières fluviales constituera le troisième secteur de l'entreprise familiale centenaire, en sus des circuits en car et des voyages culturels proposés dans toute l'Europe, a souligné Werner Twerenbold. Celle-ci a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 50 millions de francs. 7 à 8 millions de chiffre d'affaires supplémentaires sont attendus du secteur des croisières. Twerenbold Voyages SA occupe environ 150 personnes, y compris les employés occupés à temps partiel et de manière saisonnière. Werner Twerenbold n'a pas donné connaissance d'autres chiffres. Le voyagiste Mittelthurgau, spécialisé dans le secteur des voyages en train et des croisières et dont le siège se trouve à Weinfelden TG, se trouve en sursis concordataire depuis le 24 octobre. Une grande partie des 75 employés a été licenciée. Le secteur des voyages en train, tel le «Orient Express» et la «Flèche rouge» a été repris dans l'intervalle par le Chemin de fer du Mittelthurgau, qui n'est pas concerné par le sursis concordataire.
3.12.01
Le tunnel du Gothard devrait être ouvert aux camions à Pâques seulement. En revanche, son ouverture se dessine à Noël déjà pour les voitures. Le conseiller d'Etat tessinois Marco Borradori a réitéré les exigences du Tessin et du canton d'Uri lors d'une conférence de presse à Airolo, selon lesquelles le tunnel routier devrait être ouvert à nouveau aux voitures à Noël. Marco Borradori entend toutefois ne pas laisser passer de camions avant la fin du mois de mars. Le nouveau système de ventilation sera complètement installé aux environs de Pâques. Le conseiller d'Etat considère qu'une ouverture du tunnel aux camions sera alors envisageable à certaines conditions. Les camions ne doivent être autorisés à emprunter le tunnel que lorsque le système antifeu et le dispositif signalétique seront opérationnels à cent pour cent. Il estime que cela ne devrait pas être le cas avant le mois de juin. En l'occurrence, c'est la Confédération qui a le dernier mot. Or, en cas d'accident, la responsabilité incombe aux cantons d'Uri et du Tessin. Marco Borradori a souligné qu'une ouverture trop rapide du tunnel aux camions était à la fois dangereuse et peu judicieuse. Il a rappelé l'existence de la «chaussée roulante» mise en place entre Brunnen et Lugano. 50 ouvriers de six entreprises de construction différentes sont actuellement à l'œuvre sept jours sur sept et 24 heures sur 24 pour remettre en état le tunnel. 875 tonnes de matériel de revêtement de la voûte et 680 tonnes de matériel de revêtement des voies de circulation et des parois ont été sorties du tunnel jusqu'ici. Le montant des dégâts causés par l'incendie est maintenant connu: le recours aux équipes de secours et de renfort coûte deux millions de francs; les travaux de déblaiement et de réfection reviennent à douze millions de francs, alors que l'ouverture de la route du col aussi longtemps que possible durant l'hiver coûtera environ 1,5 million de francs.
3.12.01
Les dernières divergences étant réglées, le Conseil des Etats a accepté la loi sur la circulation routière. Les cours de perfectionnement pour les nouveaux conducteurs devront porter sur la pratique. Les cantons ne reçoivent aucune subvention pour l'information routière. Ernst Leuenberger (PS/SO) a lancé un avertissement au nom de la commission des transports en invitant le plénum à emboîter le pas du Conseil national lors du troisième round de discussion. Ce, pour économiser des procédures, dès lors qu'une conférence de conciliation serait nécessaire si les divergences devaient perdurer. La commission a tenu à préciser qu'il devait s'agir de cours collectifs et non de leçons individuelles onéreuses. Le Conseil des Etats a accepté l'argumentation tacitement. Le projet mis à jour prévoit que tous les nouveaux conducteurs seront tenus de suivre des cours de perfectionnement pendant une période d'essai de trois ans et que ce n'est qu'au terme de cette période qu'ils recevront le permis pour une durée illimitée. La décision de fixer le taux d'alcoolémie doit être prise par le Parlement et non par le Conseil fédéral. Ce dernier souhaite l'abaisser de 0,8 à 0,5 pour mille. Le Conseil fédéral peut ordonner des mesures de canalisation du trafic sur le réseau des routes d'importance nationale en cas de perturbations graves du trafic. Le répertoire des propriétaires de véhicules demeure public.
3.12.01.
La route du col du Gothard doit être rendue plus sûre pour servir le plus longtemps possible d'itinéraire complémentaire au tunnel en hiver. Le Conseil des Etats a, par 34 voix contre 0, accepté une telle recommandation présentée par Dick Marty (PRD/TI). Le ministre des transports Moritz Leuenberger a tenu à préciser qu'un investissement de quelque 400 millions de francs et des coûts d'exploitation de 1,5 million de francs par année pour maintenir la route du col toute l'année ouverte était hors de question. Le Conseil fédéral peut accepter d'examiner la recommandation faite s'il ne s'agit que d'une prolongation réduite de l'ouverture à des coûts acceptables. Moritz Leuenberger a en outre confirmé que le gouvernement s'efforçait de maintenir le col ouvert aussi longtemps que possible cette année en raison de la catastrophe qui s'est produite dans le tunnel.
4.12.01
Les cars postaux empruntant le col du Klausen doivent circuler jusqu'à la fin des vacances d'automne l'an prochain. Le canton d'Uri est disposé à soutenir une prolongation de 16 jours environ de la durée d'exploitation en mettant 6'000 francs à disposition. Ce montant ne sera toutefois versé que si les communes et les offices du tourisme concernés prennent également une part des coûts supplémentaires à leur charge, a communiqué la chancellerie d'état mardi. Les coûts globaux de la prolongation saisonnière s'élèvent à 12'800 francs. La saison se termine déjà le 18 septembre sur l'itinéraire Flüelen- Klausen- Linthal du fait que le législateur ne prévoit une desserte par les cols alpins que pendant 90 jours par année. Or, les vacances d'automne, intéressantes au plan touristique, durent jusqu'au 20 octobre.
5.12.01
Circuler avec les feux allumés pendant le jour accroît la consommation de carburant. Une étude réalisée à la demande de l'Office fédéral de l'énergie a révélé que le surplus de carburant consommé était de un quart de litre aux 100 kilomètres pour un véhicule de la classe moyenne. Cet inconvénient est largement compensé par l'accroissement de la sécurité, communique l'Office fédéral de l'énergie. S'y ajoute le fait que la consommation supplémentaire pourra être abaissée à l'avenir en améliorant les performances du générateur. Les mesures portant sur la consommation ont été effectuées par l'Institut de mesure et de réglage de l'EPF à Zurich. Une campagne d'information invitant les automobilistes à laisser les feux allumés également le jour a été lancée le 23 octobre. Dans certains pays scandinaves, cette pratique est obligatoire. En Suisse, l'enclenchement des phares le jour fera l'objet d'une recommandation dans l'ordonnance sur la circulation routière dont l'entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2002.
5.12.01
Le Conseil national a, après le Conseil des Etats, accepté le budget 2002 par 124 voix contre 35. Dans sa version, le budget fait ressortir un déficit de 256 millions de francs, comparé au déficit de 502 millions dans celle du Conseil des Etats. Le Conseil national a, lors de sa troisième journée de débats, approuvé un crédit de 4 millions de francs supplémentaires pour les énergies alternatives, contre l'avis de la commission. S'il a éliminé l'augmentation de 42 millions de francs de contributions à l'infrastructure des CFF, décidée par le Conseil des Etats, le Conseil national a en revanche emboîté le pas de la Chambre haute en acceptant d'augmenter de 88 millions de francs le crédit affecté à la construction des routes nationales. Le quorum de 101 voix nécessaire conformément au frein aux dépenses a été manqué de 5 voix lors du vote sur le crédit d'engagement de plus d'un milliard de francs pour l'acquisition de matériel. Le Conseil national peut toutefois corriger le tir lors de la procédure d'élimination des divergences. L'UDC a rejeté le budget lors du vote final.
6.12.01
Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) ont adapté leur attitude aux vœux de la Commission de la concurrence suite à l'enquête réalisée. La commission a, en contrepartie, mis un terme à l'enquête, a-t-elle communiqué. La commission de la concurrence avait engagé une enquête sur les CFF pour abus éventuel de position dominante sur le marché en février dernier. Lokoop SA, qui assure des transports pour la Poste dans la vallée du Rhin, avait sollicité des prestations de manœuvre auprès des CFF dans certaines gares. Or, les CFF ne souhaitaient pas présenter d'offre pour chaque gare, mais une offre forfaitaire pour toutes les gares. Les éclaircissements obtenus par la commission de la concurrence ont montré que la gestion des affaires des CFF n'était pas licite, est-il relevé dans un communiqué. Les CFF ont ensuite passé un accord avec Lokoop SA dans lequel ils se déclarent d'accord de lui soumettre des offres par gare à l'avenir. La procédure engagée est ainsi devenue sans objet.
10.12.01
Le tunnel du Gothard sera à nouveau ouvert aux voitures et aux camions le 21 décembre. Les camions peuvent circuler de manière alternée dans un sens ou dans l'autre en respectant un intervalle de 150 mètres entre eux. Ce sont des mesures de sécurité, a déclaré le président de la Confédération Moritz Leuenberger. Le risque de collision de camions et le risque d'incendie peut être sensiblement réduit grâce à ce système de dosage très strict, a relevé le ministre des transports lors de l'heure des questions au Conseil national. Il a ensuite indiqué aux représentants de médias au Palais fédéral que le tunnel ne serait ouvert au trafic que durant la journée, des travaux étant encore effectués pendant la nuit. La décision de son département a été prise après une très sérieuse analyse de la situation dans tout le pays. «J'attends des cantons d'Uri et du Tessin qu'ils collaborent de manière solidaire, quand bien même ils auraient préféré une autre solution», a indiqué Moritz Leuenberger. Les deux cantons voulaient ouvrir le tunnel uniquement aux voitures et attendre jusqu'à Pâques pour les camions. On n'a pas voulu de solution «de luxe» pour le Gothard, alors que la sécurité offerte dans d'autres tunnels est nettement inférieure à celle du Gothard, a ajouté le ministre des transports. Le niveau de sécurité de l'infrastructure du tunnel correspond maintenant à peu près à celui qui existait avant l'accident du 24 octobre. Des fenêtres de ventilation seront encore aménagées. Le concept de circulation arrêté réduit la capacité du tunnel à 3'700 camions par jour, alors qu'elle était de 5'500 antérieurement. Les poids lourds seront autorisés à pénétrer dans le tunnel toutes les heures ou toutes les deux heures, de manière alternée, par sens de circulation, à partir du 21 décembre. Ils doivent respecter une distance minimale de 150 mètres entre eux. Des aires d'attente seront mises en place sur l'autoroute pour absorber les camions au fur et à mesure. Sur le flanc nord du Gothard, ces aires seront prévues dans la vallée du canton d'Uri, sur le flanc sud près de Quinto. La gestion de ces aires d'attente sera financée par la Confédération, conformément à la décision prise par le Conseil fédéral. La conférence européenne des ministres des transports a souscrit à la mesure le 30 novembre à Zurich, a indiqué Moritz Leuenberger. A cette mesure provisoire devrait se substituer une réglementation applicable à l'ensemble du trafic routier transalpin dès le printemps 2002. Une réduction de la vitesse est également à l'examen. Cette réglementation ne devrait plus avoir d'effets notables sur la capacité réduite de l'axe du Gothard en ce qui concerne les poids lourds. Une distance de 100 mètres entre les camions, comme le demande la police, est cependant aussi envisageable. La capacité augmenterait à nouveau. La gestion du trafic sera également maintenue au San Bernardino. Moritz Leuenberger a qualifié les expériences faites sur cet axe de très positives. La réouverture du tunnel du Gothard permet de délester la route du San Bernardino, moins adaptée au trafic des poids lourds. Le tunnel est fermé depuis le mercredi 24 octobre. Ce jour-là, onze personnes ont perdu la vie dans l'incendie survenu dans le tunnel suite à une collision entre deux camions. Le tunnel, emprunté chaque jour par quelque 19'000 véhicules, a subi d'importants dégâts.
10.12.01
Il sera possible d'utiliser le bus et le train avec le même billet dans toute l'agglomération lucernoise à partir du 1er janvier 2002. L'abonnement demi-tarif sera également reconnu valable. La communauté tarifaire Passepartout était limitée jusqu'ici aux abonnements mensuels et annuels dans les cantons de Lucerne, d'Obwald et de Nidwald. Il est possible d'obtenir à partir de 2002 un billet Passepartout, une carte Passepartout multicourses, une carte Passepartout journalière ou valable six jours dans l'agglomération lucernoise seulement. Le nouveau billet, qui peut être obtenu à choix pour les zones 10, 20 et 40, est reconnu valable par les CFF, le LSE, ainsi que par les entreprises Auto AG Rothenburg, Busbetrieb Horw, Emmer Busbetriebe, Ortsbus Ebikon, Car postal, Rottal Auto AG et VBL. Des billets de zone sont proposés pour les longs trajets. L'abonnement demi-tarif est reconnu valable. Le tarif réduit ne correspond toutefois pas toujours au demi-prix. Le court parcours coûte 1.80 Fr. Un billet d'une zone revient à 2.40 Fr. (2.00 Fr. avec l'abonnement demi-tarif), le billet de deux zones 3.60 Fr. (2.40 Fr. avec l'abonnement demi-tarif), le billet de trois zones 5.60 Fr. (2.80 Fr. avec l'abonnement demi-tarif).
10.12.01
Les travaux du contournement de Klosters GR constituent une étape importante pour une vallée du Prättigau qui connaît un fort trafic routier. Le tunnel de la Gotschna, long de 4'207 mètres, a été percé sur toute sa longueur. Les travaux ont duré quatre ans. Le tunnel constitue l'ouvrage le plus important du contournement de Klosters. Celui-ci pourra probablement être ouvert en 2005 - et non en 2007 comme prévu initialement - grâce au fait que les risques ont pu être maîtrisés sur le plan géologique. L'avancement des travaux aura naturellement des effets positifs sur les coûts. Les estimations actuelles permettent de dire que l'ouvrage devrait revenir à 335 millions de francs (sans le renchérissement), alors que le devis s'élevait à 505 millions de francs. La Confédération subventionne l'ouvrage à hauteur de 75 pour cent. Le coup d'envoi des travaux du tunnel a été donné en octobre 1997 avec la première explosion dans la zone dite de «Drostobel» située près de l'entrée ouest du tunnel. Les mineurs ont travaillé huit heures par jour et cinq jours par semaine en se relayant en trois équipes. Le tunnel a été percé à l'explosif sur toute sa longueur, à l'exception d'un tronçon de 150 mètres dans la zone dite de «Selfranga» située près de l'entrée du tunnel où la méthode allemande de percement a été appliquée.
10.12.01
Le Musée suisse des transports à Lucerne sollicite davantage d'argent des pouvoirs publics suite au fait que les bailleurs de fonds traditionnels, les CFF, la Poste, Swisscom et Swissair, ne versent plus de contributions, a communiqué le musée. Il manque deux millions de francs par année pour permettre au musée de se développer durablement, a indiqué son directeur, Fredy Rey. Deux à quatre millions de francs devront être économisés en prenant des mesures d'optimisation, alors qu'il devra être fait appel à la ville, au canton et à la Confédération pour un montant de six à huit millions de francs. Fredy Rey justifie sa demande par le fait que le Musée suisse des transports est une institution nationale ayant un rayonnement international. Il a été créé en 1959 comme musée national et a bénéficié d'emblée du soutien du Conseil fédéral. Il importe que les subventions soient assurées jusqu'à fin 2003, date d'échéance du contrat actuel, a relevé Fredy Rey. L'an dernier, la Confédération, la ville et le canton de Lucerne ont versé 2,1 millions de francs; la Conférence des gouvernements de Suisse centrale a, quant à elle payé 0,25 million de francs. La demande du musée repose sur une étude de l'entreprise conseil Booz Allen & Hamilton. Ce bureau a été mandaté par le musée suite à la décision des traditionnels bailleurs de fonds de ne plus poursuivre leur engagement. L'étude propose de séparer le musée en une fondation et une société d'exploitation. La collection appartiendrait à la fondation, alors que le secteur commercial serait plutôt géré par la société d'exploitation. C'est la seule manière qui permette d'éviter que l'exploitation ne puisse plus continuer à subventionner le musée, a déclaré Fredy Rey. Cette manière de procéder présente aussi l'avantage d'une plus grande transparence en ce qui concerne les appels de fonds et d'une meilleure protection de la collection face aux risques commerciaux. Le musée parvient à couvrir lui-même ses coûts d'exploitation depuis son ouverture. Le cash flow n'était toutefois pas suffisant pour financer les investissements et le renouvellement des installations. Conséquence: le musée s'est vu contraint de vivre sur ses réserves.
11.12.01
Les bus «Nightbird» seront mis en service sur les lignes Zurich- St-Gall, Bâle, Berne et Bienne le week-end prochain. Des arrêts intermédiaires seront desservis. Les deux essais tentés il y a une année entre Genève et Lausanne et entre Zurich et Lucerne ont fait leurs preuves, puisque près de 13'000 personnes ont été transportées, communique les CFF et la Poste. 400 passagers ont été recensés dans les bus lors de certains week-ends chargés. Vu la demande, la décision a été prise d'étendre le réseau «Nightbird». Les bus assurant la liaison Zurich- St-Gall s'arrêtent à Winterthour, à Frauenfeld, à Wil, à Uzwil (seulement pour permettre de descendre du bus), à Flawil (descente seulement) et à Gossau. Les bus assurant la liaison Zurich- Bâle s'arrêtent à Baden, à Brugg et à Frick et ceux qui circulent à destination de Bienne s'arrêtent à Lenzbourg, Aarau, Olten, Soleure et Granges-sud. Tous les titres de transport valables dans les trains sont acceptés dans les bus, y compris l'offre des jeunes, la carte Voie 7. Le service «Nightbird» est proposé pour l'essentiel les fins de semaine. Deux liaisons sont toutefois proposées quotidiennement au départ de Zurich Central, à 2 heures, à destination de Berne et de Bâle. Ces bus assurent au retour la liaison matinale à destination de l'aéroport de Kloten (Berne, départ 4h 10, Bâle, départ 3h 45).
11.12.01
La fermeture du tunnel du Gothard a engendré non seulement davantage de trafic, mais aussi davantage de pollution et de bruit sur l'axe du San Bernardino. Les émissions d'oxyde d'azote sur l'A13 ont doublé. L'accroissement relevé à Roveredo TI et à Coire est respectivement de 160 et de 70 pour cent, alors que la pollution a sensiblement diminué dans la vallée de la Reuss dans le canton d'Uri et dans la Léventine tessinoise depuis le 24 octobre. L'impact des fines particules de poussières s'est accru de 25 pour cent sur l'A13, celui de la suie de 100 pour cent. Ces chiffres ressortent du rapport publié par les offices de la protection de l'environnement des cantons des Grisons, d'Uri et du Tessin. Les émissions d'oxyde d'azote enregistrées près de la route et à des endroits éloignés de la route dans la vallée de la Reuss et dans la Léventine ont en revanche baissé respectivement de 50 et de 25 pour cent. La baisse est cependant moins spectaculaire que la hausse recensée sur l'A13 du fait que le trafic nord-sud par le Gothard n'a pas entièrement été stoppé. Le changement du niveau sonore est sensible. La déviation du trafic par le San Bernardino a engendré une réduction du bruit de 8 décibels sur l'axe du Gothard, dont 5 décibels à mettre sur le compte des poids lourds qui ne circulent plus et 3 décibels sur le compte du trafic des voitures, réduit de moitié. 5'000 camions empruntaient chaque jour le tunnel du Gothard en moyenne avant sa fermeture. Ce nombre passait à 6'000 les jours de fort trafic. Un trafic de camions réduit à sa plus simple expression est encore enregistré sur la route du col du Gothard depuis la fermeture. Le trafic des camions a par contre «explosé» au San Bernardino en passant de 650 camions à 2'700 camions par jour en moyenne; 4'000 camions sont enregistrés les jours de fort trafic. Le trafic des voitures a doublé. 6,8 millions de véhicules franchissaient jusqu'ici le tunnel routier du Gothard chaque année, dont 1,2 million de camions (18 pour cent). Au San Bernardino, ce sont 2,2 millions de véhicules qui empruntent normalement le tunnel chaque année, dont 125'000 camions (6 pour cent).
11.12.01
L'aménagement des wagons de marchandises affectés au chargement des voitures proposé par les CFF entre Göschenen et Airolo revient à 2,7 millions de francs. Ces wagons ne circulent plus que cinq jours, soit jusqu'à la réouverture du tunnel. Ils seront ensuite à nouveau utilisés pour le transport des marchandises. Le porte-parole des CFF Roland Binz a confirmé un article paru à ce sujet dans le «Tages-Anzeiger». L'aménagement de ces wagons s'est avéré nécessaire parce que les CFF doivent restituer au BLS, jusqu'au 17 décembre, les wagons actuellement utilisés. La décision d'aménager ces wagons était judicieuse, a déclaré Roland Binz. Il faut en effet savoir qu'elle a été prise à un moment où il était admis que le tunnel resterait probablement fermé jusqu'au printemps. Les 2,7 millions de francs ne seront pas supportés par les CFF, mais par l'Office fédéral des transports (OFT) dans le cadre des mesures d'urgence. Les wagons aménagés seront remis à leur état original après la réouverture du tunnel routier le 21 décembre. Il n'est pas concevable de laisser 40 wagons à marchandises inutilisés sur une voie de garage, a lancé le porte-parole des CFF. Les coûts de ces travaux de remise à l'état original sont toutefois minimes. Ils portent sur le démontage du toit destiné à protéger les véhicules en cas de chute de la caténaire. Il sera facile de le remonter ultérieurement si ces wagons devaient à nouveau être utilisés pour le transport des voitures. Il n'est pas certain que le transport des voitures au Gothard dégage un bénéfice pour les CFF, même si les coûts d'aménagement des wagons ne sont pas portés à leur charge. Et Roland Binz de lancer: «ce n'est en tous cas pas une affaire juteuse». Une demande de subvention sera présentée à l'OFT s'il devait s'avérer que l'opération est déficitaire.
12.11.01
La fondation CFF Historic répond de l'héritage historique des CFF dès le 1er janvier 2002. Son siège est situé à Erstfeld, traditionnelle localité de cheminots sur la ligne du Gothard. La fondation entretiendra 19 locomotives et automotrices électriques ainsi que 5 locomotives et automotrices à vapeur sur différents sites, communique CFF Historic. S'y ajoute bon nombre de voitures pour le transport des voyageurs. Quelque 50 spécialistes veilleront à ce que cet ancien matériel roulant reste en état de marche. Les CFF entendent commercialiser eux-mêmes les voyages nostalgiques. CFF Historic est en outre responsable de la bibliothèque spécialisée, du service de documentation, des archives historiques, ainsi que de la collection de photos et d'affiches des CFF. Lanternes, casquettes de contrôleur et autres ustensiles font également partie de sa collection. La direction de cette fondation, créée en avril 2001, se trouve au siège principal des CFF à Berne. Erwin Mauron en est le gérant, Hans-Kaspar Dick le président.
12.11.01
Le budget 2002 de la Confédération prévoit un déficit de 294 millions de francs. Le Conseil national a éliminé la dernière divergence en augmentant le montant des contributions aux investissements CFF de 42 millions de francs. Une conférence de conciliation a ainsi pu être évitée. Le budget définitif de la Confédération pour l'année prochaine prévoit 50'955 millions de francs de recettes et 51'249 millions de francs de dépenses. Le Conseil national a, sur proposition d'une minorité de la commission emmenée par Roberto Zanetti (PS/SO), éliminé le dernier point de divergence en acceptant, par 95 voix contre 55, d'augmenter à nouveau les contributions fédérales en faveur de l'infrastructure des CFF, dès lors que la Chambre haute avait opté tacitement, le matin même, pour le maintien de sa position. Si le Conseil national s'est ravisé, c'est parce que la Confédération a passé des contrats de prestations avec les CFF et que les investissements ne peuvent être dans le meilleur des cas que reportés, d'une part, et qu'ils servent en l'occurrence avant tout à assurer la sécurité. L'objection selon laquelle le département de Moritz Leuenberger avait proposé lui-même la réduction est restée infructueuse.
12.11.01
Le budget 2002 de la Confédération n'est pas encore à jour. Le Conseil des Etats n'a emboîté le pas du Conseil national que sur deux points litigieux sur quatre. Une conférence de conciliation sera nécessaire si la Chambre du peuple ne se ravise pas. Le Conseil des Etats a opté tacitement pour le maintien de sa position s'agissant de l'augmentation de 42 millions de francs des contributions aux investissements des CFF. Il n'a revanche accepté que la moitié de l'augmentation proposée par le Conseil national en faveur de l’aide au cinéma: le crédit serait relevé de 1,75 million de francs. Le Conseil des Etats a en contrepartie honoré l'offre de compromis du Conseil national d'augmenter de 2 millions de francs au lieu de 4 le crédit en faveur des écoles suisses à l'étranger. Le Conseil des Etats a également accepté, en seconde lecture, de biffer les 605'000 francs prévus pour les déplacements aériens du Conseil fédéral. Il s'avère que le budget 2002 de la Confédération prévoit, avant sa mise à jour, un déficit de 254 à 295 millions de francs.
12.12.01
Le PDG des CFF Benedikt Weibel ne pense pas se retirer, malgré les critiques acerbes faites à l'égard du management. Ce sont avant tout les négociations salariales difficiles qui le préoccupent actuellement, a-t-il déclaré. Il estime que l'entreprise marche bien et que l'insatisfaction momentanée repose sur plusieurs facteurs. Les négociations salariales constituent actuellement le facteur principal, a relevé Benedikt Weibel dans une interview accordée au «Handelszeitung». Il a qualifié la menace de devoir faire appel au tribunal arbitral de «pas trop pesante», la procédure étant fixée ainsi dans la convention collective de travail (CCT). Bon nombre d'informations publiées par les médias à propos de l'impact négatif sur l'image de marque des CFF ne correspondent pas à ce qui s'est passé réellement. «Le système fonctionne bien, voire très bien», a-t-il souligné. La raison des rapports quelque peu tendus entre le personnel et la direction des CFF s'explique par le fait du changement de culture d'entreprise. «Le passage du statut de régie fédérale protégée au statut d'entreprise n'est pas encore réussi.» Ce n'est toutefois pas une raison pour abandonner la barque. Le PDG a souligné que les CFF n'avaient «pratiquement pas perdu d'argent» en dépit de l'échec subi dans leur stratégie de développement à l'étranger. La collaboration dans le transit nord-sud a été remise sur les rails; les processus de travail ont été réorganisés. L'idée qui consistait à créer un opérateur européen comprenant l'ensemble du fret CFF et des Chemins de fer italiens (FS) a été abandonnée. Benedikt Weibel considère que les nombreuses heures supplémentaires effectuées par un grand nombre d'employés de l'entreprise est à mettre au compte de la semaine de 39 heures. «Nous n'opterions plus pour la semaine de 39 heures dans la situation actuelle», a-t-il déclaré. Un nouveau modèle de réglementation souple du temps de travail a été proposé aux syndicats.
12.12.01
Des affaissements de terrain inattendus ont été enregistrés à mi-novembre 2001 dans le village de St. German, situé environ 100 mètres au-dessus de l'entrée sud du tunnel de base du Lötschberg, près de Rarogne. Des mesures effectuées avec des instruments de précision ont été intensifiées. Les premières mesures ont permis de déceler des affaissements allant jusqu'à 6 cm. Certains affaissements ont pris de l'ampleur par la suite pour atteindre jusqu'à 14 cm. Les mesures prises au cours de ces deux dernières semaines montrent que les affaissements se sont stabilisés. L'entreprise BLS AlpTransit SA a intensifié le dialogue avec les habitants et les autorités dès la mi-novembre et mandaté des experts de l'EPFL Lausanne et des spécialistes internes pour suivre de près l'évolution de la situation. Les fissures enregistrées à plusieurs bâtiments n'ont, à aucun moment, constitué un danger pour la population du village, ont déclaré les experts. BLS AlpTransit SA, les autorités communales ainsi que les représentants de particuliers se réuniront pour répertorier les dégâts subis, pour discuter et pour prendre les mesures d'assainissement qui s'imposent. Le responsable de BLS AlpTransit SA, Peter Teuscher, a déclaré: «Il va sans dire que BLS AlpTransit SA répondra des dégâts qu'elle a causés.» Le règlement du dommage sera engagé en février 2002.
12.12.01
Le Chemin de fer du Lötschberg BLS SA investit 98 millions de francs dans l'achat de 18 rames RER du type RABe 525 NINA. Les rames articulées à trois éléments seront construites par le consortium Bombardier (Vevey Technologies SA) / Alstom (Traxis) dans ses ateliers de construction à Villeneuve et livrées entre l'été 2003 et la fin 2004. Les contrats ont été signés à Berne. Les confortables rames NINA sont destinées en premier lieu à la ligne 1 du RER bernois.
13.12.01
Feu vert pour la nouvelle ligne de bus entre l'aéroport de Belp et Münsingen- Konolfingen: le Conseil d'Etat bernois a accordé un crédit de près de 340'000 francs pour un galop d'essai. Celui-ci commencera en avril et durera jusqu'en décembre 2004. La ligne relie Konolfingen, Münsingen et Belp directement à l'aéroport et remplace le service mis en place à titre provisoire entre Belp et l'aéroport, a communiqué l'Office cantonal d'information.
14.12.01
Le tronçon partiel de Sedrun GR du tunnel de base du Gothard, long de 57 kilomètres, sera construit par le groupement Transco sous la direction de Batigroup. Telle est la décision prise par AlpTransit. Les travaux adjugés portent sur un montant de 1,65 milliard de francs. Participent à Transco, selon AlpTransit, Batigroup, Frutiger (Thoune), Bilfinger & Berger (Munich) et Pizzarotti (Parme). Cinq groupements s'étaient portés candidats pour ce lot de travaux. Il s'agit du quatrième lot sur les cinq lots principaux que comprend le tunnel de base du Gothard. Une remise de 1,5 pour cent a pu être obtenue sur l'ensemble des quatre lots, en dépit du fait que le tronçon de Sedrun a été adjugé à un montant supérieur à celui qui avait été calculé antérieurement. Le tronçon de Sedrun a une longueur de 6,1 kilomètres. Il s'agira de percer le massif intermédiaire du Tavetscher et de construire un point d'arrêt d'urgence. 450 personnes seront occupées sur le chantier.
17.12.01
Le réseau routier de l'agglomération lucernoise est menacé de paralysie. Le Conseil d'Etat a présenté deux initiatives du canton, par lesquelles il entend donner davantage de poids à ses revendications visant à réaliser de nouvelles liaisons routières et ferroviaires. Une initiative requiert la construction d'une route de contournement nord-sud de l'agglomération lucernoise (ou une mesure équivalente), l'autre vise la construction d'une gare de passage sous la gare actuelle de Lucerne. Les deux initiatives trouvent leur origine dans deux motions discutées par le Grand Conseil en juillet 2001. Le gouvernement avait engagé le mouvement une année auparavant au travers de son document sur la stratégie des 25 prochaines années en matière de grands projets. Il justifie le projet de route de contournement par l'accroissement du trafic de 2 à 2,5 pour cent par an sur l'A2. 9'000 véhicules passent chaque jour le tunnel «Reussport» situé entre Emmenbrücke et Lucerne. Les tunnels «Reussport» et «Sonnenberg» de l'A2 à Lucerne sont pratiquement saturés, indique le gouvernement dans son message. Il faut peu de choses pour qu'un accident ou un bouchon se produise. Il n'existe pas de route d'évitement pour le transit. La gare de Lucerne, à laquelle seules deux voies normales et une voie étroite donnent accès, est également à la limite de sa capacité. Une gare de passage permettrait d'obtenir les capacités supplémentaires nécessaires à l'exploitation d'un RER.
17.12.01
Le Grand Conseil zurichois entend faire examiner la faisabilité d'un point d'arrêt SZU sur le terrain de l'entreprise Hürlimann en ville de Zurich. Il a, par 70 voix, apporté provisoirement son soutien à une initiative du Parlement de la ville de Zurich. Celui-ci est d'avis que ce terrain et les quartiers environnants doivent absolument être reliés par les transports publics. La ligne de bus 66 n'est pas une ligne suffisamment rapide et performante. Une étude de faisabilité a montré qu'un arrêt SZU situé sur le terrain de Hürlimann, entre Selnau et Giesshübel, serait faisable techniquement, est-il relevé dans les motifs de l'initiative. La Communauté de transport zurichoise (ZVV) et le Chemin de fer Sihltal- Uetliberg (SZU) n'entendent toutefois pas s'engager dans la réalisation de cette halte et se proposent de «laisser se tasser l'affaire» discrètement.
17.12.01
Le Conseil d'Etat lucernois a accordé un crédit de 1,7 million de francs à la communauté tarifaire de Lucerne, Obwald et Nidwald pour l'année 2002. Quatre pour cent d'abonnements devraient être vendus en plus l'an prochain. Les ventes se développent d'ailleurs de manière réjouissante cette année déjà, selon un communiqué de la chancellerie d'Etat lucernoise. 3,5 pour cent d'abonnements ont en effet été vendus en plus par rapport à l'année précédente. Trois cantons et un groupement d'intérêt pour les transports publics de l'agglomération (18 entreprises de transport) participent à la communauté tarifaire. Des billets et des cartes multicourses seront proposés par zone dans l'agglomération lucernoise à partir de 2002.
17.12.01
Le chemin de fer Bodensee-Toggenburg-Bahn (BT) et le chemin de fer Südostbahn ont fusionné à Rapperswil SG pour devenir le «Schweizerische Südostbahn SA (SOB)». Les actionnaires des deux chemins de fer ont approuvé le contrat de fusion à plus de 99 pour cent des voix. Les deux sociétés ont été dissoutes sans liquidation et intégrées dans la nouvelle entreprise. Le capital du nouveau SOB s'élève à 8,925 millions de francs, répartis en 8'925'000 actions nominatives d'un prix nominal de un franc. Le taux d'échange s'élève à 60 pour cent pour les actionnaires du BT et à 40 pour cent pour les anciens actionnaires du SOB. La valeur réelle des deux chemins de fer sert de base. C'est ainsi que le BT vaut 78,6 millions de francs (60 pour cent) et le SOB 52,6 millions de francs (40 pour cent). Les actionnaires du SOB reçoivent ainsi 84 nouvelles actions pour une ancienne, alors que les actionnaires du BT obtiennent 82 nouvelles actions pour une ancienne action prioritaire et 41 nouvelles actions pour une action ordinaire. La Confédération demeure l'actionnaire principal (35 pour cent). Les autres actionnaires sont les cantons de St-Gall (19 pour cent), Schwyz (6 pour cent), Zurich (3,7 pour cent), Thurgovie (1,8 pour cent) et Appenzell (1 pour cent). Des villes et des communes situées sur le réseau ferroviaire ainsi que 1'500 particuliers détiennent une part de 14 pour cent du capital. Le siège du nouveau SOB se trouve à St-Gall. L'ancien siège du SOB à Wädenswil ZH est supprimé. Font partie du conseil d'administration quatre représentants du BT, trois du SOB et un de la Confédération. Le conseiller d'Etat schwyzois Georg Hess et le conseiller d'Etat st-gallois Josef Keller, actuel président du BT, sont respectivement président et vice-président du conseil d'administration.
18.12.01
La population suisse a effectué près de 265 millions de kilomètres par jour dans le pays en l'an 2000, soit 30 pour cent de plus qu'en 1984. Près de la moitié des déplacements (44 pour cent) ont été effectués dans le cadre des loisirs. Les trajets parcourus chaque jour au titre des loisirs représentent 300 fois la distance qui sépare la terre de la lune. Ces chiffres ressortent d'une enquête réalisée sur les déplacements de la population en Suisse par l'Office fédéral du développement territorial et par l'Office fédéral de la statistique en l'an 2000. L'étude montre en outre que la population est très satisfaite de la qualité du réseau routier et qu'elle est acquise à la promotion des transports publics. Elle indique également que le trafic d'agglomération, les déplacements au titre des loisirs ainsi que le trafic dit «lent» constituent les sujets de la politique des transports à l'avenir. Il n'y a guère de gens qui restent toute la journée à la maison: 90 pour cent de la population dès 6 ans se déplacent quotidiennement pendant 84 minutes en moyenne. Chaque personne effectue en moyenne 13'600 kilomètres par année en Suisse, voire 17'400 kilomètres au total si l'on y ajoute les déplacements à l'étranger. La distance moyenne parcourue chaque jour par personne a passé de 29 kilomètres en 1984 à 38 kilomètres en l'an 2000. Les loisirs représentent la part la plus élevée des trajets, suivis des déplacements pour se rendre à son travail ou à l'école (29 pour cent) et des déplacements dits utilitaires, tels les achats (11 pour cent). La voiture et les transports publics sont utilisés respectivement pour près de 70 et de 18 pour cent des déplacements. La part des déplacements effectués en voiture est demeurée stable entre 1984 et 2000. Chaque personne domiciliée en Suisse a aussi effectué près de 630 kilomètres à pied et 350 kilomètres à bicyclette en moyenne annuelle. Cela fait prendre conscience de l'importance des déplacements dits «lents». Les proportions se présentent comme suit si l'on prend en considération le nombre de trajets partiels: près de 50 pour cent des déplacements sont effectués à pied ou à bicyclette, 40 pour cent en voiture et 10 pour cent par les transports publics. Le pourcentage élevé des déplacements en voiture s'explique par le fait qu'une forte proportion des ménages dispose d'une voiture. 80 pour cent des ménages disposent en effet d'une voiture au moins, 30 pour cent de deux voitures au moins. Il est cependant intéressant de constater qu'un quart des ménages vivant dans les agglomérations (où vit la majorité de la population) ne possède pas de voiture. La possession d'un abonnement de transports publics est largement influencée par la possession d'une voiture, par l'âge et par le nombre de personnes vivant dans le ménage. Près de 50 pour cent des ménages - au Tessin seulement 23 pour cent - disposent d'un abonnement. L'abonnement demi-tarif est manifestement le plus apprécié puisque 35 pour cent de la population suisse le possède. Le microrecensement fournit une foule d'informations sur l'image de la politique suisse des transports dans la population suisse. Le réseau routier bénéficie d'une image très positive. Une large majorité de la population approuve la poursuite du développement des transports publics.
18.12.01
La construction de la route de «l'Axen», qui relie Ingenbohl SZ à Gumpisch UR, devrait être terminée d'ici 2015. Les cantons de Schwyz et d'Uri ont trouvé un terrain d'entente s'agissant du tracé grossier et attendent le mandat de projet de la Confédération. Le tracé de l'«Axenstrasse» a été défini dans les grandes lignes, communiquent les départements des travaux publics des deux cantons. Reste à déterminer le tracé détaillé pour la partie non souterraine dans la zone de la localité de Ort. Le tunnel du «Läntigen» devrait être construit dans une première étape, entre 2006 et 2010. Il relie Gumpisch (situé au sud de Sisikon) à Ort (situé au nord de Sisikon). Ainsi, le village des bords du lac d'Uri obtiendrait enfin une route de contournement. Le tunnel de «Morschach», qui devrait relier Ort à Ingenbohl, serait construit entre 2011 et 2015. Il est prévu de procéder dans le même temps à la réfection de la route actuelle de l'Axen entre Sisikon et Ort. Les plans prévoient la réfection du tunnel de «Mosi» et de la route actuelle de l'Axen jusqu'à Ort après la fin des travaux de construction de la route, entre 2016 et 2020. Il ne sera en effet possible d'effectuer ces travaux que lorsque la nouvelle route sera construite. Les plans de construction de la nouvelle route remontent à 1986. Le but consiste à soulager les localités situées sur la route de l'Axen et à améliorer la sécurité. L'ouverture de l'A4 dans le «Knonaueramt» en 2012 laisse en effet présager un accroissement du trafic sur l'Axen.
19.12.01
Les deux tiers de la population suisse vivent dans les agglomérations. Le Conseil fédéral entend davantage soutenir ces régions pour leur permettre de mieux assumer leur fonction de «moteur économique» de la Suisse. Il propose dans le «rapport sur la politique d'agglomération», qu'il vient d'approuver, toute une série de mesures dans le domaine de l'environnement, dans le domaine social et dans le domaine des transports. Le rapport se base sur les informations fournies par l'Office fédéral du développement territorial et par le Secrétariat d'Etat à l'économie (seco). Il ressort du rapport que les villes ont de plus en plus de difficultés financières. Les familles préfèrent aller vivre dans les communes de l'agglomération plus «idylliques». Le trafic est également un problème récurrent (bouchons, bruit, pollution). Aussi, le Conseil fédéral entend améliorer la qualité de la vie et l'attrait des villes sur le plan économique au travers de sa nouvelle politique d'agglomération La Suisse se doit de conserver sa structure urbaine décentralisée. Les agglomérations peuvent se développer dans les limites existantes en densifiant l'habitat. Il est de surcroît proposé de développer tant la collaboration dite horizontale entre les centres que la collaboration verticale entre la Confédération, les cantons et les communes. Le trafic constitue le sujet principal de la future politique d'agglomération. Les villes suisses doivent être intégrées dans la structure urbaine européenne et reliées au réseau ferroviaire à grande vitesse. Il s'agit de chercher de nouvelles sources de financement, dès lors que les fonds manquent tant pour le trafic ferroviaire que pour le trafic routier en Suisse. La Confédération entend davantage s'investir financièrement dans le trafic d'agglomération à l'avenir. Le groupe de travail institué en mars 2000 par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) et présidé par le conseiller aux Etats Peter Bieri (PDC/ZG) a proposé en mai de prélever cinq centimes supplémentaires sur la taxe sur les huiles minérales en faveur du trafic d'agglomération («centime urbain»). La Confédération propose également de nouveaux instruments, telles la nouvelle péréquation financière et la nouvelle répartition des tâches, pour établir un équilibre entre les régions. Des travaux sont également en cours au Parlement pour mettre en place un système de prestations complémentaires au profit des familles ainsi qu'une solution fédérale pour les allocations pour enfants. Les villes se verraient ainsi soulagées au niveau de l'aide sociale. Un rapport intermédiaire sur le développement de la politique d'agglomération est annoncé pour 2006. Il est prévu de réaliser les objectifs à moyen terme consignés dans le rapport au cours dix prochaines années. Le Conseil fédéral tirera un bilan global des mesures prévues, en 2010. Le seco et l'Office fédéral du développement territorial tablent sur des coûts de l'ordre de 11 millions de francs.
19.12.01
La fermeture du tunnel routier du Gothard a entraîné un accroissement du trafic et une meilleure utilisation des capacités des CFF. Plus de 70'000 automobilistes ont en effet fait usage de l'offre de chargement des voitures entre Airolo et Göschenen et 2'000 camions ont été transportés sur la nouvelle «chaussée roulante courte». Les CFF tirent un bilan positif des huit dernières semaines s'agissant du trafic au Gothard. Davantage de passagers ont été enregistrés dans les trains, davantage de marchandises ont été transportées dans les trains de fret et les offres complémentaires ont fait leurs preuves, communiquent les CFF. 13'000 personnes ont utilisé le train au Gothard en novembre dernier, soit près de 3'000 personnes de plus qu'en novembre 2000. Des trains spéciaux ont été mis en place pour couvrir les pointes de trafic. C'est ainsi que les supporters des clubs de hockey suisses alémaniques ont bénéficié de prestations spéciales pour se rendre à Ambri-Piotta. Le train a souvent aussi été utilisé par les automobilistes. Le taux de remplissage de la navette permettant le transport des voitures entre Airolo et Göschenen s'est élevé à 45 pour cent en moyenne et à 100 pour cent les jours de mauvais temps. 24 trains étaient proposés par jour et par sens de circulation entre 7h 40 et 23 h. Les CFF supprimeront à nouveau l'offre de chargement des voitures vendredi après-midi, après la réouverture du tunnel routier. La chaussée roulante courte reliant Brunnen SZ à Lugano, également mise en place à titre de mesure d'urgence, sera en revanche maintenue en service si la demande est suffisante. Le taux de remplissage moyen s'est élevé à 75 pour cent. Quatre trains offrant chacun 14 places de chargement de camion ont circulé chaque jour, dans chaque sens, depuis la fermeture du tunnel routier. La demande a progressé de 14 pour cent sur la chaussée roulante régulière depuis la fermeture du tunnel, alors que le trafic des wagons complets s'est accru de 7 pour cent sur le Gothard, ont indiqué les CFF. La demande a également augmenté dans le secteur de Cargo-Express. Les CFF précisent que les trains ont circulé à l'heure dans leur grande majorité, en dépit des trains d'autos et des trains de marchandises supplémentaires et du fait que les travaux d'entretien ont dû être exécutés plus rapidement.
19.12.01
La ville de Lugano a décidé de ne plus participer au capital de Crossair et, en lieu de place, de réduire fortement les taxes aéroportuaires pour toutes les compagnies atterrissant à l'aéroport de Lugano-Agno. La ville de Lugano affecte près de 1,2 million de francs à la baisse des taxes d'aéroport pour l'année 2002. La décision a été prise par le parlement de la ville, à l'unanimité. La ville de Lugano espère, par cette mesure, attirer le plus grand nombre possible de compagnies aériennes à l'avenir. L'exécutif de la ville voulait à l'origine acheter pour 1,2 million de francs d'actions Crossair. Un message allant dans ce sens avait été soumis au parlement de la ville. La proposition n'a pas pu être examinée par la commission des finances, faute de temps. Les édiles de la ville avaient soi-disant déjà «promis» cette somme au conseil d'administration de Crossair. Tous les partis s'étant prononcé contre cette proposition au parlement, l'exécutif s'est vu contraint de la retirer pour ne pas subir une défaite lors du vote. La décision a été prise de mettre la somme portée au budget à disposition de l'aéroport. Le montant de la taxe d'aéroport que devra payer Crossair à Agno n'est pas encore connu.
19.12.01
Les salaires des cadres des entreprises «fédérales» doivent devenir plus transparents. «Les principes et les standards d'information», dont le Conseil fédéral a pris connaissance du projet, constituent les instruments de base. Le Conseil fédéral prendra une décision ultérieurement. Il faut se rappeler que les salaires des cadres des entreprises de différentes entreprises «fédérales», tels les CFF et la Poste, avaient soulevé des vagues dans l'opinion publique et au sein des instances politiques. Le Conseil fédéral a donné des explications sur sa politique salariale en juin. Les salaires ne sont pas excessifs; ils sont conformes au marché, a-t-il indiqué. Des mesures doivent toutefois être prises pour rendre la politique salariale plus transparente. Sont concernés la Poste, les CFF, RUAG SA, Skyguide SA, la Banque nationale (BNS), la Caisse nationale d'accident (SUVA/CNA), SRG SSR idée Suisse, Swissmedic, les Ecoles polytechniques fédérales et l'Institut fédéral de la propriété intellectuelle. Seules les règles d'information (standards d'information) sont applicables à Swisscom, car cette société est déjà soumise à des principes stricts en tant que société cotée en bourse. La meilleure transparence ne doit pas être obtenue par un amendement de loi, mais par une adaptation contractuelle. Les entreprises «fédérales» devront signer une déclaration par laquelle elles s'engagent à respecter les «Principes et les standards d'information» du Conseil fédéral. Ces principes prévoient que les salaires doivent pouvoir être justifiés et que le rapport entre les salaires les plus élevés et les autres salaires doit être raisonnable. L'information des instances politiques constitue la mesure la plus importante. Elle prévoit que les salaires les plus élevés, les bonifications et les réglementations concernant la caisse de pensions doivent dorénavant être portés à la connaissance des instances politiques. Les entreprises «fédérales» doivent communiquer chaque année leur grille de salaires en indiquant les salaires les plus élevés à la délégation des finances. Celle-ci rassemble les informations reçues et informe le Conseil fédéral. Le Département fédéral des finances met ensuite le rapport à disposition des commissions parlementaires et des médias pour créer la transparence souhaitée.
19.12.01
Le propriétaire unique de l'entreprise Hangartner SA, transports internationaux, Kaspar Hangartner, a vendu 7,5 pour cent de ses actions à DB Cargo SA pour renforcer et développer ses relations d'affaires. Il a été décidé de ne pas divulguer le prix de vente. L'indépendance de l'entreprise Hangartner SA demeure ainsi pleinement préservée. Le fret de la DB SA accroît ainsi ses compétences logistiques. Cette prise de participation permet aux deux partenaires de mieux se positionner sur un marché en pleine croissance, en particulier sur l'axe nord-sud, de la Scandinavie à l'Italie. Hangartner SA est une entreprise suisse qui opère dans le secteur des transports combinés. L'entreprise organise les transports en faisant usage de ses propres ponts interchangeables et de ses propres remorques et en assurant les transports en amont et en aval du trajet principal. Hangartner est présent dans neuf pays européens grâce à ses filiales. Elle dispose depuis peu de son propre terminal à Domodossola.
20.12.01
L'entreprise de chemin de fer régional Thurbo SA, fondée par les CFF et par le Chemin de fer du Mittelthurgau (MThB), ne fera plus usage que d'automotrices articulées neuves à partir de fin 2007. Elle a en effet passé commande de 80 unités à Stadler SA. Thurbo SA assurera le service ferroviaire dès le changement d'horaire de décembre 2002 sur les lignes exploitées jusqu'ici par le MThB et par les CFF entre Heerbrugg SG- Schaffhouse- Waldshut (D) et entre Winterthour- Wil SG- Uznach SG, ainsi que sur les lignes actuellement desservies par le MThB dans le sud de l'Allemagne. Ces lignes ne seront plus parcourues dans cinq ans que par des rames identiques, à savoir les automotrices articulées que le MThB a achetées à Bussnanger Stadler SA. Thurbo SA a fait usage de l'option du MThB concernant l'acquisition d'une nouvelle série de ces véhicules, a déclaré sa direction. Cela signifie que Stadler SA livrera 80 automotrices articulées au prix de 370 millions de francs; l'entreprise a déjà vendu 323 véhicules de ce type.
21.12.01
Les camions ne devraient plus circuler par le tunnel du Gothard. 24 organisations de protection de l'environnement et des transports du comité contre l'initiative Avanti exigent, au travers d'une pétition, que les grands tunnels alpins soient fermés aux camions et que le fret passe le plus rapidement possible sur le rail. Les CFF ont communiqué peu après la fermeture du tunnel du Gothard qu'ils étaient en mesure de reprendre 2'200 camions par jour dès le mois de janvier, a déclaré Fabio Pedrina, président de l'Initiative des Alpes, à Airolo. Le comité «Non à l'initiative Avanti» juge une réouverture précipitée du tunnel aux camions irresponsable et la rejette. Seuls les camions sans remorque doivent être autorisés à emprunter les tunnels du Gothard, du Grand-St-Bernard et du San Bernardino pour assurer l'approvisionnement régional. Une autre requête vise la création d'une bourse Internet permettant de mieux gérer le trafic transalpin international. Fabio Pedrina cite comme objectif une réduction de 25'000 à 13'000 camions autorisés à franchir les Alpes chaque jour. Le reste des marchandises doit être transporté sur le rail.
21.12.01
Les pompiers tessinois ne veulent plus risquer leur vie lors d'incendies dans les tunnels et demandent l'installation de dispositifs d'extinction automatiques. Une lettre contenant ce message est parvenue sur le pupitre du conseiller d'Etat Marco Borradori. Il a été impossible aux pompiers de parvenir jusqu'au foyer de l'incendie lors des catastrophes enregistrées dans les tunnels du Mont-Blanc, du Gothard et du Tauern. Aussi les tunnels doivent-ils être équipés de dispositifs d'extinction automatiques, requiert la fédération tessinoise du corps de pompiers. Ces dispositifs permettraient en même temps de freiner le développement de fumées dangereuses. Une entreprise italienne a présenté récemment un système de lutte antifeu au canton du Tessin. L'installation de ce système dans les tunnels du San Salvatore et du Gothard coûterait respectivement 10 et 50 millions de francs. Les autorités tessinoises ont transmis le dossier à la Confédération pour examen.
28.12.01
La redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) est bien en place: une année après son introduction, tous les 55'000 camions de plus de 3,5 tonnes immatriculés en Suisse sont équipés du dispositif de saisie des données. Il a fallu faire face à des difficultés dans le secteur de la facturation lors de la phase de lancement, mais tout fonctionne maintenant comme prévu, a indiqué Hugo Geiger, vice-directeur à la direction des Douanes, à l'ats. Ces problèmes sont maîtrisés, a-t-il déclaré. Les recettes attendues cette année, soit 605 millions de francs, seront légèrement dépassées. Il peut d'ores et déjà être admis que l'objectif prévu pour 2002 de 750 millions de francs sera également dépassé, quand bien même l'on ne dispose pour l'instant d'aucun chiffre définitif. Un tiers de la RPLP revient aux cantons. Cet argent est lié; cela signifie qu'il doit être affecté à la couverture des coûts occasionnés par le trafic. Outre les 55'000 poids lourds immatriculés en Suisse, quelque 1'800 camions étrangers ont également été équipés du dispositif de saisie jusqu'à mi-décembre, a relevé Hugo Geiger. 210'000 camions immatriculés à l'étranger ont été enregistrés et pourvus d'une puce électronique. Un million d'entrées et un million de sorties de camions équipés du dispositif de saisie ont été enregistrés à la frontière à fin novembre, soit onze mois après l'entrée en vigueur de la RPLP. S'y ajoutent 1,9 million d'entrées et autant de sorties de poids lourds non équipés du dispositif. La RPLP est perçue des camions de plus de 3,5 tonnes. Le poids total du véhicule, la catégorie du moteur en matière de pollution et le nombre de kilomètres effectués en Suisse servent de base de calcul.
30.12.01
Le projet de loi sur le contrôle de la sécurité technique (BGTS) a fait l'objet de critiques lors de la consultation: le projet est trop compliqué, trop cher et n'améliore pas la sécurité. La loi a été élaborée suite à l'accident des remontées mécaniques survenu en 1996 à Riederalp VS. Suite à l'accident, qui avait fait une victime, un employé fédéral avait été condamné. La loi vise à fixer plus clairement les responsabilités. Elle règle la surveillance des installations, des véhicules et des appareils. Toutes les questions inhérentes à la sécurité seraient déléguées par la Confédération à l'Agence suisse de la sécurité. Cette institution de droit public deviendrait un centre de compétences en matière de sécurité technique. Une loi qui couvre des domaines aussi différents que les vélomoteurs et les centrales nucléaires est nécessairement très vague, relèvent l'Union des transports publics (UTP) et les Remontées mécaniques suisses (RMS) dans leur réponse. Le projet doit être complètement revu. Le service d'information des transports publics (LITRA) se satisfait de la loi actuelle. Une agence de sécurité engendrerait des coûts importants qui devraient être répercutés sur les entreprises de production, sur les vendeurs et finalement sur les consommateurs, écrit la LITRA. Pour les CFF, la sécurité n'est en revanche jamais trop chère. Ils craignent cependant que la complexité de la loi ne pèsent par trop sur les procédures administratives. Les CFF considèrent que les processus deviendraient inefficaces. Quant à l'aéroport de Genève-Cointrin, il n'a en principe rien contre l'idée de réunir les compétences en matière de sécurité dans une agence spécialisée. Il ne souhaite toutefois être contrôlé que par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). La Fédération routière suisse (FRS), l'Association suisse des transports routiers (ASTAG) et le TCS rejettent pour leur part le projet de loi, qu'ils jugent inutile, trop onéreux et trop compliqué. Ils demandent que le secteur des véhicules à moteur pour le moins échappe à cette loi. L'Association suisse pour l'énergie nucléaire (ASPEA) pense que la loi compliquerait la surveillance générale en matière de sécurité technique et la surveillance nucléaire en particulier et renchérirait le tout. Elle considère qu'un gain de sécurité n'est pas perceptible; la loi engendre même une perte de synergies dans la surveillance nucléaire. Quant à l'Association des entreprises électriques suisses (AES), elle est d'avis que la loi actuelle «suffit amplement» pour assurer la sécurité des installations électriques et que la création d'une agence de la sécurité, telle que prévue dans la loi, renchérirait la surveillance en matière de sécurité sans que celle-ci permette d'obtenir une augmentation du degré de sécurité. La Fédération romande des consommatrices et la Fondation pour la protection des consommateurs (FPC) critiquent également les coûts supplémentaires engendrés par la loi, qui seraient inéluctablement répercutés sur les consommateurs. Elles demandent qu'une conception plus simple soit développée, qui ne saurait toutefois abaisser le niveau de sécurité. L'UDC et le PRD se sont également prononcés négativement. La centralisation dans une agence de sécurité est contraire au principe de subsidiarité et à la répartition des compétences entre la Confédération et les cantons. Le PS relève que les prescriptions actuelles sont suffisantes pour assurer le niveau de sécurité visé. La Conférence des gouvernements cantonaux apprécie le projet de manière nuancée. Elle approuve la nouvelle réglementation prévue dans le domaine des conduites forcées et des pipelines, ainsi que dans celui des transports à câbles, rejette par contre les propositions faites en ce qui concerne les véhicules à moteur et les bateaux. De sérieuses réserves sont également émises s'agissant des transports publics.
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