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3.2.05 La fermeture du site de Pratteln du constructeur de matériel ferroviaire Bombardier entraîne la suppression de la plupart des quelque 520 places de travail. La Task Force mise en place par le canton de Bâle-Campagne pour sauvegarder des emplois n’y changera rien. Ce groupe avait déjà remis un rapport au gouvernement en juillet 2004 qui ne laissait pas beaucoup d’espoir. Il a été dissous. Dans son rapport final, la direction du Département de l’Economie et de la santé (VSD) de Bâle-Campagne tire un « bilan décevant », selon un communiqué qu’elle a publié. Des 520 places de travail concernées par la fermeture de l’usine à fin 2005, qui avait été annoncée en mars 2004, seules une septantaine pourront être sauvées, estime la direction dudit département. Un contrat d’une durée limitée, conclu avec le BLT et portant sur l’entretien des trams, permet d’assurer 35 postes de travail. 38 autres postes seront transférés au sein de Bombardier de Pratteln à Zurich.
3.2.05 Bâle-Campagne affecte 45,9 millions de francs à la modernisation du RER. Cela étant, le Grand Conseil n’a pas voulu préjuger de l’avenir de la ligne dite du «Läufelfingerli», pour des raisons d’économies, puisqu’il a réduit de 1,8 million de francs le crédit qui lui était destiné. Le programme d’infrastructure prévoit la modernisation des haltes, ainsi que trois nouvelles constructions, afin de maintenir la qualité de l’offre en dépit de l’accroissement du nombre de voyageurs. Le coût des travaux, estimé à 103,1 millions de francs, sera pris en charge par le canton de Bâle-Campagne, par les CFF et par les autres cantons à hauteur de 47,7, 33,5 et 21,9 millions de francs respectivement.
3.2.05 64'700 poids lourds ont transité la Suisse l’an dernier sur la chaussée roulante reliant Freiburg (D) à Novara (I), soit 15 pour cent de plus que l’année précédente. Le taux de remplissage moyen a baissé de 85 à quelque 80 pour cent du fait qu’une dixième paire de trains a été mise en circulation certains jours de la semaine depuis septembre 2004, a précisé le co-directeur de RAlpin SA, René Dancet, à la suite d’un communiqué publié par la société exploitante. La chaussée roulante empruntant l’axe du Lötschberg-Simplon connaît une croissance régulière depuis son ouverture en juin 2001, a-t-elle indiqué. René Dancet table sur un regain d’attrait de la chaussée roulante au cours de cette année grâce à l’introduction du péage pour poids lourds en Allemagne et de la hausse de la RPLP en Suisse. Le nombre de trains circulant chaque semaine passera de 96 à 108 en 2005. CFF Cargo tracte les trains sur le tronçon allemand depuis le 12 décembre, suite à la mise au concours de ces prestations. Sur le tronçon italien Domodossola-Novara, les prestations de traction sont assurées à raison de 30 pour cent par Ferrovie Nord Cargo et de 70 pour cent par Trenitalia Cargo. RAlpin communique en outre un changement à la direction de la société: le co-directeur Alberto Grisone s’est vu confier de nouvelles tâches à la gestion des projets de Hupac SA à Chiasso. Il a cédé sa place au représentant de Hupac Simone Croci-Torti. RAlpin est une société des entreprises de transport BLS, CFF, Hupac SA et FS Trenitalia.
8.2.05 Le contournement de la ville de Bienne de l’A5 semble acquis après 35 ans de tentatives infructueuses. La Confédération, le canton et les communes ont trouvé une solution pour réaliser le raccordement et l’échangeur de Brüggmoos à des coûts acceptables. La variante améliorée permet d’envisager la mise en exploitation parallèle, le moment venu, des tunnels de la branche est et de l’échangeur de Brüggmoos. Les travaux devraient démarrer au début 2007 sur la branche est, dont la construction a déjà été autorisée, si tant est que le programme d’allégement budgétaire 04 de la Confédération ne vient pas brouiller les cartes, est-il précisé dans le communiqué. Les échéances prévues pour l’ouverture des branches est et ouest ont déjà été reportées à 2014 et 2016 respectivement, selon le programme de construction à long terme. Le nouveau train de mesures risque d’engendrer un nouveau report des travaux.
8.2.05 Les associations de transport et de protection de l’environnement proposent de créer un fonds des transports publics d’agglomération. Il est en outre proposé de favoriser la mobilité dans les régions périphériques au travers des indemnités versées par la Confédération. Sans oublier une taxe CO2 digne de ce nom.
8.2.05 Une seconde galerie au tunnel routier du Gothard est tabou après le non populaire infligé il y a un an à l’initiative Avanti. Un doublement du tunnel n’est pas pour autant hors de question, compte tenu du fait que la galerie devra être fermée à toute circulation dans quelques années pour permettre sa réfection complète. L’Office fédéral des routes (OFROU) estime que la galerie de 16,9 kilomètres reliant Göschenen à Airolo devra en effet faire l’objet de travaux de réfection importants dans 15 à 20 ans. « Il est évident que le tunnel du Gothard devra alors être fermé jour et nuit », a déclaré le patron d’entreprise et conseiller national Ulrich Giezendanner. L’auteur de l’initiative Avanti n’entend toutefois pas demander la construction d’une seconde galerie à ce stade. « Ce serait antidémocratique. Il faut respecter les décisions populaires ». Ulrich Giezendanner entend revenir à la charge au niveau parlementaire dans deux ans. Il souhaite que le Conseil fédéral se penche sur le dossier, compte tenu du fait que « la nécessité d’une seconde galerie au Gothard est évidente ». Si sa construction pose problème aux politiciens, elle constituerait une tâche de routine pour les ingénieurs. « Elle pourrait en effet être mise en service en l’espace de 11 à 12 ans après le feu vert donné par les instances politiques », a précisé l’ingénieur tessinois Giovanni Lombardi, sous la responsabilité duquel le tunnel routier avait été construit durant les années septante. Celui-ci estime les coûts d’une seconde galerie à 800 millions de francs, soit 70 à 80 millions de francs par an en tablant sur une durée des travaux de planification et de construction d’une dizaine d’années. A titre de comparaison: le remplacement du système d’éclairage dans le tunnel du Gothard est prévu au programme de ces prochaines années. Le cout est estimé à 31 millions de francs. Giovanni Lombardi estime que le doublement du tunnel du Gothard ne poserait pas de problèmes techniques, dès lors que le drainage est déjà fait, que la galerie de secours existe et que les quatre puits d’aération et les deux portails d’entrée ont été conçus pour deux galeries. La géologie de la montagne est en outre parfaitement connue. L’ingénieur tessinois considère que l’achèvement de l’ouvrage est dicté pour l’essentiel par la nécessité d’améliorer la sécurité dans le tunnel. « Le Conseil fédéral a déclaré dans les années soixante qu’une seule galerie suffisait pour le million de voitures qui empruntaient alors le tunnel du Gothard », se souvient Giovanni Lombardi. « Une seconde galerie pourra être réalisée lorsque le nombre de voitures aura doublé », a-t-il été déclaré à l’époque. Or, il s’avère que 2,895 millions de véhicules avaient emprunté le tunnel en 1981 déjà. Leur nombre a atteint près de six millions l’an dernier.
9.2.05 CFF Cargo est sur la bonne voie. La société a en effet accru ses prestations dans le secteur du fret ferroviaire de 1,8 pour cent en 2004. Les pertes réalisées en trafic de transit ont été compensées par les gains obtenus en trafic domestique. La société indique qu’elle table sur des chiffres noirs pour la première fois en 2005. Les prestations de transport – les marchandises transportées par kilomètre – se sont accrues pour atteindre 10,1 milliards de tonnes-kilomètres. CFF Cargo a réalisé un résultat record dans le secteur du trafic domestique. Elle a en effet enregistré un accroissement de 13,2 pour cent pour atteindre 2,72 milliards de tonnes-kilomètres. La restructuration opérée dans le secteur des wagons complets a rencontré un écho favorable auprès de la clientèle, selon le directeur de CFF Cargo, Daniel Nordmann. L’offre de transport « Express » s’est bien implantée sur le marché. D’importants chantiers ont pu être conclus. Le trafic de transit a en revanche affiché un recul de 4,9 pour cent en 2004 pour atteindre 4,77 milliards de tonnes-kilomètres, a déclaré Daniel Nordmann devant la presse à Bâle. La libéralisation du fret ferroviaire en Europe a provoqué une baisse de la part de marché des CFF de 85 à 54 pour cent sur l’axe de transit nord-sud. La société allemande Railion associée au BLS suisse, ainsi que les FS italiens associés à la société privée TX Logistik leur font concurrence en transit à travers les Alpes. A ce jour, seule CFF Cargo propose des trains de bout en bout à la clientèle. Sa part de marché en trafic de transit est restée stable à environ 30 pour cent sur la ligne du Simplon. Sur l’axe du Gothard, en revanche, CFF Cargo a vu sa part reculer de 100 à 70 pour cent. Le tonnage transporté est cependant demeuré approximativement le même que l’année précédente, a tenu à préciser Daniel Nordmann. Ce qui signifie que le volume global de marchandises transportées sur le rail à travers les Alpes a sensiblement augmenté. CFF Cargo a également tiré profit de la libéralisation en proposant ses propres trains au départ de la Ruhr à destination de la Lombardie, au travers des sociétés dont elle est propriétaire en Allemagne (11 points de chargement) et en Italie (10). Les correspondances sont assurées par des partenaires. Lesdites sociétés ont accru leurs prestations de 18,1 pour cent pour atteindre 0,77 milliard de tonnes-kilomètres. CFF Cargo a quadruplé le nombre de ses trains marchandises en Allemagne et les a quintuplé en Italie depuis le changement d’horaire de décembre 2004. CFF Cargo vise un important accroissement de ses prestations de transport durant l’année en cours, d’où l’espoir de parvenir pour la première fois à un résultat financier positif en 2005. Compte tenu de la faible conjoncture et du fait que les prix devraient continuer à s’éroder, il faut s’attendre à ce que l’année 2005 soit « difficile ».
9.2.05 Une meilleure information de la clientèle et l’établissement d’une liste noire des compagnies aériennes peu fiables. Telles sont les mesures que l’Union européenne entend prendre pour renforcer les droits des passagers aériens. Des directives allant dans ce sens devraient bientôt être approuvées par l’UE. Le train de mesures de la Commission de l’UE comprend deux directives et une information, a déclaré Stefaan De Rynck à Bruxelles. Le porte-parole a confirmé les informations publiées par l’agence « Europe ». La proposition de la Commission vise à donner aux clientes et aux clients le droit de connaître la compagnie aérienne qui assure effectivement le vol pour lequel une place a été réservée. Les Etats membres devront en outre communiquer les résultats de leurs contrôles de sécurité à Bruxelles. La Commission européenne sera ainsi en mesure d’établir une liste noire des compagnies aériennes peu dignes de confiance. En font par exemple partie les compagnies frappées d’une interdiction d’atterrir dans certains pays. La proposition de la Commission fait suite au crash d’un avion de la compagnie égyptienne Flash lors duquel 148 personnes, dont une majorité de Français, ont perdu la vie. L’avion n’avait pas le droit d’atterrir en Suisse, a-t-on appris ultérieurement. La Fondation de protection des consommateurs avait exigé à plusieurs reprises une telle liste noire pour la Suisse. Questionné à ce sujet, l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) a indiqué que de telles mesures étaient débattues au sein de la commission mixte UE-Suisse de l’Accord aérien bilatéral. Le porte-parole de l’OFAC a en outre signalé qu’un système d’information en matière de sécurité fonctionnait depuis l’an 2000 dans le cadre de la Conférence européenne sur l’aviation civile (ECAC). La Commission européenne entend de surcroît renforcer les droits des personnes à mobilité réduite. C’est ainsi que les aéroports et les compagnies aériennes ne pourront plus refuser les personnes handicapées. Ils seront au contraire tenus de mettre gratuitement un service d’accueil à leur disposition. Enfin, la Commission souhaite faire bénéficier les passagers des services maritimes et de bus de certains droits des passagers aériens. Toutes ces propositions doivent encore être soumises à l’approbation du Conseil et du Parlement.
10.2.05 Les commerces situés en gare principale de Zurich (Shop-Ville et RailCity) continuent à être ouverts jusqu’à 21 heures les jours ouvrables. Cela étant, il est tenu compte des changements d’habitude des consommateurs, est-il indiqué dans le communiqué des CFF.
Les commerces situés dans le Shop-Ville sous la place de la Gare de Zurich sont ouverts du lundi au vendredi jusqu’à 21 heures depuis novembre 2003. Les CFF et la ville de Zurich avaient alors opté pour cette solution à la suite du vote du souverain zurichois favorable à une prolongation des heures d’ouverture des commerces. Si les syndicats ont critiqué la prolongation, les clients et les passants l’ont accueillie favorablement, relèvent les CFF dans leur communiqué. Aux dires des commerçants, de nouveaux clients font des achats en soirée. Raison pour laquelle la ville de Zurich, l’association des commerçants du Shop-Ville et les CFF sont convenus de maintenir provisoirement les heures d’ouverture inchangées. Les commerces sont ouverts de 9 h. à 20 h. en fin de semaine. La décision définitive tombera au printemps 2006, selon les CFF.
10.2.05 Le peuple se prononcera en septembre ou en novembre sur la question du maintien de l’ouverture des commerces le dimanche dans les gares et dans les aéroports. Le référendum de l’Union syndicale suisse (USS) et de Travail.Suisse a abouti, puisque 81'744 signatures ont été récoltées, a indiqué la Chancellerie fédérale. Le comité d’action entend empêcher que le dimanche ne devienne un jour ouvrable en faisant disparaître un acquis de plus d’un siècle en faveur de la famille, de la vie sociale et, finalement, de toute la société. La loi révisée sur le travail permet l’ouverture des commerces, le dimanche, dans quelque 25 gares dont le chiffre d’affaires en trafic voyageurs atteint 20 millions de francs par année. Les cantons peuvent demander une extension à d’autres gares. Les commerces peuvent également être ouverts le dimanche dans les aéroports assurant des liaisons aériennes régulières.
10.2.05 Le projet de tram Bern ouest, qui a été rejeté par le peuple, coûte sept millions de francs au canton, au titre des coûts de planification. Le Conseil d’Etat a accepté le crédit. Les coûts de planification se montent au total à 10,5 millions de francs, dont 3,5 sont pris en charge par les communes bernoises. Le montant exact qui doit être passé aux pertes et profits n’est pas encore connu, car la question de la desserte de l’ouest de la ville de Berne par les transports publics n’est pas encore réglée. Elle devrait l’être d’ici l’automne 2005. Les travaux de planification effectués pourraient être mis à profit dans le cadre d’un nouveau projet. Le Conseil d’Etat a alloué un crédit de 625'000 francs en vue de sa préparation.
10.2.05 L’Union suisse des arts et métiers (USAM) est sceptique quant au développement économique, qui ne devrait pas évoluer en 2005. Elle espère que les Bilatérales II et l’extension de la libre circulation des personnes relanceront l’économie. La Suisse est tributaire d’un libre échange avec l’Union européenne qui fonctionne sans accroc, a déclaré le président Edi Engelberger lors de la conférence de presse annuelle de l’USAM à Berne. L’USAM luttera contre toutes les tentatives susceptibles de mettre en péril les Bilatérales I et II. Elle dit « oui » à l’ouverture des commerces le dimanche dans les grandes gares et dans les aéroports. L’assouplissement «limité» de la loi sur le travail est admissible, a déclaré Peter Neuhaus, membre de la direction.
10.2.05 Les personnes qui ne se sentent pas très à l’aise lors de voyages en train souffrent tout particulièrement lorsqu’elles utilisent un train pendulaire. Tel est le constat d’une enquête commandée par les CFF. Les cas de nausées lors de voyages en train sont cependant relativement peu fréquents. L’institut d’études de marché Link a réalisé une enquête représentative auprès de 2'400 personnes, a répondu le service de presse des CFF à une question ayant trait à ce sujet. 15 pour cent des personnes interrogées ressentent un malaise lorsqu’elles se déplacent en voiture, en train, en bateau ou en avion. 32 pour cent des personnes concernées souffrent de nausées lorsqu’elles se déplacent en train. Cela représente 5 pour cent de toutes les personnes interrogées. Seul un pour cent de toutes les personnes interrogées ressentent un malaise lors de chaque déplacement en train. Les femmes et les clients qui se déplacent occasionnellement en train sont les personnes les plus concernées. Plus de la moitié de ces personnes, soit le 55 pour cent d’entre elles, ressentent des nausées dans les trains pendulaires. 25 pour cent souffrent également de nausées dans les voitures non climatisées et 22 pour cent à l’étage supérieur dans les voitures à deux étages. Seules 15 pour cent des personnes concernées souffrent de nausées dans les voitures Intercity à un étage et à l’étage inférieur des voitures à deux niveaux. Il n’existe pas de solution miracle pour résoudre ce problème, a déclaré le porte-parole des CFF Danni Härry. Les CFF sont en contact avec l’industrie ferroviaire à ce sujet. Ils sont intéressés à ce que des améliorations puissent être apportées au matériel roulant, si tant est que des solutions techniques sont trouvées. Les nausées ressenties dans certains trains ne contraignent qu’une minorité de personnes à changer de mode de transport: deux tiers des personnes concernées continuent à se déplacer en train, selon l’enquête. 11 pour cent optent pour un autre train et 5 pour cent pour la voiture. Ce dernier mode de transport est pourtant la moins bonne des solutions en la matière, selon l’enquête, puisque 6 pour cent de toutes les personnes interrogées ont déclaré qu’elles se sentaient mal en voiture, alors que la part des personnes qui se sentent mal en bateau, en avion ou en bus n’est que de 3 pour cent. Les CFF avaient commandé l’étude l’été dernier suite à des réclamations enregistrées de la part de passagers qui avaient voyagé dans un train pendulaire. Le personnel de contrôle recevait régulièrement des témoignages selon lesquels des passagers se sentaient mal dans ces trains, pouvait-on entendre à l’époque aux CFF.
11.2.05 La communauté de transport zurichoise (ZVV) remplace ses distributeurs de billets. Les nouveaux appareils seront équipés d’écrans tactiles et accepteront les cartes plastique, en sus de la monnaie. Les nouveaux distributeurs ont fait l’objet d’une mise au concours. Après 15 ans de loyaux services, les distributeurs actuels sont dépassés techniquement et leur remise en état devient toujours plus cher, indique la ZVV dans un communiqué. Un millier de distributeurs et 500 appareils de vente embarqués seront remplacés d’ici le début 2008. Les nouveaux appareils accepteront les Postcards ainsi que les cartes EC et Maestro, en sus de la monnaie. La décision concernant l’acceptation des cartes de crédit et des cartes « Cash » n’a pas encore été prise. La mise au concours est assurée par les Transports urbains de Zurich (VBZ) , sur mandat de la ZVV. Les nouveaux distributeurs fonctionneront de manière identique à ceux des CFF, grâce au fait que les critères d’application ont été développés ensemble. Des efforts sont déployés dans toute la Suisse pour harmoniser le fonctionnement des distributeurs, est-il relevé dans le communiqué. La décision de confier la commande à telle ou telle entreprise sera probablement prise en septembre. Un essai pilote sera réalisé à certains endroits en ville de Zurich au printemps 2006.
11.2.05 Le nombre de personnes victimes d’un accident mortel sur la route a reculé de 546 en 2003 à 509 en 2004 (-7 pour cent). Le recul est particulièrement marqué pour les automobilistes (-10 pour cent) et pour les cyclistes (-13 pour cent). Le nombre de motocyclistes victimes d’un accident mortel a par contre augmenté de 14 pour cent. Cette hausse est attribuée par le Bureau de prévention des accidents (bpa) à l’augmentation de 3 pour cent du nombre des grosses cylindrées. Depuis 2003, les motocyclistes de 25 ans et plus peuvent conduire une grosse cylindrée sans faire l’apprentissage sur une moto moins puissante. Le nombre de piétons tués sur la route a augmenté de 4 pour cent pour atteindre le chiffre de 95. Quant aux blessés graves, leur nombre a baissé de 400 pour s’inscrire à 5'500. Ce qui correspond à une baisse de 7 pour cent. Les principales causes des accidents mortels sont demeurées les mêmes: vitesse non adaptée (40 pour cent) et conduite en état d’ébriété (20 pour cent). Le recul des accidents en novembre et en décembre 2004 autorise un certain optimisme: la limite de 0,5 pour mille, soutenue par la campagne d’information du bpa à l’enseigne de «Un verre. Un seul.» et des débats publics semblent avoir des répercussions positives.
13.2.05 La mise en service du système de sécurité ETCS sur les nouvelles lignes de chemin de fer en Suisse pose encore des problèmes. Le système sera néanmoins opérationnel dès le changement d’horaire 2006 sur la ligne de Rail 2000 Mattstetten- Rothrist. Les Chemins de fer fédéraux l’ont confirmé récemment par écrit à l’Office fédéral des transports (OFT), a précisé le porte-parole de l’office David Demicheli à l’Agence télégraphique suisse ats. Le système ETCS permettra de circuler à la vitesse de 200 kilomètres à l’heure sur le tronçon de 45 kilomètres mis en service à mi-décembre 2004. Actuellement, la vitesse maximale des trains est limitée à 160 kilomètres à l’heure. La situation se présente différemment dans le tunnel de base du Lötschberg. Les délais de mise en service du système ETCS sont « très serrés », a déclaré le porte-parole de l’OFT à la suite d’un article paru dans le journal «SonntagsZeitung». L’OFT a invité par écrit la société exploitante BLS et le maître d’œuvre du tunnel (BLS-AlpTransit) à accélérer les travaux. La mise en service du tunnel n’est toutefois pas en péril, car il sera possible d’avoir recours à la signalisation conventionnelle en cas de nécessité. Cela aura toutefois pour effet de réduire la capacité d’absorption du tunnel d’un tiers. Cette variante avait été demandée par l’Office fédéral des transports (OFT), au travers d’une ordonnance, au printemps 2004 déjà. Le tunnel de base du Lötschberg qui relie Frutigen BE à Rarogne VS sur une distance de 34,6 kilomètres sera mis en service dans le courant de l’année 2007. Les trains de marchandises l’emprunteront selon l’horaire dès l’été 2007. Le trafic des voyageurs y sera assuré dès le changement d’horaire 2007.
14.2.05 La communauté tarifaire des transports publics des cantons de Lucerne, Obwald et Nidwald a vendu 3,2 pour cent de plus d’abonnements l’an dernier qu’en 2003. Le chiffre d’affaires a progressé de 3,9 pour cent pour atteindre 28,45 millions de francs. Une progression est ainsi enregistrée pour la quatrième année consécutive, a indiqué la chancellerie d’Etat. Ce sont avant tout les abonnements des catégories Junior et Adultes qui ont enregistré la plus forte progression, alors que les ventes des abonnements valables dès 9 heures ont fléchi. Un millier de nouveaux abonnements annuels ont été vendus, selon le communiqué. Les abonnements annuels sont transformés en abonnements mensuels pour permettre de comparer les chiffres de vente avec ceux des années précédentes. Il s’avère que 492'000 abonnements mensuels (toutes catégories confondues) ont été vendus en 2004, ce qui représente un accroissement de 3,2 pour cent par rapport à l’année précédente. Les ventes se sont développées de manière différente à l’intérieur et à l’extérieur de l’agglomération lucernoise. L’accroissement des ventes a atteint 0,9 pour cent seulement dans les zones 10/20, alors qu’il s’est élevé à 5,2 pour cent à l’extérieur des zones centrales. L’abonnement valable dans tout le périmètre de la communauté tarifaire a connu la plus forte progression (+13,9 pour cent). Quant au chiffre d’affaires de la communauté tarifaire intégrale qui couvre l’agglomération lucernoise, il s’est accru de près de 1 million de francs pour atteindre 17,88 millions de francs. La carte multicourses (+13,7 pour centt) et la carte journalière (+11,1 pour cent) ont connu un franc succès. Le billet à l’unité demeure l’offre la plus prisée de la communauté Passepartout. Le chiffre d’affaires réalisé dans ce secteur représente 76 pour cent du chiffre d’affaires global.
15.2.05 Les lois d’application de la nouvelle péréquation financière rencontrent dans l’ensemble un écho favorable dans le cadre de la consultation. L’accueil, par les partis, du financement des transports et des réductions de primes est toutefois mitigé. Les associations de transport et de protection de l’environnement s’opposent aux coupes envisagées dans le secteur des transports régionaux. Le projet prévoit en effet une réduction de 69 à 50 pour cent des contributions fédérales. Les cantons devraient être contraints de maintenir l’offre de transport régional pendant une période transitoire, demandent l’Union des transports publics (UTP), le Syndicat du personnel des transports (SEV) et le Parti socialiste (PS). La Fédération suisse du tourisme (FST) souhaite une déclaration d’intention des cantons. La Fédération routière suisse (FRS) souhaite que les contributions fédérales destinées au trafic d’agglomération soient affectées pour moitié aux transports publics et pour moitié à la mobilité individuelle sur la route et sur le rail. Ce montant ne devrait pas dépasser 30 à 40 millions de francs, estiment l’UDC et le PRD. Hormis le PRD, les partis représentés au Conseil fédéral sont opposés à un établissement «Routes nationales suisses », qui assurerait les activités opérationnelles dans le secteur des routes nationales, après l’attribution des compétences à la Confédération. L’UDC, le PDC et le PS souhaitent confier cette tâche à l’Office fédéral des routes (OFROU).
16.2.05 La ville de Berne a perdu le duel qui l’opposait à la commune de Köniz pour obtenir le siège principal de Swisscom Mobile: la filiale de Swisscom quittera la ville fédérale en automne 2006 pour prendre possession de son nouveau bâtiment administratif à Köniz. La décision de la société de communication est tombée en faveur du site de la Waldeggstrasse à Köniz, après une lutte serrée entre plusieurs sites, a indiqué le conseil communal. La décision de Swisscom fait bénéficier la localité de la banlieue bernoise de quelque 1'700 emplois supplémentaires. La caisse de pensions de la commune et un propriétaire privé ont mis à disposition de Swisscom un terrain situé le long de la ligne de chemin de fer du BLS Berne- Schwarzenbourg. La commune de Köniz attribue la décision de Swisscom en particulier à la desserte optimale du site par les transports publics. Le Business-Park est situé à cinq minutes à pied de quatre lignes de transports publics. Le gouvernement de la ville de Berne a pris connaissance « avec regret » de la décision de Swisscom, est-il relevé dans un communiqué. Un projet aux caractéristiques analogues, situé dans le pôle de développement de Ausserholligen-Weyermannshaus, a également été étudié par Swisscom. La décision de ne pas opter pour ce site est à mettre au compte du rejet du projet de tram Berne ouest et, partant, de la desserte insuffisante par les transports publics qui en est résultée. Le conseil municipal est cependant soulagé que les places de travail restent dans la région de Berne.
16.2.05 La Commission européenne a présenté des propositions visant à accroître les droits des passagers. C’est ainsi que ceux-ci devraient connaître le nom de la compagnie pour laquelle ils ont opté pour effectuer un vol donné et pouvoir s’informer sur la sécurité qu’elle offre. Ce, grâce aux « listes noires ». Les propositions présentées à Bruxelles prévoient que les passagers doivent être informés à l’avenir sur la compagnie d’aviation qui assure effectivement le vol retenu. Ceux-ci doivent en outre être certains que toutes les informations ayant trait à la sécurité des compagnies d’aviation sont échangées rapidement et de manière efficace entre les Etats membres de l’Union européenne (UE). La Commission européenne entend exiger que les Etats membres publient les listes des compagnies aériennes qui n’ont pas accès à leur espace aérien ou qui sont soumises à des restrictions pour des raisons de sécurité. La Commission souhaite également renforcer les droits des passagers à mobilité réduite. Une réservation ou un vol ne saurait être refusé à une personne handicapée ou à une personne âgée en raison de son handicap. Ces personnes doivent en outre bénéficier d’un accompagnement gratuit dans l’enceinte de l’aéroport et à bord de l’avion. Enfin, la Commission présente, dans un troisième document, ses plans à long terme qui visent à renforcer les droits des passagers des services de bus et des services maritimes en régime international. Toutes ces propositions feront encore l’objet d’une procédure d’approbation par le Conseil des ministres et par le Parlement européen.
16.2.05 La compagnie d’aviation Swiss a sensiblement réduit ses pertes en 2004. Les pertes nettes de 140 millions de francs sont en effet cinq fois moins élevées que celles enregistrées l’année précédente. La situation s’est stabilisée en ce qui concerne les liquidités. Il n’en demeure pas moins que bon nombre de problèmes demeurent. Les liquidités de Swiss se montaient à 481 millions de francs à fin décembre 2004, alors qu’elles s’élevaient à 503 millions de francs à fin 2003, a indiqué la compagnie sur la base de chiffres non vérifiés. Swiss avait subi des pertes importantes auparavant. C’est ainsi que ses liquidités avaient fondu de 300 millions de francs en l’espace de six mois en 2003. La situation s’est améliorée en 2004. Swiss est en effet parvenue à stopper l’érosion des liquidités sur l’ensemble de l’année 2004. Les liquidités s’élevaient à 361 millions de francs à fin septembre, alors qu’elles se montaient à 353 millions de francs à fin juin. La réduction du réseau de lignes laisse des traces au niveau du chiffre d’affaires, qui a passé de 4,126 milliards de francs en 2003 à 3,642 milliards de francs en 2004. La compagnie a fait des progrès au niveau opérationnel. C’est ainsi que le résultat d’exploitation avant impôts et intérêts (Ebit) s’est élevé à –703 millions de francs en 2003. Ce, après déduction des coûts de restructuration. Des facteurs particuliers avaient influencé le résultat d’exploitation, a indiqué Swiss. Les amortissements spéciaux et les corrections de valeur opérés sur les avions du trafic régional et sur les bâtiments avaient pesé sur le résultat à hauteur de 174 millions de francs.
17.2.05 L’Association suisse des transports routiers (ASTAG) partage l’avis de l’Initiative des Alpes, selon lequel le transfert de la route sur le rail du fret transitant les Alpes ne s’est pas réalisé dans des proportions très élevées. L’Initiative des Alpes avait promis monts et merveilles au peuple. Le Conseil fédéral avait en revanche mis en garde le souverain contre la consignation d’objectifs politiques irréalistes dans la constitution. Considérée objectivement, l’attitude agressive de l’Initiative des Alpes à l’égard du Conseil fédéral est un aveu d’échec. Le Conseil fédéral n’a pas saboté le transfert. Dans l’ampleur et dans le laps de temps prévus, le transfert n’était qu’un leurre. Le transfert n’est en fait réalisable qu’une fois les NLFA construites. La RPLP et les contrôles méticuleux et tracassiers n’y changeront rien. Les appels de Cassandre de l’Initiative des Alpes, selon lesquels le transfert est contrecarré, sont tout simplement prématurés avant la mise en service des deux tunnels des NLFA, à moins que l’Initiative des Alpes vise l’élimination pure et simple du trafic tout en parlant de transfert. Quant à la réduction de moitié du nombre de poids lourds traversant les Alpes pour le ramener à 650'000 unités, il s’agit d’une pure illusion: les camionneurs de l’Union européenne ne peuvent être contraints d’utiliser le rail. L’accord sur les transports terrestres que la Suisse a conclu avec l’UE dans le cadre des accords bilatéraux I leur garantit le libre choix du mode de transport à destination de la Suisse et en transit à travers ce pays.
17.2.05 L’Initiative des Alpes exhorte le Conseil fédéral à enfin prendre le taureau par les cornes en matière de transfert des marchandises de la route sur le rail. L’expérience a montré que la Suisse ne reste pas seule en Europe lorsqu’elle fait preuve de courage en misant par exemple sur la RPLP. Si, en dépit de quelques lueurs d’espoir, le transfert du trafic marchandises à travers les Alpes en est toujours aux premiers balbutiements, cela tient à la politique hésitante du Conseil fédéral, qui ne fait pas usage de ses compétences, a déclaré devant la presse, à Berne, le conseiller national tessinois (PS) et président de l’Initiative des Alpes, Fabio Pedrina. « Cela fera bientôt onze ans que l’Initiative des Alpes a été acceptée par le peuple suisse ». Celui-ci a confirmé son attachement à l’article sur la protection des Alpes en s’opposant au contreprojet à l’initiative Avanti l’an dernier. Or, ce qui se passe relève du « sabotage par étapes » et du mépris de la volonté populaire. Si le Conseil fédéral ne jouit plus de la pleine confiance du peuple actuellement, c’est notamment en raison de ses atermoiements au sujet de l’article sur la protection des Alpes. La loi sur le transfert stipule que le transfert doit être achevé deux ans après l’ouverture du tunnel de base du Lötschberg.
17.2.05 Le tourisme dans les grandes villes prend de l’importance. Une étude publiée par l’organisation European Cities Tourism (ECT) le démontre. La ville de Zurich n’a pas suffisamment tiré profit de ce potentiel, estime son office du tourisme. Il ressort de l’étude présentée par l’Office du tourisme de Zurich que les villes qui ont enregistré le plus grand nombre de nuitées (touristes et hommes d’affaires) en une année sont Londres (115 millions), Paris (33 millions) et Dublin (18 millions). Zurich (2,5 millions) se trouve au 31e rang des 40 villes premières classées. Si les 35 plus importantes villes sont parvenues à croître de deux pour cent par an dans le secteur du tourisme international, Zurich a dû se contenter d’une croissance sensiblement plus faible. Elle se classe au 27e rang. La capitale de la Slovénie, Ljubljana, a enregistré six pour cent d’augmentation des nuitées et figure en tête de liste. Elle est suivie par Berlin, Reykjavik, Göteborg et Barcelone. Si la ville de Zurich peine à progresser sur les marchés internationaux, elle peut en revanche se targuer d’attirer un nombre croissant de touristes du pays. « Zurich a perdu du terrain au niveau international », a déclaré Frank Bumann, directeur de l’Office du tourisme de Zurich. Il attribue cette évolution en particulier à l’importance déclinante de l’aéroport de Zurich. En Suisse, la ville de Genève est sa principale concurrente, à en croire l’étude. C’est ainsi que Genève reçoit davantage de touristes en provenance des USA que Zurich. La ville qui reçoit le plus grand nombre de touristes en provenance d’Outre-mer est cependant Lucerne.
17.2.05 Les agences de voyages ne recevront plus de commission de vente sur les billets de train CFF du trafic suisse à partir du début 2006. La commission de 10 pour cent versée sur les ventes de billets internationaux demeure inchangée. Les CFF justifient cette mesure dans leur communiqué par le fait que la part des ventes de billets nationaux en libre service s’est accrue régulièrement et que celle des agences a reculé ces dernières années. Les agences de voyages suisses perdent ainsi une nouvelle source de recettes, la compagnie d’aviation Swiss ayant supprimé l’octroi de la commission de vente de 7 pour cent sur tous les billets d’avion au début 2005.
17.2.05 Il aura fallu attendre un siècle pour que la liaison Brigue VS– Domodossola (I) devienne officielle. Les deux localités ont en effet décidé de jumeler à l’occasion du centenaire du percement du tunnel du Simplon. Les festivités auront lieu le 24 février à Domodossola. Le maire de la ville italienne, Gian Mauro Mottini, et son homologue de Brigue, Viola Amherd, dévoileront une plaque commémorative avant d’apposer leur signature sur le document scellant le jumelage des deux villes. Les conseils municipaux se réuniront deux jours plus tard à Brigue. Les festivités connaîtront leur apogée le 19 mai 2006, cent ans après que le premier train de voyageurs a franchi le tunnel du Simplon. Le percement du dixième tunnel ferroviaire à travers les Alpes avait débuté en même temps côté italien et côté suisse, en août 1898. Un millier de mineurs, dont une majorité de nationalité italienne, ont participé aux travaux. La galerie d’aération a ultérieurement été agrandie pour en faire un second tube. Celui-ci a été ouvert au trafic en 1922. Long de 19'823 mètres, le tunnel du Simplon est un des ouvrages les plus longs au monde, mais pas le plus ancien. Cet honneur revient à l’Autriche, qui a ouvert un premier tunnel en 1854. En Suisse, un tunnel avait été inauguré en 1882 déjà: celui du Gothard. Le projet du tunnel du Simplon était toutefois antérieur: les travaux avaient pris du retard en raison de problèmes techniques et financiers. Le tunnel du Simplon a finalement coûté 112,5 millions de francs. Les crédits ont été partiellement accordés par la Suisse et par le Royaume d’Italie. Une plaquette en bronze placée au milieu du tunnel le rappelle. Elle représente également la frontière entre les deux pays. Grâce au tunnel, le temps de parcours entre Lausanne et Milan a fondu de 61 heures en 1850 à moins de six heures en 1913. Les CFF ont commencé à transporter des véhicules à travers le Simplon dans les années trente. Cette offre a été supprimée en 1992, puis réintroduite l’an dernier.
18.2.05 Les CFF continuent à moderniser leur parc de véhicules. Ils investissent en effet 36 millions de francs dans l’achat de 14 nouvelles locomotives diesel du type Am 843 et 25 millions de francs dans 200 wagons à marchandises à quatre essieux. Les 14 véhicules diesel viennent s’ajouter aux 59 locomotives diesel que possèdent déjà les CFF. Ces dernières ont été commandées en été 2002 à la société allemande Vossloh à Kiel et livrées entre novembre 2003 et l’été 2004. Les locomotives Am 843 sont affectées aux services de mise à disposition des wagons, de manœuvre, des travaux et d’intervention, indiquent les CFF. La seconde tranche de ces véhicules sera mise en service d’ici à 2007. Les 14 nouvelles Am 843 remplacent d’anciennes locomotives de manœuvre, dont l’entretien est devenu coûteux. D’une puissance de 1'500 watts, ces machines peuvent atteindre la vitesse de 100 km/h. Elles sont équipées d’un filtre à particules de suie et de la télécommande. Quant aux wagons à marchandises commandés, il s’agit de véhicules à quatre essieux, à portes coulissantes, dotés de freins en matière plastique peu bruyants. 150 des 200 wagons n’ont pas de parois de séparation à l’intérieur. La société Bombardier commencera leur livraison au printemps 2006.
18.2.05 Les compagnies de navigation opérant sur les lacs et les cours d’eau en Suisse ont transporté quelque 13,1 millions de passagers l’an dernier, soit 100'000 de plus qu’en 2003. Le beau temps qui a caractérisé l’été a contribué à ce que l’affluence de passagers enregistrée sur la majeure partie des lacs soit approximativement la même que l’année précédente. Il ressort des indications fournies par le service d’information des transports publics LITRA que les compagnies ont connu une faible affluence au début du printemps, mais que des températures estivales ont été relevées en mai déjà. Les hautes eaux enregistrées au début juin ont occasionné des restrictions de navigation sur les lacs de Sarnen et de Thoune, ainsi que sur la Limmat et le Rhin. La haute saison s’est terminée de manière satisfaisante grâce à un bel automne. La compagnie de navigation à Rorschach et les Mouettes genevoises ont enregistré une très forte affluence, alors que les compagnies opérant sur le lac d’Aegeri en Suisse centrale et sur le lac Inférieur et le Rhin sont parvenues à accroître leur volume de passagers. La barre des 12 millions de passagers, atteinte à plusieurs reprises depuis 1989, a à nouveau été dépassée en 2004. Il ressort du classement provisoire des compagnies que la compagnie de navigation sur le lac des Quatre-Cantons (2,4 millions de passagers) figure en tête de liste, suivie du service de bacs sur le lac de Zurich Horgen- Meilen (2,3 millions), de la compagnie de navigation sur le lac de Zurich (1,5 million, navigation sur la Limmat incluse), de la compagnie de navigation sur le lac Léman (1,4 million) et de la compagnie de navigation sur les lacs de Thoune et de Brienz (1,0 million).
18.2.05 Les représentants des cantons du Tessin, de Genève et de Zurich ont confirmé leur volonté de voir leur projet d’infrastructure ferroviaire se réaliser rapidement, lors d’une rencontre avec le directeur général des CFF Benedikt Weibel. La Confédération doit prendre ses responsabilités. Les trois cantons réunis s’opposent aux intentions du Conseil fédéral de mettre en veilleuse plusieurs grands projets, au titre des mesures d’austérité. Sont concernés les projets Mendrisio- Varese, Genève Cornavin- Annemasse et la ligne diamétrale à Zurich qui relierait Zurich Alstetten à Zurich Oerlikon en passant par une nouvelle gare souterraine (Löwenstrasse à la gare principale). Les trois projets permettent de lier de manière optimale des intérêts nationaux et régionaux, est-il relevé dans le communiqué publié par les cantons du Tessin, de Genève et de Zurich. Les projets sont avancés. Des montants considérables ont déjà été investis. Une réalisation retardée de ces projets clés mettrait en péril la capacité concurrentielle des transports publics et engendrerait des surcoûts énormes, relèvent les trois cantons à titre de mise en garde. Aussi demandent-ils que la Confédération intègre ces ouvrages de construction dans le mandat de prestations des années 2007 à 2010.
20.2.05 A peine fondé, le « Syndicat autonome des postiers de la Suisse romande » vise la confrontation avec la Poste. Il entend en effet empêcher la transformation de Car postal en une société anonyme en ayant recours à la voie juridique. Le syndicat a été fondé au début de cette année. Ses avocats ont déposé un recours auprès du tribunal de l’arrondissement VII Berne- Laupen, a indiqué le syndicat. Ce faisant, il a confirmé un article paru dans le « SonntagsBlick ». Le syndicat demande que des mesures superprovisoires soient prises contre l’inscription de la nouvelle société Car postal Suisse SA au registre du commerce de Berne-Mittelland. Le juge décidera d’ici mardi s’il bloque l’inscription au registre du commerce. Le syndicat se dit confiant de voir sa démarche couronnée de succès. Le président du syndicat Olivier Cottagnoud estime que la transformation en une SA viole la loi sur la Poste et sur le personnel. Quant à la Poste, elle observe que le fait de conférer à des secteurs d’exploitation le statut de société anonyme n’est pas nouveau. C’est ainsi que la poste express a déjà été transformée en SA, a relevé la porte-parole de la Poste Liselotte Spengler. Les bases légales sont claires. Et la porte-parole de souligner que la Poste est en pourparlers avec ses partenaires sociaux officiels, les syndicats « Communication » et « transfair », l’objectif étant de parvenir à des solutions à l’enseigne de Car postal SA d’ici fin juin. Le nouveau syndicat, que la Poste ne considère pas comme partenaire officiel, compte quelques dizaines de membres.
23.2.05 Le Conseil fédéral a approuvé le projet général de raccordement de l’A14 au lieu dit Buchrain. Ce projet vise à délester les raccordements de Emmen sud et de Gisikon-Root et à assurer le lien du Rontal avec l’A14. Le raccordement du Buchrain, dont le coût de 20 millions de francs est financé en grande partie par la Confédération, fait partie du concept global de raccordement du nord de la ville de Lucerne. Le Conseil fédéral avait approuvé le projet général de construction du raccordement de l’A2 à Rothenburg et l’aménagement du raccordement de l’A2 à Emmen-nord en 2003 déjà. Le canton de Lucerne prévoit également la construction du tronçon d’accès du Rontal en corrélation avec celle du raccordement du Buchrain. Ce tronçon à deux voies, de 1,4 kilomètre, relie Dierikon au raccordement du Buchrain. Il nécessitera la construction d’un tunnel et d’un pont couvert sur une distance d’environ 1'000 mètres. Le gouvernement a préparé à fin janvier 2005 un message à l’intention du parlement cantonal. Le coût du tronçon d’accès du Rontal est estimé à 100 millions de francs. Le Grand Conseil et le peuple seront appelés à se prononcer à ce sujet en mai et en septembre respectivement. Le début des travaux est prévu en 2007 afin de permettre une mise en service en 2010. Les coûts du tronçon d’accès du Rontal sont supportés entièrement par le canton.
23.2.05 La « Läufelfingerli », la plus ancienne ligne ferroviaire reliant Olten à Bâle à travers la chaîne du Jura, menace d’être abandonnée: le gouvernement de Bâle-Campagne prévoit en effet son remplacement par des bus dans le nouveau mandat de prestations général des transports publics 2006-2009. Le projet de consultation du nouveau mandat de prestations des transports publics a été présenté aux médias à Liestal. Il prévoit en particulier le développement de l’offre de bus en remplacement du service ferroviaire, en raison des coûts élevés du chemin de fer et du faible nombre de passagers recensés dans le Homburgertal. Il en résulterait une économie de coûts d’au moins 800'000 francs. Le bus ne détériore pas l’offre, car il passe au centre des villages, alors que le tracé de la ligne de chemin de fer se trouve parfois hors des zones d’habitation, est-il relevé. La « Läufelfingerli », l’ancienne ligne partiellement à voie unique du Hauenstein, conduit de Sissach BL à Olten en passant par Läufelfingen BL. Le tunnel de cette ligne était le plus long de Suisse lors de la mise en service de la ligne en 1858. Le gouvernement de Bâle-Campagne avait prévu des économies à hauteur de 2,2 millions de francs au titre des transports publics, dans le cadre du paquet d’économies « GAP ». Le mandat de prestations des transports publics prévoit différentes suppressions qui permettent une économie de 1,8 million de francs. Les mesures portent en particulier sur les lignes à faible trafic. Il est également prévu de réorganiser les transports publics dans le canton, pour améliorer en particulier l’offre de transport des pendulaires et les prestations en site urbain. Le canton prend un montant de 16,8 millions de francs à sa charge en 2006, sur un total de 48,9 millions de francs. La part cantonale nette atteindra 20 millions de francs en 2009, sur un total de 50,6 millions de francs. Les hausses de la part cantonale enregistrées en dépit des mesures d’austérité prévues s’expliquent par le retrait rampant du financement des transports publics par la Confédération. Ce, à l’enseigne du programme d’allégement budgétaire, de l’abolition du remboursement de l’impôt sur les huiles minérales, de la taxe CO² et de la réforme des chemins de fer.
23.2.05 Le financement de l’infrastructure ferroviaire suisse doit être réglé plus clairement à l’avenir. Le Conseil fédéral a remis le message sur la réforme 2 des chemins de fer au Parlement. Le secteur touchant à la sécurité est également redéfini. La restructuration des compétences en matière de financement constitue le point central de la réforme 2 des chemins de fer. La Confédération entend dorénavant financer le seul réseau principal. Celui-ci est constitué du réseau de transit et des lignes du trafic à longue distance, ainsi que des raccordements aux chefs-lieux des cantons, aux régions périphériques et aux importants centres industriels et de commerce. Les cantons répondent pour leur part du financement du réseau complémentaire. Les financements mixtes entre la Confédération, les cantons et les communes doivent disparaître. Le réseau principal et le réseau complémentaire sont définis avec exactitude sur une carte. Les chemins de fer privés sont en même temps assimilés aux CFF en ce qui concerne le financement. Cela signifie qu’ils sont dorénavant soumis à des mandats de prestations quadriennaux, s’ils bénéficient du soutien financier de la Confédération pour développer leur infrastructure. Ces mandats de prestations remplacent le crédit-cadre pour le financement de l’infrastructure des chemins de fer privés, qui arrive à échéance en 2006. La sécurité est également prise en considération, au vu de l’évolution enregistrée en matière de vandalisme, de commerce et de consommation de drogues, ainsi qu’au vu de l’accroissement du nombre des agressions dont sont victimes les passagers. Il est prévu de remplacer la police ferroviaire par un service de sécurité susceptible de veiller à la sécurité des passagers dans tous les moyens de transports publics, bateaux et remontées mécaniques inclus. Les agents du service de sécurité seront équipés de matraques et de gaz lacrymogènes, mais pas d’armes à feu. Les personnes qui agresseraient ces agents seront dorénavant poursuivies d’office, de sorte que les victimes ne seront plus contraintes de les dénoncer devant la justice. Les entreprises de transports publics auront la possibilité d’externaliser le service de sécurité ou de confier à leurs employés des doubles fonctions couvrant les secteurs de l’exploitation et de la sécurité. Il est également prévu de renforcer la collaboration avec les services de police. Un autre volet de la réforme 2 des chemins de fer est constitué par le libre accès au réseau, sans discrimination. La Confédération est appelée à mettre en place son propre organisme, dès lors que l’Union européenne n’accepte plus le service commun d’attribution des sillons créé par les CFF, le BLS et les Transports régionaux du Mittelland (RM). La commission de conciliation se verra attribuer de nouvelles compétences. C’est ainsi qu’elle pourra à l’avenir ouvrir une enquête en cas de présomption de discrimination en corrélation avec l’accès au réseau. Le Conseil fédéral soumet aussi au Parlement une révision de la loi sur les chemins de fer, en même temps que le message sur la réforme 2 des chemins de fer. Cette révision porte sur une harmonisation avec les directives de l’UE en matière d’interopérabilité, qui stipulent que les trains doivent pouvoir circuler dorénavant sans encombres d’ordre technique, en régime transfrontalier, sur le réseau ferré européen. Par ces directives, l’UE vise une standardisation des normes dans les secteurs de la construction des lignes, des locomotives et du matériel roulant. Il est également prévu de coordonner les procédures d’homologation et de parvenir à leur reconnaissance réciproque. L’acceptation des directives Interop par la Suisse a été approuvée par tous les organismes consultés, sans exception. Une extension de l’ouverture des marchés au trafic des voyageurs ou une dissociation du transport et de l’infrastructure n’aura pas lieu en Suisse, contrairement à ce qui est prévu dans l’UE, a déclaré le conseiller fédéral Moritz Leuenberger.
24.2.05 Le nombre de passagers enregistré l’an dernier par les Transports publics zurichois (VBZ) sur le territoire de la ville de Zurich s’est accru de 7 millions (+2,6 pour cent) pour atteindre 289 millions. Les voyageurs-kilomètres ont augmenté de 15 millions (+2,8 pour cent) pour s’inscrire à 552 millions. Le sensible accroissement du nombre de passagers enregistré sur toutes les lignes est attribué à la croissance de la demande de la population en matière de mobilité, d’une part, et aux améliorations ciblées apportées aux prestations pour répondre aux attentes de la clientèle, d’autre part. L’exemple de la ligne de bus 75 conduisant de la gare de Oerlikon à Seebach en est la parfaite illustration: + 30 pour cent de passagers. Les lignes de tram 5 et 14 ont également enregistré des hausses significatives du nombre de passagers, est-il relevé dans le communiqué. Les trolleybus ont connu une progression globale de 9 pour cent des passagers transportés, alors que la demande s’est accrue de 2,5 pour cent dans le secteur des bus desservant les quartiers. Le nombre de passagers transportés dans l’agglomération a augmenté globalement de 5,1 pour cent. L’augmentation dépasse 17,5 pour cent depuis l’an 2000. Cet accroissement est lié essentiellement aux lignes dont l’horaire a été sensiblement étoffé en décembre 2002. La progression est particulièrement sensible dans le Glattal, une des régions suisses qui connaît le plus fort développement. Le nombre de passagers s’est accru de 10,6 pour cent par rapport à 2003, ce qui constitue un nouveau record. L’accroissement recensé dans la vallée de la Glatt atteint 26,6 pour cent depuis l’an 2000.
24.2.05 La société RailAway SA, une filiale des CFF, a réalisé en 2004 son meilleur résultat financier depuis sa création il y a cinq ans. Une locomotive a été habillée à l’emblème de RailAway à Zurich pour marquer l’événement. RailAway propose plus de 480 voyages en train liés à une visite de curiosités touristiques, de musée ou d’un programme de distraction ou encore à la pratique du ski ou d’un sport à la mode. RailAway a vendu plus de 650'000 arrangements l’an dernier (+13,5 pour cent). Le chiffre d’affaires a progressé de 11,3 pour cent pour atteindre 42,6 millions de francs, a indiqué la société. Aucune information concernant le bénéfice n’est publiée. Le très bon résultat est attribué à « un programme de spectacles et d’offres de loisirs encore plus alléchant », relève le président du conseil d’administration de RailAway, Vincent Ducrot. Le nouveau volet « Comédies musicales, expositions et spectacles » en est l’expression. RailAway SA mise cette année également sur la croissance, puisqu’elle a repris des CFF son secteur Incoming (vente de prestations suisses à l’étranger). Une présence accrue, en particulier sur les marchés allemands, français et italiens, est visée. La société table sur une progression des ventes, en particulier en raison de l’amélioration de l’offre ferroviaire liée à Rail 2000 et aux mesures prises à l’enseigne des cinq ans d’activité de RailAway. Vincent Ducrot vise 740'000 arrangements et un chiffre d’affaires de plus de 52 millions de francs, incoming non compris, pour 2005.
24.2.05 Les douze anciennes unités de la compagnie de navigation sur le lac de Constance (BSB) seront complètement rénovées au cours de ces 30 prochaines années, a déclaré une porte-parole de la compagnie. Les bateaux de la BSB, la plus importante compagnie de navigation sur le lac de Constance, naviguent depuis 45 ans en moyenne. Le premier bateau rénové devrait être mis à l’eau en mai 2006. Les coûts du programme de rénovation ne sont pas encore connus. La BSB, qui est une filiale des services industriels de la ville de Constance, entend financer l’opération par ses propres moyens, a précisé sa porte-parole. Pour y parvenir, il est prévu d’augmenter les taux d’affluence sur les bateaux de ligne naviguant durant la période estivale seulement. L’horaire 2006 et au-delà sera entièrement revu. La suppression de lignes non rentables n’est pas exclue. En même temps, il est envisagé d’étendre l’offre de croisières spéciales et des affrètements.
24.2.05 L’entreprise Baselland Transport SA (BLT) a obtenu le feu vert pour aménager son dépôt de tram et de bus à Oberwil, pour un montant de 29,3 millions de francs. Le Grand Conseil a alloué une contribution cantonale de 22,2 millions de francs. Les dépôts actuels sont complets. De nouveaux trams vont être commandés. L’aménagement du dépôt « Hüslimatt » permet de pratiquement doubler la capacité d’accueil. Les autres variantes – Bombardier à Pratteln ou une coopération avec les Transports publics bâlois (BVB) – ont été examinées et rejetées, a-t-il été déclaré lors des débats. L’octroi du crédit du canton de Bâle-Campagne a été voté à l’unanimité.
27.2.05 Le modèle de mobilité proposé pour la zone industrielle et artisanale de Eichhof-Schlund à Krienz a été rejeté. La révision partielle du plan d’aménagement a en effet été rejetée par 4'548 voix contre 2'661. La participation s’est élevée à 41,9 pour cent. La commune de la banlieue lucernoise visait, au travers du modèle de mobilité, une limitation du trafic à 46'710 déplacements de véhicules par jour dans ce pôle de développement (actuellement 26’160).
27.2.05 La caisse de pensions CFF boucle l’année 2004 par une perte de 200 millions de francs. Le conseil de fondation s’adresse à la Confédération en lui demandant d’examiner la possibilité d’assurer les risques de placements. Les CFF ont écrit à ce sujet au Département fédéral des finances (DFF), a indiqué leur porte-parole, Roland Binz, suite à un article publié par le « SonntagsZeitung ». Il y est fait état de la volonté de la caisse de pensions CFF d’opter pour une stratégie de risques optimisée. Cette démarche implique toutefois une entité garante des risques encourus, comme la Confédération dans le cas de l’ancienne caisse de pensions du personnel fédéral PUBLICA, a précisé Roland Binz. Il devrait probablement aussi s’agir de la Confédération, en tant que propriétaire des CFF. Le conseil de fondation s’attache à trouver une solution en raison des problèmes récurrents de la caisse de pensions CFF. Celle-ci a bénéficié d’un financement de la part de la Confédération pour rééquilibrer ses comptes, mais sans réserves de fluctuation. S’y ajoute le fait que la caisse de pensions CFF compte davantage de retraités que de membres payant des cotisations en tant qu’actifs, a relevé Roland Binz. Les placements n’ont en outre pas rapporté les 5,5 pour cent nécessaires en moyenne annuelle au cours de ces dernières années, a-t-il renchéri. Un tel rendement est pourtant nécessaire pour que le taux de couverture de la caisse de pensions CFF ne continue pas à se détériorer. Le taux de couverture atteignait 83,4 pour cent à fin 2004. Le « SonntagsZeitung » a chiffré le trou financier de la caisse de pensions CFF à 4,5 milliards de francs. Le porte-parole des CFF n’a pas souhaité confirmer la pertinence de ce montant. Un montant de cet ordre de grandeur est toutefois conforme à la réalité, d’un point de vue purement économique, a-t-il précisé.
28.2.05 Un train de 24 mesures d’un coût de 2,6 milliards de francs permettrait d’améliorer la fluidité du trafic en ville de Lucerne et dans ses environs. Telles sont les conclusions du programme d’agglomération, par lequel le canton sollicite des crédits d’infrastructure auprès de la Confédération. Une autoroute de contournement de Lucerne, construite en tunnel entre Emmen et Horw, de nouvelles routes de délestage au nord et au sud de la ville, ainsi que l’aménagement des voies d’accès à la gare de Lucerne constituent les éléments centraux du programme présenté. La Confédération et les CFF seraient appelés à financer une part prépondérante des coûts, soit 1,7 milliard de francs, au vu de la séparation des tâches. La part du canton s’élèverait à 621 millions de francs, celle des communes à 263 millions. Les investissements porteraient sur une période de 20 ans. Le programme d’agglomération est présenté à la Confédération. Lucerne pourra tabler sur des crédits à l’enseigne du programme d’agglomération de la Confédération, si celle-ci accepte le projet de programme présenté. Lucerne espère obtenir des tranches annuelles de 15 millions de francs. Le programme d’agglomération a recueilli un écho favorable à Lucerne. Il coordonne les principaux ouvrages routiers et ferroviaires. Les coûts résiduels à la charge du canton et des communes sont acceptables, a déclaré à la presse le directeur des travaux publics cantonaux Max Pfister.
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