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Février 2006

1.2.06
Les travaux peuvent démarrer comme prévu au tunnel de base du Ceneri. Le Tribunal fédéral n’a en effet accordé l’effet suspensif dans aucun des six recours déposés contre la décision portant sur l’approbation des plans, communique AlpTransit Gotthard SA. Le Tribunal fédéral n’a toutefois pas encore statué sur la teneur des recours. Les communes de Camorino et de Sant'Antonino o­nt recouru en premier lieu pour obtenir une meilleure protection contre le bruit aux abords du portail nord du tunnel. La commune de Camorino demande de surcroît à être indemnisée, car elle doit faire l’impasse sur une zone artisanale en raison de la construction du tunnel. Les machines de chantier vont tout prochainement entrer en action à Camorino et à Sigirino. Les lots portant sur la mise en place des chantiers et sur les routes d’accès o­nt été attribués. Aucun recours n’a été déposé contre l’attribution de ces lots, indique AlpTransit. Le tunnel de base du Ceneri, dont la mise en service est prévue en 2016, reliera Camorino près de Bellinzone à Vezia près de Lugano. Il sera formé de deux tubes d’une longueur de 15,4 kilomètres; les coûts sont estimés à deux milliards de francs.

1.2.06
Le Conseil fédéral ne veut pas de courses de formule 1 en Suisse. Il s’oppose en effet à une motion qui vise à supprimer l’interdiction d’organiser des courses en circuit, vieille de plus de 50 ans. Sécurité, protection de l’environnement et rentabilité sont autant d’éléments qui militent, selon le gouvernement, en faveur du maintien de l’interdiction en Suisse. Celle-ci avait été décrétée en 1955, un an après le terrible accident qui avait marqué la course des 24 heures du Mans. Un bolide avait foncé dans la foule en causant la mort de 80 personnes. Le Conseil national a donné suite, en mai 2005, à une initiative lancée par Ulrich Giezendanner, UDC, et signée par 82 parlementaires, qui vise à autoriser à nouveau les courses en circuit. Le Conseil fédéral y est opposé, ne serait-ce que pour des raisons liées à la protection de l’environnement, indique-t-il dans son rapport. Pollution non négligeable, importante consommation d’énergie et source de bruit pour les riverains sont les principales caractéristiques des courses en circuit. C’est inévitable, même si les prescriptions de la Confédération en matière de protection de l’environnement sont entièrement respectées. Le Conseil fédéral estime que les courses de voitures et de motos demeurent dangereuses pour les spectateurs, en dépit des améliorations apportées en matière de sécurité aux circuits modernes ces dernières années. Plusieurs accidents graves survenus lors de rallyes et de courses de côte en Suisse le démontrent. Le Conseil fédéral estime en outre que l’apport économique est « plutôt faible et ne s’inscrit pas dans la durée ». D’éventuelles recettes supplémentaires se limitent à quelques week-ends dans l’année, de sorte que la valeur ajoutée ne peut être accrue de manière significative. Enfin, des courses en circuit entrent en conflit avec des paysages intacts, dont le tourisme tire profit à long terme.

2.2.06
Le gouvernement de Bâle-Campagne entend démarrer les travaux de la H2 entre Liestal et Pratteln, malgré le fait que les contributions fédérales ne sont pas encore acquises. Le rabais accordé sur la taxe de circulation serait supprimé temporairement pour assurer le financement de la route. La H2 vise à décongestionner la route du Rhin, qui est empruntée quotidiennement par 44'000 véhicules et sur laquelle des bouchons se produisent régulièrement. Un projet a été accepté par le peuple en 1995. Des obstacles o­nt toutefois empêché le démarrage des travaux. La directrice des travaux publics Elsbeth Schneider et le directeur des finances Adrian Ballmer o­nt présenté aujourd’hui un projet de financement. Une loi spéciale et un plan de financement devraient rendre possible un démarrage des travaux immédiat. La construction de la H2 est prévue en deux étapes, le financement étant assuré par un fonds à caractère lié ainsi que par la suppression temporaire du rabais accordé sur la taxe de circulation. Les coûts seraient couverts plus rapidement si une contribution fédérale était versée. Le gouvernement bâlois espère qu’une contribution fédérale couvrant 50 pour cent d’une partie des coûts de construction pourra être obtenue au travers du fonds d’infrastructure. Ce fonds n’a toutefois pas encore été adopté par les Chambres fédérales.

2.2.06
Le «Sorry-Ticket» des Chemins de fer régionaux Berne-Soleure (RBS) est moins prisé. La demande a en effet reculé de 188 à 104 tickets l’an dernier. Les voyageurs peuvent obtenir, en cas de retard, un billet pour un déplacement gratuit. Il s’avère que les clients ne se pressent pas au portillon, même lors d’importants retards, indique le RBS dans un communiqué. L’entreprise en conclut que sa clientèle est satisfaite de ses prestations et fait preuve de compréhension à son égard. L’introduction du billet gratuit remonte à 2002. Le RBS a été la première entreprise de chemin de fer en Suisse à proposer un billet gratuit lors de retards de 10 minutes et plus sur les lignes ferroviaires et de 20 minutes et plus sur les lignes de bus. Le billet gratuit doit être retiré dans les 24 heures. Les retards annoncés à l’avance – par exemple lors de travaux – ne donnent pas droit au billet gratuit.

2.2.06
Le Conseil exécutif du canton de Berne a alloué un crédit de 113,1 millions de francs aux transports publics régionaux et locaux pour l’année-horaire 2006. A ce montant s’ajoutent 56,55 millions de francs des communes, indique l’Office cantonal de l’information dans un communiqué. Ces crédits permettent de financer l’offre de transports publics approuvée par le Grand Conseil en février 2004. Lors de sa session de novembre 2005, le Grand Conseil a compensé les coupes opérées par la Confédération dans les indemnités en faveur du trafic régional pour les années 2006 et 2007. Cette compensation figure à hauteur de 1,95 million de francs au budget 2006.

3.2.06
La commission des transports du Conseil des Etats a adopté à l’unanimité le fonds d’infrastructure pour le financement du trafic d’agglomération et du réseau des routes nationales. Elle a apporté quelques retouches au projet en y incorporant les régions de montagne et les régions périphériques. Après l’échec du contreprojet à l’initiative Avanti en février 2004, le Conseil fédéral a remis l’ouvrage sur le métier et élaboré un nouveau projet de loi et de financement pour résoudre les problèmes les plus urgents en matière de mobilité. La commission des transports et des télécommunications a suivi le Conseil fédéral sur tous les points essentiels, a déclaré devant la presse, au Palais fédéral, son président Thomas Pfisterer (PRD/AG). La commission accepte en effet d’affecter 20 milliards de francs à «dopo Avanti» sur une période de 20 ans, à compter de 2008: 8,5 milliards destinés à l’achèvement du réseau des routes nationales jusqu’en 2015, 5,5 milliards destinés à l’élimination de goulets d’étranglement et 6 milliards destinés aux transports publics et à la mobilité individuelle. Le fonds sera alimenté par les recettes liées de l’impôt sur les huiles minérales et de la vignette autoroutière. Le Parlement sera appelé à fixer les tranches annuelles. Il prévoit une première tranche de 2,2 milliards de francs, qu’il entend prélever du fonds spécial destiné à la circulation routière. Un montant de 3,8 milliards de francs a été accumulé à ce titre au fil des ans. La commission a repris du Conseil fédéral la liste des projets d’agglomération urgents et prêts à être réalisés. Elle y a toutefois ajouté le tronçon de l’A2 reliant Pratteln à Liestal BL en prévoyant de prélever du fonds un montant de 137,5 millions de francs. Ce faisant, elle entend « réparer un oubli », a déclaré Thomas Pfisterer. La commission a également ajouté dans la loi les routes principales desrégions de montagne et des régions périphériques ou, plus précisément, le maintien de leur valeur, afin d’améliorer les chances de succès du projet. Elle propose de financer les 800 millions prévus sur les 20 ans du fonds en puisant pour moitié dans le fonds d’infrastructure et pour moitié dans les réserves du fonds spécial destiné à la circulation routière. Le Conseil fédéral avait annoncé un soutien des régions périphériques et de montagne indépendamment du projet. Il souhaite toutefois y consacrer pour l’essentiel des recettes issues de la hausse de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) prévue en 2008. Thomas Pfisterer estime que la commission peut souscrire à cette manière de faire. La commission a, à dessein, opéré de manière prudente en ajoutant quelques « précisions » et en soulignant que les crédits devront être libérés par étapes, à l’exception de ceux destinés au réseau des routes nationales et des routes principales.

7.2.06
Le canton de Bâle-Campagne verse 24,8 millions de francs au titre du déficit des transports publics dans le canton durant l’année-horaire 2006. Le gouvernement a approuvé le montant. L’indemnité prévue pour l’année-horaire 2006 est légèrement inférieure à celle versée l’année précédente, qui s’élevait à 25,2 millions de francs. Cela s’explique par le fait que les entreprises o­nt augmenté les tarifs, accru leurs efforts en matière d’économies et que le Grand Conseil a opéré des coupes dans le cadre du mandat de prestations général 2006-2010, indique le gouvernement dans un communiqué. Les efforts déployés par le canton au titre des économies ne laisse qu’une très faible marge de manœuvre pour développer les transports publics dans le canton. Il n’empêche: la ligne 33 des Transports urbains bâlois (BVB) sera prolongée de l’arrêt Wanderstrasse situé à la limite cantonale près de Allschwil jusqu’à Schönenbuch. Le chemin de fer de Waldenburg (WB) propose quatre paires de trains supplémentaires. L’entreprise de bus Sissach- Eptingen propose trois paires de bus supplémentaires sur la ligne 107 entre Sissach et Eptingen, ce qui permet d’offrir des correspondances optimales avec le train InterRegio en provenance et à destination de Zurich, le matin et le soir, indique le gouvernement. Les CFF mettent en outre en service leur nouvelle rame régionale Flirt sur leurs lignes au fur et à mesure des livraisons. Le gouvernement se plaît de surcroît à souligner la croissance réjouissante du nombre de voyageurs enregistrée ces dernières années sur le réseau de transports publics dans la Suisse du nord-ouest.

8.2.06
La ligne de chemin de fer reliant Evian (France) à St-Gingolph (Valais) sera peut-être remise en service. Une étude du potentiel économique a été réalisée récemment. Les autorités o­nt décidé de se pencher sur un plan de mesures. Il est relevé dans l’étude que la ligne de 18 kilomètres n’a qu’une importance régionale. Le potentiel de passagers est estimé à 400 - 800 personnes, est-il indiqué dans le communiqué du gouvernement valaisan. La ligne a subi l’usure du temps. C’est qu’elle a été abandonnée il y a une quinzaine d’années pour le trafic frontalier et pour le fret, puis il y a cinq ans pour le trafic touristique. Les Valaisans et les Français o­nt signé un contrat d’entretien, afin de ne pas mettre en péril une nouvelle utilisation de la ligne. Celui-ci est valable jusqu’en 2010. La reprise du trafic touristique coûterait entre 2 et 6 millions d’euros, est-il relevé dans l’étude. Une mise en service de la ligne pour le trafic régulier implique un investissement de 30 à 40 millions d’euros. Les partenaires se pencheront sur la question ce printemps, indique le gouvernement valaisan dans son communiqué. Des décisions portant sur des mesures à moyen terme seront alors prises. Le tronçon Evian- St-Gingolph fait partie de la ligne dite du « Tonkin», dont la construction remonte à 1872. A l’époque, les Français avaient imaginé la réalisation d’une ligne ferroviaire reliant l’Hexagone à ses colonies indochinoises (aujourd’hui le Vietnam). D’où le terme de Tonkin pour cette ligne qui longe la rive sud du Lac Léman pour rejoindre la ligne du Simplon à St-Maurice. La modernisation des voies CFF est en cours sur la partie suisse de la ligne, entre St-Maurice et St-Gingolph. Les travaux devraient être terminés d’ici la fin 2007.

9.2.06
Zone d’habitat limitée, développement du RER, réseau routier à haute capacité et espaces à disposition de la mobilité douce (piétons et cyclistes): tels sont les quatre objectifs que le Conseil d’Etat zurichois vise au travers de son programme d’agglomération. Une zone d’habitat limitée, à long terme, compte parmi les principaux objectifs du canton de Zurich en matière de politique d’agglomération, a déclaré devant la presse à Zurich la porte-parole du gouvernement Susanne Sorg. Le Conseil d’Etat prévoit en effet d’accroître résolument la densité de l’habitat au travers de son programme d’agglomération, dont le projet est intitulé « Habitat et mobilité ». Un éclatement de l’habitat peut ainsi être prévenu, a indiqué Susanne Sorg. Pour le gouvernement, le RER constitue l’épine dorsale du réseau de desserte. Il est en outre prévu que de nouveaux points d’arrêt des trains directs soient réalisés dans les zones urbaines et périurbaines. Il s’agit aussi d’assurer une bonne fluidité du trafic aux heures de pointe sur les grandes artères. Les projets et les mesures consignées dans le programme d’agglomération portent essentiellement sur les quatre pôles que sont la ville de Zurich, la vallée de la Limmat, la vallée de la Glatt et la ville de Winterthour, a tenu à préciser Susanne Sorg. Il s’agit de régions dont la densité d’habitat est déjà très élevée. La réalisation du concept d’agglomération repose sur les concepts de mobilité régionaux et sur le plan directeur cantonal. Vu le coût élevé des projets, le Conseil d’Etat a procédé à une classification en fonction de leur efficience. La réalisation des voies 7 et 8 en gare de Zurich Oerlikon, le tram de la vallée de la Glatt, le pôle de développement de Oberwinterthour et la mobilité douce (piétons et cyclistes) en ville de Zurich sont considérés comme des « mesures d’une efficience très élevée» . Le volume d’investissement s’élève à 930 millions de francs. Quelque 860 millions sont de plus affectés aux mesures de l’échelon de priorité 2. En font notamment partie la ligne de tram 18 et l’amélioration du trafic individuel et des transports publics à l’enseigne de la valorisation de Zurich ouest, au travers d’une meilleure qualité de la mobilité. C’est ainsi que les transports publics seront améliorés dans la vallée de la Limmat et que les centres urbains seront décongestionnés. Les différentes mesures des échelons de priorité 3 et 4 occasionneront des coûts à hauteur d’un milliard de francs. Le Conseil d’Etat table sur des coûts de 2,83 milliards de francs au total. Le train de mesures sera mis en œuvre d’ici l’an 2025, a indiqué le responsable de la planification cantonale des transports, Reto Lorenzi. Il est par exemple prévu que la structure de la mobilité se modifiera comme suit dans le pôle de développement de la vallée de la Limmat: le trafic automobile devrait reculer de 58 à 49 pour cent, alors que les transports publics et la mobilité douce (cyclistes et piétons) devraient passer respectivement de 23 à 30 et de 19 à 21 pour cent. Il s’agit également de prendre en considération le fait que la population et le nombre des emplois s’accroîtront dans la région, a précisé Reto Lorenzi. Le volume global des déplacements s’accroîtra proportionnellement. Le programme zurichois repose sur l’intention de la Confédération d’accorder des contributions aux investissements dans le cadre de sa politique d’agglomération. Cela étant, le canton de Zurich a présenté son concept à la Confédération pour permettre un examen préliminaire. Le Conseil d’Etat remaniera le concept et le validera ultérieurement, a tenu à préciser Susanne Sorg.

10.2.06
13,1 millions de passagers, soit 2 pour cent de moins que l’année précédente, o­nt été transportés par les bateaux naviguant sur les lacs et sur les cours d’eau en Suisse en 2005. Les hautes eaux enregistrées durant le mois d’août o­nt en effet quelque peu terni le bilan en empêchant toute navigation sur certains lacs. C’est ainsi que la navigation a été entièrement interrompue à fin août pour les bateaux de ligne sur les lacs de Ägeri, de Thoune, de Brienz et de Bienne, ainsi que sur l’Aar, indique le service d’information des transports publics (LITRA) dans son communiqué. Les bateaux o­nt en revanche été mis à contribution pour assurer la navette sur le lac des Quatre cantons entre Brunnen et Flüelen, suite à la fermeture de l’Axenstrasse et à l’interruption du service ferroviaire sur ce tronçon. Le beau temps qui a caractérisé l’automne a permis de compenser partiellement les interruptions enregistrées durant l’été. En transportant plus de 13 millions de passagers, les compagnies de navigation suisses o­nt dépassé pour la énième fois depuis 1989 la barre des 12 millions de passagers, relève la LITRA. Les augmentations de passagers les plus importantes o­nt été enregistrées sur le lac des Brenets NE et sur le lac de Sils. L’accroissement du nombre de passagers relevée sur le lac Majeur est due principalement à une modification de l’enregistrement. Les chiffres o­nt en revanche baissé sur les lacs de Neuchâtel, de Morat, de Thoune et de Brienz, en particulier en raison des réductions de l’offre, précise la LITRA. Il en va de même sur le Rhin à Bâle. La Compagnie de navigation sur le lac des Quatre cantons (2,18 millions de passagers) figure à nouveau en tête du peloton en 2005, suivie par le bac Horgen- Meilen sur le lac de Zurich (2,175 millions). Les compagnies de navigation sur le lac de Zurich/la Limmat et sur le lac Léman o­nt transporté respectivement 1,6 et 1,4 million de passagers, alors que la compagnie de navigation sur les lacs de Thoune et de Brienz en a enregistré un million.

12.2.06
Le peuple grison souhaite la réalisation de Porta Alpina. Il a en effet accepté la contribution cantonale de 20 millions de francs destinée à la construction du raccordement des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA), par 31'845 voix contre 12'650. A ce montant s’ajoute la somme de un million de francs allouée par la commune de Disentis. La participation au scrutin s’est élevée à 34,3 pour cent. La situation était claire dès le départ: partis, milieux économiques, syndicats et milieux touristiques, soit toutes les forces importantes dans le canton des Grisons, se sont engagés en faveur du projet. Porta Alpina a été annoncé comme une opportunité unique de raccorder la région au réseau de chemin de fer européen à grande vitesse. La gare située près de Sedrun dans la galerie intermédiaire du tunnel de base du Gothard raccourcirait de moitié le temps de parcours entre Zurich ou Milan et l’Oberland grison. Il incombe maintenant au canton des Grisons de relever le défi en cherchant et en désignant un exploitant de la gare souterraine, puis en développant un concept d’exploitation de celle-ci, a précisé le porte-parole de l’Office fédéral des transports (OFT) Gregor Saladin. Le conseil d’administration des Chemins de fer rhétiques (RhB) avait laissé entendre en décembre que l’entreprise était intéressée à l’exploitation de la gare, avec le concours de la compagnie de chemin de fer Matterhorn Gotthard Bahn (MGB). Porta Alpina pourrait être mise en service au plus tôt lors de l’ouverture du tunnel de base du Gothard. Cela signifie, à ce stade de la planification, une mise en service lors du changement d’horaire de 2015. Les communes de la région auraient 10 pour cent des 50 millions de francs de coûts annuels à prendre à leur charge, selon la clé de répartition. Il faut toutefois préciser qu’aucun véritable avant-projet n’a encore été calculé, de sorte que le volume des coûts d’investissement ne peut pas encore être déterminé. Il est aussi rappelé que l’assemblée des commune de Tujetsch avait accepté d’affecter un crédit de 3 millions de francs au projet, en octobre déjà. A ce montant s’ajoute la somme de 1 million de francs de la commune de Disentis. Le peuple de cette commune a en effet accepté le crédit en votation populaire le week-end dernier.

13.2.06
Le tunnel de la Vereina, ouvert il y a bientôt sept ans, a stimulé la demande touristique en Basse-Engadine. La liaison ferroviaire et le transport des voitures à travers le tunnel n’ont toutefois pas engendré de boom économique. Telle est la conclusion d’une étude réalisée par l’Office fédéral du développement territorial et par le canton des Grisons. Des impulsions positives sur le tourisme, la branche clé de la Basse-Engadine, constituent le principal effet du tunnel de 19 kilomètres, communique ledit office. Les enseignements tirés de cette étude pourront être mis à profit dans la perspective de futurs projets d’infrastructure, tel celui de Porta Alpina dans la région du Gothard. L’étude a révélé que la construction du plus long tunnel à voie métrique au monde n’aurait pas engendré de tels effets positifs si les milieux touristiques n’avaient pas réagi en conséquence en tirant profit de l’ouvrage. C’est ainsi que des offres nouvelles o­nt été créées et que les offres existantes o­nt été adaptées aux nouvelles possibilités, indique l’Office fédéral du développement territorial. Il ressort aussi de l’étude que la liaison qui permet de se rendre en toute sécurité pendant l’hiver de Klosters (Prättigau) en Basse-Engadine a stimulé l’emploi dans le seul domaine du tourisme. Les autres secteurs économiques n’ont manifestement pas bénéficié de son impact. Le constat est attribué en particulier au peu de recul. Le fait qu’un véritable boom économique n’ait pas été enregistré dans la région n’est pas ressenti par tous comme un élément négatif. Beaucoup craignaient un éclatement de l’habitat et une véritable explosion du trafic routier. Cela ne s’est pas produit. Au contraire, les Chemins de fer rhétiques (RhB) o­nt accru leur part de marché tant en trafic voyageurs qu’en trafic marchandises, indique l’Office fédéral du développement territorial.

13.2.06
La communauté tarifaire Ostwind a augmenté son chiffre d’affaires de 8,5 pour cent à 43,2 millions de francs en 2005. Le nombre de clients qui o­nt utilisé les transports publics dans le périmètre de Ostwind s’est accru de 2,1 pour cent. La direction de Ostwind à St-Gall a qualifié le résultat annuel de réjouissant dans un communiqué diffusé lundi. La vente d’abonnements a progressé de 2,2 pour cent, celle des cartes journalières de 1,75 pour cent. De nombreux abonnés o­nt acquis des zones supplémentaires, est-il relevé. La communauté tarifaire Ostwind regroupe depuis quatre ans les entreprises de transports publics des cantons de St-Gall, d’Appenzell Rhodes intérieures et Rhodes extérieures et de Thurgovie. La communauté planche actuellement sur une communauté tarifaire intégrale, qui devrait voir le jour à fin 2007.

13.2.06
La Poste émet deux timbres spéciaux à l’occasion des commémorations du Chemin de fer du Lötschberg et du tunnel du Simplon. Les timbres de 85 centimes et de 1 franc émis à l’enseigne du centenaire de ces deux lignes ferroviaires seront mis en vente à partir du 7 mars. Une locomotive Cargo du Chemin de fer du Lötschberg franchissant le viaduc enjambant la vallée de Bietsch orne le timbre de 1 franc, indique la Poste dans son communiqué. Le Chemin de fer Berne-Lötschberg-Simplon (BLS) a été fondé le 27 juillet 1906 dans le but de réaliser une seconde liaison à travers les Alpes, entre Frutigen BE et Brigue VS. Le timbre de 85 centimes représente une locomotive de CFF Cargo franchissant le portail nord du tunnel du Simplon. Le centenaire du tunnel long de 19,8 kilomètres, construit en deux étapes de 1898 à 1905 et de 1912 à 1921, est également commémoré cette année. En éditant deux timbres spécialement consacrés à des sujets ferroviaires, la Poste poursuit une longue tradition, est-il relevé. La Poste avait en effet déjà édité un timbre à l’occasion du cinquantenaire du tunnel du Simplon en 1956, puis un autre en 1963 présentant un train du Chemin de fer du Lötschberg franchissant le viaduc du Luogelkinn (VS) en 1963.

14.2.06
La Chambre de l’industrie et du commerce (IHK) de la région du Haut-Rhin/Lac de Constance s’adresse à des ministères allemands pour revendiquer des temps de conduite ainsi que des heures d’ouverture des postes douaniers plus longs pour les camions franchissant la frontière suisse. Les PME et l’industrie s’opposent à ce que les heures d’ouverture des services en charge du contrôle des marchandises aux postes de douane à la frontière germano-suisse soient restreintes. Cela est apparu clairement ces derniers mois au travers de la réaction qui a fait suite aux mesures prises par les gardes-frontières suisses. Appelée à économiser dix pour cent de son personnel d’ici 2008, la douane suisse avait restreint les heures d’ouverture à plusieurs postes de douane. Le président de la Chambre de l’industrie et du commerce du Haut-Rhin/Lac de Constance a par conséquent adressé un courrier aux ministres allemands des finances, des affaires étrangères et des transports les invitant à faire pression sur le gouvernement suisse lors de prochaines rencontres bilatérales, afin que celui-ci fasse marche arrière en matière d’économies de personnel à la douane. Les heures d’ouverture des postes de douane devraient être étendues, afin d’éliminer les colonnes d’attente de camions. Le dédouanement à l’intérieur du pays, tel que proposé du côté suisse, ne constitue pas une bonne solution, relève l’IHK. Il contraindrait les entreprises à faire des détours et accroîtrait par trop les charges des PME en particulier. Des aires d’attente supplémentaires en Suisse ainsi qu’une gestion des places de stationnement des camions dans la région de Bâle-Weil am Rhein sont aussi nécessaires pour permettre aux chauffeurs de dédouaner leur convoi le soir et de pénétrer en Suisse avant l’interdiction d’y circuler la nuit. L’IHK souhaite également que l’interdiction de circuler la nuit pour les camions soit assouplie pour leur permettre de rejoindre les aires d’attente après 22 heures. Il s’agit aussi de réfléchir à la possibilité de lever l’interdiction de circuler la nuit sur l’axe principal de transit par le tunnel du Gothard, renchérit l’IHK. Le chargement d’un camion sur deux pris dans les bouchons le matin est finalement destiné à des clients suisses.

14.2.06
Il n’est plus autorisé de conduire un bateau de plaisir en état d’ébriété. Une limite a été fixée qui doit être respectée au même titre que dans le trafic routier. Les moteurs diesel des bateaux destinés au transport des passagers et ceux destinés au transport des marchandises devront dorénavant être équipés d’un filtre à particules. Ces deux nouveautés font l’objet d’une consultation lancée par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) et dont l’échéance est fixée au 2 juin. Les ordonnances qui s’y rapportent seront modernisées et adaptées aux directives appliquées dans l’UE. L’entrée en vigueur des dispositions est prévue en 2007. Il est proposé de fixer la limite du taux d’alcoolémie à 0,5 pour mille pour la conduite des bateaux de plaisir et à 0,2 pour mille pour les professionnels, indique le DETEC dans son communiqué. Il est également prévu d’harmoniser les exigences en matière de formation et d’examen pour les capitaines de bateaux assurant le transport des passagers. Les scooters aquatiques demeurent interdits. Le filtre à particules pour les moteurs diesel ne devrait être obligatoire que pour les nouveaux bateaux assurant le transport payant de passagers. Un équipement après coup des bateaux immatriculés avant 2007 n’est pas prévu. Le filtre ne sera pas obligatoire pour les bateaux privés. La question de la pose d’un filtre après coup en cas de changement de moteur est examinée du point de vue technique et économique.

14.2.06
La commission fédérale de recours en matières de marchés publics a accepté le recours du groupe Marti contre AlpTransit Gotthard SA (ATG). L’attribution du lot de Ersfeld doit être évaluée à nouveau. Cela entraînera des retards et un surcoût, estime l’ATG. La commission de recours a invalidé la décision prise l’an dernier au sujet de l’attribution et renvoyé le dossier à l’ATG pour réévaluation. Celle-ci avait attribué, le 11 août 2005, le lot 151 du tronçon de tunnel situé entre Erstfeld et Amsteg au consortium Gotthard-Basistunnel Nord (AGN); ce dernier est composé des entreprises Murer-Strabag SA (Erstfeld) et trabag SA (Autriche). Le lot porte sur un montant de 430 millions de francs. Le groupe Marti, qui s’est vu évincé, a déposé recours contre l’adjudication en septembre. Marti SA estime que « tout ne s’est pas déroulé correctement lors de l’adjudication ». L’offre du groupe concurrent AGN n’était que 0,6 pour cent meilleur marché. La décision de la commission de recours a pour effet que le contrat d’entreprise passé entre ATG et AGN ne peut être signé. Cette situation entraîne « du retard et un surcoût dans la construction du tunnel de base du Gothard dans des proportions qui restent à déterminer », estime AlpTransit. Le lot 151 comprend le percement des deux tubes à voie unique du tunnel de base du Gothard, sur une longueur de 7,8 kilomètres, entre Erstfeld et Amsteg, le percement de 23 raccords transversaux et la construction d’un embranchement souterrain en vue de la réalisation future du tracé dit « long, sous la montagne » (accès au tunnel de base en souterrain).

14.2.06
La commission des transports du Conseil national ne se laisse pas freiner par le Conseil fédéral. Elle a en effet maintenu sa proposition d’autoriser à nouveau les courses de formule 1 en Suisse, par 12 voix contre 8 et 2 abstentions. Cela étant, elle confirme la décision qu’elle avait prise en novembre 2005. Par 13 voix contre 7 et une abstention, elle avait approuvé une modification de la loi visant à supprimer l’interdiction d’organiser des courses en circuit qui existe en Suisse depuis 1955, suivant en cela l’initiative déposée par Ulrich Giezendanner, UDC/AG, que le Conseil national avait acceptée. La commission n’a pas changé d’avis, malgré la position négative que le Conseil fédéral a prise au début février. Le Conseil national se penchera probablement le 23 mars sur la modification de la loi sur la circulation routière, indiquent les services parlementaires dans leur communiqué. De l’avis de la Chambre du peuple, la Chambre haute devra également se prononcer sur l’autorisation de courses en circuit. C’est finalement le peuple qui aura le dernier mot en raison du référendum facultatif.

15.2.06
Un court bypass de l’A2 devrait permettre de délester l’agglomération de Lucerne du trafic de transit. La solution présentée par le canton de Lucerne pour résoudre les problèmes de circulation revient à quelque 1,7 milliard de francs. Il ne peut être envisagé une mise en service avant 2025. Le département des travaux lucernois a présenté deux éléments du programme d’agglomération susceptibles d’améliorer durablement les conditions de circulation. Il s’agit, outre le bypass de l’A2 sur l’axe nord-sud, d’une nouvelle organisation du trafic à la place dite « Seetalplatz » à Emmen. Le canton de Lucerne a, sur mandat de l’Office fédéral des routes (OFROU), examiné douze variantes visant à résoudre les problèmes de circulation sur l’A2. Le court bypass, qui consiste à détourner le trafic de transit par un tunnel entre Emmen et Horw, s’est avéré être la meilleure solution. Le tracé actuel de l’autoroute serait réservé aux flux de trafic en provenance et à destination de la ville de Lucerne. L’autoroute serait ainsi en mesure d’absorber les transports publics. La place dite « Seetalplatz » serait aménagée pour améliorer la situation des transports publics et de la mobilité douce. Les avantages: davantage de capacités et de sécurité et un développement durable. Les coûts sont estimés à 50 millions de francs. Il importe aussi de prendre en considération la protection contre les hautes eaux. La Seetalplatz a en effet dû être fermée à toute circulation en août dernier pendant une longue période.

15.2.06
Le TGV Lyria n’a jamais transporté autant de passagers entre la Suisse et la France et inversement qu’en 2005. Plus de trois millions de passagers o­nt en effet utilisé le TGV l’an dernier, soit 4,7 pour cent de plus qu’en 2004. Lyria est une filiale commune des Chemins de fer français et des CFF. Ces derniers en détiennent 26 pour cent. La filiale a réalisé un chiffre d’affaires de 461,1 millions de francs en 2005, en hausse de 7,6 pour cent par rapport à l’année précédente, est-il indiqué dans un communiqué. En 2006, Lyria entend améliorer les prestations à bord de ses trains ainsi que la ponctualité, est-il relevé. La filiale a également pour objectif d’accroître les capacités et d’améliorer la structure tarifaire. Elle propose cinq liaisons quotidiennes sur la relation Paris- Lausanne dans les deux sens, ainsi que sept liaisons entre Paris et Genève et deux entre Paris et Zurich via Neuchâtel. Enfin, elle relie la capitale française à Brigue une fois par semaine.

16.2.06
Le Grand Conseil de Bâle-Campagne entend réaliser le tunnel de la H2 de bout en bout. Il a à cette fin transmis une motion par laquelle un crédit supplémentaire de 35 millions de francs est demandé. Le gouvernement avait prévu un tunnel sur une partie seulement du tronçon afin de limiter les coûts. La motion urgente avait été déposée par trois membres du parlement, de Frenkendorf et de Füllinsdorf, appartenant aux partis SD, PS et UDC. Ces communes seraient les plus touchées par les émissions toxiques provenant du tronçon sans tunnel. Seul le PRD s’étant opposé à la motion, celle-ci a passé facilement la rampe par 66 voix contre 10 et 6 abstentions. Les auteurs de la motion o­nt annoncé d’emblée la couleur en indiquant qu’ils iraient jusqu’au Tribunal fédéral ou qu’ils déposeraient de nouvelles initiatives en faveur d’un tunnel de bout en bout, s’il le fallait. Ils o­nt rappelé qu’un tunnel de bout en bout avait été promis. Il n’est pas correct de faire payer la facture aux riverains de la H2 en raison des nouvelles exigences posées en matière de sécurité à la suite des accidents survenus dans les tunnels, a déclaré un radical. Elsbeth Schneider a estimé les coûts de l’ouvrage à 267 millions de francs, auxquels s’ajoutent les 35 millions supplémentaires, ce qui fait grimper la facture à 302 millions de francs. Le crédit supplémentaire sera soumis au peuple en automne, conformément à la loi spéciale se rapportant au financement de l’H2. Il est possible que des galeries d’aération nécessitent une nouvelle mise à l’enquête publique donnant droit de recours, a renchéri Elsbeth Schneider.

16.2.06
409 personnes o­nt été victimes d’un accident mortel sur la route en Suisse en 2005, soit 20 pour cent de moins que durant l’année précédente. 177 personnes – 24 pour cent de moins que l’année précédente – o­nt perdu la vie dans un accident de voiture. Ces chiffres ressortent de l’enquête réalisée par le Bureau suisse de prévention des accidents bpa auprès des polices cantonales. Le bpa attribue le recul du nombre de morts en particulier à la limite du taux d’alcoolémie abaissée à 0,5 pour mille dès 2005. Les causes exactes des accidents ne sont toutefois pas encore connues. Les accidents mortels impliquant des motocyclistes o­nt également régressé. 83 motocyclistes sont morts sur la route en 2005, soit 27 pour cent de moins que l’année précédente. 37 cyclistes o­nt été victimes d’un accident mortel sur la route (moins 12 pour cent). Enfin, 70 piétons o­nt perdu la vie lors d’un accident (moins 26 pour cent). Le nombre de victimes d’un accident mortel impliquant un car ou un bus ou d’un accident autre s’est en revanche accru de 27 en 2004 à 42 en 2005. 13 des 42 personnes sont mortes lors de l’accident de car qui s’est produit à Orsières VS, sur la route du Grand-St-Bernard, à mi-avril. Le nombre de blessés graves a reculé de 10 pour cent en 2005. 5'000 blessés graves o­nt été recensés, indique le bpa. La mise en œuvre du programme « Via sicura » du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) est indispensable si l’on veut atteindre un nouvel échelon dans l’amélioration de la sécurité routière, martèle le bpa.

21.2.06
Le Grand Conseil argovien a accepté le déplacement de la voie du Chemin de fer Wynen- und Suhrentalbahn (WSB) entre Aarau et Suhr. Le projet portant sur la mobilité dans la région de Aarau- Suhr- Zofingue a en effet été adopté sans opposition. Le projet et le crédit d’engagement nécessaire à sa réalisation n’ont pas donné lieu à beaucoup de discussions au Grand Conseil. Le projet a recueilli des louanges de tous les groupes. Le déplacement des voies du WSB de la route cantonale sur le tracé des CFF entre Aarau et Suhr constitue l’élément principal du projet. Celui-ci permet d’éliminer moult obstacles réciproques, d’accroître la sécurité routière et de garantir une meilleure stabilité de l’horaire du WSB. Le canton table sur une contribution de la Confédération de 50 pour cent. L’UDC demande qu’un nouveau projet soit présenté si la contribution financière devait être inférieure. Le déplacement des voies du chemin de fer entraîne des aménagements en gare de Suhr. Un quai commun aux CFF et au WSB devrait faciliter les changements de train. Les travaux démarreront en 2007 si tout se déroule comme prévu.

24.2.06
L’obligation étendue de porter le casque et d’attacher la ceinture de sécurité entre en vigueur le 1er mars. Toute une série d’autres dispositions nouvelles du code de la route seront également applicables à partir de cette date. La révision de la loi sur la circulation routière a fait l’objet d’un arrêté du Conseil fédéral, daté du 17 août de l’année dernière. L’obligation d’attacher la ceinture de sécurité est étendue à tous les véhicules qui doivent en être équipés. Les transports publics circulant selon un horaire en sont exemptés. La ceinture doit désormais être attachée dans les camions, les cars de tourisme et les minibus qui en sont équipés. Les ouvriers circulant dans des vêtements sales et les chauffeurs de taxi sont aussi tenus d’attacher la ceinture. Les chauffeurs de car et de minibus attireront l’attention des passagers de manière adéquate sur l’obligation d’attacher la ceinture. Les nouveaux véhicules utilitaires dans lesquels sont montés des banquettes dans le sens de circulation ou de petits sièges pour enfants, comme en sont équipés certains bus scolaires, doivent au moins être dotés de ceintures abdominales. Les véhicules plus anciens qui sont équipés de tels sièges devront être adaptés d’ici le 1er janvier 2010, rappelle le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC). Quant au port du casque, il est désormais également rendu obligatoire aux conducteurs et aux passagers des « trikes » et des « quads » (motos à trois ou à quatre roues).
Les véhicules dont la vitesse maximale est inférieure à 80 km/h (jusqu’ici 60 km/h) ne sont plus autorisés à circuler sur les autoroutes et semi-autoroutes à compter du 1er mars. Le Conseil fédéral espère ainsi améliorer la fluidité du trafic. Des règles plus sévères régissent dorénavant les déplacements sur le pont de chargement des véhicules agricoles. Seuls les ouvriers agricoles sont désormais autorisés à prendre place sur le pont de chargement. Le non octroi de la priorité sur les passages à piétons peut dorénavant donner lieu à une amende d’ordre de 140 francs, même s’il n’y a pas mise en danger. Enfin, les cartes de parking pour personnes handicapées, propres à chaque canton, font place à une carte internationale uniforme.

24.2.06
L’objectif fixé pour 2009 visant à transférer les transports de marchandises à travers les Alpes sur le rail ne peut être atteint. Le ministre des transports Moritz Leuenberger n’entend pas pour autant reporter l’échéance. Il veut poursuivre les mesures prises jusqu’ici. «La politique de transfert est efficace», a déclaré Moritz Leuenberger devant la presse. Le nombre de poids lourds ayant traversé les Alpes l’an dernier est inférieur de 4 pour cent à celui de l’année précédente. Le nombre de trajets a en effet baissé de 51'000 pour s’inscrire à 1,204 million. Le recul atteint même 14 pour cent par rapport à l’an 2000. Les mesures particulières visant à favoriser le transfert remontent à cette époque. Il s’agit de l’augmentation par étapes de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) et des limites de poids, des réductions accordées sur le prix des transports ferroviaires, de l’ouverture du marché ferroviaire et de contrôles des camions plus fréquents. Sans politique de transfert active, ce sont 1,6 million de camions – et non 1,2 million – qui auraient franchi les Alpes, a déclaré Moritz Leuenberger. Cela représenterait au moins 1'000 camions supplémentaires par jour. Il s’agit effectivement d’un minimum, car les transports de marchandises devraient augmenter de 20 à 50 pour cent au cours de ces 20 prochaines années. Le volume des marchandises transportées s’est accru de 400'000 tonnes nettes ou 23 pour cent, pour atteindre 12,9 millions de tonnes, à la faveur d’une meilleure utilisation des capacités de transport. Ce, en dépit d’un nombre de camions en baisse. Le chemin de fer a également augmenté le volume de marchandises transportées. Celui-ci a atteint 23,7 millions de tonnes, en hausse de quelque 700’000 tonnes - ou 3 pour cent. Le trafic combiné non accompagné a, à lui seul, enregistré une croissance de 9 pour cent et ainsi dépassé pour la première fois le trafic routier dans ce secteur. La part modale est demeurée inchangée, à taux de croissance constants: 65 pour cent du trafic marchandises à travers les Alpes sont transportés sur le rail, 35 pour cent sur la route. Les proportions sont inversées en Autriche et en France, où le rail continue à perdre des parts de marché au profit de la route, a indiqué Moritz Leuenberger.

27.2.06
Le Grand Conseil zurichois approuve la réalisation rapide d’une troisième galerie au tunnel du Gubrist. Il a en effet adopté par 93 voix contre 68 un postulat allant dans ce sens, déposé par l’UDC et le PRD. Le postulat demande que le Conseil d’Etat frappe à la porte de la Confédération et s’engage résolument en faveur de la réalisation d’une troisième galerie au tunnel du Gubrist. Il importe que le calendrier des travaux, qui prévoit l’ouverture du nouveau tunnel en 2012, soit respecté. La construction de la troisième galerie du tunnel du Gubrist ne doit en aucun cas être reportée, a déclaré Willy Haderer (UDC, Unterengstringen). Les routes dans les vallées de la Limmat et de la Furt sont saturées depuis que les trois galeries du tunnel du Baregg o­nt été mises en service en été 2004. Les auteurs du postulat estiment que des mesures de canalisation du trafic contribuent certes à réduire quelque peu le trafic, mais ne résolvent pas le problème des bouchons dus au trafic de transit dans les localités. Hanspeter Haug (UDC, Weiningen) a parlé de lutte contre les symptômes. Le PDC et quelques représentants du parti évangéliste o­nt soutenu le postulat de l’UDC et du PRD. Le PS et les Verts s’y sont en revanche opposés. Ceux-ci demandent des mesures de canalisation ou une conception globale des transports. «Il faut arrêter de construire la route de délestage de la route de délestage du tunnel de délestage», a ironisé Esther Guyer (Verts, Zurich). «Des nouvelles routes o­nt toujours pour effet d’accroître le trafic», a relevé Ueli Keller (PS, Zurich). La directrice des travaux publics Dorothée Fierz ( PRD) a pour sa part déclaré que la question de savoir si le postulat devait être accepté ou non n’était pas importante, puisque la planification de la troisième galerie du tunnel du Gubrist a déjà démarré. Le projet général a été soumis à la Confédération pour approbation. Les travaux devraient démarrer en 2008, de sorte que le nouveau tunnel pourra être mis en service en 2012, a indiqué Dorothée Fierz. Tant le canton de Zurich que la Confédération o­nt l’intention de s’en tenir à ce programme de construction, a relevé la directrice des travaux. La troisième galerie du tunnel du Gubrist est un élément des différentes mesures d’aménagement du contournement nord de Zurich. Le coût du projet global est estimé à 1,1 milliard de francs, dont 500 millions de francs sont destinés à la construction du nouveau tunnel.

28.2.06
Les CFF et le canton de Zurich entendent investir 200 millions de francs dans la 3e étape d’extension du RER zurichois d’ici la fin 2007. Le premier coup de pioche donné à la halte de Winterthour-Hegi signifie qu’un nouvel ouvrage est réalisé. Les travaux d’extension entre Winterthour et Wil se terminent avec la mise en service de la halte située à la périphérie côté est de la ville. Ils permettent d’étoffer l’offre. C’est ainsi que 72 trains s’arrêteront quotidiennement à Winterthour-Hegi à partir du changement d’horaire de décembre 2006, a-t-il été indiqué lors du premier coup de pioche. La nouvelle halte est nécessaire pour répondre à la demande, qui s’est fortement accrue en raison de la récente construction de nombreux logements dans le quartier dit de Hegi. La halte dispose de deux quais accessibles par chaise roulante et d’un abri pour la clientèle. Les coûts s’élèvent à 10 millions de francs. Le canton de Zurich et la ville de Winterthour prennent à leur charge respectivement 7,4 et 1,7 millions de francs. Le premier coup de pioche à Winterthour signifie le coup d’envoi d’un nouveau projet – il y en a huit - de la 3e étape d’extension du RER zurichois. Les travaux o­nt également démarré à l’enseigne de cette 3e étape dans le « Knonaueramt » et dans l’Oberland zurichois. De nouveaux projets suivront successivement jusqu’à fin 2007 dans les régions du Zimmerberg, du Furttal, du Thurtal, du Sihltal ainsi que dans le canton d’Argovie.

 

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