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Février 2009

1.2.09
Les CFF o­nt enregistré quelque 500'000 resquilleurs au cours des deux dernières années. Les données recensées leur permettent de reconnaître les récidivistes et de les punir plus sévèrement. Le resquilleur paie 80 francs lorsqu’il est épinglé pour la première fois. La surtaxe passe ensuite à 120, puis à 150 francs. Les CFF portent également plainte au plus tard lors de la seconde récidive, a indiqué leur porte-parole Alessandro Malfanti suite à un article paru dans le journal «NZZ am Sonntag». Les données sont éliminées deux ans après le paiement de la surtaxe. Les CFF ne recensent que les données indispensables, tels le nom et l’adresse, a précisé Alessandro Malfanti. Les CFF sont convaincus que la banque de données contribue à diminuer le nombre de resquilleurs. Leur nombre a en effet sensiblement reculé depuis son lancement en 2006. Si la proportion de resquilleurs était encore de 4 pour cent en 2005/2006, elle n’est plus aujourd’hui que de 1,4 pour cent. Il n’empêche: les contrôleurs recensent quotidiennement quelque 1'000 voyageurs sans titre de transport.

1.2.09
La Confédération en a assez des retards et des pannes des trains Cisalpino. L’Office fédéral des transports (OFT) exige de l’entreprise ferroviaire qu’elle lui livre un rapport sur les causes des carences d’ici à la fin février. La filiale des CFF et des Chemins de fer de l’Etat italien FS doit montrer dans le rapport comment le trafic ferroviaire peut à nouveau être fluidifié entre la Suisse et l’Italie. Cisalpino risque de se voir retirer la concession portant sur le transport des voyageurs, valable jusqu’en 2017, si la situation ne s’améliore pas, a indiqué le porte-parole de l’OFT, Davide Demicheli, à la suite d’un article paru dans la «Neue Zürcher Zeitung». Il s’agit de la mesure de dernier recours. Les trains à caisses inclinables de Cisalpino constituent un souci permanent depuis leur mise en service il y a douze ans. Les CFF attendent les nouvelles rames à caisses inclinables depuis deux ans. Les retards sont souvent dus au fait que l’entretien, qui est assuré en Italie, cloche. Les CFF o­nt de la compréhension pour l’intervention des autorités fédérales. La situation actuelle est en effet «insatisfaisante». Les CFF souhaiteraient certes transférer l’entretien en Suisse, mais cela n’est pas possible dans un court délai, o­nt-ils relevé. L’infrastructure nécessaire fait en effet défaut, d’une part, et les CFF sont liés par un contrat, d’autre part. Les Chemins de fer fédéraux o­nt souligné qu’ils mettaient tout en oeuvre pour garantir la qualité du trafic ferroviaire à destination de l’Italie. C’est ainsi qu’une part importante des liaisons Cisalpino est actuellement assurée par des trains CFF ordinaires. Le nombre de pannes peut ainsi être réduit, mais il en résulte des retards et des changements de train pour la clientèle désireuse de se rendre en Italie. Les mesures prises o­nt néanmoins permis de «stabiliser» le trafic nord-sud, soulignent les CFF.

2.2.09
La gare de triage de Bienne risque de subir une coupe à blanc: 40 des 53 employés doivent en effet chercher un nouvel emploi. Les CFF o­nt informé le personnel qu’ils envisageaient la fermeture partielle de la gare. Le porte-parole des CFF Reto Kormann a confirmé un article paru dans le «Bieler Tagblatt». La cessation partielle des activités de la gare doit encore être avalisée par le conseil d’administration des CFF. Le tri des wagons marchandises est touché. Seule la conduite des wagons aux clients de CFF Cargo situés dans la région est conservée à Bienne. Les plans devraient être mis en œuvre au début de l’an prochain. Une solution interne sera recherchée pour les employés concernés, a indiqué Reto Kormann. Ceux-ci doivent tabler sur un changement de lieu de travail ou d’activité. La gare de triage de Olten, où 28 emplois o­nt été supprimés, a déjà subi le même sort. Il n’est pas prévu de fermer la gare de triage de Bienne, avaient pourtant communiqué les CFF l’été dernier. Reto Kormann attribue les mesures annoncées aux coûts d’exploitation non couverts, à la situation conjoncturelle et au volume de commande en baisse de CFF Cargo. D’importants investissements dans les installations de triage auraient été nécessaires tant à Bienne qu’à Olten.

3.2.09
Le gouvernement glaronnais a déclaré la motion des jeunes socialistes du Glarnerland visant à obtenir la gratuité des transports publics sur tout le territoire du canton légalement recevable. Celle-ci est dès lors soumise au Parlement cantonal. Si ce dernier l’accepte, le gouvernement sera appelé à présenter un projet de mise en œuvre à la Landsgemeinde. Cela implique un amendement des bases légales. Les transports publics constituent une tâche commune de la Confédération, des cantons et des communes, indique le gouvernement. Et de préciser que la législation cantonale ne fait état d’aucune réserve quant à la recevabilité de la motion. Il n’est toutefois pas exclu que la loi sur les chemins de fer fasse barrage à la mise en œuvre de la motion. Mais aucune interdiction formelle de proposer gratuitement les déplacements en train dans un canton ne découle de la législation fédérale.

3.2.09
Le synclinal de Piora est percé: le tunnelier est également venu à bout de l’obstacle que les ingénieurs craignaient le plus dans la galerie ouest du futur tunnel de base du Gothard. Le percement de la galerie ouest s’est déroulé sans problème aucun, communique le maître d’œuvre AlpTransit Gothard SA (ATG). Le tunnelier est venu à bout des 150 mètres du synclinal de Piora en l’espace de deux semaines. Il a ainsi avalé jusqu’à 12 mètres de roche par jour. Le synclinal avait aussi été franchi sans problème dans la galerie est en octobre dernier. Aucune déformation marquée de la roche et aucune infiltration importante d’eau n’ont été relevées en dépit d’une roche riche en dolomite, indique le maître d’œuvre ATG. Le tunnelier se trouve actuellement dans la zone de granit de Medel située au nord du synclinal de Piora. Les géologues en charge de la planification du plus long tunnel ferroviaire du monde avaient craint que le percement dudit synclinal pourrait constituer un problème majeur, car celui-ci est composé de dolomite saccharoïde aux points les plus élevés. Les mineurs avaient effectivement découvert une telle strate lors d’un carottage effectué à fin mars 1996. Près de 1'400 mètres cubes de roches friables et d’eau étaient sortis de la carotte de 10 centimètres de diamètre en l’espace de trois heures. Il reste 7,3 kilomètres de tunnel à forer dans la galerie ouest et 6,4 kilomètres dans la galerie est. 81,8 pour cent du tunnel de base du Gothard est ainsi percé, indique l’ATG. La jonction entre Faido et Sedrun est prévue au début 2011 si tout se déroule normalement. La mise en service du tunnel de base du Gothard est prévue à fin 2017.

4.2.09
Les CFF doivent payer un malus de 79'000 francs pour l’année 2008 (69'000 pour l’année précédente) à la Communauté de transport zurichoise (ZVV). L’information insuffisante des voyageurs lors de dérangements en est la raison. La ponctualité a en revanche été meilleure que celle retenue dans l’accord. Quant à la propreté, elle n’a donné lieu ni à un bonus ni à un malus, indiquent les CFF et la ZVV. Si la note ayant trait à la propreté des gares s’est avérée suffisante, celle portant sur la propreté dans les trains n’a en revanche pas tout à fait atteint l’objectif fixé. Cela étant, les CFF o­nt décidé de lutter plus particulièrement cette année contre les graffitis dont font l’objet les trains. L’information de la clientèle lors de pannes mérite une attention particulière, est-il relevé dans le communiqué. Les CFF n’ont en effet obtenu que 59 points lors de l’enquête réalisée par la ZVV auprès de la clientèle en 2007/2008, alors que 74 points étaient requis. Ils o­nt certes pris des mesures visant à améliorer la situation dans ce domaine, l’an dernier, mais celles-ci n’ont manifestement pas permis d’atteindre le résultat escompté. L’information des passagers en temps réel sera instaurée cette année à l’échelle du RER. Les passagers recevront des informations sur les écrans dont seront équipés les véhicules. Celles-ci porteront sur les correspondances, les retards et les voies de départ. Les CFF o­nt obtenu de bonnes notes - 118 points sur les 132 points atteignables, alors que 107 points étaient requis - quant à la ponctualité des rames RER. Ce, malgré une nouvelle croissance du nombre de passagers. L’évaluation porte sur les douze lignes du réseau central RER. L’objectif de ponctualité est atteint sur une ligne lorsque 95 pour cent des trains circulant dans le même sens aux heures de pointe arrivent à leur destination avec moins de six minutes de retard. La ZVV et les CFF o­nt instauré le système de bonus/malus en 2006 dans le but d’améliorer la qualité de l’offre. Le montant maximum susceptible d’être bonifié ou perçu à titre de bonus ou de malus s’élève à quatre millions de francs.

4.2.09
Les Verts de la ville de Lucerne veulent que la ville constitue un fonds spécial destiné au financement de la gare souterraine. Le fonds serait alimenté chaque année par un montant de 7 millions de francs. Les Verts o­nt, selon leurs propres indications, déposé une initiative signée par 984 personnes qui requiert la création d’un nouvel article dans la loi communale. 800 signatures étaient nécessaires pour que l’initiative aboutisse. Lorsque les Verts o­nt lancé leur initiative en 2008, l’idée d’une gare souterraine n’avait pas encore germé. L’idée est certes ancienne, mais elle n’a jamais été reprise dans le programme d’agglomération, pour des raisons financières. Les Verts o­nt toujours été convaincus de l’opportunité d’un tel ouvrage, considérant qu’il ne sera pas possible de faire face à la croissance du trafic sans un accès souterrain à la gare de Lucerne. Cet accès en provenance de Ebikon passerait sous le lac. La situation a toutefois évolué, puisque le projet de réalisation d’un tunnel sous le lac et d’une gare souterraine est ancré officiellement dans la politique des transports de la ville de Lucerne, des cantons de Lucerne, d’Obwald et de Nidwald et des CFF depuis la mi-janvier. Les études de variantes réalisées o­nt montré que ce projet présente un meilleur rapport coût-utilité que les variantes qui avaient jusqu’ici les faveurs des milieux politiques, tel le projet de double voie le long du Rootsee. Les coûts du projet d’accès souterrain sont élevés, puisqu’il est tablé sur un montant d’un milliard de francs. La question du financement n’est pas encore élucidée. Aussi l’initiative des Verts est-elle encore d’actualité, malgré le revirement d’opinion des autorités. Les Verts sont convaincus qu’il ne sera possible de réaliser rapidement l’ouvrage que si les communes et les cantons sont en mesure d’avancer de l’argent. Les 7 millions de francs représentent, selon les indications du parti, moins de 1 pour cent du budget de la commune résultant de la fusion entre Lucerne et Littau.

4.2.09
La délégation de surveillance des NLFA n’est pas satisfaite de l’évolution des coûts d’investissement dans le tunnel de base du Gothard. Les prévisions de coûts de la mise en service et de l’approvisionnement en courant électrique de l’axe du Gothard s’élèvent actuellement à 553 millions de francs et dépassent de 112 millions le crédit d’engagement alloué par le Parlement, a-t-elle communiqué. Aussi la délégation demande-t-elle que les CFF et l’Office fédéral des transports (OFT) abaissent sensiblement les coûts d’investissement tout en évitant d’opérer des compensations au détriment de la sécurité, des capacités, des temps de parcours et des coûts de fonctionnement. La délégation a en outre pris connaissance avec satisfaction de l’état d’avancement des travaux sur l’axe du Gothard, lors de sa réunion de février. Les travaux avancent en effet plus rapidement que prévu sur le lot d’Erstfeld. Le synclinal de Piora, considéré comme zone critique, a été franchi sans problèmes majeurs dans les deux tubes. 82 pour cent des 153,3 kilomètres de tunnels, puits et galeries sont percés. La zone délicate située dans le lot de Sedrun est en outre entièrement percée dans la galerie est et elle l’est à moitié dans la galerie ouest. Quant aux travaux de percement des deux galeries du tunnel de base du Ceneri, ils démarreront dès que le lot principal aura été attribué. Les offres sont en cours d’évaluation. Les travaux seront attribués cet été. Les offres portant sur la technique ferroviaire devraient être examinées en 2011.

5.2.09
Lorsqu’un conducteur met gravement en danger un autre usager de la route, il se voit dans tous les cas retirer son permis de conduire pendant un mois au minimum. Cela est également le cas lorsque le conducteur a commis une faute de peu de gravité. Les juges lausannois étaient appelés à juger le cas d’un chauffeur de camion qui avait embouti l’arrière de la voiture qui le précédait aux abords d’un passage à piétons à Näfels GL. Personne n’a été blessé. Le service des automobiles glaronnais a retiré le permis de conduire du chauffeur de camion pendant un mois. Le Tribunal administratif a ensuite suspendu la mesure, estimant qu’il pouvait aussi être conclu à une infraction de peu de gravité selon le droit actuel lorsque la mise en danger est grave, mais que la faute commise est légère et que le conducteur fautif a un dossier vierge dans le domaine de la circulation automobile. Saisi du recours déposé par le service des automobiles glaronnais, le Tribunal fédéral lui a donné raison, considérant qu’il ne s’agissait pas en l’occurrence d’un cas de peu de gravité, mais de gravité moyenne et que le permis de conduire devait être retiré pendant la durée minimale prévue de un mois. De l’avis du Tribunal fédéral, il est toujours conclu à un cas de gravité moyenne selon le code de la route révisé en 2005 lorsque la mise en danger est grave et que la faute est légère, ou inversement. Le législateur a renforcé à dessein la disposition en question. Il est évident, dans le cas présent, qu’il y a eu mise en danger grave. Le télescopage aurait en effet pu entraîner des conséquences d’autant plus graves pour le conducteur de la voiture que le véhicule qui l’a emboutie était un poids lourd. La femme qui traversait le passage à piétons a également couru un danger très élevé.

9.2.09
Les appareils de comptage automatiques placés sur les routes cantonales et sur les autoroutes o­nt recensé une croissance de trafic de 1,5 pour cent dans le canton de Thurgovie en 2008. La route de Zurich à Frauenfeld est empruntée quotidiennement par 23'200 véhicules. Cette route demeure le tronçon routier le plus chargé dans le canton, même si le nombre de véhicules a fléchi de 900 unités en comparaison avec 2007. Le service cantonal des travaux publics attribue le fléchissement au fait qu’une route de délestage a été créée dans l’intervalle à l’intérieur de la localité. La route reliant Kreuzlingen à Bottighofen demeure en seconde position en termes de charge. 21'000 véhicules y o­nt été recensés quotidiennement en 2008, soit 1'000 de moins qu’en 2007. 17'300 véhicules sont encore recensés quotidiennement en direction de Bottighofen (17'000 en 2007). Les autoroutes et les accès au réseau autoroutier sont fortement utilisés sur le territoire du canton de Thurgovie. L’A1 demeure largement en tête. 42'500 véhicules o­nt été recensés quotidiennement sur l’A1 entre l’échangeur de l’A1 et de l’A7 et Frauenfeld (42'400 en 2007), alors que 49'500 l’ont été avant Wil SG (49'200 en 2007).

11.2.09
La commission du Grand Conseil bernois est favorable à la poursuite du développement des transports publics jusqu’en 2013. Elle recommande au Grand Conseil d’approuver l’arrêté sur l’offre et le crédit cadre, indique le canton dans un communiqué. Le crédit cadre proposé pour les années 2010 à 2013 s’élève à 462 millions de francs; il est sensiblement plus élevé que les années précédentes. L’arrêté sur l’offre de transports publics prévoit un développement du RER et des transports en commun dans les villes de Berne, Bienne, Thoune, Berthoud et Langenthal. Des ouvrages nécessitant d’importants investissements dans les agglomérations seront planifiés, tels la gare souterraine du RBS à Berne, le tram régional à Bienne et la transformation de lignes de bus en lignes de tram dans l’agglomération bernoise. Une troisième voie ferroviaire sera en outre nécessaire entre Gümligen et Münsingen. L’horaire devra être étoffé sur de nombreuses lignes de transports publics. Le Parlement cantonal se penchera sur l’arrêté sur l’offre et sur le crédit cadre lors de sa session de mars.

11.2.09
L’aéroport de Lugano à Agno sera agrandi. La ville de Lugano affecte en effet 14,5 millions de francs à des investissements destinés à la modernisation de l’aérogare et à l’allongement d’une centaine de mètres de la piste pour permettre l’atterrissage d’avions de 70 à 80 places. Seuls des avions de 50 places au maximum peuvent actuellement atterrir à Agno. Il s’agit également d’adapter certains dispositifs, tel l’éclairage, aux normes internationales. L’exécutif de la ville de Lugano aurait souhaité investir davantage en construisant par exemple de nouveaux hangars. Une solution que le législatif a refusée. Les débats au parlement de la ville o­nt porté essentiellement sur la question de savoir combien la ville pouvait investir dans la modernisation de l’aéroport, a précisé un porte-parole de l’administration communale. Les députés o­nt été appelés à se prononcer sur la proposition de l’exécutif prévoyant d’affecter 17,5 millions de francs à la modernisation, d’une part, et sur une version réduite de trois millions de francs élaborée par la commission parlementaire, d’autre part. Le PS a plaidé en faveur d’une proposition minoritaire à hauteur de 10 millions de francs. Il n’a cependant pas été suivi. La proposition de la commission l’a finalement emporté par 26 voix contre 25 face au message de l’exécutif. Il faut aussi considérer les investissements dans la perspective de l’Expo 2015, qui se déroulera à Milan. L’aéroport de Lugano est appelé à devenir un des aéroports régionaux les plus importants de la région milanaise, dans l’ombre de Malpensa.

11.2.09
La navigation intérieure suisse bat un record après l’autre: les bateaux naviguant sur nos lacs et nos cours d’eau o­nt transporté près de 14 millions de passagers l’an dernier, est-il relevé dans le dernier point de presse de la LITRA. Le nombre de passagers a en effet augmenté de 1,4 pour cent par rapport aux 13,8 millions recensés en 2007. De nouvelles offres o­nt permis d’enregistrer une croissance réjouissante sur certains lacs, en dépit d’un début de saison laborieux dû à l’EURO 2008 et à une météo irrégulière durant la période estivale. C’est ainsi que la compagnie de navigation sur le lac des Brenets (Jura neuchâtelois) et celle naviguant sur les lacs de Neuchâtel et de Morat o­nt vu leur fréquentation augmenter respectivement de 22 et de 13 pour cent. La navigation sur le lac des Quatre-Cantons (2,32 millions de passagers) demeure cependant l’attraction principale des eaux suisses sillonnées par les bateaux assurant le service public. Suivent les bacs qui relient Horgen à Meilen sur le lac de Zurich (2,29 millions de passagers), la navigation sur le lac de Zurich et sur la Limmat (1,77 million), la navigation sur le lac Léman (1,79 million) et la navigation sur les lacs de Thoune et de Brienz (1,03 million). La navigation hivernale proposée sur de nombreux lacs ne sert pas seulement à offrir un peu de romantisme à la population, elle est utilisée de manière croissante par des pendulaires pour se rendre à leur travail, indique la LITRA. Enfin, les adeptes du ski et du snow-board ne sont pas en reste. C’est ainsi que des liaisons leur sont proposées quotidiennement sur le lac des Quatre-Cantons pour leur permettre de rejoindre les stations de montagne. 186 bateaux o­nt assuré le service public l’an dernier sur les lacs et les cours d’eau suisses, dont 15 bateaux à vapeur et trois bateaux mus par l’énergie solaire.

11.2.09
Bien qu’ils soient pratiquement absents de l’Indicateur officiel, les 34 bacs font aussi partie des transports publics. En général, les statistiques officielles - selon la LITRA - les ignorent également.

11.2.09
Les régions reculées peuvent aussi être atteintes de façon écologique grâce aux transports publics. Selon la LITRA, les randonneurs et les amateurs de tours en montagne ou de tours à skis apprécient tout particulièrement les entreprises de transport à câbles. Malheureusement pour eux, une partie de ces entreprises ne figurent pas dans l’Indicateur officiel. Le but du présent tableau est de combler cette lacune. Il contient aussi les taxis dits «alpins», qui rendent maints services aux randonneurs.

12.2.09
Le tunnel de l’Albula que les Chemins de fer rhétiques (RhB) exploitent depuis 1903 sur la ligne qui fait désormais partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO doit faire l’objet d’une réfection complète. Le percement d’un nouveau tunnel de 5,8 kilomètres est également discuté. Il est tablé sur des investissements de l’ordre de 200 millions de francs. L’examen des dégâts subis par la galerie, effectué il y a trois ans, a montré qu’environ 60 pour cent du tunnel doivent être remis en état, indiquent les RhB. S’ajoute le fait que la hauteur de la voûte est insuffisante, que les câbles et le dispositif de drainage doivent être remplacés et que les installations de sécurité doivent être modernisées. Le conseil d’administration a décidé de faire élaborer la variante de remise en état et celle d’un nouveau tunnel à l’état d’avant-projet. La question du choix de la variante et celle du financement seront examinées cette année encore avec la Confédération et le canton des Grisons. Les RhB tablent sur un début des travaux au plus tôt à fin 2011 et sur des investissements variant entre 50 et 200 millions de francs pour la réfection ou pour le percement d’un nouveau tunnel, a précisé le chef de l’Infrastructure, Christian Florin. Le tunnel par lequel sont également transportées les voitures est un tronçon de la ligne de l’Albula et de la Bernina, qui relie le chef-lieu, Coire, à l’Engadine et à Tirano (I) en passant par le Puschlav. La ligne fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis l’an dernier. La réfection du tunnel n’est pas contraire à la volonté de sauvegarder le paysage que sous-tend le label de l’UNESCO. Il a en effet été convenu avec l’organisation qu’une modernisation des installations ferroviaires demeurait possible, a déclaré Christian Florin. L’ancien tube serait conservé en cas de percement d’un nouveau tunnel et pourrait servir de galerie de secours.

12.2.09
L’entreprise spécialisée dans l’entretien des avions SR Technics entend fermer son site de Dublin. 1’135 collaboratrices et collaborateurs sont touchés. Formellement, SR Technics mène encore des entretiens avec les syndicats pendant la période de consultation de 30 jours. Le site repris en 2004 à l’aéroport de la capitale irlandaise a perdu d’importants mandats ces derniers temps, indique l’entreprise. Celle-ci estime qu’il n’est pas possible de compenser les lacunes à moyen terme par des commandes durables en raison des perspectives plutôt sombres et des coûts élevés du site. Le directeur de SR-Technics, Bernd Kessler, fait état d’un «pas extrêmement regrettable et lourd de conséquences». «Nous sommes conscients de la situation qui prévaut actuellement sur le marché économique et de l’emploi en Irlande et des conséquences que pourrait avoir une fermeture du site de Dublin pour les employés.» Le nombre de chômeurs a passé la barre des 326'000 en Irlande, ce qui représente un taux de chômage de 9,2 pour cent. Les économistes tablent cette année sur un recul du produit intérieur brut de 4 pour cent. La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a, pour sa part, fait savoir qu’elle supprimait 200 emplois dans le secteur des pilotes, du personnel de cabine et des ingénieurs à l’aéroport de Dublin. Elle a justifié sa décision par l’instauration d’une taxe aéroportuaire. Quant à la compagnie Shannon, elle a annoncé la semaine dernière déjà la suppression de 100 emplois. SR Technics avait annoncé à mi-janvier qu’elle avait perdu le mandat de la compagnie de Bahrain Gulf Air, dont le parc d’avions est entretenu à Bahrain, Zurich et Dublin. Le site de Bahrain, sur lequel travaillent 240 employés, avait été ouvert uniquement en raison du mandat de Gulf-Air. SR Technics vient de décider, après un examen de tous les secteurs d’activité, de fermer le site de Dublin. La décision n’a pas de répercussions sur les autres sites de SR Technics. Ceci est également valable pour le second site irlandais de Cork, a indiqué l’entreprise. L’objectif est d’assurer l’avenir de l’entreprise à long terme. La productivité doit être accrue et des économies doivent être réalisées dans l’ensemble du groupe.
Si l’ancienne filiale de Swissair a toujours son siège principal à Zurich, elle n’est plus en mains suisses. Elle appartient aux sociétés arabes Mubadala Development, au prestataire de services aériens Dubai Aerospace Enterprise (DAE) et à la société d’investissements Istithmar. Quelque 500 clients du secteur aérien confient actuellement à SR Technics l’entretien de 800 avions, de 300 moteurs à réaction et de 80'000 éléments divers.

12.2.09
Tous les trains Intercity et Interrégio seront accompagnés par deux agents d’ici à cinq ans. Les CFF entendent ainsi améliorer la sécurité du personnel des trains aux heures creuses, o­nt-ils indiqué. Les CFF enregistrent chaque année quelque 220 agressions contre les agents d’accompagnement des trains. Aussi créeront-ils 125 nouveaux emplois dans le secteur du personnel des trains au cours des cinq prochaines années. Les postes sont immédiatement proposés sur le site Internet des CFF. L’augmentation de l’effectif ne peut être obtenue d’un coup, car la formation d’agent d’accompagnement dure une année. Les CFF prévoient de la réaliser dans les cinq ans à venir. La sécurité du personnel des trains sera néanmoins améliorée sans délai en ayant recours à la police ferroviaire et à Securitas, indiquent les CFF dans leur communiqué.

12.2.09
Les Transports régionaux Berne-Soleure (RBS) o­nt transporté 25,6 millions de passagers l’an dernier, soit un million de plus que l’année précédente. Les lignes ferroviaires du RBS o­nt été empruntées par 20,3 millions de voyageurs (+3,6 pour cent) et les lignes de bus par 5,3 millions de passagers (+7,1 pour cent), indique l’entreprise dont le siège est à Worblaufen près de Berne. Le RBS attribue cette forte croissance à la cadence d’un train toutes les sept minutes et demie instaurée en 2008 entre Berne et Bolligen. Le nombre de voyageurs s’est en effet accru de plus de 5 pour cent sur cette ligne no 7 du RER bernois. Le RBS a enregistré la même croissance sur l’axe Berne-Soleure. La compagnie exploite trois lignes du RER bernois et les trains régio-express circulant entre Berne et Soleure. S’y ajoutent dix lignes de bus et la ligne de tram G reliant Berne-Zytglogge à Worb («tram bleu»). 400 employés travaillent dans l’entreprise, qui appartient à la Confédération, aux cantons de Berne et de Soleure, à BERNMOBIL, à des communes et à des particuliers.

12.2.09
Globalement, la satisfaction des clients des transports publics a légèrement fléchi l’an dernier dans les cantons de Nidwald et d’Obwald. Si elle est demeurée stable à 73 pour cent à Obwald, elle a régressé de 74 à 72 pour cent à Nidwald. Le taux de satisfaction de la clientèle de l’entreprise ferroviaire Zentralbahn (zb) s’est élevé à 72 pour cent en 2008 (2006: 73), selon un communiqué de presse commun. Il est demeuré à 70 pour cent sur la ligne conduisant à Engelberg (ligne du RER no 4; NW/OW). Il s’est en revanche accru à 75 pour cent (73) sur la ligne du Brunig (RER no 5). Quant à la satisfaction exprimée globalement par les clients des cars postaux, elle s’est légèrement contractée à 74 pour cent (75). Elle a légèrement progressé à 74 pour cent (73) à Obwald, alors qu’elle a reculé à 71 pour cent (74) à Nidwald.

13.2.09
La consommation d’essence a légèrement fléchi en Suisse en 2008, alors que la consommation de diesel, de kérosène et de mazout a sensiblement augmenté. 11,1 millions de tonnes de produits pétroliers o­nt été vendues, soit 7,2 pour cent de plus que l’année précédente. Le repli qui est constaté depuis longtemps dans le secteur de l’essence s’est accéléré pour atteindre 2,2 pour cent, indique l’Union pétrolière suisse. Des moteurs plus efficients et un recul de la demande des clients étrangers à la colonne résultant de la baisse du cours de change de l’euro sont à l’origine de cette évolution. Le nombre de nouvelles voitures à moteur diesel ne joue en revanche plus qu’un rôle marginal dans la baisse des ventes d’essence. La part des immatriculations de voitures diesel a en effet stagné en 2008 pour atteindre 32,4 pour cent (année précédente: 32,5). Les ventes de diesel o­nt malgré tout augmenté de 9,9 pour cent. L’Union pétrolière attribue cette évolution essentiellement à la bonne conjoncture intérieure, la construction et les transports de marchandises étant les plus importants consommateurs de diesel. La croissance ne s’est plus élevée qu’à 5 pour cent environ pendant le deuxième semestre en raison du ralentissement économique. Quant au kérosène, la tendance à la hausse observée ces dernières années s’est maintenue et reflète l’accroissement du trafic aérien aux aéroports de Zurich et de Genève: la consommation s’est accrue de 7 pour cent pour atteindre 1,41 million de tonnes. Les ventes 2008 correspondent pratiquement au niveau de 1998. La consommation totale de carburant a augmenté de 3,2 pour cent pour s’inscrire à 7 millions de tonnes. Les ventes de mazout se sont amplifiées de 15 pour cent à 4,1 millions de tonnes. Mais cela n’a pas permis de compenser la chute de la demande de 27 pour cent enregistrée l’année précédente. Le taux de remplissage des réservoirs a de ce fait reculé à 30,3 pour cent à fin 2008 (fin 2007: 34,7). Les basses températures o­nt également joué un rôle dans cette évolution. Aussi l’Union pétrolière considère-t-elle positivement les perspectives du commerce de combustibles en ce début d’année 2009, contrairement à l’évaluation qu’elle avait faite une année auparavant. Ce, d’autant plus que les températures continuent à demeurer basses.

13.2.09
Les Transports publics lucernois (vbl) o­nt transporté 43,5 millions de personnes en 2008. Cela représente une augmentation de 4,8 pour cent ou de 2 millions de passagers en comparaison avec l’année précédente. La ligne la plus fréquentée demeure la ligne de trolleybus no 1 à destination de Kriens. Toutes les lignes o­nt enregistré un accroissement du nombre de passagers. La distance moyenne parcourue par personne transportée est demeurée stable, selon le communiqué de presse des vbl: 2,4 kilomètres. Le nombre de voyageurs-kilomètres (nombre de voyageurs multiplié par la distance parcourue = vkm) s’est en revanche accru d’environ 4 pour cent pour atteindre 103,7 millions de vkm.

16.2.09
Le ralentissement conjoncturel contraint les entreprises suisses de transport de marchandises à agir. C’est ainsi que BLS Cargo actionne la pédale des freins en matière de coûts, suite au recul du tonnage transporté. L’entreprise table néanmoins sur un bénéfice en 2008, mais le résultat est inférieur au budget, indique son directeur, Dirk Stahl, dans la revue «La vie économique». Le ralentissement conjoncturel enregistré lors du dernier trimestre 2008 et l’évolution défavorable du cours de change du franc par rapport à l’euro sont à l’origine de cette évolution. BLS Cargo présentera les chiffres définitifs le 24 mars. Les prestations de transport de BLS Cargo o­nt certes augmenté de 8 à 10 pour cent en 2008, en comparaison avec l’année précédente, grâce à un accroissement du tonnage qui a atteint 15 pour cent en octobre. Mais la croissance s’est subitement arrêtée en novembre. Le tonnage a en effet reculé de 13 pour cent en un seul mois, en particulier du fait que l’industrie automobile a confié moins de transports de voitures au rail, écrit Dirk Stahl. Interrogé au sujet des perspectives pour 2009, le porte-parole du BLS, Hans Martin Schär, a déclaré que le tonnage devrait rester à ce niveau. Cela signifie que les prestations de transport baisseront vraisemblablement de 5 à 10 pour cent en comparaison avec 2008 pour parvenir à peu près au niveau de 2007. L’objectif consiste à atteindre pour le moins un résultat équilibré, a précisé Hans Martin Schär. Compte tenu de la situation économique, le conseil d’administration a revu le budget 2009. BLS Cargo réagit face au recul de la demande en prenant des mesures de réduction des coûts. C’est ainsi que la société prête des mécaniciens de locomotive à d’autres entreprises ferroviaires. 10 personnes travaillent actuellement auprès d’opérateurs tiers pour une période de 6 à 12 mois. Ce chiffre passera à 16 personnes à partir du mois de mars. Les mécaniciens de locomotive sont en outre tenus de réduire les heures supplémentaires accumulées. Aucun arrêt des embauches n’a été décrété, mais l’entreprise fait preuve de beaucoup de retenue dans ce domaine, comme dans celui des investissements, a souligné Hans Martin Schär. «Ces mesures déploient rapidement leurs effets sur les coûts et elles permettent d’accroître à nouveau l’offre dès que la situation économique se redresse.» CFF Cargo, dont l’assainissement financier est en cours, subit également la crise économique de plein fouet. L’entreprise a également loué les services de ses mécaniciens de locomotive. En l’occurrence au secteur voyageurs du groupe. Elle a en outre décrété un arrêt partiel des embauches en décembre. 180 départs n’ont ainsi pas été remplacés, a précisé en marge le porte-parole de CFF Cargo, Christoph Rytz. La crise économique a aussi frappé CFF Cargo en novembre; l’entreprise a en effet vu son volume de transport reculer de 20 pour cent en l’espace d’un mois. Le trafic de transit est tout particulièrement touché; la crise est sensiblement moins marquée dans le secteur du trafic domestique, a relevé Christoph Rytz. La situation s’est stabilisée en décembre. Le directeur général des CFF, Andreas Meyer, avait fait état, en septembre, d’une «perte importante» de CFF Cargo pour 2008, alors que l’étendue de la crise économique n’était pas encore pleinement perceptible. Les CFF présenteront les chiffres définitifs en avril.

16.2.09
Quelque 350'000 mètres cubes de matériaux de remblai devront être transportés lors de la construction de la gare «Löwenstrasse» de la future ligne diamétrale de Zurich. Les installations nécessaires à cette activité o­nt été mises en service aujourd’hui à la Zollstrasse. Les quelque 350'000 mètres cubes de matériaux de remblai représentent le volume correspondant à 11'000 wagons de chemin de fer, est-il relevé dans le communiqué des CFF. Ils devront être acheminés du chantier de la Löwenstrasse, par tapis roulant passant sous la gare principale, avant d’être transportés par chemin de fer à leur lieu de destination. Arrivés de l’autre côté de la gare principale, les matériaux sont hissés sur une tour située en face du Musée national en franchissant une hauteur correspondant à quatre étages, puis amenés par tapis roulant au lieu de chargement à la Zollstrasse. Deux voies de chemin de fer dédiées à l’enlèvement de ces matériaux o­nt été construites à cet endroit, indiquent les CFF. La nouvelle gare de transit de la Löwenstrasse est une gare souterraine; pièce maîtresse de la ligne diamétrale Altstetten- Zürich Hauptbahnhof- Oerlikon, cette gare souterraine est construite 16 mètres sous les voies de la gare principale. Les travaux dureront jusqu’à fin 2013. Le trafic ferroviaire ne sera pas interrompu pour autant, indiquent les CFF. L’inauguration de la ligne diamétrale est prévue en 2015. Les coûts du projet sont estimés à 1,02 milliard de francs. Leur prise en charge par la Confédération et par le canton est opérée selon une clé de répartition clairement définie. Le canton avance une importante partie de la contribution fédérale.

17.2.09
Ces 15 dernières années, la politique de transfert de la Suisse s’est concentrée de manière croissante sur des mesures coercitives à l’encontre des transports routiers, estime l’Association suisse des transports routiers (ASTAG). Il s’en est suivi un accroissement du trafic de transit international. Nombre d’emplois sont en outre menacés en Suisse. Le projet de bourse du transit alpin, que certains doux rêveurs défendent avec véhémence, n’y changera rien, bien au contraire: les autorités suisses mettraient en péril des emplois supplémentaires en Suisse sans que l’environnement y trouve son compte. Le peuple suisse s’est prononcé le 20 février 1994 en faveur du transfert du trafic de transit à travers les Alpes. 15 ans après, les autorités en charge du dossier et les doux rêveurs se trouvent face à une situation désastreuse. Tous les concepts et toutes les mesures prises o­nt échoué! Les instruments inadaptés auxquels il a été recouru pour mettre en œuvre la décision expliquent l’échec. Les mesures coercitives prises de manière unilatérale à l'encontre du transport routier, tels le système de compte-gouttes instauré devant le tunnel du Gothard, des formalités douanières compliquées et des routes fermées pendant la phase dite rouge – un summum intolérable en matière de tracasseries –, ne permettent manifestement pas de transférer le trafic de la route au rail, relève l’ASTAG. Le trafic de transit international a en effet augmenté de manière disproportionnée, alors qu’il aurait dû être transféré en premier lieu selon l’article sur la protection des Alpes. Le nombre de trajets de camion recensés à travers les Alpes s’élève toujours à 1,3 million de trajets par année, ce qui représente plus du double de l’objectif fixé (650'000 trajets). Il est de surcroît noté que la part du trafic intérieur a tendance à diminuer et, plus grave encore, que les mesures coercitives menacent de plus en plus d'emplois. Les charges fiscales en constante augmentation – la RPLP renchérie de façon illicite en fait partie – pèsent de manière croissante sur les camionneurs. Le résultat est évident: chômage partiel, licenciements, faillites! L’instauration d’une bourse du transit alpin, prônée comme le nouveau remède miracle, aggraverait encore cette tendance. Il faut en effet savoir qu’il s’agit bien là d’un contingentement des transports routiers digne d’une économie planifiée, contrairement à ce que prétendent certains idéalistes. Une fois de plus, seuls le trafic domestique et l’économie suisse seraient pris dans l’étau par l’Etat, souligne l’ASTAG.

17.2.09
15 ans après sa création, l’Initiative des Alpes fait encore preuve de combativité: une bourse du transit alpin doit être mise en œuvre rapidement afin que l’objectif de transfert du trafic des poids lourds à travers les Alpes sur le rail puisse être atteint dans les meilleurs délais. Le Conseil fédéral doit conclure rapidement des accords sur une bourse du transit alpin avec les pays étrangers, a déclaré devant les médias à Berne le président de l’Initiative des Alpes, le conseiller national tessinois (PS) Fabio Pedrina. Il a dressé un bilan mitigé de la politique de transfert à l’occasion des 15 ans d’existence de l’Initiative des Alpes. Fabio Pedrina se félicite de la confirmation de l’objectif de transfert lors de la session d’hiver du Parlement. Le nombre de camions traversant les Alpes devra par conséquent être abaissé de 1,3 million à 650'000 au maximum. Le fait que le Parlement ait reporté le délai pour y parvenir de 2009 à 2018/2019 constitue cependant un «sabotage de la volonté populaire». Le délai prévu initialement était réaliste. Quoi qu’il en soit, il est possible d’atteindre l’objectif de transfert plus rapidement en mettant en œuvre une bourse du transit et en subventionnant davantage le trafic marchandises sur le rail, a déclaré le gérant de l’Initiative des Alpes, Alf Arnold. La bourse du transit consiste à mettre aux enchères un nombre limité de droits de passage de poids lourds à travers les Alpes. Le dosage du trafic des poids lourds au Gothard doit en outre être renforcé. Alf Arnold a de surcroît exigé la mise en place d’un programme conjoncturel visant à éliminer les goulets d’étranglement sur les lignes d’accès au tunnel de base du Gothard. Il a également plaidé en faveur d’un rééquilibrage des prix des sillons ferroviaires en faveur du trafic marchandises. Enfin, le passage à travers les Alpes des camions polluants des catégories Euro-0 et Euro-1 devrait être interdit.

17.2.09
Les billets de chemin de fer, de bus et de bateau peuvent désormais être achetés sur le portable, même lorsque son détenteur se trouve en cours de route. Les CFF o­nt en effet ouvert le Mobile Ticket Shop. Quiconque possède un portable dispose ainsi du guichet des billets dans sa poche. Fini les files d’attente devant les guichets et les distributeurs ou le branchement sur Internet. Pour pouvoir retirer des billets au Mobile Ticket Shop des CFF, il suffit de s’enregistrer une seule fois sur le site, indique l’entreprise ferroviaire. Un téléphone mobile compatible avec l’application Java est de surcroît requis pour pouvoir télécharger gratuitement le logiciel nécessaire. Le paiement est effectué au moyen de la carte de crédit. Le Mobile Ticket est un canal de vente supplémentaire, moderne. Il offre la possibilité au client du chemin de fer de se procurer un titre de transport même lorsqu’il est en route, a indiqué le directeur général des CFF, Andreas Meyer, selon le communiqué publié. Outre l’assortiment national des billets, les CFF proposent les cartes journalières liées à l’abonnement demi-tarif. Il est prévu de développer l’offre par étapes. La confirmation du paiement apparaît sur le téléphone portable dès que l’opération de commande est terminée. Equipé d’un appareil de lecture des codes-barres, le personnel des trains est en mesure de vérifier l’opération. Les CFF proposent des billets sur le téléphone portable depuis décembre 2005. Mais leur nombre était jusqu’ici limité à 780 liaisons et il fallait les retirer via Internet. Les CFF o­nt vendu plus de 1,3 million de billets en ligne en 2008, soit 20 pour cent de plus que l’année précédente. Ces billets peuvent être imprimés ou chargés sur un portable MMS. 5’000 à 7'000 billets sont vendus chaque mois sur des portables, a précisé le porte-parole des CFF, Roland Binz, à l’agence télégraphique suisse ats. Les CFF estiment qu’à long terme 5 à 10 pour cent de la totalité des billets seront vendus par le canal du téléphone portable, a renchéri Roland Binz. Le personnel des guichets aura ainsi davantage de temps pour conseiller la clientèle. Les rusés qui pensent pouvoir n’acheter leur billet au moyen du téléphone portable qu’à la vue du contrôleur dans le train risquent d’être déçus: l’heure est en effet indiquée sur le Mobile Ticket, de sorte que l’agent de train peut de suite vérifier si le client a acheté le billet avant de monter dans le train ou s’il l’a acquis dans le train.

17.2.09
La seconde phase des travaux du tram de l’Ouest bernois a démarré. La Berner Schlossstrasse – une artère de sortie de la ville en direction de l’Ouest – et le pont franchissant la ligne ferroviaire Berne- Neuchâtel constituent les principaux chantiers. Ce pont sera démonté en mars/avril; il sera ensuite remplacé par un nouveau pont d’ici au début novembre, a indiqué la ville de Berne. Les travaux de démolition seront généralement effectués la nuit, afin de ne pas perturber le trafic ferroviaire. L’ingénieur de la ville, Hans-Peter Wyss, a qualifié ces travaux de défi particulier. L’achèvement de la Berner Loryplatz figure également au programme. Elle sera dotée en juin d’une «coupole» de luminaires, qui sera une première dans la ville fédérale. Les travaux impliquent des détournements des flux de trafic. C’est ainsi que le trafic individuel motorisé est détourné pour l’essentiel par la Murtenstrasse et la Bümplizstrasse. Les détournements sont signalés sur le site Internet de BERNMOBIL et sur celui du maître d’œuvre (www.trambernwest.ch). Le coup d’envoi de la première étape des travaux avait été donné en avril 2008. Les chantiers avancent conformément au plan. Ils devraient être terminés d’ici à fin 2010. Le coût des travaux est estimé à 150 millions de francs.

17.2.09
La commission des transports du Conseil national souhaite stimuler la conjoncture en réalisant de nouveaux projets ferroviaires. Elle a approuvé une motion demandant la mise à disposition de 450 millions de francs – avec la voix prépondérante de son président Andrea Hämmerle (PS/GR). La commission attend deux messages additionnels de la part du Conseil fédéral dans la perspective d’un troisième plan de mesures conjoncturelles en juin. Les crédits cadre pour 2010 seraient augmentés de 300 millions de francs pour les CFF et de 150 millions pour les entreprises de transport concessionnaires (ETC).

18.2.09
Un tunnel à double voie devrait délivrer la localité de Hergiswil du bruit croissant causé par le chemin de fer. Le Conseil d’Etat nidwaldien est disposé à envisager la planification d’un tel projet pour autant que la Confédération accorde une priorité plus élevée à l’ouvrage. Jusqu’à 16 trains par heure circuleront entre Lucerne et Hergiswil à partir de 2014. Le tracé sera doublé entre Lucerne et Hergiswil Matt. Mais la traversée de Hergiswil demeurera à voie unique et à ciel ouvert. Cela aura non seulement des répercussions négatives sur l’horaire, mais aussi sur la population, qui sera exposée à sensiblement plus de bruit des trains. Le député nidwaldien Maurus Adam (PRD) considère qu’un tunnel à double voie permettrait de résoudre le problème. Aussi demande-t-il par la voie d’une motion que les travaux de planification soient engagés. Le Conseil d’Etat a répondu qu’il était disposé à accepter partiellement la motion. Le tunnel à double voie est déjà inclus dans le programme d’agglomération de Lucerne, mais il ne figure que dans la liste C. Celle-ci présente les projets qui ne seront réalisés qu’après 2018. Lucerne a demandé à la Confédération de faire figurer le projet dans la liste B. L’ouvrage pourrait ainsi être réalisé entre 2015 et 2018. Le Conseil d’Etat estime que la planification du projet devisé à 100 millions de francs ne devrait être engagée que si l’ouvrage figurera dans la liste B. Le tunnel long de 800 mètres ne peut être financé sans la participation de la Confédération. Le Conseil d’Etat attire de plus l’attention sur le fait que la planification coûte à elle seule 2 millions de francs. Les Chambres fédérales devraient se prononcer de manière définitive au sujet de l’intégration du tunnel dans la liste B en été 2010.

18.2.09
Il se gagne beaucoup d’argent dans les 31 grandes gares suisses: les commerces et les restaurants qui s’y trouvent o­nt réalisé un chiffre d’affaires de 1,45 milliard de francs en 2008. Cela représente 6,1 pour cent de plus que l’année précédente. Les neuf grandes gares répondant à l’appellation de «RailCity» se taillent la part du lion. Les gares de Genève, Lausanne, Berne, Bâle, Lucerne, Zurich, Winterthour, Zoug et St-Gall o­nt en effet accru leur chiffre d’affaires de 5,2 pour cent pour atteindre 1,1 milliard de francs, indiquent les CFF. Le chiffre d’affaires des autres gares s’est élevé à 350 millions de francs, soit 8,8 pour cent de plus qu’en 2007. Les bonnes affaires réalisées par les restaurants et les commerces situés dans les gares reflètent le résultat global positif du commerce de détail. Celui-ci a en effet enregistré une croissance de 4,3 pour cent en 2008, en dépit de la crise économique. Du jamais vu depuis 1991. Les CFF entendent continuer à développer le secteur des commerces et des restaurants dans les gares. C’est ainsi que des travaux sont en cours ou sont prévus à Aarau, Bellinzone, Bienne, Brigue, Lugano, Olten, Sion, Soleure, Wil et Zurich Oerlikon.

19.2.09
Le Grand Conseil de Bâle-Campagne a approuvé un crédit de 18,83 millions de francs en faveur de mesures visant à améliorer la sécurité dans le tunnel d’Eggflue dans la vallée de Laufon. Le crédit permet de réaliser la première des deux étapes de travaux. Le Grand Conseil a approuvé la motion par 71 voix contre 1. Il est prévu d’aménager la galerie abritant les installations d’approvisionnement énergétique, qui se trouve sous le tunnel routier de 2,8 kilomètres, de manière à en faire une voie de secours susceptible d’accroître les chances des usagers de se sauver par leurs propres moyens en cas d’incendie ou d’accident grave.

19.2.09
Les personnes qui sont exposées au bruit dans la vallée de la Limmat pourront dorénavant dormir profondément: le canton de Zurich équipe les chambres à coucher et les salles de séjour de fenêtres isolantes. Le coût de l’assainissement phonique dans la vallée de la Limmat est estimé à 13 millions de francs. Les bâtiments dont l’impact phonique dépasse la norme d’avertissement bénéficient de fenêtres isolantes, indique le Conseil d’Etat. La commune de Schlieren est concernée au premier chef dans la vallée de la Limmat. 33 bâtiments seront équipés de fenêtres isolantes. Trois immeubles situés à Weiningen en bénéficieront également, a indiqué Walter Egli, de la cellule cantonale en charge de la lutte contre le bruit. La décision prise par le Conseil d’Etat signifie que la cellule cantonale a les coudées franches pour engager les travaux. Walter Egli estime que les fenêtres seront posées en 2010. Des aérateurs insonorisés peuvent en outre être installés pour assurer une aération suffisante dans les chambres à coucher. Les propriétaires d’immeubles dont l’impact sonore est situé entre la norme limite et la norme d’avertissement obtiendront des contributions à bien plaire de la part de l’Etat au titre de l’assainissement des fenêtres. Près de 1'000 bâtiments des six communes de la vallée de la Limmat sont concernés. La pose de parois antibruit sera également examinée dans les communes. L’avant-projet avait toutefois révélé que cela n’était réalisable que dans un nombre de cas relativement faible pour des raisons liées essentiellement à l’aspect général des localités, est-il souligné dans le communiqué. La Confédération prend 25 pour cent des 13 millions de coûts à sa charge. La cellule cantonale en charge de la lutte contre le bruit se penche également sur les possibilités de réduire l’impact sonore dans les communes riveraines de l’aéroport et dans les communes du Knonaueramt. Les travaux présentent le même état d’avancement que dans la vallée de la Limmat, a indiqué Walter Egli. En réalisant les travaux d’assainissement phonique, le canton de Zurich met en œuvre l’ordonnance contre le bruit de la Confédération. Celle-ci oblige les cantons à établir un cadastre du bruit pour les routes cantonales et à prendre les mesures d’assainissement qui s’imposent d’ici à 2018 au plus tard.

20.2.09
Les voyageurs qui se déplacent sur les lignes des entreprises de transport situées dans le périmètre de la communauté tarifaire Ostwind sont davantage satisfaits que ce n’était le cas il y a trois ans. Tel est le résultat d’une enquête réalisée par les cantons de St-Gall, de Thurgovie et des deux Appenzell, qui a été présenté aujourd’hui. En l’occurrence, l’acquisition de nouveaux véhicules à plancher surbaissé par les entreprises de chemin de fer et de bus a joué un rôle non négligeable dans l’appréciation de la clientèle, est-il relevé dans le communiqué de la Chancellerie d’Etat de St-Gall. Les annonces faites par haut-parleur dans les véhicules o­nt également obtenu de meilleures notes. Le taux de satisfaction des passagers voyageant dans le périmètre Ostwind s’est élevé à 76 points, soit un point de plus qu’en 2005, sur un total de 100 points. Ostwind a ainsi atteint la même valeur que la communauté de transport zurichoise (ZVV), est-il relevé.

23.2.09
Les Transports urbains de Winterthour achètent 21 nouveaux trolleybus pour un montant de 26 millions de francs. Un produit suisse a emporté le morceau: il s’agit du «Swisstrolley» produit par l’entreprise soleuroise Hess à Bellach. Le premier véhicule devrait être livré à la fin de l’été 2009. Il sera présenté au public à Winterthour, est-il indiqué dans le communiqué publié par la ville zurichoise. Les trolleybus seront livrés en trois séries, la dernière étant prévue au printemps 2011. A partir de ce moment-là, les Transports urbains de Winterthour proposeront exclusivement des véhicules à plancher surbaissé sur leur réseau, est-il encore relevé dans le communiqué. La structure légère des véhicules a joué un rôle non négligeable dans la décision favorable au produit suisse. Le «Swisstrolley» consomme moins d’énergie que les trois produits concurrents retenus dans l’évaluation et il peut transporter le plus grand nombre de voyageurs. La bonne isolation contre le bruit à l’intérieur du véhicule est un autre facteur de qualité du trolleybus, est-il enfin relevé dans le communiqué.

23.2.09
Le volume de marchandises transportées sur le rail et sur la route à travers les Alpes suisses a légèrement augmenté en 2008. Mais la crise économique va inverser la tendance, indique le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC). Comme l’année précédente, 64 pour cent des marchandises o­nt été transportées sur le rail et 36 pour cent sur la route. Le trafic a régressé au cours du second semestre en comparaison avec la même période de l’année précédente, en raison de la crise économique. 1,275 million de poids lourds o­nt traversé les Alpes suisses l’an dernier (+ 1 pour cent). Leur nombre a reculé de 2 pour cent au cours du second semestre en comparaison avec l’année précédente, alors qu’il s’était accru de 3,8 pour cent durant le premier semestre. Le recul enregistré lors du second semestre se reflète également dans le tonnage transporté: ce dernier a en effet fléchi de 1,7 pour cent lors de cette période par rapport à l’année précédente, alors qu’il avait progressé de 3,5 pour cent au cours du premier semestre. La route a enregistré en l’occurrence des variations plus marquées que le rail (+ 4,1 pour cent lors du premier semestre et - 2,2 pour cent lors du second). Le rail a réagi moins rapidement que la route face à l’évolution de la situation économique (+ 3,2 pour cent et – 1,5 pour cent). Tant la route que le rail o­nt enregistré une croissance du tonnage de un pour cent sur toute l’année 2008. L’évolution de la situation économique est à l’origine du recul qui a marqué le second semestre. Il est également tablé sur un recul des transports tant routiers que ferroviaires en 2009 en raison des mauvaises prévisions conjoncturelles. Le transport de conteneurs sur le rail devrait en pâtir tout particulièrement. La pollution atmosphérique est mesurée depuis 2003 le long de l’A2 et de l’A13. Si les doses d’oxyde d’azote et de poussières fines mesurées o­nt régressé, elles se trouvent toujours au-dessus des normes limites dans la plupart des stations de mesure. La nécessité d’agir demeure, relève le DETEC.

23.2.09
L’ouverture, l’automne prochain, de l’A4 dans le Knonaueramt améliorera sensiblement les liaisons entre le canton de Zoug et la région de Zurich. Zoug en attend «un attrait encore plus grand en tant que site économique». Le contournement Ouest par le tunnel de l’Uetliberg sera ouvert en avril dans le canton de Zurich. L’ouverture de l’A4 dans le Knonaueramt suivra le 13 novembre. Il en résultera une réduction d’environ un quart des temps de parcours en voiture entre le canton de Zoug et Zurich, aéroport inclus, est-il relevé dans une étude. La direction des travaux publics zougois avait demandé à la Haute école de Lucerne d’évaluer les répercussions de la nouvelle liaison autoroutière sur l’économie zougoise et sur l’aménagement du territoire. Il ressort de l’étude présentée que les avantages dominent. Plus compact, l’axe Zurich- Zoug- Lucerne gagnera en importance du point de vue économique. Les secteurs à forte valeur ajoutée, telle l’industrie High-Tech sise dans le canton de Zoug, verront leur position renforcée. En améliorant les liaisons avec la métropole et avec l’aéroport, la nouvelle autoroute A4 apportera également des avantages aux entreprises internationales. Les effets positifs vont toutefois de pair avec une «pression considérable» sur le développement, est-il relevé dans l’étude: la demande en matière de logements et de bureaux va sensiblement augmenter; il s’agit de la limiter. Les futurs quartiers d’habitation devront absolument se trouver sur les axes de transports publics. Ces derniers devront en même temps être développés. Les projets de développement des transports publics et de la mobilité individuelle sont devenus prioritaires en raison de l’ouverture de l’A4, a indiqué le directeur des travaux publics zougois, Heinz Tännler. Outre les votations populaires dans le canton de Zoug, le soutien de la Confédération sera indispensable.

23.2.09
Le Grand Conseil zurichois s’est prononcé au sujet de trois projets portant sur l’aéroport. Une majorité n’a pu être réunie que pour un seul d’entre eux. L’initiative des autorités visant à interdire l’agrandissement des pistes a été acceptée par 100 voix contre 64. Les 42 communes qui o­nt signé l’initiative requièrent l’interdiction de tout agrandissement des pistes, afin de faire reposer leurs plans d’aménagement sur des bases plus sûres. Le référendum cantonal contre la décision a déjà été déposé. Les citoyennes et les citoyens seront par conséquent appelés à se prononcer à ce sujet, vraisemblablement en automne prochain. o­nt soutenu l’initiative le parti socialiste, les Verts, le parti évangéliste, les Verts libéraux et la majorité du PDC. Quelques députés des groupes UDC et PRD qui o­nt rejeté l’initiative – pour la plupart des représentants des communes riveraines de l’aéroport – o­nt également voté oui. «L’allongement des pistes engendrera tôt ou tard un accroissement des capacités», a déclaré une porte-parole du PS. Un oui à l’initiative signifie en revanche un oui à un plafond naturel en dessous duquel la croissance est permise. Le porte-parole du PDC a pour sa part mis en garde contre les coûts élevés et les litiges juridiques. «Sans interdiction de construire, le risque de mauvaise planification est grand.» L’UDC est d’avis que l’interdiction d’étendre les pistes restreint par trop l’action de l’aéroport. Et le porte-parole du PRD d’ajouter que l’initiative signifie «une capitulation devant les tâches que l’aéroport se doit d’assumer et que nous devons affronter». Quant à l’initiative populaire «pour une répartition équitable et équilibrée du bruit des avions», elle a été rejetée par 161 voix contre 4. Elle demande que toutes les régions situées autour de l’aéroport de Zurich supportent une partie du bruit en fonction de plages-horaires et d’un régime de rotation du mouvement des avions. L’initiative ne résout pas le problème, a déclaré un porte-parole de l’UDC. Ce qui compte, c’est de savoir si une idée est réalisable ou si elle ne l’est pas. A l’évidence, l’initiative ne l’est pas en ce qui concerne le régime de rotation. Le PS était également de cet avis. Un porte-parole des Verts a qualifié l’initiative de tentative inadéquate, celle-ci confondant la répartition du bruit et la lutte contre le bruit. Dans les rangs du PRD, il était question d’un «principe de l’arrosoir» insensé, contraire à la politique des transports menée jusqu’ici. L’initiative populaire sera vraisemblablement aussi soumise au verdict populaire en automne. Par 110 voix contre 60, le Grand Conseil a également rejeté une initiative déposée par 69 communes. Celle-ci demande une limitation des mouvements d’avion à 320’000 par année au maximum et une pause nocturne de huit heures. Une proposition minoritaire des Verts libéraux visant à maintenir la pause nocturne à sept heures a également été balayée. L’initiative des autorités fixe un plafond, contrairement à la réglementation actuelle, a souligné une porte-parole du PS. Une pause nocturne de huit heures représente un «compromis acceptable» entre les intérêts de la population et ceux de l’aéroport. Les Verts o­nt également adhéré à cette thèse. Le PRD et le PDC o­nt en revanche rappelé que la décision de fixer un plafond n’est pas prise à Zurich, mais à Berne. L’UDC a même qualifié la proposition minoritaire des Verts libéraux «d’affront du point de vue économique». Enfin, la directrice des affaires économiques, Rita Fuhrer (UDC), a rappelé que le gouvernement est opposé aux trois initiatives. Il ne faut pas oublier que l’aéroport est un employeur et un moteur économique important, dont o­n ne saurait se passer.

24.2.09
La locomotive à vapeur NOB 456, qui date de 1894, sera reconstruite et remise dans son état original. L’opération coûte 400'000 francs. Le coup d’envoi de la récolte de fonds a été donné à Dietikon. La locomotive a circulé de 1894 à 1973. Elle avait été construite par le Chemin de fer du Nord-Est de l’époque (NOB). En 1902, la locomotive a passé en mains des CFF, qui avaient été fondés dans l’intervalle et qui l’ont utilisée comme locomotive de manœuvre jusqu’en 1933. La machine a ensuite servi pendant une quarantaine d’années de locomotive de manœuvre dans des entreprises industrielles, dans un premier temps à Lausanne, puis à Emmenbrücke LU. Elle a finalement été mise hors service en 1973. La ville de Dietikon a repris la locomotive en 1982 pour l’exposer devant la gare historique datant de l’époque du Spanisch-Brötlibahn. Il s’agit de la plus ancienne gare de la Suisse qui a pu être sauvegardée. C’est là que le coup d’envoi officiel de la récolte de fonds destinés à la remise en état de la locomotive a été donné par l’association «Historische Seethalbahn». Le maire de la ville de Dietikon, Otto Müller, a «remis» la locomotive au représentant de l’association et au chef de projet Pascal Troller. Celui-ci entend récolter les 400'000 francs nécessaires à la restauration d’ici à 2011, a-t-il déclaré devant les médias. Il incombera ensuite au groupe des adeptes de la vapeur de l’entreprise ferroviaire Oensingen-Balsthal-Bahn (OeBB), qui dessert la vallée soleuroise de Balsthal, de procéder à une révision générale et de la remettre dans l’état qui était le sien à la belle époque. Les travaux devraient durer quelque 18 mois avant que la population de Dietikon et celle des cantons de Zurich, d’Argovie et de Lucerne ne puissent la contempler à tour de rôle.

24.2.09
Unique entend réaliser un important projet sur un terrain juxtaposant l’aéroport, qui lui appartient. La société planche en effet sur un centre de services intitulé «The Circle at Zurich Airport», destiné à une clientèle au pouvoir d’achat élevé. Le centre de services abritera 4'000 emplois. Unique prévoit d’investir près d’un milliard de francs dans cet ouvrage situé au pied de la colline du Butzenbüel, située à quelques pas du terminal, a déclaré devant les médias le directeur de l’aéroport Thomas E. Kern. L’exploitant de l’aéroport y dispose de terrains en réserve en forme de faucille, d’une surface de 37'000 mètres carrés. Le projet porte sur une surface utile de 200'000 mètres carrés susceptible d’accueillir sept modules, dont la proximité est un gage de réussite en termes économiques, a pour sa part indiqué la cheffe de projet Birgit Werner. Près de 75 pour cent de la surface seront affectés à des bureaux et à deux hôtels, l’un cinq étoiles et l’autre trois étoiles. Des prestataires de service opérant dans les secteurs de la santé, de la beauté et du bien-être marqueront de leur empreinte le lotissement en demi-lune qui entourera la colline du Butzenbüel. Une salle susceptible d’accueillir 1'500 personnes, des locaux de présentation destinés aux entreprises et des halls affectés à la culture et aux arts compléteront le complexe immobilier. Il est à dessein renoncé à un centre commercial, a-t-il été relevé lors de la conférence de presse. L’affectation vise à faire de l’aéroport de Zurich une adresse de premier ordre pour des services de qualité qu’apprécie une clientèle internationale exigeante. Unique entend créer une «destination dégageant un art de vivre moderne», qui attire une clientèle cosmopolite, exigeante et nantie, a déclaré Birgit Werner. Unique a élaboré des études détaillées sur le positionnement et la mixité des services au cours des deux dernières années. Elles o­nt servi de base à une vaste planification destinée à tester les variantes. Celle-ci a montré que le projet était réalisable, a-t-il été souligné en conférence de presse.

24.2.09
La communauté tarifaire Ostwind a réalisé un résultat record en 2008. C’est ainsi que 205'493 abonnements mensuels Ostwind et 35'200 abonnements annuels Ostwind o­nt été vendus; cela représente un accroissement de 7,46 pour cent par rapport à l’année précédente. Le chiffre d’affaires a ainsi pu être augmenté de 7,31 pour cent, a indiqué le secrétariat de la communauté tarifaire. Les entreprises de transports publics des cantons de St-Gall, Thurgovie et des deux Appenzell participent à Ostwind.

25.2.09
Les coûts de construction de la nouvelle liaison ferroviaire CEVA qui reliera la gare principale de Genève à la ville française de Annemasse explosent. Le projet devrait coûter près de 1,5 milliard de francs au lieu des 940 millions prévus en 2002. Le surcoût est attribué au renchérissement des coûts de construction, d’une part, et au fait que le canton de Genève et les CFF veulent accroître la sécurité de l’ouvrage et atténuer les vibrations liées à l’exploitation pour les riverains, d’autre part, a déclaré devant les médias le directeur des travaux publics genevois, Mark Muller. Ce dernier a également attribué une partie du surcoût aux aménagements du projet que le maître d’œuvre a élaborés à la demande des communes et de l’Office fédéral des transports (OFT). En réalisant le CEVA, le canton de Genève entend créer la base du futur RER genevois. Le gouvernement sollicite dans un premier temps un crédit supplémentaire de 107 millions de francs. Le Parlement cantonal est appelé à se prononcer d’ici au mois de juin prochain. Le canton aura également des coûts supplémentaires liés au renchérissement à prendre en charge. Le montant de 150 millions prévu à cet effet n’est cependant pas soumis à l’approbation du Grand Conseil. La facture finale devrait ainsi s’élever à environ 650 millions de francs pour le canton. Quant à la Confédération, elle a déjà donné son accord à hauteur de 600 millions de francs. Il s’avère cependant, à ce stade, que le montant de la facture à sa charge devrait atteindre quelque 900 millions de francs. Le canton de Genève se dit confiant que la Confédération mettra cet argent à disposition. Un accord a été conclu entre Genève et la Confédération, selon lequel la Confédération prend 57 pour cent des coûts globaux du projet à sa charge, a indiqué le chef du département de l’environnement, Robert Cramer. Le gouvernement genevois entend démarrer les travaux avant la fin de l’année, a précisé Mark Muller. Il empruntera la voie juridique à cet effet. La construction est pour l’instant bloquée à la suite de recours déposés par des riverains. Ceux-ci demandent un autre tracé en raison de l’impact lié à la construction et à l’exploitation de la ligne. Le Tribunal administratif fédéral a décidé en janvier dernier de ne pas contester l’effet suspensif des quelque 60 recours déposés. Le gouvernement genevois et les CFF o­nt alors pris la décision de s’en remettre au Tribunal fédéral. Le CEVA relie la gare principale à la gare des Eaux-Vives, située dans la ville de Genève, en traversant la ville. Une ligne ferroviaire mal entretenue provenant de Annemasse y aboutit. La réalisation de ce tronçon, qui sera partiellement payé par la France, fait également partie du projet CEVA.

26.2.09
Les Transports publics bâlois (BVB) mettent en service une nouvelle ligne de tram le 9 mars: la ligne de tram 21 reliera la gare badoise directement à la gare de St-Jean. Elle est destinée aux frontaliers allemands qui viennent travailler à Bâle par le train. Les trams circuleront les jours ouvrables aux heures de pointe, le matin et le soir, indiquent les BVB. Ils desserviront 9 points d’arrêt. Les trams feront demi-tour sur la nouvelle boucle réalisée à la gare de St-Jean.

27.2.09
La navigation commerciale de haute mer émet autant de poussières fines que la totalité des voitures circulant dans le monde entier, indique une étude réalisée aux USA. Près d’un million de tonnes de particules s’échappent annuellement des moteurs des navires, indique l’autorité en charge du climat aux USA, NOAA. Les poussières fines représentent un important danger pour les habitants des côtes, dès lors que plus de 70 pour cent des navires naviguent à moins de 250 miles (400 kilomètres) des côtes, précise l’auteur principal de l’étude, Daniel Lack. Ce dernier a analysé avec ses collègues les émissions produites par 200 bateaux, dont des porte-conteneurs, des navires-citernes et des navires de croisière, et extrapolé les résultats. Un coauteur de l’étude, James Corbett, de l’Université de Delaware à Newark, avait établi lors d’une étude réalisée en 2007 que les poussières fines émises par les navires étaient à l’origine de 60'000 décès chaque année. Les poussières fines peuvent facilement pénétrer dans les poumons et provoquer des inflammations, de l’asthme et même des tumeurs cancéreuses. Environ trois pour cent du dioxyde de carbone produit par l’homme et une quantité de soufre qui varie selon le carburant utilisé peuvent de surcroît être attribués aux navires. L’étude a paru dans le «Journal of Geophysical Research».

 

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