Les anniversaires des trains, des trams et des bus en l’an 2005
litra. À l’instar des années précédentes, de nombreuses lignes de chemin de fer, de tram et de bus pourront fêter un anniversaire marquant en l’an 2005. Pas moins de huit lignes ferroviaires ont été mises en exploitation il y a 150 ans. En revanche, il y a 125 ans, seul le chemin de fer de Waldenburg entra en fonction. Bien des lignes ferroviaires auraient fêté leur centenaire si huit d’entre-elles n’avaient pas été transformées en services routiers. Il y a 75 ans, de nombreuses lignes de bus ont été ouvertes alors que, il y a 50 ans, 13 installations à câble entraient en exploitation. Enfin, il y a 25 ans, huit remontées mécaniques et une ligne d’autobus étaient inaugurées et s’ajoutaient à l’ouverture de la ligne de l’aéroport de Zurich. Huit lignes ferroviaires ont 150 ans Chacun sait que la première ligne ferroviaire posée sur le territoire suisse est celle du chemin de fer Strasbourg – Bâle qui, venant de St Louis, atteignit le terminus bâlois pour la première fois le 15 juin 1844. Lors de la mise en exploitation, seule une gare provisoire avait été édifiée près de la porte St Jean (St-Johannstor). Ce n’est que plus tard que la première véritable gare fut construite à l’intérieur des murs de la ville, sur le terrain dénommé Schellenmätteli. Presque onze années plus tard, le chemin de fer du Grand-duché de Bade pénétra sur territoire suisse en ouvrant la ligne de Haltingen à la Gare badoise de Bâle. C’était le 20 février 1855. Cette gare se trouvait à l’emplacement de l’actuelle Foire de Bâle. Les voyageurs durent toutefois patienter encore durant dix-huit années avant de disposer d’une connexion au réseau suisse. Ce n’est en effet qu’en 1873 que fut ouverte la ligne bâloise de raccordement et son pont franchissant le Rhin.
D’autres voies ferrées furent ouvertes à la circulation en 1855. En Suisse romande, celles qui relient Bussigny à Yverdon (7 mai 1855) et Bussigny à Morges via Renens (1er juillet 1855). En Suisse orientale, celles qui partent de Winterthur pour Romanshorn (16 mai 1855), pour Wil – Flawil (resp. 14 octobre et 25 décembre 1855), ainsi que pour Wallisellen – Zürich-Oerlikon (27 décembre 1855). Il ne faut pas oublier une courte ligne en Suisse du Nord-Ouest: Le 1er juin 1855 fut ouvert le tronçon Liestal – Sissach. Le chemin de fer de Waldenburg a 125 ans Le chemin de fer conduisant de Liestal à Waldenburg a été mis en exploitation le 1er novembre 1880. Il est le seul à fêter en 2005 125 ans d’activité et il est aussi l’un des rares à comporter un écartement des voies de 75 cm. Durant la première année d’exploitation, six trains à vapeur parcouraient la ligne dans chaque sens. Le temps de parcours pour les 13 kilomètres de ligne était d’une heure environ. Aujourd’hui, quelque 40 trains électriques circulent du lundi au vendredi dans chaque sens. Le temps de parcours est tombé à 25 minutes. De nombreuses lignes ferroviaires ouvertes il y a 100 ans ont cessé leur exploitation depuis lors Pas moins de huit lignes qui avaient été ouvertes il y a 100 ans ont cessé leur exploitation et ont été transformées en services routiers. C’est le cas pour la ligne conduisant de Nyon à la ville française de Divonne-les-Bains, pour le chemin de fer de montagne reliant Brunnen à Morschach et Axenstein, pour le tram qui circulait entre la gare de Spiez et le port. S’y ajoutent le chemin de fer du Sernftal, de Schwanden à Elm, le tram de Schaffhouse et son prolongement interurbain vers Schleitheim – Oberwiesen – Stühlingen, le funiculaire conduisant au Grand Hôtel Terrasse à Engelberg et, finalement, le tram de Lugano. Cette énumération montre aussi combien variée était la palette des entreprises ferroviaires. Par ailleurs, il y a 100 ans que s’ouvrait la ligne de bus de Liestal à Reigoldswil. Enfin, en 1905, le tram de Bâle faisant son apparition à Allschwil, le chemin de fer Montreux - Oberland était prolongé de Gstaad à Zweisimmen et celui de la Jungfrau de Eigerwand à Eismeer. De nombreuses lignes de bus ont été ouvertes il y a 75 ans En 1930, le bus fit de plus en plus son apparition. À Berne, trois lignes furent ouvertes durant cette année. Le bus de Soleure vers le Wasseramt fut prolongé de Recherswil à Dilitsch via Soleure. Les véhicules ferroviaires cédèrent leur place au bus sur les tronçons Choulez – Chévrier – Jussy et Vésenaz – Corsier – Veigy (France). Il en va de même de la ligne de tram conduisant de la station amont du chemin de fer du Dolder au légendaire Grand Hôtel Dolder. Enfin, le 6 juin 1930 marqua le prolongement du chemin de fer de Zermatt de Viège à Brigue, ce qui permit quinze jours plus tard de mettre en service pour la première fois le célèbre «Glacier Express» entre Zermatt et St Moritz. 13 nouvelles installations à câble en 1955 13 installations à câble fêteront leur jubilé en 2005. Il y a 50 ans, les tramways électriques du canton de Zoug étaient remplacés par des services de bus (21 mai 1955). Ce même sort a été réservé à la ligne Clarens-Gambetta – Blonay, sur les rives du Lac Léman. Le 1er octobre 1955, l’entreprise de bus de Aarau ouvrait simultanément sept lignes. À Berthoud également, le réseau des bus mit en service deux nouvelles lignes en prévision de la saison d’hiver 1955/1956. Il y a 25 ans, l’ouverture de lignes était encore à l’ordre du jour L’engouement pour les entreprises à câble subsistait toujours en 1980. Pas moins de huit nouvelles installations furent mises en service durant cette année-là. Peu de kilomètres, mais un grand pas pour le réseau ferré des CFF fut accompli avec l’ouverture de la ligne de Zürich-Oelikon à Dorfnest (près de Bassersdorf) via la nouvelle gare de l’aéroport de Zurich. Une nouvelle ligne de bus fut inaugurée entre Morges et Lonay, tandis qu’à Zermatt, le funiculaire souterrain «Sunnegga-Express» entrait en service. Encadrés
Le «Glacier Express» fète ses 75 ans litra. Il y a 75 ans, et plus exactement le 22 juin 1930, le voyage inaugural du premier train direct reliant directement Zermatt à St Moritz eut lieu. Aujourd’hui, le «Glacier Express» est une offre touristique dont la Suisse ne saurait plus se passer. Une étape importante dans l’histoire de ce célèbre train est l’adoption par les trois réseaux ferroviaires concernés, en 1968, d’une robe uniforme pour le matériel roulant: la couleur rouge que nous connaissons encore aujourd’hui. Près de 250'000 personnes jouissent chaque année des beautés du trajet à travers les Alpes. Le train relie en huit heures environ le Cervin au massif de la Bernina. Ce nombre impressionnant de passagers n’a toutefois pu être atteint qu’après l’ouverture du tunnel de base de la Furka, en 1982. Cet ouvrage permit en même temps d’exploitation la ligne durant toute l’année. «Le plus lent des trains directs du monde» fut doté dès 1986 de voitures panoramiques. Les passagers du «Glacier Express» proviennent de toutes les régions du globe. L’Allemagne figure en tête des groupes de voyage (50%), suivie de touristes en provenance des pays asiatiques (Japon, Taiwan, Corée) (30%). Les autres participants à des voyages en groupe résident en Europe et en Amérique du Nord. Parmi les passagers individuels, les Suisses occupent la deuxième place avec 30% derrière les Allemands (40%). La part des Asiatiques est de 20%. Les compagnies de chemin de fer intéressées (Chemins de fer rhétiques et Matterhorn Gotthardbahn) commémoreront en 2005 l’anniversaire de leur célèbre train avec leurs partenaires touristiques.
Il y a 100 ans naissait le prédécesseur du réseau urbain de Zoug litra. Le réseau urbain de Zoug sera mis en exploitation le 12 décembre 2004. Il offrira un horaire bien étoffé sur leslignes Baar – Zoug – Rotkreuz ( - Lucerne) et Zoug – Arth Goldau (- Erstfeld). Il desservira ungrand nombre de nouvelles haltes aux noms évocateurs à Baar (Neufeld et Lindenpark), Zoug (Schutzengel, Chollermüli, Postplatz et Fridbach), Cham (Alpenblick) et Hünenberg (Zythus et Chämleten). En fait, ce réseau urbain n’est pas une nouveauté. Son prédécesseur est né il y a plus de 100 ans. Pour la première fois dans l’indicateur de l’époque figure un cadre-horaire distinct, portant le numéro 81a et le titre «Courses d’automotrice sur le tronçon Baar – Zoug – Rothkreuz et retour». À partir du 1er octobre 1902 trois trains supplémentaires circulaient les jours ouvrables de Baar à Zoug et retour, ainsi que quatre trains supplémentaires de Zoug à Rotkreuz et retour. Ces courses ne comportaient qu’un compartiment de troisième classe, comprenant 46 places assises non fumeur. C’était une motrice à moteur à essence Daimler. Les fumeurs disposaient de quatre places debout sur chacune des deux plate-formes extérieures, de sorte qu’ils étaient à l’air frais et qu’ils pouvaient observer le travail du conducteur. Ce véhicule, bizarre en Suisse, circula pendant près de dix années. Il passa à la ferraille en 1911.
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