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4.1.00
Les militaires voyagent gratuitement en train, en bus et en tram depuis le début de l'année. Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) communique que l'ordre de marche n'est plus seulement considéré comme billet de train lors de l'entrée en service, lors du licenciement et lors du congé ordinaire, mais comme abonnement général valable également pendant la durée des congés et des déconsignations, ainsi que pour les déplacements de service. L'unique condition à remplir consiste à porter l'uniforme ou à être détenteur d'une autorisation de voyager en civil. La Confédération verse chaque année 18 millions de francs aux CFF au titre des coûts de transport des soldats; l'extension de la validité de l'abonnement général militaire, qui revient à 500 000 francs, vise selon le DDPS à inciter les soldats à utiliser davantage les transports publics et, partant, à réduire le nombre des accidents de la route dus à la fatigue et au stress.
4.1.00
Le Tribunal fédéral a confirmé pour l'essentiel la concession d'exploitation et la concession cadre attribuées le 16 septembre 1996 par la Confédération à la ville de Lugano en ce qui concerne l'aéroport d'Agno. 65 recours de droit administratif ont été enregistrés contre la concession, dont seulement deux ont abouti sur des points mineurs. De nombreux recours devront cependant être réexaminés en corrélation avec les autorisations de construire pour les différents projets d'extension, selon la décision prise à l'unanimité par la 1ère division de droit public. L'aéroport d'Agno a été ouvert à l'exploitation en 1947 par la section luganaise de l'Aéroclub suisse et repris en 1963 par la ville de Lugano. Il a été ouvert au trafic de ligne en 1980 tout en conservant le statut d'aérodrome privé. L'octroi des concessions clarifie désormais la situation.
6.1.00
L'Office des ponts et chaussées du canton de Zurich peut élaborer un projet à quatre pistes sur le tronçon à deux pistes de l'A4 Kleinandelfingen- Flurlingen. Le conseiller fédéral Leuenberger a toutefois lié l'accord qu'il a porté à la connaissance dudit canton au développement du trafic. L'A4 ayant d'ores et déjà atteint la limite de charge, le canton n'aura pas de peine à en apporter la preuve. Le conseiller fédéral Leuenberger n'a aucune compréhension pour les quelques communes qui souhaitent que seules deux pistes soient ouvertes à la circulation.
6.1.00
L'unité d'affaires Car postal de la Poste collabore à la revue illustrée des CFF Via à partir de l'an 2000. A cette occasion, le magazine verra sa présentation se modifier, la partie rédactionnelle s'étendre et la distribution s'élargir. La Poste distribue quelque 20 000 exemplaires dans les nombreux points de vente de Car postal en Suisse romande et en Suisse alémanique. Le tirage passe à 235 000 exemplaires. Grâce à ce partenariat, Via, sous-titré "Bouger en train et car postal", devient la revue des transports publics par excellence. La rédaction entend continuer sur sa lancée en présentant les nouveautés et les développements des transports publics de manière attrayante et fouillée. Les lecteurs y découvrent des propositions de voyages et d'excursions en transports publics dans chaque édition. La revue est, comme jusqu'ici, suspendue dans les trains circulant sur de longues distances et est mise à disposition de la clientèle dans près de 160 gares. Via paraît six fois par an en langue française et en langue allemande.
6.1.00
L'aéroport de Bâle-Mulhouse-Freiburg a enregistré 3,6 millions de passagers en 1999, soit 18 pour cent de plus que l'année précédente. 2,7 millions de passagers (plus 27 pour cent) ont utilisé des vols de ligne et 884 000 (plus 11 pour cent) des vols charter. Les mouvements d'avions ont augmenté de 7 pour cent pour atteindre la barre des 125 000. Cette évolution résulte d'un accroissement des vols effectués à des fins professionnelles et d'une baisse des vols de plaisance. Le fret a enregistré une légère baisse de 2 pour cent en 1999 (113 000 tonnes) par rapport à une année 1998 record.
9.1.00
Les camionneurs du Liechtenstein sont opposés à la redevance suisse. La redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP), qui doit être introduite en même temps qu'en Suisse, soit le 1er janvier 2001, selon la volonté du gouvernement, se heurte en effet à l'opposition des arts et métiers. Considérant que le Liechtenstein n'a pas à financer de NLFA, ces milieux envisagent de lancer un référendum. Le gouvernement du Liechtenstein a pris la décision d'introduire en même temps la RPLP pour répondre au souhait de la Suisse. Décision que le vice-président du gouvernement, Michael Ritter, a justifiée en indiquant qu'il s'agissait d'une mesure de politique des transports visant à inciter les camionneurs à avoir davantage recours à des véhicules plus respectueux de l'environnement et à en faire usage de manière optimale. Manfred Batliner, le directeur de la Chambre de l'économie et des arts et métiers (GWK) du Liechtenstein, rétorque que "la RPLP ne répond pas à un besoin vital du Liechtenstein, mais à un besoin purement suisse de financer les NLFA pour transférer le fret de la route au rail". De l'avis de la GWK, qui représente les camionneurs, le Liechtenstein introduirait une mesure de politique des transports de la Suisse en reprenant la RPLP de manière forfaitaire, quand bien même il ne possède aucune liaison ferroviaire et n'a de ce fait aucune possibilité de transférer le fret de la route au rail.
10.1.00
L'Office fédéral des transports et l'Office des transports publics du canton de Berne ont octroyé la concession d'exploitation des quatre lignes de bus de la région d'Interlaken à Car postal Oberland bernois. La responsabilité de l'offre sur le marché et l'exploitation des lignes sont ainsi réunies sous un même toit à partir du changement d'horaire 2000. L'indemnité versée par la Confédération et par le canton peut être sensiblement réduite en dépit du fait que l'offre horaire demeure inchangée. L'offre de Car postal, d'un montant de 830 000 francs, s'avère 13 ou 24 pour cent meilleur marché que celles présentées par le BLS, d'un montant respectif de 940 000 et 1 040 000 francs en fonction des véhicules mis à disposition. Cette différence ne peut être compensée par le faible écart existant au niveau de la qualité de l'offre. L'offre de Car postal permet de réaliser une économie annuelle de 500 000 francs par rapport à l'indemnité versée jusqu'ici aux trois exploitants. Car postal Oberland bernois assurera le service de bus en ayant recours à ses propres ressources et non pas à des entreprises travaillant en régie, contrat à l'appui. Elle proposera des emplois aux chauffeurs de Auto AG Interlaken et du BOB aux conditions usuelles de la Poste et assurera ainsi le maintien de l'emploi.
11.1.00
Appuyées par des poids lourds de l'économie et des partis bourgeois, les associations d'automobilistes lancent une initiative sous l'appellation "avanti - pour des autoroutes sûres et performantes". Cette initiative prévoit la construction de pistes supplémentaires sur les tronçons du réseau autoroutier sur lesquels des bouchons sont régulièrement enregistrés, c'est-à-dire au Gothard, entre Berne et Zurich et entre Lausanne et Genève. Ce, au plus tard dans les dix ans qui suivent un oui éventuel du peuple en votation populaire. Les auteurs de l'initiative exigent que l'aménagement du réseau autoroutier prenne rapidement le relais des projets d'infrastructures ferroviaires mis en route, tels les NLFA et Rail 2000, et de l'introduction de la RPLP. Il s'agit en effet, à leurs yeux, d'équilibrer la balance entre les modes de transport après les décisions prises ces dernières années en faveur de transports publics plus performants. De l'avis de Pierre Triponez, directeur de l'Union suisse des arts et métiers et conseiller national PRD, les transports routiers constituent l'artère vitale permettant à l'économie suisse de prospérer. D'où la nécessité, pour les milieux économiques, d'abandonner la réserve dont ils ont fait preuve jusqu'ici en matière de politique des transports. Le président central du TCS, Jean Meyer, a, quant à lui, déclaré qu'il ne s'agissait pas de créer des capacités de réserve, mais d'éliminer les goulets d'étranglement actuels et futurs. Cela étant, Jean Meyer considère que le principe de la protection des Alpes face aux conséquences du trafic de transit n'est pas remis en cause. La construction d'une deuxième galerie au Gothard implique cependant une adaptation de l'article sur la protection des Alpes, puisque celui-ci interdit toute augmentation des capacités de transport en transit routier dans la zone alpine. Le financement desdits aménagements ne pose pas de problème, de l'avis du président du TCS. Ajoutées aux recettes de la Confédération destinées à la construction des routes, les réserves affectées à la construction des routes, qui s'élèveront à trois milliards de francs à la fin de l'an 2000, seront suffisantes pour couvrir les besoins de la route, précise-t-il.
11.1.00
Le holding du chemin de fer de la Jungfrau SA se réunit en assemblée extraordinaire le 10 février 2000 pour modifier ses statuts de telle sorte qu'un seul actionnaire ou qu'un groupe d'actionnaires ne puisse désormais détenir plus de cinq pour cent des voix. Il demeure en effet aujourd'hui possible à un investisseur, en particulier à un investisseur étranger - d'acquérir un tiers et plus des actions du holding, en dépit de la constellation actuelle. Cet investisseur aurait la possibilité, voire l'obligation, en vertu de l'article 32 de la loi sur la bourse, de présenter une offre d'achat de l'ensemble des actions; d'où le risque que le holding du chemin de fer de la Jungfrau SA passe entièrement ou majoritairement en ses mains. L'intérêt de maintenir un cercle d'actionnaires aussi large que possible et de conserver à l'entreprise sa particularité et son caractère helvétique est évident. Il suffit de penser au rayonnement du Jungfraujoch dans le monde. Aussi importe-t-il d'éviter qu'un investisseur indésirable, en particulier un investisseur étranger, puisse acquérir la majorité des actions et prendre le contrôle de l'entreprise, en intégrant une clause de restriction de transfert d’actions dans ses statuts.
12.1.00
Les transports en commun de Zoug ne sont jamais à court d'idées lorsqu'il s'agit d'améliorer l'offre pour leurs passagers. C'est ainsi qu'ils réalisent un essai visant à améliorer le confort dans leurs bus en y installant de petites barres odorantes dégageant des odeurs parfumées. Les passagers peuvent exprimer leur avis et décider eux-mêmes du maintien ou non de cette innovation. Où il y a de la vie, il y a des odeurs. Nous les respirons par le nez, notre organe des sens le plus développé. Chaque individu ressent les odeurs différemment en les associant à tel ou tel événement ou souvenir. Les odeurs peuvent toutefois être très incommodantes à certaines périodes de l'année, en particulier dans les endroits à forte concentration humaine, comme dans les transports publics. Il est cependant possible de se prémunir contre les odeurs. Les transports en commun de Zoug entendent jouer les précurseurs dans le secteur des transports publics en s'attaquant de front à ce mal. Des barres odorantes sont suspendues pendant six mois dans un certain nombre de bus pour améliorer le bien-être et le confort des passagers. Outre le fait qu'elles neutralisent les odeurs incommodantes sur une base biologique et respectueuse de l'environnement, elles ont des effets antiseptiques.
13.1.00
La construction du tunnel du Zimmerberg ne sera pas incluse dans la première phase de réalisation des NLFA. Le ministre des transports Moritz Leuenberger a déclaré que l'avancement du percement de ce tunnel aurait permis d'économiser quelque 80 à 90 millions de francs en poursuivant en direction de la Suisse centrale les travaux en cours du chantier de Rail 2000 entre Zurich et Thalwil. De l'avis de Moritz Leuenberger, la décision de poursuivre les travaux aurait dû être prise jusqu'à la fin du mois de janvier. Les crédits nécessaires au préfinancement n'ayant pas pu être réunis, la construction du tunnel du Zimmerberg sera réalisée définitivement lors de la seconde étape des NLFA. Outre le canton de Zoug, ceux de Zurich et de Lucerne, ainsi que les CFF n'auraient pas été en mesure ou n'auraient pas souhaité réunir les fonds nécessaires. Le Conseil fédéral n'est, pour sa part, pas disposé à dépasser le montant du fonds de financement des NLFA. Une avance de 40 millions de francs de la part de la Confédération n'entre pas en considération non plus. Les avantages liés à l'avancement des travaux n'auraient pas été de nature financière seulement, mais également écologique. Un important chantier doit en effet être prévu dans le canton de Zoug pour la réalisation ultérieure du tunnel du Zimmerberg, les machines utilisées pour la construction du tronçon de Rail 2000 ne pouvant demeurer sur place. S'y ajoute le fait que le matériel d'excavation ne peut être évacué par la galerie du tunnel existant. Le Conseil national avait déjà rejeté en automne l'initiative parlementaire du radical zurichois Rolf Hegetschweiler qui demandait l'avancement des travaux et une réduction du montant du fonds de financement des transports publics (FTP). Il faut rappeler que le Parlement avait prévu comme première étape des travaux la construction des tunnels de base au Gothard et au Lötschberg, l'aménagement de l'infrastructure dans la région de la Surselva et de la ligne du Lötschberg.
13.1.00
Le transbordement des marchandises dans les ports des deux Bâle a reculé de 8,2 pour cent en 1999 en raison des hautes eaux enregistrées au mois de mai et d'une véritable hémorragie des importations d'huiles minérales, pour s'établir à 7 447 850 tonnes dans les quatre ports de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne. La demande demeure faible selon la direction de la navigation dans les ports de Bâle (RSD). La baisse ininterrompue enregistrée pendant cinq ans et qui avait fait place à un redressement pendant deux ans se manifeste à nouveau. Les importations d'huiles minérales et de dérivés se sont élevées à 3 423 237 tonnes en 1999, soit 17,2 pour cent de moins que l'année précédente. Il faut remonter à 1991 pour constater un trafic aussi faible selon la RSD. La baisse est due presque exclusivement au fort recul des importations d'huiles minérales. L'évolution a été positive en ce qui concerne les autres produits. La demande d'huiles minérales demeure à un faible niveau. Les propriétaires d'immeubles ont diminué leur réserve d'huiles de chauffage par rapport aux années précédentes. Les températures plutôt clémentes n'incitent pas à acheter du mazout au prix fort, ce d'autant plus que les prix subissent une certaine pression depuis quelques jours. 30 pour cent des huiles minérales et de leurs dérivés ont été acheminés par le Rhin en 1999. La proportion atteint même 37 pour cent pour l'essence. Quant aux exportations par les ports rhénans, elles ont atteint 746 261 tonnes l'an dernier (+ 8,4 pour cent). Elles ne représentent toutefois qu'une infime partie des importations. Totalisant 6 701 589 tonnes, ces dernières ont enregistré une baisse de 9,7 pour cent. La flotte suisse sur le Rhin comprenait 125 unités à fin 1999, selon la RSD, compte tenu d'une diminution de cinq chalands et d'une augmentation de cinq bateaux pour passagers et remorqueurs.
13.1.00
Le canton d'Argovie prévoit d'utiliser la moitié des recettes de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) pour les constructions routières et l'autre moitié pour des mesures destinées à éviter des coûts externes. Le canton d'Argovie disposera vraisemblablement de quelque 13 millions de francs par année à partir de 2001 et d'un montant pouvant atteindre 26 millions à partir de 2005 au titre de la RPLP. L'affectation sera assurée au travers de la révision de la loi routière. Il ressort du projet de loi publié que les recettes de la RPLP seront affectées à la construction et à l'entretien des routes, mais aussi aux passages à niveau, aux infrastructures de transports publics et de séparation des trafics qui permettent de délester les routes cantonales, ainsi qu'aux infrastructures cantonales destinées aux cyclistes et aux promeneurs. Le gouvernement argovien justifie l'affectation de recettes RPLP au secteur des transports publics par le profit que le trafic individuel en tire au travers du désencombrement des routes que permet par exemple l'aménagement de pistes réservées aux bus et d'arrêts de bus. Le gouvernement propose en outre, au travers de ce projet de loi, d'affecter des recettes RPLP à l'indemnisation de prestations mixtes, telles les prestations que la police fournit au profit et dans l'intérêt des usagers des routes nationales et cantonales.
13.1.00
La rentabilité des chemins de fer s'est détériorée en 1998 en passant de 57,1 à 56,7 pour cent. Elle s'est par contre améliorée en passant de 93,8 à 96,1 pour cent, compte tenu de l'indemnité des pouvoirs publics, comme le relève l'Office fédéral de la statistique (OFS). S'agissant des CFF, leur rentabilité a reculé de 59,6 à 59,3 pour cent, alors que celle des chemins de fer privés a stagné à 46,2 pour cent. Compte tenu des indemnités versées pour les prestations requises du point de vue politique, le taux de rentabilité des CFF et des chemins de fer privés s'est amélioré respectivement de 95,2 à 97,9 pour cent et de 87,4 à 88,6 pour cent. Les charges des CFF ont régressé de 41,8 millions de francs ou 0,5 pour cent pour s'établir à 6'589,6 millions de francs en 1998. Les charges des chemins de fer concessionnaires, en augmentation de un pour cent en 1998, ont atteint 1'568,7 millions de francs. Les charges de l'ensemble des chemins de fer se sont ainsi élevées à 8'158,3 millions de francs. Quant aux recettes des CFF et des chemins de fer privés, elles ont atteint respectivement 6'448,2 et 1'389,6 millions de francs, soit 7'837,8 millions de francs au total. Les recettes du fret ont reculé de 6,6 pour cent, celles du transport des voyageurs de 1,3 pour cent.
13.1.00
18 pour cent des cyclistes portent un casque en Suisse. Quelque 7700 blessures et 30 décès pourraient être évités chaque année si chacun portait le casque. Un recensement détaillé portant sur le port du casque et une enquête visant à déterminer pour quelle raison la majorité des cyclistes circulent sans casque fournissent des éléments susceptibles de guider la stratégie à mettre en place pour encourager le port du casque. Les résultats montrent qu'il y a lieu de poursuivre, voire d'intensifier les efforts déployés jusqu'ici et de procéder à des ajustements sur certains points.
14.1.00
317'985 voitures ont été vendues en Suisse l'an dernier. Cela représente un accroissement de 20 649 unités ou 6,9 pour cent par rapport à l'année précédente. La période de vaches maigres qui a duré sept ans en ce qui concerne les ventes de voitures est ainsi terminée. L'Association des importateurs suisses de voitures attribue ce redressement au fait que l'automobiliste a préféré attendre des jours meilleurs pour changer de véhicule, d'où une accumulation des besoins, et que le climat conjoncturel s'est amélioré. Les voitures allemandes - 148 000 immatriculations ou plus 8 pour cent - et les voitures coréennes ont été particulièrement prisées en 1999. En vendant 40 650 voitures, soit plus 11 pour cent, Volkswagen a enregistré une envolée spectaculaire. 5 079 exemplaires de la Smart ont été vendus en 1999, comparés à 1 164 exemplaires un an auparavant. Les ventes des marques françaises (+ 4,7 pour cent) et italiennes (+0,3 pour cent) ont progressé moins rapidement, de même que celles des marques japonaises (+4,4 pour cent). Quant aux marques suédoises, elles n'ont progressé que de 0,8 pour cent, essentiellement en raison du fait que Volvo a vu ses ventes baisser de plus de 6 pour cent. Le concurrent Saab a par contre augmenté ses ventes de 28 pour cent. Les marques coréennes ont enregistré un bond de 21 pour cent. En vendant 5 536 voitures (+16 pour cent), Hyundai a connu la plus forte progression en termes de véhicules.
14.1.00
L'oscar des producteurs d'énergie. Le "prix êta", créé par les producteurs d'énergie suisses en 1998, contribue à sensibiliser l'opinion publique en matière d'économies d'énergie. Du frein des locomotives à la télécommande sans pile, les idées foisonnent. C'est ainsi que les ingénieurs Walter Hohl et Markus Meyer ont, avec le concours du physicien Hans Sommer, mis au point un moteur électrique qui permet d'économiser 120 000 kilowatt-heures par année au niveau de la mécanique de freinage et de ventilation des locomotives. En utilisant ce système sur toutes leurs locomotives, les CFF épargneraient chaque année de l'énergie pour une valeur de 4 millions de francs.
14.1.00
Les Suissesses et les Suisses demeurent les champions européens des déplacements en train. Ils se sont déplacés 40 fois en moyenne en train en 1998. Le Japon détient le record sur le plan mondial puisqu'il y est recensé 69 déplacements en train par habitant et par an. Totalisant 1817 kilomètres par habitant et par an, la Suisse figure également en tête des pays européens s'agissant de la distance parcourue en train. Le Japon, qui enregistre 1921 kilomètres, occupe là aussi la première place. La statistique 1998 de l'Union internationale des chemins de fer (UIC), publiée par la Litra, le service d'information pour les transports publics, révèle que le Danemark, le Luxembourg, l'Autriche et les Pays-Bas suivent la Suisse à distance respectable puisqu'ils recensent respectivement 28, 27, 22 et 20 déplacements par habitant et par an. Le pays de l'automobile par excellence, les USA, détient en l'occurrence la lanterne rouge. Il y a été enregistré moins de 0,5 déplacement en train par habitant et par an en 1998. En Europe, la Bosnie-Herzégovine, qui totalise également moins de 0,5 déplacement par habitant et par an, ferme la marche. En Suisse, seuls les CFF et le BLS, le Chemin de fer du Lötschberg, sont membres de l'UIC. Les autres entreprises de transport sur rail ou à câbles (chemins de fer privés, trams et téléphériques) ne figurent pas dans la statistique de l'UIC. Forte de toutes ces entreprises, la Suisse caracolerait de loin en tête au niveau mondial puisqu'elle recenserait 2704 kilomètres par habitant et par an.
14.1.00
La ville de Lucerne est tributaire d'une forte économie si elle ne veut pas être reléguée en deuxième ligue. Elle ne peut se maintenir en ligue supérieure comme ville agréable à y vivre et comme ville culturelle et de congrès qu'en baissant les impôts et en améliorant son offre de transport. Telle est la conclusion de la commission pour les questions économiques de la ville de Lucerne. Son président, Louis Renner, considère qu'une autoroute de contournement de la ville constitue le point fort de ses revendications, compte tenu principalement du fait que les poids lourds de 40 tonnes vont engorger l'A2 sur le tronçon traversant Lucerne. La commission plaide également en faveur d'un meilleur accès par le sud à la zone industrielle "Im Tribschen", d'une amélioration de l'offre de trains internationaux passant par Lucerne, d'une liaison autoroutière de bout en bout entre Lucerne et l'aéroport de Kloten, ainsi que des vols au départ d'Emmen à destination des métropoles européennes.
17.1.00
Le conseiller d'Etat valaisan Jean-Jacques Rey-Bellet estime une fusion des CFF et du BLS peu raisonnable. Il considère cependant indispensable que les deux chemins de fer renforcent leur collaboration. Le ministre valaisan des transports et de l'environnement s'est déclaré surpris par la tournure des événements. Une éventuelle intensification de la coopération entre les deux entreprises fait certes l'objet de discussions depuis deux ans. Il était toutefois prévu de n'aborder la question d'une fusion entre ces deux entreprises qu'en 2002/2003, dans le cadre d'une réforme des chemins de fer au niveau national. Le porte-parole des CFF, Reto Kormann, avait confirmé aux médias que les discussions menées entre les CFF et le BLS portaient effectivement sur une fusion et sur une économie de 50 millions de francs par an. Rey-Bellet est d'avis que toutes les pistes susceptibles de déboucher sur des économies n'ont pas encore été examinées, tels une administration commune ou un accord de partenariat dans différents dossiers. Le ministre valaisan craint également que le Lötschberg soit considéré comme "ligne de substitution" par les CFF après une fusion et que la querelle survenue en matière de prépondérance entre le Gothard et le Lötschberg soit ravivée.
17.1.00
Les clubs d'automobilistes ACS et TCS peuvent également être cités comme partenaires de la radio DRS avant des votations portant sur des objets de politique des transports. Le Tribunal fédéral a en effet annulé une décision de l'instance de recours indépendante, laquelle était parvenue à la conclusion que la radio avait violé l'interdiction stipulée par la loi de faire de la publicité politique en citant lesdits clubs. Les considérants du jugement n'ont pas encore été publiés. La citation du nom des deux clubs d'automobilistes lors des informations routières avait déjà fait l'objet d'un recours il y a deux ans. L'instance de recours avait alors considéré que la citation était encore juste compatible avec la loi sur la radio et la télévision. Le nouveau recours concernait en revanche la période durant laquelle s'est déroulée la campagne sur le financement des transports publics et au sujet de laquelle le peuple s'est prononcé le 29 novembre 1998. L'ACS et le TCS ont combattu la proposition. Le directeur général de l'ACS a également participé à un débat radiophonique contradictoire réalisé par la radio DRS. Vu la décision du Tribunal fédéral, la citation des clubs d'automobilistes devrait dès lors également être légale lors de la campagne portant sur la réduction de moitié du trafic automobile.
18.1.00
La ligne de bus 38 des Transports publics de Bâle (BVB) sera prolongée. C'est ainsi que les bus circuleront jusqu'à Allschwil village et non plus jusqu'à Gartenbad Bachgraben à partir du nouvel horaire 2000. Le prolongement de la ligne 38 a été décidé par le Conseil d'Etat pour une durée limitée provisoirement à cinq ans. Il ressort d'une communication du gouvernement que les coûts se monteront à 525'000 francs par an. Le Grand Conseil décidera du maintien définitif en 2005 en fonction du nombre de passagers transportés.
18.1.00
La commission des transports du Conseil national est opposée à la création d'un fonds destiné à atténuer les effets de la libéralisation, qui serait alimenté par les bénéfices de la Poste, de Swisscom et des CFF. Elle a en effet rejeté une initiative parlementaire par 12 voix contre 9. L'initiative lancée par Alexander Tschäppät (PS/BE) requiert la création d'un "fonds de cohésion" dont les ressources serviraient à financer des projets de réorientation et d'innovation dans le service public en général et dans les régions plus particulièrement touchées par des suppressions d'emplois et de prestations. Il ressort du communiqué parlementaire que la majorité de la commission reconnaît que la libéralisation des chemins de fer, de la poste et des télécommunications a des conséquences profondes et douloureuses dans certaines régions. Les pertes d'emplois seraient toutefois compensées en grande partie par de nouveaux emplois générés dans le secteur privé. Il s'agit en outre, de l'avis de la commission, de ne pas influencer le processus de restructuration engagé à la faveur de la libéralisation en créant de nouvelles "caisses spéciales" qui n'inciteraient pas à réaliser des économies. La minorité de la commission propose de donner suite à l'initiative.
19.1.00
Le Conseil fédéral entend renforcer sa politique de l'aménagement du territoire en créant un nouvel office fédéral. L'office fédéral de l'aménagement du territoire est transféré en juin du DFJP au DETEC, où il sera réuni avec le service d'étude des transports. Les secteurs "Convention alpine" et "Développement durable" de l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage seront également pris en charge par le nouvel Office fédéral intitulé provisoirement "Aménagement du territoire et coordination des transports". Le poste de directeur sera mis au concours ce mois encore. Le chef de l'aménagement du territoire, Ueli Widmer, quitte sa fonction à la fin du mois de février pour reprendre un poste à Ems-Chemie. Le Conseil fédéral entend, au travers de cette réorganisation, mettre en place un organe de direction compétent en matière d'aménagement du territoire et qui tient compte des interdépendances croissantes entre les tâches de la Confédération, des cantons et des pays voisins.
19. 1.00
Le canton de Nidwald affecte 5,5 millions de francs à l'indemnité pour les coûts non couverts des transports publics régionaux pour les deux prochaines périodes horaires. Le Grand Conseil a approuvé le crédit cadre sans opposition, de sorte que le Conseil d'Etat peut commander les prestations de transports publics dans le canton auprès des entreprises de bus et de chemin de fer. Pour le ministre de l'économie Meinrad Hofmann, des transports publics performants constituent, outre un avantage non négligeable en matière de site, un préalable pour inciter le plus grand nombre possible à les utiliser et, partant, avoir un impact positif sur l'environnement. Le Parlement demande qu'une statistique détaillée des passagers transportés soit établie par ligne et que l'offre proposée aux heures creuses soit réexaminée lors de chaque changement d'horaire. Il suggère en outre un renforcement de la collaboration entre la ligne du Brunig et celle conduisant de Lucerne à Engelberg.
20.1.00
De l'avis de l'Union des entreprises suisses de construction de routes, il n'est pas suffisamment porté attention à la mobilité en Suisse. Aussi appelle-t-elle de ses vœux une conception globale en matière de transports. L’union approuve, elle aussi, un transfert de la mobilité de la route sur le rail, indique son président Klaus Dirlewanger. 80 pour cent des déplacements de personnes se déroulent toutefois sur la route. Le recours à la télématique pour accroître la limite de capacité des routes est par exemple insuffisant. Un développement raisonnable du réseau routier est inévitable en dépit de l'extension de l'offre ferroviaire. Le retard accumulé dans l'entretien des routes montre à l'évidence qu'une véritable vision fait défaut en la matière. Klaus Dirlewanger demande à Moritz Leuenberger et à son département d'élaborer une conception globale des transports allant de pair avec la politique européenne des transports.
20.1.00
En Thurgovie, l'achat d'un camion répondant à la nouvelle norme Euro 3 en matière de gaz d'échappement ne donne pas droit à des rabais fiscaux au niveau cantonal. Telle est la réponse donnée par le Conseil d'Etat à la question d'un parlementaire, qui s'interroge au demeurant sur le niveau de tels rabais. Le Conseil d'Etat fait savoir que de tels rabais sur les redevances fiscales routières n'entrent pas en considération, faute de base légale et de justification. La norme Euro 3 aura force obligatoire - précise-t-il - dès octobre 2000 aussi bien dans l'UE qu'en Suisse, de sorte que seuls des véhicules utilitaires équipés de moteurs produisant moins de gaz d'échappement toxiques pourront être achetés à partir de cette date. Des rabais devraient alors logiquement être accordés pour tous les nouveaux véhicules utilitaires, ce qui équivaudrait à une distorsion en matière de concurrence.
21.1.00
Le conseil d'administration des CFF SA a donné son feu vert à la création d'une société "avec.". Les bons résultats enregistrés au cours de l'essai pilote réalisé à Brügg, à Schüpfen et à Mettmenstetten ont incité les CFF à mettre en place, jusqu’à fin 2003, un réseau de 50 commerces de détail au minimum, avec leurs partenaires Migros et Kiosk SA. Le conseil d'administration a en outre décidé de répartir le gros entretien du matériel roulant sur les divisions Voyageurs et Marchandises en transformant les ateliers principaux actuels en centres de compétences. Il a approuvé un projet allant dans ce sens. Les cinq ateliers principaux actuels des CFF sont répartis comme suit sur les deux divisions de transport: les ateliers de Zurich, d'Olten et d'Yverdon sont attribués à la division Voyageurs, ceux de Bellinzone et de Bienne à la division Marchandises. La division Infrastructure, qui achète ses prestations auprès des autres divisions, ne reprend pas d'ateliers principaux.
24.1.00
Le conseil d'administration des CFF SA a approuvé la constitution d'une coentreprise avec les Chemins de fer italiens (FS) dans le secteur du fret. Les divisions Cargo des FS et des CFF sont réunies en une société commune, à participation égale. Ce faisant, les FS et les CFF visent à améliorer tout particulièrement la qualité des transports transfrontaliers et, partant, à contribuer au transfert du fret de la route au rail. La signature de l'accord instituant la coentreprise est prévue au début février à Rome. L'entreprise commune sera responsable de toutes les activités de gestion, en particulier celles portant sur la production, la commercialisation, les achats et la vente, l'horaire des trains, les finances et les tâches d'état-major. Les gestionnaires de "Cargo SI" empoignent la première étape d'intégration aussitôt après la signature des accords. Les actifs et les passifs seront transférés dans la deuxième moitié de l'an 2000. La nouvelle société sera opérationnelle au plus tard le 1er janvier 2001. Le but visé est de faire partie, à long terme, des deux ou trois sociétés qui domineront le marché du fret ferroviaire en Europe. Le conseil d'administration des FS a, lui aussi, donné son approbation à la création de cette coentreprise dans le secteur du fret.
24.1.00
Les trains des Transports régionaux Berne-Soleure (RBS) ont transporté 18,7 millions de voyageurs en 1999, soit 1 pour cent de plus qu'en 1998. Le RBS est ainsi l'un des chemins de fer privés les plus importants en Suisse s'agissant du transport des voyageurs. Le nombre de passagers transportés par bus RBS a augmenté de 3 pour cent pour atteindre 4,5 millions de personnes. Il est intéressant de constater que le trafic se développe très différemment selon les lignes. C'est ainsi que les lignes ferroviaires présentent une stagnation, voire une légère baisse de trafic (recul du nombre d'habitants dans certaines localités?), à l'exception de la ligne J (Berne-Jegenstorf) qui bénéficie nouvellement de la cadence au quart d'heure jusqu'à Schönbühl et qui a vu son trafic augmenter de 11 pour cent. Le trafic à l'heure de pointe, le matin, en direction de Berne a légèrement baissé, alors qu'il a fortement augmenté dans le sens contraire (nouveaux emplois à Worblaufen et à Ittigen). S'agissant des lignes de bus, le trafic s'est accru avant tout sur les lignes conduisant au Hirzenfeld (Zollikofen) et à Münchenbuchsee. Il faut savoir que l'horaire y a été étoffé pendant la journée pour atteindre la cadence au quart d'heure sans interruption. Quant au chiffre d'affaires, il a augmenté pour la première fois ces dernières années d'environ 5 pour cent.
24.1.00
Le SEV considère la coentreprise FS-CFF comme opportune sur le plan stratégique et comme la meilleure solution dans la situation actuelle. La réalisation de ce projet bute toutefois à des difficultés - et non des moindres - du point de vue syndical. Le SEV a entamé des négociations avec les syndicats des cheminots italiens dans le but d'élaborer des stratégies communes et de développer une collaboration qui va nettement au delà de la "solidarité syndicale" dont ont fait preuve les syndicats jusqu'ici. Une importante condition pour la réussite de la coentreprise est remplie depuis le 1er juillet 1999. Les CFF ont en effet passé un accord préliminaire avec le SEV et les autres partenaires sociaux qui garantit au personnel CFF passant à la coentreprise de bénéficier au moins des mêmes conditions d'engagement que les collaboratrices et les collaborateurs qui restent aux CFF. Le délicat passage à la coentreprise peut ainsi avoir lieu avec le consentement des partenaires sociaux. Dans un premier temps, les quatre syndicats s'engagent à s'informer réciproquement dans la plus large mesure possible et à faire bénéficier réciproquement leurs membres de la protection juridique professionnelle ainsi que d'autres prestations syndicales essentielles. Les membres peuvent ainsi en tout temps et sans complications administratives demander de l'aide au syndicat lors de conflits à l'étranger portant sur le droit du travail.
25.1.00
Le centre régional de Car postal en Argovie entend améliorer son service à la clientèle et, dans la mesure du possible, tenir compte des besoins des handicapés et des personnes à mobilité réduite. C'est ainsi que les 50 bus à plancher surbaissé ont été équipés d'une rampe amovible pour chaises roulantes, comme l'a expliqué Hans Würgler, le responsable du centre de Car postal à Aarau lors d'une conférence de presse. Les 122 autres véhicules, qui sont principalement utilisés dans les régions rurales, ne se prêtent pas à une adaptation. Le centre régional de Car postal Argovie entend faire un pas en avant significatif au travers de l'aménagement de tous les véhicules à plancher surbaissé. Il s'agit non seulement de considérer les besoins des handicapés, mais aussi ceux des personnes à mobilité réduite, telles que celles qui se déplacent avec une voiture d'enfant. Les rampes amovibles pour chaises roulantes représentent un coût de 600 francs par véhicule. Il a en outre été précisé à Aarau que les chauffeurs des cars à plancher élevé sont tenus de venir tout particulièrement en aide aux personnes handicapées lorsqu'ils assurent un service de ligne. Car postal Argovie a opté d'une manière générale pour des véhicules à plancher surbaissé et l'a fait savoir aux constructeurs. Hans Würgler l'a clairement dit à Aarau: "Seuls les constructeurs qui proposent des véhicules à plancher surbaissé pourront encore être pris en considération à l'avenir". Et "les politiciens sont invités à faire preuve de compréhension pour les coûts supplémentaires qui en résultent".
26.1.00
Le comité de l'Union argovienne des arts et métiers (AGV) estime que l'assainissement du chemin de fer du Seetal revient trop cher. Aussi l'AGV demande-t-elle que le chemin de fer soit remplacé par un service de bus. Les investissements liés à une solution routière, à la charge du canton d'Argovie, seraient certes plus élevés en raison de la clé de répartition. L'AGV indique dans son communiqué que les coûts globaux à la charge de la Confédération, des cantons d'Argovie et de Lucerne ainsi des communes sont déterminants du point de vue des milieux économiques. Un service de bus reviendrait en effet à 37,4 millions de francs, alors que l'assainissement du chemin de fer est devisé à 56 millions. Les cantons et les communes pourraient de surcroît économiser environ 400 000 francs par an au titre des coûts d'exploitation non couverts. L'AGV rappelle que le Conseil fédéral a baissé le plafond des coûts de l'assainissement du chemin de fer du Seetal de 600 à 200 millions de francs. 82 millions de francs ont déjà été utilisés pour le contournement d'Emmen (LU). Une séparation du rail et de la route sur toute la longueur du tracé n'est ainsi plus possible.
26.1.00
Une commission du Parlement européen à Bruxelles s'est penchée sur les accords bilatéraux entre la Suisse et l'UE. Les redevances pour le transit et le commerce hors douane (Duty-Free) suisse ont fait l'objet de critiques. La commission du Parlement européen pour la politique régionale, les transports et le tourisme a examiné l'accord sur les transports aériens et l'accord sur les transports terrestres entre l'Union européenne (UE) et la Suisse. Le rapport présenté par le chrétien-social belge Mathieu Grosch a été approuvé sans débats et sans opposition. Il ressort du rapport que les accords sont le résultat de longues et difficiles négociations, qu'ils correspondent dans les grandes lignes à la politique de l'UE et qu'ils peuvent être ratifiés par le Parlement. Ce, en dépit du fait que l'accord sur les transports terrestres ne répond pas à toutes les attentes du Parlement, de nombreux problèmes n'étant pas encore résolus de manière satisfaisante. C'est ainsi que la redevance de transit prévue dans cet accord est vertement critiquée et est taxée de "sérieux problème" dans le rapport. Elle est en effet jugée trop élevée pour les camionneurs de l'UE en comparaison avec les redevances perçues actuellement dans l'UE et en Suisse.
27.1.00
La transformation des Transports publics régionaux de Baden-Wettingen (RVBW) en une société anonyme est achevée, du point de vue formel également. La nouvelle société dont le siège est à Wettingen a été fondée officiellement. La fusion à titre rétroactif, au 1er janvier 2000, de l'actuelle Union communale des transports publics régionaux de Baden-Wettingen (RVBW) avec la société anonyme RVBW est prévue le 7 juin, selon le communiqué de l'Union communale. Font partie de la société les communes de Baden, Ennetbaden, Killwangen, Neuenhof, Obersiggenthal, Spreitenbach, Wettingen et Würenlos. Un organisme responsable de la commande de toutes les prestations de transport dans l'agglomération et des transports régionaux en collaboration avec le canton a vu le jour dans la zone est du canton d'Argovie. Chaque commune membre et le canton y sont représentés par un délégué.
27.1.00
Des investissements de quelque deux milliards de francs seront nécessaires dans la région zurichoise au cours des deux prochaines décennies, compte tenu des prévisions de trafic. Telles sont les visions présentées par l'Office des transports du canton de Zurich et par les CFF. Le directeur du département de l'économie Ruedi Jeker (PRD) a déclaré lors de la présentation que de nouveaux investissements d'une grande ampleur étaient nécessaires pour sauvegarder la capacité concurrentielle de Zurich et pour réaliser le raccordement au réseau européen à grande vitesse. Les limites de capacité seraient atteintes. Une seconde gare de passage, à construire en parallèle à la gare principale pour un coût de l'ordre de 600 millions de francs, constitue le cœur des travaux envisagés. Les CFF SA et le canton appelle cette gare de leurs vœux, après que l'ATE l'eut demandée, initiative à l'appui. Le gouvernement entend prendre sa décision concernant le cœur des travaux en novembre déjà. Deux nouvelles tangentes ferroviaires, l'une vers le nord (Altstetten-Oerlikon) et l'autre vers le sud (Alstetten-Wiedikon) seraient toutefois nécessaires pour garantir l'accroissement de trafic prévu. Une liaison urbaine entre la gare de passage et Zurich-Wollishofen est en outre prévue à titre d'option. Les projets sont basés sur des prévisions de trafic. Il est par exemple prévu que le trafic voyageurs international augmentera de 265 pour cent jusqu'en l'an 2025 dans la région zurichoise, essentiellement pour assurer les liaisons à destination de Milan, de Paris et de Francfort. S'agissant du trafic ferroviaire national et régional, il est prévu que l'accroissement sera respectivement de 72 et 23 pour cent. Paul Moser, responsable des grands projets aux CFF, a déclaré que les visions du canton correspondaient pour l'essentiel aux visées des CFF dans le cadre de la deuxième étape de Rail 2000. L'étude aurait un caractère pilote pour l'ensemble de la Suisse. Il apparaîtrait, aujourd'hui déjà, que les 5,9 milliards de francs à disposition pour réaliser la seconde étape de Rail 2000 dans l'ensemble du pays seraient insuffisants. Une seconde gare de passage ne serait judicieuse à long terme selon les prévisions que si elle est utilisée de manière multifonctionnelle. Il importe, a-t-il été précisé,que le canton et les CFF examinent à tout le moins cette question en détail. De l'avis des CFF, une telle gare, destinée également au trafic à longues distances, pourrait finalement s'avérer rentable en dépit d'investissements supplémentaires de l'ordre de 15 pour cent.
28.1.00
Le gouvernement lucernois entend élaborer avec les autres cantons de Suisse centrale les bases de décision portant sur la réalisation d'un RER de la Suisse centrale. Cela ressort du rapport qui a été présenté sur la planification des transports publics. Le gouvernement lucernois vise une sensible amélioration de la qualité de l'ensemble des transports publics lors de la mise en service de la première étape de Rail 2000. D'importants travaux d'infrastructure devront également être réalisés au cours de la seconde étape de Rail 2000. Les cantons souhaitent faire démarrer cette année encore le projet de RER de la Suisse centrale. Suivront la mise en place de l'organisation du projet et les travaux de planification. La réalisation proprement dite devrait commencer en 2005.
28.1.00
La proportion des investissements dans l'infrastructure ferroviaire a augmenté par rapport à ceux affectés à l'infrastructure routière en raison des NLFA et de Rail 2000. Les entreprises de transports publics assurent 97'000 emplois au travers de leurs commandes. Il ressort de la statistique des transports 1999 publiée par la LITRA que les infrastructures routières et ferroviaires ont bénéficié respectivement d'investissements de 3,8 et de 2,4 milliards de francs. Ces dépenses s'élevaient respectivement à 3,7 et à 2 milliards au début des années nonante. Le rapport des investissements entre les deux modes de transport, qui était encore de 1 à 5 en faveur de la route durant les années septante et quatre-vingt, s'est fortement resserré en 1998 puisqu'il était de 1 à 1,6. Il devrait continuer à évoluer provisoirement en faveur du rail au fur et à mesure de l'évolution des grands travaux ferroviaires. L'utilisation des transports publics ne s'est que très peu améliorée en 1998. Le nombre de personnes-kilomètres (nombre de personnes multiplié par la distance) a atteint respectivement 22'366 et 81'200 millions dans les secteurs des transports publics (21,6 pour cent) et du trafic routier privé (78,4 pour cent). Le trafic global sur la route et sur le rail a légèrement augmenté pour atteindre la marque des 103'566 millions de personnes-kilomètres. Le chemin de fer présente un bilan particulièrement positif en matière de consommation d'énergie. Sur un total de 847'100 terrajoules (TJ) consommés en 1998, 277'750 TJ l'ont été dans le secteur des transports. La part du trafic routier s'est élevée à 77 pour cent, celle du trafic aérien à 20 pour cent et celle du trafic ferroviaire à seulement 3 pour cent. Les chemins de fer présentent également un bilan positif au niveau de leur consommation d'électricité, puisque leur part s'élève à 4,9 pour cent.
28.1.00
L'aéroport international de Milano-Malpensa en Italie sera mieux atteignable par les transports publics au départ de la Suisse. Trois relations quotidiennes aller et retour seront assurées par car postal au départ de Lugano à partir du 1er février. Il ressort d'un communiqué de Car postal que cette liaison, intitulée Fly Car, sera exploitée en collaboration avec des entreprises de transport italiennes. Il s'agit d'une contribution en faveur du tourisme suisse. La durée du trajet sera de une heure et 40 minutes. Le nouvel aéroport international de Milano-Malpensa, mis en service en octobre 1998, ne dispose encore d'aucun raccordement ferroviaire. Il enregistre environ 20 millions de passagers par année.
28.1.00
L'Association suisse de lutte contre les émissions du trafic aérien (SSF) demande que l'exploitation de l'aéroport de Zurich-Kloten soit restreinte en soirée et durant la nuit. Il ressort d'un communiqué publié par la SSF que celle-ci demande au Conseil d'Etat de rejeter les "nouvelles convoitises" de SAirGroup visant à ce que certaines pistes de l'aéroport puissent être exploitées plus longtemps. La protection des riverains face à une augmentation du bruit prime l'intérêt d'éliminer des goulets d'étranglement sur l'aéroport. S'agissant de la concession d'exploitation à renouveler, la SFF attend que le nombre de mouvements d'avion en soirée et durant la nuit soit limité au maximum au niveau de 1990.
28.1.00
Le trafic aérien international a fortement augmenté en 1999. Londres Heathrow, Paris Charles de Gaulle et Francfort jouent les premiers violons dans le concert des 29 aéroports européens. Zurich-Kloten se trouve au milieu de la liste. Le nombre de passagers s'est accru de 6,7 pour cent pour atteindre 541 millions. Londres Heathrow a enregistré le plus grand nombre de passagers (62 millions), suivi de Francfort (45,8 millions) et de Paris Charles de Gaulle (43,6 millions) selon les indications du Airports International Council Europe (ACI Europe). L'aéroport de Zurich-Kloten a recensé 21 millions de passagers et occupe le 10e rang. Charles de Gaulle a enregistré le plus grand nombre de mouvements de vol (467'000 décollages et atterrissages), suivi de Heatrow (450'000) et Francfort (420'000). Zurich figure au 8e rang (281'000). Le volume de fret a augmenté de 4,6 pour cent en 1999 pour atteindre les 5,8 millions de tonnes. Les aéroports de Francfort et Amsterdam figurent en tête de liste avec respectivement 1,4 et 1,2 million de tonnes. Les chiffres de Heatrow ne sont pas encore disponibles, selon l'ACI Europe. L'aéroport de Zurich-Kloten a recensé quelque 329'000 tonnes.
28.1.00
Les hautes eaux enregistrées en mai 1999 ont laissé des traces dans plusieurs compagnies de navigation suisses. Des traces qui ont certes pu être partiellement effacées en automne puisque le nombre de passagers transportés en 1999 s'est monté à 12,272 millions (1998: 12,426 millions). Nombre de compagnies de navigation ont été contraintes de mettre la clé sous le paillasson pendant plusieurs semaines, d'où une chute du nombre de passagers transportés. La compagnie de navigation sur le lac des Quatre cantons est néanmoins parvenue à redresser la situation en transformant le recul en une légère avance grâce à la période de beau temps qui a caractérisé le début de l'automne. Le bac pour voitures du lac de Zurich a enregistré un nouveau record grâce à une nouvelle unité baptisée "Zurichsee". Les compagnies de navigation sur les lacs de Hallwil, Sils et Sarnen annoncent également un accroissement du nombre de passagers transportés. Nul doute que l'unité MS "Seestern", rénovée, a largement contribué à ce résultat sur le lac de Sarnen. Les mauvaises conditions météorologiques ont parfois permis aux compagnies de navigation d'accroître leur trafic. C'est ainsi par exemple que les liaisons routières et ferroviaires sur les deux rives du lac de Brienz sont demeurées coupées plusieurs jours durant en raison des fortes chutes de neige. D'où une reprise inespérée de l'exploitation hivernale pour la compagnie de navigation sur le lac de Brienz après une interruption de plusieurs années. 26 722 personnes et 75 tonnes de marchandises ont été transportées. S'agissant de l'ensemble de la navigation sur les lacs suisses, la barre des 12 millions de passagers a à nouveau été franchie en 1999. Le lac des Quatre cantons (2,2 millions de passagers) demeure en tête de la liste provisoire des compagnies de navigation, suivi du bac pour voitures sur le lac de Zurich (1,8 million), du lac Léman (1,5 million), des lacs de Thoune et de Brienz (1,3 million) et du lac de Zurich (1,3 million).
28.1.00
Le conseil d'administration du Chemin de fer du Lötschberg SA s'est penché de manière intensive sur l'avenir de l'entreprise lors de sa séance du 28 janvier. Il souligne son importance en matière de politique des transports dans le cadre de la réforme des chemins de fer. Le conseil d'administration du BLS s'en tient à sa stratégie d'entreprise, de sorte que le chemin de fer continue de jouer un rôle également en trafic de marchandises. La société BLS Cargo SA sera créée ces prochains mois et reprendra le fret du BLS. Des partenaires sont recherchés dans le but d'acquérir de nouveaux trafics. La participation de tiers fera l'objet d'une décision ultérieure. Le BLS entend continuer à collaborer avec les CFF SA - par exemple dans le trafic de transit voyageurs et marchandises. Le BLS - Chemin de fer du Lötschberg SA est en outre ouvert au dialogue s'agissant de nouvelles formes de collaboration étendue dans tous les secteurs d'activité.
31.1.00
Les trois derniers des 102 tunnels routiers suisses seront équipés d'un éclairage de secours lors du premier trimestre 2000. L'équipement du tunnel du San Bernardino durera au moins jusqu'en 2006. Le rapport final de la Task-Force mise en place par l'Office fédéral des routes pour examiner la sécurité dans les tunnels routiers en Suisse après la catastrophe survenue dans le tunnel du Mont-Blanc paraîtra en mai. Cette Task-Force avait pris la décision lors de son rapport intermédiaire de l'automne dernier de faire équiper quatre tunnels de l'autoroute A 13 dans le canton des Grisons. Le tunnel du San Bernardino, long de 6,6, kilomètres et datant de 1967, devra être doté d'une galerie de secours. Un nouveau dispositif d'évacuation de l'air vicié est également prévu. Le tunnel est présentement assaini pour un montant de 160 millions de francs.
31.1.00
Tous les chemins de fer à voie normale en Suisse devront être équipés du système de sécurité des trains européen ETCS au cours des années 2003 à 2010. Les tronçons particulièrement dangereux seront encore équipés du système existant ZUB jusqu'en 2002. Le directeur de l'Office fédéral des transports (OFT) Max Friedli a présenté cette stratégie à la presse, à Berne. L'OFT a tiré les leçons de la collision survenue le 1er novembre 1999 entre deux trains du RER bernois à Bern-Weissenbühl et qui a coûté la vie à deux personnes. Les CFF et les autres chemins de fer à voie normale sont contraints d'assainir les tronçons particulièrement dangereux et de les équiper du ZUB jusqu'à fin 2002. Les véhicules des chemins de fer privés qui circulent régulièrement sur des lignes équipées du ZUB ou qui transportent des matières dangereuses devront également en être dotés. Il en va de même des véhicules étrangers circulant sur le réseau suisse. Tous les véhicules qui sont déjà équipés du ZUB ou qui en seront encore équipés se verront dotés d'un appareil complémentaire qui permettra au ZUB de recevoir des signaux ETCS et de les lire. Des problèmes pourront ainsi être évités lors du passage à l'ETCS, prévu à partir de 2003. Dès ce moment-là, seules des composantes ETCS pourront être installées pour assurer la sécurité sur les lignes. Les axes de transit "européens" au Gothard et au Lötschberg-Simplon, ainsi que le RER bernois qui est imbriqué dans ce dernier axe, auront la priorité. Les nouveaux véhicules des CFF et des chemins de fer privés devront être équipés de l'ETCS en fabrique lors de cette deuxième phase. Le nouveau système sera opérationnel sur tout le territoire au plus tard en 2010. Les CFF financeront les quelque 15 millions que coûtera l'équipement des tronçons critiques en ayant recours à son budget ordinaire. Pour les chemins de fer privés, il sera fait appel au 8e crédit cadre et à la participation des cantons concernés. Il en va de même pour les véhicules des chemins de fer privés (43 millions). Les coûts de l'appareil complémentaire au ZUB seront financés par la Confédération à fonds perdu. Ces coûts se montent à près de 20 millions de francs pour les véhicules des CFFet à 6 millions pour ceux des chemins de fer privés. La question du financement de l'installation de l'ETCS sur les lignes n'est pas encore réglée. Aux dires de Max Friedli, la Confédération, les cantons et les chemins de fer se doivent de rechercher ensemble des solutions.
31.1.00
L'habitat en Suisse grignote régulièrement du terrain. Un m2 de terrain se construit chaque seconde. L'Office fédéral de l'aménagement du territoire considère que cette croissance est en contradiction avec l'objectif d'un développement de l'habitat vers l'intérieur. Il a dépouillé la statistique de la superficie de 24 cantons en collaboration avec l'Office fédéral de la statistique. Le changement opéré dans l'utilisation du sol entre 1979 et 1997 y apparaît clairement, sauf pour le Tessin et les Grisons dont les chiffres ne seront disponibles qu'en 2001. La surface prise par l'habitat dans les 24 cantons a augmenté de 294 km2 ou 13 pour cent depuis le début des années quatre-vingt. Cela correspond à la superficie du canton de Schaffhouse. Extrapolés, ces chiffres signifient que la surface occupée par l'habitat croît de 1 m2 par seconde. A chaque habitant correspondent aujourd'hui 410 m2 de surface d'habitat. Cette valeur a augmenté de 20 m2 ces dernières années. Les surfaces occupées par des bâtiments se sont le plus fortement amplifiées. Les surfaces utilisées pour le trafic ont peu augmenté en comparaison. Leur part s'est même rétrécie. Il n'empêche: les surfaces construites à ce titre en douze ans sont l'équivalent de trois fois celle du lac de Morat. Les surfaces des zones industrielles ont augmenté de 41 pour cent. La rationalisation et l'automatisation ont contribué à une forte augmentation des surfaces par place de travail.
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