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Juillet 1999

2.7.99
Les gens qui se déplacent sont fréquemment interviewés. Les enquêtes se limitent cependant dans la majeure partie des cas à un seul pays et ne permettent de ce fait pas de faire des comparaisons au niveau international. D'où la réalisation, pour la première fois en 1991, de l'enquête internationale sur les transports baptisée SARTRE (Social Attitudes to Road Traffic Risk in Europe) avec la participation, outre la Suisse, de 12 pays de l'Europe de l'0uest et de 2 pays de l'Europe de l'Est. Cette enquête a permis de tirer des enseignements importants. Il n'est dès lors pas étonnant qu'elle ait rencontré un écho très favorable et qu'une seconde étude ait été mise sur pied en 1996. 19 pays y ont participé, dont 13 de l'Europe de l'Ouest et 6 de l'Europe de l'Est. Même si le nombre de questions a été réduit par rapport à la première enquête pour des raisons de coûts, il a néanmoins été possible de cerner les changements survenus dans l'intervalle. L'étude a porté dans chaque pays sur un échantillon d'au moins 1000 personnes, toutes appelées à donner leur opinion et à indiquer leur comportement en matière de déplacements routiers au travers d'un questionnaire comprenant quelque 150 questions. Il ressort de cette étude que 25 pour cent des personnes interrogées en Suisse conduisent au moins une fois par semaine un véhicule après avoir absorbé une faible quantité d'alcool, alors que huit pour cent, c'est-à-dire deux fois plus que dans les autres pays d'Europe, conduisent après avoir consommé une trop forte dose d'alcool, selon leur propre appréciation, subjective évidemment. La conduite d'un véhicule sous l'emprise de l'alcool constitue dès lors un problème important, voire le problème le plus important dans le domaine de la sécurité routière en Suisse. 42 pour cent des conductrices et des conducteurs suisses considèrent d'ailleurs qu'ils ne feront jamais l'objet d'un contrôle du taux d'alcool. La ceinture de sécurité est l'élément qui contribue le plus à sauver des vies. D'où l'importance d'un taux élevé de conductrices et de conducteurs qui la portent. Ce qui est le cas en Suisse en comparaison avec les autres pays européens. Le dépassement des limites de vitesse constitue une des causes majeures d'accident. Or, un tiers des personnes interrogées roulent volontiers à vitesse élevée. S'agissant de la vitesse sur les routes situées tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des localités, une nette majorité se prononce en faveur du maintien des limites actuelles. Une majorité de romands et de tessinois et une forte minorité de suisses alémaniques souhaitent cependant des limites de vitesse plus élevées sur les autoroutes. Les Suisses font souvent l'objet d'une contravention pour dépassement de vitesse, en comparaison avec les autres pays européens.

2.7.99
Le groupe AGROLA lance une grande nouveauté dans le secteur des carburants, juste avant les grands départs. Le carburant diesel désulfuré Greenergy va en effet être mis officiellement à la disposition des conductrices et des conducteurs de véhicules diesel. AGROLA équipe dans un premier temps 14 stations-service de son réseau de distribution en Suisse alémanique pour le lancement sur le marché de ce produit respectueux de l'environnement. A noter que le carburant diesel Greenergy est utilisé depuis plus de deux ans déjà en Suisse par de grandes entreprises, à leur entière satisfaction. C'est ainsi par exemple que des entreprises de transports urbains (Winterthour, Berne, Zoug), des entreprises de transport et de construction, des agriculteurs et des remontées mécaniques (transports à câbles et entretien des pistes) utilisent déjà ce diesel „propre„. Celui-ci se caractérise par une quantité de soufre 50 fois plus faible que le diesel conventionnel, par une réduction de 30 pour cent au moins des particules, par une excellente résistance au froid (-32 degrés Celcius au moins) et par une sensible réduction de l'odeur typique du diesel.

2.7.99
Le Chemin de fer du Lötschberg BLS SA entend renforcer sa position en trafic voyageurs à longues distances. Le conseil d'administration du BLS a décidé dans ce but d'acheter 6 voitures de commande InterCity et 3 voitures de 2e classe. Fort de cet accroissement de son parc de véhicules modernes de type VU IV, le BLS sera en mesure de former 6 trains navettes d'ici au printemps 2001 qui circuleront sur les lignes Bâle-Berne-Interlaken et Bâle-Berne-Brigue. Il en améliorera en outre le confort en y installant des toilettes à circuit fermé. Le BLS entend également ne plus faire circuler que des trains InterCity sous forme de navettes à compter du changement d'horaire 2001, de manière à réduire le temps d'arrêt dans les gares et, partant, à délester les noeufs ferroviaires de Bâle, Berne et Brigue. Cela implique pour chaque train une locomotive à un bout et une voiture de commande à distance de la locomotive à l'autre bout. Un système éprouvé, puisqu'il fonctionne parfaitement depuis deux ans sur les liaisons InterCity Zurich-Berne-Interlaken et Brigue. La majeure partie des travaux d'aménagement seront exécutés en l'an 2000. L'entreprise FIAT-SIG à Neuhausen se verra confier l'aménagement des bogies, alors que ce seront les ateliers du BLS à Bönigen qui opéreront les adaptations mécaniques et électriques en collaboration avec un atelier CFF et différentes entreprises industrielles.

2.7.99
Un concept de transports publics entièrement nouveau sera lancé le 22 novembre 1999 dans la vallée du Rhin grisonne à la faveur de la mise en service du tunnel de la Vereina. Car postal Suisse (Grisons-Oberland saint-gallois) a obtenu la concession en coordination avec les Bus de la ville de Coire SA pour l'exploitation des trois lignes suivantes: Landquart – Igis – Zizers – Untervaz (comme prolongement de la ligne de cars postaux Landquart – Igis), Coire – Zizers – Igis (reprise de la ligne existante des Bus de la ville de Coire), Coire – Trimmis – Untervaz (nouvellement en y intégrant la ligne 3 des Bus de la ville , Rheinquartier u. Haldenstein). Il en résulte un surcroît de quelque 235'000 voiture-km, d'où la nécessité d'avoir recours à 5 véhicules supplémentaires (2 bus à deux étages et 3 bus de ligne à plancher surbaissé) et à 9 chauffeurs. L'attribution / la répartition Car postal/régie est en phase d'examen.

2.7.99
Göschenen sera le théâtre d‘une véritable œuvre de pionnier. Un projet global de tourisme alpin respectueux de l'environnement va en effet être réalisé pour la première fois en Suisse. Il servira de modèle pour l'ensemble des Alpes. Les auteurs entendent avancer concrètement et ensemble dans ce projet visant un développement durable dans tous les domaines dans cette charmante vallée de Göschenen. Les projets partiels sont: l'économie de montagne, la gestion des chalets d'alpage, le trafic et la protection du paysage. La région a retenu Car postal Suisse comme partenaire dans le projet couvrant le trafic. Le centre régional de Suisse centrale de Car postal a élaboré un concept de bus qui prévoit un horaire à la demande basé sur la cadence horaire de 8h.00 à 20h.00, pendant la période allant du début juillet à fin octobre. Un horaire aussi étoffé sur une ligne touristique n'a pas son pareil en Suisse. Il constitue un pas courageux pour assurer la desserte de régions de montagne à l'avenir. C'est que le client y trouvera de nombreux avantages: il pourra programmer ses excursions de manière individuelle; des courses spéciales permettront aux groupes de mieux planifier leur journée; un retard imprévu ne sera pas problématique puisqu'un car postal les prendra en charge dans l'heure qui suit; enfin et surtout, des excursions de plus longue durée seront possibles grâce au fait que les premières courses seront proposées plus tôt le matin et que les dernières courses seront proposées plus tard le soir. L'offre de bus entière fonctionne comme un service à la demande. Cela implique la réservation téléphonique (041 885 11 80) ou par fax des courses par les clients, au plus tard la veille du jour du déplacement. Le no de la course figure dans les documents horaires. Ce système requiert une bonne dose de souplesse de la part de Car postal Suisse en tant qu'exploitant.

5.7.99
Les associations européennes de transporteurs routiers luttent contre les mesures restrictives prises à leur encontre en transit alpin, qu'elles considèrent comme arbitraires. Les organisations AISO (Autriche), Astag (Suisse), Confetra (Italie), DTL/ITD (Danemark), TLN (Pays-Bas) et BGL (Allemagne), ainsi que l'International Road Transport Union (Iru) à Genève, déclarent que les transports routiers à travers les Alpes constituent un préalable pour assurer le bon fonctionnement du marché intérieur. Elles demandent aux instances politiques de veiller à ce que les transports puissent se dérouler sans difficultés, dès lors que les restrictions imposées aux poids lourds mettent en péril les transports de marchandises couverts par les accords de l'Union européenne et menacent dans leur existence de nombreux transporteurs routiers de moyenne importance. Les associations citent en exemple les interdictions de dépassement des camions décrétées en Italie et en Autriche, pour l'axe du Brenner, sur une distance de 240 km et l'interdiction de circuler le week-end pour les camions durant les vacances d'été. Elles estiment en particulier que l'interdiction de transporter des marchandises dangereuses durant tout le week-end à partir de 8 h. le vendredi matin est une mesure très antisociale pour les chauffeurs et qui n'offre de surcroît pas un gain de sécurité mesurable.

6.7.99
Dix voitures InterCity à deux étages des CFF ont pris la direction du nord à mi-août pour être testées pendant 18 mois sur le réseau ferré des Chemins de fer danois (DSB). Un contrat de location a été passé entre les CFF et les DSB pour six voitures de 2e classe, deux voitures de 1e classe avec compartiment bagages et deux voitures de commande, dont l'utilisation en service interne danois est prévue à partir du changement d'horaire le 23 septembre. Leur retour en Suisse est prévu à fin avril 2001, soit avant le début de l‘Expo.01. Un manque important de matériel roulant dû au trafic supplémentaire généré par l'ouverture de la ligne du Grand Belt reliant les Iles Seeland et Fünen sur 15 km en tunnel et sur ponts est à l'origine de la location des dix voitures, dont 8 forment un train et 2 sont en réserve. Les dix voitures InterCity à deux étages se trouvent actuellement dans les ateliers du fabricant Adtranz, qui adapte le système d'alimentation en énergie et les installations de sécurité pour répondre aux normes danoises.

8.7.99
Les représentants des syndicats des cheminots suisses et italiens se sont rencontrés les 6 et 7 juillet 1999 à Rome pour la première fois, pour discuter des problèmes communs liés aux mesures de réorganisation en cours des sociétés ferroviaires ainsi qu'au libre accès aux réseaux en Europe. Les conditions de travail ainsi que les perspectives du personnel ont occupé le devant de la scène. Les quatre syndicats ont émis des critiques en ce qui concerne la fusion du secteur marchandises prévue entre les Chemins de fer suisses (CFF) et les Chemins de fer italiens (FS). A leurs yeux, des accords commerciaux et de coopération constituent une voie plus prometteuse, et les objectifs à atteindre doivent être un accroissement quantitatif et une amélioration de la répartition modale. Les quatre syndicats ont pris la décision de renforcer leur collaboration non seulement en intensifiant leurs échanges d'informations et de points de vue, mais aussi en développant des stratégies et en réalisant des opérations en commun ou de manière concertée, afin de sauvegarder les intérêts des cheminots et des employés des entreprises de transport des deux côtés de la frontière.

8.7.99
Le tunnel routier du Mont-Blanc devrait être à nouveau ouvert à la circulation en automne 2000, à en croire les déclarations faites par les ministres des transports français et italien à l'entrée du tunnel à Courmayeur. Il faut rappeler que le tunnel a été fermé à toute circulation suite au grave incendie qui s'est produit le 24 mars et qui a coûté la vie à 39 personnes. Les deux ministres estiment que les travaux dureront entre 16 et 18 mois et coûteront près de 1,3 milliard de francs français (près de 316 millions de francs suisses). Une somme que les sociétés exploitantes française et italienne devront injecter elles-mêmes. Un rapport d'experts tant français qu'italiens, présenté officiellement lors de la conférence de presse, demande des mesures de sécurité mieux harmonisées pour les tunnels alpins reliant les deux pays. 41 recommandations y sont consignées, dont une amélioration de l'aération, le contrôle complet des systèmes d'échappement de l'air et le doublement des refuges. Le nombre de camions devra en outre être limité et les transports de matières dangereuses devront être soumis à des règles plus strictes. Le rapport ne répond pas à la question de savoir qui est fautif. La question est avant tout du ressort de la justice française, qui entend reconstituer l'accident au milieu du tunnel en septembre.

8.7.99
Le trafic voyageurs du Chemin de fer de Waldenburg a doublé depuis 1980. Ce chemin de fer, dont l'écartement est le plus réduit en Suisse (75 cm), transporte près de 1,6 million de personnes chaque année. La part de ce chemin de fer à la communauté tarifaire de la Suisse du nord-ouest s'est accrue de 10 pour cent en 1998 par rapport à l'année précédente. Compte tenu d'une indemnisation selon mandat de prestations de 3,28 millions de francs et d'un amortissement à hauteur de 1,72 million de francs, le chemin de fer a réalisé un bénéfice de 377 136 francs en 1998. Ce bon résultat est le fruit d'une rationalisation systématique et de la restructuration de l'entreprise réalisée au cours de ces deux dernières années. La perte reportée de l'année précédente (343 780 francs) a ainsi pu être épongée. L'assemblée générale s'est même vue en mesure d'entériner un léger bénéfice au niveau du bilan. Les objectifs prioritaires du Chemin de fer de Waldenburg sont à l'avenir, outre un strict contrôle des coûts, la surveillance et le développement mesuré de l'offre de base, ainsi que le maintien de l'exploitation des trains à vapeur. Une prestation complémentaire de ce chemin de fer vieux de 120 ans qui est particulièrement prisée dans la région.

8.7.99
Les auteurs de l'initiative des Alpes considèrent que le doublement du tunnel routier du St-Gothard n'est pas du tout pertinent sous l'angle de la sécurité. A leurs yeux, il serait préférable de charger tous les camions sur le rail entre Göschenen et Airolo en instituant une chaussée roulante. Le risque d'un grave accident au Gothard serait fortement diminué. Les auteurs de l'initiative relèvent toutefois que le chargement des camions sur le rail n'a en l'occurrence pas pour but de transférer les transports de fret de la route sur le rail, mais uniquement d'augmenter la sécurité du tunnel routier du St-Gothard. Le Conseil fédéral prévoit que le nombre de poids lourds franchissant les Alpes par la route ne sera plus que de 650 000 en 2013, comparé au million de camions enregistrés actuellement. Ce nombre correspond à peu près à la capacité de transport de la chaussée roulante, telle qu'elle a été calculée, de sorte qu'aucun camion ne devrait plus emprunter le tunnel routier à partir de cette année-là. La prescription obligeant les camions à utiliser le rail n'est pas davantage en contradiction avec le libre choix du moyen de transport que les autres prescriptions et règles de circulation. Les auteurs de l'initiative ont le sentiment que le problème technique lié à la hauteur à l'angle est plus difficile à résoudre. Une étude technique, élaborée par le bureau d'ingénieurs Müller & Romann, fait ressortir que des investissements d'un montant encore indéterminé sont nécessaires. Seuls des camions de 3,85 m de hauteur d'angle pouvaient être transportés jusqu'ici. Or, il s'avère nécessaire de pouvoir transporter des camions de 4 m de hauteur d'angle. Les 15 centimètres manquants pourraient être gagnés soit en taillant dans la roche à la hauteur de la voûte, soit en développant de nouveaux wagons de chargement, soit en abaissant le niveau du sol. Outre les coûts non encore déterminés pour augmenter la hauteur du tunnel afin de permettre le transport de véhicules de 4 m, des investissements de l'ordre de 50 millions de francs au maximum seront nécessaires pour construire et étendre les installations de chargement à Göschenen et à Airolo. Les transporteurs routiers et les maisons d'expédition devraient compter environ une heure pour passer le Gothard et tabler sur un coût de 180 francs par véhicule (compte tenu des coûts d'exploitation estimés à 90 millions de francs par an) si les mesures étaient réalisées conformément aux plans présentés. Quant à la question de savoir si cette taxe devrait être portée à la charge des camionneurs ou si elle devrait plutôt être prise en charge par la collectivité – la Confédération – en contrepartie de la plus grande sécurité, il s'agit d'en débattre au niveau politique. Le chemin de fer dispose de la capacité nécessaire; la chaussée roulante ne pourrait toutefois pas être mise en place avant l'an 2003.

9.7.99
Les initiatives lancées à l'enseigne de la lutte contre les bouchons par le Parti suisse de la liberté (PSL) visaient à développer le réseau des autoroutes. Elles ont toutefois échoué. Plus de 20 000 signatures manquaient en effet au comité regroupé autour du conseiller national PSL Michael Dreher une semaine avant l'échéance fixée pour le dépôt des initiatives, selon un communiqué de la radio DRS. De l'avis de M. Dreher, c'est le manque d'argent, le manque de soutien de l'ACS et du TCS ainsi que de la branche des transporteurs routiers qui sont à l'origine de cet échec. Sur les ondes, M. Dreher a déclaré qu'un tel manque de solidarité lui faisait honte. Les quatre initiatives demandaient respectivement l'élargissement de bout en bout des autoroutes Zurich – Berne et Lausanne – Genève pour en faire des autoroutes à 6 pistes, une seconde galerie à travers le massif du Gothard, ainsi que la suppression du droit de recours des associations à l'échelon national. Selon M. Dreher, une semaine avant l'échéance du délai de 18 mois fixé pour la récolte des signatures, le comité n'en recensait que 70 000 à 80 000 sur les 100 0000 requises pour l'aménagement de l‘A1 et pour une seconde galerie au Gothard. Le nombre de signatures obtenues pour les deux autres objets était encore inférieur.

9.7.99
Greenpeace demande des mesures d'urgence pour lutter contre l'ozone. L'organisation de protection de l'environnement a demandé, lors d'une opération lancée à Berne, que les voitures avec numéros pairs et les voitures avec numéros impairs se voient alternativement interdire la circulation. Une banderolle de 525 m2, placée sous le pont „Kornhausbrücke„ à Berne, attire l'attention des passants sur le problème de l'ozone. Greenpeace demande en outre des limitations de vitesse ainsi qu'une réduction temporaire du prix des billets de bus, de tram et de train.

9.7.99
Les autorités de la localité de Knonau ont subi un sérieux revers s'agissant de l'amélioration du projet de réalisation de la N4. Le tribunal administratif du canton a en effet rejeté deux recours demandant la couverture de l'autoroute sur le territoire de cette localité. La question de savoir si lesdites autorités vont recourir auprès du Tribunal fédéral est encore en suspens. Un recours de la Ligue suisse du patrimoine national a par contre été partiellement accepté.

15.7.99
L'ordonnance sur la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) a été en principe approuvée en consultation. L'ordonnance vise à concrétiser la loi que le souverain a acceptée à la fin septembre 1998. Une ordonnance provisoire, entrant en vigueur en l'an 2000 déjà, doit garantir que les compteurs seront posés d'ici à la fin novembre 2000. L'appareil est facultatif pour les transporteurs routiers étrangers; ceux-ci peuvent également payer la RPLP par déclaration. L‘Association suisse des transports routiers (Astag) ne peut s'en accommoder, compte tenu du manque d'équité créé entre les véhicules indigènes et les véhicules étrangers. Les partis PRD, UDC et PDC partagent le même souci. L‘Astag perçoit mal le fait que les camionneurs doivent payer l'appareil de saisie des prestations, ainsi que le montage et l'entretien. L'association bénéficie de l'appui des trois partis bourgeois du Conseil fédéral. L'Automobile club suisse (ACS) demande que la Confédération prenne en charge les coûts. Quant au Parti socialiste (PS), au Service d'information pour les transports publics (Litra), au Syndicat du personnel des transports (SEV) et à l'Association transports et environnement (ATE), ils voient les choses différemment. Ils saluent la disposition selon laquelle les coûts de l'appareil doivent être supportés par les camionneurs. Ce, conformément au principe qui veut que les coûts soient mis à la charge de celui qui les occasionne. A partir de l'an 2001 et de l'an 2005, la RPLP rapportera respectivement 750 millions et 1,5 milliard de francs par an à la Confédération et aux cantons. Cette somme est répartie à raison d'un tiers aux cantons et de deux tiers à la Confédération, après déduction des charges. Le PS, la Litra, le SEV et l'ATE souhaitent que l'affectation de la RPLP soit définie dans l'ordonnance et que les produits ne soient pas utilisés uniquement pour construire des routes, mais également pour développer les transports publics régionaux et d'agglomération. Les cantons souscrivent en principe à l'ordonnance. La répartition des produits de la RPLP entre les cantons n'est toutefois pas encore claire. Le canton de Soleure considère que les cantons du Plateau, dont les tronçons d'autoroutes connaissent une circulation très dense, sont défavorisés par rapport aux cantons périphériques et de montagne. En demandant que les régions périphériques et de montagne soient traitées sur un pied d'égalité, les cantons du Jura, de Thurgovie et de Schaffhouse ont une position diamétralement opposée. Quant au canton des Grisons, il requiert un quart des produits en faveur des régions de montagne.

21.7.99
La communauté de transport zurichoise (ZVV) préfère le carburant diesel désulfuré et le traitement des gaz d'échappement à l'utilisation du gaz. Il ressort d'un communiqué de presse de la ZVV qu'une réduction de 90 à 99 pour cent de la pollution engendrée par les autobus est ainsi possible. La communauté de transport lance un appel aux instances politiques fédérales pour qu'elles donnent un coup de pouce au diesel désulfuré et aux nouvelles techniques, par le biais de réductions fiscales, pour améliorer durablement la qualité de l'air. Les entreprises de transport de la ZVV comptent quelque 550 bus fonctionnant au diesel. Une nouvelle qualité de carburant contribuera à réduire la pollution, parallèlement à l'utilisation de moteurs modernes et, partiellement, de filtres. On peut ainsi s’attendre à une baisse des émissions d'oxyde d'azote de 440 à 390 tonnes par an. La réduction de dioxyde de sulfure (SO²) devrait même atteindre 99 pour cent, d'où une production abaissée à 0,2 tonne. A noter que les 80 bus des Transports publics zougois et que les véhicules des Transports publics de Bâle-Campagne SA fonctionnent déjà au diesel désulfuré.

21.7.99
En Suisse, le secteur des téléphériques a connu une année 1998/99 peu satisfaisante. La saison d'hiver en particulier n'a pas répondu à l'attente, principalement en raison des conditions météorologiques et de l'enneigement en février. Ce constat ressort du rapport annuel de l'Association suisse des entreprises de transport à câbles, qui vient de paraître. Un fléchissement de quatre pour cent du chiffre d'affaires par rapport à l'année précédente a été enregistré au cours de la saison estivale 1998, dû pour l'essentiel au temps maussade qui a caractérisé le mois de septembre. La saison hivernale a commencé en novembre déjà, grâce à d'importantes chutes de neige; la période couvrant les fêtes de fin d'année a été excellente grâce à un très bon enneigement et à des conditions météorologiques favorables. Le mois de février a été marqué par des chutes de neige très abondantes et par un ciel le plus souvent couvert, d'où une baisse sensible du chiffre d'affaires qui n'a plus pu être compensée jusqu'à la fin de la saison. La situation est devenue précaire en maints endroits en raison du danger d'avalanches. De nombreuses pistes, voire des régions entières ont dû être fermées. Il en est résulté une baisse du chiffre d'affaires des entreprises de téléphériques de neuf pour cent par rapport à la saison d'hiver précédente. Le secteur peut être divisé en trois groupes en fonction du rapport entre le cash flow et le capital. Le nombre des entreprises présentant un très bon cash flow (plus de 15 pour cent) s'est stabilisé à un faible niveau lors de la dernière année de recensement (1997). Près de la moitié des entreprises ont obtenu un résultat satisfaisant, voire bon (cash flow de 5 à 15 pour cent). La tendance enregistrée durant de longues années s'est confirmée: les petites entreprises présentent pour la plupart un faible cash flow. Les grandes entreprises sont en revanche nettement plus performantes.

30.7.99
Les accidents de la route ont coûté la vie à plus de 124 000 personnes en 1998 dans les pays de l'OCDE. Les experts de l'organisation de coopération et de développement économique estiment les coûts économiques de ces accidents à 450 milliards de dollars ou 2 pour cent du produit intérieur brut des pays de l'OCDE. Il s'agit d'en tenir compte en vue de la planification des mesures de sécurité, précisent-ils.

31.7.99
Le conseil de district de la Haute-Engadine a décidé de confier l'exploitation des transports publics dans la région à l'entreprise Stadtbus Coire SA. Car postal Suisse examine l'opportunité de recourir contre cette décision. Il reste toutefois à déterminer à qui un tel recours devrait être adressé. Le conseil de district n'a en effet fait mention d'aucune voie de recours dans sa communication précisant que l'exploitation était confiée à l'entreprise Stadtbus Coire SA. Car postal Suisse s'est ainsi vu pour la première fois délogé d'une région entière par un concurrent. Il a accusé le coup, précise-t-il dans un de ses communiqués. Il critique le fait que sur les huit critères retenus, le prix ait été pondéré à raison de 38 pour cent, alors que la conception de l'offre et les performances de l'entreprise ne l'ont été que pour 15 pour cent. Ledit service estime la méthode d'autant plus choquante que le prix est dicté pour l'essentiel par les coûts de personnel. Des coûts qu'il ne peut guère influencer en raison des dispositions légales. A noter que l'entreprise Stadtbus Coire SA, dont la ville du même nom est propriétaire à 100 pour cent, avait présenté une offre inférieure de 1,1 million de francs à celle déposée par Car postal Suisse en collaboration avec les Chemins de fer rhétiques. Les 20 chauffeurs de Car postal de la Haute-Engadine ne savent pas encore ce que l'avenir leur réserve. L'entreprise Stadtbus Coire SA entend les reprendre et leur a soumis des offres.

 

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