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Juillet 2011

04/07/11

Les Transports publics genevois (TPG) testeront deux véhicules de type hybride ces prochains mois sur le réseau genevois. Les TPG s'associent, pour cette expérience qui durera près d'une année, aux entreprises de transport public des cantons et villes de Bâle, Lausanne, Soleure, Thoune et Winterthour, ainsi qu’à CarPostal. Chacune testera les deux autobus sur son réseau respectif, durant un à deux mois. L'objectif de ce projet est de partager un maximum d'informations sur l'utilisation de ce type de véhicules.

Les deux bus - un Swisshybrid 3 du constructeur Hess et un Mercedes Citaro G Blue Tec - o­nt été choisis notamment pour leurs différences en matière de stockage. Les avis des passagers et des collaborateurs seront récoltés. La consommation de carburant sera également contrôlée, afin de déterminer si la technologie hybride est réellement une solution de transport sur pneus efficace pour une mobilité plus durable.


05/07/11
L'extension de la gare de Berne coûtera 1,8 milliard de francs. Les travaux se feront par étapes d'ici à 2035. Dans un premier temps, le trafic ferroviaire régional Berne-Soleure (RBS) obtiendra davantage de place. La zone des quais sera ensuite élargie par 4 nouvelles voies.

La ville et le canton o­nt présenté le concept global. La gare de Berne est la 2e de Suisse en termes d’affluence. Deux nouvelles gares souterraines étaient prévues initialement pour les CFF et pour le RBS. Mais ce "projet du siècle" présenté en 2008 s'est avéré trop cher.


05/07/11
La gare de Nyon (VD) va être modernisée. Les CFF veulent rendre les installations plus attrayantes. Les travaux doivent commencer en octobre et s'étaler sur six mois. Leur coût est estimé à quelque 750'000 francs.


08/07/11
Le projet de financement et aménagement de l'infrastructure ferroviaire (FAIF), proposé comme contre-projet à l'initiative de l'ATE "Pour les transports publics", ne fait pratiquement que des mécontents. En réponse à la consultation, l'Association Transports et environnement (ATE) et la vingtaine d'organisations membres du comité d'initiative saluent l'intention de constituer un fonds d'infrastructure de durée indéterminée. Toutefois, selon elles, le FAIF manque d'ambition et de stratégie.

Le TCS et l'ASTAG jugent le projet inacceptable dans son ensemble. Le remplacement de la notion de "trafic routier" par "transports terrestres" dans l'article 86 de la Constitution permet "un financement transversal supplémentaire des transports publics par les usagers de la route", écrit le TCS. Le club automobile exige la mise en place d'un financement spécial du rail, par analogie au système de financement des routes.

Routesuisse et l'USAM jugent aussi que le projet, comme l'initiative, viole gravement le principe de causalité. Le trafic routier serait privé chaque année de milliards qui feraient cruellement défaut pour l'entretien des routes nationales et cantonales, note routesuisse, qui comme le TCS demande que l'initiative soit soumise au peuple sans contre-projet.

La Litra, le Service d'information pour les transports publics, propose de prolonger le délai de remboursement.

L'Initiative des Alpes craint aussi que le financement soit insuffisant et propose des sources supplémentaires, par exemple une RPLP sur les véhicules de livraison jusqu'à 3,5 tonnes. Elle estime aussi que le projet tient insuffisamment compte du trafic ferroviaire des marchandises et des besoins qui découleront de l'ouverture du tunnel de base du Gothard.

L'Action Liberté et Responsabilité est du même avis, en particulier pour ce qui est du trafic combiné: le projet ne contient que des mesures marginales dans ce domaine et reste muet sur les accès sud aux NLFA. L'organisation des chargeurs VAP et le Comité Lötschberg trouvent aussi que le trafic marchandises et l'axe nord-sud sont négligés.

La Confédération devrait passer à la caisse

La Fédération Infra des constructeurs d'infrastructures voit dans le contre-projet "une solution pragmatique". L'Union des transports publics soutient également le FAIF tout en souhaitant une meilleure symétrie des sacrifices: outre les clients, les cantons et les contribuables, la Confédération devrait passer à la caisse.

La Communauté d'intérêt pour les transports publics en Suisse et le SEV suggèrent de faire payer les entreprises et l'économie. Le second, qui participe activement à l'initiative, souligne que la hausse du prix des sillons risque de provoquer un transfert vers la route.

Pour OUESTRAIL, le projet, malgré de nombreux points positifs, "manque cruellement d'ambition" et "programme la pénurie". Les directeurs cantonaux des transports jugent eux "inacceptable" que les cantons doivent verser 300 millions de francs par année "pour une tâche de la Confédération".

Les CFF et le BLS enfin soutiennent le projet, soulignant la nécessité d'un instrument garantissant une sécurité de planification à long terme.


12/07/11
L'Aéroport international de Genève (AIG) a enregistré une forte croissance au cours des six premiers mois de 2011. Par rapport à la même période de 2010, le nombre de passagers a augmenté d'un peu plus de 12% pour atteindre 6,64 millions, ce qui laisse présager un nouveau record absolu pour l'ensemble de l'année.

Quant aux mouvements d'avions, leur nombre s’est accru de près de 9% durant la période sous revue, pour s’inscrire à quelque 97'800.


12/07/11
Les transports publics pourraient coûter 3,5% à 4% plus cher par an jusqu'en 2018 si le prix des sillons augmente de 300 millions de francs, comme le propose le Conseil fédéral. L'Union des transports publics (UTP) veut une hausse moins élevée, de l’ordre de 2,6 à 3,1%.

Versé par les compagnies de chemin de fer pour l'utilisation du réseau, le prix du sillon ne couvre actuellement pas les coûts additionnels occasionnés par un train. Le Conseil fédéral veut réformer le système du prix du sillon en le faisant notamment varier selon les heures. Il en attend une hausse de recettes chiffrée à 300 millions de francs par an.

Avec un tel scénario, les prix des transports publics augmenteront en moyenne de 3,5% à 4% par année. L'UTP propose de limiter l'augmentation du prix des sillons à 150 millions de francs. Ainsi, l'usager des transports publics débourserait 2,6% à 3,1% de plus par an, soit une hausse de 20% jusqu'en 2018.


12/07/11
Le fabricant de matériel ferroviaire thurgovien Stadler Rail a décroché son premier contrat en Russie. D'un montant de quelque 240 millions de francs, il a été annoncé par le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann en mission économique à Moscou.

L'accord passé avec le groupe russe Transmasholding TMH porte sur 100 modules de traction à quatre essieux et à propulsion diesel. Les deux premiers prototypes seront livrés fin 2012, et la mise en service de la première composition complète utilisant deux de ces modules est agendée au début 2014.

En Russie, les modules de traction seront livrés à la société Metrovagonmash MVM, une filiale de TMH, principal constructeur de véhicules ferroviaires russe qui emploie au total près de 55'000 personnes. Les trains incluant les modules Stadler Rail sont destinés à la compagnie russe des chemins de fer RZD.

18/07/11
Une réouverture durable de la ligne ferroviaire entre Evian-les-Bains (F) et St-Gingolph (VS) est faisable, comme le démontre une étude. Longue de 18 kilomètres, la ligne ferroviaire entre Evian et St-Gingolph a été fermée aux voyageurs en 1938 en raison du manque de clientèle. Le transport de marchandises s'est poursuivi jusqu'en 1988. Un trafic touristique estival a subsisté jusqu'en 1998 grâce à quelques passionnés.

Concrètement, la réouverture commerciale consisterait à prolonger les liaisons ferroviaires valaisanes - qui s'arrêtent actuellement à St-Gingolph - jusqu'à la gare d'Evian-les-Bains. Quatre nouveaux points d’arrêt seraient créés sur le territoire français: Evian-Est, Maxilly-Petite Rive, Lugrin, Meillerie.

Le trajet se ferait en 19 minutes, à raison d'un train par heure en semaine et d'un train toutes les deux heures le week-end. Le coût total du projet est estimé à quelque 141 millions de francs, marges et aléas compris.

L'étude permettra au Syndicat intercommunal d'aménagement du Chablais français
(SIAC) de lancer la recherche de financement auprès de partenaires institutionnels tels que la Région Rhône-Alpes, le Conseil général de Haute-Savoie, les partenaires institutionnels suisses, l'Etat français et l'Union européenne.


20/07/11
Les augmentations de prix dans les transports publics annoncées pour le 11 décembre seront moins lourdes que prévu. A l'issue de discussions entre l'UTP et le surveillant des prix, les hausses de prix des abonnements généraux des jeunes et des seniors sont abandonnées en 2e classe.

Toutes les autres augmentations deviendront en revanche effectives dès le 11 décembre. Les tarifs sont augmentés là où le degré de couverture des coûts est insuffisant.

Au lieu du 1,5% annoncé - un chiffre alors considéré comme modéré par les CFF et l'UTP en regard du renchérissement de 1% prévu pour 2011 -, la hausse moyenne sera limitée à 1,2%. L'accord trouvé mardi entre l'UTP et Monsieur Prix entraîne pour les entreprises de transports en commun un manque à gagner d'environ 7,5 millions de francs.


20/07/11
Des minibus sans chauffeur roulent à titre expérimental à La Rochelle, en France, dans un environnement urbain. Cette première mondiale devrait déboucher à terme sur une exploitation commerciale.

L'opération s'inscrit dans le projet européen CityMobil lancé il y a cinq ans. Des expérimentations sont menées dans d'autres villes européennes, mais en zone protégée, comme à l'aéroport d'Heathrow à Londres. A La Rochelle, ville de Charente-Maritime de 80'000 habitants, les minibus effectuent un parcours de 800 mètres entre cinq stations, où ils peuvent croiser piétons et cyclistes et même traverser une route.

Le coût de l'opération rochelaise s'élève à 500'000 euros, principalement financés par l'Europe, l'État, la région Poitou-Charentes et des industriels.


21/07/11
Après de violents affrontements début juillet entre les opposants à la future ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin et les forces de l'ordre, le premier chantier côté italien suit son cours dans le val de Suse, dans le nord, sous haute protection policière.

Des centaines de membres des forces de l'ordre se relaient 24 heures sur 24 pour surveiller ce chantier, dont le démarrage avant la mi-2011 était l'une des conditions pour ne pas perdre des financements européens.


Projet stratégique pour le réseau européen, la ligne devrait permettre d’éliminer à terme 1 million de camions par an de la route et de raccourcir le trajet Paris-Milan à un peu plus de 4 heures au lieu des 7 heures actuellement.


28/07/11
L'opérateur suisse de transport combiné Hupac a enregistré une hausse de son volume de trafic de 11,7% au premier semestre de 2011, par rapport au même semestre de l'année passée. L'entreprise souffre toutefois de pertes de change en raison du franc fort.

Hupac a comptabilisé 375'893 envois routiers sur son réseau ferroviaire européen, soit davantage que le record de 2008 pour la période sous revue. Passé au profil de 4 mètres en 2000, l'axe du Brenner (A) enregistre notamment une hausse de fréquentation de 42,5%.

En dépit d'une hausse des parts de marché, la société est pénalisée en Suisse par la force du franc par rapport à l'euro. Les rentrées financières o­nt reculé en raison de la perte de change. Elles ne permettent plus de couvrir les coûts du transport suisse de marchandises par le rail.

 

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