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7.6.00
Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF), les Chemins de fer allemands (DB) et les Chemins de fer fédéraux autrichiens (ÖBB) intensifient leur collaboration en trafic voyageurs transfrontalier. C’est ainsi qu’ils se sont alliés, à l’instar des compagnies d’aviation, en formant un groupe répondant à l’appellation de « TEE Rail Alliance ». Ils entendent ainsi être en mesure de proposer à leur clientèle une offre horaire et tarifaire uniforme et transparente pour les voyages au delà des frontières. L’acquisition commune de trains pendulaires modernes constitue un autre objectif de l’alliance. Les clients doivent percevoir le chemin de fer comme un mode de transport uniforme et sont, partant, en droit d'attendre des opérateurs une offre uniforme également en trafic international, a indiqué le PDG des Chemins de fer allemands, Hartmut Mehdorn, lors de la signature du contrat. Ce faisant, les chemins de fer entendent parvenir à proposer le meilleur rapport prix/qualité sur le marché des déplacements européens jusqu’en 2005, a promis le PDG des CFF, Benedikt Weibel. Non sans ajouter que toute une série d’avantages seront offerts à la clientèle au travers de produits et de prix intéressants, ainsi que d’un concept de services uniforme. L’acquisition de quelque 130 rames pendulaires pour un prix de près de 2,5 milliards de francs constitue une autre raison de la création de la nouvelle alliance. Les coûts d’acquisition baissent d’environ dix pour cent, estime B. Weibel. Les premiers trains circuleront en 2003. Les entreprises DB, CFF et ÖBB entendent lancer un appel d’offres pour les rames pendulaires en automne déjà. Benedikt Weibel ne cache pas qu’il y a un lien entre la nouvelle appellation « TEE Rail Alliance » et le légendaire « Trans-Europ-Express (TEE) : le TEE était une offre symbolisant un mode de déplacement rapide et confortable au delà des frontières. L’appellation « TEE » renaît de ses cendres, comme Phénix, au travers de la « TEE Rail Alliance » et des nouvelles rames pendulaires.
8.6.00
Les transports urbains de la ville de Zurich (VBZ) prévoient d’étendre leur réseau de tram pour 250 millions de francs. Un effort particulier sera fait pour rendre leur utilisation plus facile aux personnes à mobilité réduite en acquérant des trams ultramodernes et en équipant les trams actuels de plates-formes surbaissées, ainsi qu’en surélevant le sol des points d'arrêt. Les mesures d’extension prévues devraient être prises au cours de cette décennie. Il s’agit de faire renaître la ligne de tram 1 reliant la gare principale à Alstetten, qui avait été abandonnée en 1954 et qui est aujourd’hui desservie par la ligne de bus 31, ainsi que de construire une nouvelle ligne de tram reliant la gare d’Oerlikon aux quartiers périphériques de Zurich Affoltern et la Place Escher-Wyss à Altstetten. Un énorme potentiel de développement estimé à 20'000 - 30'000 clients peut être conquis par les VBZ au nord et à l’ouest de Zurich, ainsi qu’en corrélation avec la construction d’Eurogate et du nouveau stade, a indiqué Thomas Portmann, directeur des VBZ depuis le 1er mars 2000, en conférence de presse. Les premiers trams « Cobra » circuleront sur le réseau des VBZ à partir du 1er mars 2001, soit avec un an et demi de retard sur le programme initialement prévu. Cinq unités seront livrées chaque mois. Elles seront testées pendant une année sur les lignes 4, 9, 11, 13 et 14. Onze trams supplémentaires suivront au cours des années 2004/2005, pour autant que les premières unités livrées aient fait leurs preuves dans l'intervalle. Les VBZ prévoient la mise en service de 75 trams « Cobra » jusqu’en 2010. Ces trams sont dotés de plates-formes d’entrée surbaissées, situées à 35 cm du rail, soit à quelques centimètres seulement du sol des îlots ou des trottoirs. L’accès des trams est ainsi grandement facilité aux personnes à mobilité réduite et aux passagers se déplaçant avec une poussette d’enfant. Leur construction les rend de surcroît particulièrement silencieux. Fini le crissement habituel des trams dans les courbes, a-t-on assuré.
8.6.00
Les rentes touchées par les retraités des CFF sont 1,3 pour cent inférieures à celles dont bénéficie le personnel de la Confédération. Le syndicat du personnel des transports (SEV) exhorte les CFF de rétablir l’équilibre, à titre rétroactif. Les CFF prennent la revendication au sérieux. Il en va de 100 millions de francs. Le SEV a demandé un avis de droit à deux juristes bâlois. Le communiqué publié par le SEV donne connaissance des principaux éléments de l’avis de droit : les retraités des CFF ont droit à la compensation du renchérissement, par analogie à ceux de la Confédération ; y ont droit aussi bien les personnes qui sont au bénéfice d’une rente antérieure à la transformation des CFF en société anonyme (1.1.1999) que celles qui ont été mises à la retraite après cette date. Cet avis est justifié par le fait que les employés CFF étaient soumis, sans exception, au statut des fonctionnaires avant que les CFF ne volent de leurs propres ailes. Leur statut légal ne se différenciait en rien de celui du reste du personnel fédéral. Le SEV a transmis l’avis de droit cette semaine aux CFF et à la caisse de pensions des CFF. Il demande le versement, sans délai, de la compensation du renchérissement dont ont été privés les retraités CFF jusqu’ici, soit 1,3 pour cent. A défaut d’entente, le SEV n’hésitera pas à faire usage de toutes les voies de droit, a-t-il indiqué. La requête du SEV est prise très au sérieux; l’avis de droit est analysé de manière approfondie sur le plan interne des CFF, a relevé le porte-parole des CFF, Christian Kräuchi. Il s’avère d’ores et déjà que les retraités CFF seraient mieux lotis que le personnel en activité en cas d’acceptation, ce dernier bénéficiant de la compensation du renchérissement en fonction de la marche des affaires. La question est de savoir si les retraités des CFF doivent être assimilés aux retraités de la Confédération ou s’ils doivent être soumis aux lois qui régissent la société anonyme CFF. La création de deux catégories de personnel – le personnel en activité et les retraités – en matière de compensation du renchérissement engendrerait une inégalité de traitement au détriment du personnel en activité.
9.6.00
La réorganisation du service des bagages des CFF, déficitaire, bat de l'aile, la Poste ayant renoncé à collaborer. Du coup, les CFF ont dû revoir leur copie, alors que la nouvelle organisation devait être mise en place en 2001. L'enregistrement des bagages demeure ainsi possible dans toutes les gares pour le moment. Le désistement de la Poste bouleverse les plans des CFF. Ceux-ci ont dès lors opté pour une solution pragmatique en lieu et place de la cure radicale prévue à la faveur du projet "New baggage", a indiqué Christian Kräuchi, porte-parole des CFF. L'enregistrement des bagages demeure en effet possible jusqu'à nouvel avis dans les quelque 550 gares des CFF desservies par du personnel. Le transport continue d'être effectué par chemin de fer entre 60 gares. Il est par contre renoncé provisoirement au service de porte à porte. Les CFF souhaitent toutefois étendre l'offre de livraison des bagages à l'hôtel en collaboration avec les organismes locaux dans les stations valaisannes, de l'Oberland bernois et des Grisons. L'introduction du service de livraison des bagages à domicile dans les grandes agglomérations est reportée à une date ultérieure. La Poste demeure en l'occurrence un partenaire potentiel. Les CFF tentent cependant un essai en desservant 29 gares des régions de Bâle et de Baden avec leurs propres fourgonnettes. Il faut savoir que si les CFF entendent réorganiser leur service des bagages, c'est parce que celui-ci leur coûte près de 50 millions de francs par année. Des économies devraient aussi être possibles après le remaniement du concept d'offre en ayant en particulier recours à de nouveaux engins facilitant le transbordement et à un système de gestion des envois informatisé. Il est de surcroît prévu de mieux utiliser les compartiments à bagages dans les trains et d'abandonner les fourgons, l'objectif étant de réduire les coûts et d'améliorer la qualité du transport.
9.6.00
Les CFF SA et Securitas SA mettent la dernière main à la création d'une filiale commune opérant dans le secteur de la sécurité. Il est prévu d'y intégrer la police ferroviaire. La filiale devrait être opérationnelle en 2001, soulignent les deux entreprises dans un communiqué commun. Elle offrira ses services certes aux CFF, mais aussi aux autres entreprises de transports publics. Feront partie de ses activités la police ferroviaire, la protection des installations et la protection des équipes travaillant sur les chantiers ferroviaires. Les CFF détiendront 51 pour cent du capital-actions. Le conseil d'administration sera composé de manière paritaire. Le syndicat du personnel des transports (SEV) a émis des réserves quant à cette coentreprise, estimant la migration de la police ferroviaire - un corps de 120 employés - hors des CFF comme problématique tant du point de vue syndical que du point de vue légal et institutionnel, est-il relevé dans son communiqué.
13.6.00
L'Association du chemin de fer à vapeur de l'Oberland zurichois (DVZO) devient une entreprise ferroviaire à part entière. Elle a en effet obtenu une concession d'infrastructure ferroviaire fédérale pour le tronçon Bäretswil- Bauma ZH. La DVZO propose régulièrement des courses en train à vapeur depuis 1978 sur le tronçon que les CFF lui ont vendu après avoir obtenu l'autorisation d'abandonner le transport des personnes et du fret entre Bäretswil et Bauma, en 1974. Le transport des personnes est assuré aujourd'hui par bus. Quant au fret, il a été transféré à Hinwil.
15.6.00
La Compagnie de navigation sur le lac Inférieur et le Rhin (URh) entend vendre son unité "Kreuzlingen", augmenter les prix de son service de ligne de manière échelonnée et supprimer cinq des 29 emplois. Ces mesures sont nécessaires pour améliorer la situation financière de la compagnie, indique-t-elle dans son communiqué. Les hautes eaux enregistrées pendant une longue période en 1999 au lac de Constance et au Haut-Rhin ont mis à mal les finances de la compagnie de navigation. Le déficit qui en est résulté a été partiellement épongé par les cantons de Schaffhouse et de Thurgovie, ainsi que par les communes actionnaires. Il n'en demeure pas moins que le déficit reporté à nouveau s'élève à 382'000 francs. Le conseil d'administration et la direction de la compagnie URh entendent résorber ce déficit jusqu'en 2005. Pour y parvenir, la compagnie est contrainte de réduire ses coûts et d'accroître ses recettes. Aussi a-t-elle opté pour une réduction de sa flotte de sept à six unités. L'unité "Kreuzlingen" est mise en vente, alors que le bateau "Stein am Rhein" est rénové. Il faut savoir que la rénovation d'un bateau est une opération onéreuse, au point que l'URh ne peut la financer que pour un seul bateau.
16.6.00
Le parti des Verts du canton de Zurich a présenté toute une série de mesures de lutte contre le bruit des avions. Il s'est prononcé en faveur d'une interdiction des vols entre 22 heures et 6 heures du matin. Le train de mesures comprend un appel au Conseil d'Etat zurichois et une initiative parlementaire de la conseillère nationale zurichoise Ruth Genner, une initiative personnelle déposée dans le canton de Zurich par l'ancien conseiller national Hans Meier, ainsi qu'une pétition adressée au Conseil fédéral et au Conseil d'Etat zurichois. Il faut enfin placer le bien-être de la population devant les aspects économiques, ont déclaré des Verts unanimes en conférence de presse. "Seul celui qui se défend n'est pas écrasé", a lancé Martin Bäumle, président cantonal des Verts zurichois. Raison pour laquelle la lutte est engagée sur plusieurs fronts contre un assouplissement de l'interdiction de voler la nuit et contre le développement de Kloten pour en faire une véritable plate-forme internationale.
16.6.00
La nouvelle convention collective de travail CFF (CCT) fait la quasi-unanimité parmi le personnel des CFF. 94 pour cent des employés CFF affiliés à un syndicat ont en effet souscrit à la convention lors de la première votation générale réalisée à ce sujet. 85 pour cent des 28'500 employés CFF sont affiliés à l'un des quatre syndicats (SEV, transfair, ACTP et VSLF) qui ont organisé la consultation générale. Rien ne s'oppose plus à la signature de la convention au vu de ce résultat très positif, ont communiqué lesdites associations du personnel. La participation s'est élevée à 59,9 pour cent. La part la plus importante des "non" (près d'un tiers) émane de l'Union suisse des mécaniciens de locomotives (VSLF). Le personnel roulant doit se contenter de moins bonnes conditions de travail, tels des services d'une durée de 14 heures, a précisé sur demande le président de la VSLF Theo Marty. Plus de 93 pour cent des affiliés au syndicat du personnel des transports (SEV), au syndicat chrétien du personnel des services publics et secteurs tertiaires suisses (transfair) et à l'association des cadres du transport publics (ACTP) ont plébiscité la CCT. Le conseil d'administration des CFF avait donné son accord à fin mars déjà. Les CFF se félicitent de l'issue positive du scrutin, soulignent-ils dans un communiqué. La première CCT des CFF, dont la signature est prévue le 27 juin à Berne, entrera en vigueur le 1er janvier 2001. Elle est applicable pendant trois ans à tous les employés des CFF, à quelques exceptions près, et remplace le statut des fonctionnaires. Aucun licenciement pour raisons économiques et d'exploitation, la semaine de 39 heures, le salaire au mérite ainsi qu'une participation dans l'entreprise plus développée constituent les principales nouveautés. En contrepartie, le personnel s'engage à faire preuve d'un état d'esprit constructif pour soutenir la métamorphose des CFF.
19.6.00
Le Conseil fédéral entend examiner le chargement des voitures au Gothard pour délester le tunnel routier. Il estime en effet que l'idée mérite d'être examinée en corrélation avec les débats sur une deuxième galerie au tunnel routier du Gothard, relève-t-il dans sa réponse à une interpellation du PRD. Des bouchons se forment régulièrement en fin de semaine et pendant la période de vacances à l'entrée du tunnel routier, qui ne comporte qu'une piste par sens. Le conseiller national Duri Bezzola (PRD/GR) invite de ce fait le Conseil fédéral à demander aux CFF une offre portant sur le chargement des voitures pour couvrir les pointes de trafic. Duri Bezzola justifie son interpellation par le fait que le fret ferroviaire est faible le week-end et durant les vacances. Le Conseil fédéral n'est, sur le fond, pas opposé à cette proposition, en particulier en vue des débats sur la construction d'une deuxième galerie au tunnel routier. Le tunnel ferroviaire pourra être utilisé le week-end et les jours fériés à partir de 2004, lorsque les travaux réalisés dans le tunnel seront terminés. Il serait possible de faire circuler quatre trains d'autos par sens et par heure à travers le tunnel. Chaque train, d'une longueur de 420 mètres, peut transporter près de 300 voitures. Il est possible de tabler sur deux paires de train au moins les jours de la semaine. La reprise de ce service implique toutefois l'aménagement des rampes de chargement des deux côtés du tunnel. La capacité pourrait même être doublée en allongeant les rampes à Göschenen et à Airolo, de sorte qu'elles puissent accueillir des trains de 750 mètres de longueur. La construction d'installations permettant l'accueil de tels trains durerait cinq ans environ. La capacité de l'offre de transport des voitures à travers le tunnel ferroviaire actuel pourrait encore être sensiblement accrue à la faveur de l'ouverture du tunnel ferroviaire de base, estime le Conseil fédéral. La sécurité est un critère important en faveur de la reprise du chargement des voitures sur le train.
19.6.00
Le Conseil fédéral s'est déterminé quant au tracé de la nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes (NLFA) dans le canton d'Uri. Il est parvenu à la conclusion, après avoir examiné en détail les différents intérêts en jeu, qu'un tracé à l'air libre, suivant la vallée de la Reuss, était préférable au tracé en tunnel proposé par le canton, du point de vue de la technique ferroviaire et de la technique de construction. La variante qui suit la vallée présente également des avantages en matière de mise en valeur de l'habitat. Le Conseil fédéral se propose dès lors de demander l'étude d'un tracé amélioré situé au nord de la localité d'Altdorf en renonçant, dans la mesure du possible, à la construction du viaduc contesté. Le Conseil fédéral était appelé à faire un choix délicat en examinant les intérêts en jeu. Il est conscient que le canton d'Uri paie déjà un large tribu avec le trafic de transit actuel. Sa décision devait prendre en considération tant la protection de l'environnement et l'aménagement du territoire que les exigences ferroviaires et techniques.
19.6.00
Le Conseil d'Etat du canton d'Uri est déçu de la décision prise par le Conseil fédéral en faveur du tracé suivant la vallée de la Reuss pour les NLFA. La particularité liée à l'espace vital restreint du canton d'Uri et les revendications justifiées de la population concernée n'ont pas été prises en considération. Aussi le canton d'Uri se sent-il écrasé et pas pris au sérieux en tant que canton souverain, ont déclaré six des sept conseillers d'Etat aux médias. Le Conseil fédéral s'est engagé expressément à approfondir les bases d'appréciation de la variante en tunnel sous la montagne ainsi que de la variante améliorée suivant la vallée, en l'espace de deux ans, a rappelé le gouvernement uranais. Celui-ci attend que la promesse du Conseil fédéral soit tenue et ne soit pas un simple tranquillisant politique. Il mettra en outre tout en œuvre pour que les améliorations possibles dans le domaine de la protection antibruit et de l'aménagement du territoire soient réalisées. Le conseiller d'Etat uranais Hansruedi Stadler estime, lui aussi, que la souveraineté du canton d'Uri n'est pas respectée. Il faut s'imaginer un tel tracé à l'air libre passant au milieu de la zone d'habitation à Zurich, indique-t-il dans un communiqué. Cela est impensable. C'est pourtant ce que l'on exige du canton d'Uri aujourd'hui. Le canton d'Uri a souscrit aux accords bilatéraux et, partant, à un dossier sur les transports qui lui est maintenant particulièrement peu favorable, tempête H. Stadler. Ce faisant, le canton a clairement montré qu'il était prêt à contribuer à relever un défi national. Il attendait, en contrepartie, que des solutions soient recherchées en collaboration avec la région et non contre elle, comme il est d'usage en Suisse. Il s'est manifestement trompé.
20.6.00
La Fédération routière suisse (FRS) dit trois fois non aux propositions concernant l'énergie, sur lesquelles le peuple suisse sera appelé à se prononcer le 24 septembre. Celles-ci soustraient des milliards inutiles à l'économie, a déclaré la fédération lors de son assemblée des membres à Berne. La FRS exige par contre de la Confédération qu'elle aille de l'avant en ce qui concerne l'infrastructure routière. L'initiative populaire "avanti" demande l'aménagement de l'A1 ainsi que la construction d'une seconde galerie au Gothard. Il s'agit d'exigences légitimes du trafic routier individuel. Claude Gay-Crosier, directeur à l'état-major de la direction générale du TCS, a été élu nouveau président de la FRS pour la prochaine législature de trois ans. Il succède à Hans-Urs Merz, qui remplissait cette fonction ces trois dernières années.
21.6.00
Les valeurs limites devraient être assouplies s'agissant de qualité de l'air. Le Conseil national a, par 78 voix contre 66, accepté une motion déposée au Conseil des Etats - contre la volonté du Conseil fédéral et de la commission. La motion vise à permettre à des entreprises de s'établir dans des zones polluées. Son auteur, le conseiller aux Etats Rolf Büttiker (PRD/SO), avait décelé des contradictions entre la législation sur l'environnement et la législation sur l'aménagement du territoire. La situation actuelle n'est pas de nature à favoriser des investissements - tant s'en faut - en raison de l'importante insécurité qui règne sur le plan légal. Il y a lieu d'accepter le dépassement des valeurs limites imposées en ce qui concerne la qualité de l'air pour satisfaire à des demandes en matière d'aménagement du territoire, a déclaré Rolf Hegetschweiler (PRD/ZH), au nom de la minorité de la commission, qui est favorable à l'acceptation de la motion. Une plus forte concentration dans les centres est tout à fait souhaitable, a répliqué la représentante de la majorité de la commission, Franziska Teuscher (Verts/BE). Une correction des valeurs limites de la qualité de l'air n'est pas admissible du point de vue politique, dès lors que les limites sont, aujourd'hui déjà, dépassées en maints endroits. De l'avis du conseiller fédéral Moritz Leuenberger, ce conflit d'objectifs concerne des problèmes de réalisation qui peuvent être résolus à la faveur d'une meilleure coordination. Il n'a toutefois pas trouvé grâce devant la majorité bourgeoise en proposant d'accepter la requête comme postulat.
21.6.00
Le Chemin de fer du Gornergrat et les Remontées mécaniques du Mont-Rose (GGB) ont une année difficile derrière eux. Le bénéfice a en effet fondu de 39,9 pour cent en 1999 pour s'établir à 1,051 million de francs. Le GGB justifie ce recul par le manque à gagner du mois de février dû aux avalanches et par des investissements. Les recettes de transport de l'entreprise de transport et de tourisme zermattoise ont baissé de 4,2 pour cent par rapport à l'année précédente pour s'inscrire à 23,9 millions de francs, communique le GGB. Plus de 200'000 personnes ont utilisé la nouvelle installation Gant-Hohtälli lors de sa première année d'exploitation. Les recettes du fret ont fléchi de 1,3 pour cent pour atteindre 0,54 million de francs. Le cash-flow, de 5,55 millions de francs, est de 9,1 pour cent inférieur à celui de l'année précédente. Le nombre d'employés est resté stable (111). Le résultat global peut être considéré comme bon, en dépit de recettes en léger recul et d'un accroissement des amortissements, indique le GGB. Le hall des guichets de la station inférieure a été modernisé et l'ancienne usine électrique de Findelbach a été remplacée par une nouvelle installation.
21.6.00
L'initiative populaire "Rues pour tous" visant à l'introduction généralisée du 30 km/h dans les localités n'a pas trouvé grâce devant le Conseil national. La Chambre du peuple l'a en effet rejetée par 95 voix contre 64, sans contreprojet. L'initiative de l'ATE vise un objectif louable au travers d'un accroissement de la sécurité, a reconnu le porte-parole de la commission, Max Binder (UDC/ZH). La limitation généralisée de la vitesse à 30 km/h constitue toutefois une mesure par trop radicale. Les lois permettent de limiter la vitesse à 30 km/h dans les quartiers depuis onze ans. L'Association transports et environnement (ATE) vise un renversement de la situation à l'appui de son initiative, en ce sens que la vitesse de 30 km/h - et non plus 50 km/h - serait la norme, sans indication contraire. La vitesse de 50 ou 60 km/h serait toutefois encore possible, à titre exceptionnel, sur les routes principales, dans la mesure où la sécurité des usagers de la route et des piétons ainsi que la protection des riverains (en particulier contre le bruit) ne s'y opposent pas. L'ATE a déposé l'initiative en mars 1999. Les partis de gauche, les Verts, le parti évangélique populaire, ainsi qu'une frange du PDC l'ont soutenue. La limitation de la vitesse à 30 km/h est un moyen efficace et bon marché pour réduire le nombre de blessés et de morts dans le trafic routier, a souligné Pia Hollenstein (Verts/SG) au nom d'une minorité de la commission. Autant d'arguments qui n'ont pas trouvé grâce devant la majorité bourgeoise du Conseil national. Une corrélation entre la vitesse et les accidents n'a pas été contestée. Mais la vitesse, à elle seule, n'est pas déterminante. Un camion circulant à la vitesse de 30 km/h demeure dangereux, a lancé le porte-parole de la commission, René Vaudroz (PRD/VD). Il n'est pas possible de faire respecter la vitesse de 30 km/h en installant simplement quelques signaux; des travaux sont indispensables, a rétorqué le porte-parole du PDC, Alex Heim (S0). Les coûts de tels travaux sont disproportionnés, a estimé le porte-parole du PRD, Paul Kurrus (BL). Le Conseil fédéral estime que les coûts s'élèveraient à deux milliards de francs. Les opposants considèrent que l'initiative est une gêne de plus occasionnée à la circulation. La vitesse de 30 km/h aurait des effets négatifs sur le flux du trafic, ce qui susciterait la colère des automobilistes. Les transports publics subiraient, eux aussi, des effets négatifs en raison du ralentissement du flux du trafic. Les exceptions resteraient illusoires. Tels ont été les arguments avancés par les opposants. La fixation de zones limitées à 30 km/h devrait rester de la compétence des communes, car celles-ci connaissent les lieux et les besoins de la population, a déclaré Barbara Polla (PLS/Suisse). Le Conseil fédéral ne souhaite pas de transfert de compétences à la Confédération. La création de zones limitées à 30 km/h doit être facilitée, a déclaré le ministre des transports, Moritz Leuenberger. Le Conseil fédéral entend prendre en considération les coûts des travaux au travers de la nouvelle péréquation financière. La révision de la loi sur la circulation routière, qui a déjà été débattue au Conseil des Etats, constitue un nouveau pas vers davantage de sécurité routière. Elle prévoit un abaissement de la limite du taux d'alcool dans le sang et l'introduction du permis à l'essai. Le projet de loi sera soumis prochainement au Conseil national.
22.6.00
Le Conseil d'Etat du canton de Zurich a approuvé un crédit de planification de trois millions de francs destiné à l'élaboration d'une étude sur la construction d'un tunnel lacustre. Le tunnel contribuerait à décongestionner les places et les routes embouteillées situées autour du bassin inférieur du lac de Zurich. Le tunnel lacustre relierait les autoroutes A3 et A1, relève le Conseil d'Etat dans son communiqué. Le raccordement commencerait dans la zone de "Brunau" pour passer en souterrain à la hauteur du "Mythenquai" et rejoindre "Zurich Horn" et la "Forschstrasse", d'où il se diviserait en deux branches, l'une conduisant à l'A1 via Stettbach- Dübendorf, l'autre à Zollikerberg, a expliqué Andreas Hurter, chef de la planification et de la gestion du service des ponts et chaussées.
22.6.00
La commission de l'UE n'entreprend aucune démarche à l'encontre de l'Autriche suite au blocus du Brenner: les autorités autrichiennes auraient pris suffisamment de mesures. Des axes de contournement passent également par la Suisse. L'UE a mis en place une réglementation sous forme d'un mécanisme d'intervention rapide en cas de gêne de la libre circulation des convois de marchandises. Celui-ci prévoit que l'Etat de l'UE concerné doit donner connaissance à temps de la situation et des possibilités de contournement. L'Autriche l'a fait, a déclaré un porte-parole de la Commission de l'UE à Bruxelles. Il ressort des informations fournies par les autorités autrichiennes à Bruxelles que des détournements par d'autres routes en Autriche et la mise en circulation de trains spéciaux des Chemins de fer fédéraux autrichiens (ÖBB) sont prévus. Sont indiqués comme axes de contournement sur le plan international les routes alpines suisses et françaises. Les défenseurs de l'environnement autrichiens veulent bloquer l'autoroute du Brenner pour la troisième fois depuis 1995, afin de protester contre la mise en œuvre lacunaire de l'accord de transit passé entre l'Autriche et l'UE.
22.6.00
Le Touring Club Suisse (TCS) prévoit de déposer l'initiative "avanti" comme prévu en automne, a indiqué le président central, Jean Meyer, lors de la conférence de presse annuelle du TCS. L'accroissement de 1,4 pour cent du nombre de membres a été relevé comme fait positif. Des investissements et des amortissements importants engendrent par contre des pertes de 3,6 millions de francs dans les comptes du club. Cinq mois après le lancement de l'initiative "avanti", 99'000 signatures (non vérifiées) ont déjà été récoltées, a précisé Jean Meyer. Elles démontrent à l'envi que les transports motorisés individuels, qui représentent près de 80 pour cent des prestations de transport, ont leur place dans notre société aux côtés de transports publics performants. Jean Meyer n'a pas mâché ses mots à propos de l'initiative "Quatre dimanches sans voiture" et de l'initiative "Rues pour tous", qui vise à généraliser la vitesse de 30 km/h dans les localités. Les deux initiatives émanent des milieux qui ont défendu ardemment l'initiative pour une réduction de moitié du trafic. Le cap visé par les deux initiatives est clair, a souligné Jean Meyer. Le TCS suit en outre avec un certain scepticisme l'intention de la Confédération de canaliser les flux de trafic sur le réseau des routes à forte circulation moyennant une centrale étatique de gestion de la mobilité. Ce n'est pas une solution praticable, a indiqué Jean Meyer. S'agissant de la votation sur les taxes sur les énergies non renouvelables qui aura lieu en septembre: Jean Meyer souligne que le TCS ne voit pas pourquoi tout devrait tout à coup être encouragé, soutenu ou alors limité dans ses effets au travers d'une taxe sur les énergies non renouvelables. L'effectif des membres du TCS s'est accru de 19'000 membres (+1,4 pour cent) pour s'établir à 1,4 million de membres, a relevé Peter Meyer, membre de la direction du TCS. Quant aux comptes annuels du club, ils font ressortir une perte de 3,6 millions de francs, alors qu'une perte de 800'000 francs était prévue au budget. Cette perte enregistrée dans le secteur de l'entreprise est due pour l'essentiel à d'importants investissements (par exemple dans une nouvelle plate-forme de communication centralisée), a poursuivi Peter Meyer. L'année 1999 a également été marquée par une demande croissante des prestations TCS importantes, tels les interventions des patrouilles du TCS (+ 8,8 pour cent), les nouveaux dossiers concernant l'aide accordée aux membres en déplacement à l'étranger (+15,8 pour cent) et les appels à la centrale d'alarme (+50 pour cent à 160'000).
22.6.00
Le Conseil national veut une seconde galerie au tunnel routier du Gothard. Par 93 voix contre 86, il a souscrit à une initiative demandant la mise en route immédiate des travaux de planification. Le canton d'Uri, en particulier, regrette cette décision. Le camp bourgeois de la Chambre du peuple a apporté son soutien à l'initiative déposée par Ulrich Giezendanner (UDC/AG), alors que la commission en avait recommandé le rejet par 13 voix contre 12. Les coûts de construction sont estimés à 700 millions de francs, selon U. Giezendanner. Le goulet d'étranglement de l'axe du Gothard est unique en son genre, a déclaré Georges Theiler (PRD/LU) en tant que porte-parole de la minorité de la commission. Personne en Europe ne peut se permettre un tel goulet. C'est une erreur de croire que les NLFA vont répondre aux besoins de transport. Le tunnel du Gothard devra de toute manière être rénové dans vingt ans au plus tard. Pour ce faire, le tunnel devrait être fermé, ce qui équivaudrait à une quasi-catastrophe, sans une deuxième galerie. Un accroissement de la capacité d'absorption de la route du Gothard est, à l'évidence, contraire à l'article sur la protection des Alpes de 1994, a rétorqué Werner Marti (PS/GL). Que ceux qui veulent modifier la constitution le fasse par le truchement d'une initiative populaire. Un oui à une deuxième galerie équivaut à un revirement de la politique des transports. Le transfert du fret sur le rail serait remis en cause. La rentabilité des NLFA serait mise en péril. Or, le peuple a confirmé ces objectifs en matière de politique des transports à plusieurs reprises, a poursuivi Werner Marti. Il est en outre prouvé qu'un accroissement de la capacité d'absorption d'une route entraîne systématiquement une augmentation du trafic. Les embouteillages seraient tout simplement reportés dans les agglomérations de Lucerne et de Bâle, ainsi que dans la vallée de la Léventine. Le Landamann uranais Martin Furrer est du même avis. Une deuxième galerie ne résout que des problèmes mineurs, a-t-il déclaré suite à la publication de la décision du Conseil national. L'heure de vérité sonnera lorsque le peuple aura à se prononcer sur une modification de la constitution. Ladite décision ne devrait en revanche poser aucun problème au gouvernement tessinois, celui-ci s'étant engagé corps et âme en faveur d'une seconde galerie routière. Il n'a pas été possible d'obtenir une prise de position officielle en raison de la Fête-Dieu. Le Landamann uranais Martin Furrer abonde dans le sens de Werner Marti en considérant que la décision prise est un signe indiquant que la volonté de respecter l'article sur la protection des Alpes n'existe plus. Greenpeace parle d'un mépris scandaleux de la volonté populaire. L'association "Initiative des Alpes " souligne qu'il ne s'agit que d'un oui provisoire en faveur de la planification d'une seconde galerie et non de sa réalisation. La Fédération routière suisse (FRS) et le TCS se réjouissent par contre de cette décision. La décision prise est une conséquence logique de l'accord sur les transports terrestres, qui engendrera davantage de trafic, écrit la FRS. Une conclusion que partage l'Association suisses des transports routiers (Astag). Pour le TCS, la décision va tout à fait dans le sens de l'initiative "avanti", qui demande, outre une deuxième galerie au Gothard, l'élargissement de la N1. Quant au service d'information pour les transports publics (Litra), il attire l'attention sur le fait qu'une quinzaine d'années s'écouleront avant la mise en service d'une éventuelle deuxième galerie. Aussi plaide-t-il en faveur de la reprise du chargement des autos sur le rail.
23.6.00
"Plus de prestations pour moins d'argent". Le Chemin de fer Bodensee-Toggenburg (BT) répond à cent pour cent à cette demande des utilisateurs et des autorités organisatrices au vu des chiffres présentés lors de son assemblée générale à Wattwil. Les comptes 1999 présentent en effet un excédent d'exploitation de 342'600 francs (1998: 29'000 francs), qui résulte de produits de 43,96 millions de francs et de charges de 43,68 millions de francs. Le solde des actifs de 227'000 francs est affecté à la réserve destinée à couvrir d'éventuels déficits futurs, conformément à la loi sur les chemins de fer. Des charges moins élevées et des produits en hausse ont pour l'essentiel contribué à ce que le résultat soit meilleur que prévu, a déclaré le directeur Guido Schoch aux actionnaires. C'est ainsi que l'effectif du personnel a compté en moyenne six personnes de moins que l'année précédente. Une prime de 400 francs a ainsi pu être versée à tous les employés (115'000 francs au total) au vu de ce bon résultat. Les comptes du secteur du fret sont meilleurs que prévu au budget grâce à un tonnage plus élevé et à la non reconduction de la location de wagons marchandises. Ce, en dépit d'un fléchissement des recettes de 2,46 millions à 1,73 million de francs. Les recettes du trafic voyageurs ont légèrement augmenté par rapport à l'année précédente en passant de 14,33 à 14,76 millions de francs. Quant à la productivité, elle a pu être globalement accrue de 9,4 pour cent.
23.6.00
Les défenseurs de l'environnement autrichiens ont, pour la troisième fois depuis 1995, bloqué l'autoroute du Brenner pour protester contre l'impact du trafic de transit. Ils critiquent essentiellement la mise en pratique lacunaire de l'accord de transit passé avec l'UE en 1991. Cet accord visait à réduire l'impact du trafic des poids lourds sur l'environnement sur cet axe routier reliant le nord et le sud de l'Europe. Un système de points écologiques visant à réduire la pollution et une limitation des passages de camions en transit ont été mis en place. Le nombre de passages de camions autorisés sur le tronçon du Brenner a été fixé à 1,5 million en 1991. Les points écologiques attribués servent d'unités de mesure de la pollution. C'est ainsi que chaque pays obtient un contingent de points écologiques depuis 1991, de sorte que seule une quantité de pollution définie avec précision peut être produite sur l'autoroute du Brenner. Cette réglementation a incité l'industrie à construire des camions dits "propres" pour permettre davantage de passages. Fritz Gurgiser, le porte-parole du forum du transit Autriche-Tirol, a qualifié l'accroissement du trafic des poids lourds en transit de dramatique. L'Autriche a enregistré 1,7 million de passages de camions en transit l'an dernier, dont 1,5 par le Brenner. C'est la raison pour laquelle les riverains et les défenseurs de l'environnement montent aux barricades. Cela signifie que l'accroissement du nombre de passages réduit à néant les progrès techniques, a déclaré Fritz Gurgiser, l'organisateur du blocus. L'UE n'a pas diminué les contingents pour l'année 2000. Les défenseurs de l'environnement considèrent qu'il s'agit d'une violation de l'accord de transit.
26.6.00
La plus longue et la plus haute paroi antibruit de Suisse a été inaugurée à Berne-Wittigkofen, au terme d'un an et demi de construction. Les coûts de l'installation de cette paroi de 1200 mètres de longueur et de 9,6 mètres de hauteur le long de l'autoroute A6, à l'est de Berne, se sont élevés à 8 millions de francs. La Confédération et le canton prennent en charge respectivement 84 et 16 pour cent de ce montant. Les valeurs limites stipulées dans l'ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit sont respectées dans le quartier de Wittigkofen, communique l'Office des ponts et chaussées bernois. Les premières mesures effectuées ont révélé que le bruit a pu être réduit de 6 à 10 décibels grâce à la paroi antibruit. La loi sur la protection de l'environnement et l'ordonnance sur la protection contre le bruit contraignent les propriétaires d'installations bruyantes à les assainir jusqu'en 2002.
26.6.00
Le cash flow du Chemin de fer Brigue-Viège-Zermatt (BVZ) a fléchi d'un million l'an dernier pour s'établir à 9,4 millions de francs. L'entreprise a néanmoins réalisé un bénéfice net de 2,2 millions de francs, en hausse de 8 pour cent par rapport à l'année précédente. Le dividende demeure inchangé (6 pour cent). Ces informations ont été données par le BVZ lors de son assemblée générale, qui s'est déroulée à Zermatt. Le chiffre d'affaires réalisé par le BVZ, coté à la bourse suisse, s'est élevé à 51,3 millions de francs (1998: 51,5). Ce chemin de fer de montagne constitue la seule liaison entre Brigue/Viège et Zermatt. 250 personnes y travaillent. L'entreprise a transporté 2,49 millions de passagers l'an dernier, soit 4,1 pour cent de moins que l'année précédente. Elle invoque les trois raisons suivantes pour justifier ce recul: de longues périodes de mauvais temps pendant la haute saison, des avalanches en février, ainsi qu'un service de taxi illégal entre Täsch et Zermatt. Les efforts déployés pour relancer le fret ont porté leurs fruits l'an dernier, relève le rapport annuel du BVZ. C'est ainsi que les envois de détail et les wagons complets ont augmenté respectivement de 42,5 et 5,2 pour cent pour s'inscrire à 1'105 et 1'921 tonnes.
26.6.00
Le service de bus cantonal "Automobilverbindung Schaffhausen- Schleitheim" (ASS) est transformé en société anonyme. Cette décision a été prise par le Grand Conseil schaffhousois, par 30 voix contre 26, en première lecture de la loi sur les entreprises de transport régionales. La raison sociale "Regionale Verkehrsbetriebe Schaffhausen" (RVSH) remplace l'appellation ASS. Il était aussi question de transformer le service de bus en régie de droit public.
26.6.00
Les trains, les bus, les voitures et les camions devraient pouvoir circuler sans problème en ville de Lucerne et dans les alentours ces prochaines décennies. Le canton a esquissé un train de mesures comprenant, pour l'essentiel, la construction d'une autoroute de contournement, mais aussi le développement de l'offre de bus, la réalisation d'un RER et la construction de nouvelles routes au nord et à l'ouest de la ville. Le canton a développé cette stratégie d'entente avec la ville de Lucerne, les communes environnantes, les CFF, les clubs routiers et les associations économiques. Il est prévu de réaliser ces mesures, par étapes, au cours des 25 prochaines années. Consignées dans une lettre d'intention, ces mesures représentent un investissement de l'ordre du milliard de francs. Un réseau de transport performant est important pour le développement régional, a déclaré le maire, Max Pfister, aux médias. Le canton a, pour la première fois, fait allusion à la construction d'une autoroute de contournement pour délester l'A2 du trafic de transit entre Rothenburg et Horw/Nidwalden. Les tunnels de Reussport et du Sonnenberg sont en effet utilisés à la limite de leur capacité. Si le transit ne représente actuellement que 20 pour cent du trafic autoroutier à Lucerne, il faut penser que la construction d'une seconde galerie au tunnel routier du Gothard va aggraver la situation, a souligné Max Pfister. Les problèmes futurs en matière de trafic ne pourront pas être résolus par des mesures ponctuelles. L'ingénieur cantonal, Paul Zosso, a indiqué qu'une autoroute à quatre pistes et, en grande partie, en souterrain est prévue. Les coûts devraient s'élever à près d'un milliard de francs, à la charge de la Confédération. Une seconde route, cantonale celle-là, est prévue entre Buchrain (A14) et Rothenburg (A2) pour relier deux zones appelées à se développer: Rontal et Emmen. La nouvelle réglementation du trafic en ville et dans l'agglomération sera favorable à la circulation des bus. Le canton prévoit une enveloppe de près de dix millions de francs par année à cet effet. Les transports régionaux devraient être assurés par le rail, grâce à la réalisation d'un RER. De nouveaux points d'arrêt compléteront les gares existantes. La construction d'une nouvelle ligne conduisant de Lucerne à Ebikon par Kriens et Littau est en cours d'examen. Le RER devrait être réalisé lors de la seconde étape de Rail 2000, pour des raisons financières. Les coûts d'une telle réalisation au cours de ces vingt prochaines années sont estimés à 100 millions de francs.
27.7.00
La communauté d'intérêts pour les transports publics (CITRAP) est déçue du concept d'affectation des recettes de la RPLP. Elle a communiqué sa déception au canton de St-Gall dans le cadre de sa consultation. Le concept ne prévoit aucune affectation directe des recettes provenant de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) en faveur des transports publics, quand bien même l'internalisation des coûts externes du trafic routier en offre la possibilité, relève la CITRAP dans sa réponse. La CITRAP demande qu'une partie des recettes encaissées au titre de la RPLP soit affectée aux transports publics, comme cela est le cas dans le canton de Thurgovie (env. 50 pour cent). La CITRAP propose en outre au département des travaux publics du canton de St-Gall d'envisager la création d'un fonds en faveur des transports publics en s'inspirant du système de financement FTP mis en place par la Confédération.
27.6.00
La compagnie de chemin de fer privée lombarde Ferrovie Nord entend proposer une offre de transport de fret entre Milan et Bâle. Elle ne pourra cependant passer aux actes que lorsque les accords bilatéraux seront entrés en vigueur, soit au plus tôt le 1er janvier 2001. La compagnie Ferrovie Nord a reçu la licence du ministre italien des transports l'autorisant à opérer dans le secteur des transports combinés de marchandises. La Suisse reconnaît cette licence conformément à l'accord bilatéral sur les transports terrestres passé avec l'UE, a précisé Davide Demicheli, de l'Office fédéral des transports (OFT), à l'agence de presse sda. Elle ne peut cependant le faire avant l'entrée en vigueur de l'accord. Une attestation portant sur la sécurité devrait encore être délivrée par l'OFT, si tant est que les Ferrovie Nord remplissent les conditions de sécurité applicables en Suisse. Aucune demande n'a été présentée jusqu'ici, du fait que les accords bilatéraux n'entreront en vigueur que l'an prochain, a précisé Davide Demichelli. Ferrovie Nord entre en concurrence avec la division Cargo des CFF. Nous devons nous attendre à de tels projets; il y en a en gestation dans toute l'Europe, a relevé le porte-parole des CFF, Christian Kräuchi. Nous nous préparons à relever de tels défis. Ferrovie Nord gère un réseau ferroviaire important dans les environs de Milan. L'entreprise prévoit en outre, dans une seconde étape, de prolonger la liaison de fret privée de Bâle à Rotterdam.
27.6.00
Le conseil d'administration de AlpTransit Gothard SA analyse le potentiel d'économies réalisables, de l'ordre de 500 millions de francs, relevé dans le rapport Hayek sur les NLFA, qui a été rendu public. Les propositions présentées sont en cours d'examen pour déterminer de quelle manière elles pourront être concrétisées, indique la société AlpTransit Gothard SA. Des propositions seront soumises à l'administration fédérale et au Parlement après les vacances d'été. Il ressort de son communiqué que le potentiel d'optimisation indiqué dans le rapport Hayek est de l'ordre de 468 à 545 millions de francs. Il faut savoir que le volume de construction du tunnel de base du Gothard s'élève à 7,6 milliards de francs et qu'une marge de tolérance de plus ou moins dix pour cent est d'usage pour des projets de cette ampleur. Le rapport Hayek confirme par ailleurs que la structure, l'organisation et la gestion du projet sont adaptées au défi important que représente la réalisation des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA), est-il précisé dans le communiqué. La société AlpTransit se dit flattée de constater que l'étude Hayek atteste un haut degré de professionnalisme dans la gestion technique du projet. S'agissant de l'appel d'offres, lancé dans les délais prévus pour les premiers lots importants de travaux, d'un volume de près de 2,8 milliards de francs, le rapport relève que les documents répondent pleinement aux exigences tant techniques que commerciales.
28.6.00
La première année de la société Aare Seeland mobil SA après la fusion des entreprises OSST, soit du Chemin de fer Bienne- Täuffelen- Ins (BTI), du service de bus de l'Oberaargau (OAK), des transports régionaux de l'Oberaargau (RVO) et du Chemin de fer Soleure- Niederbipp (SNB), peut être considérée comme réussie: les comptes annuels bouclent par un bénéfice de 77'917 francs. Le taux de remplissage des trains et des bus s'est accru globalement (jusqu'à 9 pour cent). Les recettes du transport des voyageurs ont augmenté de 3,3 pour cent par rapport à celles de l'année précédente. L'évolution enregistrée dans le secteur du tourisme et des voyages de loisirs est impressionnante: + 41 pour cent.
28.6.00
Dès le samedi 1er juillet 2000, un système de bus à la demande répondant à l'appellation de PubliCar sera testé dans les rues de Gland et de Vich. Durant les vacances scolaires et tous les samedis jusqu'à la fin de l'année, un bus de 14 places sera à la disposition des habitants des deux localités pour tout déplacement à l'intérieur de leur cité. Sans contraintes d'horaire, le système PubliCar offre plus de liberté. Avec la prise en charge à domicile et l'arrêt à l'endroit désiré, il évite les déplacements jusqu'à l'arrêt du bus. Le système de réservation téléphonique est simple, gratuit et sûr. De plus, PubliCar rend possible tout déplacement entre des lieux qui n'étaient pas reliés précédemment par la ligne de bus existante. Il permet également d'assurer les correspondances avec les autres transports publics (train, car postal), formant ainsi une chaîne de transport continue.
28.6.00
Le Conseil fédéral a libéré 9,7 milliards de francs au titre des NLFA, sur un total de 12,6 milliards francs. Les 2,9 milliards de francs restants demeurent bloqués. Les crédits libérés sont affectés à la construction du tunnel de base du Lötschberg et du Gothard, des aménagements dans la région de Surselva, de l'ouvrage de raccordement souterrain de Nidelbad (tunnel du Zimmerberg) et aux aménagements urgents de la ligne St-Gall- Arth-Goldau. Quant aux crédits bloqués, ils sont destinés à la deuxième étape de la construction (dès 2006), qui comprendra le tunnel du Zimmerberg, le tunnel de base du Monte-Ceneri et certains aménagements des lignes d'accès.
28.6.00
ADtranz a présenté le train pendulaire "Regio-Swinger" lors d'une course de démonstration effectuée en Autriche, en Slovénie et en Croatie. Ce train, dont les Chemins de fer allemands SA ont commandé 154 exemplaires (type de construction 612), est mû par un système hydrodiesel. Il s'avère particulièrement adapté aux régions montagneuses de ces pays de l'Europe centrale et du sud-est en circulant à des vitesses plus élevées sur les lignes sinueuses tout en offrant un confort égal aux voyageurs. Autre avantage non négligeable: les lignes peuvent être parcourues à 160 km/h (max.) moyennant des investissements mineurs dans l'infrastructure. En présentant son nouveau produit aux représentants des sociétés nationales de chemin de fer lors d'une course de démonstration, ADtranz entend contribuer à la modernisation et au développement de l'infrastructure du chemin de fer. Il faut savoir que la palette de produits ADtranz ne se limite pas aux véhicules ferroviaires; la société propose des systèmes ferroviaires complets incluant conseils, service après-vente, formation et soutien en matière de financement.
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