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(Berne, 13.1.1997). Le Conseil fédéral présentera prochainement un programme de relance destiné à stimuler l'économie. Ce programme renferme, semble-t-il, des crédits d'investissement non épuisés ou bloqués. Une grande partie des cantons sera contrainte de participer à ces investissements en contribuant à leur financement. Ce qui, pour nombre d'entre eux, sera difficilement réalisable si l'on considère leur situation financière. Ils seraient en effet dans l'obligation d'emprunter de l'argent, d'où un nouvel accroissement de leur dette. La LITRA rappelle à cet effet que des crédits d'investissement peuvent être débloqués dans le domaine des transports publics, et en particulier dans le cas de Rail 2000 et des NLFA, sans que les cantons soient contraints de prendre une partie des coûts à leur charge. Il s'agit en l'occurrence de crédits d'investissement concernant des projets prêts à être réalisés et pour lesquels il suffirait d'accélérer la procédure d'autorisation de construire. Pour ce faire, des mesures internes devraient être prises à titre provisoire afin de pallier au manque d'effectifs dont souffre manifestement l'administration. Il ne fait pas de doute que de telles mesures seraient peu coûteuses.
Font notamment partie de ces oeuvres - dont seules les autorisations de construire font encore défaut - au niveau de Rail 2000 le tunnel de Vauderens (investissements de 100 millions de francs), les tronçons 2 et 3 Kirchberg-Roggwil (500 mio.) du nouveau tracé Mattstetten-Rothrist, la troisième voie Coppet-Genève (200 mio.) et la nouvelle ligne Zurich-Thalwil (500 mio.) Rien que ces projets réunissent une poussée d'investissements de 1,3 milliard de francs environ dans la branche du bâtiment qui se porte plutôt mal.
Par ailleurs, le message du Conseil fédéral relatif à la libéralisation totale du crédit de transition de 645 millions de francs, destiné à d'autres travaux préparatoires des Nouvelles Lignes Ferroviaires à travers les Alpes (NLFA), est actuellement entre les mains de la commission des transports consultative du Conseil national. L'été dernier, le conseiller national Duri Bezzola (PRD/GR) et 20 cosignataires ont déposé une motion visant également la libéralisation des fonds. Ils se soucient aussi du maintien et de la création de places de travail à l'aide des investissements qui, en fin de compte, ont été décidés par le peuple suisse (Rail 2000 en 1986 et les NLFA en 1992).
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