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(Berne, 10.9.97). En rapport avec le financement des NLFA, on a souvent craint que ce grand projet se réalise au détriment du trafic régional qu'il faudrait pourtant également encourager. Le Conseil fédéral l'a démenti à plusieurs reprises, déclarant qu'il s'acquitterait de ses engagements.
Maintenant, dans le cadre de l'assainissement du budget, on biffe 100 - 200 millions de francs aux CFF, et ceci précisément sur proposition du Conseil fédéral. De même, dans le cadre de l'assainissement du ménage fédéral (mesures d'économie), on annonce aujourd'hui que des charges de la Confédération doivent être transférées aux cantons. Il est prévu de les grever massivement et sans compensation directe et parallèle: leur contribution financière au trafic public régional passerait de 400 à 800 millions de francs (réduction du taux de contribution de la confédération à 50 pour-cent).
Si la coupe proposée par le Conseil fédéral est acceptée, les CFF devront renoncer à des investissements planifiés, prêts à la réalisation. C'est l'unique possibilité qui leur reste pour toucher aux objectifs d'épargne visés en 1998. L'intention de transférer des charges aux cantons ne permettrait pas d'écarter les craintes que la Confédération veut se soustraire à sa responsabilité dans le trafic public régional. Au contraire: les cantons pourraient se voir obligés de renoncer à des investissements au dam des clients ou encore être forcés de réduire l'offre existante. Somme toute, l'amélioration des offres régionales du trafic ferroviaire serait rendue plus difficile, voire impossible. Ceci se passe à une période où la même Confédération décide de lancer un programme d'encouragement à investir pour raviver l'économie. Les transports publics n'ont-ils plus d'importance pour elle? Le trafic public doit-il successivement être restreint au lieu d'être encouragé?
Le Service d'information pour les transports publics LITRA attend de la Confédération qu'elle tienne ses promesses. Le train de mesures économiques 1998 et les assainissements subséquents ne doivent en aucun cas démanteler un système de transports publics attrayant et performant qui profite à toute la population de notre pays. Une politique en zigzag de la Confédération pourrait mettre en danger les votations imminentes sur le financement des transports publics et ainsi les NLFA, indispensables à la Suisse pour assumer ses obligations internationales.
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