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(Berne, 18.3.98). La Taxe de transit de 330 francs proposée par le Conseil fédéral à l'UE constitue de l'avis de la LITRA, le service d'information pour les transports publics, le minimum absolut permettant de conclure un accord bilatéral. Le Conseil fédéral doit maintenant rester ferme. Il n'est plus question de continuer à faire des concessions. Une taxe de transit de moins de 330 francs conduit à l'effondrement de toute la politique suisse des transports en mettant en péril la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) ainsi que la construction des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes au Gothard et au Lötschberg, synonyme de délestage des routes. Elle compromet également la construction de Rail 2000 et des raccordements au réseau européen des trains à grande vitesse ainsi que la mise en oeuvre des mesures contre le bruit. Enfin, elle réduit à zéro les chances d'une acceptation des accords bilatéraux par le peuple suisse.
En cas d'échec des accords bilatéraux, la seule solution ne peut consister qu'à faire cavalier seul en introduisant und RPLP de manière autonome et en maintenant la limite des 28 tonnes. Tant il est vrai qu'une adhésion à l'UE ne permettrait pas d'obtenir un meilleur résulat par la négociation.
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