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(5.12.97). S'il est encore intéressé à gagner le peuple à sa cause en ce qui concerne son propre projet de nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (variante en réseau), le Conseil fédéral se doit d'intervenir pour que les mesures d'économie supplémentaires dont on a pu prendre connaissance aujourd'hui, soient mises en veilleuse au plus vite. Celles-ci entraîneraient en effet la suppression complète ou partielle de l'offre de transports publics régionaux dans une grande partie de notre pays. Il serait dès lors difficile d'obtenir l'aval du peuple en matière de financement des grands projets, tel celui des NLFA, une fois les répercussions de ces mesures connues.
Comme le relève aujourd'hui la LITRA dans son communiqué se rapportant aux premières discussions concernant les mesures d'économie du Conseil fédéral, les cantons sont disposés à se mettre à la table des négociations pour débattre d'économies réalisables dans les transports publics régionaux, à concurrence de 150 millions de francs au maximum. Ils ont assuré leur concours au Conseil fédéral et ont sollicité un entretien afin de connaître les tenants et les aboutissants de la question. Un certain nombre de cantons et d'entreprises de transports publics estiment que les mesures d'économie proposées entraînent à elles seules une réduction pouvant aller jusqu'à 30 pour cent du nombre de trains et de bus en trafic régional.
Il va sans dire que si le montant des économies devait passer de 150 à 260 millions de francs conformément au souhait du Conseil fédéral (en plus des mesures d'économies concernant les CFF de 200 millions de francs), il deviendrait pour le moins aléatoire de parler de cohérence en matière de politique des transports. Désorganisation et démantèlement des transports régionaux seraient alors les termes idoines.
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