37 fois par an en train !
litra. Il ressort de la nouvelle statistique de l’UIC que, en moyenne, chaque habitant de notre pays a emprunté le train 37 fois durant l’année 2003. Nulle part en Europe le train n’est autant prisé. Ce record est dû à l’attractivité des horaires des entreprises de transport 0et au confort des installations et du matériel roulant. Par rapport au monde entier, seul le Japon devance à nouveau la Suisse avec une moyenne annuelle de 68 voyages par habitant. Pour ce qui est des kilomètres parcourus par habitant et par an, la Suisse figure également en deuxième place avec 1751 kilomètres. Le Japon est en tête avec 1891 kilomètres. Dans la synthèse de la statistique des transports ferroviaires publiée par l’Union internationale des chemins de fer (UIC) la Suisse, avec 37 voyages par an et par habitant, précède de loin le Danemark et le Luxembourg (27 voyages par habitant et par an), l’Autriche (23) et l’Allemagne (20). Des pays européens, la Serbie et Monténégro, la Moldova, la Turquie, la Grèce et l’Albanie ne totalisent qu’un seul voyage par habitant et par an. La lanterne rouge est attribuée à la Bosnie et Herzégovine, avec moins d’un voyage par an.
Le palmarès européen des kilomètres parcourus annuellement par habitant et par an se présente comme suit: Suisse 1751 km; Belarus/Biélorussie 1344 km; France 1203 km; Ukraine 1100 km; Russie 1080 km; Autriche 1008 km. La Bosnie et Herzégovine ferme à nouveau la marche avec 14 kilomètres seulement par habitant et par an.
Le calcul des voyages et des kilomètres-voyageurs ne tient compte que des compagnies qui sont membres de l’UIC. Il s’agit généralement des réseaux nationaux ou appartenant à l’Etat. En ce qui concerne la Suisse, les Chemins de fer fédéraux (CFF), la compagnie du chemin de fer du Lötschberg (BLS) et Cisalpino SA font partie de cette association internationale. Toutes les autres compagnies ferroviaires suisses (chemins de fer privés, tramways urbains et installations à câble) ne sont donc pas intégrées dans la statistique UIC. Par ailleurs, les chiffres 2003 fournis par les CFF sont fondés pour la première fois sur de nouvelles données statistiques, ce qui rend une comparaison avec l’année précédente impossible. Le bilan très favorable de la Suisse est dû aussi aux nombreux touristes étrangers qui utilisent nos chemins de fer durant leur séjour chez nous.
Il est important de maintenir le niveau très élevé de la qualité et de l’attractivité des transports publics suisses. Tous les participants au trafic y trouvent leur compte, y compris les automobilistes (routes moins engorgées, diminution des embouteillages). La réduction des nuisances atmosphériques permet de ménager l’environnement. La mobilité à laquelle aspirent tous les citoyens peut ainsi croître, de même que la sécurité. Si la qualité et l’efficacité des transports publics ont atteint un tel niveau, c’est grâce notamment au fait que les entreprises de chemins de fer opèrent en mode intégré. C’est-à-dire que les secteurs du transport et celui de l’infrastructure n’ont pas été séparés juridiquement. Relevant d’une seule direction d’entreprise, ils le sont uniquement au plan organisationnel. Comme l’a démontré à l’envi l’état du réseau ferroviaire au Royaume Uni, la séparation juridique du secteur du transport de celui de l’infrastructure, qui sont gérées ainsi par deux entités séparées et indépendantes, conduit à un affaiblissement de la position des chemins de fer. Par conséquent, les coûts augmentent, le nombre des usagers stagne ou diminue et la sécurité se dégrade.
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