Le contre-projet à l'initiative avanti
(Berne, 8.2.04). Avec le refus du contre-projet à l’initiative Avanti, nos villes et nos agglomérations, où 70 pour cent de la population réside, voient s’envoler une chance rare. Le trafic d’agglomération constituait une partie importante de la contre-proposition, au demeurant très équilibrée. En disant non au contre-projet à l’initiative, le peuple et les cantons ont également dit non à l’amélioration du trafic d’agglomération. Ce genre de trafic continuera à ne pas faire partie des tâches incombant à la Confédération et, de ce fait, le financement de ses infrastructures sera comme jusqu’ici insuffisant et aléatoire. D’autres propositions de financement des infrastructures du trafic d’agglomération suffisamment assises du point de vue politique n’existent pas. Le résultat de cette situation est que les villes et les agglomérations sont livrées à nouveau à elles-mêmes pour rechercher des solutions aux gros problèmes de trafic dont elles souffrent, que les embouteillages quotidiens se multiplieront et que le risque de paralysie totale du trafic les menacera de plus en plus.
La nouvelle péréquation financière (NPF) qui sera soumise au scrutin populaire cet automne n’apportera pas non plus un allègement. Elle propose, elle aussi, un article constitutionnel instituant le principe d’un cofinancement du trafic d’agglomération par la Confédération. Cette base s’avère toutefois absolument insuffisante dès lors qu’il s’agira de prendre des mesures efficaces. Cet article n’est pas non plus en mesure de jeter les bases d’un financement susceptible de convaincre une majorité politique. La NPF est, par ailleurs, combattue en partie par les mêmes cercles que ceux qui sont responsables du rejet de la contre-proposition à l’initiative Avanti, pourtant équilibrée et répondant aux besoins des deux modes de transport. Ces mêmes cercles veulent aussi promouvoir les transports publics dans les agglomérations à l’aide d’une majoration des prix de l’essence, une idée que ni le Parlement, ni le peuple et les cantons ne voudront soutenir.
Sources d’informations de la part - de la DTAP et de la CTP: George Ganz, Zurich, tél. 079/207 91 29 - de la LITRA: Ursula Haller, membre du comité de LITRA, membre du conseil communal de la ville de Thoune, membre du conseil national, tél. 079/330 72 60 Tony Lüchinger, directeur de LITRA, tél. 031/328 32 34 ou 079/378 72 41
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