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Mars 2000

1.3.00
Une première étape du chantier du nouveau tunnel de base au Gothard est achevée: la galerie verticale de 800 mètres de profondeur, forée à Sedrun, est opérationnelle. Le chantier est préparé au pied du puits en vue de la poursuite du forage. Ce point d'attaque à Sedrun permet de réduire de cinq ans la durée du percement du tunnel de base à travers le massif du Gothard, sur une longueur de 57 kilomètres. Le forage proprement dit du puits a commencé il y a à peine 13 mois. Les travaux préparatoires avaient duré deux ans. Le pied du puits se trouve au niveau du tunnel de base. Le communiqué de presse précise que le percement de trois cavernes de grande dimension constitue la prochaine étape de construction. Le percement des deux galeries du tunnel de base commencera en automne 2002. Les coûts de construction du point d'attaque de Sedrun s'élèvent à 56 millions de francs. Le plus long tunnel ferroviaire au monde, le tunnel de base, à double voie, du Gothard devrait être mis en service en 2011/2012.

2.3.00
Le percement du "Chienberg" va commencer pour permettre le contournement de Sissach (BL). Le tronçon de 564 mètres situé à l'ouest, creusé à ciel ouvert, est terminé. Le tunnel de 1,73 kilomètre doit être foré à l'explosif dans une roche difficile à certains endroits. Son ouverture est prévue à la fin 2004. La localité de Sissach bénéficiera d'une réduction respective de 85 et 90 pour cent du trafic automobile et poids lourds grâce au contournement réalisé sur une longueur de 3,3 kilomètres. 20 000 voitures traversent en moyenne journalière le centre de la localité. Le percement du tunnel est réalisé à partir de l'ouest. Une méthode de construction particulière est utilisée sur les 196 premiers mètres: des parois latérales sont bétonnées jusqu'à la profondeur voulue et servent de piliers à une dalle de béton au-dessous de laquelle le tunnel proprement dit est creusé et les parois définitives sont construites. Les coûts s'élèvent actuellement à près de 10 millions de francs ou cinq pour cent en-dessus du budget. De l'argent frais est actuellement nécessaire pour l'acquisition de terrains essentiellement; les terrains et les bâtiments seront revendus au terme des travaux. Le montant qui résultera de l'opération est encore inconnu. Le crédit de 179 millions de francs accordé par le Grand Conseil a passé à près de 200 millions, renchérissement compris. La Confédération prend 62 pour cent à sa charge.

2.3.00
Le personnel des Chemins de fer fédéraux sera soumis à un nouveau droit du travail. Une convention collective de travail (CCT) remplacera les dispositions basées sur le statut des fonctionnaires à partir du 1er janvier 2001. Le conseil d'administration des CFF et les syndicats - sous forme d'une votation générale - sont appelés à l'approuver. Pour la première fois dans l'histoire des CFF, les dispositions régissant le droit du travail sont ancrées dans une convention qui doit être signée par les partenaires sociaux. La convention introduit bon nombre de nouveautés dans les secteurs de la durée du travail, de la participation dans l'entreprise, du système salarial, de la garantie de l'emploi. Les partenaires sociaux se sont entendus en avril 1999 pour réduire la durée du travail hebdomadaire à 39 heures et introduire parallèlement de nouveaux modèles de travail plus souples. La CCT constitue un cadre à l'intérieur duquel les différents secteurs d'activité peuvent développer et mettre en pratique des modèles de travail convenant à leurs besoins. Les différents aspects seront moins réglementés qu'aujourd'hui. Le personnel aura en revanche droit à la parole au travers de la participation dans l'entreprise. Le cahier des charges des quatre commissions du personnel qui devront être nommées comprend en particulier les secteurs de la durée du travail, de l'égalité, de la santé, de la sécurité à la place de travail, ainsi que du développement des différentes professions. S'agissant du système salarial, il sera tenu compte des prestations fournies par la collaboratrice et par le collaborateur. La part liée au mérite n'excèdera pas 8 pour cent pour plus de 90 pour cent du personnel. Le taux s'élève successivement à 23 pour cent pour les cadres moyens et pour les cadres supérieurs assujettis à la convention. Les collaboratrices et les collaborateurs qui perdent leur emploi à la suite de restructurations bénéficient d'une formation interne leur donnant les qualifications nécessaires pour reprendre d'autres tâches au sein de l'entreprise ou dans une autre entreprise. Les associations du personnel s'engagent en contrepartie à accompagner le processus de changements dans un esprit positif. La CCT destinée aux quelque 3 700 collaboratrices et collaborateurs qui devraient être repris par la filiale CFF Cargo SA, le 1er janvier 2001, en corrélation avec la mise en place de la coentreprise CFF-FS pour le transport du fret, est en grande partie également négociée. Les deux conventions ne se différencieront pour l'essentiel que sur des questions qui résultent du fait que la base légale n'est pas la même (Code des obligations au lieu de la loi sur les CFF/statut des fonctionnaires).

2.3.00
La planification d'un point d'arrêt du RER au Wankdorf à Berne est à nouveau d'actualité. Le coût du projet ne s'élève plus qu'à 30 millions de francs, selon toute vraisemblance, au lieu des 100 à 250 millions prévus initialement. Ce, en raison du fait qu'il peut être renoncé à des ouvrages d'art onéreux. L'estimation des coûts des points d'arrêt Wankdorf-Süd et Wankdorf- Nord planifiés pour le RER ressort d'une nouvelle simulation de l'horaire, opérée par les CFF. Celle-ci est basée sur les futurs mouvements de trains, compte tenu de Rail 2000 et des NLFA. Les CFF sont partis initialement du fait que seule la construction de sauts-de-mouton permettrait de résoudre la question des croisements supplémentaires résultant de Rail 2000, des NLFA et des points d'arrêt du RER bernois sur les tronçons situés dans le triangle du Wankdorf. Les sauts-de-mouton constituent des passages d'une voie ferrée au-dessus d'une autre, pour éviter les croisements. La simulation, à la seconde près, des passages des trains sur ces tronçons a montré que ces ouvrages d'art onéreux sont superflus. Le volume de trafic pourra être absorbé en installant de nouveaux signaux et de nouveaux aiguillages.

3.3.00
Le futur nombre limite de mouvements d'avion à l'aéroport régional de Samedan (GR) est de l'ordre de 25 000. Cette limite découle de l'ordonnance sur la protection contre le bruit. C'est une étude des exploitants de l'aéroport qui le révèle. Cela équivaut à un accroissement maximal de 25 pour cent des mouvements. Aucune extension de l'aéroport n'est prévue pour l'instant. Seul l'assainissement de la piste, indispensable, sera réalisé. De nouveaux investissements ne seront opérés que lorsque les fonds nécessaires seront réunis. La concession d'exploitation arrive à échéance l'an prochain. La demande de renouvellement de la concession sera présentée à la Confédération au cours de l'été.

3.3.00
Les 75 trams Cobra des Transports urbains de Zurich (VBZ), commandés au consortium ADtranz/Fiat SIG, seront fabriqués en Suisse. Les six premières unités seront encore produites dans les ateliers de Pratteln. Cela signifie que 25 collaborateurs de ADtranz conserveront leur emploi à Pratteln jusqu'en été 2001. ADtranz entend passer commande des 69 autres unités à une entreprise suisse, à une date ultérieure. Ce qui permet à un possible repreneur de faire des offres pour le montage et pour la fourniture d'éléments destinés à la construction des trams. ADtranz indique dans son communiqué qu'elle accorderait la priorité à un repreneur.

6.3.00
La commission de la concurrence (Comco) donne son feu vert à la création d'une filiale commune "avec." des CFF, de la Migros et de Kiosk SA. Le porte-parole de la commission, Patrick Ducrey, a déclaré "qu'il n'y avait pas d'analyse détaillée quant à la position sur le marché". Le porte-parole des CFF, Christian Kräuchi, a précisé, en se référant au feu vert donné par la Comco et à la publication de la commission "Le droit et la politique", que la nouvelle filiale avec. pouvait être créée ce mois encore. La création de la filiale avec., annoncée en avril 1999, avait conduit à une annonce de routine à la Comco. L'examen préliminaire opéré n'a livré aucun indice quant à une possible position dominante sur le marché de la société commune exploitant des magasins dans les gares, de sorte que la Comco a renoncé à un examen plus approfondi, a déclaré Patrick Ducrey. L'objectif des partenaires, qui participent chacun à raison d'un tiers au capital-actions de 6 millions de francs de la société, est de monter une chaîne de petits magasins dans au moins 50 gares jusqu'en 2003. Les CFF louent les locaux à l'état brut à avec. Celle-ci s'occupe des finitions et des aménagements et remet les magasins en franchising à des gérants indépendants. Les magasins sont ouverts toute l'année, de 6 heures du matin à 8 heures le soir et proposent des billets de train, des denrées alimentaires, des boissons et des articles vendus dans les kiosques. La Migros tablait lors du lancement des trois premiers magasins, à titre d'essai, sur un chiffre d'affaires annuel de un à deux millions de francs par magasin. Le "oui" du point de vue de la politique en matière de concurrence n'est pas une réponse aux critiques lancées par le petit commerce et par le syndicat du personnel des transports, a déclaré Patrick Ducrey. L'Association suisse des patrons boulangers-patissiers et le syndicat du personnel des transports (SEV) avaient réagi négativement suite à l'annonce de la création de la filiale avec. Les boulangers craignent que les directives régissant les heures de travail soient détournées. Le SEV considère que le projet est innovant. Le système du franchising le gêne cependant. Il exige une convention collective (CCT) pour le personnel de la société avec.

6.3.00
Les autorités fédérales ont bon espoir que la perception de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) pourra être introduite le 1er janvier 2001, en même temps que l'accord sur les transports terrestres conclu dans le cadre des accords bilatéraux avec l'UE, et, partant, que le financement des NLFA pourra être opéré comme prévu. Le Conseil fédéral a, à cette fin, approuvé aujourd'hui l'ordonnance définitive sur la RPLP qui prendra effet au début de l'an prochain. L'ordonnance règle la mise en œuvre de la loi sur la RPLP, elle fixe les bases de mesure et cite les quelques exceptions et solutions particulières retenues. Elle remplace également les dispositions transitoires sur le montage des appareils de mesure, publiées en novembre. La RPLP s'élève à 2,0, 1,68 ou 1,42 centimes par kilomètre parcouru et par tonne en fonction des émissions produites par le véhicule de traction. Elle est perçue selon le poids maximal admis, inscrit dans le permis de circulation du véhicule, sur les véhicules suisses et étrangers de plus de 3,5 tonnes équipés pour le transport des marchandises. La Confédération remet l'appareil de mesure électronique, d'une valeur de 1300 francs, gratuitement aux camionneurs jusqu'en 2004, en conformité à la décision prise par le Parlement en décembre dernier. Les coûts de montage des appareils sur les quelque 50 000 véhicules suisses, de l'ordre de 500 francs par appareil, sont par contre à la charge des camionneurs. Le délai de montage dans un des ateliers habilités à effectuer ce travail échoit à la fin de l'année. Les véhicules non équipés de l'appareil de mesure seront retirés de la circulation à partir du mois de janvier 2001. Le montage des appareils de mesure sur les véhicules immatriculés à l'étranger est facultatif et implique de la part de son détenteur un compte auprès de la direction des douanes suisses et le dépôt d'une caution pour la couverture d'éventuels arriérés en matière de redevances. S'agissant du transport de personnes en cars privés, la taxe forfaitaire continue d'être perçue. Certains véhicules sont exonérés du paiement de la redevance. Il s'agit des véhicules militaires, de police et des pompiers, des ambulances, des véhicules des transports publics utilisés sur des lignes exploitées régulièrement, des véhicules agricoles, des véhicules des moniteurs auto-école, des véhicules anciens (oldtimer), des diables à moteur et des tracteurs, ainsi que des véhicules des cirques et des forains. Des réglementations particulières sont appliquées aux transports de bois, de lait non emballé et du bétail. Aucune concession n'a été faite pour les transports en aval et en amont du trafic combiné non accompagné. Le principe est appliqué selon lequel seules les unités de chargement qui passent de la route au rail ou inversement sont exonérées du paiement de la redevance. C'est ainsi que la redevance entière est due pour tous les envois cargo domicile qui ne passent pas d'un mode de transport à l'autre, pour les transports de ciment, de carburant et de voitures opérés sur un seul mode de transport, ainsi que pour les envois postaux. La perception de la redevance et l'application de l'ordonnance incombe à l'administration des douanes, sauf pour les véhicules taxés forfaitairement et pour certains secteurs bien précis de la RPLP pour lesquels les cantons sont compétents.

7.3.00
La population du canton d'Uri continue de lutter en faveur du tracé NLFA en tunnel. L'alliance "pour un tracé NLFA dans la montagne" a remis aujourd'hui une résolution portant 9000 signatures au Conseil fédéral. Les représentants de l'alliance ont déclaré que la résolution était soutenue par un quart de la population uranaise, par le Conseil d'Etat, par les présidents de tous les partis, par différentes communes concernées et par des politiciens de tous les partis. Vingt enfants représentant chacun une des communes uranaises concernée ont remis les listes de signatures à la Chancellerie fédérale. La résolution requiert du Conseil fédéral qu'il opte en faveur de la variante en tunnel pour la ligne d'accès conduisant au tunnel de base des NLFA. L'alliance estime qu'en prenant cette décision le Conseil fédéral ferait preuve de sagesse politique. Les CFF, Alp Transit Gothard SA et l'Office fédéral des transports (OFT) donnent la préférence au tracé empruntant la vallée pour des raisons techniques et d'exploitation. A noter que la vallée présente une forte densité de population et est déjà coupée en deux par plusieurs modes de transport. Le Conseil fédéral prendra sa décision dans le cadre du plan NLFA portant sur la ligne d'accès.

8.3.00
La société DB Cargo SA n'existera probablement plus que sur le papier à l'avenir. Le PDG des Chemins de fer allemands (DB, Deutsche Bahn), Hartmut Mehdorn, a en effet lancé un projet de développement des structures de gestion WFS (Weiterentwicklung der Führungsstruktur) au début de l'année. Ce projet, qui va commencer à prendre forme en avril, prévoit que toutes les activités du fret seront réunies en une seule entité. Les différentes sociétés du secteur du transport des marchandises, telles la TFGI (Transfracht International) et la BTT (Bahn Tank Transport), sont supprimées. Leur activité est intégrée dans le secteur du fret de l'entreprise ferroviaire. Seule la filiale NCS (Nuklear Cargo Service), spécialisée dans le transport d'éléments radioactifs, semble devoir rester une S.à.r.l. Le conseil d'administration a approuvé le projet le 1er mars déjà. La DB Cargo SA continuerait d'exister comme raison sociale couvrant tout le secteur d'activité du fret ferroviaire, mais ne serait pas utilisée. Le même sort menace également les autres sociétés de gestion, telles les sociétés DB Netz (Réseau d'infrastructures), DB Reise und Touristik (Voyageurs et du tourisme), DB Regio (Transports régionaux), DB Station und Service (Gares et services). La direction de la DB SA sera désormais composée du PDG et d'un membre pour chacun des secteurs d'activité Marketing, Finances/Controlling, Technologie, Personnel, Voyageurs, Fret, Gares voyageurs/Immobilier et l'Infrastructure. Les membres de la direction du groupe DB pour le controlling, le marketing et la vente et le personnel répondent de toutes les activités concernant leur ressort, indépendamment du secteur d'activité concerné. C'est ainsi que le membre de la direction responsable du controlling répondra de toutes les tâches relevant du controlling aussi bien dans le secteur du fret que dans les autres secteurs de l'entreprise. Les responsables de la direction des sociétés de gestion continueront de faire partie de la direction de la DB. La DB comprend, outre les secteurs de l'entreprise responsables des voyageurs, du fret, des gares voyageurs, de l'infrastructure et du domaine immobilier, le secteur des participations. Y sont regroupées les sociétés telles que DB Fuhrpark Service, MannesmannArcor, DE Consult et Scandlines. Cette réorganisation est justifiée par la menace d'une glissade dans les chiffres rouges.

9.3.00
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a signé, aujourd'hui, le protocole bâlois portant sur la responsabilité internationale lors de transports de déchets spéciaux. Le protocole définit une responsabilité sans lacunes lors de transports transfrontaliers et constitue une véritable percée en matière de sécurité dans le domaine de l'élimination des déchets spéciaux dans le monde entier. 115 Etats l'ont signé en décembre 1999, à l'occasion de la Conférence bâloise sur les déchets spéciaux. Des normes internationales en matière de sécurité sont ainsi ancrées pour la première fois dans un important accord international sur l'environnement.

9.3.00
La fermeture des usines ADtranz à Zurich Oerlikon et à Pratteln BL a fait aujourd'hui l'objet de discussions à différents échelons. Les chances d'une nouvelle entreprise de pouvoir sauvegarder des emplois sont considérées comme réelles après quatre mois de travaux préparatoires. Le responsable de l'équipe chargée de ces travaux, Stephan Wettstein, a déclaré en conférence de presse à Zurich que la société susceptible de reprendre les usines prenait forme. L'épuipe, les autorités et les syndicats ont présenté un bilan intermédiaire après quatre mois de travaux. Le comité d'organisation des employés d'ADtranz Suisse, qui a mis sur pied les manifestations liées à l'annonce de la fermeture des usines ADtranz de Zurich Oerlikon et de Pratteln BL au cours de ces quatre derniers mois, a été dissous dans l'intervalle. Le groupe Stadler a annoncé la reprise de certaines activités d'ADtranz le même jour. Le bilan intermédiaire dressé par l'équipe mise en place, par les autorités et par les syndicats montre que le concept visant à la reprise d'une partie des activités d'ADtranz pourra être présenté à la direction du groupe ADtranz, à Berlin, à fin mars. Le directeur de l'Economie zurichoise, Ruedi Jeker, a déclaré que le résultat des travaux ne correspond pas aux attentes initiales dans la mesure où les emplois touchés par les restructurations opérées dans l'industrie du matériel roulant ne pourront pas tous être sauvegardés. Des changements sont toutefois enregistrés à ADtranz dans un tout autre registre. C'est ainsi que le groupe Stadler, dont le siège est à Bussnang TG, reprend l'ingénierie dans le secteur électrique, ainsi que le prémontage et le montage final des séries de véhicules ferroviaires de petite et de moyenne importance qu'ADtranz opérait jusqu'ici à Oerlikon. Il est précisé que les deux entreprises collaborent depuis longtemps. C'est ainsi que Stadler a repris l'an dernier l'usine qu'ADtranz exploitait à Berlin-Pankow. Stadler communique en outre que les discussions menées entre ADtranz et Stadler au sujet de la reprise de la commande passée à ADtranz pour le tram zurichois Cobra sont interrompues jusqu'à ce que la situation se soit décantée en ce qui concerne les usines Adtranz.

9.3.00
La société d'exploitation du tunnel du Mont-Blanc communique que le tunnel, qui relie la France à l'Italie, devrait être remis en service en mars 2001. Les travaux de remise en état ont commencé du côté italien du tunnel. Ils comprennent également une amélioration de la ventilation et le doublement du nombre de niches de sécurité. Les principaux travaux ne peuvent toutefois être engagés qu'une fois l'accident reconstitué. Il faut rappeler que le tunnel a été fermé à la suite d'un grave incendie survenu le 24 mars de l'an dernier, au cours duquel 39 personnes ont perdu la vie dans les flammes.

10.3.00
L'autoroute doit davantage être utilisée pour accéder à l'aéroport de Berne-Belp. Pour y parvenir, la véritable route d'accès est reconstruite à partir du giratoire du Linden, à l'entrée sud de la localité de Belp, pour un montant de 12,5 millions de francs. Le secrétaire général de la direction des travaux, des transports et de l'énergie, Beat Schwabe, a précisé lors de la présentation du projet remanié que cette solution visait précisément à canaliser les flux de trafic directement de l'autoroute à l'aéroport en évitant le plus possible les quartiers d'habitation et les écoles.

10.3.00
Le premier coup de pioche symbolique donné quelque cinq ans après la votation populaire a marqué le début officiel des travaux d'agrandissement de l'aéroport de Zurich. Ces travaux dureront jusqu'en 2005. Leur coût est estimé à 2,3 milliards de francs. Un nouveau dock pouvant réceptionner 27 avions forme le coeur du projet. Prévu dans le triangle constitué par les trois pistes et relié à l'aéroport actuel par un passage souterrain, il devrait pouvoir être mis en service à fin 2002. S'y ajoutent des salles d'attente supplémentaires, l'agrandissement et la construction de parkings, l'agrandissement du hall de la gare et la construction d'un nouveau terminal ferroviaire. Le nombre de mouvements d'avion devrait passer de 270'000 à 320'000 selon les prévisions. L'aéroport de Zurich-Kloten a accru régulièrement le nombre de ses passagers ces dernières années, au point d'atteindre la limite de ses capacités. Près de 21 millions de passagers y ont en effet été enregistrés en 1999. L'aéroport table sur plus de 30 millions de passagers d'ici l'an 2010. La Confédération a octroyé la concession pour l'agrandissement en novembre dernier, au terme d'une longue bataille juridique. Le Tribunal fédéral a finalement donné son feu vert en janvier. Ce qui enlève tout effet suspensif aux recours déposés par les communes avoisinantes et par les organisations de protection de l'environnement contre la concession accordée par le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) pour la 5e étape d'agrandissement. La plus haute instance n'a toutefois pas encore statué sur les recours proprement dits. Les tribunaux se sont occupés à plusieurs reprises dans le passé de cet ambitieux projet d'agrandissement, les riverains de l'aéroport et les organisations de protection de l'environnement ayant en particulier invoqué que le gouvernement avait induit la population en erreur en jouant avec des cartes truquées et en ne l'informant pas sur le véritable volume du développement du trafic aérien.

12.3.00
Le trafic routier motorisé ne sera pas réduit de moitié. Le souverain a en effet rejeté massivement l'initiative lancée par l'alliance gauche-verts. Les auteurs de l'initiative se disent "très déçus", alors que leurs adversaires voient dans le résultat un soutien à leur projet d'élargir l'A1. La Confédération, les cantons et les communes se seraient vus contraints de réduire le trafic routier motorisé de moitié en l'espace de dix ans si l'initiative avait été acceptée. Ils n'auront pas à le faire. 1 530 233 citoyennes et citoyens (78,5 pour cent des votants) et l'ensemble des cantons ont rejeté l'initiative. Seuls 417 776 (21,5 pour cent) l'ont acceptée. C'est en Suisse romande que l'initiative a été balayée le plus massivement. En Valais, par 90,0 pour cent des votants, au Jura, par 86 pour cent et dans le canton de Fribourg par 85,5 pour cent. Le canton de Schwyz a également enregistré un taux d'opposants très élevé (86,0 pour cent). L'initiative a bénéficié du plus fort soutien à Bâle-Ville (66,1 pour cent). Ce canton est le seul à avoir enregistré un taux d'opposants inférieur à 75 pour cent. Suivent le canton de Zurich ( 73,3 pour cent) et celui de Genève - l'exception en Suisse romande en recensant 75,4 pour cent. De l'avis du conseiller fédéral Moritz Leuenberger, il n'a pas fait l'ombre d'un doute que l'initiative pour la réduction de moitié du trafic serait rejetée, la voie constitutionnelle n'étant pas adéquate pour réfréner l'envie de mobilité de l'individu. Le Conseil fédéral entend continuer de lutter résolument contre les effets nuisibles du trafic, au travers de sa politique des transports. Le comité de l'initiative "Actif trafiC" tablait sur une répétition du résultat surprise de l'initiative des Alpes et non sur un rejet aussi massif. Il se reproche de n'être pas parvenu à convaincre la population du fait que la mobilité n'aurait pas été réduite en diminuant le trafic automobile de moitié. La satisfaction est par contre générale dans les rangs des associations économiques. Le porte-parole du comité d'opposition, Pierre Triponez, de l'Union suisse des arts et métiers, considère le rejet des plans irréalistes et visionnaires lancés sur la comète en matière de politique des transports comme une cinglante défaite pour leurs auteurs et comme un signe d'aller de l'avant pour éliminer les goulets d'étranglement actuels. De l'avis de Pierre Triponez, le résultat du vote renforce l'idée défendue par les auteurs de l'initiative "avanti" qui vise à augmenter la capacité de l'A1 entre Genève et Lausanne et entre Berne et Zurich, et à construire une deuxième galerie au tunnel routier du Gothard. Les associations des automobilistes et les représentants de la branche automobile considèrent pour leur part que le résultat sans appel du vote est l'expression de la volonté du peuple de pouvoir continuer à choisir librement son moyen de transport et à se déplacer sans contraintes.

13.3.00
La communauté tarifaire BäreAbi est étendue à l'Emmental à compter du changement d'horaire du 28 mai 2000. 55 communes de l'Emmental seront ainsi mieux intégrées dans l'offre des transports publics de l'agglomération bernoise. L'Office d’information du canton de Berne communique en effet que 55 communes de l'Emmental feront nouvellement partie du rayon de la communauté tarifaire BäreAbi. Plusieurs entreprises de transport de l'Emmental proposeront désormais en commun des abonnements de même type basés sur un système tarifaire simple. Viennent s'ajouter aux dix entreprises de transport participant actuellement à la communauté, soit les entreprises SVB, CFF, BLS, Car postal, RM, STB, GB, DMB, AMP et GFM, les sociétés AOE Autoverkehr Oberemmental, OZG Busbetrieb Oberthal-Zäziwil-Grosshöchstetten et STI Transports urbains. Il est précisé que le lancement sur le marché de l'abonnement BäreAbi dans l'Emmental entraîne inévitablement des changements de prix. C'est ainsi que des augmentations de prix sont enregistrées sur certains tronçons, alors que des baisses le sont sur d'autres. Quoi qu'il en soit, l'introduction de l'abonnement BäreAbi permet d'harmoniser les prix de transport.

14.3.00
Le projet visant à une meilleure protection de la population contre le bruit des trains a franchi tous les obstacles au Parlement. Le Conseil national a en effet éliminé la dernière divergence, de sorte que le projet, pour lequel une enveloppe de 1,85 milliard de francs est réservée, peut être réalisé. L'arrêté fédéral sur l'assainissement des chemins de fer contre le bruit prévoit qu'au moins les deux tiers de la population vivant aux abords des lignes de chemin de fer profiteront des mesures de réduction du bruit d'ici à l'an 2015. La pose de fenêtres antibruit est prévue pour le reste de la population. Le peuple a approuvé cette dépense en 1998 en souscrivant au financement des grands projets ferroviaires. L'assainissement du matériel roulant, la construction de parois antibruit et la pose de fenêtres antibruit revient respectivement à 820, 750 et 120 millions de francs. La dernière divergence portait sur la question de savoir si tous les wagons marchandises nouvellement construits et immatriculés en Suisse devaient être équipés d'un système de freinage peu bruyant ou non. Le porte-parole de la commission Georges Theiler (PRD/LU) a reconnu qu'en élaborant des prescriptions plus sévères qu'à l'étranger on courrait le risque de voir la loi contournée dans la mesure où les intéressés immatriculeraient les wagons à l'étranger. La commission souhaitait néanmoins s'en tenir à sa version, estimant que l'abandon desdites prescriptions pourrait être interprété comme un signe de laxisme. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a rappelé que tous les wagons devaient de toute manière être acceptés sur le réseau suisse à la faveur du libre accès. Il a invité le Conseil national à souscrire à la proposition du Conseil fédéral. Par 61 voix contre 58, la Chambre du peuple a décidé de ne pas suivre sa commission et d'opter en faveur de la version du Conseil des Etats et du Conseil fédéral.

15.3.00
Le projet d'aérodrome régional à Bressancourt près de Porrentruy (JU) suscite de l'opposition. Les opposants considèrent que le site est mal choisi. Le canton entend néanmoins soumettre le dossier à la Confédération. Le groupement des opposants, constitué du WWF et de Pro Natura, a indiqué à la presse que le site retenu était situé dans une zone à la flore et à la faune particulièrement riches, proche de la nappe phréatique et devait être déclaré zone protégée. Le projet prévoit la construction d'une piste en béton de 800 mètres de long et de 23 mètres de large et d'un hangar pouvant abriter 40 avions. L'investissement est de l'ordre de 4,6 millions de francs. L'aérodrome régional est censé remplacer la piste sur herbe de Courtedoux (JU).

16.3.00
L'introduction d'une redevance poids lourds de 0,25 DM par kilomètre parcouru sur les routes nationales est prévue en Allemagne à partir de 2003. Telle est la proposition de la commission d'experts mise en place par le ministre des transports allemand Klimmt. Celle-ci estime le taux de 0,25 DM par kilomètre raisonnable et considère qu'une telle redevance constitue l'amorce d'un nouveau régime de financement des routes. L'idée de base est de passer du système des prélèvements fiscaux actuel à un système de prélèvements de redevances routières. Le gouvernement allemand envisage d'introduire une redevance liée au kilométrage pour les camions allemands et étrangers de 12 tonnes et plus. Il entend ainsi appliquer le principe du "road pricing" à partir de 2003 afin de délester les routes du trafic des poids lourds. Un système de perception de la redevance largement automatisé devra être mis en place en ayant recours à des moyens de communication par satellite en lieu et place de points de péages. L'entrée en vigueur du nouveau système signifiera l'abolition de la vignette annuelle de 2500 DM, perçue actuellement sur les poids lourds de 40 tonnes. L'expert en matière de transports, Albert Schmidt, des Verts, a calculé que la vignette actuelle correspondait à une taxe kilométrique par poids lourd de 0,02 DM en prenant pour base une distance annuelle moyenne de 120'000 km effectuée par camion de 40 tonnes sur les routes allemandes. En instaurant une redevance liée au kilométrage effectué, le ministre des transports Klimmt entend disposer d'une source de financement en particulier pour son onéreux programme de lutte contre les bouchons. 7,4 milliards de marks d'investissements sont prévus au titre de l'aménagement des réseaux routier, ferroviaire et fluvial.

17.3.00
Le Chemin de fer du Lötschberg (BLS) veut faire l'acquisition d'une seconde série de rames à plancher surbaissé pour le trafic régional (Nina). Il entend également équiper les rames existantes d'appareils d'enregistrement indiquant les lieux d'arrêt automatiquement. Il ressort du communiqué que le BLS vise essentiellement à améliorer la convivialité et la rentabilité dans le secteur du RER et du trafic régional. La première série des huit rames Nina à trois éléments est en service depuis près d'une année. Elle a coûté 52 millions de francs. Le BLS espère que les six nouvelles rames qu'il veut mettre en service au changement d'horaire 2003 lui reviendront meilleur marché. Il est en effet possible qu'une commande groupée puisse être passée avec d'autres entreprises de transport qui permettrait d'en abaisser le prix unitaire. Les expériences faites quotidiennement montrent, de l'avis du BLS, que les Nina plaisent surtout par leur confort, par les larges accès, par le nombre élevé de places offertes dans le secteur à plancher surbaissé et par le faible niveau sonore. Quant à la rentabilité, il s'avère que les coûts au kilomètre par place offerte dans les Nina sont de 12 pour cent inférieurs à ceux des rames RBDe acquises dans les années quatre-vingt. Les coûts sont même de 25 pour cent inférieurs à ceux enregistrés pour les rames ABDe, qui roulent depuis bientôt 40 ans et que la seconde série de Nina remplacera. Les rames RBDe seront, elles aussi, dotées d'appareils acoustiques d'annonce digitale des arrêts. Les huit rames Nina en service sont déjà équipées d'écrans lumineux extérieurs indiquant la ligne desservie et la gare de destination ainsi que d'appareils acoustiques pour l'annonce des arrêts. Le BLS entend à nouveau examiner la question de l'opportunité d'installer des WC dans les Nina. Ce, en raison des plus longues distances parcourues, des réactions de la clientèle et du fait que les WC ont été fermés dans de nombreuses gares suite à des actes de vandalisme.

17.3.00
Deux solides partenaires s'engagent sur une voie commune. Le Chemin de fer de la Furka (FO) confie en effet la totalité des prestations de bus (services réguliers, groupes et excursions) à Car postal Haut-Valais. Ce dernier reprend l'ensemble du personnel des services de bus du FO ainsi que celui des sous-traitants du chemin de fer dans la vallée de Conches. Les contrats existants seront respectés. Car postal reprend le trafic régulier sur les lignes Fiesch-Binn, Fiesch-Fieschertal et Fiesch-Mühlebach-Steinhaus et le marché des groupes, du trafic d'excursion et des transferts des passagers aériens. L'accord passé entre les deux partenaires porte sur une collaboration d'une durée de trois ans. Il prend effet au début juin 2000. Car postal reprend également une grande partie du parc de véhicules du FO. La collaboration est limitée géographiquement au canton du Valais. Les prestations routières fournies par le FO dans les cantons d'Uri et des Grisons ne sont pas touchées par cet accord.

20.3.00
La Chambre du peuple a approuvé la loi sur le marché de l'électricité par 104 voix contre 24 et 51 abstentions. Elle a pris toute une série de décisions concernant des points de détail importants au cours de ses délibérations. C'est ainsi qu'elle a décidé, à une large majorité, d'ouvrir entièrement le marché de l'électricité dans six ans. Par 111 voix contre 70, le Conseil national a opté pour la solution prévoyant que la question des investissements qui ne doivent pas être amortis n'est pas réglée dans la loi. Par 93 voix contre 88, il a décidé de lier la loi sur le marché de l'électricité à la loi sur la taxe d'encouragement en matière énergétique, sur laquelle le conseil sera appelé à se prononcer en septembre. La même ligne a prévalu la semaine dernière en ce qui concerne la gestion du réseau. Une société nationale, de droit privé, sera en effet appelée à gérer l'ensemble du réseau et à accorder le passage de l'énergie électrique, sans discriminations. Par 114 voix contre 29, la Chambre du peuple a approuvé l'octroi d'une contribution fédérale de 5,5 millions de francs pour l'assainissement des comptes des Chemins de fer fribourgeois (GFM). Enfin, par 105 voix contre 55, elle a rejeté une initiative personnelle visant à réintroduire l'obligation de faire signe pour les piétons désireux de travers la route sur un passage protégé.

20.3.00
Par 89 voix contre 64, le Grand Conseil zurichois a accepté une motion demandant au Conseil d'Etat d'élaborer, budget à l'appui, un projet de construction d'un tunnel sous le lac pour contourner la ville de Zurich. Ce tunnel, réalisé dans la partie inférieure du lac entre Tiefenbrunnen et Wollishofen, constituerait un élément de l'axe de contournement de la ville. Il permettrait, selon les défenseurs de la motion, de relier la rive droite du lac de Zurich au réseau des routes nationales et de faire le lien avec le tunnel de l'Üetliberg. L'UDC et le PRD ainsi qu'une minorité du PDC ont voté en faveur de la motion. Un porte-parole du PRD a déclaré qu'il était grand temps de réaliser le dernier maillon du contournement de Zurich afin de délester efficacement la ville du trafic de transit. L'auteur de la motion a également suggéré d'examiner les possibilités d'un financement privé, par exemple sous la forme de péages pour le passage du tunnel. Quant au PS, il a plaidé, à l'instar du Conseil d'Etat, en faveur de l'abandon dudit projet au profit d'une étude de planification globale. Les Verts craignent, quant à eux, que le tunnel sous le lac apporte non pas une réduction, mais un accroissement et un transfert de trafic essentiellement dans la région du Zürichberg et de Seefeld, ainsi qu'à Wollishofen.

20.3.00
Le Conseil national a approuvé l'assainissement des Chemins de fer fribourgeois (GFM) suite à la dégradation de la situation financière de cette entreprise. Il a accordé un crédit non remboursable de 5,5 millions de francs après avoir rejeté une proposition de la commission visant à en réduire le montant. Une enveloppe de 16,6 millions de francs est nécessaire au GFM, entreprise de 400 personnes exploitant un réseau de 724 kilomètres de lignes ferroviaires et de services routiers, pour assainir sa situation financière. Le Conseil fédéral propose que le canton de Fribourg et la Confédération prennent respectivement deux tiers et un tiers du montant de l'assainissement à leur charge. La commission préparatoire, qui estimait la part fédérale trop élevée, avait proposé de la limiter à la part du capital de la Confédération au capital-actions du GFM, soit 26,9 pour cent. Cela représentait un montant de 4,5 millions de francs, soit 1 million de moins que le montant proposé par le Conseil fédéral. Une minorité de gauche de la commission ainsi que le ministre des transports Moritz Leuenberger sont toutefois parvenus à accréditer la solution selon laquelle le critère "part du capital-actions" est inapproprié. Moritz Leuenberger a déclaré que la contribution d'un tiers à l'assainissement du GFM correspondait à la responsabilité politique et à la volonté de la Confédération de maintenir l'offre de transports publics dans la région concernée. Par 98 voix contre 67, la Conseil national a souscrit à la solution proposée par le Conseil fédéral.

20.3.00
Le concept des routes nationales doit être repensé. Le Conseil fédéral doit réfléchir à l'extension et à l'aménagement du réseau. C'est ce que demande une motion approuvée par 93 voix contre 63 au Conseil national. La motion, qui avait déjà été approuvée à l'unanimité par le Conseil des Etats en automne dernier, demande que le Conseil fédéral élabore un rapport faisant le point sur le réseau actuel des routes nationales en indiquant les possibilités de coordonner l'achèvement, l'aménagement et l'extension du réseau. Le rapporteur de la commission Peter Weigelt (PRD/SG) a déclaré qu'il était important de définir et de coordonner lesdites phases. Opinion que le Conseil fédéral partage. Barbara Polla (Lib/GE) a ajouté que l'on ne pouvait attendre que le réseau des routes nationales soit achevé (2015) pour s'atteler à la planification des autres travaux. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger est d'avis que l'achèvement du réseau est prioritaire et que la motion demande de faire le point d'ensemble tout en respectant cette priorité. Le Conseil fédéral ne s'oppose pas à la motion; il souhaite néanmoins qu'elle soit transformée en postulat pour des raisons formelles.

21.3.00
Le Conseil des Etats a séparé les mesures d'aide aux sinistrés de l'ouragan Lothar en une partie urgente et une partie non urgente. Il a accordé un crédit pour les mesures urgentes. Il entend se pencher sur les autres mesures en juin, suivant en cela l'avis de sa commission de l'environnement. La Chambre haute a octroyé un crédit de 144 millions de francs jusqu'à fin 2000 au titre des mesures urgentes. De ce montant, 125 millions sont destinés aux cantons qui ont d'ores et déjà pris des mesures pour réparer les dommages subis par les forêts. Neuf millions sont prévus pour l'entreposage du bois et dix millions pour les crédits d'investissement. Enfin, le Conseil des Etats est du même avis que le Conseil national en ce qui concerne la proposition de porter temporairement la limite de poids à 40 tonnes sur tout le territoire pour les camions transportant des grumes. Ce, en dépit de l'intervention de Peter Bieri (PDC/ZG) qui a déclaré que cette proposition était totalement inappropriée tant du point de vue de la politique des transports que du point de vue de l'environnement. Par 26 voix contre 9, le Conseil des Etats a toutefois rejeté sa proposition de suivre le Conseil fédéral et de n'accorder des autorisations aux poids lourds de 40 tonnes qu'à titre exceptionnel.

21.3.00
Le service d'information pour les transports publics (Litra) critique la décision prise respectivement par le Conseil national et par le Conseil des Etats de laisser entrer en Suisse, de manière illimitée, des camions de 40 tonnes pour transporter le bois abattu par l'ouragan Lothar. Dans son communiqué, la Litra s'inscrit en faux contre la décision des deux Chambres en arguant qu'elle contribue à transférer les transports sur de longues distances du rail vers la route. Les chemins de fer risquent de perdre des recettes dont le montant se chiffre en millions. Un poids lourd de 40 tonnes peut transporter au maximum 26 tonnes, alors qu'un wagon de chemin de fer transporte en moyenne 48 tonnes, relève le service d'information tout en précisant que la solution routière n'est ni efficace ni judicieuse sur le plan écologique. Le Conseil des Etats a, en l'occurrence, emboîté le pas du Conseil national.

21.3.00
Par 138 voix contre six, le Grand Conseil argovien a approuvé le concept d'assainissement du Chemin de fer du Seetal entre Lenzburg et Beinwil am See. Le feu vert a ainsi été donné pour l'élaboration des différents projets de construction. Un crédit de 2,35 millions de francs a été approuvé en même temps pour assainir les installations de sécurité et pour rationaliser l'exploitation de la ligne. L'assainissement technique permet d'éliminer la majeure partie des quelque 200 passages à niveau et d'équiper le reste de feux clignotants ou de barrières. Tous les groupes parlementaires ont souscrit à l'assainissement du chemin de fer. Même le PRD, qui donnait la préférence à la solution routière il y a quelques semaines, a emboîté le pas du Conseil d'Etat. Certes, sans grand enthousiasme, comme l'a précisé son porte-parole. Les partisans de la solution ferroviaire avaient, quant à eux, mis en garde contre le fait que le rejet du projet équivaudrait à maintenir en l'état pendant des années une ligne qui a la réputation d'être la plus dangereuse en Suisse. La population du Seetal attend que l'on passe enfin de la parole aux actes. Le directeur des travaux du canton d'Argovie, Thomas Pfisterer, a précisé qu'il en allait en premier lieu de la sécurité et non pas d'une question d'argent et que le projet d'assainissement ne constituait pas le paradis sur terre, mais une opportunité d'acquérir le train le plus moderne de Suisse, à un prix très intéressant. Opportunité qu'il s'agit à son avis de saisir. Le matériel roulant constitue la réelle nouveauté du projet d'assainissement: des véhicules légers, plus étroits que les véhicules traditionnels des CFF, mais aptes à circuler également sur le reste du réseau. Des véhicules que l'on ne rencontre nulle part ailleurs sur le réseau des CFF. Les coûts du projet sont estimés à quelque 69 millions de francs, dont 50 millions à la charge de la Confédération et des CFF, près de 10 millions à la charge du canton et cinq millions à la charge des communes concernées. Le projet devrait être réalisé d'ici 2005.

22.3.00
Le Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) a confié le contrôle des installations électriques à basse tension des CFF SA à l'Inspection fédérale des installations à courant fort (IFICF). Les Chemins de fer fédéraux suisses ne sont plus autorisés, depuis leur transformation en société anonyme en janvier 1999, à contrôler des installations électriques qui sont alimentées en énergie par une autre entreprise que les CFF SA. Cette tâche a été reprise par l'Inspection fédérale des installations à courant fort dès le début février 2000, sur décision du DETEC. Cette convention fait foi jusqu'à l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions légales sur le contrôle des installations électriques à basse tension, mais au plus tard jusqu'au 31 décembre 2001.

22.3.00
Le Conseil d'Etat tessinois souscrit à un doublement des capacités routières au Gothard et insiste pour que la construction d'une seconde galerie soit entreprise rapidement. Le gouvernement fait ainsi sienne la position qui était défendue jusqu'ici avec véhémence par la Lega dei Ticinesi. Le gouvernement indique dans un communiqué qu'il entend tout mettre en œuvre pour parvenir à atteindre son objectif. C'est ainsi qu'il veut prendre contact à cet effet avec la Confédération et avec tous les cantons traversés par l'A2. Le Conseil national se penchera sur la question du doublement du tunnel routier du Gothard lors de sa session d'été. Questionné à ce sujet, le président du gouvernement Marco Borradori (Lega) a indiqué "Nous voulions émettre un signal politique clair et net". L'accroissement du trafic ainsi que les questions de sécurité rendent l'examen de la question indispensable. Une étude réalisée en 1999 à la demande du Conseil d'Etat avait démontré que la deuxième galerie ne ferait que reporter le goulet d'étranglement en aval et que la rampe nord devrait être élargie en même temps pour pouvoir absorber le surplus de trafic. Ce constat, qui s'ajoute au fait que le peuple tessinois avait accepté l'initiative des Alpes en 1994 par 64 pour cent de oui, n'a néanmoins pas fait changer la position du gouvernement d'un iota. La modification de la constitution, telle qu'elle a été approuvée à ce moment-là, devrait être revue si une deuxième galerie routière devait être construite.

22.3.00
Le chantier des NLFA à Sedrun dans l'Oberland grison fait l'objet d'une étude scientifique portant sur les conséquences du chantier sur les gens de la vallée, sur les structures communales et sur la région pendant 15 ans. L'évolution économique, sociale et écologique enregistrée de manière durable sur le chantier de Sedrun, où près de six cents personnes y ont un emploi, sera recensée, dépouillée et expliquée. Cette étude à long terme sert d'exemple permettant d'en tirer des enseignements pour des projets analogues. L'Office fédéral des transports, le canton des Grisons, l'union des communes de Surselva et la commune de Tujetsch sont les mandants du projet. Lequel projet est financé par la Confédération. Ils ont donné leur feu vert, comme l'a communiqué le Département de l'intérieur et de l'économie du canton des Grisons. L'Institut des prestations publiques et du tourisme de l'université de St-Gall a été chargé de réaliser l'étude. Celle-ci se déroulera en six phases et portera sur les années 1999/2000 à 2013/14. Des rapports intermédiaires seront publiés pour renseigner l'opinion publique.

24.3.00
Le recours croissant à des moyens de télécommunication modernes ne devrait pas réduire le volume des déplacements pour affaires. Deux études du fonds national, présentées à Berne, parviennent à cette conclusion. Les moyens de télécommunication permettent certes aux entreprises de collaborer avec des partenaires sur de grandes distances. Il en résulte en fin de compte davantage de déplacements pour affaires et de transports de fret que les "contacts électroniques" permettent d'économiser. Il ressort d'une enquête réalisée dans le cadre d'un projet de l'université de Zurich que moins de dix pour cent des entreprises qui utilisent fréquemment des moyens de télécommunication modernes tireraient profit des conférences vidéo. Les moyens de télécommunication modernes favorisent certes une collaboration efficace à distance. Une collaboration qui, de l'avis des entreprises, n'est pas possible sans contacts personnels et sans déplacements pour rencontrer les clients et pour permettre aux membres de la direction de se réunir. L'étude conclut également que E-Commerce ne contribue guère à économiser des déplacements. Le recours à l'électronique et aux moyens de télécommunication modernes pour commander et vendre des marchandises et des prestations de service aurait plutôt tendance à favoriser des flux commerciaux plus importants et plus longs et, partant, à accroître le volume du trafic. Une enquête de l'université de Stuttgart révèle en revanche que l'accroissement du travail à l'ordinateur à domicile permet effectivement de réduire le volume des déplacements. Il est toutefois apparu clairement en réunion - selon le communiqué publié - que le potentiel de travail à l'ordinateur à domicile est considéré comme plutôt faible et que les effets de la répartition croissante du travail sur le trafic devraient dans l'ensemble être plus importants.

24.3.00
Une commission a été mise en place pour étudier les problèmes liés au trafic d'agglomération. Elle est appelée à présenter des solutions au conseiller fédéral Moritz Leuenberger d'ici l'été 2001. L'Union des villes suisses (UVS), les clubs d'automobilistes et la Conférence des directeurs cantonaux des transports publics (CTP) ont suggéré la constitution de ce groupe de travail en septembre, comme l'a communiqué le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Près des deux tiers de la population vivent aujourd'hui dans les agglomérations. Une grande partie du trafic quotidien s'y déroule. Nombreux sont les habitants qui souffrent des effets négatifs du trafic (bruit, gaz d'échappement, bouchons, accidents). Le groupe de travail, présidé par le conseiller d'Etat Peter Bieri (PDC/ZG), est appelé à se pencher sur tous ces problèmes. Peter Bieri est président du service d'information pour les transports publics (Litra). Sont également représentés dans le groupe de travail le Touring Club Suisse (Rudolf Zumbühl), l'Union des villes suisses (Franz Hagmann), la Conférence des directeurs cantonaux des transports publics (Georg Ganz) et l'Union des transports publics (Christoph Stucki).

24.3.00
Des contrôles renforcés contribuent à améliorer sensiblement la sécurité routière. Ce constat ressort d'études discutées lors d'une réunion d'experts allemands, autrichiens et suisses qui s'est tenue à Berne. Selon les études européennes, les prescriptions routières ne seraient respectées que si la probabilité d'un contrôle est forte et que les sanctions sont sévères. Cette conclusion ressort d'un communiqué du Bureau suisse de la prévention des accidents (bpa), qui a organisé la réunion. Cela est tout particulièrement le cas lors d'excès de vitesse ou de conduite en état d'ébriété. Plus de 20 pour cent des accidents mortels pourraient être évités si l'on parvenait à limiter la conduite avec une concentration du taux d'alcool dans le sang de plus de 0,5 pour mille. Une réduction supplémentaire de 25 pour cent du nombre de morts pourrait être atteinte au travers d'une réduction de la vitesse de 5 km/h. Le directeur du bpa, Peter Hehlen, a déclaré que ces objectifs avaient été repris dans les lignes directrices de son organisation. Cette dernière vise l'objectif zéro à long terme; il n'y aurait ainsi plus de morts et de blessés graves à déplorer suite à des accidents de la route.

24.3.00
Les régions périphériques et de montagne qui sont défavorisées par les conséquences de la libéralisation sur les anciennes régies fédérales ne toucheront pas d'indemnités provenant d'un fonds de la Confédération. Une initiative parlementaire a échoué de peu au Conseil national. Selon l'auteur de l'initiative Alexander Tschäppät (PS/BE), le "fonds de cohésion" aurait dû être alimenté par les dividendes et les bénéfices que réalise la Confédération à la Poste, à Swisscom et aux CFF. Les fonds auraient été affectés à des projets visant à changer d'orientation et à innover. Les régions particulièrement touchées par la suppression d'activités et d'emplois en auraient profité. A. Tschäppät est d'avis que les régions périphériques et de montagne sont en premier lieu défavorisées par les conséquences de la libéralisation sur les anciennes régies fédérales, alors que les centres urbains tirent profit du boom enregistré essentiellement dans le secteur des télécommunications. Cet écart menace la cohésion nationale. L'initiative a été soutenue par une forte minorité de gauche en commission. La majorité a en revanche considéré que la politique régionale et la péréquation financière tenaient déjà compte de cet élément et que le fonds ne servirait qu'à cimenter des structures. Au vote nominal, la majorité de la commission s'est imposée de justesse par 86 voix contre 84 et 2 abstentions, de sorte qu'il n'a pas été donné suite à l'initiative parlementaire.

27.3.00
Plusieurs communes zurichoises insistent pour que le tunnel du Dettenberg projeté soit réalisé. Elles ont déposé à cet effet une initiative auprès du Grand Conseil. Le tunnel entre Embrach et Bachbülach et le tunnel sous la localité de Pfungen sont demandés depuis le début des années septante pour délester la vallée d'Embrach et la vallée inférieure de la Töss du trafic de transit. Ils figurent dans le plan cantonal des transports du début 1995, mais n'ont pas été réalisés jusqu'ici. Les communes de Embrach, Freienstein-Teufen, Lufingen, Oberembrach, Pfungen et Rorbas ont, de ce fait, déposé une initiative pour souligner l'urgence de la réalisation. Les terrains nécessaires sont réservés depuis longtemps. Leur surface est faible du fait qu'une grande partie du tracé est souterraine. Ce qui permet par ailleurs de préserver le paysage, est-il relevé dans le communiqué publié. Les recensements de trafic effectués dans la vallée d'Embrach auraient révélé une augmentation de près de 20 pour cent du trafic motorisé, sur la route principale, depuis 1997. 17 000 véhicules circulent chaque jour ouvrable sur cette route à Embrach selon le recensement, dont 10 pour cent de poids lourds. Plus de 13 000 véhicules à Lufingen et à Pfungen. Les communes craignent de surcroît que l'agrandissement de l'aéroport engendre un accroissement du nombre de camions transportant du fret aérien.

28.3.00
Un nombre croissant de personnes utilise l'avion: le nombre de passagers s'est en effet accru, sur le plan mondial, de 4,7 pour cent l'an dernier en franchissant la barre des 3 milliards. Le fret n'est pas en reste, puisque 60,75 millions de tonnes ont été transportées, d'où une augmentation de 6,2 pour cent. En totalisant 74,69 millions de passagers, l'Afrique a enregistré l'accroissement le plus fort: 11,3 pour cent d'augmentation. Tels sont les chiffres publiés par le Conseil international des aéroports (ACI), dont le siège se trouve à Genève. Le Proche-Orient occupe la seconde place avec une augmentation de 6,4 pour cent. En totalisant 912 millions de passagers, l'Europe a vu son trafic aérien passagers s'accroître de 5,8 pour cent. Il ressort également du rapport que 77,94 millions de passagers ont utilisé l'aéroport d'Atlanta-Hartsfield, qui a ainsi consolidé sa position de plus important aéroport mondial. L'aéroport de Chicago-O'Hare (72,57 millions de passagers) figure au second rang devant Los Angeles International (63,88 millions). Londres Heathrow (62,26 millions) demeure l'aéroport le plus important en Europe. Il faut arriver au 41e rang pour trouver Zurich-Kloten (20,9 millions de passagers) comme premier aéroport helvétique. Les aéroports de Genève (6,96 millions), de Bâle-Mulhouse (3,57 millions) et de Berne-Belp (0,23 million) figurent respectivement au 116e, au 170e et au 487e rang des quelque 600 aéroports recensés, relève l'ACI.

28.3.00
Le trafic routier individuel en Suisse apporte près de quatre fois plus de profit que de coûts à la communauté, selon une étude commandée par les clubs d’automobilistes. Ces derniers demandent que les débats portant sur la vérité des coûts soient stoppés. L’étude présentée à Berne par le professeur Herbert Baum et par Judith Kurte, de l’Institut des transports de l’université de Cologne, chiffre le profit engendré par le trafic routier individuel à plus de 106 milliards de francs pour l’année 1995. Le trafic de transit et le trafic lié aux loisirs n’ont pas été pris en considération. Le profit se répartit respectivement à près de 80 milliards de francs sur les plans interne et externe. Des tiers - et non les automobilistes - bénéficient des retombées du profit externe à hauteur de 27 milliards de francs. Montant qui équivaut à 7-8 pour cent du produit social brut. Une étude du fonds national a révélé que les coûts externes à mettre en parallèle avec le profit externe s’élevaient à quelque 7 milliards de francs. Il en résulte, selon Judith Kurte, un excédent de profit de 20 milliards de francs. L’étude compare l’évolution réelle enregistrée de 1980 à 1995 sur les plans économiques et des transports avec une évolution économique, telle qu’elle se serait présentée sans croissance du trafic. Elle révèle que, sans croissance du trafic, la productivité du travail et le produit intérieur brut auraient été plus faibles respectivement de 7,6 pour cent et de 28 milliards en 1995. Le trafic routier favorise ainsi de manière marquante la croissance économique en Suisse en développant un effet dit de bien-être. Tel est l’avis de Judith Kurte.

28.3.00
L’Initiative des Alpes et le Service d’information pour les transports publics (Litra) soutiennent le principe de la vérité des coûts en matière de transports. Tous deux critiquent néanmoins le projet de nouvel article constitutionnel. L’Initiative des Alpes estime que le projet élaboré par la commission des transports du Conseil national n’est pas clair en ce qui concerne la répartition des compétences entre la Confédération et les cantons. La carence la plus importante réside dans le fait qu’il n’accorde aucune compétence à la Confédération pour empoigner de nouvelles tâches, est-il précisé dans le communiqué. La vérité des coûts n’est pas réalisable sans nouvelle redevance. Aussi, de l’avis de l’Initiative des Alpes, est-il indispensable de calculer aussi rapidement que possible les coûts externes dont on ne possède aujourd’hui que des estimations, pour être en mesure d’aller de l’avant dans la mise en oeuvre du principe de la vérité des coûts. La Litra souligne dans sa réponse donnée suite à la consultation que le principe de la durée devrait également être fixé dans un tel article et que l’affectation des recettes supplémentaires devrait s’appuyer sur un système tenant bien la route politiquement. La Litra écrit en outre qu’il y a lieu de réexaminer et d’adapter la méthode de calcul des taux de couverture des coûts dans le trafic routier et que la mention d’un profit externe dans un article constitutionnel n’est pas justifié. Celui-ci ne servirait en pratique qu’à contourner toute mesure visant à mettre les coûts externes à la charge de ceux qui les occasionnent.

28.3.00
Le nouveau tunnel de la Vereina reliant Klosters dans le Prättigau à Lavin/Susch en Basse-Engadine sur 19 kilomètres fait l’objet de critiques. La localité de Davos craint d’être ainsi marginalisée et demande la réouverture de la route du col de la Flüela. Préoccupés par la situation économique de la plus grande station des Alpes, des politiciens de Davos ont déposé une interpellation au Grand Conseil du canton des Grisons suite à une pétition, lancée à mi-mars, qui demandait l’ouverture de la route du col toute l’année. La perte de recettes engendrée par l’ouverture du tunnel de la Vereina serait sensiblement plus importante que prévu. Lesdits membres du Grand Conseil mentionnent que certains secteurs économiques enregistrent une diminution de leur chiffre d’affaires de plus de 10 pour cent. Le tunnel, qui a coûté 800 millions de francs, représente à leurs yeux une compensation insuffisante pour la route du col de la Flüela, fermée durant l’hiver. Ils considèrent en outre que la liaison routière entre Klosters et Davos constitue un risque potentiel en matière de sécurité et que le projet de contournement de Klosters ne rendra pas le trafic plus fluide. Le trafic augmentera en provoquant davantage de bouchons et d’embouteillages. Les politiciens davosiens concluent en déclarant que seule une réouverture immédiate du col de la Flüela peut contribuer à améliorer la situation de leur cité et que des "aménagements superficiels" de la part du canton et des Chemins de fer rhétiques ne suffisent plus.

28.3.00
Par 105 voix contre 57, le Grand Conseil argovien a approuvé en première lecture la révision de la loi sur les constructions routières et l’affectation des fonds provenant de la RPLP dans le canton d’Argovie. Le PS et les Verts ont rejeté le projet. Le canton d’Argovie disposera vraisemblablement de 13 millions de francs par année à partir de l’an 2001 et de 26 millions au maximum à compter de l’an 2005 au titre de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP). L’objectif de la révision de la loi est une affectation des fonds RPLP à des tâches bien précises. Le projet de loi stipule que la part revenant au canton d’Argovie de la RPLP est affectée pour moitié aux constructions des routes et pour moitié aux mesures visant à éviter des coûts externes liés au trafic routier.

29.3.00
Le zoo de Zurich doit être mieux desservi par les transports publics. En lançant une étude de faisabilité, le Conseil de la ville de Zurich entend examiner les possibilités de prolonger la ligne de tram jusqu’au zoo. Le Département des services industriels communique que le prolongement de la ligne de tram passant par la route du Zürichberg et l’aménagement d’une boucle sur l’aire de stationnement des voitures située en aval de l’entrée du zoo constituent la solution la plus intéressante. 100 places de parc disparaîtraient toutefois dans l’opération.

29.3.00
Le Conseil de la ville de Zurich a voté un crédit de 235,5, millions de francs pour l'acquisition de 58 nouveaux trams Cobra. Le contrat de fourniture a été signé entre la ville de Zurich et le consortium ADtranz/Fiat-Sigg. Les trams devraient être construits en Suisse, comme cela avait été convenu en février. A la question de savoir où et par quelle entreprise, le porte-parole des services industriels de la ville de Zurich a répondu que rien n'avait encore été décidé, mais qu'il incombait au consortium de choisir le constructeur sous réserve de l'approbation de l'adjudication par le Conseil de la ville de Zurich. Environ 200 millions de francs - sur les 235,5 alloués - sont destinés à l'achat des trams; les 35,5 millions restants sont destinés à permettre l'achat de matériel de réserve, à couvrir les prestations en propre des VBZ et à assurer les dépenses imprévues. Les nouveaux véhicules reviennent à environ 3,4 millions de francs l'unité. Ils complèteront la série de 17 unités commandées il y a trois ans. La nouvelle commande porte à 75 le nombre de nouveaux trams Cobra acquis par la ville de Zurich. Ils remplaceront au fur et à mesure de leur livraison les "Mirages", qui auront bientôt 40 ans de fiers et loyaux services; il s'agit des anciens trams qui circulent en particulier sur les lignes 2,7 et 13. La première unité de la nouvelle série sera construite en automne et mise en service au printemps 2001.

30.3.00
La privatisation de l'aéroport de Zurich est achevée. La société immobilière de l'aéroport (FIG) a approuvé la fusion avec la direction cantonale de l'aéroport. Le peuple zurichois a donné son feu vert (62,1 pour cent de oui) en novembre dernier. La société d'économie mixte de l'aéroport de Zurich SA a franchi le dernier obstacle, dès lors que les actionnaires de la FIG ont approuvé la fusion. L'assemblée des actionnaires de la FIG a également approuvé une augmentation du capital de 175,6 à 245,5 millions de francs. Les 3,5 millions d'actions nominatives à 50 francs l'unité nécessaires à l'augmentation reviennent au canton. En contrepartie, ce dernier transfère la fortune de la direction de l'aéroport, soit 528,6 millions de francs d'actifs et 83,7 millions de francs de passifs à la société de l'aéroport de Zurich SA. Le canton détient 78,1 pour cent du capital de l'aéroport. Il entend toutefois vendre 28 pour cent de ses actions, pour un montant de quelque 400 millions de francs, en automne 2000. Il ne sera autorisé à réduire sa part du capital à moins de 50 pour cent que lorsque la concession d'exploitation aura été transférée à la société de l'aéroport de Zurich SA. Comme l'on sait, la ville de Lugano envisage, elle aussi, de privatiser l'aéroport de Lugano-Agno. L'objectif consiste à faire de cet aéroport, qui n'est desservi que par Crossair pour l'instant, un véritable pôle d'attraction pour les autres compagnies d'aviation. La privatisation pourrait devenir une réalité avant l'été 2001. Une étude présentée par l'exécutif de la ville de Lugano révèle que l'aéroport ne peut réagir assez rapidement face au développement du marché, compte tenu du fait qu'il est en main de la ville. Une direction privée faciliterait des alliances avec d'autres compagnies d'aviation. L'étude fait en outre ressortir que l'aéroport de Lugano-Agno est par trop dépendant de Crossair et qu'un potentiel de développement existe en dépit de la proximité de l'aéroport milanais de Malpensa 2000. L'aéroport luganais peut en particulier attirer des hommes d'affaires de l'Italie du nord et proposer par exemple des vols à destination de la place financière de Luxembourg. Le duché est en effet peu proposé en Italie du nord. Mais la privatisation ne saurait suffire à faire véritablement décoller l'aéroport luganais, est-il précisé. La piste est trop courte. Or, les communes avoisinantes ont rejeté le projet d'agrandissement de la piste .

31.3.00
Pour la première fois depuis 1992, le Chemin de fer du Lötschberg (BLS) met en service, avant Pâques, des trains d'autos reliant Kandersteg à la cité italienne de Iselle di Trasquera et inversement, à travers les tunnels du Lötschberg et du Simplon. La nouvelle offre se présente sous la forme de deux trains circulant la nuit du jeudi au vendredi-saint et du vendredi-saint au samedi. Elle sera renouvelée le mercredi avant l'ascension, le jour de l'ascension, ainsi que le vendredi et le samedi du week-end de Pentecôte. Des trains d'autos directs circuleront de surcroît lors des grands départs de vacances en été et en automne, à savoir les nuits du vendredi au samedi du 30 juin au 29 juillet 2000, ainsi que du 15 au 23 septembre 2000. Le prix de transport de Kandersteg à Iselle s'élève à 80 francs pour une voiture de 9 places au maximum. Les trains circulent sans arrêt en Valais, de sorte qu'il n'est pas possible de charger ou décharger des véhicules à Brigue. Le BLS communique que le transport de marchandises n'est pas autorisé pour des raisons douanières, à l'exception des effets personnels et des engins de sport. Le BLS réintroduit l'offre abandonnée il y a huit ans en se basant sur les résultats d'une enquête réalisée auprès de la clientèle l'été dernier. Les prix de transport ont également été fixés en fonction des informations recueillies lors de cette enquête. Il est précisé à l'intention de ceux qui estiment le prix de 80 francs trop élevé que le transport d'une voiture entre Kandersteg et Iselle revenait à 50 francs lors du lancement de l'offre en 1959 et que seul le chauffeur de la voiture était alors transporté gratuitement. Le gouvernement du canton du Valais souhaite faire renaître de ses cendres, tous les jours de l'année à compter du 15 décembre 2002, l'offre de transport des voitures à travers le Simplon. Une offre que les CFF ont proposé jusqu'en 1993. Seul le Chemin de fer du BLS a donné suite à la récente mise au concours en présentant différentes variantes d'offre, selon son porte-parole. La route du col du Simplon est moderne. Aussi apparaît-il évident qu'une telle offre n'est viable que si elle est largement soutenue financièrement par les pouvoirs publics.

31.3.00
Les CFF SA, Kiosk SA et Migros fondent aujourd'hui une société commune. "cevanova SA"en est la raison sociale. La nouvelle société anonyme est chargée de gérer les commerces "avec." sur la base du franchising. Il est prévu que le nombre de commerces installés dans les petites et moyennes gares en Suisse passera de trois à cinquante d'ici à l'an 2003. Les expériences réalisées avec les trois commerces pilotes à Brügg, à Schüpfen et à Mettmenstetten ont révélé que la clientèle apprécie le nouveau concept de commerces avec. Ces derniers proposent, outre les billets et les offres de voyages, un bar à café, ainsi qu'un large assortiment de denrées alimentaires, de produits frais, d'articles courants et une panoplie complète d'articles de kiosque et de journaux. Ce, 365 jours par année et de 6 h. du matin à 8h. du soir. Les CFF, la Migros et Kiosk SA participent chacun à raison d'un tiers au capital de six millions de francs de la nouvelle société. Il est prévu d'étendre le plus rapidement possible le réseau de vente avec. à la faveur de la création de cette société. La "cevanova SA" aménage les locaux loués aux CFF et remet les commerces "avec." à des preneurs de licence indépendants.

31.3.00
Les Transports urbains de Bâle (BVB) ont remplacé leur ancien système de régulation du trafic par une nouvelle installation qu'ils ont présentée à la presse. Cette nouvelle installation apportera des avantages non seulement au personnel BVB, mais aussi aux passagers qui seront mieux informés et qui pourront bénéficier de meilleures correspondances. L'installation, dont le coût s'élève à 5,5 millions de francs, semble être la plus moderne d'Europe. Elle permet de gérer le trafic des bus et des trams dans toute la région bâloise. L'entreprise de transport du canton de Bâle-Campagne BLT est également connectée au système. Les passagers devraient tirer profit dans un premier temps du dispositif automatique garantissant les correspondances, qui se trouve encore en phase d'essai, selon le directeur des BVB, Urs Hanselmann. Les chauffeuses et les chauffeurs recevront, à l'avenir, les informations nécessaires du système de régulation et devront par conséquent attendre les véhicules retardés aux points de jonction. Les bus et les trams circulent tous les quarts d'heure, en soirée, sur certaines lignes. Les ruptures de correspondance ont régulièrement occasionné du mécontentement parmi la clientèle. Les BVB entendent en outre améliorer l'information de la clientèle pour réduire les temps d'attente. Ce, sachant que le temps d'attente apparaît deux fois plus long au passager lorsqu'il n'a aucune information à se mettre sous la dent.

31.3.00
Les Transports urbains de la ville de Lucerne (VBL) seront bientôt séparés de l'administration et obtiendront le statut de société anonyme. La ville de Lucerne réagit ainsi à la vague de libéralisation enregistrée dans le secteur des transports publics. Les prestations de transports publics en ville de Lucerne et aux alentours de la ville seront mises en adjudication publique à partir de l'an 2006. Le marché ne restera protégé pour les VBL que pour les lignes de trolleybus. Le groupement d'intérêt pour les transports publics régionaux, qui regroupe 14 communes en sus du canton et de la ville de Lucerne, est le mandant. Les VBL devront s'adapter rapidement à la nouvelle situation. L'Exécutif de la ville propose de ce fait au législatif de supprimer les VBL en tant qu'office au début 2001 et de les transformer en SA. Il est renoncé à une véritable privatisation. C'est ainsi que la majorité des actions d'une valeur nominale de 20 000 francs demeure en main de la ville. Les coûts de la transformation des VBL s'élèvent à 33 millions de francs, en sus de la constitution d'un capital-actions. La ville prend directement ou indirectement 20 millions de francs à sa charge, le reste étant supporté par le canton et par les communes de l'agglomération. La reprise de la caisse de pension représente la part la plus importante des coûts.

 

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