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Mars 2006

1.3.06
La vague de protestations et l’âpre résistance opposée à CFF Cargo ne sont pas restées sans effets. CFF Cargo a en effet revu à la baisse les coupes annoncées dans son réseau de points de chargement en Suisse. C’est ainsi que des solutions souples répondant aux besoins de la clientèle sont prévues pour 170 gares, que le réseau de base comprendra 323 gares et que 28 emplois de moins que prévu passeront à la trappe. La fermeture de gares marchandises en trafic national fait partie du programme d’économies annoncé par CFF Cargo en août 2005. L’annonce de la suppression de points de chargement et d’emplois avait entraîné une vague de protestations de la part de la clientèle, des cantons et du personnel; des manifestations o­nt eu lieu. Ce n’est qu’en novembre 2005 que CFF Cargo a annoncé des mesures d’assouplissement spécifiques pour la clientèle. Initialement, il était prévu de réduire le réseau de 650 gares de chargement desservies quotidiennement par du personnel à 323 gares à partir du 28 mai 2006. CFF Cargo a communiqué qu’il avait convenu des accords portant sur des mesures d’assouplissement pour 170 gares de chargement de déchets, de bois, de métal et de produits agricoles, en particulier. S’y ajoutent 89 gares marchandises de chemins de fer privés. Cela signifie que 96 pour cent du trafic des wagons complets actuel continuera à être assuré, a déclaré devant les médias le responsable de CFF Cargo, Daniel Nordmann. Quelque 200 des 5'350 transports assurés quotidiennement aujourd’hui par wagon complet de marchandises ne sont pas rentables, ce qui correspond à 440 transports de plus par camion sur la route. Le projet de restructuration du réseau des transports nationaux de marchandises « Fokus » prévoyait initialement la suppression de 360 emplois. 28 d’entre eux seront sauvegardés grâce à ces mesures d’assouplissement visant à maintenir une offre pour la clientèle. 250 emplois seront supprimés en juin 2006, le reste en 2007. Il ne sera procédé à aucun licenciement, conformément à la CCT. Les décisions concernant le service du matériel roulant seront prises au printemps 2006. CFF Cargo supprime 230 emplois supplémentaires dans les secteurs non opérationnels. 180 d’entre eux o­nt déjà été supprimés; le reste suivra en 2007. CFF Cargo entend économiser 85 millions de francs chaque année grâce aux mesures de réduction des coûts. o­n se trouve sur la bonne voie, a-t-il été indiqué. Le programme de réinsertion a toutefois coûté 70 millions de francs en 2005, a précisé Daniel Nordmann. Les comptes font ressortir une perte de plus de 100 millions de francs. En 2006, la subvention sera réduite de 30 millions de francs (sur un total de 48 millions). Ce, avant que les économies aient pleinement déployé leurs effets. Cela signifie que le résultat opérationnel ne sera «guère meilleur». Daniel Nordmann estime que le nouveau réseau du trafic marchandises crée les conditions susceptibles de favoriser la croissance. Des trains plus longs – et non davantage de trains – sont en effet planifiés en priorité en raison de la forte mise à contribution du réseau CFF sur certains tronçons. Certains clients mis au bénéfice de solutions spéciales sont appelés à payer davantage. CFF Cargo a parfois gagné, parfois perdu des transports.

1.3.06
Le secteur des chargeurs a pris note avec satisfaction des 170 « solutions ad hoc » retenues par CFF Cargo pour satisfaire les besoins des entreprises concernées. Le problème n’est pas résolu pour autant. Le prix des sillons des CFF demeure en effet trop élevé. Le fret ferroviaire est pénalisé par rapport à la route, a indiqué le directeur de l’Association suisse des propriétaires d'embranchements particuliers et de wagons privés, Frank Furrer, à l’agence télégraphique suisse ats. L’association regroupe pratiquement toute la branche de l’industrie du ciment et de la chimie, les ténors du commerce de détail, l’économie forestière et agricole, etc. Les chargeurs sont confrontés en Suisse à des prix de sillons du trafic marchandises pénalisants, a déclaré Frank Furrer. Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) se doit de se pencher sur le problème s’il entend atteindre l’objectif de transfert. Les coûts d’infrastructure représentent un cinquième des coûts totaux des transports sur le rail. C’est trop. Il importe que le problème soit examiné à la lumière de la réforme 2 des chemins de fer. La question est de savoir quel montant l’Etat entend prendre en charge pour la mise à disposition de l’infrastructure qui est nécessaire à l’économie nationale. Frank Furrer s’est déclaré satisfait des 170 « solutions ad hoc » retenues pour la clientèle. Ces solutions étaient évidentes depuis longtemps. «Tout ce chantage» aurait pu être évité. CFF Cargo ne doit plus être « sur pied de guerre » 24 heures sur 24; il doit desservir les points de chargement en fonction des besoins des clients.

1.3.06
Les taxes perçues sur les voitures et les motos dans le canton de Thurgovie devraient augmenter de 10 pour cent en moyenne. Ainsi en a décidé le Grand Conseil. Aucune hausse n’est en revanche prévue pour les camions. La perception de ces taxes repose sur une ordonnance datant des années trente. Les communes bénéficieront pour la première fois d’une part des taxes. Celle-ci a été fixée à 15 pour cent. L’union cantonale thurgovienne des arts et métiers a annoncé avant que le Grand Conseil se penche sur la question qu’elle saisirait le référendum contre le projet. La Chambre du commerce et de l’industrie ainsi que le PRD o­nt d’ores et déjà signifié qu’ils appuieraient la démarche.

3.3.06
Les trains circulant entre Rotterdam et Gênes seront équipés d’un système de commande unifié d’ici à 2012. Les ministres des transports suisse, allemand, italien et néerlandais en sont convenus à Bregenz. Une déclaration d’intention a en effet été signée lors de la rencontre informelle des ministres des transports de l’UE à Bregenz. Le président de la Confédération, Moritz Leuenberger, a également pris part à la rencontre qui s’est déroulée au bord du lac de Constance. L’harmonisation des systèmes de commande et de sécurité des trains simplifiera le trafic marchandises international sur le rail et améliorera la capacité concurrentielle des chemins de fer, est-il relevé dans un communiqué du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC). La sécurité routière figurait au centre des débats de cette rencontre ministérielle. Il est prévu que des directives harmonisées soient appliquées à l’avenir dans toute l’Europe lors d’infractions du code de la route. Il importe que les contrevenants puissent être poursuivis au-delà des frontières, a déclaré devant les médias le vice-président de la Commission européenne, Jacques Barrot. Les véhicules devraient circuler de jour également tous feux allumés dans tous les pays de l’Union européenne. Jacques Barrot souhaite que les poids lourds soient équipés à l’avenir de rétroviseurs spéciaux permettant d’éviter les accidents causés par « l’angle mort ». Il invite les constructeurs à lancer des campagnes publicitaires portant sur la sécurité. Le préfet du Vorarlberg, Herbert Sausgruber, a remis une résolution à Jacques Barrot. Cette résolution critique la décision de la Cour de justice européenne, qui, pour des raisons liées à la protection de l’environnement, a rejeté la route rapide S18 qui aurait dû relier l’autoroute de la vallée du Rhin du côté du Voralberg à l’A13 en Suisse.

6.3.06
L’Association suisse des transports routiers (ASTAG) demande au Conseil fédéral de renoncer à la hausse de la RPLP prévue en 2008. Les camionneurs investiraient en contrepartie dans des camions « propres » pour réduire la pollution par les poussières fines. Le Conseil fédéral est invité à reporter l’augmentation de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) de 2008 à 2011, a déclaré devant la presse à Berne le président central de l’ASTAG, le conseiller aux Etats Carlo Schmid (PDC/AI). Les camions « propres », soit ceux qui répondent à la norme européenne 4 ou 5 ou ceux qui sont équipés après coup de filtres à particules, devraient être exemptés du paiement de la hausse. La Confédération se verrait ainsi privée de 100 millions de francs de recettes supplémentaires, a concédé Carlo Schmid. Le Conseil fédéral devrait par conséquent examiner la perception d’une nouvelle taxe de transit à travers les Alpes qui grèverait le trafic transfrontalier. Une telle taxe serait conforme à l’article sur la protection des Alpes et à l’accord sur les transports terrestres passés avec l’UE. Elle ne serait pas discriminatoire, a rétorqué Carlo Schmid après que des doutes aient été exprimés à ce sujet. Chaque camion transitant la Suisse d’une frontière à l’autre y serait soumis. La taxe satisferait en outre à l’exigence du transfert de la route sur le rail. Elle rapporterait 45 millions de francs à la Confédération. Cet argent devrait alimenter le fonds d’infrastructure prévu pour les régions périphériques et les régions de montagne. Carlo Schmid a également demandé qu’il soit renoncé à la hausse de la RPLP en raison des investissements qui sont nécessaires. Les transporteurs routiers devraient investir 600 millions à 1 milliard de francs d’ici à 2011 pour rendre leurs véhicules moins polluants. Ils auraient ainsi suffisamment de temps pour le faire. L’ASTAG a de surcroît demandé que le taux actuel de la RPLP soit maintenu pour les camions moins polluants jusqu’à l’ouverture de la ligne de base du Gothard, qui sera vraisemblablement opérée en 2018. Il y aurait lieu d’appliquer le taux réduit aussi longtemps que les redevances suisses sont en moyenne plus élevées que celles appliquées par l’UE. L’ASTAG s’est dite convaincue que le parc des quelque 50'000 camions deviendrait rapidement moins polluant grâce à ce système incitatif. Le ministre des transports Moritz Leuenberger s’était lui aussi prononcé en faveur de véhicules moins polluants en présentant son plan de lutte contre les particules fines.

7.3.06
Les Transports en commun de la vallée de la Glatt (Verkehrsbetriebe Glattal -VBG) o­nt transporté 15,2 millions de passagers en 2005. Un nouveau record, indiquent les VBG. La barre des 15 millions de passagers n’avait en effet jamais été franchie. Le nombre de personnes transportées s’est accru de 6,4 pour cent. Les quatre lignes de la partie médiane de la vallée o­nt, à elles seules, enregistré une croissance de quelque 300'000 passagers. Le nombre de passagers a toutefois aussi augmenté dans les régions rurales. Quant aux trois bus de nuit, ils o­nt transporté 27 pour cent de plus de personnes que l’année précédente. Les VBG s’attendent à un nouvel accroissement du nombre de passagers à partir du changement d’horaire en décembre 2006; des offres de bus supplémentaires sont en effet prévues dans toutes les régions. La première étape du tram de la vallée de la Glatt sera réalisée dans un premier temps par un prolongement de la ligne de tram 11. L’offre de bus sera adaptée pour assurer les rabattements, a indiqué le porte-parole des VBG Georg von Graefe.

9.3.06
Les Transports régionaux Berne-Soleure (RBS) o­nt, pour la première fois, franchi la barre des 20 millions de passagers. Ils o­nt en effet transporté 20,35 millions de personnes en 2005, soit 4 pour cent de plus que l’année précédente. Le flux de trafic inversé - soit les pendulaires se rendant du centre-ville à leur lieu de travail dans la périphérie – s’est sensiblement accru, indiquent les RBS. Les pools de développement de Worblaufen et de Zollikofen, ainsi que l’arrêt de Papiermühle, à proximité duquel se trouvent les offices du DETEC, y o­nt particulièrement contribué. L’horaire n’ayant pas changé, l’accroissement du nombre de passagers constitue une amélioration du taux d’occupation des trains et, partant, de la rentabilité. Le trafic est demeuré stable sur les lignes de bus des RBS (4,7 millions de passagers).

9.3.06
Les riverains des lignes de chemin de fer dans le canton d’Argovie apprécient de manière diverse les mesures ordonnées par la Confédération pour lutter contre le bruit des trains. Une enquête réalisée auprès de 200 ménages dans la localité de Wohlen a révélé qu’un tiers d’entre eux ne sont pas satisfaits des résultats obtenus à ce stade. Des parois antibruit o­nt été posées le long des lignes de chemin de fer dans plusieurs communes du canton au cours de ces dernières années. Le Département cantonal des travaux, des transports et de l’environnement (BVU) a donné mandat au bureau Ernst Basler et partenaires SA de réaliser une enquête de satisfaction pour déterminer l’impact des mesures prises. 201 ménages de la commune de Wohlen o­nt été interviewés à ce sujet par téléphone en automne dernier, indique le BVU. Les personnes pour lesquelles une amélioration effective de la situation était attendue o­nt généralement apprécié les mesures prises. Près de 60 pour cent des personnes interrogées o­nt perçu une réduction de l’impact sonore après la pose de fenêtres antibruit. Près d’un cinquième des personnes interrogées estiment que la situation est pire qu’avant la pose des parois et des fenêtres antibruit. Cela pourrait tenir au fait que les personnes concernées prêtent davantage attention au problème du bruit ou que leurs attentes n’ont pas été satisfaites, conclut le BVU. Près d’un tiers des personnes interrogées continuent à ressentir l’impact sonore comme très important. Les attentes placées dans les mesures de lutte contre le bruit occasionné par les wagons de marchandises, qui doivent être réalisées d’ici à la fin 2009, sont élevées.

10.3.06
Les CFF et le BLS examinent un nouveau système de détection de gaz et des incendies, afin d’améliorer la sécurité dans les deux tunnels de base des NLFA. Des courses d’essai o­nt été réalisées la nuit dans le tunnel du Grauholz près de Berne. Deux trains d’essai o­nt en effet circulé entre minuit et quatre heures du matin dans le tunnel, qui avait été fermé à la circulation des trains voyageurs et marchandises, o­nt indiqué les deux entreprises de chemin de fer. Les courses d’essai visaient à tester l’efficacité d’un nouveau dispositif de détection de fumée, de feu et de gaz qui s’échapperaient des véhicules. Les résultats des tests seront évalués au cours des semaines suivantes. En cas de résultats positifs, les chemins de fer entendent faire usage du système de détection dans la perspective de la mise en service des deux tunnels du transit alpin. L’utilisation éventuelle du système serait envisagée dans les tunnels qui précèdent les grands tunnels alpins, tel le tunnel du Ceneri sur la ligne du Gothard, a déclaré le porte-parole des CFF Roland Binz. Le système de détection constituerait un élément supplémentaire en matière de sécurité. Il permettrait pour la première fois de détecter à temps un début d’incendie ou un échappement de gaz et de prendre les mesures nécessaires avant que le train pénètre dans le long tunnel. Le porte-parole n’a pas été en mesure de citer des chiffres quant aux coûts du système. Aucun produit standard de ce type n’est disponible sur le marché à ce stade.

10.3.06
Les CFF obtiennent 5,88 milliards de francs de la Confédération pour les quatre prochaines années. 390 millions de francs sont destinés à des travaux visant à améliorer l’offre voyageurs et marchandises. Le Conseil fédéral a approuvé le mandat de prestations dans lequel est consignée cette enveloppe. Les CFF obtiennent ainsi pour les années 2007 à 2010 un montant équivalent à celui dont ils avaient bénéficié lors des deux périodes quadriennales précédentes, a déclaré devant la presse le président de la Confédération Moritz Leuenberger. Avec ce montant, les CFF doivent toutefois exploiter un réseau plus grand et davantage mis à contribution en raison de Rail 2000. La Confédération et les CFF sont convenus, dans ce troisième mandat de prestations depuis 1999, d’assurer un haut niveau de sécurité de l’infrastructure, de garantir les prestations, de tirer profit des capacités de transport de manière optimale et d’accroître l’efficience du réseau en réduisant les coûts d’exploitation et de maintenance. Les CFF doivent tout d’abord faire coïncider leurs prestations avec les besoins du marché tout en satisfaisant les exigences élevées de la clientèle voyageurs et marchandises en matière de qualité. Ils se doivent de continuer à améliorer leur productivité afin d’être en mesure de faire face à la concurrence croissante. Les CFF axent cependant aussi leurs prestations sur les objectifs définis par la Confédération en matière de politique des transports. C’est ainsi qu’ils sont tenus de dégager un bénéfice raisonnable dans le trafic voyageurs sur les longues distances, dans le trafic marchandises et dans le secteur immobilier. Ce mandat de prestations sera soumis à l’approbation du Parlement. Des 5,88 milliards de francs consignés dans le plan financier en objet, 1,79 milliard (30 pour cent) est affecté à l’indemnisation des coûts d’exploitation non couverts, 3,7 milliards (63 pour cent) sont investis pour maintenir la qualité du réseau, 390 millions (7 pour cent) servent aux investissements liés aux extensions. C’est la première fois que des investissements liés à des extensions figurent dans l’enveloppe du mandat de prestations. Ces crédits serviront par exemple à réaliser un nouveau pont sur le Rhin à Bâle, une extension du RER dans le Furttal zurichois ou une extension des installations de voies servant à la formation des trains de marchandises à Lupfig AG. Les investissements prévus au titre de l’extension des installations permettent d’éliminer des goulets d’étranglement dans les trafics tant voyageurs que marchandises, a déclaré Moritz Leuenberger. D’autres projets visent à satisfaire une demande croissante et à assurer la stabilité de l’horaire. Il n'a pas été possible de satisfaire à toutes les demandes des cantons. Pour la première fois, des prestations o­nt été commandées aux CFF qui dépassent le cadre de leur réseau, tels le leadership dans le secteur du système de commande des trains GSM-R, la planification des capacités et de l’horaire, ainsi que l’élaboration de l’indicateur officiel.

14.3.06
Les CFF o­nt attribué une commande à ABB pour un montant de 10 millions de francs. Celle-ci porte sur la modernisation de la sous-station électrique à Zurich-Seebach. ABB fournit l’équipement électrique ainsi que les installations de commande et la technique qui s’y rapporte. Le groupe technologique assure également le montage et la mise en service de la nouvelle sous-station. Celle-ci fournit l’énergie nécessaire à l’exploitation ferroviaire. La modernisation de la sous-station, dont la réalisation remonte à 1979, durera jusqu’au printemps 2007. La commande des CFF sera assurée par l’unité d’affaires «Leistungselektronik » à Turgi AG, indique ABB.

14.3.06
Le gouvernement bâlois demande un crédit de 3 millions de francs au Grand Conseil destinés à la transformation de la gare de Riehen BS et à la construction d’une halte du RER à Niederholz. Les trains de la ligne du Wiesental (S6) circuleront jusqu’à Bâle CFF d’ici à la fin de l’année. Le prolongement de la ligne du RER desservant la vallée badoise de la Wiesen signifie en même temps le raccordement de celle-ci au réseau des CFF, indique le gouvernement dans son communiqué. Il s’agit par conséquent de moderniser l’ancienne gare située dans le centre de Riehen et de construire un nouveau point d’arrêt dans un quartier d’habitation.

15.3.06
Le trafic des poids lourds s’est accru de 13 pour cent en termes de prestations kilométriques et de 28 pour cent en termes de prestations de transport sur les routes suisses de 1993 à 2003. L’accroissement a été le plus marqué dans le secteur des trains routiers. Il ressort de la publication « Prestations des véhicules de transport de choses » de l’Office fédéral de la statistique que les fourgonnettes de livraison, les camions et les semi-remorques o­nt parcouru 5,3 milliards de kilomètres sur le réseau routier suisse en 2003 (1993: 4,7 milliards). L’évolution varie fortement d’une catégorie à l’autre et en fonction des immatriculations. Les semi-remorques enregistrent les plus forts taux de croissance en atteignant près de 67 pour cent. Les prestations kilométriques des poids lourds o­nt en revanche régressé de 11 pour cent. La part des transports routiers internationaux mesurée en termes de prestations kilométriques s’est accrue de 21 à 26 pour cent entre 1993 et 2003. Les véhicules étrangers o­nt sensiblement accru leurs prestations entre 1993 et 2003: + 39 pour cent. Les prestations kilométriques des « véhicules de transport de choses lourds » o­nt reculé suite à l’introduction de la RPLP et de l’augmentation de la limite de poids en 2001. Si les prestations kilométriques se sont accrues de 13 pour cent entre 1993 et 2003, les prestations de transport des « véhicules de transport de choses », exprimées en tonnes-kilomètres, o­nt augmenté de 28 pour cent. Cela signifie qu’il a davantage été transporté dans les véhicules. Le tonnage transporté a en revanche régressé de 7 pour cent. Les semi-remorques o­nt pratiquement doublé le volume de marchandises transportées en l’espace de dix ans en multipliant leurs prestations kilométriques par le facteur 2,2. Quant au trafic international, il s’est développé comme suit entre 1993 et 2003: croissance de 50 pour cent de la marchandise transportée et de 71 pour cent des prestations kilométriques fournies. La comparaison entre la route et le rail montre que plus de 60 pour cent des prestations de transport o­nt été fournies sur la route en 2003. La part de la route a toutefois fortement varié – entre 54 et 62 pour cent – en fonction de l’évolution de la conjoncture en Suisse et dans les pays voisins. Les études de l’Office fédéral de la statistique s’appuient sur des sondages effectués périodiquement. L’année 2003 a porté sur le recensement des transports de marchandises et sur le recensement du fret en transit par la Suisse. L’étude peut être consultée sous www.bfs.admin.ch -->-->publications.

15.3.06
La société Aare-Tessin pour l’électricité (Atel) entend construire avec le concours des CFF une centrale hydroélectrique souterraine avec pompage de l’eau d’un bassin inférieur à un bassin supérieur. Le projet, qui porte le nom de «Nant de Drance», est sur la bonne voie, a indiqué Atel à Olten. La centrale serait construite entre les deux lacs artificiels de Emosson et de Vieux-Emosson, à la frontière entre la Suisse et la France. Elle atteindrait une puissance de 600 mégawatt. L’avant-projet, qui portait sur des sondages géologiques, est terminé, a déclaré le responsable de Energie Suisse, Herbert Niklaus. La décision de construire la centrale entre Martigny et Chamonix sera prise au plus tôt en 2007. Atel et les CFF participeraient au projet respectivement à hauteur de 60 et de 40 pour cent. La situation de la centrale hydroélectrique à pompage d’eau serait idéale, a indiqué Herbert Niklaus. La distance horizontale entre les deux lacs artificiels est faible, alors que le dénivellement est très important. La puissance de «Nant de Drance» pourrait de ce fait être obtenue en l’espace de quelques minutes. Les centrales hydroélectriques avec pompage d’eau entre deux bassins d’accumulation sont de plus en plus d’actualité en Europe en raison des différences entre les pointes et les creux de consommation difficiles à prévoir d’avance. De telles centrales permettent de compenser ces différences.

15.3.06
L’Association suisse des transports routiers (ASTAG) demande que les autorités fédérales corrigent sans délai la politique des transports. Les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique font ressortir que la part du fret international s’est fortement accrue depuis la mise en place de la RPLP en 2001. L’ASTAG en conclut que la redevance poids lourds pénalise essentiellement les transports à l’intérieur du pays et, partant, l’économie suisse. La redevance ne semble en revanche guère avoir d’effets sur les transports internationaux, en particulier sur le trafic de transit. Le fret en transit, qui doit être transféré sur le rail conformément au mandat constitutionnel, s’est accru de 40 pour cent. Les camionneurs suisses paient 75 pour cent de la RPLP. Leur capacité concurrentielle est toutefois progressivement mise à mal sur le plan international en raison de la politique suisse des transports. Cette évolution a des effets directs sur les coûts de transport et sur les emplois. L’accroissement est particulièrement frappant dans le transport des marchandises international. Ce trafic de frontière à frontière devrait être transféré sur le rail, selon l’article sur la protection des Alpes. Or, c’est l’inverse qui est observé, puisque la part du fret international s’est accrue de près de 40 pour cent par rapport à 1993, selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique. Cela signifie dans les faits que les camionneurs suisses supportent une grande partie des charges. Près de 75 pour cent de la RPLP, dont le niveau est sensiblement plus élevé que dans les autres pays européens, o­nt été payés par les transports à l’intérieur du pays au cours de ces dernières années. La capacité concurrentielle des camionneurs suisses est par conséquent régulièrement mise à mal. Il s’agit par conséquent de taxer le trafic international en transit par la Suisse de manière ciblée au lieu d’augmenter à nouveau linéairement la RPLP. Les transports à l’intérieur de la Suisse doivent être affranchis de nouvelles charges!

16.3.06
L’extension des installations de voies dans la zone argovienne Lenzbourg- Gexi, qui est attendue depuis longtemps, est sur la bonne voie. Une contribution de financement est en effet prévue à cet effet dans le mandat de prestations passé entre la Confédération et les CFF. 10 millions de francs o­nt été affectés à la construction de la troisième voie dans le mandat de prestations couvrant les années 2007 à 2010, a communiqué le département des travaux, des transports et de l’environnement argovien (BVU). Le Conseil fédéral a déjà approuvé le message à cet effet à l’intention du Parlement. Les coûts totaux de l’extension de l’infrastructure sont estimés à 70 millions de francs, selon le BVU. Les CFF affectent en outre à ce projet une certaine somme du montant résiduel de Rail 2000, en sus des 10 millions de francs prévus dans le mandat de prestations CFF. La part cantonale fait actuellement l’objet de négociations. La Confédération a jugé l’extension du triangle entre Lenzbourg, Othmarsingen et Hendschiken de « projet de première priorité ». Pour le canton d’Argovie, l’extension des installations dans ce triangle est très importante, puisque c’est là que se croisent les axes ouest-est et nord-sud des CFF. La ligne du Heitersberg entre le Limmattal et Rupperswil est à saturation. Le nombre de trains de marchandises sur la ligne d’accès nord-sud du Gothard croît régulièrement. Il résulte de la forte densité des trains dans cette zone que seul un des deux trains prévus à la cadence semi-horaire entre le Freiamt et Lenzbourg peut circuler jusqu’à ce dernier lieu depuis le changement d’horaire de 2004. Le second train doit être dévié à destination de Othmarsingen. Cette liaison impose un changement de train. Elle n’est par conséquent pas intéressante pour la clientèle, estime le BVU.

16.3.06
Un assouplissement des dispositions concernant le transport de personnes entre les aéroports et les régions touristiques sera opéré à compter de la prochaine saison d’hiver déjà. Le Conseil des Etats a en effet accepté sans opposition une motion allant dans ce sens. De l’avis de l’auteur de la motion Hans Hess (PRD/OW), l’octroi des concessions et des autorisations pour le transport de touristes en car ou en minibus doit être libéralisé. Un transfert dans des « conditions raisonnables » jusqu’au lieu de villégiature n’est souvent pas possible avec les transports publics. Le ministre des transports Moritz Leuenberger a laissé entendre que l’ordonnance serait modifiée en conséquence. Il ne faudrait toutefois pas suggérer aux touristes qu’ils seront pour ainsi dire « amenés en Cadillac jusqu’au skilift ». Le déplacement en train en Suisse constitue finalement une attraction touristique en soi.

16.3.06
Le Conseil des Etats ne veut pas de loi qui favorise le transfert des transports de marchandises de la route sur le rail dans toute la Suisse. Par 22 voix contre 9, il a en effet rejeté une motion de Pierre-Alain Gentil (PS/JU). L’auteur de la motion entendait obtenir à l’intérieur du pays ce que la constitution et la loi prescrivent pour le trafic marchandises à travers les Alpes. Je ne demande pas une gare aux marchandises devant chaque maison, mais il ne faut pas laisser jouer les seules règles du marché, a-t-il déclaré. La motion a été soutenue par l’ancien secrétaire du syndicat du personnel des chemins de fer Michel Béguelin (PS/VD). Elle a été en revanche vivement combattue par le représentant des transporteurs routiers Carlo Schmid (PDC/AI). Sur un territoire aussi exigu que la Suisse, la route a, comme le rail, aussi des avantages à faire valoir. Le ministre des transports Moritz Leuenberger a estimé que la motion était louable. De bonnes conditions cadre pour les transports de marchandises sur le rail sont toutefois plus importantes qu’une « loi abstraite ». Les efforts déployés dans ce sens ne sont pas négligeables: accord terrestre, réforme des chemins de fer, RPLP, renforcement des contrôles routiers et investissements dans des terminaux. Il faudrait finalement avoir recours à des subventions pour renforcer le transfert des transports de marchandises en trafic intérieur, a déclaré Moritz Leuenberger. Les crédits nécessaires devraient être économisés dans d’autres secteurs des transports publics. «C’est l’affreux drame auquel est confronté le ministre des transports.»

16.3.06
L’Office fédéral des transports (OFT) a octroyé au BLS l’autorisation d’exploiter le nouveau variateur de fréquence de la nouvelle sous-station de Wimmis. L’aménagement des installations de courant électrique destinées à alimenter le tunnel de base du Lötschberg a coûté 60 millions de francs. Il permet d’améliorer sensiblement le raccordement entre le réseau national (50 hertz) et le réseau ferroviaire (16,7 hertz) pour garantir l’alimentation du nouveau tunnel de base du Lötschberg en courant électrique, o­nt communiqué les Forces motrices bernoises (FMB). Les quatre nouveaux variateurs de fréquence qui o­nt été installés o­nt une puissance totale de 80 mégawatt. Cela correspond à la puissance qui est nécessaire pour tracter en même temps, à la montée, quatre trains de marchandises d’un poids de 2'000 tonnes chacun. Ces aménagements destinés au tunnel de base des NLFA se sont déroulés comme prévu et n’ont rien de commun avec la panne générale de courant qui s’est produite sur le réseau des CFF le 22 juin 2005, a déclaré le porte-parole des FMB Antonio Sommavilla.

16.3.06
L’exploitant de l’aéroport de Zurich (Unique) a réalisé davantage de chiffre d’affaires et dégagé un bénéfice plus important en 2005. Unique a de surcroît trouvé une solution avec le canton de Zurich en corrélation avec les risques qui planent en matière d’indemnités liées au bruit des avions. L’accord prévoit que la société met en œuvre par ses propres moyens des mesures lui permettant de couvrir elle-même les coûts éventuels liés au bruit des avions, jusqu’à concurrence de 1,1 milliard de francs. Une augmentation du capital d’environ 300 millions de francs est prévue à cet effet, a déclaré en conférence de presse le chef des finances de Unique, Beat Spalinger. Celle-ci doit toutefois être acceptée par l’assemblée générale le 11 avril. La société vise de surcroît à obtenir une ligne de crédits liés de 200 millions de francs. Le canton de Zurich prendra le relais au cas où les coûts des indemnités à l’enseigne du bruit des avions dépasseraient le montant de 1,1 milliard de francs. Il prend à sa charge le préfinancement des obligations contractées avant le mois de juin 2001 en matière de bruit. Le canton de Zurich détenait jusqu’à cette date la concession d’exploitation de l’aéroport de Zurich. Il réduira sa quote-part d’actions en corrélation avec l’augmentation de capital, pour atteindre le minimum fixé dans la loi sur l’aéroport, soit un tiers du capital plus une action. Le canton détient actuellement quelque 46 pour cent des actions. L’accord passé avec le canton prévoit également que les 161,2 millions de francs du fonds créé à l’enseigne du bruit (Airport Zurich Noise Fund) seront placés comme montant spécial de la fortune. Le fonds est alimenté par les passagers au départ de Zurich, qui paient 5 francs à ce titre par billet. Unique se réserve la possibilité de porter ce montant à dix francs au cas où les demandes d’indemnité rendraient une telle mesure nécessaire, a indiqué son chef des finances Beat Spalinger. Les comptes de l’année écoulée sont réjouissants, puisque Unique a réalisé un chiffre d’affaires de 702,2 millions de francs (+2,7 pour cent). Les recettes provenant du secteur aérien o­nt augmenté de 1,7 pour cent pour s’inscrire à 418,9 millions de francs, alors que les recettes des autres secteurs o­nt progressé de 4,2 pour cent pour atteindre 283,4 millions de francs. Le résultat opérationnel (EBIT) s’est amélioré de 6,2 pour cent pour s’inscrire à 175,0 millions de francs, alors que le bénéfice net a progressé de 52,4 à 59,1 millions (+12,8 pour cent). Quant au cash flow, il s’est accru de 5,1 pour cent pour atteindre 323,3 millions de francs. Le résultat positif se reflète dans l’augmentation du nombre de passagers. 17'884'652 passagers o­nt été enregistrés. L’augmentation de 3,7 pour cent est due en particulier à l’accroissement du nombre de passagers en transit. Swiss a accru sa part de marché de 48,1 à 50,6 pour cent, a indiqué Unique. Le nombre de mouvements d’avion s’est élevé à 267’363 (+0,3 pour cent).

17.3.06
Les chemins de fer privés devraient obtenir 600 millions de francs au cours de ces quatre prochaines années pour leur permettre de maintenir la qualité de leur infrastructure et pour procéder à des améliorations techniques. Le Conseil fédéral a soumis un message dans ce sens au Parlement. Le 9e crédit cadre couvrant la période 2007-2010 est conçu en tant que solution transitoire, dès lors que le Parlement a renvoyé la réforme 2 des chemins de fer au Conseil fédéral. Il est prévu à moyen terme de régler le financement des chemins de fer privés au travers de mandats de prestations, comme cela est le cas depuis 1999 pour CFF SA. A l’aide de ce crédit, il est dorénavant possible de financer non seulement un ouvrage ou un matériel précis, mais aussi de verser des contributions annuelles destinées au financement de programmes complets. Plusieurs cantons souhaitent néanmoins en rester au financement d’ouvrages et de matériel précis. Cela demeure possible, a indiqué l’Office fédéral des transports (OFT). Au vu des indications fournies par les chemins de fer privés, il est vraisemblable, de l’avis de l’OFT, que les crédits disponibles ne suffiront plus à maintenir la qualité du réseau et à investir dans de nouvelles installations à moyen et à long terme. L’abandon de certaines lignes ne peut être exclu s’il n’est pas possible d’augmenter les crédits à moyen terme. En finançant l’infrastructure des chemins de fer privés, le Conseil fédéral poursuit pour l’essentiel les mêmes objectifs qu’avec le mandat de prestations des CFF, qui vient d’être adopté. Il s’agit en particulier d’assurer un niveau de sécurité élevé et de mettre à disposition un réseau performant. Le Conseil fédéral propose de surcroît au Parlement, au travers d’un second arrêté fédéral, de convertir le crédit, portant intérêts et remboursable, de 798 millions de francs accordé au Chemin de fer du Lötschberg BLS SA pour la construction d’une seconde voie sur la ligne de faîte, en un prêt sans intérêts, conditionnellement remboursable. Le BLS n’est pas en mesure de payer les intérêts et de rembourser le prêt, comme cela avait été admis il y a trente ans au vu des conditions qui prévalaient alors. Le transport et l’infrastructure n’étaient pas encore séparés à cette époque-là et le BLS était en mesure de verser des dividendes.

17.3.06
CFF Cargo supprime d’ici à la fin 2008 220 des 900 emplois que compte le secteur de l’entretien du matériel roulant. Un certain nombre d’emplois qui pourraient approcher la centaine seront incorporés dans de nouveaux partenariats. Il n’y aura pas de licenciements. La réorganisation doit permettre des économies atteignant 25 millions de francs chaque année. Près d’un tiers des suppressions d’emplois sera opéré par des mises à la retraite anticipées, a indiqué CFF Cargo. Cela signifie à ce stade que 150 collaboratrices et collaborateurs au maximum sont contraints de réorienter leur carrière professionnelle. Ils seront soutenus dans leur démarche de perfectionnement ou de réorientation par les CFF. Les suppressions se répartissent dans toute la Suisse. Les ateliers industriels de Bienne sont les plus touchés. 100 des 200 emplois devraient cependant être sauvegardés, a déclaré devant les médias à Berne le responsable de CFF Cargo, Daniel Nordmann. L’exploitation des ateliers avec le concours d’un partenaire ouvre de meilleures perspectives que si CFF Cargo continue à les exploiter seul. Des entretiens o­nt déjà eu lieu avec des entreprises suisses et européennes, a précisé Daniel Nordmann, qui se dit convaincu qu’il en résulterait une solution de première classe. Le nouveau partenaire pourrait entretenir des moteurs diesel de toutes catégories de véhicules et non seulement des locomotives diesel, telles celles de CFF Cargo. Les ateliers industriels de Bellinzone se verraient en revanche renforcer par la réorganisation de l’entretien du matériel roulant. Les 350 emplois demeurent sauvegardés à ce stade. Le nombre d’emplois pourrait toutefois être aussi revu à la baisse à moyen terme à Bellinzone pour améliorer la productivité des ateliers, a renchéri Daniel Nordmann. CFF Cargo a justifié les suppressions d’emplois par le recul de la demande dans le secteur de l’entretien et par la concurrence croissante qui prévaut en particulier dans le gros entretien des wagons à marchandises. Une forte pression est exercée sur les prix dans ce secteur en raison des surcapacités qui le caractérisent dans toute l’Europe. Les coûts de l’entretien du matériel roulant en Suisse sont 15 à 20 pour cent plus élevés que le niveau du marché. Ces coûts o­nt une incidence directe sur les prix de CFF Cargo. Daniel Nordmann a également attiré l’attention sur les conditions cadre qui résultent de la convention collective de travail. La CCT actuelle est axée sur le secteur ferroviaire et non sur le secteur industriel, ce qui tend à aggraver la situation. Il n’en va pas seulement du niveau des salaires, mais aussi du manque de souplesse. Les charges liées à la restructuration s’élèvent à quelque 60 millions de francs. Des investissements de quelques dizaines de millions de francs sont prévus pour moderniser et agrandir les ateliers. Des décisions seront prises d’ici à la fin juillet 2006. Il a d’ores et déjà été décidé que le gros entretien des locomotives de ligne et des wagons à marchandises sera concentré à Bellinzone. Les prestations de maintenance continueront à être assurées à Muttenz BL, à la gare de triage du Limmattal près de Zurich, à Chiasso TI et à Lausanne. CFF Cargo entend se séparer des services de maintenance à Bienne, à Bellinzone, à Brigue et à Bâle. Ceux-ci seront proposés entièrement ou partiellement au trafic voyageurs CFF. Le service de maintenance de Lugano-Verdaggio sera fermé, celui de Erstfeld UR sera maintenu en exploitation jusqu’à la mise en service du tunnel de base du Gothard.

20.3.06
La mobilité sur la route et sur le rail continuera à croître jusqu’en 2030, selon une étude de l’Office fédéral du développement territorial. Si les transports publics se développeront plus fortement que la mobilité individuelle, la voiture demeurera toutefois le moyen de transport préféré. Telle est la conclusion du groupe d’experts, consignée dans le rapport «Perspectives de la mobilité en Suisse jusqu’en 2030» de l’Office du développement territorial. Quatre scénarios de développement de la mobilité en Suisse o­nt été élaborés. Les voyageurs-kilomètres – en tant qu’unité de mesure de la mobilité – s’accroîtront selon le scénario retenu de 111 à 128-143 milliards d’ici à 2030, soit de 15 à 29 pour cent, indique l’office fédéral. Les transports publics progresseront le plus fortement (de 22 à 78 pour cent). Leur part de marché augmentera de sept points au maximum pour atteindre au plus 24 pour cent. Elle demeurera plus faible que celle du trafic motorisé individuel. Ce dernier devrait croître de quelque 20 pour cent. Sa part de marché régresserait ainsi de 78 à 70 pour cent, relève l’office fédéral. Les déplacements liés aux loisirs constituent aujourd’hui déjà une part importante de la mobilité. Ils tendront à croître fortement. L’office fédéral prévoit en effet une progression de 26 à 31 pour cent d’ici à 2030, selon le scénario retenu. La mobilité liée au tourisme international devrait également enregistrer une progression plus forte que la moyenne, puisqu’elle pourrait atteindre 46 pour cent dans le cas d’une forte croissance économique. L’office fédéral estime que la part du trafic lié aux achats et celle du trafic dit utilitaire ne devraient guère se modifier jusqu’en 2030; elles se maintiendraient respectivement à 11 et à 7 pour cent. Il table en revanche sur une diminution du trafic pendulaire, en particulier en raison du « recul qui sera enregistré dans le secteur des employés et des personnes en formation ». La part que constitue aujourd’hui ce segment atteint 24 pour cent. Elle devrait fléchir de deux à trois pour cent. La mobilité à l’intérieur du pays demeurera importante, puisqu’il est tablé sur une progression qui devrait se situer entre 19 et 29 pour cent; il est estimé que sa part, qui atteint aujourd’hui 78 pour cent de l’ensemble de la mobilité, ne se modifiera pratiquement pas. Le trafic transfrontalier (avec point de départ ou d’arrivée à l’étranger) conservera le niveau actuel (15 pour cent). Le trafic de transit (avec point de départ et point d’arrivée à l’étranger) devrait progresser de 45 pour cent d’ici à 2030 en faisant passer sa part de 6,5 à 7,3 pour cent. L’office fédéral explique cette progression essentiellement par le fait que le trafic de tourisme en transit par la Suisse augmentera.

21.3.06
La filiale du BLS dans le secteur du fret annonce pour la cinquième fois consécutive un résultat positif – en l’occurrence celui de l’année 2005 –, alors que CFF Cargo est confronté à d’importants problèmes. BLS Cargo a enregistré un volume de transport de 2'823 millions de tonnes-kilomètres nettes (+ 32 pour cent) et réalisé un bénéfice de 6,4 millions de francs, a indiqué son directeur Dirk Stahl à Berne. Le trafic combiné non accompagné (conteneurs, caisses mobiles) en transit alpin via le Gothard et via le Lötschberg- Simplon a connu la plus forte croissance. Une croissance de 16 pour cent a été atteinte sur l’axe du Lötschberg, grâce essentiellement aux clients existants. Il a même été possible de tripler le volume du trafic combiné non accompagné sur l’axe du Gothard avec le concours du partenaire allemand Railion. BLS Cargo a accru ses recettes globales de 16 millions de francs en les portant à 173,1 millions de francs. Le bénéfice annuel a progressé de 2,9 à 6,4 millions de francs. La chaussée roulante reliant Fribourg-en-Brigau à Novare croît régulièrement (+ 20 pour cent). Quelque 80'000 camions sont transportés par année. Le trafic conventionnel par wagons complets est moins satisfaisant pour les responsables. Au Lötschberg, où BLS Cargo est le ténor sur le marché, la croissance s’est élevée à 4 pour cent. Au Gothard, un recul de 31 pour cent a été enregistré. Après avoir fait franchir les frontières aux locomotives, BLS Cargo et Railion Allemagne o­nt pour la première fois eu recours à des mécaniciens de locomotives en régime transfrontalier dans les deux pays. C’est ainsi qu’en 2005 du personnel BLS a circulé de Bâle à Offenburg et à Singen, alors que du personnel Railion a conduit des trains jusqu’à Erstfeld. Le nombre de trajets effectués par des mécaniciens de locomotives de chaque partenaire au-delà de la frontière a été équilibré, a relevé Dirk Stahl. Les procédures douanières à la frontière sud, qui prennent parfois beaucoup de temps, font actuellement l’objet de négociations. Un local de services a été aménagé à Chiasso, alors qu’il a été possible de reprendre un local des CFF à Domodossola. Invité à expliquer les raisons du succès de BLS Cargo par rapport à CFF Cargo, Dirk Stahl a déclaré que les entreprises se trouvaient dans des situations différentes. « o­n ne connaît pas les problèmes des CFF avec des ateliers d’entretien et de réparation, parce que l’on peut avoir recours à l’infrastructure de la maison mère BLS. Le fait que BLS Cargo n’ait pas d’activités dans le secteur des wagons complets isolés lui est de surcroît favorable.» C’est avant tout ce secteur qui est déficitaire aux CFF. Dirk Stahl a concédé que la circulation de trains complets à travers la Suisse « occasionnait peu de coûts ». Les CFF o­nt annoncé la veille une perte de 165 millions de francs dans le secteur Cargo en dépit d’une augmentation des tonnes-kilomètres.

21.3.06
Le Conseil des Etats a adopté, en tant que première Chambre, le fonds d’infrastructure du trafic d’agglomération et du réseau des routes nationales. Cela étant, il a expressément et unanimement ajouté au projet les routes principales dans les régions périphériques et de montagne. Le président de la commission des transports, Thomas Pfisterer (PRD/AG), a rappelé l’échec du contreprojet à l’initiative Avanti en février 2004. En présentant la nouvelle loi et la demande de crédit, le Conseil fédéral fait une nouvelle tentative pour résoudre les problèmes les plus urgents qui se posent dans le secteur des transports en Suisse. Aucune proposition minoritaire n’a été présentée. o­n peut s’en réjouir, car cela permet de tabler sur un traitement rapide du dossier et sur une acceptation possible du projet par le Conseil national. Le ministre des transports Moritz Leuenberger a qualifié le projet de bien en phase et le fait que la commission l’a présenté à l’unanimité de „rarissime“. Le vice-président Peter Bieri (PDC/ZG), président de l’ancienne commission d’experts «Trafic d’agglomération», laquelle est à l’origine de l’actuel projet, a relevé le caractère équilibré de celui-ci. Il prend en compte tous les intérêts, satisfait aux exigences de mobilité de la société moderne, crée des infrastructures de transport pour notre bien-être et renforce la cohésion nationale. Le Conseil des Etats a complété le projet du Conseil fédéral en indiquant par exemple comment les crédits seront utilisés et, surtout, en y ajoutant les régions périphériques et les régions de montagne. Cela « est pleinement justifié, aussi du point de vue d’un citoyen du Plateau », a déclaré Hans Hofmann (UDC/ZH). Le Conseil des Etats entend affecter 20,8 milliards de francs à «Dopo Avanti» pendant une période de 20 ans courant à partir de 2008: 8,5 milliards pour l’achèvement du réseau des routes nationales jusqu’en 2015, 5,5 milliards pour l’élimination des goulets d’étranglement et 6 milliards pour les transports publics et la mobilité individuelle dans les agglomérations. Pour le Conseil des Etats, le crédit de 800 millions de francs prévu pour les routes principales dans les régions périphériques et dans les régions de montagne au cours de ces 20 prochaines années est destiné uniquement au maintien de la qualité du réseau routier. Son financement sera assuré pour moitié par la réserve comptable du financement routier et par des tranches annuelles du fonds. Le fonds sera alimenté par des recettes liées de la taxe sur les huiles minérales et de la vignette autoroutière, étant entendu que le Parlement déterminera les tranches annuelles. Le fonds démarrera grâce à un premier versement de 2,6 milliards de francs puisé dans le compte de financement spécial du trafic routier, qui s’élève aujourd’hui à 3,7 milliards de francs. Au vote final, le Conseil des Etats a adopté le projet par 37 voix contre 0. Le projet passe au Conseil national.

21.3.06
La construction du tunnel du Gothard des NLFA subit du retard. La délégation de surveillance des NLFA estime que les travaux démarreront à Erstfeld UR avec un an de retard en raison du fait que l’adjudication d’un lot de travaux doit être réévaluée. Ce, si tant est que AlpTransit Gothard SA (ATG) se prononce sur la nouvelle adjudication en l’espace de deux mois. Les conséquences financières ne sont pas connues. La commission de recours en matière de marchés publics avait approuvé à mi-février un recours déposé par le groupe Marti contre l’adjudication du lot des NLFA de Erstfeld. Marti a émis des doutes quant à la légalité de l’adjudication, dès lors que l’offre du concurrent autrichien Strabag n’était que 0,6 pour cent meilleur marché. L’adjudication portait sur un montant de 430 millions de francs. La commission de surveillance est inquiète en raison des retards et des coûts qui pourraient en résulter. Il sera très difficile de rattraper un éventuel retard dans ce lot de travaux. La délégation de surveillance estime que l’ouverture du tunnel du Gothard sera reportée d’environ trois mois. Ouverture qu’elle avait prévue à fin 2015.

21.3.06
Le TCS se félicite du fait que le Conseil des Etats a approuvé à l’unanimité le programme de construction des infrastructures de transport. Ce programme, qui tient compte de la demande, prévoit 14 milliards de francs pour l’achèvement des autoroutes (8,5 milliards provenant du fonds d’infrastructure et env. 5,5 milliards qui o­nt été mis à disposition entre le rejet du contreprojet à l’initiative Avanti et la mise en place du fonds dans le cadre des budgets annuels 2004 à 2007). Il prévoit également 5,5 milliards de francs pour l’aménagement de tronçons d’autoroutes saturés – le plus grand tabou en matière de politique des transports en Suisse serait ainsi rompu – et un milliard de francs pour les routes principales dans les régions périphériques. La prédominance de la route et l’importance de l’entretien d’un réseau qui comprend plusieurs tronçons de route dangereux sont ainsi reconnues. Enfin, il prévoit 2 milliards de francs (estimation prudente) pour des projets routiers dans les agglomérations (routes de contournement, ponts et tunnels dans les villes) et quelque 4 milliards de francs (estimation) pour les infrastructures de transports publics dans les agglomérations (trams, voies réservées aux bus). Le TCS regrette en revanche que le Conseil des Etats continue à soutenir financièrement les chemins de fer régionaux (RER) en puisant dans la manne routière. Outre le fait que cela est contraire à la constitution, il s’avère que cela se fait au préjudice des transports publics dans les agglomérations. Le TCS souhaite que le Conseil national (seconde Chambre) corrige ce point et finance les RER en puisant dans le fonds de financement des transports publics (FTP), le cas échéant au moyen d’un emprunt de 1 milliard de francs qui serait contracté auprès du compte routier.

22.3.06
L’organisation de grandes manifestations au stade de Suisse ne fonctionne pas encore parfaitement dans les secteurs des transports et de la sécurité. Aussi la ville de Berne, les entreprises de transport et les organisateurs planchent-ils sur une série d’améliorations. Un groupe de travail élabore actuellement une série de mesures d’amélioration, a indiqué la ville fédérale. Sont prévues des améliorations de l’information des visiteurs et de la canalisation des passagers à la gare du RER de Berne-Wankdorf. C’est ainsi que de nouveaux haut-parleurs et de nouveaux écrans y seront installés. De plus, des aires d’attente seront aménagées pour les supporters sur la place de la gare côté sud, au moyen de barrières mobiles. Ces mesures s’imposent pour des raisons de sécurité, a précisé le responsable de la planification des transports de la ville, Hugo Staub. Il arrive qu’une foule de supporters se masse sur les quais après les matches. Les entreprises de chemin de fer sont dès lors contraintes d’avoir recours à un nombreux personnel pour assurer la sécurité, voire de ralentir la marche des trains en transit. Il est en outre prévu d’intégrer les transports publics (zones 10 et 11 de la communauté tarifaire Libero) dans les billets d’entrée aux manifestations qui se déroulent au Wankdorf. Les organisateurs indemniseront la communauté tarifaire. Les négociations n’ont pas encore abouti pour toutes les manifestations, a déclaré Hugo Staub.

22.3.06
Les interdictions d’atterrissage et de survol dont font l’objet certaines compagnies aériennes non européennes seront appliquées dorénavant de manière uniforme dans toute l’Europe. La liste noire, à laquelle la Suisse participe également, porte sur plus de 90 compagnies aériennes, pour l’essentiel africaines et asiatiques. Elle a été dressée sur la base d’inspections opérées principalement sur des aéroports européens à partir de critères de sécurité élaborés par des experts de l’UE, de la Norvège et de la Suisse. Sont pris en considération les avions mal entretenus, les compagnies qui ne sont pas en mesure de remédier à des carences et les autorités de contrôle inaptes. Aucune des compagnies figurant sur la liste en question n’a atterri jusqu’ici en Suisse, a indiqué l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC). Toutes les compagnies aériennes du Liberia, de la Sierra Leone, du Swaziland et de la Guinée équatoriale o­nt été bannies de l’espace aérien européen en raison de la surveillance insuffisante qui est exercée par les autorités de ces pays. Un seul avion de la République démocratique du Congo (Congo-Kinshasa) est autorisé à assurer des vols à destination de l’Europe. Des compagnies aériennes peuvent se voir refuser complètement ou partiellement leur exploitation. La Commission européenne consulte le groupe d’experts avant de prendre une décision. Les nombreux accidents qui se sont produits dans le trafic de ligne en 2005 o­nt accru la pression politique afin de parvenir rapidement à une entente portant sur des critères uniformes. 713 personnes o­nt perdu la vie lors de 18 accidents impliquant des avions assurant le transport des passagers, selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

23.3.06
Le Grand Conseil bernois a approuvé un crédit de 3 millions de francs pour le prolongement de la piste de l’aéroport de Berne-Belp. Une proposition de non-entrée en matière présentée par les partis de gauche n’a pas été retenue. La piste de Berne-Belp doit être prolongée de 230 mètres au sud pour satisfaire à de nouvelles normes de sécurité. L’autorisation du projet de construction a déjà été donnée. En proposant une contribution cantonale, le gouvernement et la commission de pilotage entendaient souligner l’importance de l’aéroport au plan économique. Il s’agit d’une contribution unique du canton, a déclaré Brigitte Bolli (PRD/Berne) au nom de la commission de pilotage. Le soutien cantonal vise à ce que l’aéroport de Berne-Belp puisse demeurer concurrentiel en Suisse. Matthias Burkhalter (PS/Rümligen) a relevé en tant que porte-parole de la minorité de la commission de pilotage que la contestation ne portait pas sur le prolongement de la piste. L’efficience de Berne-Belp ne doit pas être remise en cause, parce que le canton « tire le diable par la queue ». La concurrence, par ailleurs tant prisée, doit jouer. Le PEV et l’UDC o­nt souligné que le crédit était en harmonie avec la stratégie de croissance du canton. Il s’agit d’une forme judicieuse et transparente de promotion économique. Le PRD a plaidé pour un « aéroport souple et performant ». Les trois millions sont à mettre en parallèle avec la plus-value économique de 220 millions de francs que représente l’aéroport chaque année. La directrice de l’Economie publique Elisabeth Zölch a relevé que l’aéroport garantissait un raccordement avec les métropoles économiques européennes. Il s’agit d’un élément important si l’on tient à inciter des entreprises à s’installer dans la région. Le prolongement de la piste permet de surcroît de diminuer les nuisances sonores pour les riverains. L’aéroport est également un élément important du point de vue touristique. Après un débat nourri et, parfois, émotionnel, le Parlement a rejeté la proposition de non-entrée en matière par 126 voix contre 47. Au vote final, le crédit a été accepté par 124 voix contre 46 et 5 abstentions.

23.3.06
Les hautes eaux enregistrées en août 2005 o­nt gâché la saison de la compagnie de navigation sur les lacs de Thoune et de Brienz (BLS). Le manque à gagner s’est élevé à près de un million de francs. La compagnie vise des comptes équilibrés cette année. Outre le manque à gagner, des dommages importants o­nt été enregistrés tant dans la flotte de bateaux qu’aux infrastructures, a relevé la compagnie de navigation BLS. En 2005, la demande est restée sensiblement en deçà de celle de l’année précédente. La compagnie a été pénalisée à partir du 22 août par douze jours de hautes eaux sur le lac de Thoune et neuf jours sur le lac de Brienz. Elle a transporté au total 660'242 passagers sur le lac de Thoune (-4,2 pour cent) et 289'303 passagers sur le lac de Brienz (-16,3 pour cent). Les recettes de transport o­nt fléchi de 0,47 million de francs à 9,58 millions de francs malgré un ajustement tarifaire. La perte réalisée dans le secteur de la navigation s’est élevée à 1,95 million de francs (année précédente: 1,84 million).

23.3.06
Toute personne se baignant ou plongeant dans le lac de Constance dans un périmètre de moins de 100 mètres d’une entrée de port des bateaux de transport des personnes doit s’attendre à devoir payer une amende de 50 francs. Le gouvernement thurgovien a modifié l’ordonnance sur les amendes d’ordre dans la navigation. Il en va de même près des débarcadères situés hors des zones de baignade publiques. Toute personne qui ne respecte pas l’interdiction de se baigner dans les zones réservées à la navigation, délimitées, est également amendée. Le montant est également de 50 francs. Ces prescriptions visent à assurer la sécurité des baigneurs, indique le gouvernement thurgovien. Aussi a-t-il prévu des amendes d’ordre pour les contrevenants. Ces mesures o­nt été rendues nécessaires à la suite de l’adaptation par le Conseil fédéral, en décembre 2005, de l’ordonnance sur la navigation sur le lac de Constance, conformément à l’arrêté de la commission de la navigation internationale du lac de Constance. La numérotation des signaux d’interdiction a également dû être adaptée. Enfin, un nouveau signal a été mis en vigueur qui interdit l’utilisation d’engins à voile.

23.3.06
Les deux tunnels de base des NLFA au Gothard et au Ceneri seront commandés à partir de Pollegio près de Biasca. La centrale de commande sera mise en service en 2012, soit trois ans avant l’achèvement du tunnel de base du Gothard. Les CFF et AlpTransit Gothard SA entendent réaliser un centre de contrôle du tunnel qui répond aux « normes futures en matière de fonctionnalité, d’architecture, d’écologie et d’économie », est-il relevé dans un communiqué commun. Un concours d’architecture sera réalisé. Le coup d’envoi sera donné le 24 mars avec la mise au concours. L’exploitation ferroviaire sur les tronçons de ligne Arth-Goldau - Chiasso et Bellinzone - Luino (I) sera surveillée et commandée à partir de Pollegio, près du portail sud du tunnel de base du Gothard. L’actuel centre de gestion régional (CER), qui se trouve à Bellinzone, sera intégré le moment venu dans la centrale de commande de Pollegio.

27.3.06
Les agressions enregistrées dans les transports publics doivent être poursuivies d’office. Le Syndicat du personnel des transports (SEV) a déposé une pétition dans ce sens à la suite d’agressions perpétrées contre des chauffeurs de bus en Suisse romande. La pétition, signée par près de 10'000 personnes, demande que les entreprises de transports publics et les autorités prennent des mesures pour assurer la sécurité du personnel et, partant, aussi celle des passagers dans les trains, les trams et les bus. Il faut davantage de personnel, a déclaré devant la presse, à Berne, Jürg Hurni, de la fédération du personnel des trains. La sécurité des voyageurs et du personnel est importante pour les entreprises de transports publics, a précisé le porte-parole des CFF Roland Binz. Les entreprises o­nt déjà réagi il y a plusieurs années. C’est ainsi que les CFF o­nt augmenté de 150 à 250 personnes l’effectif de la police ferroviaire et o­nt équipé jusqu’ici près de la moitié des trains régionaux de caméras vidéo, a renchéri Roland Binz. Cela n’est pas sans effet: en 2005, 338 agressions o­nt été enregistrées contre des employés CFF, soit 15 pour cent de moins qu’en 2004. La surveillance vidéo sera installée dans tous les trains régionaux d’ici cinq ans, a relevé le porte-parole. Les CFF suivent en outre différents projets en matière de prévention, tel celui mis sur pied pour les élèves et les supporters d’équipes sportives. Il a déjà été donné suite à la seconde revendication contenue dans la pétition – la poursuite d’office lors d’une agression contre les chauffeurs de bus, les mécaniciens de locomotives, les contrôleurs, les membres de la police ferroviaire et le personnel des guichets. Cela est passé inaperçu. Les employés des transports publics doivent aujourd’hui se présenter comme plaignants. Le Parlement a, dans le cadre de la loi sur les installations à câbles, accepté un amendement de la loi sur le transport des personnes, qui déclare « délit poursuivi d’office » tout acte répréhensible contre un employé d’une entreprise de transports publics. L’article n’est toutefois pas encore entré en vigueur.

27.3.06
Le bateau à vapeur «Rigi», dont la première mise à l’eau remonte à 160 ans, ne naviguera plus. Une étude de faisabilité a en effet révélé que sa coque est devenue trop faible. Le bateau trouvera une place de choix au musée des transports, où il sera exposé comme « monument technique ». Il s’agit du plus ancien bateau à vapeur à aubes. Il a navigué de 1848 à 1952 sur le lac des Quatre cantons, puis il a servi de restaurant dans les jardins du musée des transports à Lucerne au cours de ces 50 dernières années. Le musée des transports, la compagnie de navigation et les amis des bateaux à vapeur avaient envisagé l’an dernier de le rénover à l’occasion du 50e anniversaire du musée enregistrant le plus grand nombre de visiteurs en Suisse et de l’utiliser pour proposer des circuits sur le lac des Quatre cantons. Il n’en sera rien, indique le musée des transports. Une étude de faisabilité a révélé qu’il n’est pas judicieux, tant pour des raisons techniques qu’historiques, de remettre le bateau en service. Si le «Rigi» représentait il y a 150 ans un fleuron de la technique d’alors, il ne répond plus aux normes de sécurité actuelles. Des transformations et des aménagements très importants seraient nécessaires, qui amoindriraient la valeur historique du bateau. Les hautes eaux enregistrées en 2005 o­nt tout d’abord laissé envisager que le bateau pourrait à nouveau reprendre l’eau sans problèmes, est-il relevé dans le communiqué. Après examen, il s’est avéré que le bateau s’était rempli d’eau, que des moisissures nuisibles à la santé s’étaient formées sur la coque et que le salon remis en état en 1959 ne pouvait plus être ouvert au public. Le « Rigi » pourra néanmoins être sauvegardé dans sa forme originale grâce à des dons et à des indemnisations de l’assurance. Le plus ancien bateau à vapeur à aubes sera présenté comme témoin de l’industrialisation dans les transports et du développement touristique devant la halle de la navigation au musée des transports. Le premier voyage d’un groupe suisse de Thomas Cook aurait utilisé ce bateau en 1863 pour se rendre de Lucerne au pied du Rigi, est-il relevé dans le communiqué.

28.3.06
La Suisse continuera à jouer de son influence sur l’axe du Simplon. Le président de la Confédération et le ministre des transports italien Pietro Lunardi o­nt en effet signé la nouvelle convention du Simplon à Turin, relève le DETEC. La Suisse continue à exploiter l’infrastructure jusqu’à Iselle (I), alors que l’Italie répond du tronçon reliant Iselle à Domodossola. Nouveauté: les deux pays s’octroient réciproquement l’accès à Brigue et au terminal du fret de Domodossola II. Les chemins de fer règlent dorénavant eux-mêmes les modalités techniques de l’accès. L’accord sera de surcroît simplifié. Les instances chargées du contrôle et de la mise en œuvre seront réorganisées et réduites. L’accord renouvelle l’ancienne convention du Simplon et règle l’exploitation ferroviaire à travers le tunnel du Simplon sur le tronçon enjambant la frontière entre Brigue et Domodossola. La Suisse et l’Italie avaient signé un accord en 1895 par lequel les deux pays s’engageaient à construire et à exploiter le tunnel du Simplon. Un an plus tard, l’Italie avait octroyé à la Suisse une concession portant sur la construction et l’exploitation du tronçon de ligne situé sur territoire italien, conduisant de la frontière située au milieu du tunnel du Simplon à Iselle. Cette concession est arrivée à échéance le 31 mai 2005 et elle a été prolongée à titre provisoire. La nouvelle concession a été renouvelée pour les 99 prochaines années. Avec la mise en service du tunnel de base du Lötschberg conformément au concept des NLFA à fin 2007, l’axe Bâle- Berne- Lötschberg- Brigue- Simplon- Novare prendra une dimension européenne. Ses capacités de transport dans le secteur du fret seront sensiblement augmentées.

28.3.06
Les coûts globaux des NLFA sont toujours estimés à environ 16,4 milliards de francs. Seuls 30 millions de francs sont venus s’ajouter à la facture depuis la dernière évaluation faite en septembre 2005, est-il relevé dans le 20e rapport. Le risque d’un surcoût s’est toutefois fortement accru. Le potentiel de risques a en effet augmenté de 100 millions de francs pour s’inscrire à 1,4 milliard, est-il relevé dans le rapport que l’Office fédéral des transports (OFT) a rédigé à l’intention de la délégation parlementaire de surveillance. Cela étant, il pourrait en résulter des coûts finaux de 17,8 milliards de francs (niveau des prix en 1998), sans prise en compte du renchérissement, des intérêts intercalaires et de la TVA. L’augmentation du potentiel de risques est lié pour l’essentiel à l’évolution des coûts du tunnel de base du Ceneri. Les coûts de cet ouvrage ayant augmenté de 174 millions, le projet de construction fera l’objet d’un réexamen. L’éventuel surcoût découlant du litige survenu en corrélation avec le lot de Ersfeld sera couvert par les 1,4 milliard de francs. Le Parlement a affecté un montant de 15,6 milliards de francs aux NLFA. Cela signifie à ce stade qu’il manque 800 millions de francs pour financer la totalité des coûts. Le Conseil fédéral peut libérer des crédits jusqu’en 2007/08 pour faire face aux engagements en puisant dans les réserves. L’aperçu complet des futurs projets ferroviaires sera alors à disposition. Le Conseil fédéral soumettra probablement une demande de crédit supplémentaire pour les NLFA au Parlement, en même temps que cet aperçu. Des projets devront le cas échéant être supprimés ou reportés. La « planification des compensations » est une tâche permanente pour tous les participants à un projet, est-il relevé dans le rapport.

29.3.06
Au passage du Baregg sur l’autoroute A1 en direction de Zurich, les conducteurs peuvent dorénavant prendre connaissance de la pollution de l’air. Celle-ci figure sur un panneau. Elle est actualisée chaque heure. L’indice de pollution mesuré sur de courtes durées se réfère aux limites consignées dans l’ordonnance sur la qualité de l’air, indique le Département des travaux publics, des transports et de l’environnement du canton d’Argovie. Il est calculé à partir des concentrations d’ozone, de dioxyde d’azote et de poussières fines qui sont mesurées. Les concentrations des trois éléments toxiques sont mesurées à la centrale de Baden. Le panneau change de couleur en fonction de la pollution mesurée. La couleur violette signifie une «très forte pollution», alors que la couleur bleue indique «une très faible pollution». Entre ces deux valeurs extrêmes, les couleurs rouge, orange, jaune et verte signifient respectivement une pollution «élevée», «significative», «modérée» et «faible». L’installation du panneau a été autorisée à titre d’expérience pilote par l’Office fédéral des routes (OFROU). Un second panneau sera posé cet automne au même endroit, en direction de Berne.

30.3.06
Les compagnies de chemin de fer de l’UE ne sont pas contraintes de respecter les conditions de travail en usage dans la branche en Suisse. Telle est la conclusion à laquelle est parvenu le secrétariat d’Etat à l’économie (seco). Cela étant, le conseiller fédéral Moritz Leuenberger entend chercher une solution politique avec Bruxelles. La législation suisse en matière de temps de travail est applicable aux entreprises de l’UE qui opèrent en Suisse, indique le seco. Les compagnies ferroviaires doivent de surcroît obtenir une attestation confirmant qu’elles remplissent les normes de sécurité. L’accord sur les transports terrestres passé entre la Suisse et l’UE prévoit en revanche que le pays dans lequel la compagnie a son siège répond des conditions de travail. Le seco a étudié la question avec le concours d’autres offices fédéraux et avec les partenaires sociaux. «Le respect de conditions de travail équitables est un défi européen», conclut le groupe de travail. Raison pour laquelle le sujet devrait être abordé au niveau politique. Une rencontre est prévue le 8 mai entre Moritz Leuenberger et le commissaire aux transports de l’UE Jacques Barrot, o­nt indiqué les deux parties. Le syndicat du personnel des transports (SEV), qui a collaboré aux travaux du groupe de travail, a publié un communiqué par lequel il demande une solution politique. o­n prend note de la situation juridique, a indiqué le SEV. Celui-ci estime que la situation est «intolérable». Le problème a été soulevé en automne 2004. Des mécaniciens de locomotives allemands conduisent depuis lors des trains de marchandises en Suisse dans le cadre d’une coopération mise en place avec la filiale des Chemins de fer allemands (DB), la société allemande Railion SA.

30.3.06
5'368'728 véhicules routiers étaient immatriculés en Suisse en date du 30 septembre 2005, dont 5'043'003 véhicules à moteur et 325'725 remorques, est-il relevé dans la statistique des véhicules routiers. La barre des 5 millions de véhicules à moteur a ainsi été franchie pour la première fois. Le parc de véhicules s’accroît régulièrement de un à deux pour cent chaque année depuis 1990, année au cours de laquelle quelque 3,8 millions de véhicules à moteur avaient été recensés, selon l’Office fédéral de la statistique. Le parc des véhicules destinés au transport des personnes s’est par conséquent accru de 29,5 pour cent en 15 ans – de près de 3 millions à 3,864 millions de voitures, ce qui équivaut à une croissance annuelle moyenne de 1,7 pour cent. La progression annuelle moyenne atteint même 4,7 pour cent dans la catégorie des motos. Le parc a en effet passé de près de 300'000 motos en 1990 à 592'194 en 2005. Le nombre de véhicules mis en circulation chaque année a en revanche reculé au cours de ces cinq dernières années: le recul a atteint 2,3 pour cent pour les véhicules à moteur entre 2004 et 2005 (338'615 véhicules), 2,5 pour cent pour les voitures (260'682) et 5,5 pour cent pour les motos (45'230). La Suisse comptait en outre 307'000 véhicules utilitaires immatriculés en 2005 (fourgonettes, camions, semi-remorques, trains routiers et véhicules articulés). Le nombre de trains routiers s’est accru de 70 pour cent depuis 1990, alors que celui des camions a reculé de 13 pour cent. Le parc des véhicules à moteur comprend en outre 182'000 véhicules agricoles et 52'000 véhicules industriels (tracteurs, chariots à moteur, etc.).

31.3.06
Les CFF o­nt résilié les deux conventions collectives de travail (CCT), celle du personnel des CFF et celle du personnel de CFF Cargo. Ce faisant, les CFF entendent, selon leurs propres indications, relancer des négociations sérieuses avec les syndicats. L’objectif est de mettre les nouvelles CCT en vigueur au début 2007. Les conventions collectives en vigueur arrivent à échéance à la fin de l’année. Les CFF avaient déjà annoncé en janvier qu’ils entendaient les renégocier. Ils se sont vus contraints, selon leur propre communiqué, d’opter pour une résiliation, les syndicats n’ayant pas accepté jusqu’ici de substantielles négociations. «Nous visons des conditions de travail qui sont en usage dans la branche pour être en mesure de lutter à armes égales avec la concurrence», a déclaré le chef du personnel des CFF Hannes Wittwer. Une forte pression existe par exemple dans toute l’Europe dans le secteur de l’entretien du matériel roulant, indiquent les CFF dans leur communiqué. Les réglementations qui sont dépassées (parce que remontant à l’époque du règlement des fonctionnaires) doivent être supprimées. Le syndicat du personnel des transports (SEV) a qualifié la résiliation de la CCT de défi. Le SEV est prêt à négocier, mais n’accepte aucune « suppression multiple ». Les CFF planchent sur des réductions de salaire, des temps de travail plus longs, moins de sécurité sociale et une convention séparée aux conditions proposées par l’industrie pour certains pans de CFF Cargo. Les délégués du SEV o­nt rejeté les plans des CFF le 1er février déjà.

31.3.06
Les compagnies de navigation réunies (VSU) du lac de Constance et du Rhin démarreront la saison 2006 le 9 avril. Les « Vorarlberg Lines », anciennement ÖBB, optent pour une nouvelle voie. La compagnie a passé commande d’un bateau de 1'000 places qu’elle entend utiliser pour les congrès. Les VSU o­nt atteint un « résultat acceptable » en 2005, a déclaré devant la presse le président des VSU et directeur de la Compagnie de navigation sur le lac de Constance (BSB), Kuno Werner. 1,5 pour cent de passagers en moins que l’année précédente o­nt été transportés à cause du mauvais temps. Font partie des VSU la compagnie de navigation allemande naviguant sur le lac de Constance (BSB), la compagnie suisse de navigation sur le lac de Constance (SBS), la compagnie de navigation sur le lac Inférieur et sur le Rhin (URh) et la compagnie de navigation de Rorschach (SBR), ainsi que la compagnie autrichienne «Vorarlberg Lines ». Les VSU possèdent 31 bateaux à moteur et trois bacs à moteur. Ceux-ci o­nt parcouru près de 645'000 kilomètres au total et transporté quelque 4,2 millions de passagers. Toutes les compagnies entendent porter l’accent sur les circuits charter et sur les croisières spéciales. Ainsi, la SBS a invité le canton d’Appenzell et elle entend proposer des circuits à l’enseigne de la danse et de la bonne chair. La fumée est bannie sur la flotte entière à partir de cette année. Il est interdit de fumer tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. La compagnie réserve toutefois une zone aux fumeurs sur le pont, a déclaré Kuno Werner. La compagnie BSB inaugurera en juillet une nouvelle unité de 400 places, qui se caractérisera par de grandes surfaces vitrées. La compagnie « Vorarlberger Lines » a passé commande de deux nouveaux bateaux au chantier de constructions navales Bodan à Kressborn pour un montant de 8,5 millions d’euros. Un bateau charter offrant 250 places et le nouveau « vaisseau » de la flotte autrichienne: un bateau de 1'000 places à l’intérieur, qui sera proposé pour des concerts et des congrès. Il disposera d’une scène multifonctionnelle. Il s’adressera à une nouvelle clientèle. C’est ainsi que des présentations de voitures pourront par exemple être organisées sur le lac, a déclaré son directeur Gerhard Mayer. Le bateau constituera la grande surprise lors de la parade 2007.

31.3.06
Les CFF devraient obtenir 5,88 milliards de francs de la Confédération selon le mandat de prestations 2007-2010. La commission des transports du Conseil des Etats a en effet approuvé celui-ci à l’unanimité. Le mandat de prestations 2007-2010 – le troisième du genre – a été négocié entre le Conseil fédéral et les CFF. Le Parlement est appelé à se prononcer sur l’enveloppe destinée au financement de l’infrastructure ferroviaire pendant la même période en même temps qu’il approuve le mandat. La commission estime qu’une approbation intégrale est « judicieuse ». Elle est également entrée en matière en ce qui concerne le 9e crédit cadre de 600 millions de francs, qui est mis à disposition des chemins de fer privés au cours des quatre prochaines années pour leur permettre de maintenir la qualité de leur infrastructure et pour procéder à des améliorations techniques. Le dossier n’est toutefois pas encore prêt, a indiqué la commission. Les entreprises de chemin de fer concessionnaires et les cantons estiment que les 600 millions de francs ne suffiront pas pour rattraper l’important retard pris dans le secteur de l’infrastructure. Aussi la commission a-t-elle demandé des informations complémentaires au Conseil fédéral en vue de sa séance du 1er mai. Le Conseil devrait se pencher sur le dossier – comme prévu – lors de la session d’été.

31.3.06
Le litige portant sur la vente de la Compagnie de navigation sur le lac de Constance (SBS) aux services industriels de la ville de Constance connaît un nouveau rebondissement. Une expertise reproche aux services industriels de vouloir exercer leur suprématie dans la région. Le litige perdure depuis que les CFF, en tant que propriétaires de la SBS, o­nt déclaré en 2005 vouloir vendre la flotte du lac de Constance aux services industriels de la ville de Constance. Ces derniers possèdent la Compagnie allemande de navigation sur le lac de Constance (BSB) et le bac Constance- Meersburg. Ils sont également copropriétaires de la société Katamaran et du bac reliant Romanshorn à Friedrichshafen. Tant le canton de Thurgovie que les huit communes riveraines du lac de Constance approuvent la vente aux services industriels de Constance. Le machiniste de la SBS Flavio Cason et un groupe d’investisseurs composé de l’investisseur thurgovien Hermann Hess et de la caisse de pension «vonRoll infratec ag» y sont opposés. L’on sait depuis cette semaine que le propriétaire de la société Arbonia-Forster, Edgar Oehler, en fait également partie. Flavio Cason est un employé de la SBS possédant des actions cédées aux employés, qui lui confèrent un droit de préemption. Ce droit a certes été supprimé lors d’une assemblée des actionnaires, mais Flavio Cason a contesté cette décision en justice. Une décision sera prise en première instance le 30 mai. Le groupe d’investisseurs dont s’est entouré Flavio Cason a présenté cette semaine une expertise du juriste st-gallois Beat Zumstein, qui atteste que le potentiel de développement de la SBS est bon et que les bateaux de la compagnie sont bien entretenus. Il reproche en revanche à la BSB de procéder à une « réduction problématique des capacités », d’avoir acheté deux bateaux « très mal conçus » et d’avoir « raté complètement la rénovation des autres bateaux du point de vue architectural ». Si ses bateaux sont propres, ils ne sont « pas si bien entretenus » que ceux de la SBS. Beat Zumstein, ancien rédacteur du journal «Dampferzeitung» et personnalité connue dans les milieux de la navigation, parvient à la conclusion que la BSB vise une « hégémonie sur le haut-lac ». La compagnie BSB relève « qu’une collaboration assurerait le maintien de la flotte suisse sur le lac de Constance». Il est nécessaire, pour des raisons économiques, de rénover des bateaux. La BSB a présenté un concept de rénovation. Le nombre de passagers transportés par la SBS est en outre en recul depuis 2003. Le «groupe Cason» a indiqué dans le plan d’affaires qu’il a publié qu’il entendait structurer la SBS en trois sociétés chapeautées par un holding: les bateaux et les bacs, les chantiers navals et le port. Le port devrait être positionné dans un « segment haut-de-gamme et offrir des prestations à haute valeur ajoutée ». Les chantiers navals sont les plus importants dans la région du lac de Constance; ils pourraient à l’avenir également entretenir de gros yachts. Quant au secteur de la navigation, il doit devenir plus attrayant. Le plan d’affaires table sur le maintien du soutien des pouvoirs publics pour les bateaux assurant le transport des passagers selon l’horaire. Trois emplois devraient être supprimés entre 2006 et 2008, est-il relevé dans le plan. Il est en revanche reproché aux CFF et à la BSB de n’avoir donné aucune garantie d’emploi, mais de s’être contentés de vagues déclarations d’intention.

31.3.06
Le groupe BVZ a réalisé un bon résultat en 2005 en affichant une progression de presque tous les chiffre repères importants par rapport à l’année précédente. La bourse a également réagi de manière positive à la suite de l’intégration du chemin de fer du Gornergrat. Le holding BVZ est sur la bonne voie, est-il relevé dans un communiqué. En intégrant complètement le chemin de fer du Gornergrat SA sous son toit, le holding BVZ a renforcé la position de ses entreprises de transport. Le chemin de fer du Gornergrat a réalisé un chiffre d’affaires de 21,76 millions de francs en 2005, soit 0,5 pour cent de moins que l’année précédente au cours de laquelle un excellent résultat avait été obtenu. Dans le secteur des sports d’hiver, il a accru ses recettes de 2,5 pour cent pour les porter à 6,17 millions de francs durant l’hiver dernier. Dans le secteur des excursions, la progression a même atteint 14,4 pour cent, le chiffre d’affaires ayant atteint 1,88 million de francs. Le chiffre d’affaires réalisé dans le secteur des groupes durant l’été 2005 s’est élevé à 4,9 millions de francs, soit 3,3 pour cent de plus que l’année précédente. Enfin, dans le secteur des voyageurs isolés, les passagers supplémentaires recensés l’année précédente grâce à la très bonne opération Raffeisen o­nt fait défaut. Le chemin de fer du Gornergrat a en effet réalisé un chiffre d’affaires de 7,03 millions de francs dans le secteur des voyageurs isolés et des sports d’hiver, en recul de 12,8 pour cent par rapport à l’année précédente. Dans le secteur du transport des marchandises, les recettes o­nt pu être augmentées à 747'000 francs grâce à l’intense activité enregistrée dans le domaine de la construction au Gornergrat. Le chemin de fer du Gornergrat a transporté 676'360 passagers en 2005, soit 35'435 de moins que l’année précédente.

31.3.06
Cinq ans après que la Landsgemeinde glaronnaise a rejeté un projet routier devisé à 450 millions de francs, le gouvernement présente un concept de mobilité qui se caractérise par le développement de l’offre de transports publics et par des contournements de localités. Le législatif avait donné mandat au gouvernement, après le rejet populaire du projet routier à travers la vallée glaronnaise, d’élaborer le concept de mobilité qui a été présenté aux médias. Le nouveau concept de mobilité comprend aussi bien des mesures dans le secteur des transports publics que dans celui de l’infrastructure routière. C’est ainsi que les localités de Näfels et de Netstal, qui sont traversées par 20'000 véhicules en moyenne chaque jour, doivent bénéficier chacune d’un tunnel de contournement. Le canton de Glaris est toutefois tributaire de la Confédération pour le contournement des deux localités. Le projet de construction routière n’est en effet finançable que si la Confédération intègre le tronçon conduisant de l’autoroute A3 à Glaris dans le réseau des routes nationales, a-t-il été précisé devant la presse. Le concept prévoit de décongestionner le centre-ville du chef-lieu glaronnais par des mesures à prendre au niveau de la planification du trafic. Quant aux transports publics, il est prévu d’améliorer l’offre de bus actuelle. Enfin, le gouvernement vise la mise en place d’une liaison directe à la cadence horaire à destination de Zurich et un développement raisonnable de l’offre de transports publics durant les heures creuses et en fin de semaine.

 

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