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1.11.00
Le canton de Thurgovie entend résolument développer les transports publics au cours de ces quatre prochaines années. C'est ainsi, par exemple, que la liaison ferroviaire "CityVogel" sera proposée à la cadence horaire entre Constance et Zurich. Le Conseil d'Etat veut continuer à mettre en œuvre une politique des transports respectueuse de l'environnement en développant l'offre de transports publics, a déclaré le directeur de l'Economie publique Hermann Lei. Le magistrat estime que les coûts à la charge du canton et des communes resteront stables grâce à des mesures permettant d'augmenter les performances des entreprises, grâce à la participation financière des régions voisines et grâce aux recettes provenant de la RPLP. La cadence horaire prévue pour la liaison "CityVogel" n'est pas réalisable avant le changement d'horaire 2003, a concédé Werner Müller, de l'Office cantonal des transports publics. Différentes mesures sont envisagées, selon Hermann Lei: des liaisons ferroviaires à la cadence semi-horaire entre Weinfelden et Zurich, des correspondances accélérées et au moins une liaison toutes les deux heures avec les lignes Eurocity, des performances améliorées pour les gares d'arrêt de trains directs de Romanshorn, d'Amriswil et de Weinfelden, une offre de transports régionaux plus performante. Font également l'objet de débats le lancement de nouvelles communautés tarifaires, telle une carte journalière du Lac de Constance, et l'encouragement du fret combiné. Autant de mesures qui nécessitent des éclaircissements en ce qui concerne les capacités disponibles et les concessions ainsi que la participation financière des régions voisines, soit le district de Constance et le canton de Zurich. Werner Müller table sur un accroissement des indemnités globales de quatre pour cent, soit de 50,8 millions de francs par année-horaire, jusqu'en 2004, par rapport à 1996/97. Cela signifie que les cantons, les communes et les régions voisines verraient leur contribution financière augmenter de 30 pour cent.
1.11.00
Les poids lourds de 40 tonnes feront leur apparition sur les routes suisses dès le 1er janvier 2001. Le Conseil fédéral a mis en vigueur la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) et accordé des contingents pour cette catégorie de poids lourds à l'UE à partir de cette date. La décision fédérale signifie que la RPLP ne sera pas introduite à la date de la mise en vigueur des accords bilatéraux seulement, comme le demandaient les camionneurs suisses. La mise en vigueur de la RPLP, comme prévu le 1er janvier 2001, correspond au mandat politique propre à notre pays qui stipule que le fret doit être transféré de la route au rail et que les moyens financiers doivent être réunis pour financer les NLFA. Il est tablé à long terme sur un montant de 1,5 milliard de francs au titre de la RPLP. L'attribution parallèle de contingents de 40 tonnes permet d'atténuer l'impact de la RPLP hors de nos frontières, a déclaré Moritz Leuenberger. L'UE estime que la redevance et les contingents fixés dans les accords terrestres ne font qu'un. La Suisse considère qu'il eut été possible, du point de vue juridique, d'introduire la RPLP seule. La limite de poids des camions est élevée de 28 à 34 tonnes au début 2001. La limite de 40 tonnes ne sera introduite qu'en 2005. Les accords passés stipulent toutefois que l'UE et la Suisse disposent chacune d'un contingent annuel de 300'000 trajets de poids lourds de 40 tonnes dès 2001/2 et de 400'000 dès 2003/4. S'y ajoutent des contingents annuels de 220'000 trajets à vide ou légèrement chargés pour l'UE et de 22'000 pour la Suisse. Du contingent de 300'000 trajets réservés aux transporteurs suisses, 150'000 sont de la compétence de la Confédération pour le trafic de transit et d'import/export. Les 150'000 trajets restants sont affectés au trafic domestique et sont répartis par les cantons aux camionneurs. La surveillance des contingents en trafic domestique s'avère difficile, les transporteurs pouvant effectuer le même trajet plusieurs fois par jour. Raison pour laquelle est prévue l'attribution de cartes journalières correspondant à trois contingents chacune. Les transporteurs qui effectueront plus de trois trajets le même jour seront bénéficiaires, ceux qui effectueront moins de trois trajets seront perdants. La redevance normale liée aux prestations est fixée à 1,6 centime par tonne et kilomètre pour les premières 34 tonnes. Pour la charge résiduelle jusqu'à 40 tonnes, une redevance forfaitaire complémentaire sera encaissée par autorisation ou carte journalière. Elle se montera à 25 francs en 2001/2, puis à 55 francs en 2003/4.
2.11.00
Le Grand Conseil de Bâle-Campagne débat depuis bientôt 20 ans d'une route de contournement reliant Laufon à Zwingen. Il vient d'approuver un crédit de planification de trois millions de francs. Une proposition de non entrée en matière du PS a été rejetée.
3.11.00
Les CFF et le Chemin de fer du Mittelthurgau (MThB) entendent collaborer en constituant une société commune. Ce faisant, ils visent à développer l'offre de transport régionale dans la région du lac de Constance. Les syndicats saluent cette décision. La société indépendante, les Chemins de fer régionaux de Suisse orientale (RBO), vise à gagner des parts de marché en développant l'offre de transports voyageurs, ont indiqué les CFF et le MThB. Les RBO exploiteront environ 550 kilomètres de lignes ferroviaires en tant que société ferroviaire concessionnaire en ayant recours au principe du libre accès au réseau. La société sera fondée en été 2001 et sera opérationnelle à fin 2002. Le réseau des lignes utilisées par les RBO demeurera sous la responsabilité des CFF et du MThB. Les RBO ne proposeront aucune prestation de fret et de trafic voyageurs à longues distances. Les CFF et le MThB restent concurrents en trafic marchandises. Ils considèrent leur collaboration comme un mariage de raison, vu la nécessité de se préparer à faire face aux puissants concurrents étrangers. Les RBO ne signifient pas qu'il y aura moins de concurrence. Il faut s'attendre à davantage de concurrence étrangère, de sorte qu'il est nécessaire de créer à temps les conditions permettant de subsister à l'avenir sur le marché des transports régionaux, a déclaré le PDG des CFF Benedikt Weibel. Peter Joss, directeur du MThB, a, lui aussi, fait remarquer que la raison avait dicté cette forme de collaboration. Il n'y a pas à craindre de concurrence domestique ces prochaines années. En revanche, des sociétés étrangères agressives tentent de conquérir de nouvelles parts de marché.
3.11.00
Un tunnel sous le Monte Ceneri pourrait bientôt devenir une réalité. Une délégation tessinoise conduite par le conseiller national Marco Borradori (Lega) a eu un entretien avec le conseiller fédéral Moritz Leuenberger à ce sujet. Il en est ressorti que le ministre des transports aurait proposé à la délégation un programme de construction accélérée, sans toutefois lui promettre quoi que ce soit. Le projet devrait être prêt en 2001, de sorte que les travaux préparatoires pourraient commencer en 2002 déjà, alors que le percement proprement dit du tunnel débuterait en 2006. Marco Borradori s'est déclaré satisfait de la proposition présentée par le ministre des transports. Il estime toutefois que la pression exercée par le groupe tessinois "Monte Ceneri e oltre" sur les autorités fédérales en faveur du tronçon Milan-Lugano doit être maintenue.
3.11.00
La seconde double voie de la ligne CFF reliant Dietikon ZH à Killwangen-Spreitenbach AG a été inaugurée officiellement aujourd'hui. Les voies ont ainsi pu être mises à disposition de l'exploitation le 7 octobre 2000 au lieu du 10 juin 2001. L'inauguration officielle a été l'aboutissement de travaux sur un tronçon de cinq kilomètres, qui auront duré trois ans. Quatre voies sont ainsi à disposition entre Dietikon et Killwangen-Spreitenbach, ainsi qu'un saut-de-mouton qui permet aux trains circulant en trafic à longues distances au départ de Zurich en direction de Berne de passer du faisceau nord au faisceau sud sans croiser les convois se trouvant sur les voies situées entre-deux. La densité des trains circulant sur ce tronçon peut ainsi être augmentée. Les coûts effectifs de construction sont de 5 pour cent inférieurs aux 80 millions de francs portés au budget, indiquent les CFF. Des représentants des CFF ainsi que des autorités des communes et des cantons de Zurich et d'Argovie, dont les conseillers d'Etat Ruedi Jeker (Zurich) et Peter C. Beyeler (Argovie), ont participé au voyage inaugural.
6.11.00
L'aéroport de Zurich entend s'ouvrir au public. C'est ainsi que 28 pour cent du capital-actions du canton de Zurich seront mis à la disposition du public dès le 16 octobre. Le canton vendra en outre un nouveau paquet d'actions pour un montant de 1,38 million de francs, options complémentaires incluses, à l'occasion de la privatisation de l'aéroport. Il disposera encore de quelque 50 pour cent du capital-actions après le placement secondaire. Sa part baissera à 30 pour cent environ d'ici à 2001. Le directeur de l'aéroport, Josef Felder, a confirmé que la stratégie de "Unique" consistait à développer tant le trafic aérien que les affaires commerciales et l'administration des biens-fonds au travers de la cinquième étape d'extension. Les responsables estiment que le développement prévu repose sur des bases juridiques intactes.
8.11.00
L'exploitation de quatre lignes de bus dans la région d'Interlaken a été attribuée à la Poste. Le Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) a rejeté le recours déposé par le BLS, estimant que les arguments invoqués par le BLS n'étaient pas de nature à remettre en question la décision prise par l'Office cantonal des transports publics et l'Office fédéral des transports en faveur de la Poste. Le DETEC considère que le choix qui a été fait est justifié et qu'il ne viole en rien les principes d'égalité et de d'équité. La question centrale était de savoir si la Poste avait pris en compte suffisamment de personnel et si le personnel bénéficierait des conditions d'engagement usuelles. Les doutes et les reproches consignés dans le recours à ce propos se sont avérés infondés, de sorte qu'il a rejeté les propositions visant à reconsidérer l'évaluation de l'offre. Le contrôle de l'évaluation a révélé que celle-ci était correcte et justifiée. Le litige apparu entre Car postal Oberland bernois et le Chemin de fer du Lötschberg (BLS) portait sur les lignes de bus reliant Interlaken à Beatenberg, Bönigen, Habkern, Iseltwald et Niederried. L'apparition de la libre concurrence sur le marché des transports régionaux a mis un terme à la pratique d'attribution des lignes retenue jusqu'ici et fait de la Poste et du BLS des concurrents.
9.11.00
Plus de 2500 véhicules électriques circulent en Suisse. Cela démontre que les conditions de développement de véhicules respectueux de l'environnement sont favorables dans ce pays, a-t-il été déclaré lors de l'assemblée générale de l'Association suisse des véhicules électriques routiers (e-mobile). Dans ce chiffre ne sont pas comprises les bicyclettes électriques, dont le nombre, qui n'est pas recensé officiellement, est estimé à plus de 1000. La Suisse figure en bonne position dans le concert européen. Le président d'E-Mobile, René Bautz, a déclaré lors de l'assemblée générale qu'il était très réjouissant que la Suisse soit souvent citée en exemple pour les efforts qu'elle déploie au titre du développement des moyens de transport respectueux de l'environnement. Il a cité pour preuve le fait qu'il a été fait référence à l'essai réalisé à Mendrisio TI avec 380 véhicules électriques lors du 17e symposium sur les véhicules électriques et hybrides qui s'est tenu à Montreal à mi-octobre. Le stand suisse réalisé à cette occasion a été de ceux qui ont attiré le plus de monde. Des composantes, des véhicules, des éléments d'infrastructures et des projets de recherche y étaient présentés, outre des projets pilotes et des projets de démonstration.
10.11.00
Le comité multipartis en faveur de la ligne CFF du Jura demande des améliorations de la part des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) et des autorités fédérales. En particulier la cadence semi-horaire intégrale en trafic régional. Les problèmes centraux ne sont pas encore résolus, a indiqué le comité au terme d'une rencontre qui s'est tenue à Dornach SO. Des améliorations sont certes en vue, telles l'extension de la cadence semi-horaire en trafic régional à partir du mois de juin 2001 et la circulation des trains pendulaires ICN à partir de 2005. Cela n'est pas suffisant, estime le comité. Le catalogue d'exigences élaboré à l'intention du ministre des transports Moritz Leuenberger, de l'Office fédéral des transports, des CFF et des cinq cantons concernés comprend trois points forts. Premièrement, la cadence semi-horaire intégrale en trafic régional, secondement un tronçon-ilôt à double voie pour développer les capacités de transport, troisièmement de meilleures structures d'horaire pour 2005/7. Le comité compte 81 membres, dont de nombreux représentants de communes et des parlements cantonaux, ainsi que des parlementaires des cantons de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne, de Soleure, du Jura et de Berne aux Chambres fédérales .
10.11.00
La délégation de surveillance des NLFA entend éviter que des lots importants au Lötschberg et au Gothard ne soient adjugés à un niveau de prix nettement inférieur à celui retenu dans le devis en préparant tout un éventail de mesures susceptibles d'être envisagées. L'adjudication du dernier grand lot au Lötschberg (Ferden) est en préparation. Au Gothard, les offres portant sur les premiers lots importants, ainsi que les premières adjudications sont attendues respectivement au début décembre et au printemps 2001. La délégation entend être prête pour le cas où le niveau des prix des entreprises de construction serait par trop élevé, a-t-elle déclaré. Elle a en effet perçu une tendance à la hausse dans le secteur de la construction des tunnels. Elle examinera les mesures idoines de manière approfondie, en février. Il s'agit en quelque sorte d'une mise en garde, a lancé son président, Andrea Hämmerle (PS/GR). La délégation a pour tâche de veiller à ce que le cadre budgétaire soit respecté. C'est ainsi que les adjudications pourraient être reportées ou que le Parlement pourrait être appelé à intervenir. L'objectif de la délégation est de percevoir suffisamment tôt d'éventuels dépassements de crédit. Elle observe toutefois que les coûts supplémentaires liés aux ajustements des projets au Gothard (338 millions de francs) et au Lötschberg (145 millions de francs) ainsi que le renchérissement sont couverts par les réserves prévues au budget.
10.11.00
De nouveaux opérateurs se font attendre sur le réseau ferroviaire suisse. Le réseau des CFF est en effet ouvert à la concurrence depuis deux ans environ. Or, les prétendants ne se pressent pas au portillon. C'est ainsi que seules 150 entreprises tierces, opérant essentiellement en trafic régional voyageurs, circulent quotidiennement sur le réseau CFF. Il est frappant de constater qu'aucune nouvelle entreprise ferroviaire n'est venue concurrencer celles ayant opéré jusqu'ici sur le marché en Suisse et en Europe, observe le Service d'information pour les transports publics (LITRA). La conclusion: sans perspectives de gains, pas de nouveaux opérateurs. La situation n'est pas meilleure dans le secteur du fret: seuls 15 trains de marchandises (environ un pour cent) gérés par des tiers sont recensés sur le réseau des CFF, en sus des 1400 trains de l'entreprise nationale qui circulent quotidiennement. Il s'avère, de l'avis de la LITRA, qu'une concurrence s'est certes installée provisoirement pour conquérir des parts du marché existant, mais que cette situation de concurrence n'a pas engendré de trafic ferroviaire nouveau. Pour leur part, les CFF font circuler une dizaine de trains de marchandises sur le réseau d’autres entreprises de chemin de fer. La LITRA s’attend à ce que des opérateurs étrangers fassent leur apparition sur le marché, essentiellement en trafic de transit, dès que le libre accès au réseau ferré suisse sera effectif à la faveur de l’entrée en vigueur des accords bilatéraux. Le prix des sillons en Suisse, comparé à celui des itinéraires de contournement par l’Autriche (Brenner) ou par la France (Mont-Cenis), sera alors déterminant. Les coûts ont aussi leur importance en Europe, dès lors que l’UE continue de mener une politique des transports bon marché au lieu de grever équitablement les transports routiers. L’introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP), le 1er janvier 2001, en Suisse, ne modifiera pas la situation, car les tarifs sont trop bas. Il ne faut pas s’attendre à ce que de nouveaux opérateurs ferroviaires apparaissent sur le marché aussi longtemps qu’il n’est pas possible de gagner de l’argent grâce au fret en Europe.
14.10.00
Le tunnel de la Vereina reliant Klosters, dans le Prättigau, à la Basse-Engadine sera équipé l’an prochain d’un éclairage de secours fonctionnant en cas de nécessité d’évacuation. Le financement de l’installation, qui coûtera 5,8 millions de francs, sera assuré en ayant recours au montant résiduel du crédit global de près de 800 millions de francs affecté à l’ouvrage, a relevé Andreas Bott, attaché de presse des Chemins de fer rhétiques (RhB) suite à un article paru dans le quotidien « Bündner Tagblatt ». Cette mesure a été suggérée par l’Office fédéral des transports (OFT), que les catastrophes survenues l’an dernier dans les tunnels du Mont-Blanc et du Trauern (Autriche) ont sensibilisé, a précisé Matthias Grünenfelder, chef de planification des RhB. Ce dernier considère que l’installation, après coup, d’un éclairage de secours pour permettre une évacuation dans le tunnel de la Vereina, n’est pas lié à la catastrophe qui s’est produite le week-end dernier dans le tunnel du funiculaire au Kitzsteinhorn, en Autriche. Les Chemins de fer rhétiques avaient qualifié le tunnel de la Vereina comme l’un des plus sûrs qui soit et déclaré que, forts du concept d’alarme et de secours réalisé, ils étaient prêts à faire face à toute éventualité.
14.11.00
L’horaire du service de bus reliant la gare à l’EuroAirport de Bâle et Mulhouse sera étoffé à partir de l’été prochain. L’actuelle ligne 50 sera transformée en ligne directe et une nouvelle ligne de bus (no 30) des Transports urbains de Bâle sera aménagée. Les bus de la ligne 50, dans lesquels un supplément est perçu, ne s’arrêteront plus qu’à Kannenfeldplatz, a communiqué le Conseil d’Etat bâlois. Une ligne de bus directs (no 52) reliera en outre la Foire d’échantillons de Bâle à l’aéroport. Il ne devrait pas en résulter de coûts supplémentaires à la charge du canton grâce aux contributions de l’EuroAirport, de Crossair et de la Foire d’échantillons et aux suppléments perçus sur la ligne directe no 50.
15.11.00
La Commission des transports du Conseil national ne souhaite pas d’article constitutionnel sur la vérité des coûts dans les transports. Suite aux résultats négatifs de la consultation, elle propose, par 12 voix contre 8, de ne pas donner suite à une initiative parlementaire déposée en 1993. Le Conseil national avait approuvé, en 1995, par 74 voix contre 68, une initiative de Martin Bundi (PS/GR) visant à ancrer le principe de la vérité des coûts dans la constitution et à contraindre les acteurs des différents modes de transport, par le biais d’une loi, à prendre en charge les coûts externes qu’ils occasionnent. Sur quoi, la commission des transports a élaboré un article constitutionnel tenant compte aussi bien des coûts externes que des avantages externes. Lors de la consultation, la majorité des organismes appelés à se prononcer a approuvé le principe de la vérité des coûts, tout en rejetant l’article constitutionnel proposé. Elle en a conclu qu'il fallait abandonner le projet. La minorité s'est en revanche prononcée pour la poursuite des travaux et la recherche de nouvelles solutions. Elle a proposé de ne pas abandonner la question. La commission des transports a également abordé l'initiative déposée par Ulrich Giezendanner (UDC/AG) visant à la planification d'une seconde galerie au tunnel du Gothard. Initiative que le Conseil national avait approuvée en juin, par 93 voix contre 86. La commission a mis en place une sous-commission composée de cinq membres et présidée par Alex Heim (PDC/SO).
15.11.00
Les communes fribourgeoises seront appelées dorénavant à contribuer au financement des transports publics régionaux à hauteur de 40 pour cent. Le Grand Conseil a modifié la loi sur les transports dans ce sens. Les communes avaient été épargnées jusqu'ici dans ce secteur. 40 pour cent des coûts à la charge des communes, 60 pour cent à la charge du canton. Telle est la nouvelle clé de répartition des charges fixée dans la loi sur les transports que le Grand Conseil a adoptée. Il incombe aux communes de s'entendre entre elles s'agissant de la répartition des parts à supporter par chacune d'elles. La clé fait l'objet de dissensions dans l'agglomération fribourgeoise tout particulièrement, le chef-lieu supportant la majeure partie des charges. Les communes situées dans la couronne sont parvenues à obtenir que ce rapport ne soit pas modifié à la faveur de la loi cantonale.
15.11.00
L'initiative "Berne sans tunnel au Neufeld" est irrecevable. Telle est la conclusion du préfet Andreas Hubacher. Le recours déposé par le PRD contre l'initiative est accepté et la décision prise par l'exécutif de la ville fédérale est annulée. Le préfet indique dans la déclaration écrite qu'il a publiée qu'il ne ressort ni du texte de l'initiative ni des justifications de quelle manière la ville de Berne entend faire opposition à la construction du tunnel du Neufeld auprès du canton et de la Confédération. La possibilité, pour les communes, de faire opposition au projet après l'achèvement de la planification n'est prévue ni dans la loi sur les routes nationales ni dans l'ordonnance cantonale. Or, la planification du tunnel du Neufeld est terminée. La recevabilité de l'initiative est donc incertaine, écrit le préfet. La question se pose également - poursuit-il - de savoir si une votation populaire portant sur l'initiative aurait un sens. Il incombe à la ville de réaliser les travaux et, partant, de les adjuger. En cas d'acceptation de l'initiative, elle devrait en même temps faire opposition auprès du canton et de la Confédération. L'initiative déposée contre le tunnel de 600 mètres de long, dont le coût est estimé à 50 millions de francs, a abouti en février. Elle a été lancée par neuf organisations du camp rouge-vert. L'exécutif bernois avait déclaré l'initiative recevable le 24 mai. Quant au législatif, il avait accepté une motion visant à la réalisation de mesures susceptibles de freiner la croissance du trafic, avec ou sans tunnel, en juin. C'est en juillet que le PRD a déposé un recours communal contre l'initiative en arguant du fait qu'elle violait la loi fédérale et l'ordonnance réglant les compétences de la commune. Le préfet lui a donné raison.
16.11.00
Amélioration de l'offre des transports publics dans la région de Lugano: les bus urbains circuleront toutes les 10 minutes au lieu de 12 aux heures de pointe, d'une part, la gare CFF de Lugano sera mieux intégrée dans le réseau des transports publics, d'autre part. Le directeur cantonal de l'environnement, Marco Borradori, a présenté un message allant dans ce sens à Bellinzone. Les lignes des services de bus seront partiellement revues et étendues à des quartiers non desservis aujourd'hui. De nouveaux points d'arrêt, des voies réservées aux bus et des aires de stationnement P+R seront également réalisés. Il est prévu que ces mesures seront mises en œuvre jusqu'à la fin 2001, voire jusqu'au début 2002. Le canton participera aux coûts des mesures structurelles estimés à deux millions de francs, à hauteur de 50 pour cent, si tant est que le Grand Conseil donne son accord. L'amélioration des transports publics est un élément du plan des transports de la région du Lugano (PTL), que le Grand Conseil a ratifié en 1994. La majeure partie des 800 millions de francs affectés au plan est constituée par des projets routiers, tels le contournement d'Agno/Bioggio et le nouveau tunnel de Vedeggio/Cassarate. La situation du trafic à Lugano est depuis des années des plus chaotiques, les routes d'accès étant régulièrement surchargées. Les aménagements réalisés jusqu'ici n'ont pas véritablement amélioré la situation. Les modifications de l'offre des transports publics ne sont pas toutes positives. Si l'horaire sera étoffé pendant les heures de pointe, il sera par contre détendu pendant les heures creuses de la matinée et de l'après-midi: les bus ne circuleront plus que tous les quarts d'heure au lieu de toutes les 12 minutes.
16.11.00
Une nouvelle gare souterraine de passage sera construite jusqu'en 2012 sous la gare principale de Zurich. Un montant de 1,45 milliard de francs y sera consacré. Zurich entend ainsi aménager son nœud ferroviaire pour être en mesure de répondre aux exigences du trafic des cinquante, voire cent ans à venir. La nouvelle gare de passage, qui sera dotée de quatre voies, est conçue de manière à pouvoir faire face au trafic à longues distances et au trafic RER. La gare sera construite parallèlement à la gare RER souterraine existante, en face du hall principal de la gare principale, a déclaré Christian Schärli, chef de l'Office cantonal des transports, lors de la conférence de presse. Le projet comprend les éléments suivants: la gare souterraine proprement dite qui sera reliée au réseau existant à la hauteur de la "Langstrasse", un tunnel en direction de Oerlikon et une nouvelle liaison vers Altstetten. La double voie reliant Wiedikon à la gare principale donnera accès à la nouvelle gare grâce à une nouvelle rampe à double voie. Le canton est appelé à fournir une contribution de 580 millions de francs, soit 40 pour cent du total des coûts. Le reste est pris en charge par les CFF. Le Conseil d'Etat soumettra une demande de crédit au Grand Conseil en vue d'une votation populaire. Le trafic ferroviaire est appelé à croître tant au niveau régional que national, mais aussi et surtout au plan international. Les experts estiment que le trafic augmentera respectivement de 30, 50 et 400 pour cent d'ici 2020 (sur la base des chiffres de 1995), a indiqué Christian Schärli. La croissance beaucoup plus importante du trafic international est liée au développement du réseau européen à grande vitesse et à la réduction des temps de parcours qui lui est liée et qui engendrera un transfert de l'avion vers le train.
16.11.00
Le tunnel traversant les gorges du Seyon au nord de Neuchâtel a été mis en service. Grâce à cet ouvrage long de 1,8 kilomètre, le dernier goulet d'étranglement de la H20 reliant Neuchâtel à La Chaux-de-Fonds disparaît. Le tunnel à deux pistes est composé de deux tronçons souterrains, l'un de 1000 et l'autre de 800 mètres, qui sont reliés par un tronçon à ciel ouvert de 70 mètres. La H20 relie l'autoroute suisse A5 à Neuchâtel et l'autoroute française A36 à Besançon. Le tunnel est destiné au trafic descendant en direction de Neuchâtel, alors que, dans le sens inverse, le trafic continue d'emprunter la route cantonale. Cette dernière liaison sera améliorée dans une seconde étape. La Confédération y contribuera à hauteur de 20 millions de francs. Ajoutée à la contribution de 90 millions de francs fournie pour la construction du tunnel, cette contribution porte la participation fédérale à 110 millions de francs ou 78 pour cent des coûts globaux de l'ouvrage.
16.11.00
Le gouvernement zurichois entend affecter la manne provenant de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) uniquement au réseau autoroutier. Rejetant toute autre affectation, il propose au Grand Conseil de ne pas donner suite à une initiative demandant que les recettes de la RPLP soient également utilisées pour couvrir les coûts occasionnés par les accidents de la route. Une autre initiative, acceptée par le Grand Conseil en juillet 1999, vise à ce que des recettes RPLP soient attribuées aux communes pour couvrir des coûts occasionnés par le trafic. Il ressort de la réponse publiée par le gouvernement que la Confédération a invité le canton de Zurich à affecter les recettes de la RPLP aux travaux d'achèvement du réseau autoroutier. La loi sur la redevance poids lourds stipule que les recettes de la RPLP doivent être affectées en priorité aux coûts occasionnés directement par le trafic motorisé.
22.11.00
Les CFF ont présenté aujourd'hui, soit trois ans après la mise en service des trains Intercity à deux étages, leur dernier-né en collaboration avec la société de restauration Passagio: la première des 26 voitures-bistro. L'offre présentée à la clientèle dans les voitures à deux étages répond à la demande actuelle en matière de restauration: l'éventail proposé dans la partie inférieure de la voiture comprend le petit déjeuner, soupes et salades et différents plats, telles des pâtes. Les deux premières voitures-bistro circulent sur la ligne Zurich-Coire.
22.11.00
Le Grand Conseil bernois a, pour la première fois, approuvé un crédit-cadre destiné au financement des investissements des transports publics. Il a accordé un crédit de 118 millions de francs, par 143 voix contre 5. La gauche et les verts voulaient davantage. Le crédit assure la participation financière du canton aux investissements destinés aux transports publics pendant les années 2001 à 2004 et constitue, avec l'arrêté concernant l'offre, l'instrument de planification des transports publics, a-t-il été indiqué lors de la présentation. L'arrêté est soumis au référendum facultatif. Le projet gouvernemental a été soutenu par le PRD, l'UDC, le FPS/SD (Démocrates suisses) et une partie des socialistes. La directrice des travaux, des transports et de l'énergie, Dori Schaer-Born (PS) a déclaré que les 118 millions de francs étaient le résultat d'un long processus de négociations. Le montant tient compte d'autres sources de financement. Il permet de maintenir ce qui existe, mais aussi de prévoir une certaine extension. La planification, à ce stade, est provisoire. Il n'est de ce fait pas exclu que des demandes de crédits supplémentaires doivent être présentées au Grand Conseil. Dori Schaer a cité le tram de Berne ouest comme exemple.
22.11.00
Le Grand Conseil bernois a approuvé un crédit d'engagement de 19,4 millions de francs pour l'acquisition de 15 nouveaux trams articulés à plancher surbaissé Combino destinés aux Transports urbains de la ville de Berne (SVB). Les coûts globaux se montent à 43,6 millions de francs. Les SVB prennent un tiers, soit 14,5 millions de francs, à leur charge. La part supportée par les communes bernoises atteint 9,7 millions de francs. Le Grand Conseil a approuvé le prêt remboursable à l'unanimité moins une voix et deux abstentions. L'arrêté est soumis au référendum facultatif.
22.11.00
Le Grand Conseil bernois a pris connaissance du programme de construction des routes pour les quatre prochaines années. Ce programme est axé sur les points forts du développement économique et prévoit un volume de construction annuel de l'ordre de 100 millions de francs. Le programme de construction des routes 2001-2004 (routes cantonales) comprend 231 projets, soit 20 de plus que celui arrivant à terme cette année. Le canton entend dépenser 20 millions de francs de plus par année au cours de ces quatre prochaines années par rapport au programme précédent. Cela représente quelque 63,4 millions de francs en 2001, 62 millions en 2002 et en 2003 et 47,9 millions en 2004. Des projets d'environ 100 millions de francs par année peuvent ainsi être financés, compte tenu des contributions fédérales et communales.
22.11.00
La Société industrielle suisse (SIG) se sépare à nouveau d'un secteur traditionnel. En remettant à un tiers sa participation à la société Fiat-SIG Véhicules ferroviaires SA, elle entend se concentrer sur la technologie d'emballage. Ce faisant, l'entreprise fondée à Neuhausen en 1853 sous la raison sociale "Eisenbahnwaggon-Fabrik" abandonne son activité la plus ancienne. Elle avait fait un premier pas en 1996 déjà en créant une coentreprise dans ce secteur d'activité avec la société italienne FiatFerroviaria. Sa participation n'était plus que de 40 pour cent. Les affaires étaient dirigées depuis 1996 par Fiat au niveau opérationnel. L'appellation SIG disparaît ainsi pour la seconde fois en deux mois de l'ancienne entreprise multisectorielle, a confirmé son porte-parole Matthias Knill. Le nom de Fiat devrait à son tour disparaître de la liste des entreprises spécialisées dans le développement et dans la fabrication de bogies, dès lors que le groupe français Alstom a acquis la majorité des actions de FiatFerroviaria l'été dernier. Le passage de ce secteur d'activité dans le giron d'Alstom n'apporte aucun changement dans un premier temps au niveau opérationnel, Alstom maintenant le site de production suisse selon les informations actuellement disponibles, a confirmé Heinz Vogt, responsable financier et membre de la direction de Fiat-SIG. Le site de Neuhausen devient le centre de compétences du groupe Alstom pour le développement des bogies, en particulier des trains pendulaires. La vente dudit secteur n'aura pas d'incidences non plus sur la participation de SIG aux commandes importantes qu'ont passées les CFF et les Transports urbains zurichois. SIG et ADtranz participent aux consortiums qui construisent les trains pendulaires Intercity ICN et les nouveaux trams Cobra. Fiat-SIG a réalisé un chiffre d'affaires de près de 100 millions de francs ces dernières années.
23.11.00
La construction du tronçon Porrentruy - Boncourt de la transjurane (A16), long de 13,5 kilomètres, pourra commencer en 2002. Le coût du tronçon, qui comprendra trois tunnels et trois viaducs est estimé à près de un milliard de francs. Le gouvernement jurassien a approuvé le projet définitif et l'a transmis au Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC). Huit oppositions ont été rejetées, a déclaré le ministre Pierre Kohler.
23.11.00
Le Touring Club Suisse (TCS) a décerné son prix "Environnement". Sont sortis vainqueurs la Coopérative Migros grâce à son partenariat avec Swiss Mobility, et les Chemins de fer rhétiques (RhB) grâce à leur système de chargement des marchandises. La Migros a mis 75 véhicules de série à faible consommation (3 litres aux 100 km) à disposition de Swiss Mobility à l'occasion de son 75e anniversaire, a indiqué Fritz Schiesser, président du jury et conseiller aux Etats PRD, lors de la remise des prix qui s'est déroulée à Zurich. Ce faisant, la Migros contribue au développement d'une mobilité multimodale respectueuse de l'environnement. Les Chemins de fer rhétiques (RhB) ont, quant à eux, été récompensés pour les sept installations de levage et les 60 wagons à conteneurs. En transférant le transport des marchandises sur le rail, cette entreprise ferroviaire contribue à décongestionner le réseau routier dans le canton des Grisons. Des prix ont également été décernés à l'Union professionnelle suisse de l’automobile (UPSA) pour son manuel sur l'environnement destiné aux garages et aux carrosseries et pour l'inspectorat "Environnement" qu'elle a créé cet été, ainsi qu'au service de protection contre le bruit du Département des Ponts et chaussées du canton de Zurich. En encourageant la conduite à bas régime, ledit service a réussi "d'une pierre deux coups", a lancé Fritz Schiesser. Réduction du bruit et réduction de la consommation de carburant entre 10 et 20 pour cent. Un prix a également été décerné à la ville de Lausanne pour les mesures qu'elle a prises afin d'améliorer la qualité de l'air. Les autorités du chef-lieu vaudois ont déployé de gros efforts pour rendre l'offre des transports publics plus performante, à l'exemple des 15 bus fonctionnant au gaz naturel dont elles ont fait l'acquisition, a ajouté Fritz Schiesser. Le prix "Environnement" du TCS est décerné tous les deux ans à des organisations, à des autorités, à des communes et à des particuliers qui se sont mis en évidence en favorisant l'environnement dans le secteur de la mobilité.
24.11.00
La fusion du fret entre les CFF et les Chemins de fer italiens FS se fait attendre. Les deux entreprises ont retiré formellement la demande d'autorisation de fonder une coentreprise qu'elles avaient déposée auprès de l'UE. Elles entendent privilégier d'autres pistes. C'est ainsi que les CFF examinent maintenant l'opportunité d'une fusion par petits pas en lieu et place d'une fusion globale, a confirmé Christian Kräuchi, porte-parole des CFF. L'amélioration de l'axe de transit constitue une des pistes devant permettre un rapprochement dans différents secteurs. Le but final demeure toutefois une fusion globale. Le PDG des CFF Benedikt Weibel et le PDG des FS Giancarlo Cimoli se rencontreront d'ici à la mi-décembre pour fixer la marche à suivre. La différence entre les cultures d'entreprise explique pour l'essentiel l'arrêt des négociations concernant une fusion globale. Si les CFF connaissaient les difficultés liées à la procédure engagée auprès de la commission de la concurrence de l'UE, ils n'en ont pas moins sous-estimé l'importance. Ils ne craignent toutefois pas que la fusion ne soit pas acceptée, a poursuivi Christian Kräuchi.
26.11.00
La loi sur la circulation routière a été acceptée à une large majorité dans le canton d'Argovie. Le projet a en effet été accepté par 89'422 voix (74,0 pour cent) contre 31'381, quand bien même il était combattu tant par le PS et les Verts que par l'UDC, les Arts et métiers et le TCS. La participation s'est élevée à 36 pour cent. Les recettes provenant de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) - 13 millions de francs par an jusqu'en 2004 et 26 millions dès 2005 en faveur du canton d'Argovie - seront affectées au compte routier. Elles serviront au financement de constructions et de l'entretien des routes nationales et cantonales, d'une part, et aux mesures visant à éviter les coûts externes inhérents au trafic routier, d'autre part.
27.11.00
L'initiative sur la consommation de carburant lancée par les partis de gauche et les Verts dans le canton de Berne a été rejetée par 192'652 voix (69,1 pour cent) contre 85'965 voix. La participation s'est élevée à 41,2 pour cent. L'initiative visait à imposer fiscalement plus fortement les voitures de grosse cylindrée. La canton de Berne aurait été le premier à opter pour un tel changement de système. Les véhicules à moteur continueront ainsi à être taxés comme jusqu'ici en fonction du poids. Une expertise de la Confédération conclut à l'opportunité de maintenir la taxation en fonction du poids, car celle-ci prend indirectement aussi en compte la consommation d'énergie. Les adversaires de l'initiative doutaient que celle-ci entraîne une baisse de la consommation de carburant en se référant à l'expertise fédérale.
27.11.00
Le service de bus Schaffhouse-Schleitheim - jusqu'ici un établissement cantonal - est transformé en société anonyme mixte selon le code des obligations, article 762. Les citoyens du canton ont en effet accepté le week-end dernier les bases légales nécessaires à cette transformation par 16'723 voix contre 8'829. Le détachement de cet établissement de l'administration cantonale, conforme aux prescriptions de la loi fédérale révisée sur les chemins de fer, n'était en principe pas contesté lors de la campagne des plus ternes qui a précédé le vote. Le PS et l'entente des Verts ont néanmoins recommandé de voter non, craignant que la formule de la privatisation partielle, telle qu'elle a été retenue, n'entraîne une réduction du service public et des mesures d'économies sur le dos du personnel. Les majorités enregistrées en faveur du non à Schleitheim et à Beggingen par exemple montrent que ces craintes étaient partagées par la population de certaines communes desservies par le service de bus en question. Elles étaient toutefois nettement insuffisantes pour compenser les majorités de oui enregistrées dans l'agglomération schaffhousoise et dans les autres parties du canton.
28.11.00
Appuyée par 107'727 signatures, l'initiative populaire "Avanti pour des autoroutes sûres et performantes" a été déposée à la chancellerie fédérale. Emanant des milieux proches de l'automobile, l'initiative requiert l'élargissement à six pistes de l'autoroute A1 entre Genève et Lausanne et entre Berne et Zurich, ainsi que le percement d'une seconde galerie au tunnel routier du Gothard, étant entendu que les travaux devront débuter au plus tard dix ans après l'acceptation de l'initiative. Celle-ci est appuyée par l'ACS et le TCS, par l'USAM, par l'Union pétrolière, ainsi que par des représentants des instances politiques et des milieux économiques.
29.11.00
La société BLS AlpTransit SA a attribué le dernier lot de travaux important du tunnel de base du Lötschberg à un groupement composé essentiellement d'entreprises suisses pour 467 millions de francs. Le lot de Ferden comprend le percement à l'explosif des deux conduits du tunnel de base à partir du point d'attaque de Ferden en direction du Valais et en direction de Berne, a indiqué la société BLS AlpTransit SA. Quelque 250 ouvriers seront à pied d'œuvre dès le mois de mai 2001 sur cet important chantier situé au pied de la galerie d'accès de Ferden. Côté nord, ils rencontreront l'équipe de mineurs de Mitholz au début de l'année 2005. Côté sud, la rencontre des deux équipes de mineurs est prévue en 2003. Cinq groupements d'entreprises avaient fait une offre pour le lot de Ferden. Est sorti vainqueur le groupement LS/PZ/BY/EDIT, composé des entreprises Losinger SA Sion, qui conduit les travaux, Prader SA construction de tunnels, Zurich, Bouygues (France), Evequoz SA, Conthey, Dénériaz Sion SA, Ulrich Imboden SA, Viège et Theler SA, Rarogne.
30.11.00
Le Conseil des Etats a approuvé à l'unanimité un relèvement des amendes infligées aux pollueurs du Rhin. Il a en effet ratifié, par 38 voix contre 0, un protocole complémentaire à l'accord régissant la navigation sur le Rhin. Les pollueurs se verront dorénavant infliger une amende pouvant aller jusqu'à 40'000 francs (jusqu'ici 5'000 francs). Quand bien même tous les Etats riverains avaient augmenté le montant des amendes infligées lors de pollutions ces dernières années, les pollueurs du Rhin s'en tiraient à bon compte du fait que le système de répression applicable sur le fleuve est international. Plus d'un capitaine a, jusqu'ici, considéré meilleur marché de rejeter dans le Rhin des agents polluants plutôt que de les éliminer dans les règles de l'art, a-t-on pu entendre au Conseil des Etats. Le protocole complémentaire no 6 renforce, outre la répression des actes punissables en matière de pollution, celle des actes punissables en matière de sécurité des équipages. Les Etats participant à l'accord sont la Suisse, l'Allemagne, la Belgique, la France et les Pays-Bas. Le protocole doit encore être ratifié par le Conseil national.
30.11.00
Une stricte interdiction d'atterrir et de décoller à l'aéroport de Bâle-Mulhouse entre 22 heures et 6 heures est exigée par le Grand Conseil bâlois, qui a accepté un postulat des Verts allant dans ce sens. L'accord passé entre les Etats devrait être amendé. Les Verts avaient demandé, par le biais d'une motion, une interdiction des vols nocturnes à l'EuroAirport (EAP), comme l'exige le gouvernement zurichois pour Kloten. Ils se sont finalement ralliés à la majorité en acceptant que la motion soit transformée en postulat moins contraignant, dès lors que le gouvernement a accepté d'entrer en matière sous cette forme. Le Grand Conseil a accepté le postulat sans opposition aucune.
30.11.00
La société BOVA (Suisse) S.à.r.l., filiale du fabricant d'autobus hollandais BOVA, inaugure ses nouveaux locaux à Brügg près de Bienne. La filiale avait commencé son activité le 1er janvier 2000 dans des locaux provisoires situés à Studen. Elle occupe dix collaborateurs à plein temps un an après son arrivée dans le Seeland, est-il précisé dans son communiqué. Le chef des ventes, Werner Burri, n'a pas souhaité dévoiler le montant des coûts occasionnés par le nouvel édifice à Brügg. La société BOVA (Suisse) S.à.r.l. importe, revend et entretient des cars. Elle a vendu 21 nouveaux véhicules au cours de cette année, ce qui représente une part de marché approximative de 15 à 18 pour cent.
30.11.00
La ligne du Rheintal est laissée pour compte depuis des décennies. Tel est l'avis de 81 parlementaires saint-gallois qui demandent au gouvernement cantonal de préciser quelles sont les mesures qu'il a prises pour intégrer la ligne dans la seconde étape de Rail 2000. Les signataires de l'interpellation déposée au Grand Conseil saint-gallois entendent savoir quels besoins le gouvernement a annoncé dans le cadre du projet Rail 2000 pour rendre le fret et le transport des voyageurs plus performants, d'une part, et quelles mesures il prévoit à court terme pour améliorer l'état vétuste des voies. Le trajet en train direct de Sargans à St-Gall via Buchs - Altstätten (80 kilomètres) dure 68 minutes, ce qui représente une vitesse moyenne de 71 km/h. Il est rappelé qu'il est possible de rouler à 120 km/h sur l'autoroute. Il ressort de l'interpellation que la modernisation de la ligne de la vallée du Rhin a été rayée de la liste des travaux prévus dans le cadre des NLFA et que les travaux d'assainissement promis par le conseiller fédéral Adolf Ogi n'ont jamais été réalisés. La programmation de la seconde étape des travaux de Rail 2000 est en cours. Les cantons sont invités à annoncer leurs besoins.
30.11.00
La Confédération est appelée à élaborer une liste des obstacles à franchir sur les routes suisses et à les éliminer. Le Conseil des Etats a approuvé une telle recommandation par 20 voix contre 6, contre l'avis du Conseil fédéral. Le conseiller d'Etat Hans Hess (PRD/OW) a critiqué en séance de la Chambre haute le fait que des giratoires rendent la circulation difficile aux transports lourds sur de nombreuses routes en Suisse. Il estime qu'il incombe à la Confédération de veiller à ce que les véhicules utilisés pour l'approvisionnement, le transport des déchets et les sauvetages puissent franchir plus facilement ces passages. Le ministre des transports, Moritz Leuenberger, n'est pas parvenu à convaincre les sénateurs du fait que de tels travaux étaient de la compétence des services des routes cantonaux, dont l'association tient déjà une telle liste à jour. Le ministre des transports était d'avis qu'un répertoire fédéral est inutile et engendre un travail disproportionné.
30.11.00
Des solutions doivent être trouvées rapidement pour résoudre les problèmes de transport des agglomérations. La Confédération examine les possibilités de financement dans ce secteur. Le Département des transports et celui des finances élaborent actuellement les bases constitutionnelles susceptibles de permettre le financement du trafic d'agglomération, a déclaré Moritz Leuenberger en réponse à un postulat déposé au Conseil des Etats. Le postulat, accepté par 17 voix contre 11, invite le Conseil fédéral à s'engager plus rapidement dans ce secteur, dès lors que les zones d'habitation situées près des villes souffrent de plus en plus de la croissance du trafic. Le ministre des transports a accepté d'entrer en matière. Les problèmes liés au trafic dans les agglomérations doivent être abordés globalement, étant entendu que les transports publics sont prioritaires, a-t-il déclaré.
30.11.00
Le conseiller aux Etats Ernst Leuenberger (PS/SO) a critiqué au Conseil des Etats le fait que le réseau ferroviaire londonien intéresse davantage les CFF que le fret en Suisse. Moritz Leuenberger a pris connaissance de ces déclarations avec un profond regret. Ernst Leuenberger a déclaré que la situation du fret n'était pas satisfaisante en Suisse. S'il est exact que le fret occasionne des pertes financières importantes - comme on peut l'entendre -, la Confédération et les CFF auraient du pain sur la planche. La direction des CFF préfère aller à Londres pour s'engager dans le secteur du trafic régional au lieu de s'occuper du fret en Suisse, a déclaré le président du syndicat du personnel des transports (SEV). Et d'ajouter que le but principal de la politique nationale des transports est de transférer le trafic de la route sur le rail. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger lui a répondu qu'il n'y avait aucun lien direct au niveau de l'entreprise entre son engagement à l'étranger et la direction du fret. Il va sans dire qu'un tel engagement ne devrait en aucun cas être préjudiciable à la politique des transports sur le plan domestique. Les CFF sont tout à fait en mesure de contribuer efficacement à atteindre l'objectif visant au transfert de la route vers le rail. Les prestations du fret ont augmenté de 15 pour cent lors du premier semestre 2000 en passant de 4'459 millions à 5'113 millions de tonnes-kilomètres. Il est par ailleurs pratiquement exclu - pour des raisons techniques - que des locomotives CFF circulent sur le réseau anglais en cas d'obtention d'une licence. Les syndicats siègent de surcroît au conseil d'administration des CFF et ont ainsi prise directe sur la politique de l'entreprise, contrairement au Conseil fédéral, a ajouté Moritz Leuenberger.
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