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Novembre 2001

1.11.01
Les transports à câbles suisses ne sont que modérément satisfaits de la saison estivale 2001. Les recettes de transport ont reculé de 5 pour cent en moyenne par rapport à l'année précédente pour s'inscrire à 140 millions de francs. La confiance demeure cependant s'agissant de la prochaine saison d'hiver. Le magnifique mois d'octobre a certes mis du baume sur la plaie estivale, mais il n'a pas permis de compenser la perte de clients due à l'absence de touristes et de randonneurs, a déclaré Felix Maurhofer, porte-parole de la Fédération des remontées mécaniques suisses (RMS). Le bilan estival des entreprises de transport à câbles se base sur une enquête réalisée de juin à octobre par la fédération auprès de ses membres, dans toutes les régions touristiques suisses. La décision de certaines entreprises grisonnes, telles celles de Laax ou de Flims, de ne plus reconnaître l'abonnement demi-prix n'a pas eu de répercussions. L'enquête révèle que le recul enregistré dans les Grisons se situe dans la moyenne des autres régions touristiques suisses, a précisé Felix Maurhofer. Les transports à câbles encaissent seulement 16 pour cent de leurs recettes durant le semestre d'été. Il ressort également de l'enquête que les restaurants de montagne ont réalisé un chiffre d'affaires inférieur de 9 pour cent à celui de la saison d'été 2000. Les mauvaises conditions atmosphériques qui ont caractérisé l'importante période de juin à septembre ont en effet laissé des traces. Les transports à câbles estiment que l'été n'aura pas été satisfaisant dans toutes les régions du pays. Les destinations prisées par les citadins qui partent en balade une journée ont tout particulièrement souffert du mauvais temps durant les week-ends. Des régions, telles celle de Grindelwald ou de Wengen dans l'Oberland bernois ou celle de Crans/Montana en Valais, sont, pour leur part, tributaires des touristes anglais et américains; l'absence de bon nombre d'entre eux devrait se faire sentir dans ces régions.

1.11.01
Suite aux accidents enregistrés au San Bernardino, il est considéré qu'un trafic de poids lourds illimité ne saurait être accepté plus longtemps. L'initiative des Alpes requiert de ce fait une limitation immédiate du trafic par les cols alpins. Sécurité oblige. Une interdiction d'emprunter la route du col du Gothard a d'ores et déjà été décrétée pour les trains routiers et les semi-remorques. Le détournement du trafic des poids lourds du Gothard vers le San Bernardino (1'600 mètres d'altitude), le Grand-St-Bernard (1'900 m) et le Simplon (2'000 m) est irresponsable, vu les fortes pentes et les courbes serrées. S'y ajoute le fait que les tunnels du Grand-St-Bernard et du San Bernardino n'ont pas un équipement aussi performant que celui du Gothard en matière de sécurité. Les usagers de la route et les riverains ne sauraient être exposés aux risques causés par les poids lourds. Les graves accidents qui se sont produits à plusieurs reprises sur l'A13 devraient servir d'avertissement. Il y a lieu de restreindre immédiatement le trafic des poids lourds par les cols pour éviter une nouvelle catastrophe. L'initiative des Alpes demande de ce fait aux cantons concernés de limiter le franchissement des axes routiers alpins aux poids lourds de 12 mètres de long et de 2,5 mètres de large au maximum. Ainsi, les trains routiers et les semi-remorques, qui constituent le plus grand danger, seront maintenus à l'écart. Cette réglementation correspond pour l'essentiel à celle qui est en vigueur actuellement pour le franchissement du col du Gothard, à savoir que seuls les camions circulant sans remorque sont autorisés à franchir le col. Les entreprises de transport savent ainsi à l'avance quels véhicules peuvent circuler ou non. Ce qui n'est pas le cas du contingentement ou des dispositions prescrivant une distance minimale entre les véhicules dans le tunnel. La recherche de places de stationnement n'est plus nécessaire. Le transport des marchandises pour ravitailler le Tessin est assuré. Quant aux autres poids lourds, ils peuvent être chargés sur le rail. Ces restrictions ne violent pas la juridiction internationale, les routes demeurant en principe ouvertes. Elles ne sont pas discriminatoires, dès lors que les conducteurs de véhicules indigènes sont, eux aussi, tenus de les respecter.

1.11.01
L'entreprise de transport de marchandises de détail Cargo domicile SA, privatisée il y a cinq ans et gérée par le groupe de camionneurs Transvision, est dans les chiffres noirs depuis octobre 1998. Transférer des marchandises de la route sur le rail peut être rentable. Il s'avère en tous les cas que Cargo domicile fait à nouveau des bénéfices depuis sa restructuration en 1996, a-t-on appris lors de la conférence de presse organisée à Berne. Le conseil d'administration des CFF avait en effet décidé de privatiser ce secteur déficitaire en 1996 et de le remettre au conglomérat Transvision, composé des entreprises suisses de transport Camion Transport SA, Galliker Transport SA et Planzer Transport SA. La nouvelle entreprise Cargo domicile SA déclare avoir franchi le seuil de rentabilité en octobre 1998, mois au cours duquel elle a expédié son 100'000e wagon de marchandises. L'entreprise a par la suite développé successivement ses centres régionaux de distribution. Cargo domicile occupe actuellement près de 830 collaboratrices et collaborateurs et transporte 6'000 envois par jour dans tout le pays. Davantage de marchandises ont été transportées sur le rail depuis la fermeture du tunnel routier du Gothard liée à l'incendie dont il a été le théâtre. Cargo domicile transporte la marchandise durant la nuit avec la collaboration de l'important partenaire que sont les CFF, mais aussi des Chemins de fer rhétiques (RhB), du Chemin de fer du Lötschberg (BLS) et du Chemin de fer Brigue-Viège-Zermatt (BVZ). Les marchandises transportées par la route demeurent en revanche sur place en raison de l'interdiction faite aux poids lourds de plus de 3,5 tonnes de rouler pendant la nuit. Les responsables de Cargo domicile ont en outre fait observer qu'ils étaient les seuls en Suisse à proposer une formule de transport judicieuse tant du point de vue écologique qu'économique. Ils considèrent que le service proposé peut être considéré comme modèle en Europe. Ils se déclarent confiants, nonobstant la morosité économique à laquelle il faut s'attendre. L'entreprise surmontera les difficultés et parviendra à développer son offre de prestations; elle réalise un chiffre d'affaires de 215 millions de francs et fait du bénéfice, ont-ils déclaré sans toutefois dire combien.

2.11.01
Les autorités grisonnes et la Confédération ont réagi face à la situation précaire qui caractérise l'A13 au San Bernardino en prenant des mesures rapidement. Les poids lourds ne circuleront dans le tunnel que dans un sens, probablement à partir d'après-demain déjà. La circulation alternée dans un sens de circulation, puis dans l'autre, est mise en place à titre d'essai pour éviter des collisions entre poids lourds dans le tunnel routier de l'A13, long de 6,6 kilomètres, a indiqué le département des travaux publics, des transports et des forêts du canton des Grisons en conférence de presse, à Coire. Cette mesure vise aussi à doser le trafic sur l'A13. La circulation alternée pourrait aussi être appliquée dans d'autres tunnels du tronçon conduisant au tunnel du San Bernardino. L'interdiction de dépasser pour les poids lourds sur les tronçons à trafic bidirectionnel entre Reichenau et Mesocco, d'une part, et l'introduction d'une distance minimale de 150 mètres entre les poids lourds, d'autre part, constituent des mesures d'appoint. Des mesures de canalisation du trafic contribueront en outre à délester l'axe de transit du San Bernardino. C'est ainsi que les véhicules seront retenus sur le Plateau déjà, en coordination avec la Confédération et d'autres cantons. L'information sera renforcée et assurée par le canal de Viasuisse. Les autorités planchent d'ores et déjà sur des mesures concernant l'A13 en vue du trafic hivernal, dès lors que le tunnel du Gothard restera vraisemblablement fermé pendant plusieurs mois suite à l'incendie dont il a été le théâtre. Sont prévus une signalisation temporaire d'interdiction de circuler, les chaînes obligatoires, le déneigement de la route nationale ainsi que le renforcement des équipes de dépannage. Il est également question de laisser les cols ouverts aussi longtemps que possible dans le canton des Grisons. Il n'est en revanche pas prévu de supprimer l'interdiction de circuler la nuit, le contingentement du trafic de transit et les limites de poids.

2.11.01
Un beau paysage n'est pas une valeur en soi. Celui qui entend en profiter dispose le plus souvent des meilleures cartes que le pur esthète. Cette perception biaisée conduit à ce que des subventions fédérales contribuent à détruire le paysage. Faire vaut toujours mieux que laisser faire: c'est à cette conclusion qu'est parvenu un groupe de travail de la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage (FP) et de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage, réuni à Birmensdorf ZH. Les déclarations reposent sur une étude. Le but de ces travaux est de mettre fin à 40 ans de «destruction pacifique» du paysage. L'étude montre que les subventions constituent un élément important dans la transformation du paysage. Les subventions à hauteur de 29 milliards de francs représentaient les deux tiers des dépenses de la Confédération. Elles permettent d'assurer le bien-être général, mais servent aussi des intérêts privés. Et c'est là qu'est le hic, a-t-il été indiqué à Birmensdorf. La beauté d'un site n'est pas perçue comme une valeur, parce qu'elle ne s'exprime pas en monnaie sonnante et trébuchante. Le paysage est tout simplement devenu un décor pour des intérêts particuliers, tel le sport. La perception est biaisée, a dit Hans Weiss, du Fonds «Landschaft Schweiz (FSL)». Il arrive fréquemment qu'un rendement soit attendu d'une atteinte au paysage, à l'exemple d'un remonte-pente ou d'une place de golf. L'investisseur qui met en évidence des possibilités de gagner de l'argent et l'intérêt général, par exemple en créant des emplois, prendra rapidement l'ascendant sur celui qui aime tout simplement les beaux paysages. Des autorités indépendantes portent des jugements à trop court terme sur la base de cette perception biaisée de la nature en sous-estimant la valeur d'un beau site, a déclaré Hans Weiss. Forts de leur étude, les défenseurs de la nature émettent 171 propositions dans 32 secteurs de la politique de l'aménagement. Les propositions portent notamment sur le contingentement de l'utilisation du sol pour les routes nationales et les routes principales et sur la poursuite d'une politique agricole écologique. Un changement de paradigme est demandé dans le domaine des subventions pour s'engager sur la voie de la durabilité.

2.11.01
Le tunnel ferroviaire du Gothard est de nouveau utilisable à double voie sur toute sa longueur. Les trains d'autos peuvent ainsi circuler à la cadence horaire de 7h45 à 22h45 entre Göschenen et Airolo. Une chaussée roulante est de surcroît mise en service à partir du 12 novembre, sous la forme de quatre trains par jour et par sens entre Brunnen et Airolo, pour le transport des camions à travers le Gothard à destination et en provenance du Tessin. Les CFF et Hupac peuvent étendre l'offre si le besoin de désengorger les routes de contournement se faisait sentir.

2.11.01
Le col du Gothard doit rester ouvert cet hiver aussi longtemps que possible. La première neige est certes déjà tombée, mais elle a fondu rapidement. Les chasse-neige seront mis en service dès que l'hiver fera réellement son apparition. Le col restera ouvert cet hiver «aussi longtemps que cela paraît raisonnable», a déclaré le responsable des routes du canton d'Uri, Eduardo Frei, lors d'une interview. La Confédération et les cantons d'Uri et du Tessin seront appelés à prendre en charge les coûts d'enlèvement de la neige sur la route nationale. Il n'est pas encore possible d'indiquer quels seront ces coûts, qui dépendront directement des sautes d'humeur de la nature, a souligné Eduardo Frei. Et de poursuivre: le col du Gothard demeure normalement fermé durant l'hiver en raison de la neige et des risques d'avalanches. Il est généralement ouvert à nouveau à la circulation routière à l'Ascension. Les responsables des routes des deux cantons élaborent actuellement un concept visant à maintenir ouvert le col du Gothard durant l'hiver. La question de savoir pour quels types de véhicules est encore en suspens. La décision sera prise la semaine prochaine. Le col du Gothard n'a plus été utilisé en hiver depuis l'ouverture du tunnel ferroviaire en 1882. Les derniers à s'être aventurés à passer le col en hiver étaient des luges postales qui transportaient des personnes et des marchandises - dont la puissance en chevaux était évidemment moins élevée qu'aujourd'hui. L'expérience manque de ce fait pour les opérations de déblaiement de la neige. Nous avons jusqu'ici déblayé la route qu'au printemps. Il s'avère, aujourd'hui déjà, que le col ne pourra en aucun cas être déblayé durant tout l'hiver. La sécurité commande qu'il demeure fermé en cas de fortes chutes de neige et de risques d'avalanches. Il sera néanmoins tenté de rendre le col praticable aussi souvent que possible, dans des limites raisonnables, en faisant usage d'explosif pour déclencher artificiellement des avalanches.

4.11.01
Les Chemins de fer fédéraux suisses réagissent face à la montée de la violence à l'égard du personnel des CFF. L'ensemble du personnel des trains sera formé dans le domaine psychologique jusqu'à fin 2002. Le personnel des trains apprendra avant tout à se protéger dans des situations délicates, a indiqué le porte-parole des CFF Daniele Colomba suite à un article paru dans le «SonntagsBlick». Les contrôleurs ne sont pas des gardiens de la paix. Il n'empêche: ils sont souvent confrontés à des formes de violence. Il sera toujours fait appel à la police ferroviaire en cas de situation critique. Le recours à la police ferroviaire dans les trains se limite toutefois à certains tronçons et à certaines heures. L'usage de la violence par certains passagers varie, indique D. Colomba. Le nombre d'incidents a légèrement régressé ces derniers temps. 40 actes de violence ont été enregistrés entre juin 2000 et juin 2001, occasionnant au total 192 jours d'absence suite à des blessures.

5.11.01
L'infiltration et la mauvaise gestion ont ruiné Swissair, de l'avis du conseiller national UDC Christoph Blocher. Ce même réseau d'infiltration met maintenant en place une compagnie aérienne semi-étatique, surdimensionnée, sur le dos du contribuable. Il en résulte un tonneau des Danaïdes et une seconde entreprise fédérale déficitaire, pire que les CFF. «La seule opération de renflouement jusqu'en mars 2002 coûte 2'000 francs à chaque contribuable», a déclaré C. Blocher dans une interview accordée aux quotidiens «Le Temps» et «Aargauer Zeitung». Le Conseil fédéral a perdu la tête au vu des montants en jeu. L'UDC ne s'est pas opposée aux 450 millions de francs de la Confédération destinés à mettre fin à l'immobilisation du parc. Elle ne comprend pas pourquoi Swissair n'a pas préparé depuis des mois un sursis concordataire. La désastreuse infiltration des instances politiques, de la Confédération, des cantons et des associations économiques, de grandes entreprises et du PRD ont fait de Swissair un symbole inattaquable, a lancé C. Blocher. Les similitudes avec l'Union soviétique sont frappantes: «On lie tout le monde, on n'autorise aucune critique, ce qui conduit finalement au désastre». C. Blocher considère enfin comme stupide l'affirmation selon laquelle un crash économique complet de Swissair aurait pu engendrer 50'000 chômeurs pour la Suisse, dès lors que les entreprises annexes proches du secteur aérien seraient reprises par d'autres sociétés et que Crossair peut survivre au naufrage. Il y a de surcroît des centaines d'avions qui souhaiteraient atterrir en Suisse.

5.11.01
La ville de Winterthour et les cantons de Thurgovie, de Schaffhouse et de St-Gall seront mieux intégrés dans le réseau du RER zurichois. Ce dernier sera étendu aux cantons voisins dans le cadre du projet «Winti-Thur», lequel vise des temps de parcours réduits à destination de Zurich, un horaire plus étoffé et des relations sans changement, a déclaré le directeur de la communauté de transport zurichoise (ZVV), Franz Kagerbauer, aux médias. Les correspondances entre le RER et le trafic à longues distances à Winterthour seront également améliorées. Le projet Winti-Thur n'est toutefois pas encore assuré sur le plan financier, selon F. Kagerbauer, les CFF et les cantons concernés n'ayant pas encore voté les crédits nécessaires. Le partage des coûts entre les cantons, les communes et les CFF n'est pas encore réglé non plus. Il est question de quelque 85 millions de francs de coûts d'infrastructure et de près de 15 millions de francs de coûts d'exploitation. Les pronostics de croissance retenus dans les cantons voisins sous-tendent le projet. Une croissance de la population au-dessus de la moyenne est prévue avant tout dans la région de Wil SG, dans la vallée de la Thur et à Schaffhouse. Il en résultera des flux de trafic plus importants en direction de Zurich, en particulier dans la vallée de la Limmat et dans la vallée de la Glatt. Le projet «Winti-Thur» a été élaboré par la ZVV et par les CFF, en collaboration avec les cantons de Schaffhouse et de St-Gall, de la ville de Winterthour, ainsi qu'avec les conférences régionales des transports concernées. La présentation du projet constitue le coup d'envoi de la mise en consultation auprès des cantons, des régions et des communes concernés.

5.11.01
La construction de parois antibruit le long du couloir de ferroutage CFF a commencé aujourd'hui. De telles parois seront par exemple installées d'ici septembre 2002 dans la région argovienne du Freiamt, sur une longueur de 3,34 kilomètres. Elles représentent une surface de près de 6'000 m2 à hauteur des localités de Othmarsingen, Dottikon, Villmergen et Muri, ont indiqué les CFF. Des fenêtres isolantes seront de surcroît installées dans plusieurs bâtiments. Les CFF tablent sur des coûts de 12,9 millions de francs pour l'ensemble des travaux. Dans ce montant sont compris les coûts de construction de 130 mètres supplémentaires de parois au sud de la gare d'Othmarsingen, que la commune a commandés pour une valeur de 200'000 francs. Ces parois permettent d'obtenir une réduction du bruit allant jusqu'à 15 décibels dans les étages inférieurs des bâtiments concernés. L'homme ressent une réduction de 10 décibels comme une diminution de moitié de l'impact sonore, est-il précisé dans le communiqué. 250'000 personnes habitant à proximité d'une ligne de chemin de fer sont touchées par un bruit excessif en Suisse. 1'020 millions de francs sont à disposition pour la réalisation des mesures de protection contre le bruit suite à l'acceptation du projet de financement des transports publics (FTP) par le peuple en 1998.

5.11.01
La fermeture du tunnel routier du Gothard entraîne un accroissement des coûts de transport à travers les Alpes. Le détour par le San Bernardino signifie davantage de temps pour le transport, une plus forte consommation de carburant et un montant plus élevé de redevance poids lourds liée aux prestations. Cela concerne aussi bien les transports domestiques que les transports en transit à travers notre pays. Le tarif publié par l'Association suisse des transports routiers (ASTAG) tient lieu de référence pour les transports domestiques sur de longues distances. Le comité du groupe des transports domestiques de l'ASTAG a décidé de recommander la perception d'un supplément de 22 pour cent sur ledit tarif de référence dès le 1er novembre 2001 pour les transports qui empruntent normalement le tunnel du Gothard. Il n'existe en revanche pas de tarif de référence pour les transports transfrontaliers. Le comité du groupe des transports internationaux de l'ASTAG recommande la perception d'un supplément forfaitaire de 200 francs pour le détour par le San Bernardino. L'ASTAG représente quelque 4'400 entreprises de transport suisses; celles-ci fournissent des prestations de transport au moyen de cars de tourisme et de taxis pour le transport des passagers et au moyen de camions pour le fret. Elles occupent près de 175'000 personnes en Suisse.

5.11.01
L'importance des dégâts liés à l'incendie qui s'est produit le 24 octobre dans le tunnel du Gothard ne peut pas encore être estimée. En revanche, il est certain que les coûts touchant les personnes seront entièrement couverts, a indiqué le porte-parole de l'assurance «Winterthur», Ruedi Steiner. Les coûts de réparation du tunnel et les coûts des véhicules impliqués dans l'incendie sont pris en charge par l'assurance responsabilité civile ainsi que par la Confédération et les cantons. Onze personnes sont décédées des suites de l'incendie. Dix personnes intoxiquées par la fumée ont fait un bref séjour à l'hôpital. 23 véhicules ont brûlé. Le tunnel a subi d'importants dégâts. L'assurance responsabilité civile du chauffeur de nationalité turque travaillant pour une entreprise belge, qui est présumé avoir causé l'accident, prendra ces coûts à sa charge. Il s'agit pour l'essentiel de charges de famille et d'indemnités pour pertes de gain. La «Winterthur» prévoit une couverture des dégâts matériels causés par le feu ou par des explosions limitée contractuellement à 1,8 million de francs. L'«Allianz Subalpina» de Turin paierait 10 milliards de lires (8 millions de francs) pour des dégâts matériels. Un montant global de 10 millions de francs environ serait ainsi couvert si les deux assureurs responsabilité civile paient. Il peut être admis que ce montant ne suffira en aucun cas pour couvrir tous les coûts du tunnel, quand bien même aucune estimation officielle des dégâts n'a encore été présentée. La Confédération et les cantons devront supporter les coûts qui ne seront pas couverts par les assureurs responsabilité civile. Le tunnel du Gothard est la propriété des cantons d'Uri et du Tessin respectivement à hauteur de 60 et de 40 pour cent. En principe, il leur incomberait, en tant que propriétaire, de prendre à leur charge les coûts des dégâts non couverts, a indiqué Michael Gehrken, porte-parole de l'Office fédéral des routes (OFROU), à l'ats. La Confédération contribue toutefois à l'entretien et à l'exploitation des routes nationales conformément à l'ordonnance sur les routes nationales. Les cantons d'Uri et du Tessin peuvent tabler respectivement sur une couverture par la Confédération de 97 et de 90 pour cent. Ces cantons devront dès lors supporter respectivement 3 et 10 pour cent des coûts de réparation et de remise en état des coûts non couverts par les assureurs. La Confédération n'est pas assurée contre les dégâts aux infrastructures. «Le montant de la police serait beaucoup trop élevé au vu des dégâts à couvrir», a déclaré Michael Gehrken.

6.11.01
Le groupe des Verts du Grand Conseil zurichois propose de soumettre volontairement au peuple le crédit de 300 millions de francs en faveur de la nouvelle Crossair. Sinon, il saisira le référendum, a-t-il communiqué. Les Verts rejettent la participation du canton de Zurich à une nouvelle compagnie aérienne à hauteur de 300 millions de francs. Le Grand Conseil sera appelé à voter ce crédit lundi prochain. La caution de 100 millions de francs pour assurer le bon fonctionnement des systèmes d'exploitation de l'aéroport est également rejetée pour le cas où l'argent viendrait du fonds de l'aéroport. Le fonds doit être réservé aux riverains victimes du bruit et ne saurait être utilisé à d'autres fins.

6.11.01
L'engagement pris pour sauver la compagnie aérienne pèse lourd sur les finances fédérales. La commission des finances du Conseil des Etats estime le déficit de la Confédération en 2002 à un demi-milliard de francs. Elle voit le Parlement dans la nécessité d'agir et remet en cause les compétences de la délégation des finances. La commission n'a pu traiter le complément II au budget 2001 et le budget 2002 que sous réserve des décisions que les Chambres prendront à mi-novembre lors de leur session extraordinaire consacrée à Swissair. Le projet portant sur la compagnie aérienne n'est pas traité par la commission des finances, mais par la commission des affaires économiques. Les conséquences des mesures se rapportant à la compagnie aérienne sont cependant claires. Le second complément au budget 2001, actuellement de 790 millions de francs, sera augmenté de 1,2 milliard de francs. 1,05 milliard de francs sont affectés aux montants à fonds perdu destinés à maintenir l'exploitation des vols intercontinentaux de Swissair, 180 millions de francs à la participation de la Confédération à la nouvelle compagnie aérienne. Les comptes 2001 présenteront de ce fait un déficit au lieu d'être équilibrés, a déclaré le président de la commission Hansheiri Inderkum (PDC/UR). Il s'attend à un déficit de près de 500 millions de francs au lieu d'un excédent de 350 millions de francs s'agissant du budget 2002, la Confédération étant appelée à verser les 400 millions à fonds perdu et 420 millions supplémentaires pour la participation. Le Parlement se trouve devant un fait accompli, la délégation des finances ayant déjà accepté l'engagement financier urgent pour la compagnie aérienne, a déclaré Simon Epiney (PDC/VS). Il s'en dégage un sentiment mitigé, quand bien même le tout est conforme à la loi. Un refus des Chambres équivaudrait simplement à un avertissement politique à l'adresse du Conseil fédéral et de la délégation. La commission souhaite éviter à l'avenir que le Parlement soit dans les faits mis à l'écart dans de telles circonstances, par exemple en cas de crise d'une ancienne régie fédérale ou d'une grande banque. Elle entend proposer une modification de la loi sur le Parlement visant à amputer la délégation de certaines compétences. Elle s'imagine par exemple une limite de crédit de 100 millions de francs.

6.11.01
Satisfaction à Kirchberg et à Rüdtligen-Alchenflüh: la directrice des travaux Dori Schaer a inauguré aujourd'hui la route de contournement de 3,5 kilomètres. Cette route, qui revient à environ 30 millions de francs, soulage les deux localités de l'avalanche de véhicules qui y défilent chaque jour. La route suit le tracé de l'A1 à partir du raccordement de Kirchberg. Elle est couverte, parallèlement avec l'A1, dans le secteur des quartiers de Rüdtligen et de Alchenflüh. Elle franchit l'Emme sur un pont de 100 mètres de long parallèlement à l'A1; puis le tracé prend la direction du sud en direction de la route cantonale. Entre le giratoire à la route de Soleure et la jonction avec la route cantonale Berne- Zurich, la route de contournement sert à tous les usagers. Près de 6 hectares de terrain ont été nécessaires pour la construction proprement dite. S'y ajoutent 70 ares de terrain utilisé pour satisfaire aux besoins de l'écologie, a tenu à préciser l'Office de l'information. Rüdtligen-Alchenflüh et Kirchberg souffraient depuis des années du trafic de transit à travers la localité. 16'000 véhicules empruntaient la route cantonale pour traverser les deux localités les jours de pointe. Les plans de construction de la route de contournement existaient depuis longtemps. Ils ont été remis à l'ordre du jour lors de la construction de la nouvelle ligne ferroviaire à l'enseigne de Rail 2000. La durée des travaux et les coûts ont pu être réduits grâce à un planning optimal du gros chantier. Les travaux ont été terminés avec environ deux ans d'avance sur l'échéance qui était prévue initialement en 2003; la route coûte 30 millions de francs au lieu des 40 millions de francs prévus au budget. Des mesures visant à réduire le trafic dans les localités seront prises sans tarder après l'inauguration de la route de contournement.

6.11.01
Le Chemin de fer régional Thurbo SA - une filiale des CFF et du Chemin de fer du Mittel-Thurgau (MThB) - cherche 40 mécaniciennes et mécaniciens de locomotives. Il entend être opérationnel en décembre 2002 et occuper au total 140 conducteurs de train régional. Les besoins sont estimés à quelque 240 à 260 mécaniciennes et mécaniciens de locomotives pour le trafic des voyageurs, a indiqué Martin Hochreutener, responsable du secteur des transports de Thurbo SA, à l'Agence télégraphique suisse (ats).140 d'entre eux seront engagés par la nouvelle société de chemin de fer régional. 100 à 120 seront en service dans le secteur des transports de voyageurs en Suisse orientale, à la maison mère CFF et au MThB, étant entendu que ces prestations seraient fournies sur commande de la Thurbo SA. Le personnel de conduite, tel celui du MThB, serait en outre occupé dans le secteur du fret. Quelque 100 mécaniciens de locomotives du MThB et des CFF pourront soit continuer à travailler chez leur employeur actuel, soit passer à la nouvelle société. Celui qui désire changer d'employeur devra faire acte de candidature, a indiqué Martin Hochreutener. Les 40 conductrices et conducteurs de train régional recherchés doivent permettre de couvrir «les besoins en personnel qui se renouvellent chaque année». Martin Hochreutener fait remarquer que c'est précisément dans cette catégorie qu'il y a un manque de personnel en Suisse. Or, dans cette situation, la Suisse orientale n'est pas la région la plus prisée en ce qui concerne les emplois. Raison pour laquelle il est prévu de former du nouveau personnel de conduite jusqu'à la mise en service de Thurbo l'an prochain. Thurbo SA proposera des liaisons ferroviaires pour le transport des personnes en Suisse orientale. Elle dispose d'un réseau de 543 kilomètres, occupe 150 personnes et devrait transporter 22,5 millions de passagers par année à partir de décembre 2002. Martin Hochreutener précise que la nouvelle société présentera ses offres si l'exploitation d'une nouvelle ligne ferroviaire devait être mise au concours dans le sud de l'Allemagne. Comme chacun sait, les CFF et le MThB ont déjà fait part de leur intérêt d'assurer les liaisons interrégionales dans le Land allemand du Bade-Wurtemberg.

6.11.01
La redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) a eu pour effet de stopper la croissance du trafic des poids lourds en Suisse. C'est ce qui ressort des premières investigations de l'Office fédéral du développement territorial, qui indique que seul le trafic de transit continue de croître et que les prestations exprimées en kilomètres parcourus des transporteurs routiers en Suisse se sont stabilisées au niveau de l'année 2000 depuis l'introduction de la RPLP au début 2001. Un résultat qui est considéré comme «un succès appréciable» au vu des taux de croissance élevés enregistrés ces dernières années. Ce succès est dû à l'évolution du trafic domestique, qui représente 88 pour cent du fret routier. Le trafic a régressé respectivement de 2,5 et de 4,2 pour cent sur les autoroutes et sur le reste du réseau routier. Cette évolution représente une baisse globale de 8 pour cent pendant les sept premiers mois de l'année par rapport à la tendance enregistrée précédemment. L'Office fédéral s'explique cette évolution par une meilleure efficience du système. La limite de poids, augmentée de 28 à 34 tonnes, voire à 40 tonnes sur la base de contingents, permet de transporter davantage de marchandises en effectuant le même nombre, voire moins de kilomètres. Les trajets à vide ont en outre régressé très sensiblement grâce à une meilleure logistique. La vente de camions plus lourds et, partant, moins polluants, a progressé de 45 pour cent l'an dernier. Si l'on s'en réfère aux ventes, rien ne permet de penser que les transporteurs ont tenté d'échapper à la RPLP en optant pour des véhicules utilitaires plus légers (entre 3 et 3,5 tonnes), de l'avis de l'Office fédéral du développement territorial. Le choix des itinéraires a également contribué à abaisser le nombre de kilomètres parcourus. Ce constat est particulièrement vrai le long de la frontière. Entre Bâle et Koblenz par exemple, le trafic des poids lourds a passé de l'autre côté du Rhin. Des itinéraires plus courts sont parfois retenus à l'intérieur du pays. La tendance s'est manifestement inversée sur le rail avec l'introduction de la RPLP. CFF Cargo a en effet enregistré une progression des tonnes-kilomètres de 8,7 pour cent pendant le premier semestre 2001. La prestation de transport s'est accrue globalement de 1 pour cent. Quant aux transports de marchandises à travers les Alpes, ils ont continué de croître. Le trafic de transit profite actuellement des réglementations spéciales avantageuses. La RPLP ne pourra déployer pleinement ses effets qu'après l'augmentation du taux de la redevance en 2005 et après l'ouverture du tunnel de base du Lötschberg en 2008/2007. La direction générale des douanes avait, cet été, également tiré un bilan positif du premier semestre de la redevance poids lourds. Les recettes présumées de 750 millions de francs portées au budget 2001 devraient ainsi pouvoir être atteintes.

6.11.01
Sabena est en faillite. Le président du conseil d'administration, Fred Chaffart, a déclaré la fin de la compagnie aérienne belge après 78 ans de loyaux services. 6'000 à 8'000 emplois disparaissent. Des négociations sont en cours qui portent sur une Sabena amincie. «A mon grand regret, le conseil d'administration s'est vu contraint - comme la loi l'exige - de demander la levée de la protection des créanciers et d'annoncer la faillite.» C'est en ces termes que Fred Chaffart a donné connaissance de la décision du conseil d'administration aux médias. Il a ensuite donné les raisons de la décision: manque de rentabilité chronique, grèves sauvages, crise du secteur aérien. S'y ajoutent la «politique d'expansion agressive» de Swissair, la dérobade de celle-ci s'agissant de l'augmentation du capital et le sursis concordataire. Les actions en justice contre Swissair qui avaient été intentées après sa dérobade en matière de recapitalisation vont être «intensifiées», a déclaré le président du conseil d'administration. La situation dans laquelle se trouve actuellement Sabena est «pour une bonne part» à mettre au compte de Swissair. Fred Chaffart a cependant aussi indiqué que les plans visant à la création d'une petite compagnie aérienne basée sur la filiale régionale DAT (Delta Air Transport) demeuraient, d'une part, et que les négociations avec des investisseurs belges, des banques et la compagnie aérienne bon marché Virgin étaient poursuivies, d'autre part. Les dettes de Sabena s'élèvent approximativement à 3,7 milliards de francs suisses. Sabena avait obtenu un sursis concordataire jusqu'à fin novembre après la déroute de Swissair. Outre l'Etat belge en tant qu'actionnaire majoritaire, Swissair participe au capital de la compagnie belge, fondée en 1923, à hauteur de 49,5 pour cent.

7.11.01
Le Conseil fédéral entend continuer à soutenir la flotte maritime helvétique afin d'assurer le ravitaillement du pays en cas de crise. Il a, à cet effet, sollicité du Parlement une caution de 600 millions de francs pour les dix prochaines années. Le Conseil fédéral soutient la marine marchande helvétique depuis la fin des années quarante, au début par un prêt et depuis la fin des années cinquante par des cautions. Le Parlement a accordé à cette fin un crédit-cadre de 600 millions de francs en 1997, qu'il y a lieu de renouveler. La marine helvétique n'aurait pas survécu sans cette manne fédérale dans un secteur économique fortement subventionné dans le monde entier, a relevé le Département fédéral de l'économie. La Confédération n'a cependant jamais perdu un centime dans l'opération. La flotte a été modernisée grâce au dernier programme de cautionnement. 24 unités naviguent actuellement sous pavillon suisse assurant une capacité de transport de 900'000 tonnes. La plupart des bateaux sont destinés au transport de matières solides. Six cargos peuvent transporter des conteneurs, deux des produits chimiques, auxquels il faut ajouter depuis peu un pétrolier. Une certaine autonomie en matière de transports maritimes est indispensable à un pays fortement industrialisé, sans accès direct à la mer, communique le Département fédéral de l'économie. La flotte permettrait de garantir l'approvisionnement du pays en denrées alimentaires vitales, en énergie et en matières premières en cas de crise grave ou de guerre.

8.11.01
La conférence des directeurs financiers a recommandé aux gouvernements cantonaux de participer au capital de la nouvelle compagnie aérienne. 21 cantons ont accepté la recommandation, 3 l'ont rejetée. Les directeurs des finances n'ont pas souhaité indiquer quels étaient les cantons qui ne participeront pas au capital lors de la conférence de presse qui s'est déroulée à Berne. Ils n'ont pas non plus donné d'informations sur les réactions positives des différents cantons et sur la répartition des 59 millions de francs qui restent à prendre en charge. La conférence a établi une clé de répartition, qui sous-tend la recommandation, a déclaré la présidente de la conférence, Eveline Widmer-Schlumpf. Cette clé est basée sur les critères tels le nombre d'habitants, le revenu cantonal et la distance le séparant de l'aéroport. Les montants des contributions ont déjà été publiés. Il faut en outre savoir que, dans différents cantons, l'octroi d'un tel crédit n'est pas de la seule compétence du gouvernement, mais également du Parlement, voire du peuple, a poursuivi Eveline Widmer-Schlumpf. Les collectivités publiques participent au concept de financement pour un montant total de 1 milliard de francs, dont 600 millions de francs à la charge de la Confédération et 400 millions de francs à la charge des cantons. Le canton du Zurich participe à hauteur de 300 millions, les deux Bâle de 31 millions et Genève de 10 millions de francs. Le canton de Genève a souscrit au financement pour autant que les autres cantons répondent aussi favorablement à la recommandation de la conférence. Le gouvernement st-gallois a fait savoir qu'il refusait d'accorder un montant à la nouvelle Crossair - la clé de répartition provisoire prévoit un montant de 7,8 millions de francs pour le canton de St-Gall. La contribution du canton de Zurich ne sera définitive que lorsque le Parlement cantonal aura donné son accord lundi prochain et que le peuple se sera prononcé favorablement lors d'un vote éventuel prévu en janvier 2002. Le concept de financement deviendrait caduc si tel ne devait pas être le cas, a indiqué la présidente de la conférence. La conférence est confiante. La clé de répartition prévoit un montant de 10,95 millions de francs pour le canton de Berne et de 10,04 millions de francs pour le canton d'Argovie. Ce dernier avait toutefois déclaré lors d'une enquête réalisée par l'Agence télégraphique suisse (ats) qu'il ne verserait que 3 millions de francs. Toujours selon cette enquête, le canton de Vaud peut s'imaginer accorder un montant situé entre 8 et 15 millions de francs, alors que 4 millions de francs sont sollicités.

8.11.01
La planification des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA) à travers le canton de Schwyz ne devrait pas donner lieu à des litiges comme dans le canton d'Uri. Un groupe de travail est en effet appelé à examiner des variantes par rapport au tracé délicat à la hauteur de Arth-Goldau et dans le fond de la vallée encaissée de Schwyz. Plusieurs membres du Grand Conseil schwyzois se sont montrés préoccupés par le développement de la situation dans le canton d'Uri. Si les NLFA devaient être réalisées à ciel ouvert, il est à craindre que la même option soit retenue dans la région de Felderboden entre Brunnen et Schwyz. Le gouvernement fait savoir dans une lettre ouverte que les travaux de planification de l'axe d'accès aux NLFA dans le canton de Schwyz étaient suspendus jusqu'à nouvel avis. Il a, en même temps, confirmé qu'il rejetait un viaduc ou une digue qui enjamberait le «Felderboden», tel que le prévoit l'avant-projet d'AlpTransit de 1994. Le plan directeur de 1999, actuellement applicable, prévoit que cet avant-projet doit être réexaminé en temps utile. Le tracé près de Arth-Goldau est également contesté dans le canton de Schwyz. Le gouvernement demande que la gare soit englobée dans les NLFA. Il rejette le contournement ouest proposé dans le plan directeur. Le gouvernement critique également le fait qu'une vue d'ensemble des axes d'accès fasse défaut. Les capacités du chemin de fer ne devraient guère être suffisantes après l'ouverture du tunnel de base, est-il indiqué dans la réponse. L'offre des transports régionaux et des trains directs devrait en souffrir, en particulier sur la ligne Zurich- Zoug- Schwyz- Erstfeld. Selon le gouvernement schwyzois, des représentants de la Confédération, des CFF, du SOB, ainsi que des cantons de Schwyz, d'Uri et de Zoug participeront au groupe de travail. Les premiers résultats sont attendus pour l'année 2003.

8.11.01
La ligne de bus conduisant de la gare de Bad Ragaz au lieu dit Alter Bad Pfäfers en passant par les gorges de la Tamina sera dorénavant subventionnée par le canton et par les communes. Le gouvernement a repris le «bus des gorges» dans le réseau de transports publics. Le canton prend 55 pour cent du déficit à sa charge à partir de l'an prochain, alors que les communes de Bad Ragaz et Pfäfers y contribueront à hauteur de 45 pour cent, a indiqué le département cantonal de l'économie publique. La ligne de bus était financée jusqu'ici par la fondation «Altes Bad Pfäfers». La fondation ne se voit plus en mesure de couvrir le déficit à long terme, d'où sa demande pour que la ligne soit incorporée dans le réseau de transports publics subventionné, est-il indiqué. Le gouvernement st-gallois répond favorablement à la demande. Une ordonnance a dû être modifiée. Le bus local dessert le parcours allant de la gare de Bad Ragaz à Alter Bad Pfäfers en passant par les gorges de la Tamina. Les tarifs (6 francs pour un aller simple, 11 francs pour un aller et retour pour un adulte) ne sont pas modifiés. Le trafic local ne donne en principe pas lieu à une indemnité, selon les législations cantonale et fédérale. Des exceptions sont toutefois possibles dans des cas particuliers. Une subvention est en l'occurrence justifiée par l'aspect spectaculaire du trajet à travers les gorges de la Tamina, d'une part, et par les charges particulièrement élevées de ce service de bus.

8.11.01
La Fédération faîtière de l’aéronautique suisse salue le fait que la Confédération s'implique dans la débâcle de Swissair, mais demande un plus fort engagement en faveur de tout le secteur aérien. L'accord passé avec l'Allemagne affaiblit la position de l'aéroport de Kloten. Les 2 milliards de francs que la Confédération met à disposition pour sauver la compagnie nationale ne constituent qu'une faible part des subventions accordées chaque année au secteur des transports et des communications, indique Aerosuisse dans son communiqué. Une disparité analogue existe aussi s'agissant des coûts liés aux mesures prises contre le bruit. Si le rail se voit accorder un montant de 2 milliards de francs, le secteur aérien, à savoir les exploitants des aéroports, doit prendre ces coûts totalement à sa charge. Il importe que la navigation aérienne suisse soit en mesure de remplir sa fonction de manière économique, durable et rentable dans l'intérêt de tout le pays, à la faveur de toute une série de mesures prises par la Confédération. Le rôle décisif et indispensable du trafic aérien justifie cette requête. Urs Adam, directeur suppléant de l'Office fédéral de l'aviation civile, a souligné l'importance de bonnes liaisons aériennes lors d'un forum d'Aerosuisse tenu à l'enseigne du sujet «La contribution de la Confédération pour renforcer la capacité concurrentielle du secteur des transports aériens suisses». La Confédération s'efforce de maintenir des liaisons aériennes directes aussi bien à destination des métropoles européennes que des métropoles situées sur d'autres continents. Ce, dans l'intérêt de la place économique suisse. Des compagnies aériennes indépendantes constituent toutefois un préalable. Des mesures prises en matière de politique de l'environnement ne sont pas en contradiction avec les exigences du trafic aérien, a déclaré Bruno Oberle, de l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage. Elles contribuent à améliorer les performances des transports aériens suisses, condition indispensable à une croissance durable. La Confédération n'a pas pour tâche première de fournir des capitaux à risque, mais de créer les conditions-cadres permettant une croissance économique à long terme sur la base d'activités assurées par des entreprises privées, a relevé Aymo Brunetti, chef économiste au Secrétariat d'Etat à l'économie.

8.11.01
La commission de l'économie et des redevances du Grand Conseil zurichois recommande au plénum d'approuver les 400 millions de francs en faveur de la nouvelle Crossair et de la sauvegarde de l'exploitation de l'aéroport. Une minorité de la commission, composée de l'UDC et des Verts, propose en revanche le rejet du crédit de 300 millions de francs en faveur de la nouvelle compagnie aérienne. Le fait que les deux décisions seront soumises à bien plaire au verdict populaire n'est pas contesté. La votation populaire aura lieu un week-end lors duquel aucune votation n'était prévue, vraisemblablement le 13 janvier selon les informations reçues du service cantonal compétent. Le Conseil d'Etat demande un crédit de 300 millions de francs en tant que participation du canton à l'augmentation du capital de Crossair SA destinée à la création d'une nouvelle compagnie aérienne suisse. Il demande de surcroît à être autorisé à pouvoir s'engager, jusqu'à hauteur de 100 millions de francs, au titre d'obligations éventuelles pour assurer le maintien des systèmes d'exploitation et du fonctionnement de l'aéroport de Kloten.

8.11.01
Les heures de travail autorisées sont toujours dépassées sur les chantiers des NLFA. La délégation de surveillance des Chambres rappelle que les dispositions du droit sur le travail et des conventions collectives doivent être strictement respectées. C'est avec satisfaction qu'elle a pris connaissance du fait que les responsables ont donné suite à sa demande et ont renforcé les contrôles sur les chantiers. Elle ne voit pas de nécessité d'agir dans la situation actuelle, est-il indiqué dans un communiqué. La délégation a été informée par l'Office fédéral des étrangers et par le secrétariat d'Etat à l'économie sur les conditions de travail qui règnent sur les chantiers. Il s'avère que la situation s'est améliorée ces derniers temps. Des contrôles sporadiques ont permis de constater que si des dépassements répétés du temps de travail journalier et hebdomadaire étaient encore constatés, de graves infractions n'étaient plus à l'ordre du jour. La délégation de surveillance considère cependant que même cette situation ne saurait être tolérée. Elle tient à ce que les dispositions légales et contractuelles, qui laissent à raison une certaine souplesse aux entreprises s'agissant du temps de travail, soient strictement respectées.

9.11.01
Le canton de Berne entend présenter une demande à la Confédération portant sur un projet pilote permettant d'introduire un «Road Pricing» sur tout le réseau routier du Chasseral. La taxe doit remplacer le péage anticonstitutionnel qui est perçu actuellement. Le dossier se trouve présentement dans les mains de la direction cantonale des travaux publics, comme Béatrice Stilli, secrétaire du conseil régional du Jura bernois, l'a précisé suite à un communiqué de son organisation. Elle a encore ajouté que ledit conseil avait pris l'initiative sur demande du propriétaire de la route Nods- Chasseral, le syndicat d'alpages Chasseral-ouest. Le Road Pricing doit permettre la perception d'une taxe routière pour l'utilisation de routes, en particulier certaines routes à vocation touristique dont les coûts d'entretien sont plus élevés. Le péage actuellement perçu au Chasseral continue d'être perçu jusqu'à ce que la Confédération ait pris une décision, est-il indiqué dans le communiqué du conseil régional. Une convention a été passée avec une délégation du conseil d'Etat. La route Nods- Chasseral demeure ouverte au public; le gouvernement bernois avait envisagé, il y a une année, de supprimer le péage à partir de la fin 2001. La Constitution fédérale interdit la perception de péages depuis près de 50 ans sur les routes dont l'accès est public.

12.11.01
Le nouveau train urbain zougois sera exploité par les CFF. Ceux-ci font l'acquisition de douze nouvelles rames pour le trafic régional pour le prix de 84 millions de francs et travaillent en étroite collaboration avec l'entreprise de transport «Zugerland Verkehrsbetriebe». Le canton de Zoug a retenu les CFF parmi plusieurs concurrents, a indiqué le directeur de l'économie publique zougoise, Robert Bisig, lors d'une conférence de presse. Outre des entreprises ferroviaires suisses, un opérateur de la zone européenne s'était porté candidat. Seuls les CFF sont en mesure de respecter le planning serré imposé. Pour les CFF, le train urbain zougois sert de modèle en matière de mobilité pour d'autres régions de la Suisse, a déclaré Paul Blumenthal, responsable du trafic voyageurs. Les douze nouvelles rames, qui offrent chacune 180 places assises, circuleront sur les nouvelles lignes du train urbain dès la fin 2004. Les citoyens du canton de Zoug avaient accepté la première étape du train urbain lors d'un vote le 4 mars 2001. Il revient à 67 millions de francs et comprend deux lignes sur les voies des CFF. Dix nouveaux arrêts seront construits au total.

12.11.01
Augmentation de capacité sur la ligne à voie unique du Jura et extension de l'offre des transports régionaux: tels sont les points forts du catalogue d'exigences que le «comité pour la ligne CFF du Jura» a retenus lors de la séance qu'il a tenue à Aesch BL. Le catalogue d'exigences a été approuvé à l'intention du président de la Confédération, Moritz Leuenberger, de l'Office fédéral des transports (OFT), des CFF et des directeurs des services des transports des cantons de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne, de Soleure, du Jura et de Berne, a relevé le comité dans un communiqué. Marcel Hubleur, président du parlement cantonal jurassien, a en outre été élu comme nouveau co-président jurassien. Il remplace Germain Hennet. La directrice du service des transports bâlois, Elsbeth Schneider, a relevé que des progrès réjouissants avaient certes été faits dans le trafic régional, mais que la suppression des goulets d'étranglement de la ligne à simple voie du Jura, la principale exigence du comité, demeurait insatisfaite. Ces goulets d'étranglement constituent un handicap tant pour le trafic régional que pour le trafic à longues distances. Les cantons concernés par la ligne du Jura réitèrent leur demande de réaliser des îlots à double voie. Une mesure que les CFF continuent de considérer comme inutile et qu'ils rejettent. Il y a lieu de s'employer à faire changer les CFF d'attitude. Il importe en outre d'étendre le RER (Olten-) Bâle- Laufon à destination de Delémont (Boncourt).

12.11.01
Le Grand Conseil zurichois a, par 101 voix contre 67, approuvé la participation au capital de la nouvelle compagnie aérienne suisse à hauteur de 300 millions de francs. Il entend de surcroît affecter jusqu'à 100 millions de francs à l'exploitation de l'aéroport zurichois. Après quatre heures de débat et 40 interventions, l'UDC, les Verts et les Démocrates suisses ont voté contre le crédit de 300 millions de francs, alors que le PRD, le PS, le PDC et le parti évangélique ont voté en sa faveur. Deux représentants de chacun des partis UDC, Verts et Démocrates suisses n'ont pas suivi la ligne du parti. La caution de 100 millions de francs en faveur de l'aéroport a passé la rampe par 157 voix contre 5. Les deux crédits seront soumis au verdict populaire. La votation aura lieu vraisemblablement le 13 janvier 2002. Un non des citoyens à une participation à l'augmentation de capital de Crossair ne devrait pas faire capoter le projet «Phönix»; il entraînerait toutefois une réduction sensible de la nouvelle société. La ville de Zurich renoncera à payer les 50 millions de francs annoncés si le canton n'investit pas. Il faut dans ce cas s'attendre à ce que d'autres cantons renoncent également à verser une contribution. Des représentantes et des représentants du PRD, du PS, du PDC et du parti évangélique ont plaidé en faveur d'une participation au capital en acceptant les risques encourus et, partant, d'une solution permettant d'éviter des coûts sociaux beaucoup plus élevés liés aux licenciements. Il s'agit de prévenir les dommages que pourrait subir l'économie zurichoise, de sauvegarder une infrastructure publique et non seulement de sauver une entreprise privée. Les Verts se prononcent pour un abandon du concept de plate-forme aéroportuaire. Ils préfèrent affecter l'argent au recyclage des personnes concernées pour créer des emplois plus sûrs à long terme. Une compagnie aérienne qui ne peut être sauvée que grâce à l'intervention de l'Etat ne survit pas sur le plan économique, a lancé un représentant de l'UDC. L'appui financier ne constitue pas non plus une garantie de sauvegarde des emplois. Il faut s'attendre à des comportements mégalomanes à l'avenir également si l'économie et l'Etat continuent d'être mélangés, ont déclaré des représentants de l'UDC.

13.11.01
Le fabricant de matériel ferroviaire canadien Bombardier restructure ses filiales européennes. Il ferme ses fabriques situées en Allemagne de l'est et en Grande-Bretagne. Les sites de Pratteln BL et de Villeneuve VD sont en revanche pleinement intégrés dans le groupe. Bombardier a procédé à une analyse de tous ses centres de production et de ses activités de service suite à la reprise de ADtranz en mai 2001, a communiqué l'entreprise à Berlin. Le site suisse de Pratteln (421 collaborateurs) figure comme un de ses six sites principaux spécialisés dans le montage final, alors que le site de Villeneuve (160 collaborateurs) est indiqué comme site spécialisé. Mauvaises nouvelles de Bombardier en revanche pour l'Allemagne et pour la Grande-Bretagne: les sites de production de Ammendorf (850 collaborateurs) et de Vetschau (110 collaborateurs), ainsi que le centre de services britannique de Doncaster (150 collaborateurs) seront fermés. «Les décisions prises sont très positives pour la Suisse», a indiqué le responsable de Bombardier Suisse, Alfred Ruckstuhl. Les sites de Pratteln et de Villeneuve font partie du réseau de montage de Bombardier. Les ateliers de Pratteln sont à nouveau pleinement intégrés dans l'entreprise, a confirmé Alfred Ruckstuhl. ADtranz avait décidé en novembre 1999 - donc bien avant sa reprise par Bombardier - de cesser la production aux ateliers de Pratteln et de Oerlikon ZH. Les protestations des employés et des gouvernements avaient conduit à la création de l'entreprise Railcor pour reprendre ces activités. Railcor entendait démarrer ses activités, avec une commande des CFF en poche, dès l'été 2001. Après la reprise d'ADtranz par Bombardier, cette dernière a décidé de développer elle-même les projets et d'acheter toutes les parts à Railcor. Tous les collaborateurs prévus pour Railcor ont été engagés directement par Bombardier, a relevé Alfred Ruckstuhl. Lequel s'est dit confiant en l'avenir de la production en Suisse. La Suisse est classée au quatrième rang des sites européens de Bombardier si l'on se réfère au nombre d'emplois. Le site de Pratteln a du travail jusqu'en 2004/2005 suite à la commande de 70 voitures à deux étages ainsi que de dix rames pendulaires. Alfred Ruckstuhl a une appréciation globale positive du marché suisse en ce qui concerne le matériel roulant: de nombreux projets sont en cours dans ce pays, tels Rail 2000 et les NLFA. Il s'attend également à de nouveaux investissements dans le domaine du trafic régional et des RER au cours de ces prochaines années.

13.11.01
Les Chemins de fer allemands (DB) se sont retirés de la commande commune de 116 rames pendulaires dans le cadre de «TEE Rail Alliance». Les CFF et les Chemins de fer autrichiens (ÖBB) s'en tiennent à la commande en tant que partenaire de l'alliance. Ils entendent toutefois revoir les modalités de la commande, a confirmé le porte-parole des CFF, Roland Binz, suite à un article paru dans la «NZZ». Ils ont maintenant le temps d'examiner de nouvelles offres; ils espèrent que la situation se sera décantée d'ici la fin de l'année. La Suisse se doit de posséder des trains pouvant circuler au-delà des frontières au plus tard en 2006/2007, afin de faire face au trafic nord-sud de manière efficace. Les nouveaux trains pendulaires, multicourant, s'adaptent aux différents systèmes de courant électrique des pays voisins, ce qui permet d'éviter des changements de locomotives à la frontière. Les nouveaux trains auraient dû être compatibles avec les rames pendulaires ICE allemandes qui circulent actuellement, d'où une construction plus compliquée, une technique plus complexe et des trains plus chers. Il est vraisemblable que le prix d'achat baisse après le retrait des Chemins de fer allemands, a relevé Roland Binz. Le nombre de trains pendulaires dont les CFF passeront commande n'est pas encore connu. Il était question de 34 rames à sept unités pour les CFF et de 32 pour les ÖBB. La commande globale de l'alliance était évaluée à près de deux milliards de francs. Le choix du constructeur n'a pas encore été défini. Les perspectives des ateliers de Bombardier à Pratteln BL d'obtenir la commande des rames pendulaires sont meilleures depuis la fermeture des ateliers du fabricant canadien en Allemagne de l'est et en Grande-Bretagne. Bombardier a retenu Pratteln comme l'un de ses sept sites principaux pour le montage final. Villeneuve VD figure comme site spécialisé.

14.11.01
Les Chemins de fer suisses dépenseront 1,85 milliard de francs jusqu'en 2015 au titre des mesures de protection contre le bruit. Le Conseil fédéral a mis en vigueur l'ordonnance y relative le 15 décembre. Les axes de transit seront assainis en priorité. Le plan d'impact, également approuvé par le Conseil fédéral, montre que les couloirs de transit par le Gothard et par le Lötschberg causent le plus de bruit en raison des trains de marchandises qui y circulent avant tout la nuit. L'ordonnance prévoit, outre des parois antibruit et l'installation de fenêtres isolant contre le bruit, une réduction du bruit causé par le matériel roulant. Les voitures des trains de voyageurs seront par exemple équipées de nouvelles semelles de frein moins bruyantes. Quant aux wagons à marchandises, ils seront modifiés à partir de 2004.

14.11.01
Le Conseil fédéral a approuvé le nouveau plan directeur uranais. Il a été convenu avec le canton d'Uri que le tracé des NLFA n'était, pour l'instant, pas incorporé dans ledit plan, de plus amples investigations étant encore nécessaires. La procédure d'examen du plan directeur avait été interrompue en raison des NLFA, a communiqué le DETEC. Le Conseil fédéral avait ordonné une procédure de mise à jour du tracé des NLFA en mars 1999. Il a repris l'examen en donnant mandat à l'Office fédéral du développement territorial et à l'Office fédéral des transports d'effectuer une étude de faisabilité pour une variante dite «montagne longue». Le mandat portait également sur la recherche d'un potentiel d'amélioration de la variante dite «vallée». Les résultats intermédiaires de l'étude sont disponibles, communique le DETEC. Des discussions ont d'ores et déjà eu lieu avec le canton d'Uri. Le tracé des NLFA ne fait toutefois pas encore partie du nouveau plan directeur, des investigations étant encore nécessaires.

14.11.01
La direction des finances du canton de Zoug n'est pas satisfaite du projet de nouvelle péréquation financière du Conseil fédéral. Le montant de 110 millions de francs que le canton de Zoug serait appelé à financer dépasse la mesure qu'elle estime supportable. Aussi requiert-elle des améliorations de la part du Conseil national et du Conseil des Etats. La direction des finances indique que le canton de Zoug serait contraint de financer au moins une partie de cette somme par le biais d'une augmentation d'impôts. Le risque serait ainsi encouru que des contribuables «mobiles» pourraient être amenés à revoir leur localisation et, le cas échéant, quitter le canton de Zoug, voire la Suisse. Elle demande aux parlementaires fédéraux de définir une limite supérieure de péréquation financière, qui tienne compte du développement économique et qui permette de prévenir le risque de fuite de contribuables. La limite supérieure de la péréquation à la charge du canton de Zoug doit - au vu des chiffres actuels - être limitée à 60 millions de francs. Elle augmenterait en cas de croissance économique. Le canton de Zoug verse, aujourd'hui déjà, près de 110 millions de francs au titre de la péréquation financière. Le projet fédéral de péréquation financière prévoit que le montant doublerait pour passer à 219 millions de francs.

14.11.01
Le conseil municipal de la ville de Zurich soumet le plan des transports communal pour décision au parlement. Ce plan remplace celui de 1990, qui est encore en vigueur. Le conseil municipal attire l'attention sur plusieurs nouveautés du plan des transports dans son communiqué. Le nouveau plan contient des informations sur les zones des routes principales situées dans les centres des quartiers ainsi que sur les itinéraires qui ont été adaptés aux concepts des zones de développement. La catégorie «routes de passage de quartier» est abandonnée. Les parkings existants et les parkings planifiés, tels ceux de la Gessnerallee, de l'opéra, de la place centrale et du Münsterhof, ont été intégrés. De nouveaux sites de stationnement possibles pour les cars de tourisme ont été définis. Des précisions sont données concernant la gestion de la mobilité, ainsi que de la télématique en matière de circulation, le trafic lié aux achats et aux loisirs, la mobilité combinée, la planification globale de l'espace réservé aux routes et le trafic professionnel. La stratégie en matière de mobilité est intégrée dans les principes de la politique des transports de la ville.

14.11.01
Le fossé qui sépare les cantons riches des cantons pauvres doit être comblé. L'écheveau qui existe en matière de compétences et de flux financiers au niveau fédéral doit être démêlé. C'est le but poursuivi par la redéfinition de la péréquation financière et du partage des tâches entre la Confédération et les cantons. Le ministre des finances Kaspar Villiger a qualifié de «dernière chance de renouveler le fédéralisme» le message sur la nouvelle péréquation qui a été transmis au Parlement. Celui-ci comprend plus de vingt amendements constitutionnels et une nouvelle loi. Des modifications de loi seront opérées si le souverain accepte le projet constitutionnel, qui ne pourra pas être mis en vigueur avant 2006. Des responsabilités peu claires et une mise sous tutelle rampante des cantons menacent de saper les fondements du fédéralisme. Le fossé entre les cantons riches et les cantons pauvres s'est élargi, alors que le flux des moyens financiers entre la Confédération et les cantons s'est accru sensiblement. La nouvelle péréquation financière vise à modifier la situation en affectant tout d'abord clairement les tâches et, partant, les flux financiers de 5,5 milliards de francs. La Confédération sera seule responsable de sept secteurs, alors que les cantons se verront affecter 13 secteurs, étant entendu que le principe du «qui commande paie» est appliqué. La Confédération et les cantons continueront à travailler ensemble dans 12 secteurs dits communautaires. Les subventions globales accordées dans le cadre de programmes pluriannuels basés sur un objectif convenu remplacent les contributions par cas d'espèce basées sur les charges. Une collaboration intercantonale est prescrite dans 9 secteurs sur la base d'une péréquation financière pour des raisons d'équité. La nouvelle péréquation financière a pour but de garantir que chaque canton dispose de suffisamment d'argent. La compensation des ressources constitue la pierre angulaire. Elle remplace les suppléments accordés sur les subventions au titre de la capacité financière. 2,4 milliards de francs sont ainsi mis sans affectation particulière à disposition des cantons pauvres, dont 1 milliard provient des cantons riches et 1,4 milliard de la Confédération. S'y ajoutent 275 millions de francs que la Confédération verse aux cantons de montagne et la même somme aux agglomérations au titre des charges particulières qu'ils doivent supporter. Le Parlement fixe tous les quatre ans le montant de la péréquation géographique/topographique et socio-démographique ainsi que le montant de la compensation financière. Un montant compensatoire de 428 millions de francs, financé à raison des deux tiers par la Confédération et d'un tiers par les cantons, est en outre accordé à dix cantons à faible revenu pour éviter des cas de rigueur lors de la mise en route de la nouvelle péréquation financière. Les Chambres se prononcent sur sa prolongation tous les quatre ans. Le bilan provisoire laisse apparaître que 6 cantons sont «les perdants» et 20 «les gagnants» de la nouvelle péréquation financière. Le canton de Zoug verse pas moins de 1'130 francs de plus par habitant qu'aujourd'hui. Le canton du Valais est par contre délesté de 452 francs par habitant. Globalement, la nouvelle péréquation financière ne doit pas conduire à un transfert de charges entre la Confédération et les cantons. Les chiffres ne disent en outre pas grand-chose sur la signification institutionnelle du projet. Le gain d'efficacité ne peut guère être chiffré; le gain en autonomie des cantons peut l'être encore moins; quant à l'amélioration en matière de proximité du citoyen, elle ne peut pas être chiffrée du tout.

15.11.01
Le canton de St-Gall, la principauté du Liechtenstein et le Land autrichien du Vorarlberg planifient ensemble des améliorations des transports publics transfrontaliers et circulant en zone limitrophe. Des problèmes se posent essentiellement en raison des arrêts de tous les IC Zurich- Coire à Sargans. Les améliorations seront introduites en partie lors du changement d'horaire en décembre 2002. L'arrêt à Sargans de tous les Intercity Zurich- Coire peut être réalisé au plus tôt au changement d'horaire 2005/2006, a communiqué l'office de presse et d'information de la Principauté du Liechtenstein jeudi. Le groupe de projet FL.A.CH, dont font partie les représentants de la Principauté du Liechtenstein, du Land Vorarlberg et du canton de St-Gall, les groupes de planification régionaux du Rheintal, du Werdenberg et du Sarganserland- Walensee, ainsi que les entreprises de transport, a élaboré des propositions d'amélioration des liaisons transfrontalières des transports publics (trains et bus). Les propositions des CFF ne tiennent pas encore compte des idées émises par le groupe de projet, tels de bonnes correspondances pour les trafics régionaux et longues distances à Sargans et à Feldkirch et des trains complémentaires pour combler les lacunes de l'horaire. Il y a lieu d'axer l'offre à Sargans sur les trains Interrégio Zurich- Coire, des arrêts supplémentaires de l'Intercity à Sargans n'étant pas possibles lors du changement d'horaire en décembre 2002, est-il communiqué. Un arrêt intégral de l'IC n'est possible qu'à partir de 2005/2006, indiquent les CFF. Le groupe de projet souhaitait obtenir l'arrêt intégral de l'IC à Sargans à partir de 2004 déjà. Les CFF examinent les mesures qui sont nécessaires pour permettre l'arrêt intégral de l'IC à Sargans. L'arrêt de l'IC est particulièrement important dans la mesure où les trains Eurocity Zurich- Arlberg- Vienne passeront - vraisemblablement à partir de 2005/2006 - par St-Gall- Bregenz au lieu de Buchs, est-il relevé. Les liaisons entre la région du Werdenberg- Rheintal, la Principauté du Liechtenstein, le Vorarlberg et Zurich, où se trouvent les emplois, seraient sensiblement détériorées sans l'arrêt des IC et des EC à Sargans. Les liaisons matinales entre St-Gall et Bregenz, où la correspondance est assurée à destination de Munich et de Vienne, ainsi que dans le sens inverse entre Bregenz et l'aéroport de Zurich seront améliorées dans la vallée inférieure du Rhin lors du changement d'horaire en décembre 2002.

15.11.01
Une étude des CFF et du BLS montre qu'il n'est pas nécessaire de donner la priorité en matière d'horaire aux trains de marchandises par rapport aux trains régionaux sur l'axe nord-sud. Une augmentation de la capacité de transport nécessite des investissements dans l'infrastructure. Les capacités pourraient être accrues de 150 à 200 trains par jour sur les axes du Gothard et du Lötschberg en fonction des mesures prises et du volume des investissements. Tel est le résultat qui ressort de l'étude commandée par l'Office fédéral des transports (OFT). Le transfert du trafic marchandises de la route sur le rail ne doit pas induire des détériorations de la qualité de l'offre en trafic régional, relève l'OFT dans un communiqué. Il ressort de l'étude qu'il n'y a pas lieu de donner la priorité au trafic marchandises par rapport au trafic régional voyageurs pour augmenter les capacités de transport: les incidences sur l'offre du trafic voyageurs seraient importantes pour des gains de capacités mineurs dans le secteur du fret. Les CFF recommandent l'équivalence dans les réglementations d'horaire. Les capacités pourraient être accrues en améliorant les processus de la production. Outre les gares-frontière, la région de Bâle, la ligne Cadenazzo - Luino, la région de Berne et le Haut-Valais constituent les goulets d'étranglement les plus importants. Les processus dans le secteur du fret devraient être planifiés en étroite collaboration avec les Chemins de fer allemands et les Chemins de fer italiens.

15.11.01
La fiabilité de la saisie des données du titre de transport électronique «EasyRide» est de 99,2 pour cent. Les auteurs du projet se montrent satisfaits des derniers résultats du test opéré pendant quatre mois. EasyAccess - le nouveau développement électronique qui permet de saisir les données des clients et de les transmettre des véhicules au centre de calcul - fonctionne, indiquent les CFF dans un communiqué. L'exactitude de la saisie peut encore être améliorée. Une enquête réalisée auprès des clients tests a en outre montré que le système est évalué de manière positive, en particulier par les personnes âgées. Le gain de temps qui résulte du fait qu'il n'y a plus besoin d'acheter de billet est particulièrement apprécié. 1'800 personnes ont testé la technique EasyRide ce printemps à Bâle et à Genève. Plus de 110'000 trajets ont été recensés lors du test. Les personnes tests ont été questionnées au début et à la fin du test. Les CFF, Car postal et l'Union des transports publics sont les auteurs du projet EasyRide. L'analyse du type d'organisation, du financement et du planning constituent les prochaines étapes, selon les auteurs du projet. Il s'agit également de discuter de la création d'une marque chapeautant le tout. Les passagers pourront utiliser les transports publics sans billet si la carte EasyRide fonctionne. Les trajets sont enregistrés sur la puce et ensuite facturés au client. L'introduction du système n'est pas prévue avant 2006.

15.11.01
Le sol s'est affaissé de près de 6 centimètres dans le village valaisan de St. German au-dessus de Rarogne, a confirmé Peter Teuscher, responsable de la société BLS AlpTransit, suite à un communiqué. La société BLS AlpTransit creuse actuellement le tunnel de base du Lötschberg, à une profondeur de 100 mètres sous le village. Les habitants ne courent pas de danger, le percement continue. St-Germain se trouve dans une dépression de terrain, qui est remplie d'éboulis de roches. Les quelque 350 habitants du village faisant partie de la commune de Rarogne ne courent aucun danger, déclare Peter Teuscher. Une chute de la voûte du tunnel est exclue, le tunnel se trouvant 100 mètres sous la surface, dans une roche dure sur laquelle les éboulis se sont amassés. Des fentes ont été relevées à certains bâtiments du village; la stabilité des maisons n'est pas en danger. Aucun dommage n'a été constaté aux routes, a encore précisé Peter Teuscher. Toute une série d'appareils et de points de mesure ont été installés dans le village avant le début du percement du tunnel, à mi-juillet, pour pouvoir déterminer les secousses et les éventuels affaissements. Les fentes ont été mesurées très exactement, à titre préventif, à quatre bâtiments en vue de possibles droits en matière de responsabilité civile. Cette démarche est habituelle lors de chantiers de cette dimension. Des informations concrètes concernant les dommages encourus pourront être données au plus tôt à la fin de l'année, lorsque le percement du tunnel se situera au-delà du village. L'affaissement «n'est pas tout à fait surprenant», mais son importance est inattendue, a déclaré Peter Teuscher. Le mouvement a probablement été causé par l'eau qui s'est écoulée des éboulis. Des percements et des mesures apporteront davantage de clarté à ce sujet et renseigneront sur les mesures qu'il est possible de prendre.

16.11.01
Le Conseil national a, par 110 voix contre 56, approuvé le cofinancement d'une nouvelle compagnie aérienne par la Confédération. Une participation au plan social des employés licenciés par Swissair a en revanche été clairement rejetée. L'UDC, le parti libéral, les Verts et le parti évangélique se sont opposés à la subvention de deux milliards de francs de la part de la Confédération. Le président de la Confédération, Moritz Leuenberger, leur a rétorqué que le maintien d'une compagnie intercontinentale était nécessaire à l'économie suisse.

19.11.01
La fusion du Chemin de fer du sud-est (SOB) et du Chemin de fer Bodensee-Toggenburg (BT) pour former la nouvelle compagnie ferroviaire «Schweizeriche Südostbahn AG (SOB)» avance. Les deux conseils d'administration se prononceront sur le contrat de fusion le 17 décembre. Le capital de la nouvelle compagnie s'élèvera à 8,925 millions de francs, réparti en 8'925'000 actions nominatives d'une valeur nominale de un franc, ont indiqué les représentants des deux entreprises aux médias, à Rapperswil. Les actionnaires pourront échanger leurs actions à raison de 60 pour cent pour le BT et de 40 pour cent pour le SOB. La valeur vénale des deux chemins de fer, calculée par une société spécialisée, a servi de base pour déterminer le rapport d'échange. La valeur vénale du BT a été estimée à 78,6 millions de francs (60%), alors que celle du SOB actuel a été estimée à 52,6 millions de francs (40%). Il n'est pas possible d'établir la valeur de rendement, qui est aujourd'hui usuelle, a déclaré le conseiller d'Etat schwyzois Franz Marty, président du conseil d'administration du SOB. Ce, en raison des indemnités accordées par les collectivités publiques qui ont permis en principe à l'entreprise de présenter régulièrement des comptes équilibrés. Les deux sociétés actuelles seront dissoutes le 17 décembre, sans liquidation, selon le contrat de fusion, et insérées dans la nouvelle société, a ajouté Franz Marty. Les actionnaires du SOB reçoivent 84 nouvelles actions pour une action actuelle. Les actionnaires du BT obtiennent pour leur part 82 actions pour une action prioritaire actuelle ou 41 pour une action ordinaire. La Confédération demeure l'actionnaire principal de la nouvelle société SOB. Les cantons de St-Gall, de Thurgovie, d'Appenzell Rhodes extérieures, de Schwyz et de Zurich, quelques communes situées le long du réseau ferroviaire qui mesure dorénavant 115 kilomètres entre le lac de Constance et la Suisse centrale, ainsi que quelques particuliers sont les autres actionnaires. Le siège de la nouvelle société SOB est situé à St-Gall. Quatre représentants du BT, trois représentants du SOB et un représentant de la Confédération constituent le conseil d'administration. Georg Hess, conseiller d'Etat schwyzois, et Josef Keller, conseiller d'Etat st-gallois, vice-président de l'actuel BT, ont été nommés respectivement président et vice-président du conseil d'administration. La fusion est un «acte partenarial et non une mainmise» a précisé le président du conseil d'administration du BT, Josef Keller. Les économies qui résultent de la fusion permettent d'accroître la capacité concurrentielle de la société dans un marché libéralisé. Il est prévu d'acquérir de nouveaux véhicules et d'étoffer l'horaire. Le nouveau SOB sera composé de cinq secteurs: Marketing et services, à St-Gall, la production et la vente, à St-Gall et à Samstagern ZH, les finances et la comptabilité à St-Gall, le matériel roulant et les installations électriques à Samstagern et à Herisau, ainsi que les travaux, à Biberbrugg SZ et à Herisau. La nouvelle entreprise occupera près de 460 personnes.

20.11.01
Crossair condamne la grève qu'a commencée une partie du personnel au sol genevois de Swissair Group à l'aéroport de Cointrin. De telles actions sapent la confiance de la clientèle et mettent en péril la réalisation du projet Phoenix. Près de 100 employés ont protesté dans le hall d'arrivée pour obtenir le financement des plans sociaux par les investisseurs de la nouvelle compagnie aérienne suisse. Les avions ont pu décoller normalement jusqu'ici. Crossair témoigne «beaucoup de compréhension» pour les revendications des employés touchés par la liquidation de Swissair Group, communique Crossair. L'entreprise bâloise n'est «pas responsable» de la débâcle de Swissair Group. Elle rejette de ce fait une participation aux plans sociaux. Crossair rejette tout particulièrement une responsabilité conformément à l'article 333 du CO. L'extension de Crossair dans le cadre du projet Phoenix ne constitue pas une reprise de société, mais un développement de la société actuelle. Crossair entend développer sa division des ventes à Genève. La compagnie aérienne a présenté aux sociétés de Swissair-Group, SR Technics, Swisscargo, Cargologic et Gate Gourmet une déclaration d'intention de collaborer dans le cadre du projet Phoenix. Une reprise de ces sociétés ou d'une partie de celles-ci par Crossair n'est pas prévue.

20.11.01
Il est prévu de prolonger la ligne 33 du RER zurichois de l'aéroport jusqu'à Schaffhouse lors du changement d'horaire de 2004 en proposant un arrêt à toutes les gares et la cadence à la demi-heure. Le projet intercantonal intitulé «Winti-Thur-Bahn» prévoit outre la cadence semi-horaire de la ligne 33 une liaison RER accélérée pour le canton de Schaffhouse, la ligne 16, proposant des trains à deux étages circulant entre Winterthour et Schaffhouse et ne s'arrêtant qu'à Andelfingen et à Neuhausen près des chutes du Rhin. La ligne 16 constitue une nouvelle étape visant à mieux relier le canton de Schaffhouse à la place économique et à l'aéroport de Zurich, a relevé le conseil d'Etat. Les coûts supplémentaires liés à ce projet sont de l'ordre de quatre à cinq millions de francs. Leur partage entre les cantons de Zurich et de Schaffhouse fera l'objet de négociations.

20.11.01
Le chauffeur qui est à l'origine de la catastrophe survenue dans le tunnel du Gothard était sous l'influence de l'alcool. Sa dépouille mortelle a pu être identifiée. Il a par ailleurs été révélé que les mesures de sécurité prises au San Bernardino jusqu'à Pâques coûteront quelque 5 millions de francs. Le ministère public tessinois a, pour sa part, révélé lors de la conférence de presse tenue à Bellinzone le nombre définitif de victimes de la catastrophe recensé après le nettoyage de la zone rouge du tunnel du Gothard: onze. Aucune nouvelle trace de cadavres humains n'a été trouvée. Toutes les victimes sont mortes asphyxiées. Le chauffeur qui a causé l'accident a été trouvé hors de la zone rouge. L'enquête a révélé des traces d'alcool dans le sang. Il n'est toutefois plus possible de déterminer le taux d'alcoolémie. Son véhicule se trouvait sur l'autre voie de circulation. Le chauffeur travaillait pour l'entreprise de transport belge Gül Trans, laquelle avait loué le camion accidenté à l'entreprise Super Liner Cargo; celle-ci avait, à son tour, loué le véhicule à une entreprise tierce. Le canton du Tessin a adressé une demande d'entraide judiciaire à la Belgique pour déterminer les responsabilités. La plainte a en outre été étendue au chauffeur turc pour homicide par imprudence. Il est maintenant possible de commencer les travaux de réparation du tunnel. L'enquête à l'intérieur du tunnel est close. Les débris sur le lieu de l'accident ont été déblayés. Les experts ne seront en mesure de révéler la cause exacte de l'accident et la raison de l'incendie qu'au printemps. Les victimes ayant été asphyxiées, les experts examinent tout particulièrement l'aspect de la ventilation. Le conseiller d'Etat tessinois Marco Borradori a fait allusion il y a peu de temps à la réouverture du tunnel aux voitures et aux motos seulement. Le conseiller d'Etat grison Stefan Engler y est opposé: «nous n'accepterons pas une ouverture partielle». Le tunnel doit être réouvert le plus rapidement possible à l'ensemble du trafic. Le département des travaux publics du canton des Grisons a estimé les coûts des mesures de sécurité supplémentaires prises jusqu'à Pâques sur l'axe de contournement du Gothard, par le San Bernardino, à environ 5 millions de francs. Le canton des Grisons considère que ces coûts doivent être pris en charge par la Confédération. Quelque 3'000 à 3'500 poids lourds empruntent chaque jour l'axe de transit A13, alors qu'il n'en était dénombré que 500 à 600 avant la catastrophe du Gothard.

20.11.01
Les 16 mesures d'appoint liées à l'ouverture du contournement ouest de Zurich dans sept ans visent à décongestionner durablement le réseau routier de la ville de Zurich et de quelques communes de la banlieue. Le conseil d'Etat zurichois a approuvé le concept de mesures d'appoint et donné le coup d'envoi au projet, a indiqué la directrice des travaux Dorothée Fierz aux représentants des médias. Grâce à ces mesures, les axes de transit à travers la ville deviendront moins attrayants, ce qui permettra de canaliser le trafic de transit sur l'axe de contournement. Ce faisant, le canton réalise ce qu'il a promis il y a longtemps: déclasser la «Weststrasse» à Zurich, a déclaré Dorothée Fierz. La «Seebahnstrasse» sera en contrepartie aménagée pour le trafic bidirectionnel. Le trafic pourra être réduit de moitié à Birmensdorf grâce à la route de contournement ouest. La décision de savoir si le contournement de Birmensdorf pourra être réalisé avant le contournement ouest sera prise au printemps prochain. Douze mesures sont prévues sur le territoire de la ville de Zurich, quatre sur celui de Birmensdorf et d'Adliswil. L'idée consiste à canaliser le trafic de transit sur l'axe de contournement ouest et à concentrer le reste du trafic sur les artères principales. Dorothée Fierz table sur des coûts de 25 millions de francs. Onze «mesures d'accompagnement complémentaires» visant à intégrer l'axe de contournement et les mesures d'appoint présentent également un caractère urgent. Elles portent sur une amélioration de l'offre de transports publics ou sur un système de gestion du trafic permettant de modifier les flux à l'aide de signaux et de panneaux indicateurs.

21.11.01
Le Conseil fédéral se doit de renoncer à la variante «dans la vallée» des NLFA dans le canton d'Uri pour épargner les nuisances du trafic ferroviaire à la population et pour préserver le paysage. La commission des transports du Conseil national mise sur la «variante longue passant essentiellement au cœur de la montagne» en déposant un postulat. Le Conseil fédéral est invité à examiner l'intégration d'une «variante longue passant au cœur de la montagne», à ciel ouvert ou en souterrain, dans le plan d'AlpTransit, étant entendu que les investissements nécessaires à sa réalisation ultérieure devraient être faits pour permettre sa construction sans interruption du trafic. Le passage sous le torrent «Schächen» doit être pris en considération. Le canton d'Uri lutte depuis longtemps pour que la ligne d'accès des NLFA passe dans la montagne et non dans la vallée. Le Conseil fédéral avait ordonné la planification d'un tracé à ciel ouvert dans la vallée. Quelque 900 oppositions ont été enregistrées dans le canton d'Uri contre ce projet. Le gouvernement fédéral a donné mandat d'examiner également la variante longue prévue «au cœur de la montagne», en sus de mesures d'amélioration de la variante passant dans la vallée, qui est contestée. Les premiers résultats de l'étude, publiés au début septembre, montrent que la variante longue prévue au cœur de la montagne est techniquement possible, mais que les coûts sont nettement plus élevés. Peter Föhn (UDC/SZ) a, selon un avis publié par le service parlementaire, retiré son initiative parlementaire pour la planification immédiate de la variante longue prévue «au cœur de la montagne», dès lors que la commission a approuvé le postulat à l'unanimité.

21.11.01
Les mesures de protection contre les incendies dans les tunnels doivent être adaptées aussi rapidement que possible en fonction de la technique actuelle. Par 12 voix contre 11, la commission des transports du Conseil national a accepté une motion demandant au Conseil fédéral de faire le nécessaire. La commission a pris sa décision suite à une réunion consacrée à la catastrophe du tunnel routier du Gothard, a-t-elle indiqué dans son communiqué. Les représentants de l'administration fédérale, des chemins de fer, des cantons du Tessin et d'Uri, ainsi que de l'ATE et du TCS ont été entendus.

21.11.01
Le Conseil fédéral a approuvé les amendements de l'ordonnance sur la navigation sur le lac de Constance. Ceux-ci portent en particulier sur la mise en application de la directive de l'Union européenne (UE) sur les bateaux de sport ainsi que sur les prescriptions à l'intention des personnes naviguant sur le lac Constance, tels le comportement à avoir lors de fort vent ou de tempête et le taux maximal d'alcool dans le sang. Des nouveautés importantes concernent les règles de comportement. C'est ainsi que la réglementation prévoyant un taux maximal de 0,8 pour mille d'alcool dans le sang a été reprise dans l'ordonnance et a dorénavant un caractère obligatoire sur tout le lac de Constance. Il s'agit d'une première en matière de législation sur la navigation intérieure suisse. La limite est de 0,1 pour mille pour les capitaines de bateaux transportant des passagers ou des marchandises en trafic commercial. Une nouvelle réglementation des signaux d'alarme en cas de tempête est en outre introduite à la faveur d'une nouvelle organisation du service d'alarme en cas de tempête sur le lac de Constance. Il sera dorénavant différencié entre l'alarme annonçant un fort vent et l'alarme annonçant la tempête. Outre les nouveaux signaux d'alarme, des règles seront édictées qui indiqueront quelles mesures de précaution doivent être prises lors de fort vent ou de tempête. Il ne s'agit en fait pas de nouvelles contraintes à l'endroit des propriétaires de bateaux, mais simplement d'indications attirant leur attention sur les prescriptions de l'ordonnance qu'ils sont censés connaître et respecter lors d'une alarme en cas de tempête. L'acceptation des amendements de l'ordonnance a pour effet de rendre la directive de l'Union européenne (UE) sur les bateaux utilisés dans le cadre d'une discipline sportive également contraignante sur le lac de Constance. Il faut savoir que la Suisse a déjà fait ce pas lors de la mise en vigueur de l'ordonnance sur la navigation intérieure le 1er mai 2001. Grâce à l'adaptation de l'ordonnance régissant la navigation sur le lac de Constance, il est désormais possible de mettre en circulation des bateaux de sport agréés par l'UE sur tout le périmètre du lac, sans devoir procéder à un contrôle du type de bateaux pour savoir s'il répond aux normes. Seules les prescriptions nationales des Etats riverains en matière de protection de l'environnement portant par exemple sur le contrôle du bruit et des gaz d'échappement du moteur demeurent réservées.

21.11.01
Le canton du Tessin a réitéré sa demande de contingenter les poids lourds. Il estime que le nombre de camions passant le poste frontière de Chiasso-Progeda ne devrait pas excéder 3'600 par jour pour permettre une amélioration de la qualité de l'air dans la région du Mendrisiotto. Le conseiller d'Etat tessinois Marco Borradori transmettra au Conseil fédéral une résolution rédigée par le groupe de travail luttant contre l'excès d'ozone, qui demande que le nombre de poids lourds autorisés à traverser la Suisse soit réduit à raison de un camion par tranche de 20 tonnes supplémentaires susceptibles d'être transportées par les CFF.

21.11.01
40 pour cent de la population allemande est disposée à faire une partie de ses achats par Internet. Cela signifie que e-business a aussi acquis rapidement ses lettres de noblesse dans le secteur domestique. Des améliorations doivent cependant encore être apportées à l'offre Internet si l'on songe que plus de la moitié des 40 pour cent de la population indique utiliser généralement Internet pour se renseigner avant d'aller faire ses achats dans les magasins. Tel est le constat relevé dans une étude représentative réalisée par l'Infas, le forum allemand des transports, auprès de 2'500 personnes. L'étude révèle les proportions suivantes en matière d'achats par Internet: 27 pour cent de la population couvre jusqu'à 10 pour cent de ses besoins traditionnels par Internet, huit pour cent de la population jusqu'à 25 pour cent et quatre pour cent de la population jusqu'à 50 pour cent. L'âge est le critère significatif: les achats par Internet sont inversement proportionnels à l'âge, cela signifie que plus le citoyen est jeune et plus il a tendance à utiliser Internet pour faire ses achats. Cela signifie aussi que la part des groupes d'âge plus élevés qui s'ouvrent à Internet «progresse». Il ressort aussi de l'étude que la catégorie des revenus élevés est plus ouverte à ce canal de distribution que la moyenne de la population. Restait à connaître l'avis du client quant à la livraison des marchandises et à savoir s'il est disposé à en prendre en charge les coûts. Il s'avère que le consommateur préfère que la marchandise lui soit livrée à une adresse déterminée à un certain moment de la journée, d'une part, et qu'il est disposé à supporter les coûts de livraison dans une mesure limitée seulement, d'autre part. La majeure partie de la population rejette les nouveaux concepts de livraison visant à grouper la marchandise par secteur, par exemple en utilisant des casiers («drop box») accessibles par code ou en déposant la marchandise dans des kiosques ou des stations d'essence («pick-up-point»).

22.11.01
L'UDC a subi un échec en proposant au Grand Conseil bernois une baisse des taxes sur les véhicules à moteur. La majorité du Conseil a en effet suivi la recommandation du Conseil d'Etat et rejeté la motion de l'UDC, laquelle aurait créé un trou de 85 millions de francs dans la caisse cantonale. Susanne Knecht (Spiez) demandait, avec l'appui de 37 cosignataires, d'abaisser au niveau moyen suisse la taxe bernoise, qui est respectivement de 34 à 67 et de 90 pour cent plus élevée que le niveau moyen pour les voitures, d'une part, et pour les fourgonnettes et les poids lourds, d'autre part. La proposition était justifiée par le fait que cette situation porte préjudice au site économique bernois. Susanne Knecht a indiqué en séance que le compte routier du canton de Berne présentait un excédent de plus de 90 millions de francs depuis 1997 et que cet excédent avait même atteint 120 millions de francs l'an dernier. Cet argent n'est pas affecté à la construction des routes, à la sécurité routière et à la protection de l'environnement, conformément à la loi, mais il sert en fin de compte à assainir les finances cantonales. Il est jugé inéquitable que les automobilistes aient pour l'essentiel à en faire les frais. Le gouvernement a rétorqué dans sa réponse écrite qu'une baisse de la taxe au niveau moyen suisse occasionnerait un manque à gagner de près de 85 millions de francs par année et que la motion torpillerait les efforts d'assainissement des finances cantonales. Le manque à gagner ne saurait être compensé à court et à moyen terme par un regain d'attrait du site économique bernois. La directrice de la police Dora Andres a précisé en séance que près de 80 pour cent des 85 millions de francs profiteraient aux particuliers. Il ne faut de ce fait pas s'attendre à un effet positif en matière d'implantation de nouvelles entreprises.

22.11.01
Les jeunes à partir de 16 ans pourraient être autorisés à conduire une moto de 125cm3 à partir de 2003 en Suisse. Le Conseil fédéral a mis en consultation une telle proposition d'harmonisation de la législation routière avec le droit européen. La consultation, qui porte sur un amendement de l'ordonnance réglant l'admission des personnes et des véhicules à la circulation routière (OAC), dure jusqu'à mi-février. Il est prévu de reprendre telles quelles les principales catégories retenues par l'UE (motos, voitures et remorques correspondantes, véhicules à moteur lourds). La législation actuelle autorise la conduite de motos jusqu'à 125 cm3 et d'une puissance maximale de 11 kw à partir de 18 ans seulement. Les jeunes seraient dorénavant habilités à obtenir le permis de la sous-catégorie A1 à partir de 16 ans déjà. Actuellement, les jeunes jusqu'à 16 ans ne peuvent conduire que des scooters de moins de 50 cm3 de cylindrée et circulant à une vitesse maximale de 45 km/h. Une meilleure formation des jeunes conducteurs de moto est prévue en contrepartie de l'abaissement de la limite d'âge. La consultation doit montrer également comment les actuelles motos de petite cylindrée peuvent être intégrées dans le nouveau système, dès lors que les prescriptions européennes ne couvrent que les véhicules dont la vitesse maximale est supérieure à 45 km/h. Celle ou celui qui désire dorénavant conduire un véhicule offrant plus de huit places doit être en possession du permis de la catégorie D ou de la sous-catégorie D1. L'âge minimal pour l'obtention du permis D1 (minibus offrant 16 places au maximum) est de 21 ans. Il sera en outre exigé des candidats à ce permis une année de conduite irréprochable sur la route ainsi que la réussite d'un examen théorique complémentaire et d'un examen pratique de conduite. Les détenteurs actuels du permis D1 recevront le permis D2 sans examen. Les nouvelles prescriptions sur la formation minimale des chauffeurs de car et de camion sont en vigueur depuis le 1er janvier. Elles ont été édictées dans le cadre de la mise en application de l'accord passé avec l'UE sur les transports terrestres.

23.11.01
L'introduction de la semaine de 39 heures aux CFF était une erreur, à tout le moins dans l'optique actuelle. Tel est l'avis du PDG des CFF, Benedikt Weibel. L'an prochain, le personnel sera mis à contribution plus que d'ordinaire à cause de l'expo.02; il sera appelé à faire des heures supplémentaires. Dans une interview réalisée par le «Blick», le PDG des CFF regrette que les CFF aient introduit la semaine de 39 heures comme unique grande entreprise en Suisse. Vu la pléthore de personnel à l'époque, les CFF ont alors accepté de souscrire dans une large mesure aux revendications des syndicats. La situation a totalement changé aux CFF dans l'intervalle. La situation devrait se détendre après l'exposition nationale, mais aussi en raison du fait que 260 mécaniciens de locomotives termineront leur formation l'an prochain.

23.11.01
Le gouvernement zurichois ne s'avoue pas vaincu s'agissant d'une prolongation immédiate de l'interdiction des vols de nuit à l'aéroport de Kloten. Il a déposé un recours contre la décision de la Confédération de rejeter une prolongation. La décision de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) viole le principe de l'équité de droit, compte tenu de l'interdiction des vols de nuit accordée sur le territoire allemand, a communiqué la direction de l'économie publique. L'OFAC a rejeté la demande du Conseil d'Etat et de l'exploitant de l'aéroport Unique le 18 octobre. La demande visait à obtenir une prolongation de l'interdiction des vols de nuit de 23h00 à 06h00 (jusqu'ici 00h30 à 05h30). L'ouverture de la piste 16 pour les décollages à partir de 22h00 et de la piste 28 pour les décollages à partir de 06h30 n'a pas été acceptée non plus. L'ordonnance portant sur l'interdiction de vols de nuit sur territoire allemand, négociée avec la Suisse dans le cadre de l'accord entre les deux Etats, a toutefois été acceptée. Cette interdiction garantit aux Allemands un repos nocturne entre 22h00 et 06h00. L'OFAC a justifié sa décision différente par le fait qu'il s'agit dans un premier temps de procéder aux modifications indispensables du règlement d'exploitation en raison de l'accord passé entre les deux Etats. L'ordonnance sur l'interdiction des vols de nuit sur territoire suisse ne sera examinée qu'en automne 2002, lors du renouvellement complet du règlement d'exploitation de l'aéroport. Cette manière de procéder viole le principe de l'égalité en matière d'obligations appliqué conformément à la législation sur la protection de l'environnement. L'association de protection contre les nuisances de l'aéroport a déposé un recours contre la décision de l'OFAC à fin octobre déjà.

25.11.01
Les CFF renoncent à augmenter le prix de l'abonnement général au porteur (AG Flexi) à 7'450 francs dès le 1er décembre. Monsieur Prix, Werner Marti, est intervenu, a confirmé le porte-parole des CFF, Roland Binz, suite à un article paru dans le journal «Südostschweiz». Un relèvement de prix de 24,8 pour cent était en effet prévu dans le cadre des mesures tarifaires planifiées pour le 1er décembre. Le prix avait déjà été augmenté de 4'400 à 5'250 francs en mai de cette année. La commission tarifaire de l'Union des transports publics entend chercher une solution avec Werner Marti. Les autres relèvements tarifaires de l'abonnement général n'ont pas été remis en question; ils seront appliqués comme prévu dès le 1er décembre.

25.11.01
La série noire continue: 24 des 33 passagers ont perdu la vie lors du crash d'un Jumbolino de Crossair, samedi soir, près de Bassersdorf ZH. Neuf personnes, dont deux membres d'équipage, ont survécu. Deux des neuf survivants se trouvaient encore dans un état critique dimanche soir. L'état de trois survivants est stable. Quatre survivants ont pu quitter l'hôpital dimanche soir. 28 passagers et cinq membres d'équipage se trouvaient à bord de l'avion. Des 33 personnes à bord, 13 sont originaires de l'Allemagne, 1 d'Autriche, 2 des Pays-Bas, 3 d'Israël, 1 du Canada, 1 du Ghana, 1 de Suède, 1 d'Espagne et 10 de la Suisse. Deux pilotes suisses possédant une longue expérience étaient aux commandes de l'appareil. Le vol Zurich- Berlin et retour était pour eux l'unique vol qu'ils avaient à assurer ce samedi. Le vice-maire de Jérusalem et la star américaine Melanie Thornton, du groupe La Bouche, se trouvaient à bord, a indiqué le porte-parole de Crossair, dimanche, aux journalistes, à Berlin, en se référant à la liste des passagers. L'avion aurait dû atterrir sur la piste 28 en raison de l'accord d'Etat passé il y a quelques semaines avec l'Allemagne, qui prévoit ce corridor aérien pour les atterrissages situés entre 22h00 et 06h00.

25.11.01
L'approche de la piste 28 est ce que l'on appelle une approche sans précision. Cela veut dire que seules les déviations latérales sont relevées sur l'instrument de bord. Les pilotes doivent en revanche déterminer seuls à quelle altitude ils volent. Il est distingué entre les approches de précision et les approches sans précision, indique Christian Gerber, de l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC). Lors des approches de précision (ILS dans le jargon aérien), tant les déviations latérales que les déviations verticales de la ligne prévue sont indiquées sur les instruments de bord. Lors des approches sans précision (VOR), seules les déviations latérales apparaissent. D'où le fait que certaines conditions de visibilité doivent être remplies pour ce type d'approche. Christian Gerber précise que ces conditions étaient remplies samedi soir. Les pilotes disposent de cartes aériennes pour l'approche, sur lesquelles figure l'altitude à respecter en fonction de l'endroit où ils se trouvent. Une procédure ad hoc est prévue pour l'atterrissage si l'avion se trouve à trop faible altitude. A l'évidence, le Jumbolino volait trop bas. Il aurait dû se situer à au moins 300 mètres du sol à l'endroit du crash. Les organes chargés de l'enquête seront appelés à déterminer les raisons du fait que l'avion avait perdu trop d'altitude.

26.11.01
Le canton du Jura demande des compensations pour la suppression du nœud ferroviaire de Delémont à fin 2004. Le réseau RER bâlois doit être prolongé jusqu'à Porrentruy et une liaison par trains directs entre Porrentruy et Bienne doit être mise en place. L'horaire qui entrera en vigueur à fin 2004 aura des conséquences «catastrophiques» pour le Jura si des mesures d'appoint ne sont pas prises, a déclaré le ministre jurassien des travaux, Pierre Kohler, aux médias. L'offre du trafic régional dans le Jura sera bouleversée. Le prolongement du RER bâlois jusqu'à Porrentruy coûterait 1,5 à 1,6 million de francs, a révélé le délégué aux transports jurassien, David Asséo. La mise en place d'une offre de trains directs entre Porrentruy et Bienne reviendrait à près de 5 millions de francs par année. Cela étant, les trains en provenance de Bâle et de Bienne continueraient à se croiser à Delémont, ce qui permettrait de maintenir de bonnes correspondances. Il incombe à la Confédération et aux CFF de prendre en charge ces coûts, dès lors que l'Arc jurassien et la région de Bâle sont les grands perdants de Rail 2000, a ajouté Pierre Kohler.

26.11.01
Le Land allemand du Bade-Wurtemberg est favorable à un raccordement ferroviaire à l'aéroport de Bâle-Mulhouse. Il a laissé entendre qu'il serait disposé en principe à participer financièrement à un tel projet. L'accord du Land ne signifie toutefois pas qu'il souscrit à un projet trinational de l'EuroAirport binational actuel, a communiqué le ministère de l'environnement et des transports du Bade-Wurtemberg. Sur ce point¸ il maintient sa position qui consiste à ne pas entrer en matière. Le ministère vise une optimisation du réseau ferroviaire dans la partie sud du Bade, afin d'inciter les passagers à utiliser le train pour se rendre à l'aéroport. Il est cependant aussi possible d'envisager un cofinancement de l'infrastructure et de l'exploitation sur le côté français, est-il indiqué dans le communiqué.

27.11.01
Les travaux de déblaiement et de réfection du tunnel du Gothard reviennent à environ 11 millions de francs. S'y ajoutent 4 millions de francs pour les premières interventions et pour le maintien du col ouvert. Tels sont les chiffres présentés par le gouvernement uranais. Les gouvernements uranais et tessinois espèrent que le tunnel pourra être ouvert à la circulation des voitures, des fourgonnettes, ainsi que des cars de tourisme d'ici à Noël. Il n'est toutefois pas possible de donner des garanties actuellement. Il est estimé que les poids lourds ne pourront emprunter à nouveau le tunnel que lorsque les risques encourus auront sensiblement baissé. Le directeur des travaux du canton d'Uri compte y parvenir en effectuant des travaux et en prenant des mesures de canalisation du trafic. Il est prévu d'examiner les modalités de la réouverture prochainement avec le Conseil fédéral. Les travaux de réfection du tunnel ont d'ores et déjà été attribués. Le nettoyage du tunnel a déjà commencé hors de la «zone rouge». La voûte intermédiaire est en cours de fabrication. Elle sera ensuite installée dans le tunnel. Les travaux sont effectués sept jours sur sept, 24 heures sur 24. La route du col connaît un trafic très important, a indiqué le conseiller d'Etat Epp. C'est ainsi que 14'179 véhicules y ont été dénombrés le 4 novembre. Quelque 3'000 véhicules ont encore emprunté la route du col dimanche dernier, en dépit des conditions hivernales. Les exigences en matière de sécurité devraient être plus élevées sur un axe de transit à travers la Suisse, tel celui du Gothard, que pour une route alpine régionale, a ajouté le conseiller d'Etat. Il n'est pas possible d'obtenir un tel niveau de sécurité uniquement en fermant le col temporairement et en déclenchant artificiellement des avalanches. Les mesures de sécurité comprennent outre le déblaiement de la neige et la lutte contre le verglas le contrôle des véhicules. Il est intéressant de constater que l'ancienne route du Gothard était plus sûre que la nouvelle. Le conseiller d'Etat indique que l'Institut fédéral de l'étude de la neige et des avalanches (ENA) à Davos a constaté que les tronçons reliant Airolo à Motto Barolo et le sommet du col à la frontière entre les cantons du Tessin et d'Uri étaient beaucoup plus exposés aux avalanches que l'ancienne route, en particulier la Tremola.

27.11.01
Les CFF étoffent l'horaire nocturne: les Chemins de fer fédéraux lancent une offre de bus nocturnes entre Zurich, Bâle, Berne, Bienne, Lucerne et St-Gall, ainsi qu'entre Genève et Lausanne. L'offre, intitulée «Nightbird» est proposée en commun par les CFF et la Poste, a confirmé Christian Ginsig, porte-parole CFF, suite à un article paru dans le «Tages-Anzeiger». Il sera fait usage non seulement de cars postaux, mais aussi de cars d'entreprises privées. Les bus nocturnes circuleront les nuits de vendredi à samedi et de samedi à dimanche. La liaison Berne- Zurich constitue une exception dans la mesure où des bus sont proposés toutes les nuits. L'offre permet de relier les grandes villes de Suisse alémanique à Zurich, métropole nocturne, ainsi que les deux agglomérations lémaniques. L'offre est prévue pour l'instant jusqu'à mi-juin de l'année prochaine. Les CFF décideront au terme de cette période sur quelles lignes ils entendent développer ou réduire l'offre. Il s'est avéré lors de l'essai pilote réalisé entre Genève et Lausanne et entre Lucerne et Zurich que la demande est plutôt faible en Suisse romande, alors que 20 passagers ont été enregistrés en moyenne en Suisse alémanique. Les clients paient le tarif CFF normal auquel s'ajoute un supplément de 5, 10 ou 15 francs, calculé en fonction de la distance. Tous les abonnements CFF, tels l'«AG» ou «Voie 7» sont reconnus valables. Les CFF n'entendaient pas concurrencer les offres de bus de nuit locales ou régionales déjà proposées par différentes entreprises de transports urbains, mais de compléter l'offre du réseau à longues distances, a déclaré Christian Ginsig.

27.11.01
La délégation de surveillance des NLFA des Chambres fédérales est préoccupée par l'important dépassement de coûts du lot de construction de Sedrun GR au tunnel du Gothard. Le montant moyen de l'offre des trois offres entrant en ligne de compte est de 58 pour cent ou 435 millions de francs plus élevé que le budget de 1991. La délégation de surveillance souligne dans un communiqué que, selon l'Office fédéral des transports (OFT), les deux tiers du coût supplémentaire sont dus au renchérissement enregistré dans le secteur de la construction des tunnels suite à l'évolution du marché. Le dernier tiers est à mettre au compte de modifications du projet, à sa complexité et à sa durée. Les directives de la délégation du 8 février 2001 prévoient l'examen de toutes les mesures possibles en cas de dépassement de coûts de plus de 3 pour cent par an. La délégation est parvenue à la conclusion qu'aucune alternative sûre permettant une réduction de coûts suffisante est à disposition. D'où sa décision, après examen de la question avec des représentants d'AlpTransit Gothard SA (ATG) et de l'OFT, de laisser au conseil d'administration d'ATG, compétent en la matière, le soin de mettre en soumission le lot de travaux de Sedrun. De l'avis de l'OFT, la limite légale des avances de fonds fixée à 4,4 milliards de francs pour la période allant de 2005 à 2008 pourra être respectée de justesse. Il n'y a plus de marge de manœuvre pour les NLFA et pour les autres grands projets de transports publics. Dans ces conditions, la délégation a chargé l'OFT de redoubler d'efforts s'agissant des directives à donner aux maîtres d'œuvre du projet et de la surveillance des fonds destinés aux grands projets ferroviaires. Quant à la délégation elle-même, elle entend intensifier sa surveillance. Il est en outre souligné que les lots de Bodio, de Faido et d'Amsteg ont pu être attribués dans le cadre de l'enveloppe prévue. L'accroissement des coûts est de l'ordre de 15 pour cent sur dix ans.

27.11.01
Tous les nouveaux conducteurs doivent suivre des cours de perfectionnement durant la période d'essai de trois ans. Ce n'est qu'au terme de cette période qu'ils reçoivent le permis pour une durée illimitée. Le Conseil national a, par 97 voix contre 65, emboîté le pas du Conseil des Etats après avoir opté, en première lecture, pour une solution ne prévoyant des cours que pour les conducteurs qui ont commis une infraction ayant donné lieu au minimum à un avertissement. La commission des transports du Conseil national a recommandé au plénum, par 12 voix contre 11, de retenir la version du Conseil des Etats. La motion minoritaire de Max Binder (UDC/ZH), qui demandait que les nouvelles conductrices et les nouveaux conducteurs soient contraints de suivre un cours de perfectionnement dès qu'ils ont commis une infraction sans gravité à la loi sur la circulation routière, n'a pas passé la rampe. L'obligation générale de suivre des cours est ressentie comme une «action punitive», a déclaré Max Binder. L'objectif primaire de la révision de la loi est d'accroître la sécurité routière, a souligné le porte-parole de la commission, Duri Bezzola (PRD/GR). L'erreur humaine et la surévaluation de ses propres capacités sont souvent la cause d'accidents mortels, en particulier chez les jeunes. La majorité de la commission a reçu l'appui des démocrates chrétiens et des socialistes. 60 pour cent des nouveaux conducteurs ont des problèmes durant les neuf premiers mois, a relevé Alex Heim (PDC/SO). «L'expérience acquise dans le domaine pédagogique a démontré qu'une formation en deux temps est la meilleure solution», a lancé Jacqueline Fehr (PS/ZH). Ulrich Giezendanner (UDC/AG), opposé à des cours de perfectionnement obligatoires pour tous les conducteurs, a, pour sa part, soutenu la motion de Max Binder. Quant à Rolf Hegetschweiler (PRD/ZH), il a déclaré ne pas pouvoir s'enthousiasmer pour une «réglementation de plus». La formation en deux temps n'est pas une punition, a déclaré le président de la Confédération, Moritz Leuenberger. Ce serait le cas si seuls les jeunes conductrices et les jeunes conducteurs ayant commis une infraction au code la route étaient contraints de suivre un cours. «Nous voulons que chacun puisse suivre un cours de perfectionnement», a souligné le ministre des transports. Par 94 voix contre 64, le Conseil national a en outre accepté la disposition ajoutée par le Conseil des Etats selon laquelle le Conseil fédéral peut prescrire des mesures de canalisation du trafic sur le réseau des routes d'importance nationale. Le gouvernement fédéral peut prendre de telles dispositions en cas de grave perturbation du trafic.

28.11.01
Le trafic des poids lourds à travers la Suisse doit être réparti sur les axes de transit à la faveur de mesures contraignantes. Les camions ne pourront bientôt plus passer le tunnel du San Bernardino que toutes les deux heures. La répartition du trafic des poids lourds sur les axes de transit suisses, opérée par la Confédération, n'a pas rencontré le succès escompté, a indiqué le conseiller d'Etat Stefan Engler en séance du Grand Conseil grison. 3'500 poids lourds ont, chaque jour, choisi la route du San Bernardino jusqu'à vendredi dernier, lorsque l'hiver a fait son apparition. Raison pour laquelle le gouvernement a, ces dernières semaines, réitéré sa demande de voir les poids lourds répartis de manière contraignante sur les axes de transit suisses. «Nous attendons que la Confédération prenne des mesures ad hoc au cours de ces prochains jours» a déclaré Stefan Engler. La Confédération a introduit un système intercantonal de guidage des flux de trafic. Des panneaux électroniques placés sur les autoroutes indiquent depuis lors les possibilités de contourner le Gothard. Le trafic des poids lourds aurait ainsi dû être réduit à maximum 1'600 camions par jour sur l'axe grison nord- sud. Le gouvernement prendra de surcroît des dispositions plus strictes en ce qui concerne la circulation dans un seul sens de circulation pour les camions empruntant le tunnel du San Bernardino, afin d'assurer la sécurité sur la route de transit grisonne pendant la période d'hiver. Selon Stefan Engler, les poids lourds ne pourront plus circuler dans le tunnel que toutes les deux heures au lieu de toutes les heures, de manière alternée par sens de circulation. Il est prévu d'étendre les zones d'attente pour éviter que des colonnes de camions ne se forment devant les entrées nord et sud du tunnel. C'est ainsi que les camions provenant du sud seront dorénavant arrêtés avant la localité de Mesocco, selon Stefan Engler.

28.11.01
RailAway, la filiale des CFF dans le secteur des loisirs, lance une nouvelle offre, intitulée «All in drives Ticino», le 1er décembre. Le déplacement et le séjour au Tessin seront plus simple et plus confortable, dès lors que le déplacement en train ainsi que l'auto et l'hôtel pourront être réservés sous la forme d'un seul et même arrangement. CFF/RailAway et leurs partenaires contribuent ainsi à atténuer les effets négatifs de la fermeture du tunnel routier du Gothard sur le tourisme tessinois. RailLink est le nom de la nouvelle offre mise en place en peu de temps par les CFF et six partenaires à l'enseigne de «la mobilité combinée». Echapper au train-train quotidien en se rendant au Tessin en toute quiétude, c'est désormais simple comme bonjour: il suffit de prendre le train et de monter dans une voiture RailLink à choix à la gare de destination. Et pour celles et ceux qui ne désirent pas rentrer le même jour, il est possible de réserver en même temps une chambre pour une ou plusieurs nuits dans un des nombreux hôtels sélectionnés, à des conditions particulièrement avantageuses. L'offre de base «All in drives Ticino» comprend le trajet en train de la Suisse allemande à Bellinzone ou à Lugano, ainsi qu'une Smart pendant une journée. Il est aussi possible d'opter pour une plus grosse voiture, telle une Mercedes de la classe A, une Chrysler PT Cruiser ou même une Chrysler Voyager. L'entretien et la mise à disposition des voitures sont assurés par la société de location de voitures Hertz. Cette société contribue d'ailleurs au développement de la mobilité combinée depuis 1984 grâce à l'offre de voiture de location à la gare.

28.11.01
Les cantons de Soleure et de Bâle-Campagne ont présenté le projet d'une troisième galerie au tunnel du Belchen sur l'A2. La galerie pourrait être mise en service avant la réfection complète du tunnel, au début 2016, ont indiqué les responsables. 40'000 véhicules sont recensés en moyenne par jour dans le tunnel de 3,2 kilomètres sur l'axe nord-sud A2, selon les informations du département soleurois des travaux et de la justice. Le tunnel représente actuellement un goulet d'étranglement générant des bouchons et des ralentissements en raison des travaux de réfection qui sont effectués au fur et à mesure. Une galerie sera régulièrement fermée à la circulation jusqu'en juin 2003, hormis pendant la période d'Expo.02. La situation s'améliorera à la faveur de la réfection complète du tunnel, en 2020 au plus tard, que la géologie particulière qui caractérise le Belchen rend nécessaire. La construction d'une troisième galerie avant la réfection complète du tunnel est indispensable du fait qu'il faut compter quatre ans de travaux de réfection par galerie, ont déclaré les responsables des cantons de Soleure et de Bâle-Campagne aux médias. Les coûts globaux, y compris l'aménagement et l'extension du système de gestion du trafic, sont estimés à 250 millions de francs pour une durée de construction de cinq à six ans. Le percement principal devrait être opéré du sud au nord, pour des raisons de place. Un nouveau pont devra être construit avant le début des travaux de percement, pour permettre l'accès à l'entrée sud du tunnel. Le planning prévoit que le projet sera soumis à la Confédération, après consultation des communes concernées au printemps. La procédure prévoit ensuite l'approbation du projet par la Confédération, puis l'élaboration du projet d'exécution. Il n'est pas nécessaire de prendre une décision définitive quant à la construction avant 2008, selon les responsables des deux cantons. Celle-ci incombera au Conseil fédéral et aux Chambres fédérales. Le Conseil national avait approuvé au début octobre déjà une initiative parlementaire déposée par Caspar Baader (UDC/BL) demandant que les travaux de planification soient lancés immédiatement.

28.11.01
38 entreprises de transport de Suisse orientale perdent leur souveraineté en matière tarifaire dès le 1er décembre 2001. En effet, à partir de cette date, sera lancée «Ostwind», la plus grande communauté tarifaire en Suisse couvrant les cantons de Thurgovie, de St-Gall et des deux demi-cantons d'Appenzell. Les responsables ont donné le coup d'envoi officiel de la communauté tarifaire «Ostwind» lors d'une conférence de presse tenue à Gossau SG. L'abonnement annuel sera mis en vente au début décembre 2001. Le système tarifaire uniforme pour les 38 entreprises de transport des quatre cantons prendra effet le 1er janvier 2002. «Ostwind» permet de couvrir tous les flux de trafic importants enregistrés dans un périmètre comprenant plus de 700'000 habitants. Ce périmètre est divisé en 80 zones. La plus grande communauté tarifaire en Suisse vise à empêcher la paralysie du trafic routier, à faciliter l'accès aux transports publics et à accroître de cinq pour cent le nombre de personnes transportées à moyen terme, a déclaré le Landammann des Rhodes extérieures, Hans Altherr. Pour y parvenir, elle propose des abonnements mensuels et annuels, ainsi que des cartes journalières. Les abonnements seront généralement plus avantageux du fait que les quatre cantons et les communes verseront 5,4 millions de francs dans la caisse communautaire chaque année, a ajouté Hans Altherr.

29.11.01
L'Office de la circulation routière du canton de Lucerne calcule ses taxes en fonction du temps effectif qu'il consacre à ses activités à partir du 1er janvier 2002. Cela signifie que les prestations seront plus avantageuses pour la clientèle: l'office encaissera en effet 250'000 francs de moins par an. Les futurs tarifs sont basés sur une nouvelle ordonnance portant sur les examens de candidats et les expertises des véhicules et des bateaux. Les tarifs appliqués jusqu'ici, jugés excessifs lors d'une consultation, sont remplacés. L'expertise d'une voiture revient par exemple dorénavant à 67 francs (70 francs jusqu'ici), alors que 40 francs (au lieu de 50 francs) sont perçus pour un jeu de plaques d'immatriculation. Certaines prestations ont par contre été facturées trop bon marché jusqu'ici. L'examen de conduite de véhicules légers coûte désormais 120 francs au lieu de 110 francs. La nouvelle ordonnance améliore la transparence des coûts, ont relevé les responsables de l'Office de la circulation routière. Celui-ci utilise, à titre d'essai, les instruments d'une «administration orientée vers l'efficacité» depuis 1996. Une facturation des prestations et des coûts différenciée en est une caractéristique. L'Office de la circulation routière mettra en outre en service le système informatique Viacar dès 2003. Ce système, déjà appliqué dans plusieurs cantons, permet notamment de lancer le permis de conduire au format «carte de crédit», le certificat d'assurance électronique ainsi que la réservation d'une date d'examen par Internet.

29.11.01
Le gouvernement bernois a proposé deux crédits d'un total de 8,2 millions de francs pour la construction d'une nouvelle route d'accès à l'aéroport de Berne-Belp. Cette nouvelle route vise à réduire le trafic de transit à travers la localité de Belp. La première phase du projet comprend la construction d'un nouveau tronçon entre le giratoire du Linden et l'entrée au «Giessenbad». Le crédit de 6,61 millions de francs sollicité à cet effet est soumis au référendum facultatif, a communiqué l'Office cantonal de l'information. La deuxième phase du projet porte sur l'aménagement de la route actuelle conduisant du «Giessenbad» au terminal de l'aéroport. Différents travaux seront nécessaires dans le périmètre du terminal aéroportuaire. Les mesures absolument nécessaires pour protéger la zone contre les inondations pourront être prises par la même occasion. Le crédit de 1,6 million de francs nécessaire à cet objet est de la compétence du Grand Conseil.

29.11.01
Les Chemins de fer rhétiques (RhB) ont - une fois n'est pas coutume - obtenu des fonds sur le marché des capitaux. S'ils ont opté pour cette solution, c'est parce qu'ils ne recevront plus d'argent de la Confédération jusqu'en 2005 au titre de l'acquisition de matériel roulant, conformément à la loi sur les chemins de fer. Les besoins financiers à couvrir sur le marché des capitaux sont de 1,8 million de francs pour l'an prochain pour atteindre un montant total de 52,5 millions de francs d'ici l'an 2005, est-il indiqué dans le budget 2002 des RhB. Les RhB précisent qu'ils devront davantage faire appel à la manne publique pour payer intérêts et amortissement, ces coûts ne pouvant guère être couverts par des recettes et des mesures de rationalisation supplémentaires.

29.11.01
Les CFF vendent leur filiale bâloise CSC Cargo Service Center à l'entreprise Camion Transport SA à Wil SG. Celle-ci entend reprendre les contrats clients existants ainsi que les 10 employés qui y travaillent. Des solutions sont recherchées actuellement tant auprès de la nouvelle société qu'au sein des CFF, a déclaré le porte-parole CFF Stephan Appenzeller suite à un communiqué diffusé dans la presse. Il n'y aura aucun licenciement. CSC Cargo Service Center propose ses services dans le secteur de l'entreposage, de la préparation et de la livraison de commandes. Il ne s'agit en l'occurrence pas d'activités liées au chemin de fer, a déclaré Stephan Appenzeller. CFF Cargo avait, en octobre déjà, fait savoir qu'il mettait en vente ses douze Cargo Service Center situés à Aarau, à Berne, à Bienne, à Brigue, à Brunnen, à Buchs SG, à Dietikon, à Genève, à Renens VD, à Romanshorn et à Zurich à la société bâloise Rhenus Alpina.

29.11.01
Les 62 employés des CFF appelés à fournir une aide aux personnes handicapées dans 161 gares, sont intervenus 21'328 fois en l'espace de un an et demi. Ils apportent leur aide aux personnes à mobilité réduite, en particulier pour monter dans les trains et en descendre, mais aussi aux aveugles et aux malvoyants. Ces employés sont connus essentiellement du fait qu'ils chargent et déchargent les fauteuils roulants, communique la Fédération suisse des aveugles et malvoyants. Or, ils ont aussi suivi huit cours de formation dans le domaine de l'accompagnement des aveugles. Toutes les personnes handicapées peuvent faire appel aux services de ces employés en s'annonçant à temps au «Mobile Services Handicap» des CFF à Brigue, rappelle la fédération. Il importe que les clients respectent l'heure et l'endroit convenu et indiquent aux employés concernés dans quelle voiture ils voyagent.

29.11.01
L'assainissement de la ligne CFF en matière de bruit sur le territoire de la commune de Viège VS sera opéré par étapes et terminé au plus tard en 2007, à l'ouverture du tunnel de base du Lötschberg. La gare de Viège, point de raccordement des NLFA, sera réaménagée en même temps. L'échelonnement des travaux s'est avéré nécessaire du fait que l'avant-projet de réaménagement de la gare de Viège n'est pas encore terminé, communique l'Office fédéral des transports (OFT). C'est ainsi que, dans un premier temps, seules les mesures de protection contre le bruit prévues pour le tronçon situé entre la sortie sud du tunnel de base du Lötschberg et Viège ouest seront mises au concours lors du premier trimestre 2002. Les mesures portant sur le tronçon Viège- Eyholz seront mises à l'enquête en même temps que le projet de réaménagement de la gare.

29.11.01
La Place de la gare à Berne ne sera pas recouverte d'une toiture en verre: le parlement de la ville fédérale a en effet rejeté ce projet très contesté. Il est prévu que le crédit prévu à cet effet sera utilisé pour élaborer une autre variante. Par 70 voix contre 1, le conseil de ville a rejeté le crédit de 3 millions de francs qui devait être affecté à la réalisation de la couverture de la Place de la gare. Il a décidé à cette occasion que cet argent sera utilisé pour élaborer un projet alternatif dans le cadre du réaménagement de la Place de la gare, suivant en cela une proposition de sa commission de planification et des transports. Celle-ci avait demandé que le réaménagement de la Place de la gare, tel que proposé par l'administration communale, par le canton et par les CFF, soit réalisé, mais qu'il soit renoncé à la couverture de l'ensemble de la place.

29.11.01
Le parlement de la ville de Berne approuve la construction d'un tunnel reliant l'entrée et la sortie de l'autoroute au lieu dit Neufeld à la «Tiefenaustrasse». Cette réalisation vise à soulager le quartier de la «Länggasse» en détournant le trafic de transit. Les membres du parlement étaient unanimes en séance quant à l'objectif visé, qui consiste à réduire l'impact du trafic routier dans le quartier de la «Länggasse». Ils n'étaient en revanche pas d'accord sur les moyens à utiliser pour y parvenir. Deux variantes ont été discutées. La variante A, qui prévoit la construction d'un tunnel de 600 mètres de long pour absorber le trafic de transit et le réaménagement d'un grand nombre de rues, voire leur fermeture. S'y ajoutent la réduction de la vitesse et la réalisation de mesures de protection contre le bruit sur les tronçons qui demeureront sensibles. Quant à la variante B, elle prévoit également le réaménagement et la fermeture de certaines rues du quartier ainsi que la création de routes à l'enseigne de la convivialité, mais renonce à la réalisation du tunnel du Neufeld, le trafic de transit continuant à traverser le quartier de la «Länggasse». Les deux variantes seront soumises au peuple en mai 2002.

30.11.01
Le personnel CFF n'est pas satisfait de sa direction. La moitié des mécaniciens de locomotives demande la démission de la direction. Une délégation composée de mécaniciens de locomotives des secteurs voyageurs et marchandises a déposé une pétition allant dans ce sens auprès du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC). Il ressort de la pétition, qui porte 1'662 signatures, que la situation s'est très sensiblement détériorée en ce qui concerne les conditions de travail. Les mécaniciens se disent préoccupés par la gravité de la situation à laquelle ils sont confrontés quotidiennement. Ils sont appelés à faire de nombreuses heures supplémentaires; des jours de congé sont tout simplement biffés en raison du manque de personnel. Un «accroissement général inquiétant de la productivité des services» est constaté, en particulier en raison d'Expo.02. Les CFF réfutent certaines de ces accusations. Les jours de congé ne sont pas biffés, mais tout au plus reportés, a indiqué le porte-parole des CFF, Roland Binz, à l'ats. La durée du repos est strictement respectée par les CFF, la sécurité étant prioritaire, est-il relevé. La direction des CFF entend poursuivre sur cette voie. Des mesures ont été prises s'agissant du recrutement de mécaniciens de locomotives, a déclaré Thierry Lalive d'Epinay lors d'une interview du «Tages-Anzeiger». Il ne manque plus que 500 collaborateurs, a renchéri le PDG des CFF, Benedikt Weibel, dans la même interview. La dissociation des secteurs voyageurs et marchandises sera maintenue, ont-ils déclaré. 17 pour cent de trains-kilomètres ont été effectués en plus avec un effectif qui a baissé de 4 pour cent au cours de ces 4 dernières années, a lancé Thierry Lalive. La position de Benedikt Weibel n'a pas bougé d'un iota en ce qui concerne les salaires. Les mesures salariales coûtent bien au-delà de 100 millions de francs aux CFF - il n'est pas possible de faire davantage dans la situation conjoncturelle actuelle. Les CFF entendent introduire un modèle de temps de travail plus souple à partir de 2003 pour être mieux en mesure de faire face aux fluctuations conjoncturelles. L'introduction de la semaine de 39 heures s'avère être une erreur dans la situation actuelle. L'effectif du personnel continuera de tendre à la baisse à moyen terme, a souligné Benedikt Weibel.

30.11.01
Près de 300'000 tonnes de tout-venant provenant du chantier de l'autoroute de contournement A4 à Flüelen ont déjà été déversées dans le lac d'Uri. 360'000 tonnes supplémentaires seront encore déposées près des rives au cours du semestre d'hiver. Trois îlots destinés à servir de zones naturelles protégées, seront ainsi créés. Le tout-venant déposé dans le lac permet de redonner au delta de la Reuss son état naturel. Près de 2,5 millions de tonnes de tout-venant seront déversées dans le lac d'Uri d'ici à 2006. Ce matériel provient du chantier de l'autoroute de contournement A4 à Flüelen et de tronçons partiels des NLFA situés dans le canton d'Uri. Les coûts, estimés à 26 millions de francs, sont supportés par les maîtres d'œuvre des deux projets. Six îlots d'une surface globale de 10'000 m2 seront créés au total dans le lac d'Uri. Une moitié servira aux baigneurs et aux promeneurs (îles Lorelei), l'autre à la protection de la nature (îles Neptune). Une zone faiblement immergée, d'une surface de cinq hectares, sera de surcroît créée. Le projet a obtenu le prix d'architecture du paysage 2001 lors de l'exposition nationale allemande de jardins et de paysages qui s'est tenue à Berlin au printemps dernier. Le jury a récompensé un projet convaincant, unique en son genre. Le projet est de surcroît susceptible de servir de référence en matière de collaboration avec d'autres secteurs.

 

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