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1.11.07 La Société suisse des entrepreneurs (SSE) et la fédération Infra des spécialistes en ouvrages structurels condamnent les syndicats Unia et Syna. Les critiques qu’ils ont formulées à l’endroit des conditions de travail à Sedrun sont sans fondement. Unia avait annoncé que plusieurs centaines d’ouvriers travaillant sur le chantier des NLFA à Sedrun entendaient se mettre en grève au cas où leurs revendications visant à obtenir de meilleures conditions de travail ne seraient pas satisfaites. Selon Unia, les mineurs demandent que les frais de repas leur soient remboursés en espèces. Partenaires aux négociations à prendre au sérieux, les syndicats se disqualifient en brandissant de telles menaces, communiquent la SSE et l’Infra. La convention nationale (CN) stipule que les entreprises de construction veillent à mettre à disposition nourriture et boissons en lieu et place d’une indemnité en espèces. C’est précisément ce que fait le groupe d’entreprises TRANSCO-Sedrun en exploitant une cantine; le personnel n’a par conséquent pas droit au versement d’indemnités de repas. Quiconque prétend que le groupe TRANSCO-Sedrun met dans sa poche de l’argent destiné aux collaborateurs ignore les modalités de l’offre qui prévaut dans le secteur de la construction. Les contrats d’entreprise prévoient que les indemnités ne sont pas versées en fonction des coûts réels, mais de prix unitaires. C’est ainsi que le groupe TRANSCO-Sedrun n’obtient pas d’indemnités séparées pour couvrir les coûts de subsistance. La commission paritaire pour les travaux souterrains a de surcroît vérifié régulièrement si la convention nationale était respectée. Elle n’a relevé aucune violation de la convention, indiquent la SSE et l’Infra dans leur communiqué.
1.11.07 Après 8 mois de constructions sur les chantiers navals de Nort-sur-Erdre et d’Amphion, la deuxième vedette rapide de la CGN (Compagnie Générale de Navigation sur le lac Léman) a été officiellement inaugurée à Genève en présence de plus de 160 invités. La CGN transporte actuellement près de 1'000 frontaliers par jour. L’accroissement démographique dans l’arc lémanique, la croissance économique et la création d’entreprises augmentent constamment les besoins en terme de mobilité. La CGN se doit de préparer l’avenir et de mettre au service de la population un réseau de transport public lacustre efficace. Pour faire face à cette croissance programmée, la CGN a développé des navettes de type NAVIBUS. Ces navettes rapides répondent à un besoin marqué tant par l’engorgement des axes routiers que par la saturation des transports publics existants. Les nouvelles vedettes rapides de type NAVIBUS sont le fruit d’un important projet mené par la CGN. Elles représentent ce qui se fait de mieux sur le plan technologique en matière de bateau. Un système de propulsion par jets, une coque en aluminium, des panneaux solaires en appoint et un intérieur moderne et confortable ont déjà séduit près de 80'000 passagers frontaliers et touristes en 5 mois d’exploitation.
2.11.07 Un incendie survenant dans un tunnel ferroviaire peut avoir des conséquences désastreuses. Aussi les CFF entendent-ils équiper leurs longs tunnels de dispositifs de détection d’incendies et de produits chimiques, afin de réduire les risques. Ils prévoient en effet d’installer 18 dispositifs de détection d’incendies et 6 dispositifs de détection de produits chimiques dans leurs tunnels d’ici à la fin 2011, pour un coût de 9,2 millions de francs, indiquent-ils dans leur dernière édition du Courrier CFF. Il importe que les wagons qui ont pris feu ou qui présentent une fuite de produits toxiques puissent dans la mesure du possible être stoppés avant que le train ne pénètre dans un long tunnel. Raison pour laquelle les détecteurs seront placés dans des tunnels situés en amont pour mesurer la présence de fumée, de monoxyde de carbone et de gaz inflammables et toxiques. Un tel dispositif de détection d’incendies a été installé pour la première fois en 2002 dans le tunnel de la ligne de faîte du Lötschberg. Un dispositif pilote a ensuite été installé en automne 2005 dans le tunnel du Grauholz. L’essai devrait faire place à une exploitation définitive cette année encore. Les tubes du tunnel du Simplon devraient être équipés au portail nord d’un dispositif de détection d’incendies et de produits chimiques d’ici à la fin 2008. Puis suivront, en 2009, les tunnels de Watting et du Freggio sur l’axe du Gotthard. Des systèmes de sécurité sont également prévus pour les tunnels du Zurichberg, du Hauenstein et du Heitersberg.
5.11.07 Le Grand Conseil lucernois a approuvé la modernisation du chemin de fer Zentralbahn (zb) entre Lucerne et Hergiswil-Matt NW par 90 voix contre 13. La ligne à voie unique sera doublée et une grande partie sera souterraine à l’entrée de Lucerne. Le canton de Lucerne n’aura que 68,3 millions de francs nets à débourser sur les 250 millions de francs que coûtera le projet. Le reste sera pris en charge par la Confédération, par les cantons d’Obwald et de Nidwald et par la ville de Lucerne. Les ouvrages permettront d’accroître jusqu’à 50 pour cent la capacité de transport de la ligne. La grande majorité du Parlement cantonal a vu dans le projet une opportunité de poursuivre le développement de la Suisse centrale. Seule l’UDC l’a rejeté, essentiellement pour des raisons relevant de la politique financière. La contribution financière du canton de Nidwald – 22,9 millions de francs – a de surcroît été jugée trop faible. Les nouveaux ouvrages seront mis en service en 2013 si tout se déroule selon les plans. A noter que le projet doit encore obtenir l’aval des citoyens de la ville et du canton de Lucerne. Dans les cantons d’Obwald et de Nidwald, la décision est prise de manière définitive par les parlements respectifs.
6.11.07 Le gouvernement de Bâle-Campagne s’oppose à l’initiative du PS « pour des transports publics performants ». Il recommande au Grand Conseil de rejeter l’initiative signée par 1'700 personnes, qui avait été déposée en janvier, indique-t-il dans un communiqué. L’initiative dite des transports publics vise à créer un fonds d’investissements destinés aux transports publics et à réaliser trois projets de transports publics d’ici à 2010. Le fonds serait alimenté par une contribution annuelle minimale de 15 millions de francs, que le Grand Conseil serait appelé à approuver au travers du budget. Les projets concrets visés par l’initiative portent sur la cadence au quart d’heure entre Liestal, Bâle et Laufon (ligne RER), qui implique la construction d’une voie de rebroussement à Liestal et d’un îlot à double voie dans la vallée de Laufon et le prolongement de la ligne de tram no 2 jusqu’à Bottmingen ou une liaison directe de la ligne de tram no 10 jusqu’à la gare CFF de Bâle intitulée «Margarethenstich». S’y ajoute une ligne de bus ou de tram traversant la région du Reinacher Kägen. Le gouvernement voit toutefois dans le fonds requis essentiellement des inconvénients par rapport au financement actuel des projets de transports publics au travers des comptes de l’Etat: «les comptes de l’Etat seraient exposés à différents nouveaux dangers», alors qu’il n’y a aucune nécessité de remplacer le système actuel. Les trois projets constituent à ne pas douter d’importants ouvrages visant au développement des transports publics ces prochaines années. La mise en œuvre des premiers chantiers à partir de 2010 n’est toutefois «pas réaliste». Il s’agit de surcroît de veiller à obtenir une participation financière substantielle de la part de la Confédération. Le gouvernement et le parlement n’auraient guère la possibilité de réagir en tenant compte de l’évolution future si un programme de construction était ancré dans la loi.
6.11.07 Le nouveau financement spécial du trafic aérien a pris un mauvais départ. La commission des transports du Conseil national a en effet rejeté le projet par 10 voix contre 9, parce qu’elle souhaite en particulier affecter davantage d’argent à la protection contre le bruit. Le Conseil fédéral prévoit d’attribuer dorénavant le produit des taxes perçues sur le kérosène non plus à la route, mais à la navigation aérienne, après déduction de la part confédérale de 50 pour cent. Aussi propose-t-il d’appliquer au trafic aérien la même solution que celle dont bénéficie le trafic routier en matière d’imposition des huiles minérales. Le financement spécial du trafic aérien serait alimenté chaque année à hauteur de quelque 44 millions de francs pour assurer la sécurité technique, la protection de l’environnement et la protection contre les attaques. La faible majorité de la commission estime que le projet n’est pas assez ambitieux, en particulier dans le domaine de la protection contre le bruit. Le rejet du projet par la commission au vote final a valeur de proposition de non entrée en matière au plénum. La minorité propose à la Chambre du peuple d’entrer en matière, indiquent les services du Parlement.
7.11.07 Les transports publics de la ville fédérale BERNMOBIL acquièrent 21 nouveaux trams Combino pour un montant de 100 millions de francs. Le constructeur Siemens a emporté la mise au concours devant trois concurrents. BERNMOBIL a justifié la décision du conseil d’administration dans un communiqué de presse par le résultat clair sur lequel a débouché la comparaison des quatre offres présentées. L’offre de Siemens s’est avérée de loin la solution la plus économique. ont présenté une offre, outre Siemens, les entreprises Stadler à Bussnang, Raility SA à Bienne et Bombardier. BERNMOBIL exploite déjà 15 trams Combino de la première génération, qui lui ont créé de grandes difficultés au début en raison de la stabilité insuffisante des caisses des voitures. La fiabilité de ces véhicules est désormais élevée depuis leur révision complète, indique l’entreprise dans un communiqué. En optant pour une nouvelle série de trams Combino, BERNMOBIL tire profit de synergies. C’est ainsi que la plupart des pièces de rechange des nouveaux trams peuvent également être utilisées pour les véhicules de la première génération. Les collaborateurs en charge de l’entretien connaissent déjà les trams Combino. BERNMOBIL prévoit d’affecter les nouveaux trams à l’ouest bernois et à la ligne 9, où ils remplaceront les anciens véhicules à plancher élevé du type 8/8. Les deux premiers trams Combino de la nouvelle génération seront livrés à la fin août 2009. La livraison des autres véhicules suivra entre décembre 2009 et décembre 2010.
8.11.07 Le canton d’Obwald contribuera au financement du développement du chemin de fer Zentralbahn (zb). Le Grand Conseil a en effet approuvé à l’unanimité un crédit de 15,1 millions de francs en faveur du projet, dont le coût s’élève à 250 millions de francs. Les cantons de Lucerne et de Nidwald participent également au financement. Le projet vise à accroître la capacité de transport de la liaison ferroviaire reliant les trois cantons. La ligne à voie unique sera doublée sur une longueur de 1,9 kilomètre à Lucerne et construite pour l’essentiel sous terre. La ligne sera également doublée à Hergiswil NW. Des passages à niveau seront supprimés. Les nouvelles installations seront mises en service en 2013 si les travaux avancent selon le programme. La Confédération participe aux coûts à hauteur de 119,4 millions de francs à l’enseigne du programme d’agglomération à la condition que les travaux soient engagés en 2008. Ce qui explique le rythme imprimé au projet jusqu’ici. Le canton de Lucerne prendra 68,3 millions de francs à sa charge, la ville de Lucerne 24,3 millions, le canton de Nidwald 22,9 millions et celui d’Obwald 15,1 millions. Si les parlements ont pu se prononcer au niveau cantonal, la décision reviendra en revanche au peuple en ville de Lucerne. Il sera en effet appelé à se prononcer sur le crédit le 24 février 2008.
8.11.07 Le recours déposé contre l’adjudication de la technique ferroviaire au tunnel de base du Gothard engendre un surcoût de 10 millions de francs par mois. Un seul juge travaillant à mi-temps sur le poste est appelé à compulser 250 classeurs fédéraux pour traiter le cas. En fait, il consacre plus de 100 pour cent de son temps au cas, a indiqué le juge Marc Steiner du Tribunal administratif fédéral, suite aux déclarations faites lors de l’émission « 10vor10 » de la TV suisse alémanique. Il bénéficie en outre du soutien de greffiers du tribunal (1 poste et demi). Selon le juge Steiner, les greffiers sont mis à forte contribution et dépassent les 150 pour cent prévus. L’ampleur du cas est hors du commun: le juge Steiner fait état du « cas du siècle » en ajoutant qu’il n’existe aucun cas comparable. L’adjudication des installations ferroviaires porte sur un montant de 1,69 milliard de francs, soit quatre fois plus que le montant de l’adjudication du lot de construction d’Erstfeld, qui avait aussi été ardemment contestée au niveau juridique jusqu’en mars de cette année. Il en était résulté un surcoût de 40 millions de francs. Quelle sera l’ampleur du surcoût lié au litige portant sur les installations ferroviaires? La délégation de surveillance des NLFA estime le surcoût causé par le retard à 10 millions de francs par mois depuis le mois d’octobre. Il n’est guère possible de l’éviter. Il n’est en effet pas possible du point de vue légal d’affecter le cas à plusieurs juges – et cela n’aurait de surcroît aucun sens –, a déclaré le président du Tribunal administratif fédéral, Christoph Bandli, à l’agence télégraphique suisse ats. Le nombre de greffiers du tribunal a été convenu avec le juge. Il serait certes sans autre possible de mettre davantage de personnel à disposition, mais cela n’apparaît pas judicieux non plus. Une procédure a une certaine durée, ne serait-ce qu’en raison des délais qui doivent être accordés aux parties en présence, a déclaré le président du tribunal: «Monsieur Steiner pourrait travailler 24 heures sur 24 et n’avancerait probablement pas plus rapidement.» Ni Christoph Bandli ni Marc Steiner n’ont indiqué quand il peut être tablé sur une décision. L’adjudication qui fait l’objet du litige porte sur la pose des installations techniques ferroviaires dans le tunnel de base du Gothard, long de 57 kilomètres, et sur les lignes de raccordement au réseau ferroviaire actuel, longues de 11 kilomètres, situées au nord et au sud du tunnel. Font partie des installations techniques ferroviaires la voie, les câbles et les systèmes d’approvisionnement en électricité, les installations électriques, la caténaire et les dispositifs de commande, les systèmes de gestion du tunnel, les réseaux de données et de transmission, les systèmes radio, les postes d’enclenchement, la technique de commande ferroviaire et un nouveau système de signalisation et de contrôle de la vitesse des trains. Non retenu, le consortium suisse SBK (Schweizerische Bahntechnikkonsortium) avait recouru contre la décision prise par AlpTransit Gothard SA d’adjuger les travaux à une entreprise concurrente, en faisant valoir une violation du principe d’égalité de traitement des entreprises ayant présenté une offre.
9.11.07 Les agents de la police ferroviaire ne devraient plus suivre de formation d’agent de police et ils ne devraient plus se prévaloir du titre d’agent de police. Telle est la décision prise par la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP), a-t-il été indiqué lors de l’émission «10vor10» de la TV suisse alémanique. «Nous avons décidé de ne plus autoriser les agents de la police ferroviaire à se présenter aux examens professionnels d’agent de police et à se nommer agents de police», a déclaré le président de la FSFP Heinz Buttauer. Il n’est pas judicieux de confier des tâches de police à des entreprises privées opérant dans le secteur de la sécurité. «C’est l’affaire de la police», a martelé Heinz Buttauer. Securitrans, qui met à disposition les agents de la police ferroviaire, est à 51 pour cent dans les mains des CFF. La décision n’a pas encore un caractère définitif, puisqu’elle doit encore être confirmée par l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie. La question des entreprises privées opérant dans le secteur de la sécurité avait déjà suscité, il y a quelques jours, la colère des membres de la Fédération des fonctionnaires de police, après que le Conseil fédéral a approuvé, à fin octobre, une ordonnance sur les exigences en matière d’adjudication à des entreprises privées opérant dans le secteur de la sécurité. Heinz Buttauer avait alors qualifié l’arrêté de «décision précipitée» ouvrant la porte à des «entreprises à l’enseigne de cow-boys».
9.11.07 Les trois entreprises ferroviaires opérant en Suisse orientale et le canton de St-Gall entendent réaliser un RER d’ici à 2013. L’offre de transports publics sera accrue de 25 pour cent. Les CFF, les chemins de fer régionaux SOB et Thurbo ainsi que le canton de St-Gall ont signé un «Memorandum of Understanding», soit une déclaration d’intention. Les quatre partenaires entendent réaliser le nouveau RER st-gallois en l’espace de six ans. Globalement, l’offre ferroviaire sera étoffée de 25 à 30 pour cent d’ici à l’an 2013. «Il s’agit d’un jalon important pour les transports publics», a déclaré le conseiller d’Etat st-gallois Josef Keller devant les médias. La nouvelle offre ferroviaire doit être intégrée dans le réseau des liaisons à grande distance, a pour sa part indiqué le responsable du trafic voyageurs des CFF, Paul Blumenthal. Il s’agit d’abaisser en dessous d’une heure le temps de parcours dans le triangle Zurich- St-Gall- Sargans. Toutes les grandes localités du canton de St-Gall et, en particulier, la Principauté du Liechtenstein, le Toggenburg et la vallée du Rhin bénéficieront de la cadence à la demi-heure à la faveur du développement du RER. La cadence au quart d’heure est même prévue sur le réseau central de l’agglomération de St-Gall. L’offre la plus performante sera réalisée le long des axes à forte densité de population Wil- St. Margrethen et Herisau- Wittenbach, a précisé Josef Keller. Au départ de Sargans, la population bénéficiera de la cadence à la demi-heure tant en direction de Altstätten que de Uznach. Cela correspond à un doublement de l’offre en comparaison avec la situation actuelle, a renchéri le conseiller d’Etat. Il s’agira de construire les ouvrages nécessaires d’ici à 2013. Les CFF prévoient d’investir quelque 50 à 60 millions de francs à cet effet. Quant au SOB, il prévoit de réaliser de nouveaux points de croisement ainsi que certains ouvrages visant à accroître la capacité du réseau et de moderniser des installations destinées au public pour un montant avoisinant les 20 millions de francs. Le financement est compliqué, car les crédits sont prélevés de différents comptes, a indiqué Josef Keller. Le montant de la contribution cantonale au financement de l’infrastructure n’est pas encore connu. La clé de répartition des coûts et les différentes variantes de financement des coûts de construction seront négociées d’ici à la fin janvier. La date de la votation populaire n’est pas encore fixée.
9.11.07 La plus importante réforme institutionnelle réalisée depuis la création de l’Etat fédéral il y a 160 ans entrera en vigueur au début 2008: la nouvelle péréquation financière et la nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et les cantons (RPT). Le souverain avait posé les jalons de ce changement dans la Constitution le 28 octobre 2004. La réforme vise à réduire les disparités, qui croissent entre cantons riches et cantons pauvres en dépit des mesures compensatoires prises, et à désenchevêtrer les tâches et les flux financiers. Les cantons verront leur autonomie se renforcer, mais ils seront aussi astreints à collaborer. La Confédération sera désormais seule responsable dans sept domaines d’activité (dont les routes nationales). Dix domaines passeront dans le giron des cantons (l’aménagement des passages à niveau en fait partie), étant entendu que dans ce cas également l’adage prévaut: «Qui paie commande et qui commande paie.» La Confédération et les cantons réuniront leurs forces dans 16 domaines d’activité, tels le trafic régional, la protection de la nature et du patrimoine. Des subventions globales destinées à financer des programmes pluriannuels et liées à l’atteinte d’un objectif remplaceront les contributions versées jusqu’ici par la Confédération pour couvrir les charges. Les cantons ne seront ainsi plus incités à réaliser des projets onéreux dans le but d’obtenir le plus grand nombre de millions possible de la part de la Confédération. La RPT requiert une collaboration intercantonale et une compensation des charges dans neuf domaines d’activité (dont le trafic d’agglomération). Les accords pourront être déclarés de force obligatoire et les cantons récalcitrants contraints à participer. La compensation des ressources en faveur des cantons les plus faibles constitue la pierre angulaire de la nouvelle péréquation financière. Un montant de 3,1 milliards de francs lui a été affecté pour les quatre premières années. La Confédération et les cantons à fort potentiel de ressources (ZH, SZ, NW, ZG, BS, BL, VD et GE) y contribueront respectivement à hauteur de 1,8 et de 1,3 milliard de francs par année. La Confédération affectera 682 millions à la compensation des charges dues à des facteurs géo-topographiques (part de 50%) et à des facteurs socio-démographiques (part de 50%), afin d’indemniser les régions rurales périphériques et les cantons remplissant des tâches dévolues à leur centre respectif.
12.11.07 L’Association suisse des transports routiers (ASTAG) prépare des recours pour ses membres contre les premières factures qu’ils recevront à l’enseigne de la RPLP en 2008. Les auteurs de l’expertise commandée par l’ASTAG sont parvenus à la conclusion que le trafic routier couvre la totalité de ses coûts à l’aune de l’augmentation des recettes générée par le doublement de la RPLP en 2005. L’ASTAG a informé ses membres ces derniers jours sur la marche à suivre. Des solutions sont cherchées dans le même temps avec la direction des douanes, afin de limiter les sujétions administratives que pourrait engendrer une éventuelle „avalanche de recours“.
14.11.07 250'000 véhicules ont été transportés à travers le tunnel ferroviaire du Simplon depuis le lancement de l’offre de chargement des voitures sur le train il y a trois ans. Une véritable montée en puissance a été enregistrée, puisqu’aux 67'000 véhicules de la première année ont suivi 92'000 véhicules en 2006 et plus de 100'000 en 2007. Le service instauré le 12 décembre 2004 étant couronné de succès, l’offre sera étoffée à partir du changement d’horaire de décembre. Le nombre de trains d’autos sera en effet porté à douze, est-il relevé dans le communiqué des CFF. Un wagon destiné au transport des motos sera en outre intégré aux convois.
14.11.07 Le plus grand bateau solaire au monde, le « MobiCat », a parcouru 12'000 kilomètres et transporté 30'000 passagers sur le lac de Bienne au cours de ses sept ans d’exploitation. L’énergie solaire captée a été suffisante pour assurer la bonne marche du bateau, relève la société d’exploitation. Le catamaran solaire a parcouru 2'141 kilomètres cette année et transporté 4'200 passagers lors des 80 circuits proposés à la clientèle, indique encore la Compagnie de navigation sur le lac de Bienne. Ce, grâce à la production de 5'800 kilowatt-heures de courant électrique au moyen des panneaux solaires fixés sur le toit du bateau. Le «MobiCat» a été développé par les Forces motrices bernoises FMB Energie SA. Des sponsors participent à l’exploitation du bateau, qui peut transporter 150 passagers. Les circuits figurent dans l’offre régulière de la compagnie depuis deux ans.
20.11.07 Le Grand Conseil bernois a donné son feu vert à des projets relevant du domaine de la mobilité, dont le coût est parfois élevé. L’aménagement de la place du Wankdorf à Berne (42,7 millions) et le contournement de Worb (près de 60 millions) constituent les deux ouvrages les plus importants. La place du Wankdorf, un des échangeurs les plus utilisés du réseau routier bernois, sera transformée en giratoire à deux étages. La ligne de tram no 9 sera prolongée jusqu’à l’arrêt « Wankdorf » du RER. La Confédération prend 45 millions de francs à sa charge (sur un total de 99 millions). Les 11,3 millions restants, destinés à financer les conduites, sont portés à la charge de tiers. Les 65'000 véhicules enregistrés quotidiennement à la place du Wankdorf rendent un giratoire à deux étages nécessaire, a-t-il été relevé au Grand Conseil. Le projet a été généralement bien accueilli. Il s’agit de trouver une bonne solution, ne serait-ce que parce que le Wankdorf constitue un pôle de développement. 20'000 personnes travaillent aujourd’hui dans la zone du Wankdorf; elles seront 10'000 à 15’000 de plus d’ici à l’an 2020. Quant au contournement de Worb, il vise à décharger le centre de cette commune de l’agglomération bernoise et à créer des conditions favorables à la mise en place du pôle de développement de Worbboden. Les coûts globaux s’élèvent à 60 millions de francs; la situation n’est pas aussi claire que pour le Wankdorf s’agissant de la contribution fédérale. Aussi est-il judicieux que le Grand Conseil donne un signe clair aux responsables opérant au niveau fédéral, ont déclaré la directrice des travaux publics, Barbara Egger, et le maire de la commune de Worb, Peter Bernasconi (PS). Le Grand Conseil a suivi l’appel lancé et approuvé les crédits par 126 voix contre 3.
21.11.07 Le Mont Cenis et le Brenner, situés dans l’arc alpin, constituent des ouvrages prioritaires en matière de développement du réseau de transport transeuropéen. La Commission européenne a présenté en détail, à Bruxelles, ses propositions de financement. L’Union européenne entend cofinancer les réseaux de transport transeuropéens à hauteur de 5,1 milliards d’euros (8,4 milliards de francs) d’ici à 2013. Les demandes de crédit étaient trois fois plus élevées, selon les indications de la Commission. Le tunnel du Brenner, long de 63 kilomètres, et le tunnel du Mont Cenis, long de 51,5 kilomètres (Turin- Lyon), se verront affecter respectivement 786 et 671 millions d’euros. «Nous ne gagnerons pas la bataille contre le réchauffement climatique si nous ne construisons pas ces tunnels à travers les Alpes», a déclaré le commissaire aux transports de l’UE, Jacques Barrot. Des crédits importants seront également affectés à la ligne à grande vitesse Lisbonne- Madrid, à la liaison ferroviaire «Rail Baltica», aux études portant sur le tronçon Trieste (I)- Divaa (Slovénie), à la traversée du Fehmarnbelt (rail/route), ainsi qu’à la voie navigable Seine- Schelde et à celle du Donau. Le rail et la navigation intérieure tirent profit du soutien de l’UE à hauteur de 74 et de 12 pour cent. Des projets transfrontaliers ont principalement été pris en considération.
21.11.07 Les victimes d’un accident de chemin de fer ne doivent pas être moins bien loties que les victimes d’un accident de la route. La commission des transports du Conseil des Etats approuve à l’unanimité la modernisation du droit de la responsabilité civile en matière ferroviaire. Au vu de la législation actuelle, la responsabilité des chemins de fer quant aux dommages et intérêts, c’est-à-dire la réparation pour tort moral, n’est valable que s’ils ont commis une faute. Il en va de même pour une grande partie des dégâts matériels. Le Conseil fédéral et la commission des transports entendent instaurer la responsabilité causale pour mise en danger, afin que les victimes d’un accident ne continuent pas à être traitées de manière inégale. La commission des transports s’est cependant écartée de la proposition du Conseil fédéral d’instaurer la responsabilité solidaire pour l’utilisation de l’infrastructure. Sa proposition prévoit en effet que la responsabilité incombe en premier lieu à l’entreprise qui utilise l’infrastructure, cette dernière ayant toutefois la possibilité de recourir. Lorsqu’il n’est pas possible de déterminer quelle entreprise a causé le dommage, le lésé peut recourir contre le gestionnaire de l’infrastructure. La modernisation du droit de la responsabilité civile dans le domaine ferroviaire s’impose en premier lieu à cause de la libéralisation des chemins de fer. Elle a été soumise aux Chambres à l’enseigne du projet de législation concernant le trafic marchandises. La commission du Conseil des Etats avait toutefois reporté sa décision, car elle souhaitait attendre le co-rapport de la commission des affaires juridiques. Les Chambres peuvent dès lors être saisies du dossier lors de la session d’hiver. Le Conseil des Etats avait approuvé en automne le projet principal, qui porte sur le transfert du trafic marchandises de transit de la route sur le rail.
21.11.07 Le projet de RER transfrontalier Mendrisio- Varese avance. Le Conseil fédéral a en effet approuvé le message. Le projet vise à attirer les pendulaires frontaliers sur le rail et à mieux relier le Tessin à l’aéroport de Malpensa. Les coûts globaux de la liaison ferroviaire approuvée par le conseil d’administration des CFF s’élèvent à 134 millions de francs, dont la moitié est prise en charge par la Confédération. La ligne sera probablement mise en service en 2013. L’extension du réseau CFF en direction de l’ouest au départ de la gare de Mendrisio constitue un projet central pour le développement de la mobilité dans le triangle que constituent les agglomérations de Lugano, Varese et Come. Elle permet en outre de concrétiser le concept de RER binational Ticino- Lombardia. La liaison ferroviaire Mendrisio- Varese a une longueur totale de 17,7 kilomètres, dont 6,5 kilomètres sont situés sur le territoire suisse et 11,2 kilomètres sur le territoire italien. La Confédération et le canton du Tessin participent au financement de l’ouvrage à hauteur de 67 millions de francs chacun. La ligne est financée par l’Italie à partir de la frontière. L’actuelle voie marchandises sera utilisée et doublée sur les premiers 4,5 kilomètres situés sur sol suisse entre Mendrisio et Stabio. Un nouveau tronçon à double voie, de 2 kilomètres, sera construit entre Stabio et la frontière italienne. Les travaux devraient démarrer en 2008. La nouvelle liaison vise en premier lieu à favoriser le transfert de la route vers le rail s’agissant du trafic pendulaire transfrontalier. Elle desservira une zone dans laquelle résident quelque 600'000 habitants. L’ouvrage constituera en même temps une nouvelle ligne d’accès à l’aéroport milanais de Malpensa. Enfin, l’interconnexion du réseau CFF avec le réseau italien de RFI permet de relier le Tessin à la ligne du Simplon et de réduire d’environ une heure le temps de parcours entre Lugano et Lausanne.
21.11.07 Une heure de temps de voyage en moins pour se rendre en Valais et en Italie, davantage de trains IC sur les lignes principales, des services améliorés, telles sont les améliorations que les CFF annoncent à partir du plus important changement d’horaire réalisé depuis 2004. Il ne faudra plus que deux heures pour joindre Viège au départ de Bâle ou de Zurich lorsque le service régulier sera instauré à travers le Lötschberg à partir du changement d’horaire. Un train circulera chaque heure entre Romanshorn- Zurich- Viège- Brigue. Le changement de train en direction de Zermatt sera désormais effectué à Viège. Il ne faudra plus que deux heures et 7 minutes pour se rendre de Berne à Zermatt. Les voyageurs désireux de voyager de Berne à Brigue par l’ancienne ligne du Lötschberg (Frutigen- Kandersteg- Goppenstein- Brigue) devront changer de train à Spiez les jours ouvrables. Des liaisons directes ne seront proposées que lors des fins de semaine, a déclaré devant la presse le responsable du trafic voyageurs CFF Paul Blumenthal. Grâce aux meilleures correspondances assurées à Interlaken, le temps de parcours entre Berne et Grindelwald ou Lauterbrunnen sera écourté d’environ 18 minutes. Des liaisons IC supplémentaires seront en outre proposées pendant les heures de pointe entre Zurich et Berne, Genève et Berne, Genève et Brigue, Lucerne et Berne, Lucerne et Zurich, Zurich et Coire, pour faire face à la demande croissante en trafic pendulaire. Les trains circuleront à la cadence semi-horaire aux heures de pointe, les jours ouvrables, entre Zurich et Bâle. Des trains supplémentaires sont également prévus entre Chiasso, Bellinzone et Locarno. Paul Blumenthal a de surcroît annoncé que des améliorations seront apportées à l’offre entre la Suisse centrale et le Tessin en 2009. Quant à l’offre internationale, elle sera améliorée en particulier entre Zurich et Paris (TGV Est), entre Bâle ou Genève- Brigue- Milan (Cisalpino) et entre Berlin- Bâle- Interlaken (ICE). Les trains circuleront à 200 km/h dans le tunnel du Lötschberg, dont la plus grande partie est à simple voie. Le taux d’occupation de la ligne s’élèvera à 97 pour cent. Les trains ayant subi du retard ne devront dans la mesure du possible pas être déviés par la ligne de faîte. Des trains de remplacement seront mis en route en cas de retard. Quant aux services, ils seront harmonisés et développés, a déclaré le président de la direction des CFF Andreas Meyer. C’est ainsi qu’une voiture-restaurant, un Railbar, une voiture-familles et une zone Affaires seront intégrés à tous les trains Intercity. Les voitures-restaurant à un étage réapparaîtront. Des Railbars seront également proposés à la clientèle dans quelques trains Interrégio. Un nombre croissant de personnes optent pour le train. Le nombre de détenteurs de l’abonnement général s’est accru de 7,7 pour cent au cours de l’année pour dépasser la barre des 341’000, alors que celui des détenteurs de l’abonnement demi-tarif a progressé de 3,5 pour cent pour s’inscrire à 2,124 millions. «Nous sommes champion d’Europe quant à l’utilisation du train», a relevé Andreas Meyer. Les CFF opèrent cependant à la limite de la saturation à certains endroits de leur réseau. Aussi s’agit-il de développer rapidement le réseau d’infrastructure. Les CFF investissent plus d’un demi-milliard de francs dans le matériel roulant chaque année, afin de faire face à la demande croissante. Des rames modernisées – climatisation, surveillance vidéo et écrans d’information de la clientèle – sont mises en circulation. Autant d’améliorations dont le chemin de fer se doit d’assurer le financement. «Cela signifie que les CFF doivent réaliser des bénéfices», a déclaré Andreas Meyer. Il a dit ne pas comprendre les revendications visant à resserrer le corset dans lequel les CFF se trouvent, car elles ne sont pas dans l’intérêt des usagers. Les CFF avaient annoncé au printemps déjà un relèvement moyen du prix des billets de 3,1 pour cent. Relèvement que les améliorations apportées à l’offre justifient pleinement à ses yeux.
22.11.07 Le gouvernement nidwaldien a approuvé un nouveau crédit complémentaire, de 3,64 millions de francs, destiné au tunnel à forte déclivité du chemin de fer Zentralbahn (zb) qui reliera Grafenort à Engelberg. Il s’agit du troisième crédit complémentaire. Le gouvernement entend ainsi s’assurer que les travaux seront menés à terme et que le tunnel pourra être mis en service, indique la chancellerie d’Etat dans un communiqué. Le tunnel devait coûter 68,1 millions de francs. Dans l’intervalle, la facture a grimpé à 176,5 millions de francs, coûts finaux inclus. Le parlement cantonal obwaldien avait déjà approuvé un crédit complémentaire du même ordre de grandeur à fin octobre. Dans le canton de Nidwald, c’est le gouvernement qui octroie les crédits de manière définitive. Le tunnel à forte déclivité permet d’accroître la capacité de transport de la ligne et de réduire les temps de trajet à destination d’Engelberg. Des infiltrations d’eau – les plus graves sont survenues lors des hautes eaux en 2005 – et une géologie difficile ont retardé l’avancement des travaux et sont à l’origine du surcoût du projet.
22.11.07 L’association Agglomération de Schaffhouse (VAS) a présenté le programme d’agglomération en matière de mobilité et d’habitat. Il porte pour l’essentiel sur des améliorations dans le secteur des transports publics et de la mobilité douce. Le développement de l’habitat vers l’intérieur et la valorisation des centres locaux constituent des objectifs fondamentaux. L’aménagement de l’infrastructure de transport existante est prioritaire par rapport à des constructions nouvelles. Il est prévu de développer en priorité l’offre de transports publics dans les villes et d’améliorer l’infrastructure destinée à la mobilité douce pour les courts trajets. Six mesures concrètes sont proposées. C’est ainsi que les autorités planchent sur un projet de RER à la cadence au quart d’heure et doté de deux nouveaux points d’arrêt à Neuhausen Zentrum et à Beringen Ost. L’offre de bus sera harmonisée avec celle du RER et le réseau sera étendu. Quant au trafic routier, il sera optimisé par un dosage du flux sur les axes pénétrants. Il sera ainsi possible de reporter les bouchons sur les routes situées hors des zones d’habitation. Il est également prévu de valoriser et de rendre plus attrayant l’espace routier dans les centres urbains. Différentes mesures sont aussi prévues dans le domaine de la mobilité douce pour compléter le réseau et pour rendre les pentes raides plus accessibles. C’est ainsi qu’il est prévu de réaliser un ascenseur à plan incliné reliant la zone des chutes du Rhin au centre de Neuhausen ou une piste cyclable longeant le Rhin de bout en bout du Flurlingersteg à la zone des chutes du Rhin. Les coûts totaux s’élèvent à quelque 154 millions de francs. S’y ajoutent 60 millions pour le chemin de fer et des coûts d’exploitation d’environ 13 millions. Le directeur des travaux publics, Hans-Peter Lenherr, espère qu’un nombre aussi élevé que possible de mesures pourra être réalisé au cours de la période de planification 2011- 2014.
22.11.07 Le bateau à vapeur «La Suisse» de la Compagnie de navigation sur le lac Léman (CGN) sera entièrement rénové. La CGN a reçu un premier chèque de un million de francs destiné au financement de la restauration. Cet argent a été récolté par l’association des amis des bateaux à vapeur du Léman. L’association a déjà réuni 12 millions de francs pour financer la rénovation dont le coût est estimé à 15 millions. Les premiers travaux ont déjà démarré. La figure de proue de la flotte de la CGN, qui date de 1910, a été mise sur les plots à Lausanne-Ouchy au début octobre. Les installations électriques du bateau à aubes, qui peut transporter 1'200 passagers, seront remplacées et les moteurs seront révisés. Les pièces modifiées lors des révisions opérées en 1971 et en 2003 seront remises dans leur état initial.
23.11.07 Les transports publics bâlois circuleront 24 heures sur 24 sur les principales lignes concernées pendant l’EURO-08. Les organisateurs entendent ainsi atteindre une part modale de 80 pour cent pour les transports publics locaux, conformément à l’objectif prévu par la Confédération. Les lignes RER S1 et S3 du réseau national et les lignes de tram reliant la ville de Bâle aux autres communes de l’agglomération constituent l’épine dorsale de l’offre de transports publics, est-il relevé dans un communiqué publié par les cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne. Les transports publics circuleront 24 heures sur 24 sur ces lignes pendant toute la durée de l’EURO-08, soit du 7 au 29 juin. Il n’est pas prévu de percevoir des suppléments pour circulation nocturne. L’assortiment de la communauté tarifaire de la Suisse du nord-ouest (TNW) sera reconnu valable. L’offre sera entièrement financée par le budget EURO-08. L’offre de liaisons nocturnes avec la France et l’Allemagne voisines n’est pas encore finalisée.
25.11.07 Un plafonnement du nombre de mouvements d’avion n’aura pas lieu dans le canton de Zurich. Les citoyens ont en effet rejeté une initiative populaire allant dans ce sens avec 62,7 pour cent des voix. Le contreprojet du gouvernement et du parlement a été approuvé. L’initiative populaire «pour une politique aéroportuaire réaliste», que le peuple a rejetée par 223’984 voix contre 133'300, visait à ce que le canton s’engage auprès de la Confédération pour limiter le nombre de mouvements d’avion à 250'000 par année. Zurich-Kloten a enregistré quelque 260'000 mouvements en 2006. La participation s’est élevée à 45 pour cent. Les auteurs de l’initiative revendiquaient également une extension de six à neuf heures de la pause nocturne. Aucun décollage et aucun atterrissage n’est autorisé entre 24 heures et 6 heures du matin à Kloten. Le contreprojet du gouvernement et du parlement cantonal, que le peuple a accepté par 220'085 voix contre 127'955, met en revanche l’accent sur d’autres paramètres, tel le nombre de personnes touchées par le bruit des avions, en se basant sur l’indice zurichois du bruit des avions (ZFI). Cet indice est une mesure d’évaluation du bruit sophistiquée que le gouvernement a présenté dans le cadre des débats sur le bruit des avions. Il est basé sur deux éléments. Le premier: il s’agit de limiter le nombre de personnes touchées par le bruit des avions. Le second: le Grand Conseil pourra relancer le débat au sujet d’une limitation du nombre de mouvements d’avion lorsque l’aéroport de Kloten enregistrera 320'000 décollages et atterrissages au total par an. Le ZFI prévoit de surcroît un relèvement à 7 heures de l’interdiction des vols nocturnes. Enfin, 69,8 pour cent des citoyens ont approuvé un crédit de 90 millions de francs en faveur de la ligne de tram prévue pour desservir l’ouest de Zurich. Celle-ci reliera l’Escher-Wyss-Platz à la gare d’Altstetten en passant par la Pfingstweidstrasse. La ville de Zurich avait donné son feu vert en juin dernier à un crédit de 59 millions de francs en faveur de cette ligne. Les CFF versent une contribution de un million de francs. Quant à la Confédération, elle participera au financement à hauteur de 75 millions de francs si la construction de la ligne de tram démarre avant la fin 2008. Les contributions approuvées par la ville et par le canton seraient ainsi réduites de moitié.
25.11.07 Les St-galloises et les St-gallois ont approuvé par 20'269 voix contre 2'380 un crédit de plus de 35,4 millions de francs destiné à l’achat d’un nouveau parc de trolleybus. L’achat n’était pas contesté. 17 trolleybus articulés et sept trolleybus à double articulation (type trams légers) seront acquis entre 2008 et 2011. Les citoyens de la ville avaient déjà approuvé il y a deux ans le renouvellement du parc de bus diesel. Quelque 70 millions de francs seront ainsi investis dans le renouvellement du parc des véhicules de transports publics de la ville de St-Gall (VBSG) d’ici à 2011.
27.11.07 Le canton de Bâle-Campagne verse quelque 5,6 millions de francs aux Transports publics bâlois (BVB) pour les prestations qu’ils ont fournies en 2006 sur le territoire du canton. La contribution s’était élevée à 4,4 millions l’année précédente. L’augmentation est due à un accroissement des coûts et au prolongement des lignes de bus BVB 33 et 37, réalisé en décembre 2005, indique le gouvernement de Bâle-Campagne dans son communiqué. La contribution s’était élevée à 5,2 millions en 2004; elle avait pu être abaissée en 2005 grâce à une réduction des coûts. Les prestations de transport fournies par les BVB dans le canton de Bâle-Campagne font l’objet d’une indemnisation et sont portées en compte avec celles fournies par les entreprises de transports publics du canton de Bâle-Campagne, Baselland Transport AG (BLT) et Autobus AG Liestal (AAGL), dans le canton de Bâle-Ville; Bâle-Campagne commande davantage de prestations de transports publics auprès de Bâle-Ville que c’est le cas dans le sens inverse. Le gouvernement a transmis les comptes 2006 au Grand Conseil.
28.11.07 Le Tribunal fédéral administratif a refusé d’accorder l’effet suspensif suite au recours déposé contre l’adjudication des installations techniques ferroviaires pour le tunnel de base du Gothard. Les juges bernois n’ont pas encore publié les éléments justifiant leur arrêt provisionnel. Le conseil d’administration de Alptransit Gothard SA avait attribué, en mai dernier, les travaux liés aux installations techniques ferroviaires au groupe Transtec Gotthard pour un montant de 1,69 milliard de francs. Le consortium helvétique Gotthard, qui n’a pas été retenu, a déposé un recours contre cette décision auprès du Tribunal fédéral administratif. Les juges bernois ont, par leur arrêt du 28 novembre, rejeté la demande du groupe recourant, qui visait à obtenir l’effet suspensif, ont-ils indiqué. Il est de surcroît relevé dans l’arrêt provisionnel que les demandes des deux groupes visant à obtenir le droit de consulter les dossiers ont été satisfaites. Les éléments justifiant le rejet du recours seront publiés ultérieurement. Ils pourront faire l’objet d’un recours auprès du Tribunal fédéral. Le Tribunal fédéral administratif a essuyé moult critiques ces dernières semaines en raison du fait qu’un seul juge - certes appuyé par des greffiers – était chargé d’examiner «l’affaire du siècle» consignée dans 250 classeurs fédéraux. Le surcoût occasionné par le retard lié à la procédure de recours depuis le mois d’octobre s’élève à près de 10 millions de francs par mois (ou 3.85 Fr. par seconde), indique la délégation de surveillance des NLFA.
29.11.07 Les deux équipes de mineurs travaillant au percement des lots de Sedrun et de Amsteg de la galerie est du tunnel de base du Gothard se sont rejointes peu avant midi, soit près de six mois avant la date prévue. Ce, en dépit des conditions géologiques difficiles rencontrées dans le massif intermédiaire du Tavetsch près de Sedrun. Le recours à des éléments en acier déformables – une conception développée en propre pour les besoins de la cause – s’est avéré tout à fait probant sur les quelque 1'200 mètres de roches difficiles à contenir. Les travaux de percement et de sécurisation dans le secteur nord près de Sedrun ont avancé rapidement en dépit de fortes déformations rencontrées à certains endroits, au point que la jonction a pu être réalisée avec six mois d’avance sur le programme. Les mineurs avaient réalisé la jonction dans la galerie ouest à mi-octobre déjà, soit avec neuf mois d’avance sur le programme. Près de 70 pour cent des 153,5 kilomètres de galeries du Gothard sont percés.
29.11.07 C’est en Suisse que le train continue à être le plus utilisé en comparaison avec les autres pays européens. Chaque Suissesse et chaque Suisse a en effet utilisé 44 fois le train en moyenne en 2006. La Suisse détient même le record mondial du nombre de kilomètres parcourus en train. Chaque habitant de ce pays a parcouru 2’009 kilomètres en train, indique le service d’information des transports publics LITRA. La Suisse est suivie du Japon (1'950 kilomètres) et de la France (1’282 kilomètres), est-il relevé dans la statistique de l’Union internationale des chemins de fer. Le train est toutefois encore plus utilisé au Japon: avec 69 déplacements en train par habitant, le pays du Soleil levant relègue la Suisse au second rang. En Europe, la Suisse (44 déplacements) est largement en tête de peloton, suivie qu’elle est par le Luxembourg (31), le Danemark (29) et l’Autriche (26). L’utilisation du train en Suisse s’est avérée encore plus prisée l’an dernier en comparaison avec l’année précédente, relève la LITRA. Le nombre de déplacements s’est en effet accru de 42 à 44 et la distance parcourue a augmenté de 1'929 à 2'009 kilomètres par habitant. La LITRA attribue cette progression à l’amélioration de l’offre réalisée à la faveur de la première étape de Rail 2000.
29.11.07 Le gouvernement du canton de Zurich n’entend pas construire la gare de transit souterraine Löwenstrasse dans une version réduite pour des raisons financières. Cette gare doit pouvoir être utilisée par le trafic régional et par le trafic à longue distance. Le bénéfice susceptible d’être tiré des installations serait réduit de manière disproportionnée en construisant des quais de 320 au lieu de 420 mètres de long, indique le Conseil d’Etat dans la réponse donnée à la question posée par les Verts libéraux au Grand Conseil. Il importe que des liaisons du trafic à longue distance puissent également emprunter la nouvelle ligne et s’arrêter à la gare Löwenstrasse. Ce qui ne serait plus possible si l’on construisait une gare souterraine aux dimensions réduites. Les principaux chantiers du projet dont le coût est estimé à 1,8 milliard de francs ont démarré en septembre 2007. Un jalon important a ainsi été posé dans l’optique d’une mise en service de l’ouvrage à fin 2013, indique le Conseil d’Etat. L’exécutif zurichois est cependant conscient du fait que toutes les garanties financières n’ont pas encore été obtenues au niveau fédéral. Raison pour laquelle il s’est adressé l’été dernier au Conseil fédéral afin de trouver une solution – avec la participation des CFF et du canton de Zurich – au manque de liquidités chiffré à quelque 600 millions de francs. Le Conseil fédéral a assuré le Conseil d’Etat que l’Office fédéral des transports planchait sur la question. Le canton de Zurich avait conclu un accord en corrélation avec la réalisation anticipée du passage du Sihlquai précisant qu’il était disposé à avancer la part des CFF jusqu’en 2012. Les CFF n’ont toutefois pas fait usage de cette clause contractuelle jusqu’ici en prenant eux-mêmes en charge leur part de 60 pour cent, indique le Conseil d’Etat. En septembre 2007, le canton de Zurich avait versé 78 millions à titre de contribution aux coûts occasionnés jusqu’ici par la ligne diamétrale (195 millions). Ce crédit a été prélevé du fonds d’encouragement pour les transports publics. Cela correspond à la part de 40 pour cent, convenue contractuellement.
29.11.07 La délégation de surveillance des NLFA considère elle aussi avec un œil critique le fait que les recours pourraient retarder l’avancement des chantiers au Gothard. Aussi salue-t-elle l’initiative du conseiller fédéral Moritz Leuenberger visant à modifier rapidement le droit des marchés publics. Moritz Leuenberger a donné connaissance des différentes possibilités susceptibles d’être retenues pour faire face aux retards et au surcoût que pourraient entraîner les recours déposés contre l’adjudication de la technique ferroviaire. Le droit des marchés publics pourrait être modifié de manière à ce que les décisions ne portent que sur les seules demandes d’indemnisation en cas de recours. Dans ce cas, la décision portant sur l’adjudication serait définitive et l’effet suspensif du recours caduc. Les recours en suspens deviendraient sans objet, étant entendu que les parties en cause seraient indemnisées. La délégation de surveillance salue le fait que le Département des transports continue à plancher sur différentes mesures et à les approfondir, indique-t-elle. Elle s’interroge toutefois sur la pertinence de la proposition du Conseil fédéral qui vise à reporter la réalisation du tunnel de base du Zimmerberg après 2030 et propose un examen détaillé de la question par la commission des transports. Pour la délégation de surveillance, il est primordial que l’exploitation des NLFA soit assurée de manière optimale.
29.11.07 Une étude européenne considère le degré d’ouverture au marché des chemins de fer suisses comme bon. Notre pays respecte le calendrier prévu. L’information rapide et complète est particulièrement louée, notamment dans le domaine des conditions pratiques qui doivent être remplies pour accéder au marché. L’étude relève que la Suisse, dans le domaine du transport des marchandises, offre l’un des accès les plus ouverts et les moins discriminatoires au réseau de toute l’Europe. Pour la LITRA, ce résultat confirme que l’ouverture au marché telle qu’elle est pratiquée en Suisse dans le domaine ferroviaire est couronnée de succès.
30.11.07 La société Bus Sarganserland Werdenberg, créée en juillet, sera opérationnelle dès le 9 décembre sur les onze lignes dont elle a obtenu la concession et qui desservent la partie st-galloise de la vallée du Rhin. Elle exploitera également le REX-Bus entre Sargans et Buchs, sur mandat du chemin de fer régional Thurbo. Le gouvernement st-gallois avait attribué l’exploitation des lignes de bus dans la région du Sarganserland- Werdenberg à la société Bus Ostschweiz, l’offre de cette société étant sensiblement meilleur marché que celle de CarPostal. Le changement d’opérateur avait suscité de vives critiques. Les deux entreprises de transport avaient finalement trouvé un compromis au début de l’année, CarPostal obtenant le mandat d’assurer les transports sur six lignes essentiellement touristiques de la région, au départ de Flums et de Bad Ragaz.
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