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8.10.99
Les sept accords sectoriels négociés avec l'UE ont été approuvés par le Conseil des Etats, par 45 voix contre 0, et par le Conseil national, par 183 voix contre 11. Tous les groupes parlementaires ont saisi l'occasion de faire connaître leur point de vue officiel. Les porte-parole du PRD, du PDC et des libéraux ont, d'un commun accord, fait savoir qu'ils approuvaient aussi bien les accords que les mesures d'accompagnement prévues en matière de politique intérieure. Les sociaux-démocrates se déclarent très satisfaits des mesures d'accompagnement prévues dans le secteur salarial, d'où leur approbation unanime. Les verts déplorent la perte d'atouts dans le domaine de la politique des transports, telle la limite des 28 tonnes, mais misent sur la carte de l'ouverture. Le groupe parlementaire du parti évangélique (PEV) et de l'alliance des indépendants (AdI) se félicite de la normalisation des relations qu'entretient la Suisse avec l'Europe. Le président des démocrates suisses (DS) n'a rien dévoilé de bien nouveau en déclarant que son parti allait se mobiliser tout prochainement, avec d'autres forces conservatrices, pour lancer un référendum contre les accords bilatéraux et récolter des signatures. Les raisons évoquées sont la menace d'une avalanche de poids lourds de 40 tonnes et, surtout, la crainte d'une immense vague d'immigration qui pourrait déferler sur la Suisse et contre laquelle il s'agit de se prémunir. Au Tessin, la Lega mettra tout en oeuvre pour faire aboutir le référendum. Le parti de la liberté est certes outré par le fait que les bourgeois aient cédé au chantage de la gauche s'agissant des mesures d'accompagnement. Il n'entend pas pour autant s'opposer aux accords. Le responsable de la fraction de l'UDC, Samuel Schmid, a souligné l'importance des accords bilatéraux pour la Suisse tout en taxant les mesures d'accompagnement de partiellement insuffisantes. Le point de vue prévaut toutefois dans sa fraction selon lequel les accords doivent être approuvés, le peuple ayant la possibilité de faire le point sept ans après leur conclusion.
8.10.99
Les deux Chambres ont approuvé le contre-projet à l'initiative ´solaire´ et à l'initiative ´énergie-environnement´ au terme de la période de législature. Le contre-projet à l'initiative ´solaire´ se caractérise par la perception d'une taxe d'encouragement en matière énergétique de 0,3 centime par kilowatt-heure sur les sources d'énergie non renouvelables, pendant une période de 15 ans au maximum. Les 450 millions de francs encaissés chaque année serviraient à subventionner la technologie solaire, l'utilisation économique de l'énergie et l'énergie hydraulique domestique. Le contre-projet à l'initiative ´énergie-environnement´ requiert du Conseil fédéral l'introduction d'une taxe sur les sources d'énergie non renouvelables, dont le montant maximum a été fixé à 2,0 centimes par kilowatt-heure par les Chambres. La taxe, introduite graduellement, serait affectée à la réduction des coûts sociaux venant s'ajouter aux salaires. Des réglementations particulières sont prévues pour les secteurs de l'industrie tributaires d'une grande quantité d'énergie. Les débats portant sur la loi dite CO2 ont été menés à terme. Les émissions de CO2 devront être réduites de 10 pour cent jusqu'en l'an 2010 par rapport au niveau de l'année 1990. Le Conseil fédéral est habilité à introduire une taxe CO2 au plus tôt en 2004 s'il s'avère que les mesures prévues sur une base non contraignante ne permettent pas d'atteindre le but.
12.10.99
Le bureau suisse "Personnes handicapées et transports publics" a déposé un recours auprès du Conseil fédéral contre l'attribution aux CFF SA de la concession portant sur les transports régionaux. Des mesures en faveur des voyageurs handicapés dans leur mobilité sont requises. Dans son communiqué, elle critique le fait que ni la demande de concessions des CFF ni la décision du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) ne font allusion aux besoins desdites personnes. Or, depuis 1998, la loi sur les chemins de fer et les ordonnances qui s'y rapportent stipulent précisément que cela doit être le cas. Les associations de personnes handicapées demandent, selon le communiqué, que des exigences claires soient définies auxquelles le nouveau matériel roulant et les nouvelles installations dans les gares doivent répondre et que les heures de desserte des gares désignées soient prolongées. La réforme des chemins de fer, qui a pris effet au début 1999, a contraint les CFF à solliciter pour la première fois une concession de transport, à l'instar des autres entreprises de chemin de fer. Le DETEC a octroyé la concession pour le trafic régional le 26 juillet 1999. Le bureau suisse "Personnes handicapées et transports publics" a déposé son recours au nom de Pro Infirmis, de l'association Entraide Suisse Handicap, de la Fédération suisse des invalides (ASI) et de la Fédération suisse pour l'intégration des handicapés (FSIH).
13.10.99
Les CFF entendent conquérir de nouveaux marchés dans les régions limitrophes des pays voisins. L'objectif consiste à développer ce secteur de sorte qu'il atteigne 5 à 10 pour cent du chiffre d'affaires du trafic régional d'ici l'an 2005. Telles sont les déclarations faites par le porte-parole des CFF, Reto Kormann, qui a confirmé une information de la radio DRS. Le conseil d'administration des CFF, a-t-il encore ajouté, a approuvé la proposition "Avançons avec de nouvelles stratégies" à fin août. La conquête de nouveaux marchés dans les régions limitrophes est définie dans ce document comme un des principaux objectifs en trafic régional. Le souhait d'atteindre 5 à 10 pour cent du chiffre d'affaires du trafic régional dans ce secteur jusqu'en l'an 2005 y est également mentionné. L'avenir dira dans quelle mesure cet objectif est réaliste. Reto Kormann a également fait référence aux essais de trafic régional transfrontalier lancés avec succès sur les lignes Frick-Mulhouse (ligne verte) et Koblenz-Waldshut. De nombreux frontaliers, qui font la navette dans la région bâloise, apprécient particulièrement le fait qu'ils ne doivent plus changer de train à la frontière et qu'ils puissent effectuer les formalités douanières dans le train. Paul Blumenthal, responsable du trafic voyageurs des CFF, a déclaré à la radio DRS que des possibilités de développement existaient dans ce secteur, en particulier en Italie du nord (Lombardie/Tessin). Des tentatives de regagner des frontaliers pendulaires à la cause du rail pourraient également être opérées dans les régions françaises de la Savoie/Genève et de certaines parties du Jura. Et Reto Kormann de préciser que les CFF pourraient opérer seuls ou en coopération avec d'autres opérateurs ferroviaires. Des négociations portant sur des offres de transport possibles sont déjà en cours avec les gouvernements concernés.
21.10.99
L'Office fédéral des transports (OFT) a commencé la planification de la seconde étape de Rail 2000. Selon ses informations, il s'agit, dans un premier temps, de fixer les objectifs en collaboration avec les cantons et les entreprises de transport, puis, dans un second temps (2010-2020), de réaliser les travaux; 5,9 milliards de francs y sont affectés. L'OFT a élaboré une base de discussion, dont il ressort que la Suisse verra son site économique s'améliorer une nouvelle fois à la faveur de meilleures correspondances entre les principaux centres. S'y ajouteront le développement de l'horaire cadencé, une réduction des temps de parcours et une amélioration des relations à longues distances et en trafic régional. Toutes les régions doivent être bien reliées par les transports publics. De l'avis de l'OFT, il s'agit de prendre tout particulièrement en compte les centres situés en dehors des axes est-ouest et sud-nord. L'OFT entend, de surcroît, développer le trafic d'agglomération pour inciter les automobilistes à utiliser les transports publics. Un autre objectif consiste à favoriser raisonnablement l'accès aux transports publics de toutes les couches de la population, en particulier des personnes handicapées. Les prochaines discussions prévues entre l'OFT, les cantons et les entreprises de transport porteront sur l'offre souhaitée. Les investissements ne seront pas encore abordés. Il incombera ensuite au Conseil fédéral d'approuver les objectifs. Le message du Conseil fédéral portant sur la seconde étape de Rail 2000 devrait, selon toute probabilité, pouvoir être entériné en 2004.
22.10.99
Le comité permanent de la convention des Alpes a tenu ses assises à Interlaken, sous la présidence de la Suisse. Y étaient représentés l'Allemagne, la France, l'Italie, le Liechtenstein, Monaco, l'Autriche, la Slovénie, la Suisse et la Commission européenne, ainsi que diverses organisations non gouvernementales ayant un statut d'observateur. Un groupe de travail animé par le Liechtenstein a, au cours de ces derniers mois, élaboré une nouvelle version du protocole des transports, longtemps controversé. Le comité permanent a décidé, à l'unanimité, de retenir cette nouvelle version pour les consultations nationales. Le protocole doit garantir que le principe de la stabilité en matière de transport est respecté. Il prévoit notamment qu'il est en principe renoncé à la construction de nouvelles routes principales à travers et à l'intérieur de la zone alpine. Des dispositions restrictives doivent être respectées en cas d'exception.
24.10.99
Les représentants du canton du Tessin, de la région de la Lombardie, des CFF et des Chemins de fer italiens de l‘Etat (FS) ont signé, à Stabio, une déclaration d‘intention portant sur la réalisation d‘une ligne ferroviaire entre Mendrisio et Varese. La construction d‘un tronçon de sept kilomètres entre Stabio et Arcisate, cités situées respectivement dans la partie méridionale du Tessin et dans la province de Varese, rendra en effet possible la mise en place de liaisons ferroviaires directes de Lugano et de Como à Varese, voire à Gallarate sur la ligne du Simplon, ainsi qu‘à l‘aéroport intercontinental de Milano Malpensa. La ligne, destinée au trafic voyageurs, a de nombreux atouts: elle améliorera sensiblement les liaisons entre le Tessin et l‘aéroport et, partant, l‘accès aux vols internationaux, elle réduira considérablement le temps de parcours entre Lugano et la Suisse romande et, enfin, elle permettra de créer une offre de transports publics performante entre Lugano, Varese et Como. Les quatre partenaires contractuels mettent chacun 260 000 Euro (416 000 CHF) à disposition du projet d‘étude de la ligne, qui doit être achevé en l‘espace de 18 mois. Quant au financement des coûts de construction, estimés actuellement à quelque 250 millions de francs, il n‘est pas encore déterminé. Le Conseil fédéral a néanmoins fait part de son intérêt pour cette nouvelle ligne en acceptant un postulat du conseiller national Remigio Ratti (PDC, Tessin); côté italien, le projet est intégré dans le plan de développement des infrastructures de transport de Malpensa, négocié entre le gouvernement de la Lombardie et les autorités centrales à Rome.
25.10.99
Les Transports urbains de Zurich (VBZ) entendent améliorer les liaisons de bus dans la vallée de la Limmat en reliant entre elles et aux gares de Schlieren et de Dietikon les communes de Oberengstringen, Unterengstringen et Weiningen, situées sur la rive droite de la rivière, d‘une part, et en améliorant la desserte de l‘hôpital Limmattal et de l‘école cantonale de Urdorf, d‘autre part. En tireront profit la population de la région ainsi que les entreprises proposant un grand nombre d‘emplois qui sont implantées dans les zones industrielles. La nouvelle offre de transport, qui inclut le nouveau point d‘arrêt du RER zurichois de Glanzenberg, situé entre Schlieren et Dietikon, sera mise en place au changement d‘horaire, à fin mai 2000. Les VBZ précisent dans leur communiqué que l‘offre répond aux besoins des pendulaires, tout en prenant mieux en compte le trafic de loisirs et celui engendré par le centre commercial dans la vallée de la Limmat. La nouvelle offre ne nécessite pas d‘augmentation du nombre de véhicules. Conscient que tous les vœux des communes n‘ont pu être pris en considération, l‘organisme régional responsable des transports n‘en est pas moins convaincu que la nouvelle configuration des lignes rendra les transports publics plus performants.
25.10.99
Choisir le moyen de transport judicieux tout en décongestionnant la route et en contribuant à rendre le rail plus intéressant, tel est l‘objectif retenu par le groupe de travail KLV-CH. Composé de représentants des chargeurs, de la Confédération et des cantons, ainsi que d‘entreprises de chemin de fer, ce groupe a examiné plusieurs variantes de trafic combiné domestique. Six membres – les chemins de fer CFF Cargo, BLS Chemin de fer du Lötschberg SA et MThB Mittelthurgau, les transporteurs routiers Bertschi et Planzer, ainsi que la Migros se sont mis d‘accord pour lancer une nouvelle offre de transport combiné domestique au cours de l‘année 2000. Celle-ci est basée pour l‘essentiel sur le projet "Pegasus" développé par le groupe de travail.
28.10.99
Il est communiqué que le Conseil d‘Etat du canton de Zurich a approuvé le rapport sur le programme 2000-2002 de construction des routes cantonales à l‘intention du Grand Conseil. Les investissements nets passent de 88 millions en 1999 à 125 millions de francs en 2002. Les investissements bruts en matière de construction des routes nationales doublent en l‘espace de quatre ans pour atteindre quelque 400 millions de francs. Les recettes supplémentaires attendues de la perception de la redevance poids lourds liée aux prestations en 2001 seront affectées pour l‘essentiel à la construction de la N4 entre Zurich et Knonau. Les investissements bruts prévus au titre des routes nationales et des routes cantonales atteindront respectivement 325, 400 et 450 millions de francs en l‘an 2000, 2001 et 2002. Les investissements nets, déduction faite de toutes les contributions, à la charge du canton de Zurich sont respectivement de l‘ordre de 76, 115 et 125 millions de francs pour les trois années en question.
29.10.99
Les Transports urbains de la ville de Lucerne (VBL) ont obtenu aujourd‘hui le label de qualité du tourisme suisse au forum des Mythen à Schwyz. Ils sont le premier service de bus à recevoir ce label en Suisse centrale et rejoignent ainsi le Chemin de fer Lucerne-Stans-Engelberg, la Compagnie de navigation sur le lac des Quatre cantons ainsi que la Compagnie de navigation sur le lac de Zoug dans la catégorie des entreprises de transport des personnes (cf. ). Le label de qualité est attribué aux entreprises et aux organisations touristiques qui satisfont aux exigences posées par l’organisme qui l’attribue. Celui-ci est composé de Suisse Tourisme, de la Fédération suisse du tourisme, de GastroSuisse, de la Société suisse des hôteliers, de l'Association suisse des entreprises de transport à câbles, de l’Union des entreprises de transports publics, de la Conférence des directeurs cantonaux des transports publics et de l’Association suisse des directeurs du tourisme. Conscients de l’enjeu lié à l’ouverture du marché également dans le secteur des transports publics, les VBL ont tout naturellement misé sur la qualité des prestations et sur l’orientation client. D’où leur analyse critique de leur attitude à l’égard de la clientèle, des prestations fournies en contact direct avec la clientèle et l’enregistrement systématique de toutes les réclamations. L’obtention du label de qualité est le fruit de cette analyse et de cette remise en question.
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