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2.10.00
Les pays de l'UE se disputent encore pour obtenir une part des contingents de camions de 40 tonnes accordés par la Suisse aux entreprises de transport européennes à partir de l'an prochain. Les 15 ministres des transports n'ont pu se mettre d'accord à Luxembourg sur une clé de répartition. Les ministres se sont querellés à ce sujet, a-t-on appris de source diplomatique. Ils auraient chargé des experts de revoir les quotas des différents pays jusqu'à la prochaine réunion du Conseil des ministres des transports, qui aura lieu en décembre. Un accord entre les 15 pays devient urgent. La Suisse accorde 300'000 autorisations de circuler en 2001 et le même nombre en 2002 à des camions de 40 tonnes des pays européens, à la mise en vigueur des accords bilatéraux. Le nombre passera à 400'000 les années suivantes. La Suisse se rapproche par étapes de la limite de 40 tonnes applicable aux poids lourds dans l'Union européenne. Le poids maximal passe dans un premier temps de 28 à 34 tonnes. La répartition des contingents entre les différents pays de l'UE a débouché sur une dispute. Les Italiens, les Hollandais, les Espagnols et les Belges ne veulent pas que seule la moitié des contingents soit destinée au transit, alors que le reste serait affecté aux livraisons en Suisse, comme le souhaite en particulier l'Allemagne. Les contingents ne couvrent qu'une faible partie des besoins calculés par l'UE en matière de transit routier par la Suisse. Il faut se rappeler que les camions de plus de 28 tonnes contournent actuellement notre pays. Leur nombre devrait s'élever à près de 830'000 selon des recensements effectués de concert par la Suisse, l'Autriche et la France.
3.10.00
348 personnes au total ont suivi l'appel lancé par l'Association zurichoise des locataires et ont présenté une demande de baisse de loyer justifiée par le bruit croissant du trafic aérien. La plupart des demandes émanent des localités d'Opfikon et de Glattbrugg. L'association avait, en mai, mis une lettre type à disposition des communes situées au sud de l'aéroport. Cette lettre demandait une baisse de loyer de 15 pour cent. Comme il fallait s'y attendre, la grande majorité des propriétaires a refusé toute baisse de loyer, est-il indiqué dans le bulletin de ladite association. Cette dernière s'adresse dès lors à l'autorité arbitrale. Elle ira jusqu'à porter le cas devant le tribunal des baux si les parties n'arrivent pas à s'entendre. En l'occurrence, l'association entend obtenir une décision de principe. Des 348 recours enregistrés, 106 proviennent d'Opfikon et de Glattbrugg, 87 de Wallisellen, 64 de Zurich-nord et 44 de Dübendorf. Le service des biens immobiliers du canton de Zurich a réagi suite aux demandes de baisse de loyer en accordant une réduction de loyer de 10 pour cent pendant trois mois aux locataires de Glattbrugg. Deux propriétaires privés ont reporté de quelques mois des augmentations de loyer qu'ils avaient prévues. La fermeture jusqu'au mois d'août de la piste ouest de l'aéroport de Zurich-Kloten a provoqué une forte augmentation du bruit dans les zones de Zurich-nord et de Pfannenstiel.
3.10.00
Les CFF modernisent des tronçons de voies et les gares de Zurich, de Berne et de Suisse orientale. Le conseil d'administration a également accordé un premier crédit partiel pour la construction d'une nouvelle gare de passage à Zurich. La planification et les travaux préparatoires en vue de la construction de cette seconde gare souterraine, qui sera juxtaposée à la gare centrale, pourront être réalisés pour un montant de 145 millions de francs, communiquent les CFF. La nouvelle gare comprendra quatre voies et sera reliée à Zurich Oerlikon par un tunnel, ce qui permettra la création de nouvelles liaisons ferroviaires. Elle sera terminée au plus tôt en 2012 et coûtera plusieurs centaines de millions de francs. Il n'a pas encore été décidé si la gare sera affectée exclusivement au trafic RER ou si elle connaîtra un trafic mixte avec les trains à longues distances. Le bâtiment principal de la gare de Berne sera modernisé pour un montant de près de 58 millions de francs. Une sortie largement dimensionnée sur la place de la gare ainsi qu'un accès du Bollwerk à l'aire de stationnement et à la gare postale sont également prévus. Les travaux commenceront en automne 2001 et dureront deux ans, selon les CFF. La voie d'accès de la Suisse orientale aux NLFA sera également modernisée. C'est ainsi qu'un montant de 55 millions de francs est consacré à la modernisation des gares de Lichtensteig, Wattwil, Kaltbrunn, Uznach et Schmerikon, toutes situées dans le canton de St-Gall. Il est prévu de remplacer les postes d'enclenchement, en partie encore mécaniques, par des installations commandées à distance et de relever la hauteur des quais pour rendre l'accès aux trains plus confortable. 19 aiguillages et 1800 mètres de voies seront supprimés dans l'opération, indiquent les CFF. Cela permettra d'augmenter la vitesse des trains à l'entrée et à la sortie des gares et d'améliorer la ponctualité. Les travaux de modernisation seront achevés en 2005. 65 liaisons RER seront proposées chaque jour dans le Weinland zurichois au lieu des 44 qui existent aujourd'hui. La ligne reliant Winterthour à Schaffhouse sera modernisée pour un montant de 40 millions de francs. Les gares intermédiaires, qui ne sont plus en très bon état, seront entièrement modernisées grâce à une contribution du canton de Zurich. Elles seront commandées à distance de Winterthour.
5.10.00
Le Conseil des Etats est, lui aussi, opposé à la vitesse généralisée de 30 km/h dans les localités. Par 31 voix contre 9, il recommande au peuple le rejet de l'initiative de l'ATE "Rues pour tous". Le Conseil fédéral est cependant appelé à encourager la mise en place de zones limitées à 30 km/h. Pierre-Alain Gentil (PS/JU) a soutenu l'initiative au nom d'une minorité de la commission. Sans succès. Il tombe sous le sens que le nombre et la gravité des accidents diminuent lorsque la vitesse est réduite. La tendance à réduire la vitesse est également observée à l'étranger. L'initiative aurait mérité de susciter un contre-projet. Le ministre des transports Moritz Leuenberger n'a pas tari d'éloges pour l'initiative. Le Conseil fédéral ne cédera jamais au fatalisme en acceptant la perte de 600 vies humaines chaque année sur les routes suisses. Il vise, lui aussi, une meilleure sécurité au travers de la modification de la loi sur le trafic routier qui est proposée. Une généralisation de la vitesse de 30 km/h dans les localités ne permet pas d'atteindre le but visé, a indiqué le ministre des transports. Le président de la commission Hans Hess (PRD/OW), appuyé par d'autres parlementaires, a reproché avant tout à l'initiative le fait qu'elle est difficile à mettre en œuvre et que les coûts liés aux adaptations nécessaires de l'infrastructure sont élevés. Rolf Büttiker (PRD/SO) a mis en garde contre un "autogoal classique des transports publics". La décision de réduire la vitesse doit être prise en fonction des conditions locales, est-il généralement estimé. Le Conseil des Etats n'est pas pour autant d'avis qu'un non à l'initiative permet de résoudre tous les problèmes. Il a accepté, sans opposition, une recommandation à l'intention du Conseil fédéral, par laquelle il invite celui-ci à élaborer un train de mesures visant à encourager la mise en place de zones limitées à 30 km/h et d'autres mesures analogues. Ce, d'ici la votation populaire sur l'initiative (mais au plus tard d'ici la fin juin 2001). De l'avis du Conseil des Etats, les cantons et les communes devraient disposer de la plus grande marge de manœuvre possible pour rendre le trafic moins dense en dehors des routes principales. Il considère également que les exigences portant sur les aménagements routiers et sur l'expertise déterminante pour fixer des réductions de la vitesse maximale devraient être simplifiées.
5.10.00
Les sections zurichoises des associations suisses "Protection des locataires (Asloca)", "Hausverein" et "Wohnungswesen/Coopératives d'habitation" (SVW) entendent abaisser les normes applicables au trafic aérien en matière de bruit. Elles ont à cet effet lancer une initiative cantonale. L'initiative intitulée "Protection contre le bruit des avions" exige une correction des normes sonores que le Conseil fédéral a introduit le 1er mai 2000 au travers de la loi sur la protection de l'environnement. Ce, en adoptant les valeurs inférieures définies par la commission fédérale en matière de normes sonores, ont indiqué les représentants du comité d'initiative aux médias. L'abaissement des normes vise à éviter qu'une partie non négligeable du canton de Zurich ne devienne inhabitable à terme en raison de l'aéroport, a déclaré la présidente de l'Asloca, Elisabeth Derisiotis. Le président de la SVW, Rolf Sibler, a, quant à lui, observé que le bruit occasionné par le trafic aérien incitait un nombre croissant de membres des coopératives d'habitation à changer de domicile et qu'il devenait toujours plus difficile de trouver de nouveaux locataires dans les zones touchées. Niklaus Scherr, responsable de l'Asloca, a pour sa part qualifié la décision d'alors du Conseil fédéral de marque de déférence devant le lobby aéroportuaire. Le Conseil fédéral avait en particulier relevé de 60 à 65 décibels la norme journalière limite applicable aux zones d'habitation et décrété que la norme limite à respecter durant la nuit était applicable non pas en moyenne horaire, mais en moyenne des trois heures de nuit durant lesquelles le trafic aérien est autorisé. L'initiative sera tout d'abord soumise au peuple zurichois si tant est qu'elle aboutit. Puis, en cas d'acceptation, l'Assemblée fédérale sera invitée à corriger les normes.
5.10.00
Les embouteillages font partie du décor quotidien dans les villes et les agglomérations. La LITRA propose un développement ciblé des transports publics pour décongestionner les routes et la perception d'un "centime urbain" pour son financement. Un nombre croissant d'artères des grands centres urbains doit faire face à un trafic qui représente un multiple de celui enregistré au Gothard lors des grands départs de vacances, a déclaré le conseiller d'Etat Peter Bieri (PDC/ZG) lors de la 64e assemblée des membres du service d'information pour les transports publics (LITRA). Des années durant, les débats ont porté sur les grands projets d'infrastructure ferroviaire. Le président de la LITRA considère que l'attention doit maintenant être portée sur le trafic urbain et d'agglomération. Il propose un développement continu, pour lequel un investissement de 2 à 2,5 milliards de francs est nécessaire. Un tel investissement est modeste si on le compare aux 30 milliards affectés aux grands projets d'infrastructure. Et il apparaît d'autant plus justifié que 70 pour cent de la population vivent dans les agglomérations, a précisé Peter Bieri, qui propose de percevoir un "centime urbain" pour en assurer le financement. La perception d'un supplément de 5 centimes au titre des droits de douane sur les huiles minérales permettrait d'obtenir un montant annuel de 340 millions de francs. La population vivant dans les agglomérations y retrouverait ainsi partiellement son compte, a lancé le président de la LITRA. Le crédit de près de 1,5 milliard de francs qui ne sera pas utilisé pour la première étape de Rail 2000 pourrait également être utilisé pour financer ces projets de développement. Encore faut-il que l'arrêté fédéral sur le financement des transports publics (FTP) soit modifié. Peter Bieri est d'avis qu'il doit aussi être fait quelque chose dans le secteur routier, tant il est vrai que l'accroissement du trafic posera davantage de problèmes à la route qu'au rail. De l'avis du conseiller fédéral Pascal Couchepin, qui participait à l'assemblée de la LITRA en tant qu'invité, il est illusoire de croire qu'il sera possible de faire face à la croissance du trafic en se limitant à améliorer l'infrastructure. La surface de la Suisse n'est pas extensible, a-t-il déclaré. Le ministre de l'économie voit une possibilité de faire face au développement du trafic en améliorant les performances des moyens de transport et en créant les conditions de marché propices à une saine concurrence. Cela signifie concrètement que les obstacles nationaux caractérisant tout particulièrement le trafic ferroviaire international devraient être éliminés. Le trafic individuel et les transports publics devraient être complémentaires. Pascal Couchepin a évoqué une situation de "win-win" en indiquant que la concurrence ne devait pas engendrer une opération blanche. Le train présente des avantages par rapport à l'avion sur des relations jusqu'à 500 kilomètres, alors que la voiture s'avère plus pratique pour transporter du matériel et des achats dans un rayon proche.
5.10.00
Le Conseil des Etats considère que 20 millions de francs ne sont pas suffisants pour atténuer les effets de la libéralisation des chemins de fer, de la poste et des télécommunications. Aussi demande-t-il, motion à l'appui, un engagement plus marqué de la part du Conseil fédéral. Ce dernier entend mettre un montant de 80 millions de francs à disposition des cantons et des régions particulièrement touchés par la libéralisation, au cours de ces quatre prochaines années, pour poursuivre, voire renforcer les mesures prises au titre de la politique régionale. Insatisfait de ces dispositions, le Conseil des Etats a accepté tacitement une motion de sa commission des transports et des communications, qui demande une plus large palette de mesures afin d'assurer un service public suffisant à la population et à l'économie sur tout le territoire du pays, en dépit de la libéralisation. Considérant que le service public doit être proposé également dans l'arc alpin, l'arc jurassien et dans les zones rurales du Plateau, le Conseil des Etats ne souhaite pas restreindre la portée de ces dispositions aux seuls cantons d'Uri, de Soleure, du Tessin, des Grisons, de St-Gall, du Valais et du Jura, ainsi qu'à certaines régions des cantons de Berne, de Neuchâtel, de Vaud et de Fribourg. Il entend financer lesdites mesures par un crédit-cadre.
5.10.00
L'étude de la variante "long tunnel sous la montagne" de la ligne d'accès des NLFA au tunnel de base du Gothard dans le canton d'Uri est prise au sérieux et ne sert pas de simple consolation, a indiqué le ministre des transports Moritz Leuenberger au Conseil des Etats. Non sans préciser qu'il avait perçu la grande déception manifestée par le canton d'Uri à l'annonce du choix fait par le Conseil fédéral, qui donne la préférence à la variante "vallée de la Reuss" par rapport à la variante ayant les faveurs des autorités uranaises. Des améliorations sont toutefois encore possibles, a-t-il ajouté. Les conseillers aux Etats uranais Hansheiri Inderkum et Hansruedi Stadler ont rencontré Moritz Leuenberger. Il s'avère que le canton d'Uri est certes disposé à fournir une contribution dans l'intérêt du pays, mais il attend en contrepartie un droit substantiel de participation aux décisions importantes. Moritz Leuenberger se doit de faire de la ligne d'accès au tunnel de base une "affaire de chef", a déclaré Hansruedi Stadler.
5.10.00
La Compagnie suisse de navigation sur le lac Inférieur et sur le Rhin (URh) à Schaffhouse a transporté 41 pour cent de plus de passagers au cours de la saison par rapport à l'année précédente. 403'385 passagers ont en effet été recensés jusqu'au 30 septembre sur les sept unités de la flotte de l'URh, soit 117'412 personnes de plus qu'au cours de l'année 1999, caractérisée par une période de hautes eaux. Il n'empêche: l'augmentation enregistrée par rapport à 1998, année représentative, est encore substantielle puisqu'elle atteint 26'315 personnes ou sept pour cent, communique la compagnie de navigation. Les conditions météorologiques ont été dans l'ensemble favorables à la navigation, le passage sous aucun pont n'ayant dû être bloqué.
17.10.00
Un système de trains à sustentation, tel Swissmetro, serait cinq fois plus écologique que le trafic aérien à courtes distances. Le train à sustentation renforcerait la centralisation, de sorte que les régions périphériques seraient perdantes dans l'opération. Trois études du programme de recherche national 41 "Transports et environnement" parviennent à cette conclusion, communique la direction des programmes. Une des études porte sur le bilan énergétique et écologique d'un "Eurometro". Le groupe de recherche est parvenu à la conclusion que le train à sustentation constitue une solution de remplacement écologique par rapport à l'avion, sur des distances allant jusqu'à 1000 kilomètres environ. Le rendement énergétique pourrait être amélioré par un facteur de cinq à dix par rapport à l'avion, sur des distances moyennes. Il ressort de l'étude qu'une réduction de moitié de la consommation d'énergie est possible par rapport aux trains à grande vitesse actuels, tels les TGV, ICE. L'impact sonore et sur le paysage du train souterrain est quasi nul. Il convient toutefois de prendre en considération la méthode de production de l'énergie ainsi que l'impact environnemental de la construction d'un Eurometro. Les équipes de recherche de l'EPFL à Lausanne et de l'ETH à Zurich ont en outre analysé dans une double étude les effets d'un tel réseau de trains ultrarapides sur l'aménagement du territoire en Suisse. La plupart des scénarios débouchent sur la conclusion qu'un Swissmetro renforcerait en premier lieu les centres urbains. Les régions périphériques et les petites localités seraient affaiblies. L'équilibre des sept grandes régions de ce pays ne serait par contre guère modifié - seule la Suisse centrale voyant sa position s'améliorer dans tous les scénarios. Les groupes de recherche ne perçoivent que des effets structurels plutôt faibles en comparaison avec ceux déployés par Rail 2000 ou le réseau autoroutier. Le projet Swissmetro prévoit la réalisation d'un train à sustentation magnétique, souterrain, ultrarapide, qui relierait les principales agglomérations de ce pays en une fraction des temps de parcours actuels. Ce train atteindrait des vitesses allant jusqu'à 500 km/h grâce au vide d'air partiel qui caractériserait les conduits souterrains. Une demande de concession a été présentée en 1997 pour la réalisation d'un tronçon d'essai. Le Conseil fédéral a demandé un concept de financement aux auteurs du projet en 1999.
19.10.00
Le gouvernement des Rhodes extérieures d'Appenzell entend réaliser le contournement de la localité d'Herisau et l'accès direct à l'autoroute A1, pour un montant de 280 millions de francs. Le peuple appenzellois sera appelé à se prononcer en 2002 sur une participation cantonale de 41 millions de francs. Le Parlement cantonal se prononcera en décembre sur un crédit de 2,8 millions de francs destiné à la réalisation d'un avant-projet. Le contournement prévoit deux tunnels, dont la construction durerait de 2005 à 2015. Le gouvernement des Rhodes extérieures table sur une participation de 80 pour cent de la Confédération. La part cantonale s'élèverait ainsi à 41 millions de francs. La participation fédérale implique toutefois une intégration préalable de ladite route dans le réseau des routes nationales. La Confédération ne payerait que 65 pour cent de la facture si la route demeurait classée route alpestre fédérale. Le canton entend déposer le projet sans délai à Berne. Il incombe au Parlement fédéral de décider de l'intégration d'une route dans le réseau des routes nationales. Le projet est toutefois contesté au sein même du canton: des 38 organismes consultés (autorités, partis et groupements d'intérêt), 20 y sont favorables, 18 y sont opposés.
19.10.00
La Communauté de transport zurichoise (ZVV) entend développer l'offre du RER - qui existe depuis 10 ans - en raison des goulets d'étranglement qui sont apparus et des liaisons directes qui font encore défaut. Il est prévu que 25 pour cent de passagers supplémentaires utiliseront le RER zurichois d'ici l'an 2012. "Des temps de déplacement courts pour tous", telle est la ligne de force de la nouvelle conception du RER élaborée à la demande du Grand Conseil zurichois, a déclaré le directeur de la Communauté de transport zurichoise (ZVV) Franz Kagerbauer, lors de la présentation de sa "vision RER". La ZVV entend améliorer les performances du RER en prenant toute une série de mesures: des liaisons tous les quarts d'heure entre les communes proches du centre ainsi qu'entre les grandes communes de l'agglomération, des liaisons directes supplémentaires entre les grandes zones d'habitation et les zones recensant de nombreux emplois, des trains accélérés (qui ne s'arrêtent pas à toutes les gares) supplémentaires reliant les communes situées à la périphérie du canton de Zurich et dans les cantons voisins aux centres urbains, le raccordement de toutes les régions du canton au réseau "Grandes lignes" à la cadence semi-horaire. La nouvelle gare de passage en ville de Zurich constituera toutefois le jalon le plus important de la prochaine étape de développement du RER zurichois. Elle devrait être inaugurée en 2012. Quelque 180 à 230 millions de francs seront investis dans l'extension du réseau. Franz Kagerbauer table sur une hausse annuelle des coûts d'exploitation de l'ordre de 20 à 30 millions de francs au titre de la première étape de développement. L'acquisition de nouveau matériel roulant pour un montant de 300 à 400 millions de francs figure également au programme du RER pour les années 2003-2006. Le réseau RER se développe au-delà du périmètre du canton de Zurich, d'où la nécessité de simplifier la structure tarifaire au travers d'une coopération plus étroite avec les communautés tarifaires voisines, a déclaré le responsable du marketing ZVV, Caspar Sträuli. "Un titre de transport uniforme" pour toute la région, tel est le défi que les responsables entendent relever d'ici à 2006.
19.10.00
Les flux du trafic individuel et des transports publics en ville de Lucerne devront être améliorés au cours de ces cinq à dix prochaines années. Tel est l'objectif du projet "Concept de trafic des principaux axes" qui a été présenté. Les mesures porteront essentiellement sur des améliorations de l'exploitation des transports publics sur les principaux axes actuels, en particulier pendant les heures de pointe. Il s'agit en premier lieu d'améliorer la fluidité des transports publics routiers en réduisant les effets de la gêne occasionnée par des éléments extérieurs. Tant les autorités de la ville que le Département cantonal des travaux ont donné leur feu vert au concept. Les responsables sont cependant unanimes à admettre que ce concept ne constitue pas la panacée et l'aboutissement des réflexions et que des améliorations plus substantielles devront suivre qui nécessiteront des adaptations de l'infrastructure. C'est ainsi que le directeur des travaux de la ville de Lucerne, Kurt Bieder, est d'avis qu'il s'agira de décongestionner le goulet d'étranglement que représente le pont enjambant les deux rives du lac en réalisant par exemple une tangente nord, un accès par le sud, voire un tunnel sous le lac. Kurt Burkhard, responsable de la planification du trafic de la ville de Lucerne, estime que de tels travaux ne pourront être envisagés, dans le meilleur des cas, que dans une cinquantaine d'années.
19.10.00
L'entreprise "Transports régionaux Berne-Soleure (RBS)" a inauguré un nouveau dispositif de sécurité des trains, qui réduit sensiblement le risque de collisions sur cette ligne ferroviaire particulièrement chargée. La densité des trains sur la ligne du RBS est une des plus élevée de Suisse s'agissant des chemins de fer privés: 503 trains circulent, tous sens confondus, entre Berne et Worblaufen. L'Office fédéral des transports (OFT) est à l'origine de l'installation par Siemens (Suisse) de ce dispositif de contrôle des trains sur les lignes du RBS. Le coût de l'opération: 12 millions de francs, mis à disposition par la Confédération et par les cantons de Berne et de Soleure. Ce dispositif très performant permet quasiment d'exclure une collision entre deux convois, même si un mécanicien de locomotive devait percevoir trop tardivement un signal d'arrêt ou ne pas le respecter. L'ordinateur de bord, dont la fiabilité exclut quasiment toute erreur, localise en permanence le train sur la ligne à partir de données préenregistrées, telles la déclivité et les courbes, et enregistre la position réelle des signaux, des aiguillages et des barrières.
20.10.00
Le nombre de véhicules augmente continuellement dans le canton d'Argovie. Le service cantonal des automobiles à Schafisheim AG communique que le nombre de véhicules à moteur s'est accru de 2,7 pour cent en l'espace d'un an pour atteindre 389'962 unités à fin septembre. En enregistrant une croissance de 5,7 pour cent depuis le mois d'octobre 1999, le parc des motos figure au-dessus de la moyenne, selon la statistique dudit service cantonal. Le nombre de vélomoteurs a, en revanche, diminué de 7,2 pour cent. Il ressort du communiqué publié qu'aucun recul du nombre de camions n'est survenu à la veille du lancement de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP), puisque le parc a augmenté de 0,7 pour cent en un an. Le service des automobiles attribue ce phénomène au fait que le Conseil fédéral a accordé une facilité aux transporteurs sous la forme d'un abaissement exceptionnel du poids total des véhicules soumis à la RPLP. 4'896 véhicules sont actuellement soumis à ladite redevance dans le canton d'Argovie. L'augmentation du parc global des véhicules entraîne un accroissement du nombre de véhicules par habitant dans le canton d'Argovie, qui se situait à 514,6 véhicules pour 1000 habitants à fin septembre, soit 1,7 pour cent de plus que l'année précédente.
24.10.00
La Poste, les CFF et Swisscom doivent être contraints par la loi de proposer des emplois et des places d'apprentissage dans toute la Suisse. Telle est la volonté de la commission des transports et des communications du Conseil national qui, par 11 voix contre 10, s'est exprimée en faveur d'un tel amendement, communiquent les services d'information parlementaires. La majorité, qui a suivi l'initiative d'Andrea Hämmerle (PS/GR), entend éviter que les régions périphériques paient les pots cassés suite à la libéralisation des ex-régies fédérales. La minorité est d'avis qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière au niveau légal, de telles contraintes en matière de sauvegarde de places de travail pénalisant par trop les ex-régies dans leur capacité concurrentielle. La commission a, dans le même temps, rejeté quatre initiatives émanant des cantons des Grisons, du Valais, de Schaffhouse et du Tessin, qui visent toutes à atténuer les effets négatifs de la libéralisation au travers d'un fonds de cohésion. Les initiatives prévoient que la Confédération alimente le fonds par les dividendes et les recettes qui lui reviennent en tant qu'actionnaire desdites entreprises et que le fonds sert à promouvoir des projets générateurs d'emplois dans le secteur des services répondant à une nécessité dans les régions périphériques et de montagne. La commission salue les lignes de force des initiatives et soutient les efforts visant à garantir un service public sur tout le territoire. Elle émet cependant des réserves quant à l'affectation obligatoire d'un tel fonds.
24.10.00
Le canton de Berne entend dorénavant prendre en considération les souhaits de la population s'agissant de l'offre de transports publics. C'est ainsi que le projet d'horaire peut être consulté dans Internet pour la première fois. Le canton prévoit une procédure de consultation échelonnée, d'une part, et un état des lieux après le changement d'horaire, d'autre part, indique l'Office cantonal d'information. La consultation englobera non seulement l'horaire, mais aussi d'autres aspects des transports publics. Les communes et les groupements d'intérêt auront droit à la parole s'agissant de l'élaboration de concepts d'axes et de concepts d'offres régionaux ressortissant aux "Conférences régionales des transports". Les décisions les plus importantes, telles celles portant sur les tracés, les modes de transport, le niveau de l'offre, sont de la compétence du Grand Conseil. La population devrait avoir droit au chapitre dorénavant en ce qui concerne la révision des concepts d'horaire. Ce, au travers de consultations publiques. Le projet d'horaire, tel qu'il est établi tous les deux ans lors du "grand" changement d'horaire, ne permettra plus que des corrections mineures. Les "Conférences régionales des transports" et les groupements d'intérêt représenteront les intérêts de la population dans cette phase d'élaboration de l'horaire.
24.10.00
De l'avis d'une association nouvellement créée, il convient d'ancrer l'interdiction des vols de nuit aux aéroports et aux aérodromes situés en Suisse dans la constitution fédérale. L'association prévoit de lancer une initiative populaire au niveau fédéral. Le texte provisoire prévoit l'interdiction générale d'atterrir et de décoller en Suisse de 22 heures à 7 heures. Seules exceptions: les atterrissages d'urgence ainsi que les vols d'organes étatiques, les vols militaires et de la Police et les vols de recherche. Les heures bloquées à l'atterrissage peuvent être réduites au maximum de deux heures pour les vols continentaux et de trois heures pour les vols intercontinentaux. Les avions à l'arrivée ou au départ d'aéroports proches situés dans les pays voisins ne sont pas autorisés à voler au-dessous de 1500 mètres d'altitude pour traverser la Suisse de nuit.
25.10.00
La consultation concernant l'horaire suisse des trains et des bus valable dès le 10.6.2001 a commencé aujourd'hui. L'extension de l'offre CFF est caractérisée par une multitude de prestations supplémentaires tant en trafic régional qu'en trafic à longues distances, ainsi que par une augmentation de la vitesse sur la ligne du pied du Jura. Les améliorations des prestations CFF sont rendues possibles grâce à la technique des trains pendulaires et à la mise en route de nombreuses réalisations au titre de Rail 2000. Les trains IC 2000 à deux étages circuleront également en Suisse romande. Le lancement de la cadence semi-horaire entre Bienne et Zurich et entre Bienne et Berne, de meilleures correspondances à Lausanne, ainsi que de nombreuses liaisons supplémentaires en début et en fin de journée constituent les améliorations marquantes du nouvel horaire. Le nombre de kilomètres parcourus par les trains voyageurs des CFF augmentera de quatre millions de kilomètres ou quatre pour cent par an. La consultation lancée dans les cantons durera jusqu'à fin janvier 2001.
25.10.00
Les bus des transports urbains de Frauenfeld seront exploités par la Poste, Car postal Thurgovie-Schaffhouse, dès le mois d'octobre 2001 et ce, pendant dix ans. Il ressort des informations fournies par l'Exécutif du chef-lieu thurgovien que la Poste a présenté l'offre la moins onéreuse. Le contrat de dix ans passé pour l'exploitation des bus de Frauenfeld arrive à échéance à fin septembre 2001. Raison pour laquelle l'Exécutif thurgovien a lancé un appel d'offres en ayant recours aux Transports du Glatttal (VBG) à Glattbrugg ZH pour établir les documents de soumission. Dix offres émanant de neuf entreprises ont été enregistrées jusqu'à l'échéance du 25 septembre. Deux entreprises de transport ont présenté une offre commune en sus de leur propre offre. L'entreprise de transport Seiler SA, qui avait succédé à l'entreprise Hugelshofer en 1991, exploite actuellement le service de bus de Frauenfeld. Ces deux entreprises ont leur siège à Frauenfeld.
25.10.00
Les 100 premiers mètres des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes (NLFA) sont réalisés. Il s'agit d'un tronçon situé près du portail de Bodio et construit à ciel ouvert. Les travaux avancent comme prévu aux chantiers situés au sud des Alpes. Quelque 800 mètres - sur un total de 3200 mètres - de la galerie d'excavation située près du portail sud du nouveau tunnel du Gothard sont creusés, a indiqué AltTransit Gothard SA lors de la conférence de presse qu'elle a tenue sur le chantier de Bodio/Pollegio. Cette galerie servira à transporter le matériel excavé vers un dépôt situé près de Biasca. 550 mètres - soit la moitié - de la galerie de contournement sont en outre aussi creusés. Celle-ci aboutira au point d'attaque à partir duquel sera percé le tronçon de 16,5 kilomètres reliant Bodio à Faido. 1'150 mètres - sur un total de 2'700 mètres - de la galerie d'accès sont percés au point d'attaque intermédiaire de Faido. Les 100 premiers mètres du tunnel de base proprement dit des NLFA ont été réalisés à ciel ouvert, à Bodio. Les deux conduits de béton, à l'intérieur desquels les trains circuleront à pleine vitesse, sont bien visibles dans le paysage. La route cantonale sera bientôt déplacée sous ces conduits. La construction du tunnel de base entre Erstfeld et Bodio, sur une distance de 57 kilomètres, durera une dizaine d'années. La mise en service est prévue en 2011 ou 2012. Les coûts sont estimés à près de sept milliards de francs.
25.10.00
Le trafic aérien doit continuer à supporter lui-même les coûts liés à la protection contre le bruit. La commission des transports du Conseil national a refusé, par 15 voix contre 5 et 4 abstentions, d'avoir recours à la caisse fédérale à cette fin. Rolf Heigetschweiler (PRD/ZH) a demandé, à l'appui d'une initiative parlementaire, que la Confédération contribue également au financement des mesures de protection contre le bruit occasionné par le trafic aérien, comme elle le fait pour la route et pour le rail. La nouvelle ordonnance sur la protection contre le bruit entraîne des coûts de l'ordre de 220 millions de francs pour les aéroports. La majorité de la commission estime qu'il incombe au trafic aérien de couvrir lui-même ses propres coûts externes - selon le principe du pollueur payeur -, ont indiqué les services parlementaires. Ce, étant entendu que le trafic aérien est déjà privilégié du fait qu'il ne paie les droits de douane sur les carburants que pour les vols domestiques.
26.10.00
La signature, à Lucerne, du protocole des transports de la Convention alpine est importante, estime la Commission internationale de protection des Alpes (CIPRA). Les défenseurs de l'environnement mettent toutefois en garde contre le fait que le protocole pourrait demeurer lettre morte. Ce document contraint les huit pays contractuels que sont l'Allemagne, la France, l'Italie, le Liechtenstein, Monaco, l'Autriche, la Slovénie et la Suisse, ainsi que l'Union européenne à mener une politique des transports efficace et respectueuse de l'environnement en favorisant le transfert du trafic de la route sur le rail et en renonçant à la construction de nouvelles routes traversant les Alpes. Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) estime que le protocole continue de permettre la construction de nouvelles routes "à l'intérieur de l'arc alpin". Il n'interdit par exemple pas la construction d'une seconde galerie au tunnel routier du Gothard. La CIPRA voit les choses différemment. Elle considère qu'une seconde galerie au Gothard serait contraire à la lettre et à l'esprit du protocole, celui-ci exigeant qu'il soit renoncé à de nouvelles routes principales franchissant les Alpes, a-t-elle indiqué lors de la conférence de presse qu'elle a tenue à Berne. La CIPRA estime que l'initiative Avanti du TCS, dont l'objectif vise à réaliser une seconde galerie au Gothard et à élargir à six pistes l'autoroute A1, constitue l'attaque la plus dangereuse lancée contre le protocole, dès lors qu'elle porterait atteinte à la protection des Alpes. Le Conseil national s'est prononcé en faveur d'une seconde galerie au Gothard. La CIPRA comprend une centaine d'organisations non gouvernementales, dont l'association "Initiative des Alpes" et l'Association transports et environnement (ATE). Elle coordonne les activités écologiques dans l'arc alpin.
26.10.00
Un catamaran est autorisé à naviguer entre Constance et Friedrichshafen. La préfecture de Constance a donné son autorisation de naviguer sur les eaux du lac de Constance au bac catamaran. L'autorisation est toutefois liée à diverses conditions, a indiqué le préfet Frank Hämmerle aux médias. Les représentants de la compagnie de navigation qui exploitera le catamaran, le maire de Constance, Volker Fouquet, et le maire de Friedrichshafen, Bernd Wiedmann, se sont déclarés très satisfaits de la décision prise. Le projet, dont le coût est estimé à 11,4 millions de marks, devrait être mis en œuvre au printemps 2002, a relevé Volker Fouquet. La compagnie de navigation Katamaran Bodensee GmbH avait déposé sa demande d'autorisation d'exploiter un bac rapide entre Constance et Friedrichshafen en novembre 1998. Deux bacs rapides seront mis en service, qui pourront relier les deux villes allemandes en 43 minutes, à une vitesse maximum de 40 km/h. La préfecture a enregistré 150 recours déposés par des amateurs de sports nautiques, par des pêcheurs et par des défenseurs de l'environnement. Les auteurs du projet, les services industriels de Constance et les services techniques de Friedrichshafen, se sont vus contraints de soumettre celui-ci à un examen d'impact environnemental, à une procédure d'examen conforme aux directives FFH (Flore / Faune / Habitat) de l'UE et à différents autres contrôles. Ces examens ont débouché sur la nécessité de respecter certains critères. L'autorisation a été donnée à titre provisoire jusqu'en 2005. Une ceinture d'écrans sera réalisée qui fonctionnera pendant trois ans pour observer les effets du catamaran sur le monde aquatique, les oiseaux par exemple.
27.10.00
Le projet d'offre de voyage en train de Montreux à Lucerne sans changement (parcours "Golden Pass") avance. Ce projet est réalisable tant techniquement que sur le plan de l'exploitation, a constaté un groupe de travail. La mise en service est possible au plus tôt en 2005. Le président du conseil national, Hanspeter Seiler (UDC/Ringgenberg), a déclaré qu'une lueur commençait à poindre à l'horizon, lors de l'assemblée générale de la Communauté intercantonale pour une 3e voie / Golden Pass, qui compte environ 700 membres. L'ancien directeur d'arrondissement CFF Hans-Kaspar Dick a présenté les résultats obtenus jusqu'ici par un groupe de travail composé des CFF, du MOB et du BLS. Ces sociétés de chemin de fer gèrent les lignes sur lesquelles la future liaison touristique du Golden Pass devrait être exploitée. Le projet vise à poser une 3e voie sur une partie du tronçon pour permettre aux trains équipés de bogies pour voies étroites de circuler de bout en bout. La planification détaillée est en cours. Les coûts inhérents à la pose d'une 3e voie peuvent toutefois déjà être estimés à environ 60 millions de francs, ce qui équivaut approximativement à 1 million de francs le kilomètre. Trois trains au plus pourraient circuler chaque jour dans chaque sens. Un train supplémentaire circulerait quotidiennement d'Interlaken à Montreux et retour. L'analyse du groupe de travail a permis de confirmer les résultats d'une étude réalisée il y a plusieurs années par les Hautes Ecoles de St-Gall, selon lesquels la liaison du Golden Pass pourrait approximativement couvrir ses coûts, a déclaré Hanspeter Seiler. La réalisation de cette liaison a déjà été examinée à la fin des années quatre-vingt. Deux autres projets de liens ferroviaires à caractère touristique entre le Valais et la partie occidentale de l'Oberland bernois pourraient compléter l'offre du Golden Pass.
27.10.00
Les membres des conseils d'administration du chemin de fer du Mittelthurgau (MThB SA) et des CFF SA ont approuvé, cette semaine, un projet de collaboration débouchant sur la création d'une société commune de transports régionaux. Ce faisant, les deux sociétés de chemin de fer visent à développer l'offre de trains régionaux dans la région du lac de Constance. La décision prise ne concerne ni le fret ni l'infrastructure des deux maisons mères. Le MThB et les CFF donneront de plus amples informations à ce sujet au début du mois de novembre.
30.10.00
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a ouvert la 6e Conférence sur les Alpes, qui se déroule pendant deux jours à Lucerne. Le point marquant de l'ordre du jour est sans conteste la signature du protocole des transports de la Convention alpine. Sans développement des transports publics, pas de salut, a déclaré Moritz Leuenberger. Et de poursuivre: c'est le seul moyen d'éviter une paralysie du réseau routier et de mettre en place une politique des transports plus écologique. A elle seule, la Suisse n'est pas en mesure de transférer le fret international de la route sur le rail. Il importe que des conventions, tels les accords sur les transports terrestres ou la Convention alpine, déploient leurs effets. Les Etats signataires de la Convention alpine s'engagent à renoncer à construire de nouvelles routes principales franchissant les Alpes, au travers du protocole des transports. La réalisation d'une seconde galerie au Gothard n'est pas empêchée pour autant, selon Moritz Leuenberger. Participent à la Convention alpine, outre la Suisse, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Liechtenstein, Monaco, L'Autriche, la Slovénie et l'Union européenne. La conférence tient ses assises tous les deux ans à l'échelon des ministres des transports.
30.10.00
Les Transports urbains de Berne (SVB) entendent déployer une nouvelle dynamique en se présentant dans une nouvelle livrée et sous la nouvelle appellation BERNMOBIL. Le conseiller communal Alfred Neukomm a présenté le premier tram rouge caractérisant cette nouvelle dynamique des SVB. Il s'agit d'un véhicule à plancher surbaissé Be 4/8. Seuls les véhicules qui seront retirés du parc avant 2005 n'échangeront pas l'actuelle livrée vert mat contre la couleur rouge. Les anciens véhicules seront remplacés dès 2002 par de nouveaux trams et de nouveaux bus à plancher surbaissé, au nouveau look. Des consoles d'information seront installées à tous les points d'arrêt. Le personnel des SVB s'annoncera sous la nouvelle appellation de BERNMOBIL à partir du printemps 2001. Les badges du personnel et l'emblème des transports urbains seront remplacés. De l'avis du responsable des Transports urbains, la nouvelle présentation et la nouvelle identité n'ont rien d'une opération de cosmétique, elles sont l'expression d'une entreprise performante et moderne.
30.10.00
Les CFF investiront quatre millions de francs l'an prochain, à l'occasion du 125e anniversaire de la ligne de la vallée de la Töss, dans la modernisation des 13 gares situées entre Sennhof-Kyburg et Tann-Dürnten. Les travaux seront terminés en juillet 2001. Le 125e anniversaire de la ligne sera commémoré les 25 et 26 août 2001. Le maintien de la ligne ferroviaire étant incertain, les CFF ont peu investi dans la modernisation des gares de la vallée de la Töss au cours de ces dernières décennies. L'élimination de voies et d'aiguillages ainsi que la réduction du personnel opérant dans les gares et dans les trains ont été plutôt mal perçues par les passagers, a déclaré le représentant des autorités, M. Mester. Le porte-parole des CFF, Christian Ginsig, a précisé que les CFF poursuivaient maintenant une stratégie de développement. Un revirement complet a été enregistré lors du changement d'horaire 1999 à la faveur de l'introduction de la cadence semi-horaire dans la partie inférieure de la vallée de la Töss. En modernisant les gares, les CFF entendent redorer le blason des transports publics dans la vallée. La promotion de la région bénéficie ainsi d'un appui bienvenu.
31.10.00
La régie des bus du Liechtenstein (LBA) a récemment confié à Car postal Suisse l'exploitation du service des bus dans la principauté. La nouvelle orientation prise en matière de transports publics régionaux au Liechtenstein prendra effet lors du changement d'horaire du 10 juin 2001. La LBA et Car postal Suisse entendent se démarquer en ayant recours à une nouvelle génération de véhicules respectueux de l'environnement. L'entreprise MAN livrera l'an prochain 19 bus de ligne à plancher surbaissé, alimentés au gaz naturel. D'autres commandes seront passées ces prochaines années.
31.10.00
Les ministres de l'environnement des pays alpins, réunis à Lucerne, ont signé le protocole des transports de la Convention alpine. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger et les organisations de protection de l'environnement se sont déclarés satisfaits, alors que les milieux économiques et les associations du transport routier ont annoncé leur opposition. En passant cet accord, la Suisse, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Liechtenstein, Monaco, l'Autriche et la Slovénie s'engagent à mener une politique des transports efficace à long terme. La signature semblait quelque peu compromise en raison des réserves émises par la région autrichienne du Vorarlberg. La renonciation à la construction de nouvelles routes principales à travers les Alpes constitue l'élément essentiel du protocole. L'aménagement de nouvelles routes servant au trafic intérieur de la zone alpine demeure possible pour autant qu'elles répondent à certains critères liés aux effets produits à long terme. Les pays veillent à coordonner les nouvelles constructions et les modifications importantes apportées à l'infrastructure de transport. La construction d'une seconde galerie au tunnel du Gothard n'est pas interdite par la convention internationale, selon le Conseil fédéral. Les défenseurs de l'environnement contestent cependant cette interprétation. La Commission internationale sur la protection des Alpes, l'Association transports et environnement (ATE) et l'Initiative des Alpes sont toutefois unanimes à considérer que la signature du protocole représente un pas important. Le canton d'Uri place pour sa part de grands espoirs dans ledit protocole. Quant aux milieux économiques, ils ne sont pas satisfaits. L'Union des arts et métiers et economie suisse craignent que ce document freine l'expansion économique de la Suisse. La Fédération routière suisse et l'Association des transports routiers (Astag) entendent emboîter le pas des associations économiques et empêcher la ratification dudit protocole par les Chambres fédérales. La signature du protocole représente une percée, même s'il faudra beaucoup de temps pour que ce document déploie tous ses effets, a déclaré Moritz Leuenberger. Les principes consignés dans le protocole coïncident avec ceux de la politique suisse des transports. Ces principes sont maintenant aussi repris par les pays voisins.
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