|
(Berne, 25.2.05). Du point de vue des chemins de fer suisses, le tachygraphe numérique pour les poids lourds est une bonne chose. La nouvelle ordonnance sur les cartes des appareils de contrôle porte pour l’essentiel sur les transports routiers de marchandises et de personnes. Les chemins de fer sont néanmoins concernés indirectement. De l’avis de la LITRA, le tachygraphe numérique permet d’éviter le dumping social et le dumping en matière de sécurité dans le secteur des transports routiers professionnels. Si le temps de conduite effectif est de l’ordre d’une vingtaine d’heures par semaine sur le rail, il arrive régulièrement que des chauffeurs routiers soient contrôlés dont le nombre d’heures de conduite avoisine cet ordre de grandeur en une seule journée. Le tachygraphe numérique peut contribuer à améliorer la situation par rapport au tachygraphe analogique, grâce à sa capacité d’enregistrement supérieure et à la sécurité qu’il offre contre les falsifications. Plus la période de contrôle enregistrée par le tachygraphe numérique sera longue, mieux les normes de sécurité routière seront respectées. Le tachygraphe numérique peut, sur la base d’une période de contrôle d’au moins 30 jours, largement contribuer à réduire les distorsions de concurrence qui pénalisent aujourd’hui les transports ferroviaires. Encore faut-il que cet effet positif ne soit pas mis en péril par un assouplissement de la législation actuelle en matière de sécurité dans la circulation routière, pour être en conformité avec des normes moins strictes de l’Union européenne. La LITRA estime par conséquent judicieux de renoncer à porter à 48 heures, voire à 60 heures dans des cas exceptionnels, la durée maximale du temps de travail hebdomadaire dans le trafic routier, telle que cela est proposé dans le cadre de cette adaptation de la législation.
|