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Septembre 1999

1.9.99
Un plat bio variant chaque mois complète désormais l'offre MITROPAdans les voitures-restaurants des trains ICE, InterCity et EuroCity circulant sur les lignes des Chemins de fer allemands SA en Allemagne ainsi que des trains EuroCity circulant sur les lignes CFF en Suisse. Cette extension de l'offre a été rendue possible grâce à la coopération de MITROPA et de Bioland, réalisée à l'initiative du WWF allemand et des Chemins de fer allemands SA. MITROPA est ainsi le premier service de restauration ambulant en Allemagne à proposer régulièrement des plats bio.

1.9.99
La nouvelle centrale de réservation nationale PubliCar aura son siège à Delémont. Dix places de travail environ seront ainsi créées dans le Jura au début de l'an prochain. Le gouvernement jurassien s'est félicité de la décision prise par la direction de Car postal Suisse. Le PubliCar est une offre hybride tenant du car postal et du taxi.

1.9.99
Le gouvernement tessinois est scandalisé de la décision prise par le Conseil fédéral de ne plus autoriser l'essence contenant du plomb à partir du 1er janvier 2000. Il a fait part, par courrier, de ses regrets qu'une exception n'ait pas été admise pour le Tessin. La décision de la Berne fédérale touche particulièrement la région méridionale du Tessin dans la mesure où une part non négligeable des stations-service vend encore de l'essence contenant du plomb aux automobilistes italiens surtout.

2.9.99
La majorité de la commission des transports du Conseil des Etats ne souhaite pas emboîter le pas du Conseil national s'agissant de l'enveloppe destinée à la promotion du trafic combiné. Elle propose au Conseil des Etats d'accorder 2,85 milliards de francs au maximum pour les années 2000 à 2010. Ce montant correspond à celui retenu par le Conseil fédéral. Le Conseil national a augmenté l'enveloppe à 3,3 milliards de francs. Une minorité socialiste/démocrate de la commission des transports du Conseil des Etats fait sienne la proposition du Conseil national, alors qu'un duo radical souhaite limiter le montant à 2,2 milliards de francs. Selon le président de ladite commission, Theo Maissen (Grisons, PDC), la majorité n'estime pas opportun de mettre des fonds en réserve à disposition, considérant qu'il sera toujours possible d'envisager une rallonge ultérieurement au cas où l'objectif de transfert serait menacé. La majorité de la commission partage également l'avis du Conseil fédéral en ce qui concerne l'objectif de transfert, qui prévoit que le nombre de poids lourds franchissant les Alpes ne devra pas être supérieur à 650 000 par année un an après l'ouverture du tunnel de base du Gothard. Une faible majorité souhaite que cet objectif soit atteint un an après l'ouverture du tunnel de base du Lötschberg déjà. Une minorité importante préfère renoncer à fixer une date limite concrète en visant un maximum de 650 000 trajets aussi rapidement que possible. A noter que le Conseil national s'était rallié, à une faible majorité, à la proposition du Conseil fédéral. Le président de la commission Theo Maissen considère que la question du délai à retenir pour atteindre l'objectif est extrêmement délicate, le sujet pouvant faire l'objet d'une votation populaire. Et d'ajouter qu'il faut néanmoins demeurer réaliste, la solution transitoire convenue pour les 40 tonnes (contingents et trajets à vide) et les camions de 28 et de 34 tonnes qui continueront de circuler représentant environ un million de trajets. Une réduction à 650 000 trajets, à atteindre un an après l'ouverture du tunnel de base du Lötschberg, n'est pas réalisable. La commission des transports du Conseil des Etats ne veut transférer que le trafic de transit de la route sur le rail, soit sans le trafic domestique et le trafic import/export. Le Conseil national a, quant à lui, rejeté une telle limitation en raison de son caractère discriminatoire.

2.9.99
Les mesures de protection de la ligne du BLS entre Ausserberg (VS) et Brigue vont être renforcées suite aux conditions météorologiques extrêmes de ces dernières années. Il s'agit de construire de nouvelles installations de protection contre les chutes de pierres et contre l'érosion, d'une part, et de reboiser la zone en pente située au-dessus de la rampe sud du Lötschberg pour en améliorer la sécurité, d'autre part. Ces travaux sont devisés à 2,12 millions de francs. Ils seront réalisés au cours des sept prochaines années. Le conseil d'administration du Chemin de fer Berne-Lötschberg-Simplon SA (BLS), propriétaire de ladite zone, a approuvé le projet. La Confédération et le canton du Valais prennent un montant de quelque 1,63 million de francs à leur charge.

2.9.99
L'Union des transports publics (UTP) a tenu ses assises à Nyon. A cette occasion, son président, Christoph Stucki, a plaidé la cause des transports publics en demandant que le système imbriqué soit sauvegardé, voire développé. Il a fait référence aux jalons importants qui ont été posés pour le développement du trafic à longues distances sous forme du projet Rail 2000 et du projet de financement des infrastructures des transports publics (FTP). Il s'agit maintenant de compléter la chaîne de transport en s'attelant à l'amélioration des transports publics dans les agglomérations. Le financement constitue l'obstacle numéro un. Il faut dire que la Confédération ne souhaite pas soutenir financièrement le développement des transports publics de proximité à l'appui de la nouvelle péréquation financière. Or, cantons et communes ne sont pas en mesure de financer seuls les investissements dans ce secteur. Raison pour laquelle l'UTP demande que la Confédération participe dorénavant directement au financement des grands projets du trafic de proximité. L'offre de transports publics suisse soutient aisément la comparaison avec celle des autres pays. Carl Pfund, directeur UTP, a toutefois tenu à en rappeler les carences. C'est ainsi que le confort et l'aspect des véhicules, ainsi que l'information des clients et les points d'arrêt ne répondent souvent pas aux désirs de la clientèle. Des solutions existent certes. Le client ne constitue toutefois pas encore partout la préoccupation majeure des entreprises. Les mises au concours des prestations en trafic régional ont mis en évidence les coûts générés par le personnel. Aussi s'agit-il de mettre en place une convention collective de travail. En l’occurrence, la semaine de 39 heures n'est pas un tabou. L'UTP souscrit à un contrat-cadre susceptible d'être adapté en fonction des conditions régionales. Les objectifs visés par le libre accès au réseau ferroviaire n'ont pas encore été atteints. Il n'empêche: la réforme des chemins de fer doit être poursuivie, en tenant compte cependant des expériences faites en Grande-Bretagne suite à la privatisation des chemins de fer. La liberté d'action des entreprises, requise par les instances politiques, ne saurait toutefois être annihilée par une régulation de grande envergure.

2.9.99
Le Conseil des Etats s'est prononcé en faveur de la loi fédérale sur la mise en oeuvre de l'accord sur les transports terrestres passé avec l'UE, par 37 voix contre 0. Par 36 voix contre 0, il a approuvé la loi sur le transfert du trafic et une enveloppe de 2,85 milliards de francs pour la promotion du fret ferroviaire. S'il en va selon la volonté du Conseil des Etats, le trafic des poids lourds à travers les Alpes ne sera pas réduit à 650 000 trajets par année un an après l'ouverture de l'axe des NLFA au Lötschberg (2007) ou au plus tard un an après la mise en exploitation du tunnel de base du Gothard (2013). Le Conseil des Etats souhaite en effet que l'objectif de transfert soit atteint "le plus rapidement possible". Il a été répété à tour de rôle qu'il ne s'agissait en aucun cas d'édulcorer l'initiative des Alpes. La nouvelle proposition est guidée, elle aussi, par la volonté de ne pas fouler aux pieds la décision populaire portant sur l'initiative des Alpes (réduction à 650 000 du nombre de trajets de poids lourds d'ici 2004). Reste à voir comment le Conseil national percevra la décision du Conseil des Etats lors de l'élimination des divergences. La Chambre du peuple entend mettre 3,3 milliards de francs à disposition pour l'encouragement du fret ferroviaire de l'an 2000 à l'an 2010. La Chambre haute estime, à une large majorité, ce montant trop élevé et s'en tient à l'enveloppe de 2,85 milliards de francs proposée par le Conseil fédéral. Les deux Chambres sont unanimes en ce qui concerne la portée des mesures d'accompagnement pour les transports terrestres: celles-ci ne sauraient se limiter au seul trafic poids lourds "de frontière à frontière".

10.9.99
Les CFF changent de cap après des décennies de désengagement au niveau des petites gares: ils entendent en effet ouvrir près de 50 nouveaux points d'arrêt en trafic régional à moyen terme. L'objectif visé: se rapprocher de la clientèle en tenant compte du développement de l'habitat. Les CFF analysent présentement la situation géographique et le nombre de points d'arrêt de toutes leurs lignes régionales du fait que le réseau ferroviaire, qui date pour l'essentiel du siècle dernier, n'a pas été partout adapté à l'évolution de l'aménagement du territoire. Cette lacune peut être comblée partiellement en améliorant la situation des points d'arrêt ferroviaires dans les grands villages et la desserte des centres d'habitation, des zones industrielles et des centres commerciaux, qui ne se trouvent plus nécessairement au centre des localités. S'y ajoute, selon les CFF, une liste de quelque 20 points d'arrêt qui feront l'objet d'un examen ou qui seront planifiés à la demande des communes et des cantons. Les CFF examinent de surcroît l'aménagement de davantage de points d'arrêt avec halte sur demande, selon le modèle des chemins de fer privés, dans le but de réduire le temps de parcours des déplacements de bout en bout.

10.9.99
Le nouveau centre de compétences pour les matériaux composites renforcés par des fibres et pour la technologie de la construction-sandwich de l'entreprise Alusuisse Airex Composites a été mis en service officiellement. En déplaçant sa production de Arbon à Altenrhein (zone industrielle et d'artisanat), l'entreprise appartenant à algroup (groupe Alusuisse Lonza) s'est donnée les moyens de se développer, puisqu'elle dispose de 9000 m² pour la production, l'entreposage et l'administration; quatre lignes de production sont installées dans une halle de fabrication largement dimensionnée. Ce nouveau site a nécessité un investissement de près de 12 millions de francs suisses. Alusuisse Airex Composites, qui emploie près de 100 personnes à Altenrhein, travaille en étroite collaboration avec d'autres entreprises spécialisées d'algroup pour répondre aux besoins de la clientèle dans les segments de marché "véhicules routiers et ferroviaires des transports publics" et "automobiles". L'activité principale porte sur les parties en matériau composite renforcé par des fibres qui composent la structure même des véhicules, ainsi que sur la technologie de la construction-sandwich. Alusuisse Airex Composites a recours à une technologie ultramoderne, telles la technique à injection (sous vide et sous pression), la technique du collage sous vide (vacuum) et la technique de bobinage. Ces techniques sont appliquées pour réaliser des cabines de conduite, le nez et la caisse des véhicules ferroviaires, d'une part, et des parties entières de la structure des bus et des véhicules ferroviaires, d'autre part. Sans oublier des groupes de fabrication de grande valeur pour l'industrie automobile et d'autres branches industrielles.

14.9.99
Le toit d'un bâtiment des Transports publics genevois (TPG) a été équipé d'une installation photovoltaïque, composée de 1400 panneaux solaires. Il s'agit de la plus grande installation d'énergie solaire des transports publics en Suisse. L'installation, d'une puissance maximale de 154 kilowatt, fournit l'énergie électrique pour l'exploitation des trams et des bus. Une installation de même type (100 kilowatt) est prévue à Lausanne.

14.9.99
Le tronçon Mattstetten - Rothrist, long de 45 kilomètres, forme l'épine dorsale de Rail 2000. Des chantiers sont en route sur pratiquement tous les tronçons de ce grand projet, longtemps combattu. Un premier objectif est d'ores et déjà atteint: le franchissement de l'Emme près de Rüdtligen-Alchenflüh/Kirchberg, le chantier le plus spectaculaire de la ligne, est réalisé. La ligne sera opérationnelle sur toute sa longueur en l'an 2005. Le temps de parcours entre Berne et Zurich sera réduit d'un quart d'heure. Il faudra alors moins d'une heure pour faire le trajet.

14.9.99
Dix milliards de coûts non couverts chaque année sont le fait des déplacements individuels sur la route et sur le rail. Sept milliards sont occasionnés par le trafic automobile. Tel est le constat qui ressort des études du programme de recherche "Transports et environnement" du Fonds national suisse, récemment publiées. Et l'on sait que les coûts non couverts vont encore augmenter à 7,7 milliards de francs pour le trafic individuel sur la route, du fait que les recettes provenant des droits de douane sur les carburants vont baisser. Les experts en économie et en transport qui ont participé au programme de recherche ont, pour la première fois, analysé systématiquement les mécanismes qui permettraient de faire supporter les coûts non couverts à ceux qui les occasionnent. Leurs conclusions: introduire une redevance voitures liée aux prestations, analogue à celle qui vient d'être décidée pour les poids lourds. Une redevance de quelque cinq centimes par kilomètre permettrait de couvrir les coûts externes. Ce modèle devrait remplir sa fonction en ce qui concerne les poids lourds. Les experts du Fonds national estiment en effet que les transporteurs routiers couvriront leurs coûts à l'aide de la redevance poids lourds liée aux prestations et que la taxe sur les carburants pourrait être transformée en une redevance CO² et être abaissée à long terme. Il serait de surcroît nécessaire que l'assurance responsabilité civile prenne à sa charge un montant de l'ordre de 200 à 300 francs par assuré au titre des coûts d'accidents non couverts. Lors de la présentation de son étude "Le financement du trafic de demain", Hansjörg Blöchliger a mis le doigt sur le déséquilibre qui caractérise le système de financement: la Confédération encaisse en effet davantage pour les routes qu'elle ne dépense à ce titre. Les communes, en revanche, accusent un déficit de 1,5 milliard de francs. Une situation analogue se présente dans les cantons: les cantons du Jura et du Valais obtiennent davantage d’argent qu'ils n’en versent, alors que le canton de Zurich se trouve en première position, détaché, en ce qui concerne les redevances versées. Confédération, cantons et communes dépensent 30 milliards de francs par année au titre du trafic individuel et des transports publics. Et, pourtant, cette manne n'est pas véritablement bien perçue. Raison pour laquelle les experts proposent que le réseau des autoroutes soit remis à des sociétés d'exploitation indépendantes qui se financeraient pas le biais de péages, d'une part, et que le fonds affecté au financement des grands projets de transports publics (FTP) soit transformé en un fonds d'investissement et de gestion des grands projets dans le secteur des transports.

16.9.99
Le tunnel routier du San Bernardino, construit en 1967, va être doté d'une galerie de sécurité, trois autres tunnels de l'autoroute A13 seront équipés d'un éclairage de secours en cas d'incendie, 30 installations feront l'objet d'un contrôle. Une deuxième galerie au tunnel routier du Gothard ne s'impose pas pour des raisons de sécurité, l'intensité du trafic étant déterminante et les erreurs commises par les conducteurs étant plus graves que les carences de l'infrastructure. Telles sont les premières conclusions d'un groupe d'experts (Task force) de l'Office fédéral des routes, qui a examiné la sécurité de 102 tunnels du réseau autoroutier suisse.

17.9.99
A partir du mois d'août 2000, le transfert des données et des informations électroniques dure à peu près un dix-millième de seconde pour franchir les 35 kilomètres séparant Spiez de Zweisimmen. Le Chemin de fer du Lötschberg SA (BLS) installera en effet ces prochains mois un câble composé de 96 fibres optiques et renouvellera le caniveau posé le long de la ligne du Chemin de fer du Simmental. Ce, avec le concours des trois partenaires du secteur des télécommunications et du secteur de l'énergie que sont Diax, Cablecom et BKW. En participant financièrement aux coûts des travaux, ces entreprises s'assurent un nombre fixe de fibres optiques. Outre le chemin de fer, une part importante de la population et de l'économie est de plus en plus tributaire de données et d'informations fiables, susceptibles d'être obtenues rapidement. Le BLS a installé un premier câble à fibres optiques entre Thoune et Interlaken, en 1993. Depuis lors, il équipe le reste de son réseau par étapes. Une fois la transformation dans le Simmental réalisée, il ne restera plus au BLS que le tronçon Berne - Schwarzenburg à équiper de câbles à fibres optiques, sur les 245 kilomètres que compte son réseau.

22.9.99
Les Chemins de fer allemands SA ont réfuté la critique selon laquelle ils ne répercutaient pas la réduction accordée par la Suisse sur les transports de fret. La DB Cargo SA à Mainz a communiqué qu'elle rejetait les reproches dénués de fondements faits par le ministre suisse des transports. Elle ne comprend pas le point de vue du conseiller fédéral Moritz Leuenberger, dès lors qu'elle n'a pas modifié les tarifs du trafic combiné depuis le début de l'année et qu'elle n'a pas annoncé d'augmentations pour l'an prochain. Les prix des trains-kilomètres suisses seraient effectivement nettement plus élevés que ceux de la DB. La politique des prix pratiquée par les Chemins de fer allemands a été abordée au Conseil national lors du débat sur les mesures d'appoint liées à l'accord sur les transports.

22.9.99
La commission des transports du Conseil des Etats entend éliminer un nouvel obstacle sur la voie qui conduit à une entente portant sur les mesures d'appoint pour les transports terrestres. Elle propose en effet au conseil de se rallier à l'objectif de transfert décidé par le Conseil national, en vue de la prochaine phase de la procédure d'élimination des divergences. L'objectif retenu par la Chambre du peuple prévoit que le nombre maximum de 650 000 trajets de poids lourds franchissant les Alpes, qui résulte de l'article sur la protection des Alpes, doit être atteint le plus rapidement possible, mais au plus tard deux ans après l'ouverture du tunnel de base du Lötschberg; l'état d'avancement de la planification des travaux permet aujourd'hui de dire que l'objectif devrait être atteint au plus tard en 2009. Une réduction du prix des sillons et l’octroi de subventions sont prévus en priorité. Les avis divergent encore en ce qui concerne le montant que la Confédération devrait mettre à disposition à ce titre. Le Conseil national avait opté pour 3,3 milliards de francs. Le Conseil des Etats ne prévoit, quant à lui, que 2,85 milliards de francs, à l'instar du Conseil fédéral. La commission des transports n'a pas modifié sa position, de sorte que la divergence existant entre les deux Chambres devrait demeurer sur ce second point important.

23.9.99
La commission des transports du Conseil national maintient sa décision d'affecter 3,3 et non 2,85 milliards de francs à la promotion du fret ferroviaire. Elle propose au conseil de ne pas souscrire à l'offre de compromis du Conseil des Etats. Ce dernier a finalement cédé sur la question du délai prévu pour le transfert en souscrivant au délai de deux ans après l'ouverture du tunnel de base du Lötschberg. Il a en revanche campé sur ses positions en ce qui concerne la subvention ferroviaire de 2,85 milliards de francs. Désireuse de parvenir à atteindre l'ambitieux objectif de transfert de la route sur le rail, la commission des transports du Conseil national n'est pas entrée dans le jeu des concessions croisées - comme l'ont indiqué les services parlementaires - en décidant par 13 voix contre 8 de maintenir le montant de la subvention à 3,3 milliards pour les années 2000 à 2010. Estimant que les produits de la redevance des contingents de poids lourds de 40 tonnes doivent être utilisés pour favoriser le transfert sur le rail des transports routiers de marchandises et non revenir à raison d'un tiers aux cantons, la commission n'entend pas non plus lâcher du lest sur ce point. Les contingents ne seraient toutefois plus liés à un nombre fixe de trajets ferroviaires.

29.9.99
Une enveloppe de 12,6 milliards de francs, répartie en deux phases, est prévue pour la réalisation des nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes suisses (NLFA) [prix et projet 1998, sans renchérissement, TVA et intérêts]. Il est prévu que certains chantiers pourront être déclarés prioritaires à la demande du Conseil fédéral et que la première étape des travaux sera avancée. Au Conseil national, Georges Theiler (PDR, Lucerne) s'est prononcé en faveur d'une entrée en matière tout en étant d'avis que le crédit devrait être fixé à hauteur du montant approuvé par le peuple, soit 13,6 milliards de francs. En réduisant artificiellement le montant du crédit, on ferait croire au peuple que les NLFA coûteraient 1 milliard de francs de moins. Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger a objecté qu'il n'est en aucun cas prétendu que les NLFA seraient devenues moins chères. De nombreux facteurs, tels le renchérissement, la TVA et les intérêts, ne peuvent être déterminés aujourd'hui avec exactitude, d'où le fait que ces variables ont été écartées. Lors des votes qui ont suivi, le Conseil national a, par 115 voix contre 37, abondé dans le sens du Conseil fédéral et rejeté la proposition minoritaire de G. Theiler.

29.9.99
Le directeur de l'Economie zurichoise, le conseiller d'Etat Ruedi Jeker, et le chef de l'Office cantonal des transports, Georg Elser, ont, lors de la conférence de presse, donné des informations sur l'évolution du trafic attendue jusqu'en l'an 2005 dans la zone économique de Zurich. Il ressort des résultats de trois bureaux d'ingénieurs, qui reposent il est vrai sur un grand nombre d'inconnues, que l'accroissement relatif (et non en chiffres absolus) le plus marqué du trafic concerne le trafic international voyageurs et marchandises.

30.9.99
Quand bien même les camionneurs ont perdu la bataille de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) en votation populaire en dépit des grands moyens mis en oeuvre, le Conseil national a laissé entendre qu'en ce qui concerne le financement des appareils de saisie des prestations les coûts devraient être supportés par la Confédération et non par les camionneurs. L'appareil est l'élément central de la mise en oeuvre de la RPLP et d'une éventuelle redevance de transit alpin. Il recense les kilomètres parcourus et enregistre les passages à travers les Alpes. Il devrait coûter environ 1500 francs, sans la pose et sans les coûts d'immobilisation du véhicule. Le Conseil national a, par 123 voix contre 26, approuvé un crédit de 235,3 millions de francs au titre de la perception de la redevance poids lourds liée aux prestations, de sorte que les camionneurs n'ont pas à financer les appareils de saisie.

 

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