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Septembre 2000

1.9.00
Les CFF mettent leur plan à exécution en Angleterre: ils se portent candidats, avec l'entreprise John Laing Investments, une filiale de l'entreprise de construction anglaise John Laing, à l'acquisition de deux licences sur le marché ferroviaire britannique privatisé. Un contrat de franchise a été signé à Londres qui porte sur l'exploitation des réseaux ferroviaires Thames et Wessex, d'une longueur de 1400 km et comprenant 300 gares situées à l'ouest de la capitale britannique. Les deux entreprises, qui ont constitué un partenariat de candidature, se partageront les coûts de candidature de 10 millions de francs. Les franchises portent sur une durée de 12 à 20 ans. Les CFF tablent sur des investissements de l'ordre de 100 à 150 millions de francs, après une première estimation grossière. L'autorité ferroviaire "Strategic Rail Authority" procédera vraisemblablement aux adjudications dans le courant de l'été 2001. Ce, sur la base de facteurs financiers et de facteurs liés à la sécurité. La reprise des réseaux serait opérée en 2002 ou en 2003. L'engagement des CFF en Angleterre a engendré des réactions diverses. C'est ainsi que le syndicat du personnel des transports (SEV) considère que les CFF "font fausse route tant sur le plan politique, économique que stratégique, le profit susceptible d'être tiré de l'opération étant sans commune mesure avec les risques qui lui sont liés". Le SEV a demandé aux CFF de "ne pas se mêler de cette affaire à haut risque". Le syndicat transfair a, lui aussi, fait état d'une "aventure comprenant des risques qui ne peuvent être cernés" et indiqué que les CFF avaient suffisamment de tâches à remplir dans le pays au lieu de "se lancer dans des investissements à haut risque à l'étranger". Quant au Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC), il est d'avis que l'opération est de nature à renforcer la capacité concurrentielle des CFF sur le marché international. Il observe de surcroît qu'elle constitue une conséquence logique des accords bilatéraux dans la mesure où, ce faisant, les CFF apportent un contrepoids à la venue en Suisse d'opérateurs étrangers.

4.9.00
La majorité du Parlement zurichois a estimé que le moment n'était pas encore venu de débattre du déclassement des routes de raccordement en ville de Zurich, envisagé en tant que mesure d'appoint à la construction d'un tunnel autoroutier sous le lac. Il faut rappeler que le PS avait déposé un postulat visant à modifier le plan cantonal. Les routes de transit qui relient la rive gauche et la rive droite du lac de Zurich au réseau des routes nationales devraient "tomber sous le coup d'un déclassement en cas de substitution". Le canton a un intérêt vital à ce que le tunnel devienne un tronçon du réseau autoroutier, si le Parlement devait un jour décider de sa réalisation, a indiqué la directrice des travaux Dorothée Fierz (PRD). Et de préciser que la Confédération ne saurait se lancer dans l'opération sans que le tunnel soit réalisé en échange de la route "Sihltiefstrasse" en ville de Zurich. Les auteurs du postulat craignent que la construction d'un tunnel sous le lac n'engendre pas de réduction de trafic dans la métropole zurichoise, mais offre simplement des capacités d'absorption supplémentaires pour le trafic de transit. Ils en veulent pour preuve la route "Rosengartenstrasse", sur laquelle le trafic n'a pas baissé suite à l'ouverture du coutournement autoroutier nord. Le déclassement des routes de transit et l'abandon de la liaison de raccordement au réseau autoroutier Brunau-Letten (Sihltiefstrasse) ont été rejetés respectivement par 96 contre 41 voix et 93 contre 39 voix.

4.9.00
Les CFF ont réalisé un bénéfice de 80,7 millions de francs durant le premier semestre 2000. Ils communiquent que les recettes ont augmenté aussi bien en trafic des voyageurs qu'en trafic des marchandises. Le nombre de passagers transportés s'est accru légèrement. Les recettes et les dépenses d'exploitation se sont élevées respectivement à 2905,4 et à 2699,7 millions de francs, d'où un excédent d'exploitation de 205,7 millions de francs. Le bénéfice s'élève à 80,7 millions de francs, compte tenu des recettes et des charges financières. Il est supérieur à celui enregistré au cours du premier semestre 1999. Les nouveaux principes comptables instaurés en l'an 2000 rendent toutefois la comparaison boiteuse. Les CFF tablent sur un bénéfice annuel légèrement supérieur à celui de l'année précédente (120 millions de francs). Le nombre de passagers transportés au cours du premier semestre 2000 est en augmentation par rapport à 1999: 126'7000'000 personnes ont en effet utilisé les services des CFF, soit 2'600'000 ou 2,1 pour cent de plus qu'une année auparavant. Les recettes de billets se sont accrues de 29,5 millions ou 3,8 pour cent pour atteindre 801,7 millions de francs. Un nombre croissant de passagers se sont laissés inspirer par la publicité des CFF et ont acheté un abonnement demi-tarif. Le nombre d'abonnements a augmenté de 25'000 pour atteindre 1,87 million d'unités. Le nombre de passagers qui ne souhaitent plus attendre devant les guichets est, lui aussi, en hausse: 228'000 personnes détiennent un abonnement général, communiquent les CFF. Le réchauffement de la conjoncture engendre des effets positifs s'agissant de l'utilisation de la première classe. Les CFF n'ont pas seulement transporté davantage de passagers, mais aussi davantage de marchandises au cours de six premiers mois de l'année 2000. Le tonnage a en effet augmenté de 5,7 pour cent et a atteint 28,8 millions de tonnes. Quant aux recettes, elles se sont accrues de 6,4 pour cent pour s'inscrire à 530,9 millions de francs. Les transports en transit affichent une progression à deux chiffres. L'exportation de bois portant la signature de l'ouragan "Lothar" ainsi que la demande de transports liée aux nombreux importants chantiers de ce pays ont également contribué à cette embellie. Le personnel et les locomotives ont parfois manqué pour faire face à la forte demande. Les CFF précisent que dans 96 pour cent des cas, les trains de marchandises ont néanmoins respecté les normes de ponctualité strictes qui leur sont imposées. Le degré d'utilisation du réseau a atteint un record. Les kilomètres-trains enregistrés sur les lignes CFF en trafic voyageurs et marchandises ont augmenté respectivement de 8 et de 13 pour cent. L'effectif du personnel CFF continue de baisser. Il a passé de 28'873 en 1999 à 28'300 collaboratrices et collaborateurs en 2000. Les charges de personnel du premier semestre se sont élevées à 1'440,5 millions de francs.

5.9.00
Le canton d'Argovie prévoit d'affecter environ 50 pour cent de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) aux constructions routières et 50 pour cent à d'autres aménagements destinés aux transports. Le Grand Conseil a approuvé la loi routière par 90 voix contre 48. Le canton d'Argovie règle ainsi l'affectation de la RPLP au travers de la révision de la loi. Il a estimé qu'il disposera respectivement de 13 et de 26 millions de francs par année à ce titre à compter des années 2001 et 2005. Le peuple argovien sera appelé à se prononcer sur la révision de la loi le 26 novembre. Le projet concocté prévoit que près de la moitié de la manne sera réservée aux constructions routières ordinaires et que l'autre moitié sera affectée à des projets visant à réduire les coûts externes du trafic routier, tels des aménagements de transports publics, des pistes cyclables, des sentiers pédestres et l'assainissement de passages à niveau. Le PS et les Verts ont voté contre le projet de loi lors du vote final. Ils estiment que la loi "viole la volonté populaire", dès lors que l'affectation d'une partie de la RPLP à la couverture des coûts externes, tels ceux de la santé, ne sont pas repris explicitement dans le projet. Le Parlement a décidé, à une faible majorité et contre la volonté du gouvernement, de stipuler dans la loi que des fonds routiers peuvent être affectés à des aménagements de protection contre le bruit et à des passages destinés au gibier. Le PS a annoncé qu'il ferait recours contre la loi, estimant que celle-ci n'est pas en adéquation avec la loi fédérale sur la RPLP et que le financement des coûts externes occasionnés par le trafic routier était prévu explicitement lors de la votation populaire sur la RPLP.

5.9.00
La route cantonale traversant le Prättigau doit être intégrée dans le réseau des routes nationales. Par 22 voix contre 1 et deux abstentions, la commission des transports du Conseil national a souscrit à une initiative du Conseil des Etats. La Chambre haute avait accepté la proposition déposée par Christoffel Brändli (UDC/GR) lors de la session de juin, contre la volonté du Conseil fédéral. L'initiative demande le changement d'affectation de la route cantonale entre l'A13 près de Landquart et le point de chargement des véhicules au tunnel de la Vereina, situé près de Klosters.

6.9.00
Les expertises techniques d'homologation des types de véhicules peuvent dorénavant être effectuées par des services privés. Les prescriptions concernant les gaz d'échappement vont être rendues plus sévères et applicables aussi aux véhicules utilitaires. Le Conseil fédéral a modifié l'ordonnance régissant l'homologation des types de véhicules routiers et l'ordonnance sur les exigences techniques des véhicules routiers. Les expertises techniques étaient effectuées jusqu'ici par l'Office fédéral des routes. La cession de cette activité à des tiers donnera audit office la marge nécessaire pour attribuer à temps les homologations, précise le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC). Les prescriptions concernant les gaz d'échappement pour les véhicules légers (jusqu'à 3500 kg) et pour les véhicules à moteur lourds sont renforcées et coïncident aux normes européennes (EURO 3 à EURO 5). Des prescriptions régissant les gaz d'échappement des véhicules utilitaires correspondant à celles appliquées dans l'UE ont en outre été édictées pour la première fois. Les prescriptions concernent les moteurs à auto-allumage des véhicules utilitaires et des remorques qui sont autorisés à circuler sur les routes. Le déclenchement et la non-remise en état d'airbags ou d'autres systèmes de protection doivent dorénavant être annoncés au service des automobiles. Les trottinettes et les véhicules à trois roues, à traction électrique, peuvent désormais être admis comme cycles à moteur au lieu de motos légères. Les services cantonaux peuvent nouvellement aussi déléguer l'expertise de remorques jusqu'à 3500 kg - avant la première admission - à des entreprises et à des organismes privés.

6.9.00
Le programme pluriannuel 2001-2002 du canton de Soleure consacré aux transports publics amène des améliorations. La cadence à la demi-heure est introduite en trafic régional sur la ligne du pied du Jura et sur la ligne bleue du RER. En trafic à longues distances, l'offre de la ligne du pied du Jura passe à deux trains par heure entre Zurich, Olten, Soleure et Bienne à partir de 2001. La cadence semi-horaire en trafic régional entre Olten et Soleure complète cette offre en proposant de bonnes correspondances en direction de Bâle, Zurich et Lucerne, communique la chancellerie cantonale. La ligne bleue est la première ligne diamétrale du RER proposée à la cadence semi-horaire pendant toute la journée. Elle relie la vallée de Laufon à la vallée d'Ergolz et assure d'importantes correspondances avec les services grandes lignes à Laufon, à Bâle et à Olten. Les subventions annuelles accordées par le canton de Soleure au titre du programme pluriannuel 2001-2002 passent de 17 à 21 millions de francs. Il est toutefois précisé que la majeure partie du relèvement est liée au recul du financement du trafic régional par la Confédération. Le surplus de charges pour le canton lié aux améliorations contenues dans le programme pluriannuel s'élève à près de 700'000 francs.

7.9.00
Une centrale nationale de régulation du trafic devrait voir le jour en 2010 qui prodiguera des conseils aux automobilistes en leur indiquant des itinéraires à suivre directement dans les véhicules. En ayant recours à la télématique, la Confédération entend rendre le trafic plus fluide. Il est estimé que les automobilistes restent bloqués près de 30 millions d'heures par année dans des embouteillages. Il en résulte des coûts pour l'économie nationale de l'ordre du milliard de francs. L'Office fédéral des routes entend prendre le taureau par les cornes, dès lors que les développements techniques ouvrent d'intéressantes perspectives d'amélioration de l'information des usagers de la route ainsi que du guidage et de la canalisation des flux de trafic. L'Office des routes entend tirer profit de ces nouvelles possibilités. Il a, à ce titre, mis en consultation jusqu'à fin février un plan directeur de la télématique destinée au trafic routier. La Confédération prévoit de mettre en place jusqu'en 2010 les systèmes nécessaires à l'information des usagers de la route et au guidage des flux de trafic. Ce, en coordination avec les cantons, les villes, les communes et les particuliers. Il s'agit pour l'essentiel d'une centrale nationale de régulation des flux de trafic qui donnera des conseils aux usagers de la route en ce qui concerne les itinéraires à suivre, le choix des moyens de transport et les heures de départ recommandées. Il est prévu que les informations seront rassemblées et traitées à l'intention de la centrale nationale de régulation du trafic. Des contrôles automatisés amélioreront la sécurité. Un système de gestion des autorisations de circuler et des péages devrait permettre de maîtriser le volume des flux de trafic.

7.9.00
Le Grand Conseil bernois s'est prononcé, par 144 voix contre 1, en faveur de transports publics le plus accessibles possible aux personnes handicapées, lors de la première journée des débats portant sur la loi sur les transports publics pour les années 2001 à 2005. Une loi qui vise à modifier et à moderniser l'offre de transports publics sur le rail et sur la route (réseau, modes et fréquences de transport) dans le canton de Berne en dépit des mesures d'économies prises. Elle engendrera des coûts annuels de près de 110 millions de francs à la charge du canton.

7.9.00
La Confédération devrait payer au moins un tiers des coûts d'investissements liés au trafic d'agglomération. Telle est l'exigence formulée par le président de l'Union des transports publics (UTP), Chistoph Stucki, lors de l'assemblée générale tenue à Constance. Le président de l'UTP propose de financer le développement des transports publics par le produit de la vente des actions de Swisscom et des licences UMTS, considérant que les produits réalisés par la vente de droits liés au monopole de la Confédération doivent demeurer dans le giron du service public. Le président de l'UTP propose que la Confédération prenne automatiquement à sa charge un tiers de l'investissement des projets dont le coût s'élève à plus de 150 millions de francs et que les villes et les communes puissent obtenir des contributions à hauteur d'un montant global maximum, à définir chaque année, pour les projets de moins grande importance. La contribution fédérale devrait, dans ce cas également, représenter au moins un tiers des coûts d'investissements. Christoph Stucki a relevé que si les transports publics tant voyageurs que marchandises étaient lents aujourd'hui, c'est parce qu'ils subissaient les effets des embouteillages qui se produisent régulièrement autour des grandes villes de ce pays. La construction d'un second tunnel au Gothard n'y changera rien. Peter Vollmer, conseiller national PS, le nouveau directeur de l'UTP, a, quant à lui, invité les membres de l'union à contrer les tentatives de faire des entreprises de transport de simples voituriers. Un tel développement ne manquerait pas d'affaiblir la capacité d'innover des entreprises, a-t-il poursuivi. Or, sans innovation, pas de salut pour les transports publics. Les prestations de service destinées à la clientèle et les nouvelles formes de collaboration entre les entreprises constituent autant d'innovations, a lancé Peter Vollmer.

7.9.00
Le Conseil d'État bernois souscrit en principe au prolongement de la piste de l'aéroport de Berne-Belp. Le prolongement permet de respecter les nouvelles normes de sécurité européennes. La capacité concurrentielle de l'aéroport en dépend. L'offre actuelle en trafic régulier et la capacité concurrentielle de l'aéroport ne peuvent être maintenues qu'au travers de la réalisation du projet, communique l'Office cantonal d'information. Raisons pour lesquelles le gouvernement souscrit sur le fond au projet. Il estime toutefois que le nombre de mouvements d'avion à Berne-Belp ne doit être accru que s'il peut être prouvé que les normes d'impact ne sont pas dépassées. Le Conseil d'Etat lie en outre son assentiment à une série d'exigences environnementales. La piste, longue de 1'310 mètres, devrait être prolongée de 420 mètres, dont 200 mètres en direction du nord et 220 mètres en direction du sud. L'Office fédéral de l'aviation civile a enregistré 31 oppositions contre la demande déposée par la société Alpar SA.

8.9.00
L'Union des villes suisses (UVS) attend une meilleure prise en considération des attentes des villes de la part de la Confédération. Ce, en particulier en ce qui concerne les transports d'agglomération et les mesures d'intégration des étrangères et des étrangers. L'UVS a tenu ses assises annuelles à Schwyz. La collaboration avec la Confédération et la nouvelle péréquation financière figuraient au centre des débats. L'union insiste tout particulièrement sur la nécessité d'une rapide mise en œuvre du nouvel article constitutionnel sur les villes. Le président de l'UVS, Heinz Christen, maire de St-Gall, a relevé lors de la conférence de presse que les instances politiques se préoccupaient davantage du milieu vital urbain et que les centres urbains et les agglomérations étaient perçus comme des moteurs du développement économique. S'agissant de la nouvelle péréquation financière, certaines exigences de l'UVS ont été prises en compte, a-t-il précisé. Sans cacher qu'il y avait encore des problèmes à résoudre, tels la participation financière de la Confédération aux transports d'agglomération et l'octroi d'une péréquation socio-démographique au niveau des charges.

9.9.00
Plus de 1'200 personnes se sont rendues aujourd'hui aux abords du tunnel routier du Gothard à l'occasion du 20e anniversaire de l'ouverture de cet ouvrage. Les festivités ont eu lieu par une température estivale au portail nord de Göschenen (UR) et au portail sud d'Airolo (TI). Il est rappelé que le tunnel routier du Gothard a été inauguré le 5 septembre 1980 au terme de 11 ans de travaux. 150 ouvriers des chantiers d'alors - pour la plupart des frontaliers italiens qui ont fait le déplacement - ont participé aux festivités à Airolo, a déclaré Mario Gagliardi, le responsable de la partie tessinoise du tunnel. Les ouvriers se sont également rendus à la stèle funéraire pour rendre hommage aux 17 mineurs qui ont perdu la vie au cours du percement du tunnel. Une messe y a été célébrée. Quelque 104 millions de véhicules ont franchi le tunnel en 20 ans, soit cinq fois plus qu'initialement prévu.

11.9.00
La ligne Thoune-Spiez a été au centre des débats lors de l'examen par le Grand Conseil bernois de la loi sur les transports publics. La commission avait recommandé le maintien du service ferroviaire. Le Parlement en a décidé autrement, au terme d'un long débat. Par 84 voix contre 76, il a en effet décidé, à l'appel nominatif, de remplacer les trains régionaux par un service de bus. Le gouvernement avait proposé ce remplacement, en particulier pour des raisons financières. Une faible majorité (12 voix contre 11) avait donné la préférence au maintien des trains régionaux, plus rapides que les bus. L'arrêté définissant l'offre 2001 à 2005 a été accepté à une large majorité lors du vote final. Il vise aussi à améliorer le service "Airliner" (Belp-aéroport - Berne), l'offre nocturne de bus et l'offre pour les personnes handicapées.

12.9.00
La partie inférieure du canton de Glaris doit être mieux reliée au réseau CFF. Le Conseil d'Etat propose au Grand Conseil de libérer 1,44 million de francs pour la mise en place d'un service de bus desservant la région à titre d'essai pendant trois ans et demi. Le projet prévoit deux nouvelles lignes de bus reliant Näfels à Ziegelbrücke et à Bilten à partir du 10 juin 2001, en sus du service existant entre Näfels, Obstalden et Mühlehorn, précise le Conseil d'Etat. Des liaisons directes seront ainsi assurées à destination de la partie inférieure du canton de St-Gall et de Ziegelbrücke. Les horaires à Niederurnen et à Näfels sont conçus de telle manière que la correspondance est assurée respectivement avec les bus en provenance et à destination de Ziegelbrücke et avec les trains en provenance et à destination de Glaris et des communes de la région de Kerenzerberg. Le projet permet d'assurer des correspondances optimales au réseau des trains directs et des trains régionaux ainsi qu'aux services de bus. Les communes concernées sont également appelées à participer aux coûts.

13.9.00
Le Conseil fédéral entend raccorder la Suisse occidentale et la Suisse méridionale au réseau ferroviaire européen à grande vitesse. Il a conclu à cet effet des accords avec la France et avec l'Italie en novembre 1999. Ces accords visent à assurer la planification à long terme des raccordements du réseau ferroviaire helvétique au réseau TGV français et au réseau à grande vitesse italien. L'amélioration des tronçons de raccordement au réseau TGV entre Genève, Nantua et Mâcon, entre Lausanne/Berne et Dijon Aisny et entre Bâle et Mulhouse constitue l'élément principal de l'accord passé avec la France. Le temps de parcours entre la capitale française et Genève et Bâle ne devrait plus être que de deux heures et demie, alors que Lausanne serait à deux heures trois quarts de Paris. La Suisse participe aux coûts des raccordements en ayant recours au fonds pour le financement des infrastructures des transports publics. Un montant de 1,2 milliard de francs est à disposition pour financer les raccordements de la Suisse occidentale et de la Suisse orientale. L'affectation de cette somme aux différents raccordements n'a pas encore été définie. Quant à l'accord passé avec l'Italie, il concerne les axes des NLFA du Lötschberg/Simplon vers Milano/Novara et du Gothard vers Novara/Milano. Il vise à améliorer l'accès à l'aéroport de Malpensa et à réaliser et développer les terminaux nécessaires aux transports combinés de marchandises à travers les Alpes. S'y ajoute une nouvelle ligne ferroviaire entre Lugano et Milano. Le financement des raccordements avec l'Italie n'est pas encore réglé. Les deux accords ne définissent pas les différents projets. Ce n'est qu'après leur ratification par les Chambres fédérales que les projets pourront être élaborés. Le Conseil fédéral les soumettra ensuite au Parlement. La Suisse a déjà passé un accord avec l'Allemagne en septembre 1996. Cet accord garantit que les raccordements des NLFA en direction du nord disposeront de suffisamment de capacités pour absorber le trafic futur en tout temps.

14.9.00
La Confédération doit davantage s'engager dans les transports urbains et d'agglomération, demande le service d'information pour les transports publics, la Litra. Celle-ci propose également de nouvelles formes de collaboration afin d'améliorer la capacité concurrentielle des transports publics de ce pays face aux opérateurs étrangers. La Litra indique dans son

rapport annuel que dans aucun autre pays de l'OCDE le gouvernement central ne s'engage aussi peu que le gouvernement suisse dans les transports urbains et d'agglomération. Il ressort du rapport annuel de la Litra qu'une base de financement des transports publics urbains et d'agglomération, sûre et suffisante, fait toujours défaut. Or, près de 70 pour cent de la population habite et travaille en site urbain et périurbain, de sorte qu'un développement ciblé et important de l'offre des transports publics pourrait largement contribuer à décongestionner le réseau routier. Abstraction faite de ce volet, la Suisse devance toutefois largement les autres pays européens s'agissant de la mise en œuvre d'une politique des transports respectueuse de l'environnement. A preuve les NLFA, Rail 2000, les raccordements ferroviaires au réseau européen à grande vitesse et les mesures antibruit. La Litra attire toutefois l'attention sur la croissance continue des transports routiers qui menace de paralyser le trafic. Elle table en effet sur une augmentation des goulets d'étranglement suite à la libération de la limite des 28 tonnes décidée pour les poids lourds dans le cadre des accords bilatéraux sur les transports terrestres passés avec l'UE, considérant que l'introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) n'aura qu'un effet dissuasif mineur. La redevance ne permettrait que de compenser l'accroissement de la limite de poids. Outre les investissements de la Confédération, des cantons et des communes, il est nécessaire, selon la Litra, de trouver de nouvelles formes de coopération entre les entreprises de transports publics.

14.9.00
La voiture ne consommant que trois litres de carburant ne constituera pas encore la norme en Suisse en l'an 2020. Le trafic va continuer à augmenter au cours de ces vingt prochaines années, sans devenir sensiblement plus respectueux de l'environnement et plus sûr, estiment les experts. Le désir de se mouvoir en toute liberté … ou presque demeurera inchangé. Tel est le résultat de l'enquête Delphi réalisée par la Confédération auprès d'une centaine d'experts des services fédéraux, de la recherche et de l'économie privée. S'agissant des prévisions de trafic, les experts prévoient un accroissement pour les transports publics routiers et ferroviaires, pour le trafic aérien et pour le trafic individuel motorisé de respectivement 30, 60 et 20 pour cent. Quant au fret, il devrait augmenter de 40 pour cent sur la route et de 50 pour cent sur le rail et dans les airs. Les efforts visant à transférer le trafic individuel sur les transports en commun (bus et train) et le fret sur le rail devraient porter leurs fruits, estiment les experts. En revanche, ils ne sont pas très optimistes en ce qui concerne Swissmetro: ce projet ferroviaire ne devrait guère être réalisé, ne serait-ce que partiellement - en 2020. Pire, il ne devrait même plus être d'actualité en matière de politique des transports. La voiture ordinaire sera encore équipée d'un moteur à pistons consommant plus de trois litres d'essence en l'an 2020, selon l'étude Delphi. La consommation moyenne d'essence devrait se situer entre trois et huit litres pour une distance de 100 kilomètres. Le nombre de voitures par 1000 habitants passera de 450 à 500. D'une manière générale, les experts ont peu d'espoir de voir l'impact du trafic sur l'environnement se réduire sensiblement jusqu'en l'an 2020. Il ne faut pas s'attendre non plus à ce que des progrès sensibles soient réalisés en matière de sécurité si de grands efforts ne sont pas déployés. En l'occurrence, la télématique peut fournir une modeste contribution. Les coûts occasionnés par le trafic vont encore augmenter, selon l'étude Delphi. C'est ainsi que le trafic individuel devrait renchérir de 25 pour cent, les transports publics et le fret ferroviaire de 20 pour cent, et les transports routiers d'au moins 40 pour cent. Le principe qui veut que les coûts sont portés à la charge de ceux qui les causent jouera un rôle plus important qu'aujourd'hui s'agissant du financement des transports. 50 à 60 pour cent des coûts externes connus seront incorporés dans les prix de transport en l'an 2020. Les impôts et les primes d'assurance seront probablement perçus en fonction des prestations accomplies.

15.9.00
La direction de la société ADtranz suisse a fait savoir lors d'une conférence de presse tenue aujourd'hui à Zurich que les quelque 700 emplois touchés par la restructuration pourront être sauvegardés. C'est le résultat d'intenses efforts déployés par la direction d'ADtranz depuis le début de cette année et des formules originales retenues pour éviter les suppressions d'emplois. ADtranz Suisse a signé un accord avec la société hollandaise de développement et d'investissement Business Creation le 14 septembre 2000. Cette société reprend les ressources libérées à la suite de la restructuration d'ADtranz et permet en tant qu'investisseur la reprise des activités opérationnelles du repreneur RailTech SA. Il peut être admis que les emplois touchés par la restructuration pourront être sauvegardés, a précisé le directeur d'ADtranz Suisse, Alfred Ruckstuhl, aux médias. L'accord signé hier entre ADtranz Suisse et la société hollandaise de développement et d'investissement Business Creation constitue un nouveau jalon du processus de restructuration engagé au début de cette année par ADtranz Suisse. La direction d'ADtranz Suisse s'était donné pour objectif de sauvegarder le plus grand nombre d'emplois possible en ayant recours à des formules originales. Ce but est atteint. De nouvelles perspectives peuvent en effet être proposées dans le secteur de la technique ferroviaire et hors de celle-ci à toutes les collaboratrices et à tous les collaborateurs touchés par l'arrêt de la production d'ADtranz. Aussi ADtranz Suisse suspend-elle les licenciements prévus pour raisons économiques jusqu'à la conclusion définitive des accords d'achat et de reprise avec la société Business Creation. En tant que société de développement et d'investissement, Business Creation investira dans le repreneur qui a d'ores et déjà été créé. Le lancement opérationnel de RailTech est ainsi assuré. Le nombre de collaboratrices et de collaborateurs que reprendra RailTech dépendra toutefois de l'appel d'offres lancé par les CFF pour la 4e série de voitures IC 2000. Business Creation entend acquérir la majorité des actions de RailTech. Une minorité d'actions de RailTech restera en main du management actuel de cette société.

18.9.00
Les formalités douanières seront simplifiées dans le trafic ferroviaire frontalier vaudois et neuchâtelois en direction de Frasnes (F). Le Conseil fédéral a approuvé deux accords passés avec la France, qui adaptent et étendent les accords existants. Il s'agit d'accords standards qui sont passés avec tous les pays voisins de la Suisse. Plusieurs accords de ce type ont déjà été passés avec la France qui reposent sur l'accord-cadre du 28 septembre 1960. Cette collaboration sous forme de services frontaliers juxtaposés vise deux buts. Le premier: elle facilite le passage de la frontière aux passagers puisqu'ils ne doivent plus s'arrêter qu'à un seul endroit ou qu'ils peuvent annoncer dans le train, en cours de route, les marchandises à déclarer. Le second: les organes douaniers peuvent réduire l'effectif de personnel du poste de contrôle concerné et affecter le personnel libéré à d'autres tâches de surveillance.

18.9.00
Les camionneurs peuvent une fois pour toutes adapter le poids total déterminant pour la taxation RPLP à l'utilisation effective par une simple inscription dans le permis d'immatriculation du véhicule. Sont concernés les véhicules immatriculés avant 1999. Le Conseil fédéral a adapté en conséquence l'ordonnance sur les exigences techniques des véhicules routiers en vue de l'introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP). Cet allègement profite avant tout aux camionneurs qui transportent des marchandises légères et qui n'ont pas encore adapté leur parc de véhicules. Le poids total du véhicule sert de base de calcul pour déterminer la RPLP. Il est indiqué dans le permis d'immatriculation et correspond au poids maximum admis par le constructeur du véhicule. C'est ainsi que la RPLP est perçue sur 34 tonnes pour un véhicule affichant ce poids total, même si celui-ci circule régulièrement avec un poids de 25 tonnes. La modification apportée à l'ordonnance permet d'abaisser le poids total du véhicule si son détenteur l'avait immatriculé à son nom avant le 1er janvier 1999. Il n'est en revanche pas possible d'abaisser le poids total à moins de 3'500 kg à seule fin d'éviter le paiement de la RPLP. Les détenteurs des véhicules ont la possibilité de présenter une demande au service des automobiles compétent jusqu'au 31 décembre 2000.

18.9.00
Le Parlement cantonal zurichois entend continuer à promouvoir le fret ferroviaire. Motion à l'appui, il a chargé le gouvernement d'élaborer une proposition allant dans ce sens. Le canton de Zurich a soutenu le fret ferroviaire par deux crédits portant sur un montant total de près de 18 millions de francs entre 1991 et 1998. 24 millions de francs étaient à disposition initialement. La majeure partie a été utilisée pour le subventionnement de voies industrielles. Le second crédit n'ayant pas été entièrement utilisé et le Conseil d'Etat ne voyant pas de potentiel pour construire de nouveaux raccordements, il a décidé de ne plus demander de nouveaux crédits et de stopper cette forme d'encouragement. Cette décision vient au mauvais moment aux yeux de la grande majorité de la gauche au Parlement et d'une partie du PRD. La motion a été acceptée par 70 voix contre 60.

18.9.00
Le consortium ATF, qui construit la galerie d'accès de Ferden au tunnel de base du Lötschberg pour la société BLS Alp Transit SA, est parvenu au niveau du tunnel de base. Le percement de cette galerie d'accès, longue de 3'921 mètres, a ainsi été achevé dans les délais. Il s'agit d'un jalon important dans la réalisation de cet ouvrage. Le consortium ATF a commencé les travaux en décembre 1998. Le portail de la galerie est situé près de la gare de Goppenstein, à l'entrée du Lötschental (VS). Présentant une déclivité variant entre 12 et 12,5 pour cent, la galerie aboutit au niveau du tunnel de base. C'est à partir de là que commencera, d'ici la fin de l'année, le percement du tunnel en direction de Berne et du Valais. Dans l'intervalle, la construction d'un grand nombre de cavernes et de conduits bat son plein. Ces ouvrages, situés au pied de la perpendiculaire, abriteront le futur gros chantier à ciel ouvert. Le percement du tunnel de base est opéré à partir de cinq points d'attaque différents. Les travaux sont en cours dans quatre d'entre eux: à la galerie d'accès de Ferden ainsi qu'aux points d'attaque de Mitholz (BE), Steg/Niedergesteln et de Rarogne. Le chantier de Frutigen sera ouvert en 2001. Le tunnel de base du Lötschberg sera opérationnel en 2006/2007. Il coûtera environ 3,2 milliards de francs.

19.9.00
La route cantonale traversant le Prättigau doit être intégrée dans le réseau des routes nationales. Le Conseil national a accepté une initiative du Conseil des Etats par 105 voix contre 24. La Chambre haute avait adopté la motion déposée par Christoffel Brändli (UDC/GR) lors de la session de juin. L'initiative demande le changement d'affectation de la route cantonale reliant l'A13 près de Landquart au point de chargement des véhicules du tunnel de la Vereina situé dans les environs de Klosters. Le porte-parole de la commission, Max Binder (UDC/ZH) a déclaré que cette modification permettrait au canton des Grisons, dont la charge financière par habitant au titre des routes est au-dessus de la moyenne, de diminuer ladite charge. Il va sans dire que la route du Prättigau ne sera pas transformée en une autoroute de 1ère classe. Cette route a une importance nationale depuis l'ouverture du tunnel de la Vereina. Le raccordement de l'Engadine et des vallées méridionales du canton des Grisons au nord du canton répond à un réel besoin. Enfin, le changement d'affectation n'engendrera pas de préjudice, a poursuivi Max Binder. C'est précisément la crainte de Pia Hollenstein (Verts, SG), qui précise qu'une extension n'est pas judicieuse avant l'établissement d'un concept global. Elle demande de ne pas entrer en matière, mais n'est pas suivie par le conseil, qui rejette la proposition par 108 voix contre 25. Moritz Leuenberger avait mis en garde les parlementaires contre les effets de déclic qu'une telle décision pourrait engendrer en attirant leur attention sur les nombreuses demandes qui étaient en suspens, telles celles pour la traversée du lac à Rapperswil, le tunnel du Hirzel, le Grand St-Bernard, le contournement de Zurich, le tunnel de la Vue-des-Alpes ou pour les routes dans la vallée de Laufon, dans la vallée de la Kander et en Appenzell. Il convient d'abord d'achever le réseau des routes nationales avant d'opérer des adaptations, a lancé Moritz Leuenberger. Les parlementaires n'ont pas suivi son argumentation puisqu'ils ont adopté le principe d'une nouvelle affectation de la route traversant le Prättigau par 105 voix contre 24 et 9 abstentions.

19.9.00
Les prix des transporteurs routiers seront augmentés de deux à quatre pour cent en Suisse à compter du 1er octobre 2000. Telle est la décision prise par le comité central de l'Association suisse des transports routiers (Astag) en raison de la hausse du prix du carburant. Les grèves et les blocages de route, tels qu'opérés dans certains pays européens, sont illicites en Suisse. Raison pour laquelle l'Astag a opté pour cette voie, a déclaré son porte-parole, Beat Keiser, à l'agence d'informations SDA. Les différents groupes d'experts de l'Astag fixent eux-mêmes un taux de relèvement des prix dans le cadre de la fourchette admise. Beat Keiser indique que le prix du diesel n'a par exemple pas les mêmes effets sur les transports de déchets que sur les transports de chantier ou sur les transports interurbains et que le relèvement de deux à quatre pour cent coïncide exactement avec l'augmentation du prix du fioul. La comparaison a été faite entre l'automne dernier et cet automne.

19.09.00
Le gouvernement bâlois propose au Grand Conseil d'accorder un crédit de 4,9 millions de francs pour la réalisation d'un point d'arrêt ferroviaire à la hauteur du nouveau stade St-Jacques. Une surface de remplacement suffisante a été trouvée pour compenser la perte de terrains précieux sur le plan écologique, de sorte que le gouvernement a bon espoir que les oppositions déposées par les milieux de la protection de la nature contre le projet seront retirées. Le Grand Conseil est appelé à examiner le projet en octobre; les travaux, dont la durée est estimée à environ six mois, pourraient débuter en décembre en cas d'acceptation.

19.9.00
Le tunnel de Schöneich à Zurich fera l'objet d'un assainissement complet de mars à octobre 2001. Il en coûtera quelque 28 millions de francs. L'augmentation des capacités d'absorption des routes d'évitement ainsi qu'un recours plus important aux transports publics devraient permettre de limiter les bouchons dans une mesure acceptable. Le tunnel de Schöneich de l'autoroute A1 reliant Milchbuck à Aubrugg à Zurich sur une longueur de 750 mètres est le nerf central du réseau routier zurichois; il est l'un des tunnels les plus utilisés en Suisse. Quelque 100'000 autos y sont en effet dénombrées chaque jour, soit trois fois plus qu'au tunnel du Gothard lors des grands départs de vacances. Le tunnel de Schöneich se trouve dans un mauvais état après 20 ans de bons et loyaux services, de sorte qu'un assainissement complet est nécessaire, a déclaré Dorothée Fierz, la directrice des travaux, aux médias. Les travaux se dérouleront en trois étapes étalées sur huit mois. Il en coûtera 28 millions de francs, dont 80 pour cent seront pris en charge par la Confédération.

19.9.00
Le canton de Genève demande la réalisation du raccordement entre les deux gares genevoises de la Praille et des Eaux-Vives. L'initiative déposée par le canton de Genève vise à réaliser le maillon manquant pour assurer la liaison avec le réseau ferré français. Cet ancien projet a été relancé au cours des années quatre-vingt. Les conseillers d'Etat Laurent Moutinot, Gérard Ramseyer et Robert Cramer ont indiqué à la presse qu'ils espéraient que le raccordement pourrait être inauguré en 2007. Le gouvernement genevois s'appuie en l'occurrence sur une convention passée en 1912 entre la Confédération, les CFF et le canton de Genève, qui prévoit la réalisation de cette liaison ferroviaire entre Genève et Annemasse. La Confédération, les CFF et le canton de Genève prendraient un tiers des frais chacun à leur charge.

20.9.00
Balfour Beatty, le groupe international opérant dans le secteur de l'ingénierie, de la construction et des services, communique aujourd'hui qu'il a acheté ADtranz Systèmes de transport ferroviaires pour 153 millions d'euros. Cette unité d'ADtranz développe et réalise des réseaux complets de transport, y compris leur mise en exploitation et le service après-vente. Elle occupe une position dominante en Allemagne - son principal marché -, en Suède, en Espagne et en Autriche. Elle a également des projets en cours dans d'autres pays (Turquie, Chine, Malaisie, Amérique du sud, Grande-Bretagne). L'unité dispose d'une filiale dans certains pays. Les Chemins de fer allemands, Banverket en Suède, la RENFE en Espagne et les ÖBB en Autriche comptent parmi les principaux clients de l'unité d'ADtranz. Certaines entreprises de transport locales et régionales font également appel à ses services en Allemagne, en Chine et en Turquie. ADtranz Systèmes de transports ferroviaires a réalisé un chiffre d'affaires de 290 millions d'euros et un bénéfice après intérêts et impôts de 16,25 millions d'euros en 1999. Des commandes pour un montant de 467 millions d'euros étaient enregistrées le 31 décembre 1999. L'unité compte quelque 1'400 employés.

20.9.00
La ville de Zurich a modifié ses directives sur les services de taxi datant de 1978. La nouvelle réglementation prévoit des taxis non fumeurs et exige des véhicules répondant aux normes antipollution les plus récentes. La révision des directives n'a fait l'objet d'aucune opposition au Parlement. Les taxis sont définis comme "moyens de transport au service de la communauté" placés entre les transports publics et les transports individuels. C'est ainsi que les taxis peuvent, en certains endroits, emprunter la voie réservée aux trams et aux bus. Les chauffeurs de taxi obtiennent dorénavant une licence après trois ans de pratique et non plus deux ans. Ces modifications visent à lutter contre les brebis galeuses et à améliorer la sécurité et l'image de marque des quelque 1'300 taxis zurichois. Les clients peuvent dorénavant s'adresser à la police administrative pour présenter des réclamations.

21.9.00
Le Chemin de fer du Brunig doit devenir plus performant. Les CFF ont présenté à Lucerne un programme d'investissements de 100 millions de francs. L'effectif du personnel devrait passer de 220 à 180 agents. Aucun licenciement n'est prévu. Les CFF entendent prendre les devants pour préparer le Chemin de fer du Brunig - ligne à voie étroite et partiellement à crémaillière entre Lucerne et Interlaken - à affronter la concurrence dans un marché libéralisé. L'exploitation actuelle étant très peu automatisée, elle nécessite un nombre important d'agents, ont indiqué les responsables. Il est prévu que ledit chemin de fer sera bénéficiaire d'ici 2005 et qu'il sera alors transformé en société anonyme. Il a été renoncé à faire ce pas en l'an 2000 déjà, a déclaré Philippe Gauderon, responsable du trafic régional des CFF. Plus de 50 millions de francs seront investis dans de nouvelles rames affectées au trafic entre Lucerne et Giswil et Meiringen et Interlaken. Elles remplaceront les convois actuels, dont certains sont en circulation depuis près de 60 ans. Le remplacement des trains directs est jugé moins urgent. Quelque 20 millions de francs seront investis dans des installations de sécurité des trains. Le poste de commande de toute la ligne, longue de 74 kilomètres, sera installé à Meiringen. Seules les gares de Hergiswil NW, Sarnen OW, Meiringen et Brienz BE seront encore desservies par du personnel. 20 millions seront réservés à la réalisation de la double voie entre Lucerne/Allmend et Horw. Les exigences des cantons en matière de trafic régional seront déterminantes pour définir l'ampleur des mesures d'extension. Les CFF ne construisent pas d'installations en réserve, a déclaré Philippe Gauderon. La commande à distance des gares ainsi que les mesures de rationalisation des ateliers de Meiringen auront des incidences sur l'effectif du personnel. 30 à 40 emplois seront supprimés. Cette réduction sera absorbée sous la forme de départs naturels, de recyclages et de mutations au sein de l'entreprise des CFF. Il n'y aura pas de licenciements. Le matériel roulant moderne implique moins d'entretien, a précisé Philippe Gauderon. Le Chemin de fer du Brunig est attribué à l'unité d'affaires "Trafic régional". Il demeure toutefois autonome et doit démontrer sa rentabilité.

21.9.00
Le Conseil d'Etat thurgovien a attribué les services de bus nocturnes devant desservir une grande partie du canton au centre régional de Car postal pour les cantons de Thurgovie et de Schaffhouse ainsi qu'à la société Bus Ostschweiz SA à Wil. La nouvelle offre devrait être mise en place au changement d'horaire du 10 juin 2001. L'offre actuelle des transports publics en soirée présente de grandes différences entre les régions du canton. Les carences de l'offre en soirée engendrent des effets négatifs sur l'utilisation de l'offre diurne. La clientèle renonce à utiliser l'offre de transports publics diurne si la possibilité de rentrer à domicile en fin de soirée ne lui est pas proposée, estime le gouvernement. Le projet prévoit un service de minibus au départ des gares de Frauenfeld, de Weinfelden, d'Amriswil, de Constance/Kreuzlingen et de Wil à partir de 20 heures. Les minibus conduiront les clients à domicile dans les secteurs de Iselisberg, Seerücken, Aadorf, Sonnenberg, Nollen, Göögelland et Tannzapfenland. Ils circuleront, à la cadence horaire, à heures fixes jusqu'à 23 heures, du lundi au jeudi ainsi que le dimanche et jusqu'à 24 heures les vendredis et samedis. L'expérience a montré que de tels services sont avant tout appréciés des femmes et des jeunes. Un supplément de deux francs est perçu de chaque voyageur. Les coûts inhérents à cette opération s'élèveront à 1,16 million de francs. Le canton de Thurgovie prendra 1,06 million de francs à sa charge au début.

21.9.00
La localité de Liestal devrait obtenir un nouveau raccordement au réseau autoroutier: le parlement de Bâle-Campagne a donné mandat au gouvernement, par le biais d'une motion, de réaliser un semi-raccordement de la Gasstrasse à l'autoroute J2. Il a en outre accepté des propositions portant sur la protection antibruit et sur la modernisation de la gare du chef-lieu. La motion a été acceptée dans une proportion de trois contre un, contre l'avis du gouvernement. L'auteur (PRD) de la motion vise à décongestionner les routes d'accès au chef-lieu en réduisant les distances. La directrice des travaux, Elsbeth Schneider, a attiré l'attention des parlementaires sur le coût de six millions de francs à la charge du seul canton et sur l'avis de l'Office fédéral des routes, qui considère qu'un tel raccordement contribuerait non seulement à délester le réseau routier, mais engendrerait également du trafic supplémentaire. Sans succès. Le gouvernement a en outre reçu mandat du parlement d'intervenir auprès de l'Office fédéral des transports pour obtenir des mesures visant à réduire le bruit des trains. Le Grand Conseil a également accepté un postulat PRD demandant que du matériel roulant moins bruyant soit utilisé et que les mesures d'assainissement du bruit soient accélérées, compte tenu du trafic de ferroutage et de transit.

22.9.00
La première journée sans voiture réalisée à l'échelle européenne n'a pas rencontré un réel succès. En effet, le trafic routier enregistré dans de nombreuses villes des quelque 800 qui ont participé à l'opération n'a pas reculé par rapport à une journée normale. La ville de Vienne a même été paralysée certains moments en son centre. Les transports publics ou le vélo n'ont pas été utilisés plus que d'habitude, a annoncé l'agence d'information autrichienne APA. Le temps maussade et humide est cité comme explication possible. En France, la radio annonçait des bouchons de près de 60 kilomètres, le matin déjà, à l'intérieur et aux alentours de la ville de Paris. Madrid a été la seule grande ville européenne qui a annoncé un recul du trafic. Moins 13 pour cent pour la capitale espagnole en dépit d'un trafic très dense. L'action n'a pas eu un impact très marqué non plus en Allemagne, dans les 170 villes qui y ont participé. Les transports en commun n'ont pas constaté de hausse du nombre de passagers. Certaines manifestations, tels des circuits pour piétons, des défilés de patineurs à roulettes et des présentations culturelles et musicales, ont en revanche connu un franc succès. A Bruxelles et à Varsovie, quelques politiciens ont montré le bon exemple en se déplaçant en vélo. C'est ainsi que la commissaire européenne à l'environnement, Margot Wallström, s'est déplacée en vélo à travers Bruxelles, accompagnée de certains de ses collègues de la commission de l'UE. Elle a déclaré que près de 80 pour cent de la population vit en site urbain et est particulièrement exposé aux nuisances du trafic automobile. Elle a aussi mis l'accent sur le fait que la hausse actuelle des prix de l'essence mettait en évidence la dépendance des carburants fossiles et la nécessité de développer d'autres solutions à long terme. Plus de 800 villes européennes de 24 pays européens ont participé à la journée sans voiture. Une bonne dizaine de villes suisses ont suivi le mouvement. A Berne, deux tronçons de rue sont restés totalement libérés du trafic automobile pendant douze heures. Le centre-ville de Bâle est demeuré aussi interdit à la circulation automobile jusqu'en début de soirée. Lausanne a participé à l'opération avec sept communes de l'agglomération. Rares ont été les automobilistes à renoncer à leur véhicule en ville de Zurich.

22.9.00
Les travaux de percement du tunnel de base du Lötschberg peuvent commencer en Valais. Le premier grand tunnelier d'AlpTransit a été présenté aujourd'hui. Il disparaîtra dans la montagne le 2 octobre. Cet engin de 142 mètres de long et de 9,4 mètres de large a été construit à Schwanau en Allemagne. Nous avancerons de 17 à 20 mètres par jour, a déclaré le responsable des sites de Steg VS et de Rarogne VS chez Matrans, Bernhard Schleich, à la presse. Le tunnelier, qui coûte 22,5 millions de francs, entrera en action le 2 octobre et percera près de neuf kilomètres de roche. Il sera utilisé dans les zones de roche compacte. Le reste du tunnel sera achevé à l'explosif. Le site de Steg comptera 120 ouvriers, celui de Rarogne 180. Le portail de Steg a été béni et placé sous la protection de Sainte Barbe, la patronne des mineurs. Le second tunnelier destiné au site de Rarogne sera livré en janvier 2001. Le portail y est actuellement en construction. Le tunnel de base du Lötschberg reliera Frutigen BE à Rarogne VS. Il est construit à partir de cinq points d'attaque différents. Si les travaux ont commencé en automne 1999 déjà au site de Mitholz BE, ceux du site de Frutigen ne débuteront qu'en 2001. Le tunnel, long de 34,6 kilomètres, devrait être opérationnel en 2006/2007. Les coûts s'élèveront à 3,2 milliards de francs.

22.9.00
Le Jura devrait lui aussi mettre en place une communauté tarifaire. Le projet présenté à Delémont prévoit un lancement en juin 2001. Une tarification basée sur 16 zones remplacera les tarifs kilométriques actuels. Quelques communes du Jura bernois, dont Moutier, ainsi que la localité bâloise de Roggenburg seront intégrées dans la communauté. Y participent les CFF, les Chemins de fer du Jura (CJ), Car postal et les Transports en commun de Delémont. La communauté recensera 110 kilomètres de lignes de chemin de fer et 27 lignes de bus. L'abonnement mensuel coûtera 51 francs. L'abonnement de cinq zones, qui coûtera 100 francs par mois ou 1'134 francs par an, permettra de se déplacer librement dans tout le canton. La réduction de prix par rapport au tarif actuel est d'environ un quart. Il en coûtera environ 600'000 francs par année au canton. Le Parlement est appelé à légiférer d'ici à janvier 2001. Quatre millions de passagers empruntent chaque année les transports publics dans le Jura.

24.9.00
Le canton d'Uri demeure un paradis fiscal s'agissant de l'impôt sur les véhicules à moteur. Les citoyens ont rejeté une augmentation de l'impôt par 6'621 voix contre 3'572. La participation a atteint 41,4 pour cent. L'UDC enregistre ainsi un premier succès dans le canton d'Uri. Il avait, référendum à l'appui, pris le contre-pied du nouveau régime fiscal proposé, considérant celui-ci comme inapproprié pour les classes moyennes, les PME et les régions périphériques. Les autres partis étaient favorables au projet. Uri fait partie des cantons dont l'impôt sur les véhicules à moteur est le plus bas en Suisse. Seul l'impôt sur les voitures et sur les remorques légères devait être relevé. Les nouveaux tarifs auraient apporté une manne de près de un million de francs à la caisse cantonale. Des raisons inhérentes à la politique financière avaient conduit le gouvernement et le parlement à envisager une adaptation de l'impôt sur les véhicules à moteur.

24.9.00
Votations populaires: pas de tournant en matière d'énergie. Le peuple et les Etats ont dit trois fois non aujourd'hui aux projets présentés: à la redevance incitative sur l'énergie, à l'initiative solaire et au contre-projet, soit à la redevance promotionnelle ou pour l'encouragement des énergies renouvelables. Les milieux économiques étaient satisfaits. Les perdants demandent une loi plus stricte en matière de CO2. En s'opposant à tout renchérissement de l'énergie, le souverain n'a pas suivi les consignes des autorités "oui - non - oui". L'initiative solaire demandait une redevance, limitée dans le temps, de 0,5 centime par kw/h sur les énergies non renouvelables, soit les huiles minérales, le gaz et l'uranium, afin de promouvoir l'énergie solaire et l'utilisation efficace de l'énergie. Elle a été rejetée par 1'363'746 voix (68,1 pour cent) contre 636'454 voix (31,9 pour cent) et par tous les cantons. La redevance pour l'encouragement des énergies non renouvelables, de 0,3 centime, qui, outre le même but, visait aussi à renforcer la position des usines hydro-électriques mises en péril par l'ouverture du marché de l'électricité, a mieux résisté. Ce contre-projet à l'initiative solaire a toutefois été rejeté par 1'055'796 voix (53,4 pour cent) contre 921'292 voix (46,6 pour cent). Seuls quatre cantons l'ont accepté: le canton des Grisons, particulièrement concerné par l'énergie hydro-électrique, par 56,4 pour cent, le demi-canton de Bâle-Ville - qui est par ailleurs le seul canton à connaître une redevance promotionnelle sur l'énergie -, par 56,0 pour cent, le canton de Genève, par 52,6 pour cent, et le canton de Berne, par 50,2 pour cent. Au travers d'une redevance incitative sur l'énergie non renouvelable de deux centimes au maximum, le Conseil fédéral et le Parlement fédéral entendaient engager le processus de réforme fiscale écologique en 2004. Le souverain ne les a pas suivis puisqu'il a rejeté le redevance incitative par 1'119'257 voix (55,4 pour cent) contre 897'602 voix (44,6 pour cent). Les cantons de Bâle-Ville (57,0 pour cent), des Grisons (54,7 pour cent) et de Zurich (51,8 pour cent) ont été les seuls à approuver le projet. Les cantons du Valais et de Neuchâtel ont rejeté le projet le plus massivement par 65,9 pour cent chacun. Le peuple en a assez de se voir présenter des nouvelles taxes, ont estimé les adversaires des projets présentés. La réforme fiscale écologique n'est plus à l'ordre du jour, indique le PRD. L'UDC considère que de nouvelles taxes n'ont aucune chance d'être acceptées. Les associations patronales estiment que des inconvénients majeurs sont ainsi évités à l'économie. Les entreprises d'électricité suisses voient leur position renforcée dans la perspective de l'ouverture du marché de l'électricité; elles estiment que la voie est ouverte pour légiférer.

25.9.00
Les citoyens de la ville de Lucerne ont approuvé la transformation des Transports publics (VBL) en une société indépendante par 12'092 voix contre 7'564. La ville demeure actionnaire principal.

25.9.00
L'Association suisse de lutte contre les émissions du trafic aérien (SSF) met en garde contre les incidences négatives d'une utilisation de l'aérodrome militaire d'Emmen à des fins civiles. Elle considère que les zones d'habitation et de détente ainsi que la Suisse centrale en tant que région touristique perdraient de leur attrait, dès lors qu'un aéroport civil à Emmen-Lucerne occasionnerait du bruit supplémentaire du matin au soir, tous les jours de la semaine. La SSF s'oppose à ce que tous les aérodromes militaires soient transformés en aéroports civils, estimant que l'avion n'est pas un mode de transport de proximité et que les différentes régions doivent être reliées par des moyens de transport terrestres. La raison commande de se déplacer en voiture ou en train entre l'aéroport de Kloten et la Suisse centrale, indique la SSF dans son communiqué.

25.9.00
Le service des automobiles du canton de Zurich doit être privatisé partiellement. Tel est le souhait de l'UDC et du PRD, dont le postulat et la motion respectifs ont passé la rampe du Grand Conseil zurichois. Dans leur postulat, les trois parlementaires de l'UDC appellent le gouvernement à confier, en tout ou en partie, l'expertise des véhicules aux exploitants de garages privés. En délestant le service cantonal des automobiles d'une tâche qui n'est pas centrale pour l'Etat, les autorités allégeront financièrement les comptes dudit service, a déclaré Jürg Trachsel (UDC, Richterswil). La privatisation de l'expertise des véhicules permettra d'améliorer le service à la clientèle en réduisant le temps nécessaire aux contrôles et les coûts, a estimé Hans Badertscher (UDC, Seuzach). Le Grand Conseil a accepté le postulat de l'UDC par 92 voix contre 49, en dépit des critiques formulées par la gauche. Les trois députés du PRD demandent dans leur motion que des exploitants privés puissent proposer les mêmes prestations que le service des automobiles en précisant qu'il en va uniquement de l'amélioration des prestations et du service à la clientèle. Estimant que la population pourra en tirer un réel profit, ils proposent de privatiser les trois secteurs suivants: l'homologation des véhicules routiers, l'expertise périodique desdits véhicules et la perception de taxes et de redevances. La motion du PRD a été acceptée par 95 voix contre 47.

25.9.00
Il importe que la Confédération accorde des prêts aux usines hydro-électriques dans des cas de rigueur, c'est-à-dire lorsqu'elles seraient menacées de faillite ou qu'elles seraient contraintes d'offrir leur capital au plus offrant en raison de l'ouverture du marché de l'électricité. Telle est la proposition formulée par la commission du Conseil des Etats, suite au rejet de la redevance pour l'encouragement des énergies renouvelables. Le Conseil des Etats avait, en automne, repoussé le délai pour légiférer en matière de loi sur le marché de l'électricité, afin de décider en connaissance de cause. Cette redevance aurait permis d'encaisser quelque 200 millions de francs par an pour moderniser l'énergie hydraulique et pour indemniser certains investissements ruineux. La commission de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie a accepté une proposition minoritaire de Vreni Spoerry (PRD/ZH), a indiqué la présidente Erika Forster (PRD/SG). La proposition vise à accorder, dans des cas exceptionnels, des prêts remboursables à des centrales hydro-électriques pendant dix ans. Il incombera au Conseil fédéral de définir les centrales qui ne seront provisoirement pas en mesure d'amortir leur installation en raison de la libéralisation du marché de l'électricité. Les prêts et les intérêts devront être remboursés lorsque la situation financière de la centrale le permettra. La modernisation et la pérennité de l'énergie hydro-électrique sont des éléments qui ne devraient pas être intégrés dans ladite loi, compte tenu du non enregistré également dans plusieurs cantons à caractère montagnard lors de la votation populaire, a déclaré Erika Forster. La question n'est pas réglée pour autant. La commission sera appelée à se pencher sur celle-ci à l'appui d'un postulat qui doit encore être formulé. La commission entend également veiller à ce que le transport de l'électricité ne fasse pas l'objet de grandes différences de prix. Les cantons seront appelés à comparer les différents subsides qu'ils accordent sur leur territoire. Le Conseil fédéral peut, à la rigueur, ordonner la création d'un fonds de compensation obligatoire.

25.9.00
Le gouvernement uranais s'oppose à la perception d'un péage au tunnel du Gothard, a déclaré le directeur de l'économie cantonale, Isidor Baumann, en réponse à une interpellation de l'UDC au Grand Conseil. Le Parlement sera appelé à se prononcer. La motion déposée par le député de l'UDC vise à introduire un péage au tunnel du Gothard, des installations de chargement et de déchargement des camions, ainsi qu'une société d'exploitation commune du tunnel routier et du tunnel ferroviaire. Le gouvernement s'oppose à une déclaration de pertinence. La motion contient des points touchant à des principes dont la réglementation n'est pas de la compétence du canton et du parlement cantonal, de sorte qu'elle est en contradiction avec le règlement du Parlement, a déclaré Isidor Baumann. S'y ajoute un élément touchant à la politique institutionnelle: le Tessin s'est toujours opposé à la perception de péages au Gothard pour sauvegarder le libre accès aux autres cantons suisses. En exigeant la perception de péages, le canton d'Uri s'aliénerait la sympathie du Tessin. Isidor Baumann a poursuivi en arguant que la décision de percevoir des péages pour franchir un tunnel revenait à l'Assemblée fédérale et non au canton d'Uri et qu'il en allait de même s'agissant du chargement des camions sur le rail et d'une exploitation commune du tunnel routier et du tunnel ferroviaire. Enfin, le gouvernement uranais considère que l'affectation des terrains nécessaires à la réalisation d'un terminal de chargement et de déchargement des véhicules dans la partie inférieure de la vallée de la Reuss serait guère raisonnable au vu de l'exiguïté du territoire dans cette région.

25.9.00
Le Parlement du canton de Zurich a, par 87 voix, accepté le caractère d'urgence du postulat déposé par les partis socialiste et évangélique, qui vise à obtenir une pause nocturne de sept heures à l'aéroport de Zurich-Kloten. De l'avis des auteurs du postulat, il y a lieu d'intégrer la pause nocturne proposée par le gouvernement zurichois (23h. à 6h.) dans le règlement provisoire d'exploitation de l'aéroport, applicable à partir du 1er juin 2001. Les besoins des riverains en matière de repos nocturne ne sauraient être ignorés plus longtemps, a déclaré Ruedi Lais, député socialiste (Wallisellen) au Parlement cantonal. Celui-ci estime que le Parlement cantonal se doit de prendre enfin une décision claire et nette. L'urgence du postulat découle de la nécessité d'accorder suffisamment de temps à l'aéroport et aux compagnies aériennes pour procéder aux adaptations techniques et d'exploitation qui s'imposent. Le PS, les Verts, le parti évangélique, le PDC ainsi qu'une partie de l'UDC ont opté pour le caractère d'urgence du postulat. Le Conseil d'Etat est appelé à se prononcer dans les quatre semaines qui suivent.

26.9.00
L'Autriche a à nouveau maille à partir avec l'Union européenne au sujet du transit alpin. Selon la Cour de justice de l'UE, les péages perçus sur les poids lourds au Brenner sont contraires à la législation de l'UE. La Suisse est actuellement dans une meilleure position à la faveur de la RPLP. La Cour de justice européenne à Luxembourg a conclu que les péages perçus sur l'autoroute du Brenner violaient la directive de l'UE sur le transport des marchandises, estimant qu'ils constituaient une discrimination à l'égard des camionneurs étrangers, d'une part, et qu'ils étaient trop élevés, d'autre part. L'Autriche avait augmenté les péages en 1995 et en 1996 pour tous les poids lourds de plus de trois essieux qui circulent sur tout le parcours soumis à péages. La Cour de justice a constaté que cette mesure touchait essentiellement les transporteurs étrangers, 84 pour cent des camions concernés étant immatriculés hors de l'Autriche. Les camions qui n'empruntent qu'une partie du tronçon soumis à péages paient une taxe beaucoup moins élevée au kilomètre depuis lesdites augmentations. Il s'agit pour l'essentiel de camions autrichiens. Cette mesure, prise par l'Autriche, constitue une discrimination directe des camionneurs étrangers, estime la Cour de justice européenne. Elle considère que les relèvements de taxes ont de surcroît engendré une discrimination en fonction des points d'origine et de destination des véhicules. Ce qu'interdit précisément la directive européenne. Le parcours entier qui est soumis à péages est essentiellement utilisé pour les transports en transit, alors que les parcours partiels sont utilisés en trafic domestique. La Cour a également relevé que le niveau des péages est, lui aussi, contraire à ladite directive, qui prévoit que de telles taxes doivent être perçues en fonction des coûts de construction, d'exploitation et de modernisation de l'infrastructure. Les péages perçus au Brenner dépasseraient de loin ce niveau, a-t-elle observé. La législation européenne prévoit que les tarifs ne sauraient être justifiés par des raisons liées à la protection de l'environnement ou à un objectif de politique des transports, tel le transfert modal. Des informations en provenance de Vienne indiquent que le ministre des transports autrichiens, Michael Schmid, n'entend pas baisser les tarifs au Brenner, en dépit dudit jugement. Ce jugement est un camouflet à l'égard d'une politique des transports européenne respectueuse de l'écologie, a rapporté l'agence d'information autrichienne APA en citant le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel. Michael Schmid a trouvé de surcroît insolite le fait que l'Autriche soit plus mal traitée qu'un pays non membre de l'UE comme la Suisse, avec laquelle l'UE a conclu des accords prévoyant des péages de transit plus élevés.

26.9.00
Le nouveau train de mesures d'économies "SO+" présenté par le gouvernement soleurois a fait l'objet de vives critiques au Parlement. Le PS et les Verts se sont opposés à un démontage social et écologique. Les représentants bourgeois ont, quant à eux, fait connaître leur désapprobation s'agissant de nouveaux impôts. Le paquet ficelé par le gouvernement soleurois comprend 60 mesures qui devraient permettre à l'Etat soleurois de réduire son taux d'endettement en économisant 150 millions de francs au cours de ces cinq prochaines années. Au début de sa session de deux jours spécialement consacrée à "SO+", le Parlement a décidé, à une large majorité, contre l'UDC et les Verts, d'augmenter la taxe sur les véhicules à moteur. Le produit actuel de la taxe, augmenté ainsi de cinq millions de francs, permet d'atteindre la moyenne suisse. Le Parlement a en revanche rejeté, par 64 voix contre 50, la proposition de réduire dans la mesure du possible les prestations des transports publics. Une économie de près de 5 millions de francs aurait ainsi été possible. Cela n'est pas envisageable dans un canton où les CFF figurent au second rang des employeurs, a déclaré un représentant du PS.

26.9.00
Le niveau sonore des trains des Chemins de fer fédéraux suisses sera réduit progressivement jusqu'en 2015. Le Conseil fédéral a mis en vigueur le 1er octobre la loi fédérale sur l'assainissement du bruit des chemins de fer et l'arrêté fédéral sur le financement de l'assainissement du bruit. Les mesures prévues au programme peuvent dès lors être mises en œuvre, a communiqué l'Office fédéral des transports (OFT). La première mesure consiste à doter le matériel roulant des chemins de fer de nouveaux types de frein qui abaissent sensiblement le niveau sonore de roulement des véhicules. La seconde mesure vise à installer des parois antibruit le long des voies et/ou des fenêtres isolantes aux bâtiments situés près des tronçons de lignes de chemin de fer où le niveau sonore sera encore trop élevé. Un montant de 1,85 milliard est affecté à ces mesures. L'OFT communique que les CFF disposent d'un plan d'assainissement de leur matériel roulant, qui prévoit l'adaptation du parc entier de voitures jusqu'en 2004, soit juste avant la mise en route de Rail 2000. Les wagons à marchandises seront également adaptés. Les travaux techniques dureront jusqu'en 2009. L'OFT a, pour sa part, donné mandat aux chemins de fer privés de prendre des mesures pour assainir leur matériel roulant lorsque la norme sonore est dépassée. L'OFT a présenté, à fin mai déjà, la planification des tronçons de lignes problématiques du point de vue de l'assainissement phonique en précisant que les projets portant sur les couloirs de ferroutage au Gothard et au Lötschberg avaient la priorité. L'assainissement du matériel roulant sera achevé en 2009. Quant à l'aménagement de parois antibruit et à la pose de fenêtres isolantes, la date limite est fixée à 2015.

27.9.00
Le Grand Conseil du canton de Glaris a donné son feu vert à la mise en place d'un service de bus dans la région de l'Unterland glaronnais/Kerenzerberg en libérant un montant de près de 1,5 million de francs pour couvrir les coûts de la période d'essai de trois ans et demi. Le lancement de l'offre et le crédit n'étaient pas contestés. Le nouveau service de bus permet de mieux relier les communes de la région de Kerenzerberg au réseau CFF en assurant la desserte de localités éloignées des gares. Le Parlement a également approuvé l'octroi d'un crédit supplémentaire de 720'000 francs pour couvrir les dégâts que l'ouragan "Lothar" a causés aux forêts. Ce dernier n'avait certes touché le canton de Glaris qu'en marge. Il s'avère néanmoins que les dégâts occasionnés peuvent avoir des effets secondaires. Raison pour laquelle le Grand Conseil a opté pour une rallonge de 280'000 francs, ce qui porte le montant total du crédit à un million de francs.

28.9.00
Le conseiller fédéral Kaspar Villiger n'exclut pas, suite à la pression exercée par les camionneurs, d'introduire la RPLP plus tard que prévu. Le Conseil fédéral entend à tout le moins examiner la demande présentée, a déclaré le conseiller fédéral suite à une entrevue qu'il a eue avec les représentants de l'Association suisse des transports routiers (ASTAG). A cette occasion, ladite association a demandé le report de l'introduction de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) du 1er janvier au 1er avril 2001. Kaspar Villiger a donné les informations suivantes aux médias suite à la rencontre qu'il a eue avec l'ASTAG: le Conseil fédéral est disposé à examiner les conséquences d'un éventuel report, quand bien même la marge de manœuvre est "très, très étroite". En tant que ministre des finances, j'y suis opposé, compte tenu des sujétions qui seraient liées à un tel report et du manque à gagner qui en résulterait pour la construction des NLFA. Nous examinons néanmoins si les problèmes qui sont apparus justifient un tel report. Je comprends la préoccupation de la branche, mais il s'agit d'un pur hasard que les prix du carburant soient maintenant aussi élevés, alors que nous nous trouvons à la veille de l'introduction de la RPLP. L'ASTAG a toutefois préféré le dialogue au boycottage. Le ministre des finances ne voit aucune marge de manœuvre pour l'instant s'agissant de l'imposition fiscale des carburants. Une baisse des entrées fiscales entraînerait un sensible retard dans l'achèvement du réseau autoroutier. Il est toutefois imaginable d'envisager une légère baisse des impôts à long terme. Il n'y a finalement pas d'autre possibilité que de faire appel à la compréhension des consommateurs, sur qui la hausse des coûts sera reportée. L'ASTAG a fait savoir que les prix des transports routiers seront augmentés de deux à quatre pour cent dès le 1er octobre 2000.

28.9.00
Le tronçon valaisan de la route du col de la Furka a été inauguré à Gletsch, au terme de quarante ans de travaux. Le tronçon de 10,3 kilomètres qui relie Gletsch au sommet du col constitue le dernier maillon des travaux entrepris à partir de Sion. S'agissant du versant uranais du col, la route est par endroits très étroite et sinueuse et mériterait également d'être aménagée. Les coûts globaux des aménagements apportés à la route sur le territoire du canton du Valais ne peuvent pas être déterminés, a-t-on appris de source valaisanne, la comptabilité ayant subi des changements au cours des quarante années de travaux. Ce qui est certain, c'est que la Confédération a pris en charge les 80 à 82 pour cent des coûts. La durée des travaux est liée aux conditions climatiques qui règnent à cette altitude et qui permettent de poursuivre les travaux pendant quatre mois par an seulement. Lors de l'inauguration, le conseiller d'Etat Jean-Jacques Rey-Bellet a déclaré que la route du col reliait le Bas-Valais au Haut-Valais et deux cantons aux cultures fort différentes. La route fait partie des parcours touristiques classiques. Le conseiller d'Etat a exprimé le souhait que les uranais modernisent également le tronçon de la route du col qui se trouve sur leur territoire. De concert avec le directeur des travaux du canton d'Uri, Oskar Epp, il a ensuite dévoilé la pierre commémorative érigée au sommet du col. Le passage alpin de la Furka était déjà utilisé au temps des Romains. C'est au 13e siècle déjà que les échanges de marchandises par la route du col ont pris de l'essor. Celle-ci a été aménagée la première fois entre 1864 et 1866 à partir de Gletsch. Si les premières diligences ont franchi le col en 1867, il aura fallu attendre 1921 pour voir les premiers cars postaux en faire autant.

28.9.00
La société BLS AlpTransit a adjugé les travaux liés à la construction du pont sur le Rhône et du tronçon de ligne qui rejoindra la ligne de la vallée du Rhône. Les travaux ont été attribués pour l'essentiel à des entreprises valaisannes; ce, pour un montant de près de 37 millions de francs. Le chantier du pont du Rhône comprend la réalisation de deux ponts ferroviaires qui relieront le portail sud de Rarogne du tunnel de base du Lötschberg à la ligne de la vallée du Rhône. Les deux ponts en béton armé mesurent 821 et 554 mètres. Ils coûteront 31,2 millions de francs, a précisé le BLS. Les 5,7 millions de francs restants seront en particulier affectés au déplacement de la ligne ferroviaire de la vallée du Rhône sur une distance de 1,5 kilomètre. La SA BLS AlpTransit a déjà adjugé une grande partie des travaux de construction de la ligne de base du Lötschberg. Restent les adjudications de l'important lot de Ferden, à partir duquel le tunnel de base sera creusé en direction de Berne et de la vallée du Rhône, et du tronçon d'accès au tunnel de base dans les environs de Frutigen.

28.9.00
Les 18 tunnels de l'autoroute A13 et les 47 tunnels des routes cantonales des Grisons seront mieux surveillés à l'avenir. Le groupe de travail des organisations des "lampes bleues" prend cette tâche à son compte. Le groupe de travail est conduit par le service des ponts et chaussées du canton des Grisons, a indiqué la chancellerie d'Etat. Un préposé à la sécurité de chaque tunnel de l'autoroute A13 a été désigné, dont la tâche consiste à veiller à ce que les risques inhérents à l'exploitation du tunnel soient recensés et à ce que les mesures idoines soient prises. Ce renforcement des mesures de sécurité a été décidé par l'Office fédéral des routes suite aux tragiques accidents survenus dans les tunnels routiers du Mont-Blanc et du Tauern. Un groupe de travail mis en place par ledit office a examiné les tunnels du réseau autoroutier suisse et proposé différentes mesures pour en améliorer la sécurité.

29.9.00
L'EuroAirport doit réduire son impact en matière de bruit et de pollution atmosphérique. Telle est la résolution formulée par la première Conférence de bon voisinage tenue par les communes de l'agglomération bâloise. L'aéroport est un élément important de la région en matière d'infrastructure, est-il relevé dans la résolution. Son impact sur l'environnement se fait toutefois sentir dans les trois pays qu'il dessert. Les riverains en souffrent de manière croissante. Il n'est pas acceptable que la qualité de vie des habitants se détériore en raison du trafic aérien. Aussi ladite conférence exige-t-elle que la période de repos nocturne, prévue entre 22h.00 et 07h.00, soit strictement respectée, que les compagnies évitent de faire tourner, à l'air libre, les moteurs d'avions à l'arrêt et, enfin, que les avions particulièrement bruyants soient résolument éliminés. La conférence demande également davantage d'égards pour les riverains lors des manœuvres d'atterrissage et de décollage, ainsi que davantage de transparence. Elle considère que l'EuroAirport ne peut se développer indéfiniment et que cette exigence n'est pas contraire aux intérêts économiques de la région. La directrice des travaux de Bâle-Campagne, Elsbeth Schneider, a donné des explications concernant les lignes du RER de la région bâloise tout en critiquant l'absence d'un chemin de fer urbain rapide en ville de Bâle. De telles liaisons rapides traversant la ville et desservant les différentes zones urbaines seraient dans l'intérêt de la région, selon Elsbeth Schneider. La conseillère d'Etat bâloise, Barbara Schneider, a, quant à elle, donné des informations sur les concepts et les projets de développement de l'agglomération bâloise dans les trois pays. L'agglomération se doit d'améliorer la collaboration interrégionale par delà les frontières en planifiant et en réalisant les projets ensemble.

   
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