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3.9.07 Il n’y aura pas de transports publics 24 heures sur 24 pendant l’Euro 08 à Berne, contrairement à Bâle et à Zurich. Interrogé par Capital FM, le responsable de l’état-major d’entreprise de BERNMOBIL, Rolf Meier, a déclaré qu’une extension de l’offre était envisagée, mais que les moyens financiers mis à disposition par le canton n’étaient pas suffisants pour assurer un service de transports publics 24 heures sur 24. A ce stade, aucun sponsor n’a en outre pu être trouvé, a renchéri Rolf Meier. BERNMOBIL assurera un service régulier pendant toute la durée de l’Euro 08 jusqu’à 0h.45. Les Moonliner circuleront de surcroît les jours des matches. Quant au BLS, il prolongera son service d’une heure lors des matches de l’équipe suisse et de deux heures lors des matches qui se dérouleront à Berne. Un concept analogue est prévu par les Transports régionaux Berne-Soleure.
4.9.07 Le Conseil fédéral ne doit pas trop miser sur la bourse du transit alpin pour favoriser le transfert du trafic marchandises. La commission des transports du Conseil des Etats entend ne lui accorder dans un premier temps qu’une autorisation de négocier. L’ancienne loi sur le transfert, qui arrive à échéance à fin 2010, stipule que 650'000 camions – et non plus 1,2 million comme aujourd’hui – pourront traverser les Alpes en 2009 déjà. La nouvelle loi prévoit que cet objectif ne devra être atteint qu’en 2019, soit deux ans après l’ouverture du tunnel de base du Gothard. La commission vise, au travers de la nouvelle loi sur le transfert du trafic marchandises, à obliger le Conseil fédéral à engager un «processus de rapprochement», a indiqué son président Thomas Pfisterer (PRD/AG). Il est prévu que le gouvernement fédéral surveillera régulièrement l’efficacité de la loi et présentera tous les deux ans un rapport sur les objectifs intermédiaires et sur les mesures préconisées aux Chambres. La commission met explicitement l’accent sur la promotion du trafic combiné non accompagné sur les longues distances. Les progrès qui seront réalisés en matière de productivité devront permettre d’abaisser chaque année l’indemnité par envoi. La chaussée roulante devrait être encouragée en marge seulement. La commission est sceptique à l’égard de la bourse du transit alpin préconisée par le Conseil fédéral, à la faveur de laquelle les droits de passage à travers les Alpes seraient mis aux enchères. Elle a rejeté la création d’une base légale à cet effet par 8 voix contre 2 et 2 abstentions. Elle prévoit, en lieu et place de cette base, d’autoriser tout d’abord le Conseil fédéral à négocier avec les pays étrangers. La commission a prévu des garde-fous en précisant dans la loi que des assouplissements de l’interdiction de circuler le dimanche et la nuit et un relèvement des limites de poids sont exclus. Des exceptions devraient être prévues pour le trafic marchandises régional. Les accords internationaux et les dispositions d’exécution devraient être soumis au référendum. De nombreuses questions concernant la bourse du transit alpin, telle celle du commerce des droits de passage, ne sont pas encore résolues, a déclaré Thomas Pfisterer. Les progrès réalisés jusqu’ici montrent en outre que cela fonctionne également sans bourse. Ce qu’a réfuté Pierre-Alain Gentil (PS/JU), qui, en tant que porte-parole de la minorité de gauche dans la commission, a souhaité «davantage de dynamisme». La loi sur le transfert du trafic marchandises a été approuvée par 8 voix contre 0 et 1 abstention. La commission propose, comme le Conseil fédéral, d’affecter une enveloppe de 1,6 milliard de francs sous forme d’indemnités d’exploitation du trafic combiné destinée à promouvoir les transports ferroviaires de marchandises à travers les Alpes de 2011 à 2018. La commission prévoit de surcroît d’encourager le trafic combiné indigène en accordant des indemnités d’exploitation à hauteur de 100 millions de francs pour les années 2011 à 2015. S’y ajouteront 30 millions de francs destinés à la promotion du trafic marchandises sur les lignes ferroviaires à voie étroite. Le Conseil des Etats se penchera sur le dossier lors de la session d’automne.
5.9.07 Des améliorations seront apportées à l’horaire des transports publics en 2008 dans les cantons d’Obwald et de Nidwald. Il sera donné suite aux revendications portant sur l’amélioration des correspondances entre Engelberg et Berne, Bâle et Zurich/aéroport. Les conditions favorisant un échange de sillons ont été créées en étroite collaboration avec le chemin de fer Zentralbahn (zb), ont communiqué les deux cantons. D’excellentes correspondances pourront ainsi être proposées à Lucerne. Une détérioration de la liaison Hergiswil- Brunig/Interlaken Ost et vice-versa est acceptée en contrepartie. Il sera en outre pallié à certaines lacunes de la cadence sur les lignes S4 (Lucerne- Stans) et S5 (Lucerne- Giswil). Une harmonisation de la cadence sera instaurée sur la ligne S4 le dimanche et les jours ouvrables. La cadence semi-horaire sera ainsi proposée toute la journée, tous les jours de la semaine. La ligne de bus Stans- Seelisberg bénéficiera également de la cadence semi-horaire pendant toute la journée. Le service de bus reliant Stansstad à Kehrsiten sera en revanche abandonné en raison du manque de clientèle. Les trains prévus à l’horaire les jours ouvrables sur la ligne S5 circuleront presque tous aussi le dimanche. Les bus de substitution du chemin de fer circulant entre Giswil et Lungern en fin de soirée ne seront plus proposés du dimanche au jeudi. Le dernier hiatus de la cadence des bus à destination de Melchtal sera supprimé. 38 requêtes ou prises de position concernant le projet d’horaire 2008 ont été enregistrées dans le canton de Nidwald et 65 dans celui d’Obwald. Toutes les demandes ont fait l’objet d’une analyse de faisabilité et ont été prises en considération lorsque cela était possible, est-il relevé dans le communiqué de presse.
5.9.07 Les liaisons ferroviaires au départ de Lucerne en direction de Olten, Brunnen, Lenzbourg, Giswil et Stans seront améliorées à la faveur de l’horaire 2008. De nombreux souhaits peuvent ainsi être satisfaits, communique la chancellerie d’Etat lucernoise. Le RegioExpress (RE) et le RER circuleront désormais jusqu’à minuit selon l’horaire cadencé sur la ligne Lucerne- Olten. Les passagers se verront proposer de meilleures correspondances tant à Lucerne qu’à Olten. Un RER supplémentaire circulera dorénavant le matin entre Brunnen (dép. 7h.08) et Lucerne. Les navetteurs quittant Arth-Goldau à 6h.00 et se rendant à Berne bénéficieront d’une bonne correspondance à Lucerne. Le RER circulera durant toute la journée à la cadence semi-horaire entre Lucerne et Lenzbourg. Des améliorations seront apportées à l’offre du RER en direction de Giswil et de Stans-Engelberg, en particulier le dimanche. Une nouvelle liaison sera en outre proposée le matin et le soir en direction de Giswil. Les passagers au départ de Giswil bénéficieront de meilleures correspondances à destination de Berne. Les correspondances seront également améliorées au départ d’Engelberg en direction de Berne, Bâle et Zurich Aéroport. Quant aux passagers se rendant en Valais au départ de Lucerne, ils profiteront d’une meilleure correspondance dans la ville fédérale. La possibilité de créer des liaisons supplémentaires sur la ligne Lucerne- Zofingue- Berne/Bâle à partir du changement d’horaire 2009 sera examinée. Malters continue à attendre une liaison par train direct.
7.9.07 Les réseaux à haute tension des entreprises d’électricité et des CFF doivent être modernisés le plus rapidement possible. Une expertise commandée par l’Office fédéral de l’énergie soutient les propositions qu’un groupe de travail avait présentées en mars. Experts indépendants, le professeur Hans-Jürgen Haubrich et la société Consentec Consulting für Energiewirtschaft und -technik à Aachen ont examiné la nécessité, la pertinence et l’adéquation de 39 projets d’extension et d’aménagement. Les organisations de protection de l’environnement avaient remis en question certains de ces projets. Les experts concluent dans l’étude publiée à la pertinence d’un réseau de transmission stratégique. Ils estiment en effet que la majeure partie des projets d’extension et d’aménagement est absolument nécessaire et que le Conseil fédéral devrait s’atteler rapidement à leur mise en œuvre une fois le réseau définitif défini. Les experts évaluent de manière critique le délai plutôt court qui a été retenu (2015), l’optique limitée à la Suisse et des critères de profitabilité trop peu significatifs. Les critiques émises par les organisations de protection de l’environnement portent avant tout sur des points de détail de la mise en œuvre, telle la question du câblage complet ou partiel de certains tronçons de ligne. Les experts confirment la pertinence des projets Mühleberg- Wattenwil BE et de la région du lac de Neuchâtel du point de vue stratégique. La réalisation du projet Lavorgo- Morbegno TI dépend de l’évolution future. Quant au projet Obfelden- Thalwil ZH, il importe que les entreprises tirent profit de toutes les possibilités qui s’offrent en matière de coordination et de coopération pour parvenir à une solution optimale.
12.9.07 Les tarifs de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) seront augmentés à partir du 1er janvier 2008. L’augmentation ne touchera toutefois pleinement la majeure partie des camions qui circulent en Suisse qu’en 2009. La Suisse et l’UE s’étaient entendues au sein de la commission des transports terrestres de relever la RPLP au taux maximal dès l’an prochain. La traversée de la Suisse entre Bâle et Chiasso (parcours de référence: 300 kilomètres) coûtera désormais 325 francs au lieu de 292.50 francs en moyenne. Le Conseil fédéral a arrêté les nouveaux tarifs en dépit de la forte résistance opposée par les camionneurs (et l’UDC). La redevance qui sera perçue pour transiter la Suisse s’élèvera désormais à 369 francs pour les véhicules les plus polluants, à 320 francs pour les véhicules moyennement polluants et à 272 francs pour les véhicules les moins polluants. La RPLP sera par conséquent relevée de 2,88 centimes à 3,07 centimes par tonne et par kilomètre pour les véhicules les plus polluants (EURO 0 et 1). Le relèvement le plus marqué frappera les véhicules de la classe EURO 2, puisque la redevance passera de 2,52 centimes à 3,07 centimes. La RPLP qui sera perçue pour les véhicules les moins polluants (EURO 4, 5 et 6) sera augmentée de 2,15 centimes à 2,26 centimes. Il était prévu initialement de transférer les véhicules de la classe EURO 3 de la catégorie de redevance la moins chère à la catégorie moyenne, ce qui aurait correspondu à une augmentation de la redevance de 20 pour cent. Cette modification a engendré de vives protestations, car quelque 60 pour cent des poids lourds indigènes auraient été touchés. La Suisse a communiqué à l’UE en août que le changement de classe des véhicules de la norme EURO 3 était reporté d’une année au 1er janvier 2009. La RPLP n’augmente ainsi dans un premier temps que de quelque 5 pour cent pour cette catégorie. Quelque 100 millions de francs échapperont par conséquent l’an prochain à la Confédération et aux cantons. La RPLP a été instaurée le 1er janvier 2001 pour les véhicules indigènes et étrangers de plus de 3,5 tonnes, lorsque le poids total admis en Suisse a été relevé de 28 à 34 tonnes. Le taux moyen de la redevance s’élevait au début à 1,68 centime par tonne-kilomètre. Il a augmenté à 2,44 centimes au début 2005. La RPLP devrait rapporter quelque 1,3 milliard de francs en 2007 grâce à la bonne conjoncture. Le relèvement de la redevance qui sera opéré en 2008 devrait accroître les recettes de près de 50 millions, a indiqué un porte-parole de la direction des douanes.
13.9.07 Comme le relate le rapport annuel de la LITRA, qui vient de sortir de presse, notre pays fête cette année l’une des plus grandes innovations de l’histoire des transports publics suisses. Il y a 25 ans, au printemps 1982, l’horaire cadencé a été introduit sur presque toutes les lignes ferroviaires suisses. En 2004, les chemins de fer suisses ont à nouveau marqué des points en mettant en service la première étape du projet Rail 2000, qui a eu pour effet de modifier quelque 90 pour cent de l’horaire des chemins de fer suisses. En 2006, le Conseil fédéral et le Parlement ont approuvé la nouvelle loi sur le fonds d’infrastructure pour le trafic d’agglomération, le réseau des routes nationales de même que pour les routes principales dans les régions de montagne et les régions périphériques. Ce faisant, ils ont créé une base solide pour le financement d’une grande partie de nos réseaux de trafic. Le message du Conseil fédéral relatif au futur développement de l’infrastructure ferroviaire (ZEB) ou deuxième étape de Rail 2000 constituera un nouveau pas important en matière de développement des transports publics. Par ailleurs, il ressort du rapport annuel de la LITRA que celle-ci considère les subventions et les autres contributions fondées sur le droit public comme n’étant pas des revenus au sens fiscal. Des arrêts du Tribunal fédéral confirment cette manière de voir. La réduction de l’impôt préalable qui intervient dans ces cas n’est donc pas autorisée. La pratique suivie jusqu’ici par la Confédération a pour conséquence le transfert de moyens financiers des communes et des cantons à la Caisse fédérale. Selon l’étude SwissVAT, ces procédures de transferts portent sur environ 400 millions de francs annuellement, dont 180 millions à charge des transports publics. Le Conseil fédéral souhaite disposer d’un système idéal de taxe à la valeur ajoutée. Dans son rapport annuel, la LITRA estime de ce fait difficilement compréhensible du point de vue de l’efficacité du système de subventions que l’exploitation subventionnée des transports publics soit soumise à une taxe à la consommation prélevée au taux normal de la TVA de 7,6 pour cent. Au sens d’un système idéal de taxe à la valeur ajoutée, le chiffre d’affaires des transports publics devrait être réellement exonéré du paiement de la TVA. Dans tous les pays de l’UE, les transports publics sont soit totalement exonérés du paiement de la TVA, soit un taux réduit leur est appliqué. Dans son rapport annuel, la LITRA prend position sur la décision du Surveillant des prix d’interdire aux chemins de fer suisses de prélever de nouveaux suppléments de distance sur certaines lignes fortement fréquentées. Cette décision du Surveillant des prix est en contradiction avec le mandat confié par la Confédération aux CFF de travailler selon les principes commerciaux et de réaliser des bénéfices. La demande et le marché sont des domaines qu’il faut prospecter et traiter avec soin. Un élément déterminant est la formation des prix ou «Mobility Pricing». Deux tiers des lignes du trafic à longue distance des CFF sont déficitaires. Pour éviter que le contribuable ne doive passer à la caisse, les CFF doivent gagner de l’argent dans les secteurs où la demande le permet, c’est-à-dire sur les lignes fortement fréquentées.
14.9.07 Les CFF ont procédé aux premières attributions en vue de la construction de la ligne diamétrale à Zurich; les travaux démarreront le 20 septembre. Le projet coûtera 234,5 millions de francs de plus que prévu. Le canton de Zurich prend 40 pour cent du surcoût à sa charge. Le coût des cinq lots du gros œuvre de la ligne diamétrale Altstetten- Zurich HB- Oerlikon s’élève à 667,1 millions de francs, soit 129,5 millions de plus que prévu initialement, indiquent les CFF. Le responsable de l’infrastructure des CFF, Hansjörg Hess, a expliqué devant les médias que l’évolution du marché dans le secteur de la construction était à l’origine de ce «surcoût regrettable». «Les entreprises ne font plus des offres au même prix qu’en 2000.» La bonne conjoncture économique influence négativement le coût du projet. Les prix de l’acier et le coût des décharges de matériaux d’excavation ont en outre augmenté. L’entreprise ayant présenté l’offre la meilleure marché a chaque fois obtenu les travaux. S’y ajoute un montant de 105 millions de francs, prévu principalement à titre de réserve pour le développement des trois autres lots de construction et dont 25 millions seront affectés à la construction des galeries de secours supplémentaires requises par l’Office fédéral des transports (OFT), a ajouté Hansjörg Hess. Vu le surcoût global de 234,5 millions de francs, les coûts totaux du projet devraient s’élever à 1,7 milliard de francs, soit 16 pour cent de plus que ce qui avait été estimé en 2000. L’étude réalisée à l’époque renfermait une inexactitude de coûts de 30 pour cent. Au final, compte tenu du renchérissement et des investissements de tiers, les coûts de la ligne diamétrale devraient atteindre 1,82 milliard de francs. Il faut toutefois se rappeler que la Suisse entière tirera profit de l’amélioration de l’offre liée à la construction de cet ouvrage. on n’a pas tablé sur un tel surcoût, a déclaré pour sa part le directeur de la Communauté de transport zurichoise (ZVV) Franz Kagerbauer. Au début septembre, le Conseil d’Etat zurichois a, de sa propre compétence, accordé une rallonge de 93,8 millions de francs pour respecter les délais serrés des travaux. Le gouvernement en a informé le Grand Conseil par écrit. Cette manière de faire est conforme à la loi sur les finances cantonales. Le Parlement n’a aucune possibilité de s’y opposer, a précisé Franz Kagerbauer. Les CFF et la Confédération doivent prendre en charge le reste du surcoût. La ligne diamétrale est partie intégrante du projet de futur développement de l’infrastructure ferroviaire (ZEB), dont le financement par la Confédération n’est pas encore réglé. Les premiers cinq lots de construction de la ligne diamétrale portent sur la gare de passage de la Löwenstrasse et sur le tunnel de Weinberg en direction d’Oerlikon. Longue de 9,6 kilomètres, la ligne devrait être mise en service en 2015.
15.9.07 La route de contournement de Bulle FR coûtera 45 millions de francs de plus que prévu. Le coût de l’ouvrage, qui devrait être terminé en 2009, s’élèvera ainsi à 260 millions de francs. Le directeur des travaux publics fribourgeois, Georges Godel, a confirmé à la TSR les informations parues dans «Le Temps». Les exigences supplémentaires posées par la Confédération, en particulier pour les systèmes de sécurité des tunnels et la protection des eaux souterraines, sont à l’origine du dépassement des coûts, a déclaré Georges Godel. Les citoyens du canton de Fribourg avaient approuvé un crédit cantonal de 63,2 millions de francs en juin 2001, les autres coûts étant pris en charge par la Confédération. Le coup d’envoi des travaux de la route de contournement, longue de 5,2 kilomètres, avait été donné en 2003.
17.9.07 Le recours déposé par un groupement contre l’adjudication des installations de traitement des eaux du tunnel de base du Ceneri au consortium Pizzarotti-Passavant n’a pas d’effet suspensif. Le Tribunal administratif fédéral en a décidé ainsi. L’arrêt et les motifs ont été communiqués aux parties, a indiqué AlpTransit Gothard SA. Un recours au Tribunal fédéral est possible dans les trente jours. Les maîtres d’œuvre signeront la commande au consortium Pizzarotti-Passavant pour un montant de 26 millions de francs dès que le jugement sera définitif. Le coup d’envoi des travaux pourra être donné immédiatement. Le recours avait été déposé par les entreprises dont l’offre n’avait pas été retenue. La commande porte sur la construction et l’exploitation de deux installations de traitement des eaux industrielles et des eaux souterraines provenant du tunnel du Ceneri pendant les dix ans de construction de l’ouvrage. Les installations de logistique et les voies d’accès aux chantiers de Camorino et de Sigirino sont actuellement aménagées. Les travaux de percement de la galerie d’accès ont commencé le 11 septembre à Sigirino.
18.9.07 L’offre de transports publics s’améliore à l’ouest de la ville de St-Gall. Les bus circulent désormais toutes les dix minutes entre Gossau et St-Gall grâce à deux nouvelles lignes. L’offre de bus a été étendue dans la région ouest de St-Gall à l’occasion de l’ouverture d’une maison d’ameublement dans la zone commerciale du complexe Arena AFG, est-il indiqué dans un communiqué de CarPostal, région ouest de St-Gall, et de l’entreprise Regiobus Gossau. Les transports publics jouent un rôle important pour faire face au trafic supplémentaire à partir du 24 septembre. La cadence d’un bus toutes les dix minutes sur l’axe principal Gossau- Arena- gare de St-Gall rend la consultation de l’horaire pratiquement superflue. Grâce à la nouvelle ligne 157, les localités de Engelburg et de Abtwil obtiennent le raccordement qu’elles souhaitent depuis longtemps à Gossau aux trains Intercity en direction de Zurich. Quant à la ligne 158, elle relie Herisau à l’Arena de St-Gall et au «Säntispark» d’Abtwil.
18.9.07 Le gouvernement uranais entend s’investir pour que le canton ne rate pas le coche une fois le tunnel de base ouvert. Il a ainsi recouru contre le projet de transformation de la gare de Altdorf concocté par les CFF. Il demande des améliorations de la part des CFF, en particulier la réalisation sans tarder d’une gare digne du chef-lieu. Canton dans lequel vivent bon nombre de pendulaires travaillant à l’extérieur, Uri est tributaire de bonnes liaisons de transports publics. En déposant un recours, le gouvernement entend créer les conditions permettant d’atteindre cet objectif. Il souhaite en particulier obtenir la garantie que les trains Interregio desserviront le chef-lieu du canton après la mise en service des NLFA au Gothard. Des trains grandes lignes devront s’y arrêter tous les jours, également après l’aménagement du tunnel de l’Axen. Aussi des quais de 320 mètres de longueur sont-ils requis au lieu des quais de 220 mètres prévus, afin que les trains Interregio puissent également s’arrêter pendant les heures d’affluence. Le gouvernement demande de surcroît des quais de 420 mètres à titre d’option à long terme et diverses adaptations en corrélation avec le passage sous-voies prévu, en particulier en vue de la réalisation d’un parking P+R à l’ouest de la gare.
19.9.07 Le gouvernement bâlois a soumis au Parlement un projet de prolongement de la ligne de tram 8 de Bâle à la ville allemande de Weil am Rhein. Il propose un crédit de 67,2 millions de francs, dont 25 millions devraient être pris en charge par la Confédération. Le coût du projet global, partie allemande de la ligne incluse, s’élève à 104,3 millions de francs. La Confédération devrait y participer à hauteur de 43,5 millions de francs en prélevant ce montant du fonds d’infrastructure, à condition toutefois que le coup d’envoi des travaux de la ligne de tram soit donné avant la fin 2008, a précisé le gouvernement. Le Land du Bade-Wurtemberg a pour sa part fait savoir qu’il pourrait contribuer au financement de la construction du tronçon situé sur sol allemand, dont le coût est estimé à 46,4 millions de francs, en se fondant sur la loi sur le financement des transports dans les communes. Le coût net s’élèverait ainsi à quelque 42 millions de francs pour Bâle-Ville et à 23 millions de francs pour Weil am Rhein et le Bade-Wurtemberg, estime le gouvernement. La nouvelle ligne de tram pourrait être mise en service d’ici à 2012, si le Grand Conseil bâlois et la ville de Weil am Rhein donnent leur feu vert. En créant cette nouvelle liaison, le gouvernement vise avant tout à réduire le trafic pendulaire motorisé entre les deux pays.
19.9.07 Des voies de roulement et d’accès supplémentaires rapides aux pistes 16, 28 et 32 peuvent être construites à l’aéroport de Zurich. Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) a donné son feu vert à cet effet à la société d’exploitation Unique. Deux voies de roulement rapides reliant la piste ouest, d’une part, et la piste d’atterrissage aux instruments, d’autre part, au tarmac permettent d’accroître la capacité d’absorption de l’aéroport, a communiqué le DETEC. Les restrictions imposées dans l’espace aérien au sud de l’Allemagne ont rendu cet aménagement nécessaire. En récupérant une partie de la capacité d’accueil perdue, grâce aux nouvelles voies de roulement, l’aéroport peut mieux respecter l’horaire et ainsi réduire les retards. Un accès supplémentaire aux pistes 16 (nord), 28 (est) et 32 (sud) permet de rendre le trafic plus fluide avant le décollage des avions et d’éviter également des retards.
19.9.07 Irruptions d’eau onéreuses: le tunnel à forte rampe du chemin de fer Zentralbahn (zb) en construction sur la ligne menant à Engelberg sera terminé au plus tôt à fin 2010 et le coût s’élèvera à 176,5 millions de francs. Initialement, il devait revenir à 68,1 millions de francs et être mis en service en 2006. Plusieurs irruptions d’eau ont retardé les travaux et entraîné un surcoût important. Les hautes eaux d’août 2005 ont engendré les effets les plus dévastateurs. Raison pour laquelle il a été décidé en avril 2006 d’interrompre les travaux afin de soumettre le projet à une analyse approfondie. Le Zentralbahn (zb) a indiqué aujourd’hui comment il entendait poursuivre la construction de l’ouvrage. Il est prévu de canaliser l’eau dans les zones problématiques et de la conduire à la sortie du tunnel au moyen d’un drain, d’une part, et de bétonner la voûte en laissant des espaces entre les joints. Un nouvel appel d’offres sera lancé. La procédure d’approbation des plans doit de surcroît être mise en route et les crédits supplémentaires doivent être approuvés par la Confédération et par les cantons d’Obwald et de Nidwald pour faire face au surcoût. Ce, alors que des crédits supplémentaires ont déjà été approuvés à deux reprises précédemment. Le coût de l’ouvrage avait été estimé à 68,1 millions de francs en 1996. Le montant avait grimpé à 128 millions en 2006, ce qui avait entraîné l’ouverture de deux nouvelles lignes de crédit. Il est aujourd’hui question d’une nouvelle rallonge de 48,5 millions et d’un coût global de 176,5 millions de francs, soit quelque 160 pour cent de plus que prévu initialement. Le renchérissement pèse à lui seul 29,6 millions de francs, a souligné le directeur du chemin de fer zb Josef Langenegger. Le surcoût lié aux difficultés géologiques atteint 67,1 millions de francs. S’y ajoutent 11,7 millions pour le dispositif de sécurité et de secours, qui comprend une installation d’aération du tunnel en cas d’incendie. Il n’existe pas d’autre solution que celle du tunnel, a indiqué Josef Langenegger. L’actuelle rampe à fort déclivité ne permet pas de moderniser l’exploitation du chemin de fer. Grâce au tunnel, il sera possible d’accroître la capacité de transport du chemin de fer de 400 à 1'000 personnes à l’heure et d’optimiser les temps de parcours et l’horaire. Le tunnel sera mis en service en décembre 2010 si tout se déroule comme prévu. Le calendrier est toutefois très ambitieux et il comprend certains risques. C’est ainsi que les crédits et les autorisations devront être sous toit cet automne et qu’aucun recours ne devra être enregistré en matière d’adjudication. Les travaux doivent être exécutés en hiver en raison de la situation hydrologique rencontrée. Enfin, il faut que la nature joue le jeu: la fonte des neiges ne devra en effet pas survenir trop tôt et des événements exceptionnels ne devront pas se produire en été qui endommagent l’ouvrage.
19.9.07 Le canton de Berne et la ville fédérale planchent avec l’entreprise de transports publics BERNMOBIL sur la construction d’un nouveau dépôt de trams. Il serait réalisé à la Bolligenstrasse sur un site de la Confédération. Le nouveau dépôt remplacerait l’ancien dépôt situé au Burgernziel, indique l’Office cantonal d’information dans un communiqué. Un concours d’architecture a été lancé ces derniers jours. BERNMOBIL exploite actuellement deux dépôts, l’un à l’Eigerplatz et l’autre au Burgernziel. Aucun agrandissement n’est possible à l’Eigerplatz, alors que le dépôt du Burgernziel pourrait faire l’objet d’une extension limitée. Une telle solution n’a toutefois pas de sens à long terme. Il est prévu de construire le nouveau dépôt, dont le coût est situé dans une fourchette de 40 à 50 millions de francs, d’ici à 2010. Le plan de financement est actuellement en cours d’élaboration sous la direction du canton.
20.9.07 DHL Express (Suisse) lance un nouveau service de livraison express des paquets avec les CFF. Un essai pilote de trois mois est réalisé à Berne et à Zurich à l’enseigne de «DHL RAIL PAC». Les paquets seront livrés le même jour aux gares de Zurich, Bâle, Berne, Bienne, Lucerne ou Genève, où le destinataire pourra les retirer ou se les faire livrer à domicile par DHL, indique DHL Express (Suisse) dans un communiqué. A Lausanne, à St-Gall et à Bellinzone, seule la possibilité de retirer les paquets au guichet des bagages CFF est proposée. La livraison express est proposée à partir de 15 francs.
20.9.07 Un an après le retour dans les chiffres noirs, Swiss lance le plus important programme d’investissement de son histoire. La compagnie aérienne modernise et étend sa flotte à hauteur de plus d’un milliard de francs. Un nombre d’emplois plus élevé qu’annoncé jusqu’ici verra le jour. Neuf des onze avions long-courriers – des Airbus A330-200 – seront remplacés par neuf nouveaux Airbus A330-300 d’ici à 2011. Les deux autres anciens Airbus A330-200 feront place l’an prochain, comme annoncé, à deux nouveaux Airbus A340, de plus grande capacité. Quatre Airbus A 320 compléteront de surcroît la flotte européenne. Deux seront loués au début 2008 et les deux autres seront achetés pour être mis en service en 2012. Ce faisant, Swiss entend participer à la croissance sur le marché européen. De nouvelles destinations seront proposées dès le mois de mars prochain: la capitale bulgare Sofia, Florence, St-Petersbourg, Bucarest et Manchester. Les salles d’attente réservées aux clients de la compagnie seront en outre modernisées et agrandies aux aéroports de Zurich et de Genève. L’accroissement de la capacité implique la création de 165 emplois supplémentaires dans les rangs du personnel naviguant, dont 65 dans le secteur des long-courriers et 100 dans celui de la flotte européenne. Swiss crée ainsi plus de 750 nouveaux emplois. Pour rappel: il était jusqu’ici question de 600 nouveaux emplois à fin 2007.
20.9.07 Extension du RER dès 2013, amélioration de l’offre Grandes lignes dès 2015: le premier coup de pioche a été donné sur le chantier de la future ligne diamétrale (DML) Altstetten- Zurich HB- Oerlikon. Cet ouvrage constitue un projet central du futur développement de l’infrastructure ferroviaire (ZEB), qui porte sur des ouvrages, petits et grands, visant à améliorer l’offre ferroviaire de manière ciblée dans tout le pays. La DML, qui mesurera 9,6 kilomètres, reliera Altstetten à Oerlikon par la gare principale de Zurich dès 2015. La future gare de passage de la Löwenstrasse, qui sera réalisée partiellement sous la gare principale, constitue le cœur du projet. Le coup d’envoi des travaux a été donné au début du mois, après neuf ans de planification. Les trains en provenance de l’ouest pénétreront dans la gare de la Löwenstrasse en empruntant deux nouveaux ponts. De là, les trains emprunteront le nouveau tunnel à double voie du Weinberg, long d’environ 5 kilomètres, qui fera une boucle sous la Limmat et sous le Zurichberg, avant de parvenir à Oerlikon, où des travaux d’aménagement de la gare seront effectués. La gare de la Löwenstrasse et le tunnel seront mis en service à la fin 2013 si tout se déroule comme prévu. L’ouverture de la liaison qui reliera Altstetten à la gare de la Löwenstrasse est prévue en 2015. Les passages actuels qui abritent un grand nombre de commerces seront agrandis à l’occasion de la construction de la gare de la Löwenstrasse. La DML est un projet très ambitieux, a déclaré le président de la direction des CFF, Andreas Meyer, lors de la cérémonie qui a suivi le premier coup de pioche dans le hall de la gare principale. L’exploitation ferroviaire sera entièrement maintenue dans la gare principale pendant la construction des ponts, de la gare et du tunnel. Pour rappel: 2'000 trains entrent et sortent chaque jour de la gare principale et 300'000 personnes y arrivent et en partent. La DML est d’une grande importance, tant pour le trafic régional que pour le trafic à longue distance, a relevé Andreas Meyer. C’est ainsi que le temps de parcours sera réduit de 30 minutes entre St-Gall et Genève à la faveur de cette nouvelle ligne. Les CFF tablent sur 500'000 passagers qui utiliseront la gare principale. Le coût du projet est estimé à environ 1,8 milliard de francs, dont 60 pour cent seront pris en charge par la Confédération et 40 pour cent par le canton de Zurich. La population du canton a presque plébiscité l’ouvrage, puisque 82 pour cent des votants avaient accepté la contribution cantonale à hauteur de 580 millions de francs.
24.9.07 Le coût de la mise sous terre du tracé et de l’aménagement du chemin de fer Zentralbahn (zb) à Lucerne et à Hergiswil NW est estimé à environ 250 millions de francs. La moitié serait prise en charge par la Confédération. Il est prévu que le projet permettra au chemin de fer d’accroître sa capacité de près de 50 pour cent. Les représentants de la ville de Lucerne et des cantons de Lucerne, d’Obwald et de Nidwald ont présenté le projet de construction en soulignant les avantages qu’il procurera à tout un chacun. Mis à l’enquête publique pendant 30 jours, le projet prévoit que le chemin de fer bénéficiera d’une seconde voie sur une longueur de 1,9 kilomètre à Lucerne. Une grande partie du tracé sera en tunnel, ce qui permettra de supprimer quatre passages à niveau. Un point d’arrêt souterrain sera réalisé à l’Allmend, où se tiennent foires et manifestations sportives. A Hergiswil NW, une seconde voie sera construite entre la frontière cantonale et Hergiswil Matt. S’y ajoutent quelques mesures destinées à accélérer la circulation des trains dans les cantons de Nidwald, d’Obwald et de Berne. La Confédération prendra en charge 120 des 250 millions de francs que coûte le projet en les prélevant du fonds d’infrastructure; ce, à condition que les travaux commencent avant la fin 2008. Le reste sera réparti entre les cantons: Lucerne paiera 68 millions, Nidwald 23 millions, Obwald 15 millions et la ville de Lucerne 24 millions. Le Parlement sera appelé à se prononcer dans les cantons d’Obwald et de Nidwald, alors que les demandes de crédit seront soumises au peuple le 24 février 2008 en ville de Lucerne et dans le canton du même nom. Le chemin de fer zb indique que le projet permettra d’étoffer l’horaire et d’accroître les capacités de transport de 50 pour cent. Les transports publics ne seront pas les seuls à profiter de ces améliorations, puisque l’autoroute A2 sera déchargée entre Lucerne et les cantons d’Obwald et de Nidwald, ont déclaré les représentants des gouvernements.
24.9.07 Les propriétaires de véhicules à traction hybride, respectueuse de l’environnement, ne devraient plus payer à l’avenir que la moitié de l’impôt sur le trafic routier dans le canton de Schaffhouse. Les jeunes UDC ont déposé une motion allant dans ce sens au Parlement cantonal. Des députés du PS et de l’ÖBS ont estimé que cette motion n’allait pas assez loin et que non seulement les propriétaires de véhicules à traction hybride, mais de tous les véhicules respectueux de l’environnement devraient bénéficier d’un allégement. Le conseiller d’Etat Hans-Peter Lenherr a pour sa part plaidé en faveur d’une solution nationale ou à tout le moins régionale à laquelle le canton de Schaffhouse pourrait adhérer. Estimant que la motion va dans le bon sens, le Grand Conseil l’a acceptée par 36 voix contre 6 et l’a transmise au Conseil d’Etat.
25.9.07 Les voyageurs ferroviaires recevront des indemnités plus importantes au plus tard dès 2010 lorsqu’un train circulera avec du retard en trafic transfrontalier. Le Parlement européen a approuvé à une large majorité une ordonnance allant dans ce sens. «Nous emboîterons certainement le pas aux autres réseaux», a déclaré le porte-parole des CFF Roland Binz à l’agence télégraphique suisse ats. Les passagers ferroviaires recevront ainsi des indemnités plus importantes lors de retards de trains circulant en trafic international dans toute l’Europe, la Suisse incluse. L’ordonnance de l’UE prévoit le remboursement de 25 pour cent du prix de transport lorsque le retard du train dépasse une heure et 50 pour cent lorsque le retard dépasse deux heures. La règle entrera en vigueur 24 mois après sa publication dans la feuille officielle de l’UE. Cette mesure fait partie du troisième paquet ferroviaire de l’UE, qui prévoit également l’ouverture du marché ferroviaire dans le trafic voyageurs européen, des règles pour le transport des personnes handicapées et une licence de pilote de locomotive valable dans toute l’UE. Berne s’était déclarée d’accord de faire sienne les réglementations consignées dans les deux premiers paquets ferroviaires. Le Parlement helvétique n’a toutefois pas encore légiféré dans tous les secteurs couverts par le premier paquet, dont la libéralisation du trafic marchandises international fait partie. La Suisse n’est en principe pas tenue d’adhérer à toutes les règles européennes, sur la base de l’accord bilatéral conclu dans le secteur des transports terrestres avec l’Union européenne, a précisé sur demande le porte-parole de l’Office fédéral des transports (OFT) Davide Demicheli. Il considère cependant que le troisième paquet sera également abordé par le comité mixte Suisse-UE. Une reprise éventuelle de tout le paquet pourrait avoir des répercussions sur le trafic ferroviaire domestique dans la mesure où les indemnités seront également applicables aux passagers ferroviaires à l’intérieur du pays après un délai transitoire de plus de dix ans. Il incomberait au Parlement d’adapter la loi sur les transports publics également pour le trafic à l’intérieur de la Suisse.
25.9.07 Les passagers de CarPostal SA sont satisfaits des prestations de l’entreprise. Ils se sentent en sécurité lors des déplacements en car postal et donnent une bonne note au personnel de conduite s’agissant de son attitude envers la clientèle. Tels sont les résultats d’une enquête réalisée auprès de 2'000 passagers au printemps 2007. ont particulièrement contribué au taux de satisfaction de 76 points sur 100, l’horaire proposé aux heures creuses, le respect de l’horaire et les bonnes correspondances, indique CarPostal SA. Le taux de satisfaction des pendulaires s’est élevé à 73 points et celui des passagers voyageant durant leurs loisirs à 82 points. Le taux de satisfaction demeure stable depuis 2004. L’entreprise répond à un besoin d’information au travers d’un essai pilote à l’enseigne du Mobile Tagging, l’accès à l’horaire depuis un portable. La caméra du portable «lit» un code visuel qui ouvre un lien dans Internet. Il est ainsi possible de connaître l’arrêt le plus proche et les trois prochains départs de toutes les lignes dans chaque direction.
26.9.07 Avec la signature du premier contrat à Perlen, les chantiers de l’accès autoroutier du Rontal sont officiellement ouverts. L’accès et le raccordement à l’A14 reviennent à 126 millions de francs. L’ouvrage devrait être mis en service à fin 2010. Le raccordement autoroutier du Buchrain coûte 21 millions. Le Parlement et le peuple ont accepté un crédit de 105 millions pour réaliser l’accès du Rontal long de 1'420 mètres. Cette route à deux pistes relie l’A14 à la route cantonale du Rontal par un tunnel de 900 mètres de long qui passe sous le Hundsrück et par un pont de 160 mètres de long qui enjambe la Ron et la ligne CFF. L’accès autoroutier et le raccordement au réseau des routes nationales devraient permettre de réduire le trafic de transit dans les villages du Rontal, d’une part, et de favoriser le développement économique, d’autre part.
26.9.07 Le «Tellbus», qui fait la navette entre Altdorf et Lucerne depuis une année, a dépassé les attentes placées dans ce service de bus. La liaison est fortement utilisée, au point que des courses doivent être doublées. Ce sont en effet quelque 250 personnes qui utilisent chaque jour le bus rapide, selon les informations données par la direction des affaires économiques du canton d’Uri et par les CFF. Elles étaient 140 à le faire au début. Un quart des passagers sont des automobilistes qui ont passé aux transports publics. Le bus circule du lundi au vendredi, deux fois le matin et deux fois le soir dans chaque sens. Le trajet en bus dure 45 minutes. Il est sensiblement moins long que le trajet en train.
26.9.07 Les communes de Viège, de Brigue et de Naters investissent dans les transports publics. Le chemin de fer Matterhorn Gotthard Bahn (MGB) instaure la cadence au quart d’heure entre Viège et Brigue, à la demande desdites communes. Cela correspond aux intervalles des RER. L’offre sera proposée à partir du prochain changement d’horaire, le 9 décembre, indique le service d’information valaisan. Le MGB double l’offre en passant à 60 départs quotidiens en vue de la mise en service complète du tunnel de base du Lötschberg. L’horaire est axé sur le nouveau nœud ferroviaire des CFF à Viège, d’où les voyageurs partiront pour se rendre dans les différentes stations touristiques des vallées latérales du Valais. Si pour les milieux touristiques, il s’agit de réduire le temps de parcours entre les agglomérations du Plateau et les stations de montagne grâce à des offres coordonnées, il importe aux communes de favoriser le passage de la voiture aux transports publics. L’offre est instaurée à titre d’essai pendant trois ans. Il est prévu que près de la moitié des coûts annuels supplémentaires du MGB sera couverte par l’augmentation des recettes des billets et des abonnements et que le reste sera pris en charge par le canton (55'200 francs) et par les communes de la région. Le montant le plus important sera payé par les localités de Brigue, de Naters et de Viège, qui verseront chacune quelque 90'000 francs.
26.9.07 Les cantons doivent être en mesure d’autoriser la vente dominicale jusqu’à quatre dimanches par année sans permission spéciale. Telle est la volonté du Conseil national, qui s’est prononcé en faveur de cette ouverture par 104 voix contre 66. La gauche a mis en garde contre l’emprise du commerce. En vain. Une initiative parlementaire déposée par le conseiller national radical Kurt Wasserfallen, qui est décédé entre-temps, est à l’origine de la modification de la loi sur le travail. Elle vise à permettre la vente dominicale, en particulier pendant la période de l’Avent. Les salariés doivent être d’accord de travailler et le supplément de salaire demeure acquis. La situation légale qui prévaut actuellement conduit à une inégalité de traitement, a déclaré le porte-parole de la commission Hansruedi Wandfluh (UDC/BE). Le Tribunal fédéral estime en effet que les cantons ne peuvent autoriser la vente dominicale que si celle-ci repose sur une longue tradition ou si la concurrence étrangère les y contraint. 19 cantons autorisent aujourd’hui déjà la vente dominicale pour les raisons invoquées. Les réglementations varient toutefois fortement d’un canton à l’autre. Les cantons doivent être en mesure à l’avenir d’autoriser la vente dominicale jusqu’à quatre dimanches par année sans permission spéciale. Egalité de traitement oblige. Mais un canton doit aussi pouvoir renoncer à la vente dominicale, a relevé Hansruedi Wandfluh. La vente dominicale faisant l’objet d’une autorisation spéciale, telle qu’elle est pratiquée dans les régions touristiques, dans les stations-service ou dans les grandes gares et les aéroports, n’est pas remise en cause. Hans-Rudolf Gysin (PRD/BL) a justifié l’approbation de son groupe en indiquant que les recettes supplémentaires liées à la vente dominicale étaient indispensables à la bonne santé du commerce de détail, d’une part et que les familles appréciaient tout particulièrement de faire les achats de Noël le dimanche, d’autre part. La gauche s’est opposée en vain à la libéralisation. Jean-Claude Rennwald (PS/JU) a rappelé que le peuple avait accepté de justesse, il y a deux ans, la vente dominicale dans les grandes gares et les aéroports et qu’il n’était pas correct de continuer à détériorer les conditions de travail des salariés en employant la «tactique du salami». Il ne faut pas laisser aller les choses jusqu’à ce que le barrage cède et qu’il soit porté atteinte à la vie familiale, a déclaré Elvira Bader (PDC/SO). Le travail dominical doit demeurer limité et libre. Le PDC soutient néanmoins la modification de la loi, celle-ci étant modérée à ses yeux.
26.9.07 Les passagers aériens à l’arrivée dans les aéroports suisses doivent dorénavant pouvoir acheter des marchandises sans payer de droit de douane, à l’instar des passagers au départ. Le Conseil des Etats a accepté, sans opposition, une motion du Conseil national allant dans ce sens. La Chambre du peuple avait accepté une motion de Hans Kaufmann (UDC/ZH) en décembre 2006. Elle estime que la libéralisation permettra de créer 60 à 80 emplois supplémentaires et d’accroître les recettes de location des aéroports de 20 à 23 millions de francs. Un nombre croissant de pays, dont six Etats membres de l’UE, ont autorisé l’achat hors douane à l’arrivée, a déclaré le porte-parole de la commission Hans Hess (PRD/OW) au Conseil des Etats. L’aspect touristique est déterminant, puisque 35 pour cent des touristes étrangers arrivent en Suisse par avion. Une motion analogue déposée par le conseiller aux Etats Hans Hess avait échoué de justesse en juin 2004. Une majorité de la Chambre et le Conseil fédéral avaient alors mis en garde contre une voie particulière qui serait suivie par la Suisse. Le ministre des finances Hans-Rudolf Merz s’est maintenant limité à indiquer que la mise en œuvre de la motion impliquait un amendement de la loi et qu’elle induirait des problèmes – susceptibles d’être résolus – en termes de concurrence.
27.9.07 L’an prochain également, de nombreuses lignes de chemin de fer, de tram, de bac et de bus fêteront un anniversaire marquant une décennie. Pas moins de dix lignes de chemin de fer ont été mises en service il y a 150 ans. 25 ans plus tard, trois lignes ferroviaires, une ligne de tram et un funiculaire se sont ouvertes. Parmi les chemins de fer qui auraient fêté leur centenaire, six ont été transformés entre-temps partiellement en lignes de bus. L’événement le plus important qui s’est produit il y a 75 ans est sans conteste la mise en service du bac du lac de Zurich reliant Horgen à Meilen. Neuf nouvelles installations à câble ont vu le jour il y a 50 ans, suivies de huit il y a 25 ans. (voir www.litra.ch).
28.9.07 L’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) est autorisé à augmenter ses taxes au début 2008. Le Conseil fédéral a en effet approuvé l’ordonnance révisée. L’OFAC obtient ainsi 4 millions de recettes supplémentaires et peut créer 20 emplois supplémentaires. Le Conseil fédéral avait approuvé la hausse des taxes à fin mai déjà. L’office doit impérativement augmenter son effectif de personnel pour être en mesure de faire face à la surveillance de l’espace aérien suisse, dont la complexité s’est sensiblement accrue. Le gouvernement a consigné les modalités des nouvelles taxes dans une ordonnance, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2008. Le taux de couverture de l’office s’accroîtra de 10 à 13 pour cent. Il table sur une augmentation des recettes d’environ 4 millions de francs par année. Rapportée à l’ensemble des passagers aériens, la hausse de la taxe s’élèverait à moins de 10 centimes par vol, indique le Conseil fédéral. L’ordonnance règle les taxes perçues sur les avions, les licences des pilotes, des mécaniciens et des contrôleurs aériens, ainsi que les autorisations attribuées aux compagnies aériennes, aux aéroports et aux organisateurs de manifestations aériennes. L’office percevra dorénavant moins de contributions forfaitaires et facturera ses travaux en fonction du travail fourni. L’OFAC avait rendu public une proposition visant à la création de 24 emplois supplémentaires, au début septembre. Celle-ci prévoit que les aéroports paient dorénavant une taxe par mouvement d’avion et par passager. Cela implique la révision d’une partie de la loi sur l’aviation.
28.9.07 L’UDC du canton de Lucerne a déposé son initiative portant sur les amendes. Celle-ci exige que les recettes provenant des amendes d’ordre infligées dans le trafic routier soient remboursées aux contribuables. Elle a été signée par 4'220 personnes. «Les recettes des amendes à titre de rabais sur les impôts.» Tel est le titre de l’initiative lancée il y a une année. Un fonds spécial est requis dans lequel toutes les amendes perçues par le canton et par les communes seraient versées. Le montant du fonds serait versé aux contribuables à la fin de chaque année. L’UDC estime que la bonification s’élèverait à 90 – 100 francs par contribuable.
28.9.07 La conseillère fédérale Doris Leuthard a indiqué lors de l’exposé qu’elle a présenté au symposium de l’EPFZ sur le climat comment l’objectif d’une Suisse neutre du point de vue du CO2 pouvait être atteint à ses yeux. Par des investissements à l’étranger. La meilleure façon pour la Suisse de contribuer à résoudre le problème climatique est d’investir à l’étranger, a déclaré Doris Leuthard à Zurich. La Suisse pourrait ainsi jouer le rôle de fer de lance au niveau mondial et se profiler de surcroît en tant que site de haute technologie. Elle a émis des doutes quant à savoir si des taxes CO2 internationales constituaient une voie envisageable pour réduire les émissions de dioxyde de carbone. De telles taxes pèseraient tout particulièrement sur l’économie des pays en voie de développement et des pays émergents. «Aussi, je mise plutôt sur des systèmes d’échange d’émissions», a indiqué Doris Leuthard. Il ne devrait toutefois pas s’agir de trouver des solutions les moins coûteuses possibles pour la Suisse, mais des solutions optimales. Cela signifie que tout devrait être mis en œuvre en Suisse, parallèlement à l’engagement à l’étranger, pour réduire les émissions de CO2. La situation politique n’étant pas favorable à l’instauration d’une taxe CO2 nationale, il y a lieu de miser sur des systèmes incitatifs, tels des taxes sur les véhicules à moteur perçues en fonction du taux de pollution et non plus de la puissance du moteur, et le Road Pricing, a souligné Doris Leuthard. Il s’agit de créer, au travers d’incitations ciblées, les conditions qui rendent payantes les économies de ressources. Le symposium de l’EPFZ sur le climat avait pour but de favoriser le dialogue entre les milieux scientifiques et politiques en ce qui concerne les changements climatiques et la politique de l’énergie. Outre la conseillère fédérale Doris Leuthard, plusieurs experts scientifiques se sont exprimés sur les changements climatiques en esquissant des solutions susceptibles de contribuer à résoudre différents problèmes liés au réchauffement climatique global.
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