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(Berne, 24.1.98). Un accord bilatéral avec une taxe de transit routière si basse pour le passage des camions de l'UE par la Suisse nuit à l'ensemble des transports publics, à ses clients, aux automobilistes et aux contribuables, et ceci sous plusieurs rapports.
On crée d'une part un nouvel état de fait en matière de subvention pour l'autoroute roulante toujours croissant et diminue d'autre part considérablement les moyens financiers à disposition du trafic public régional sur rail et sur route; on réduit donc les prestations et les places de travail et prend délibérément l'option de supprimer des lignes entières. Dès lors, si l'argent nécessaire au financement des nouvelles subventions doit être dérivé des recettes de la redevance sur les poids lourds en fonction des prestations, il manque pour les lignes transversales des Alpes (NLFA), Rail 2000, le raccord au réseau grande vitesse et l'assainissement du bruit. Enfin, avec une taxe de transit routière trop modique, on risque encore davantage de ne pas pouvoir protéger efficacement nos routes et autoroutes, respectivement les automobilistes et la population contre l'inondation par les camions de l'UE. La dégradation des routes, les coûts subséquents ainsi que les dommages à l'environnement seront encore plus conséquents. On sait que rien qu'en 1996, par rapport à l'année précédente, 75'000 poids lourds supplémentaires (ou 300 par jour ouvrable) ont travérsé les Alpes suisses. L'exemple de l'Autriche prouve d'ailleurs que l'UE ne tient nullement compte de la situation d'un pays alpin, même si ce dernier fait partie de ses membres. Parce que l'UE ne connaît plus de trafic de transit mais seulement un trafic intérieur, l'Autriche ne peut pas frapper le trafic routier d'une redevance permettant d'influencer efficacement le transfert de la route au rail.
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