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(Berne, 7.10.2004). Le 12 décembre 2004, les transports publics accompliront un pas de géant en augmentant leur offre et leurs capacités de manière très significative. Etant donné toutefois que les offres tant en trafic voyageurs que marchandises augmentent continuellement dans toutes les régions de notre pays en raison du transfert du trafic et du délestage des routes, des nouveaux goulets d’étranglement apparaissent dans les agglomérations, où le réseau ferré n’a pas été adapté en temps opportun. Il est par conséquent nécessaire de dresser dès que possible une vision globale assortie d’une analyse des capacités afin que, à l’avenir aussi, des pas tangibles puissent être franchis tous les trois ou quatre ans dans le domaine de l’offre. Ceci est l’une des conclusions les plus importantes que le président de LITRA, Peter Bieri, conseiller aux Etats (PCS / Zoug) a tirée de la 68e assemblée de membres qui s’est tenue jeudi à Berne. L’assemblée a par ailleurs réélu le comité et la présidence pour une nouvelle période administrative. Elle a adjoint de nouveaux membres au comité. Au cours du forum des transports, Monsieur Hans-Rudolf Merz, conseiller fédéral, a présenté un exposé intitulé «Les chantiers du financement du trafic».
Le président de LITRA, Peter Bieri, conseiller aux Etats (PCS / Zoug), a remercié tous les responsables et tous les artisans qui ont œuvré pour la réalisation de la première étape de Rail 2000. C’est le 12 décembre 2004 que celle-ci fera sentir ses effets. Il s’agit d’un pas de géant que les transports publics accompliront, après 17 ans seulement de travaux. Ils ont ainsi écrit une page de l’histoire des transports. Le mandat politique a donc été rempli à l’entière satisfaction du peuple, du Parlement et du Conseil fédéral. Le président de LITRA a toutefois soulevé la question du développement subséquent des transports publics. Les difficultés financières des pouvoirs publics pourraient en effet le menacer, ce qui se traduirait par une réduction de la capacité concurrentielle des chemins de fer.
Constamment, et conformément à la planification, l’offre tant en trafic voyageurs que marchandises est étendue de manière à pouvoir transférer le trafic de la route sur le rail et délester le système routier. Le nombre des goulets d’étranglement que compte le réseau ferré augmente, lui aussi, car son extension n’est pas allée de pair avec le développement du trafic. Les plus importants goulets d’étranglement se trouvent dans les agglomérations. Dans le secteur routier, le souci du maintien du niveau de performance et du bon fonctionnement est à l’ordre du jour.
Cela devrait être un but avoué également dans le secteur ferroviaire. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de dresser rapidement une vision globale assortie d’une analyse des capacités. Il n’est pas concevable que des projets urgents, tels que la ligne médiane de Zurich reliant la gare souterraine de la Löwenstrasse à Oerlikon, la liaison ferroviaire entre Genève et la ville française de Annemasse (CEVA), la liaison entre Mendrisio (TI) et Varese (I) et l’extension des installations entre Zurich et Winterthur soient reportés à plus tard. Le marché de la mobilité continuera à croître durant les dix prochaines années. Il faut par conséquent étudier les possibilités de scinder la réalisation de la deuxième étape de Rail 2000 en plusieurs phases, de manière à pouvoir faire tous les trois ou quatre ans un pas modeste, mais sensible sur le marché. Au besoin, ces projets et d’autres tout aussi urgents devraient être financés par le biais de la convention sur les prestations conclue entre la Confédération et les CFF.
Les transports publics et le trafic privé sont en concurrence, a constaté LITRA. Le secteur routier ne dort pas. Dans une économie de marché, il est normal que chacun et chacune recherche le moyen de transport le plus avantageux et l’utilise. Ceci est valable pour le transport voyageurs et le transport de fret. Ces deux secteurs ont fait l’objet de coupes à nouveau exagérées dans le cadre du programme fédéral d’assainissement des finances 04. Notamment la suppression, envisagée par le Conseil fédéral, du remboursement de l’impôt sur les huiles minérales est lourde de conséquences. Au moyen de fusions et de formes de coopération plus étroites, les entreprises de transport public font tout ce qu’elles peuvent pour tirer parti des potentiels encore latents de rationalisation et de synergies. Elles accroissent leurs performances. Cette évolution est nécessaire, car le marché des transports – dorénavant européen - requiert une amélioration de l’efficacité des entreprises. Il est de première importance que le secteur des transports puisse bénéficier rapidement de meilleures bases de financement. Les concertations qui ont lieu depuis le scrutin sur l’initiative Avanti vont dans ce sens. Il ne faut pas oublier que chaque investissement supplémentaire, si nécessaire soit-il, augmente le besoin en moyens financiers des entreprises de transport qui profitent de ces investissements ou utilisent les nouvelles installations.
Les membres de LITRA élirent les membres du comité. Ils reconduirent le mandat du président, Peter Bieri, conseiller aux Etats (PCS/ZG), de Hünenberg, ainsi que du vice-président, Peter Spuhler (UDC/TG), de Bussnang, pour une nouvelle période administrative de quatre ans. ont été désignés en tant que nouveaux membres les personnes suivantes: Marianne Kleiner, conseillère nationale (PRD/AR), Herisau ; Max Binder, président du Conseil national (UDC/ZH), Illnau-Effretikon ; Otto Laubacher, conseiller national (UDC/LU), Kriens ; Erwin Rutishauser, directeur des Chemins de fer rhétiques, Coire ; Hans-Jürg Spillmann, chef Infrastructures CFF, Berne ; Ulrich Weidmann, professeur EPF, Zurich. ont quitté le comité les personnes suivantes : Silvio Fasciati, ancien directeur des Chemins de fer rhétiques, Heinrich Brändli, professeur EPF Zurich, Pierre-Alain Urech, ancien adjoint au PDG CFF, et Lili Nabholz, anc. conseillère nationale.
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