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1.2.00
Une étude indépendante sur le comportement en matière de déplacements en Suisse montre que près de un septième de la population est la source de la moitié du trafic motorisé sur la route, essentiellement durant les loisirs. De l'avis du comité d'initiative pour la réduction de moitié du trafic routier en l'espace de dix ans, qui a présenté ses arguments à Berne, ce résultat laisse suffisamment de marge de manœuvre au niveau politique pour agir. Le résultat d'une analyse indépendante, basée sur l'étude microzensus 1994 sur le trafic et réactualisée, prouve que la réduction de moitié du trafic n'est pas une utopie. Il ressort de cette analyse que la moitié des kilomètres effectués en Suisse par tous les véhicules à moteur est le fait d'un septième des adultes et ce, principalement pendant les temps de loisir. Le sondage réalisé auprès de plus de 18 000 habitants de ce pays montre de surcroît qu'un quart des adultes est la source de près de 80 pour cent du trafic routier et que 38 pour cent des ménages représentent même 80 pour cent du trafic motorisé. Le comité d'initiative estime la marge de manœuvre suffisante au niveau politique, au vu de ces chiffres, pour qu'il soit possible de réduire de moitié le trafic sans répercussions vitales sur le comportement en matière de mobilité et sur l'économie. Ce, d'autant plus que, selon Ringger, la taxe CO2 - "de fait, le bonus écologique que nous souhaitons" - a déjà été décidée au niveau politique. Il s'agit maintenant de rendre cet instrument efficace par le biais de l'initiative, est-il précisé. Concrètement, il faut augmenter successivement le prix de l'essence jusqu'à 2 francs le litre pour que le remboursement soit plus élevé. Une famille de quatre personnes qui ne circule pas en voiture, obtiendrait ainsi un bonus de près de 4000 francs par an. Les auteurs de l'initiative demandent que les prix des transports publics soient baissés dans le même temps. Un abonnement général ne coûterait selon eux plus que 1600 (trio), voire 1000 francs pour une personne.
1.2.00
L'initiative pour une réduction de moitié du trafic routier aura pour effet que "nous tous pourrons mieux nous déplacer". Telle est la promesse faite par le comité de l'initiative visant à réduire le trafic de moitié, sur laquelle le peuple sera appelé à se prononcer le 12 mars. Les membres du comité d'initiative ont déclaré aux médias, à Berne, que l'initiative "Actif-trafiC" apportait le changement nécessaire en matière de politique des transports: plus de sécurité, moins d'accident, une meilleure santé, plus de travail, un air moins pollué, en d'autres termes une meilleure qualité de vie pour tous. Un quart des adultes est la source de 80 pour cent du trafic motorisé routier, a déclaré le président du comité d'initiative "Actif-trafiC" Beat Ringger. Il s'agit de mettre l'accent sur cette catégorie de personnes à forte mobilité. Une grande partie de la population n'aurait pas besoin de modifier son comportement après l'acceptation de l'initiative. La réduction de moitié du trafic routier permettrait au chemin de fer d'offrir une nouvelle mobilité: une combinaison intelligente entre la voiture, le bus, le tram, le vélo, la marche à pied et de nouveaux véhicules à haute technologie. Les moyens de transports publics deviendraient meilleur marché, et celles et ceux qui sont tributaires de la voiture ne resteraient pas bloqués dans des bouchons.
1.2.00
Le nombre de passagers à l'aéroport de Bern-Belp a augmenté de 7 pour cent en 1999 par rapport à l'année précédente, pour atteindre la barre des 234 000. Le taux de remplissage des avions de ligne s'est accru de 2 pour cent et a atteint 51 pour cent. L'aéroport a enregistré près de 64 600 mouvements d'avion selon son exploitant, l'ALPAR SA. L'accroissement est de 3400 mouvements, soit 7 pour cent par rapport à 1998, année au cours de laquelle leur nombre avait baissé. 177 mouvements ont été recensé en moyenne chaque jour durant l'année écoulée.
2.2.00
Le Conseil fédéral renonce à présenter un contre-projet à l'initiative de l'ATE qui vise une plus grande sécurité routière en limitant la vitesse à 30 km/h à l'intérieur des localités. L'aménagement des routes sur tout le territoire coûterait des milliards et irait au delà de ce qui est souhaitable. L'aménagement de zones où la vitesse est limitée à 30 km/h dans les quartiers doit cependant être simplifié. La vitesse limitée à 30 km/h deviendrait la norme et une vitesse supérieure ou inférieure l'exception après l'initiative populaire. L'adaptation à 30 km/h sur tout le territoire coûterait des milliards, est-il précisé dans la base de discussion. Les économies susceptibles d'être réalisées grâce à une plus grande sécurité dans le trafic sont également indiquées: 200 millions de francs par an. La Confédération pourrait certes avoir recours aux droits de douane sur l'essence pour financer l'aménagement des routes. Un tel changement d'affectation de fonds destinés à la construction des routes ne paraît cependant pas susceptible de recueillir une majorité politique. La Confédération n'entend de surcroît pas exhorter les cantons et les communes à respecter des priorités dictées de Berne en matière d'aménagement des routes.
2.2.00
Les directions des FS et des CFF ont signé aujourd'hui le contrat de coentreprise entre les deux chemins de fer en trafic marchandises. L'entreprise commune deviendra opérationnelle au plus tard le 1er janvier 2001. Le PDG des CFF Benedikt Weibel présidera le conseil d'administration composé de manière paritaire, alors que Maurizio Bussolo dirigera l'entreprise. Per Utnegaard est prévu au poste de responsable opérationnel. L'entreprise de transports ferroviaires et de logistique - le no 2 en Europe - occupera près de 20 000 collaboratrices et collaborateurs et sera dotée d'un capital de 1200 millions d'Euros. La société, créée selon le droit italien, aura son siège à Milan. Une antenne importante est prévue à Bâle. Les collaboratrices et collaborateurs CFF seront mutés le 1.1.2001 dans un premier temps à la nouvelle filiale CFF Cargo SA et à la filiale de la coentreprise en Suisse lors de la fusion complète (Full Merger). Les CFF et les FS détiennent chacun une participation de 50 pour cent à la société anonyme. Le feu vert de la commission de la concurrence de l'UE fait encore défaut. La nouvelle entreprise occupera environ 16'000 personnes en Italie et 3700 à 4000 en Suisse.
2.2.00
Le canton de Zoug souhaite une simplification de la législation régissant le trafic routier. Les offices travaillent à la limite de leur capacité en raison de la pléthore de directives et des fréquentes modifications, selon le gouvernement. La critique fait suite à une consultation portant sur cinq modifications d'ordonnances de la législation routière. Le gouvernement indique dans sa réponse au conseiller fédéral Moritz Leuenberger que des consultations concernant des domaines techniques qui se suivent les unes après les autres occasionnent un travail très important pour les administrations cantonales. Aussi le gouvernement cantonal propose-t-il au ministre des transports de reprendre dans la mesure du possible les dispositions de l'UE ou d'autres normes internationales reconnues. Une adaptation séparée, par voie consultative, de la législation nationale ne serait alors plus nécessaire qu'à titre exceptionnel. Le gouvernement zougois invite de surcroît le conseiller fédéral à un temps de réflexion en interrompant pendant deux ans la révision permanente d'un nombre pléthorique d'ordonnances de la législation routière. Les capacités à disposition pourraient ainsi être utilisées pour réorienter ce secteur. Le gouvernement pense à une réduction des prescriptions, en sus de la reprise de la législation de l'UE. Il s'agit, selon le canton, d'examiner si une disposition concernant la sécurité routière ou l'environnement est véritablement nécessaire et si la mise en œuvre et le contrôle peuvent effectivement être assurés par la police et par les services de la circulation routière.
2.2.00
Le conseil d'Etat du canton de Zurich a opté en faveur du maintien de l'encouragement de la réalisation d'installations de stationnement pour les voitures et les deux-roues dans les gares, dès lors que les demandes de subventions pour les installations de Park-and-Ride ont été stoppées ces dernières années en raison du réexamen du concept lié au programme zurichois 1996 pour la qualité de l'air. Le taux de contribution pour les subventions cantonales est fixé d'une manière générale à 50 pour cent des coûts susceptibles d'être portés en compte. Les contributions sont toutefois limitées à 10 000 francs par place de stationnement pour les voitures et à 1200 francs par place de stationnement pour les vélos. Bénéficient de subventions les installations réalisées par les communes ou par les entreprises de transport. Les demandes de subventions ne sont plus examinées par la direction des travaux, mais par la communauté de transport zurichoise (ZVV). Plus de la moitié des installations Park-and-Ride programmées sont construites. Bien utilisées, elles sont généralement jugées positivement. La poursuite de l'encouragement de la réalisation d'installations de stationnement dans les gares est liée à la condition qu'un taux de couverture des coûts approprié puisse être obtenu.
3.2.00
Le TCS rejette l'introduction généralisée sur tout le territoire de la vitesse limitée à 30 km/h dans les localités, comme le demande l'initiative "Rues pour tous". Le TCS est favorable à une option différenciée de la vitesse limitée à 30 km/h. Il est prouvé que les limitations de vitesse signalées d'une manière générale ne sont guère respectées. Les expériences faites dans des villes étrangères montrent en outre que la limitation de la vitesse à 30 km/h ne contribue pas non plus à améliorer la sécurité routière. La limitation de la vitesse à 30 km/h n'est efficace que si toutes les rues à l'intérieur d'une localité sont aménagées en conséquence (rétrécissements, gendarmes couchés, etc.). Il en résulterait des coûts disproportionnés et - comme les expériences le montrent - une conduite agressive caractérisée par des freinages brusques et des accélérations rapides. La conséquence: davantage de bruit, de carburant consommé et de gaz toxiques produits. La limitation de la vitesse à 30 km/h touche également les transports publics de manière sensible. Les trams et les bus devraient en effet également respecter cette limitation de vitesse à l'intérieur des localités, d'où un ralentissement de leur marche et des coûts supplémentaires pour des véhicules supplémentaires. La possibilité d'introduire des zones où la vitesse est limitée à 30 km/h dans les quartiers pour améliorer la qualité de vie est aujourd'hui possible - comme il ressort de la plaquette publiée par le TCS -, pour autant qu'elles soient acceptées par les riverains et qu'une telle mesure de protection se justifie. Des limitations de vitesse généralisées ne sont pas nécessaires pour cela. Pas plus d'ailleurs qu'une initiative populaire. Le fait que l'administration sape une décision raisonnable des autorités politiques en distribuant, par ses services, la marche à suivre pour l'introduction de la limitation de vitesse à 30 km/h, élaborée avec les auteurs de l'initiative, est intolérable sur le plan institutionnel.
3.2.00
L'année 1999 a été une année de croissance pour l'aéroport de Zurich également. Le nombre de passagers s'est accru de 8,3 pour cent, celui des mouvements d'avion de 7,4 pour cent. Les retards ont toutefois aussi été caractérisés par la croissance. 20,9 millions de passagers ont utilisé l'aéroport de Zurich comme point de départ ou d'arrivée en 1999 (19,3 millions en 1998), comme il ressort des résultats officiels publiés pour l'année 1999. L'aéroport de Zurich a battu son nouveau record le dimanche 10 octobre en enregistrant 87 320 passagers. La moyenne quotidienne est de 57 330 passagers. 270 106 décollages et atterrissages ont été effectués à l'aéroport de Zurich en 1999 (plus 7,4 pour cent). Le nombre de mouvements d'avion durant les heures de nuit (22h.00 à 06h.00) a augmenté de 6078 à 9443. Ce qui représente 3 pour cent du nombre total de décollages et d'atterrissages et une moyenne de 26 (1998:17) mouvements par nuit. 20,3 pour cent (1998: 35 pour cent) des avions de ligne ont quitté Zurich à l'heure ou avec un retard allant jusqu'à 4 minutes l'an dernier. 35,3 pour cent (1998: 40 pour cent) ont présenté des retards allant de 4 à 15 minutes, alors que 44,4 pour cent (1998: 25 pour cent) ont enregistré des retards de plus de 15 minutes. Le chiffre d'affaires réalisé par la direction de l'aéroport de Zurich en 1999 s'est élevé à 381,4 millions de francs (1998: 373,1 millions). Le bénéfice a augmenté de près de 29 pour cent pour atteindre 58,1 millions de francs.
3.2.00
Importante décision préliminaire en faveur de l'assainissement du chemin de fer du Seetal entre Lenzbourg et Lucerne: les CFF, la Confédération et les cantons d'Argovie et de Lucerne ont mis à jour l'accord de financement et soutiennent pleinement l'assainissement de cette ligne de chemin de fer. Tant les deux cantons que l'Office fédéral des transports et les CFF entendent aller de l'avant en commandant du nouveau matériel roulant. Les quatre partenaires ont souligné les avantages de la solution ferroviaire et communiqué la répartition des coûts dans un communiqué de presse commun. La procédure de participation s'achève à fin janvier dans le canton d'Argovie. Les réactions sont en majeure partie positives, selon le communiqué. Le PRD, l'Union des arts et métiers et la Chambre de commerce sont favorables à un service de bus, alors que le PS, le PDC et l'ATE soutiennent un projet ferroviaire d'avant-garde. Les décisions politiques ont déjà été prises dans le canton de Lucerne. Elles sont favorables au projet ferroviaire. La première étape du projet, qui comprend le contournement d'Emmen jusqu'à Waldibrücke, est achevée et en exploitation depuis 1998. La décision finale n'a en revanche pas encore été prise dans le canton d'Argovie. L'acquisition de rames étroites et l'assainissement des passages à niveau sur le plan de la sécurité constituent les deux points principaux du projet. Des 194 passages à niveau existants, 147 seront supprimés et 46 assainis. 14 passages à niveau ont été équipés à titre provisoire de feux clignotants tournants. Il est prévu que le chemin de fer sera totalement assaini en 2005.
3.2.00
Une initiative populaire a été déposée qui vise à empêcher la construction d'un tunnel d'accès au raccordement autoroutier du Neufeld en ville de Berne. Une étude présentée en même temps aboutit à des conclusions négatives pour le tunnel. Le tunnel de 600 mètres de longueur, prévu entre le Neufeld et la Tiefenaustrasse, vise à délester le quartier de la Länggasse du trafic de transit. Or, l'étude de l'ATE montre que le trafic ne diminuerait pas de manière sensible, sauf pour la Neubrückstrasse, et que le tunnel induirait un nouveau trafic vers le centre ville. L'étude préconise, à titre de contre-projet, de créer une zone dans laquelle les piétons auraient la priorité au centre du quartier et de ralentir les flux de trafic en réalisant différentes mesures. Le contre-projet reviendrait à environ 35 millions de francs moins cher que le tunnel, devisé à quelque 50 millions de francs, selon l'ATE.
3.2.00
La phalange conduite par les Démocrates suisses et la Lega dei Ticinesi contre les accords bilatéraux avec l'UE a déposé 70 000 signatures à la Chancellerie fédérale. Un comité fourbit de surcroît ses armes contre les accords sectoriels. Il est composé, selon le communiqué distribué, d'un comité "Une Suisse pour nos enfants", du mouvement "Une Suisse neutre, une association d'entrepreneurs contre l'adhésion à l'UE", d'un groupe suisse romand répondant à l'appellation "Stop au béton", de groupements " La Suisse libre, consciente de ses possibilités", "Le mot d'ordre du citoyen suisse" et "Identité suisse", ainsi que des Jeunesses UDC lucernoises. Un mouvement se met en place qui tente de faire front aux accords bilatéraux de la même manière que celle utilisée il y a un an pour lutter contre la nouvelle constitution fédérale. La majeure partie des signatures émane, selon le conseiller national Bernhard Hess, secrétaire des Démocrates suisses, de la région du lac de Constance, de la Suisse centrale et du Tessin (environ 10 000 signatures par région). Quelque 8 300 signatures ont été récoltées en ville de Zurich, davantage que dans toute la Suisse romande où, selon Bernhard Hess, 7000 signatures au maximum ont été récoltées. Ne sont pas comprises dans ces chiffres les quelque 2500 signatures récoltées par le forum gauche-vert pour la démocratie directe et adressées par poste à la Chancellerie fédérale. Un comité de centre-gauche devrait en outre se former ces prochains jours contre les accords bilatéraux, tout particulièrement contre l'accord sur les transports terrestres.
4.2.00
Le PRD zurichois demande la réalisation rapide de tunnels routiers pour délester les rues en ville de Zurich. Il préconise d'examiner un financement sur une base privée, péages à l'appui. S'agissant du projet d'une route conduisant du tunnel Milchbuck à l'autoroute A3 dans le Sihlhölzli (tunnel du centre ville), le PRD demande que la construction de la première galerie du tunnel et de la branche ouest de l'A1 située dans le quartier industriel à l'ouest de Zurich soit avancée. La branche ouest de l'A1 devrait en outre être raccordée au tunnel du centre ville près du Sihlquai. De l'avis du PRD, ce tunnel routier, qui passe sous la gare, devrait pouvoir être mis en service d'ici l'an 2012. Les coûts d'investissements pour une galerie s'élèveraient selon le PRD à 30 pour cent des coûts totaux. Le PRD propose de surcroît la construction d'un tunnel sous le Käferberg pour délester le principal axe routier traversant la ville de Zurich, la Rosengartenstrasse (tangente ouest). Il estime qu'une telle liaison entre le nord et l'ouest de Zurich serait plus judicieuse que la réalisation du tunnel Waidhalden prévu dans le plan indicatif. Le réaménagement à deux pistes de la tangente ouest entre Bucheggplatz et Hardbrücke serait réalisable pour le trafic privé, après la construction du tunnel routier entre Irchel et Europabrücke, aux dires du président du PRD de la ville de Zurich, M. Türler. Lequel ajoute qu'une revalorisation des cercles urbains 6 et 10, dans lesquels la situation menace de se dégrader, serait ainsi possible. Le principe d'une privatisation des projets de construction de routes se prête tout particulièrement au tunnel conduisant de Tiefenbrunnen à Wollishofen en passant sous le lac, selon Reto Cavegn, membre du Grand Conseil. Lequel se dit convaincu que des investisseurs peuvent être trouvés pour un tel projet et estime que le tunnel pourrait être construit entre 2010 et 2020.
4.2.00
Le BLS et les CFF ont créé une organisation commune chargée d'examiner "toutes les formes d'une future collaboration". Toutes les formes seraient possibles, de la concurrence à la fusion, et ce pour tous les secteurs d'activité. Les PDG Benedikt Weibel (CFF) et Mathias Tromp (BLS) dirigent le projet. Les deux principales entreprises ferroviaires suisses discutent des structures légales communes. Hans Werder, le secrétaire général du Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC), a indiqué que la Confédération n'avait exercé aucune pression, que l'initiative de ces discussions était venue des CFF. Le président du conseil d'administration des CFF, Thierry Lalive d'Epinay, a déclaré qu'il s'agissait de déterminer si les deux chemins de fer coopéraient ou se concurrençaient. La libéralisation commande de revoir la collaboration: "La guerre froide des axes est terminée". La recherche de potentiels d'économie figure également parmi les sujets de discussion, a-t-il ajouté en se déclarant satisfait du fait qu'il n'y avait pas de sujet tabou. Son interlocuteur au BLS, Peter Nydegger, a déclaré qu'il s'agissait de se donner réciproquement connaissance des positions respectives et que le BLS n'avait pas de raisons majeures de modifier sa stratégie. Une fusion ne constitue pas une priorité, mais une variante parmi des dizaines d'autres, selon Peter Nydegger. La conseillère d'Etat Doris Schaer-Born (PS) a, quant à elle, indiqué qu'elle était ouverte à toutes les options et qu'elle avait simplement tenu à exclure une fusion immédiate lors des déclarations faites aux médias ces derniers jours. Des informations ont de surcroît été données concernant la nouvelle solution portant sur l'infrastructure du transit BLS: le conseil d'administration du BLS a décidé la semaine dernière de céder le fret à une filiale BLS Cargo SA. Le prochain pas consistera à céder également les biens à l'infrastructure de transit. Il est prévu de créer une nouvelle filiale - analogue à la société BLS Alptransit SA qui a repris la construction des NLFA au Lötschberg. Le BLS continuera d'exploiter l'infrastructure. La décision incombe au conseil d'administration du BLS. Cette initiative est prise en raison du crédit que la Confédération a octroyé pour la construction de la seconde voie, à hauteur de 1 milliard de francs. Aux dires de Hans Werder, l'objectif de la Confédération est d'obtenir le plus grand nombre d'actions possible de la SA dans le secteur de l'infrastructure, tant il est vrai qu'elle a payé pour cela. La Confédération entend en revanche acquérir le moins d'actions possible dans le secteur Cargo. Les participations majoritaires n'ont pas encore été déterminées. La solution définitive quant au prêt accordé par le Confédération pour la construction de la seconde voie devra être trouvée lors de la deuxième étape de la réforme des chemins de fer, soit au plus au début 2005 selon l'estimation de Hans Werder.
4.2.00
Les cantons du nord-ouest de la Suisse veulent tirer profit de la seconde étape de Rail 2000. C'est ainsi que les membres des gouvernements responsables des transports publics maintiennent leur position quant au percement d'un nouveau tunnel à travers la chaîne du Jura. Les directeurs des transports publics des cantons d'Argovie, de Bâle-Campagne, de Bâle-Ville, de Berne, du Jura et de Soleure se sont penchés sur les objectifs généraux de la seconde étape de Rail 2000 dans l'optique de la Suisse du nord-ouest. Ils ont commandé une étude afin de corroborer leurs objectifs en matière d'offre. S'agissant du trafic ferroviaire international, ils revendiquent le raccordement au réseau européen à grande vitesse aux portes d'entrée de Bâle et de Delémont-Belfort. Le TGV Rhin-Rhône jouit de la priorité. Quant au trafic national à longues distances, les membres des gouvernements souhaitent mettre l'accent sur de bonnes liaisons entre les centres régionaux de moyenne importance. Il importe que les localités d'Aarau, de Berne et d'Olten puissent être atteintes à l'heure pleine et à la demi-heure, d'où la nécessité de développer l'infrastructure ferroviaire. Les directeurs des transports publics voient également la possibilité d'améliorer l'offre en trafic d'agglomération et en trafic régional. Les CFF ont été mandatés d'examiner les possibilités d'améliorer l'offre RER. Il s'agit avant tout de revaloriser les installations destinées au public dans les gares, de créer de nouveaux points d'arrêt et d'acquérir du matériel roulant moderne. La Conférence des directeurs cantonaux des transports publics de la Suisse du nord-ouest espère que l'étude confirmera les objectifs retenus en matière d'offre. L'étude devra renfermer des pronostics de trafic à long terme et faire ressortir les goulets d'étranglement futurs et les mesures nécessaires en matière d'infrastructure pour y pallier.
4.2.00
Les CFF veulent vendre leur part de 40 pour cent à la société d'exploitation des trains de nuit CityNightLine (CNL). Des négociations sont menées à ce sujet avec les Chemins de fer allemands SA (DB), qui détiennent déjà une participation de 60 pour cent du capital de la société. Le capital-actions de la CNL s'élève à 21,6 millions de francs. Les CFF en détiennent 8,6 millions. Le porte-parole des CFF, Christian Kräuchi, a déclaré, suite à un article du quotidien "Berner Zeitung", que les CFF entendent en tirer le meilleur prix possible. Les négociations n'ont pas encore été menées à terme avec la DB. La vente devrait permettre de tirer profit de synergies et d'améliorer la rentabilité de la société. Pour Christian Kräuchi, le retrait des Chemins de fer autrichiens (ÖBB) de la société commune, en 1996, a débouché sur une "constellation un peu bizarre". Il estime que l'influence des CFF, minoritaires, sur la CNL n'était de toute manière pas très importante et que la concentration de la société sous un seul et même toit est judicieuse, compte tenu de la situation difficile qui caractérise le marché. Le porte-parole des CFF a attiré l'attention sur le fait que les conditions du marché étaient plus favorables lors de la création de la CNL, à la fin des années quatre-vingt: l'avion était plus cher et les déplacements en train de nuit plus intéressants. Il est aujourd'hui difficile de demeurer concurrentiel suite à la chute des prix aériens et au développement de l'offre des vols interville. Les déplacements de jour en train sont devenus plus intéressants aujourd'hui grâce aux trains à grande vitesse qui circulent en France et en Allemagne. Le porte-parole des CFF croit néanmoins au maintien de l'offre CNL de Zurich à Berlin et de Zurich à Hambourg en dépit de ces changements et malgré la vente de la participation CFF. Il ne s'agit pas de liquider la société, mais de la restructurer. Il ressort des indications de la CNL pour l'année 1999 que la société a transporté environ 6 pour cent de passagers de plus et a accru son chiffre d'affaires dans le secteur de la billetterie de 4 pour cent par rapport à l'année précédente.
6.2.00
Le train à sustentation Transrapid Berlin-Hambourg est définitivement abandonné après des années de tiraillements. Le gouvernement fédéral, le chemin de fer et l'industrie ont tiré un trait à Francfort sous le projet pharaonique de train à sustentation tout en trouvant une entente pour la recherche d'un tronçon de remplacement en Allemagne dans les deux ans. Des politiciens de la CDU, du SPD et des Verts ont immédiatement réagi en demandant que la ligne ICE soit rapidement aménagée entre Hambourg et Berlin. Le ministre des transports a déclaré au terme de la réunion au sommet qui a duré près de trois heures que le gouvernement fédéral maintenait sa participation de 6,1 milliards de marks. Il est également question du raccordement des aéroports de Berlin-Schönefeld et de Munich au centre ville. Les raccordements seraient probablement exploités par le chemin de fer, mais une participation de tiers, telle la Lufthansa, est aussi envisageable. La discussion portant sur la construction d'un train à sustentation dure depuis plus de 30 ans en Allemagne. La décision de principe de retenir la liaison Berlin - Hambourg avait été prise en 1994 par le gouvernement Kohl. Près de 340 millions de marks ont déjà été consacrés au projet. La rentabilité du service constituait le point crucial de la ligne longue de 292 kilomètres. Le nouveau patron des Chemins de fer allemands avait déclaré la liaison non rentable. Il a indiqué, au terme de la réunion, que les Chemins de fer allemands SA ne voyaient aucune possibilité d'exploiter une ligne à simple ou à double voie de manière rentable. A noter que les prévisions de trafic ont été régulièrement révisées à la baisse, puisqu'elles ont passé de 14 millions de passagers par an au début des années nonante à 8,6 millions lors de la dernière analyse.
7.2.00
Des milliers de jeunes Suissesses et de jeunes Suisses ont provisoirement pris congé de la vie civile aujourd'hui. 10 557 hommes et 64 femmes ont en effet commencé l'école de recrues. La formation, qui dure 15 semaines, a lieu dans l'une des 44 écoles parsemées dans toute la Suisse. Les 64 femmes sont réparties dans 10 écoles. La gratuité de déplacement en train, en tram et en bateau n'est plus limitée à l'entrée en service. L'ordre de marche tient désormais également lieu de titre de transport gratuit pour les déplacements lors des déconsignations ou congés personnels. Cette prestation supplémentaire coûte 500 000 francs au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Dans son communiqué, le DDPS relève qu'il s'agit d'un investissement en faveur de la sécurité des soldats. Le Département verse 18 millions de francs par année aux CFF au titre des prestations de transport fournies.
9.2.00
L'aéroport international de Genève-Cointrin est tenu de verser des indemnités aux riverains et de les prendre à sa charge. Le Tribunal fédéral a en effet déclaré son recours institutionnel non recevable. Il en va de près de 60 millions de francs. Il ressort du recours que l'aéroport considère que son autonomie a été violée par deux lois du Grand Conseil du canton de Genève. Ces deux lois stipulent que l'aéroport est tenu de financer lui-même les indemnités à verser aux propriétaires des terrains situés aux abords de l'aéroport, d'une part, et elles ouvrent un crédit de 20 millions de francs à sa charge, d'autre part. Le Tribunal fédéral propose l'annulation de ces dispositions légales. Selon le Tribunal fédéral, l'aéroport est toutefois un établissement de droit public qui n'est pas habilité à déposer un recours de droit public. Ce type de recours vise essentiellement à permettre au citoyen de défendre ses droits constitutionnels. Les organismes de droit public ne peuvent y faire appel que dans une mesure limitée. C'est ainsi que des communes, des associations de communes, des bourgeoisies et des paroisses ont pu recourir contre la violation de leur autonomie en déposant un recours de droit public. Ce n'est pas le cas des établissements de droit public du droit cantonal. Le Tribunal fédéral avait, en 1996, contraint le canton de Genève d'indemniser les propriétaires des terrains situés aux abords de l'aéroport. Le montant total de ces indemnités s'élève à près de 60 millions de francs. La majeure partie du Grand Conseil genevois est parvenu à la conclusion en juin de l'année dernière qu'il incombait à l'aéroport de prendre ces coûts à sa charge, selon le principe du pollueur-payeur. Les deux lois contestées ont été édictées à la suite de cette décision.
9.2.00
Les 39 victimes de l'incendie qui s'est déclaré dans le tunnel du Mont-Blanc il y a à peine 11 mois ont apparemment été intoxiquées par des gaz contenant du cyanure. C'est le journal parisien "Libération" qui le déclare en se fondant sur une analyse des autorités françaises responsables de la sécurité. Le cyanure, hautement toxique, se serait ainsi formé lorsque le matériel isolant du camion frigorifique qui a créé l'accident a pris feu. Le cyanure freine le passage de l'oxygène du sang dans les tissus. L'acide cyanhydrique qui s'est dégagé aurait tué en quelques secondes tous ceux qui se trouvaient derrière le poids lourds belge. Le rapport révèle en outre que le cyanure est utilisé comme matériel isolant bon marché aussi bien dans la construction des camions que des immeubles.Les autorités responsables de la sécurité et les communes proches du tunnel ont exigé l'interdiction de cette substance toxique.
9.2.00
L'Office fédéral des transports et l'Office des transports publics du canton de Berne ont attribué l'exploitation des services de bus dans la région d'Interlaken à Car postal Oberland bernois à partir du prochain changement d'horaire. Le Chemin de fer du Lötschberg BLS SA a déposé un recours contre cette décision. Il est partisan de la libre concurrence et de la qualité, mais demande que les règles du jeu soient correctes. Il conteste qu'elles l'aient été en l'occurrence dans les secteurs du personnel et de l'infrastructure. Il présume de surcroît une sous-enchère illicite selon la loi sur les cartels de la part de Car postal.
10.2.00
Les transports urbains de la ville de Zurich (VBZ) ont passé commande de 75 trams Cobra au consortium ADtranz/Fiat SIG. La question se pose toutefois de savoir qui construira la nouvelle génération des trams zurichois en Suisse. Il ressort du communiqué d'ADtranz Suisse que le contrat portant sur un montant de plus de 200 millions de francs sera signé au début de l'été. Il a été convenu avec les VBZ que les trams seront construits en Suisse. D'où la sauvegarde de quelque 25 emplois. La décision sera prise ces prochaines semaines quant au partenaire du consortium qui se verra confier la production des trams. Le consortium examine toutes les possibilités, selon le communiqué. L'entreprise thurgovienne Stadler-Fahrzeuge SA serait également sur les rangs, outre la société composée des collaborateurs mêmes d'ADtranz Suisse qui se proposent de reprendre son activité. Cette dernière solution bénéficie des faveurs des syndicats.
10.2.00
Les directives fédérales portant sur l'interdiction pour les poids lourds de circuler la nuit et le dimanche sont suivies à la lettre dans le canton d'Argovie. Le nombre d'autorisations exceptionnelles est, dans l'ensemble, demeuré stable ces dernières années. Le Conseil d'Etat répond à une interpellation du membre du Grand Conseil socialiste Hans Bösch en précisant que l'office de la circulation routière, l'autorité compétente pour l'octroi d'autorisations exceptionnelles de transport par camion dans le canton d'Argovie, applique les dispositions légales de manière correcte et constante. Il s'avère que 923 autorisations exceptionnelles de circuler le dimanche et la nuit ont été accordées en 1997. Le nombre d'autorisations a augmenté provisoirement l'année suivante pour atteindre environ le millier en raison de travaux sur l'A 1. Le gouvernement répond que l'on ne peut toutefois parler d'une tendance à la hausse. Le nombre d'autorisations a en effet à nouveau baissé en 1999 (831). La majeure partie des autorisations a été accordée pour des transports de matériel liés à la construction ou à la réfection de routes ou de voies de chemin de fer, pour des transports de produits agricoles et de denrées périssables, ainsi que pour des transports de véhicules et des transports exceptionnels. Le Conseil d'Etat est d'avis que le contrôle des prescriptions fédérales est garanti et qu'il ne saurait être question d'une situation chaotique en la matière. Il assure que les directives fédérales sont strictement appliquées. 77 amendes d'ordre ont été infligées l'an dernier pour non-respect des heures interdites.
10.2.00
Des parlementaires de tous les partis genevois ont fait revivre l'idée d'une liaison ferroviaire entre la gare de Cornavin et Annemasse en présentant un projet de loi. Le conseiller national popiste Jean Spielmann a déclaré à la presse que les représentants du comité favorable à la réalisation de lignes de chemin de fer entre la Suisse et la France (CCFF) demandent que le Grand Conseil genevois se penche encore en février sur ce projet de loi. Un crédit de 6 millions de francs devrait ainsi être mis à disposition. La construction du maillon manquant, de 4,5 kilomètres, entre la gare de La Praille sur la rive droite de l'Arve et la gare des Eaux-Vives sur la rive gauche, constitue le point central de la revendication. Il est proposé de construire un tunnel qui passerait sous l'hôpital. Un accord avait été passé en 1912 déjà entre le canton de Genève, la Confédération et les CFF, qui prévoyait la construction de cette ligne. Les partisans du projet soulignent que les terrains concernés sont toujours réservés. En reprenant le projet ferroviaire, leurs auteurs concurrencent toutefois directement le projet de "métro léger". Ce projet, lancé dans les années nonante, prévoit un métro en surface reliant Annemasse à Meyrin (CERN) en passant par Cornavin, sur une distance de 16 kilomètres. Le premier tronçon aurait dû être mis en service en 1997. Le projet a pris du retard suite aux discussions concernant l'étalement des travaux. Les coûts étaient estimés à 450 millions de francs en 1995. Le CCFF estime les coûts de la liaison ferroviaire à 700 millions de francs, dont 300 seraient pris en charge par les CFF.
11.2.00
La redevance poids lourds basée sur la distance, dont l'introduction en Allemagne est envisagée en 2002, devrait s'élever à environ 25 pfennig par véhicule-kilomètre. Cela signifie que la redevance décuplerait par rapport au montant forfaitaire requis aujourd'hui pour la vignette européenne. Cette recommandation émane de la commission d'experts "Financement des infrastructures de transport" mandatée par le ministère fédéral des transports.
12.2.00
L'entreprise Sachsenring SA, sise à Zwickau (D), reprend 51 pour cent de la société Nutzfahrzeug Arbon Wetzikon SA (NAW), sise à Arbon TG. Les 49 pour cent restants demeurent en main de l'ancien propriétaire unique, DaimlerChrysler SA. Sachsenring SA est l'ancien constructeur des voitures "Trabant" de la RDA. NAW collabore depuis quatre ans avec Sachsenring pour la construction de la cabine du véhicule "Econic" produit par NAW pour la récolte des déchets. Questionné à propos de la sauvegarde des emplois à Arbon, le PDG de NAW Sepp van Hüllen a confirmé les informations de la presse régionale selon lesquelles aucune menace ne planait sur les places de travail en raison des changements survenus au niveau des actionnaires. Il est prévu que les 320 employés continuent à construire des véhicules répondant à des besoins particuliers. NAW est le fruit de la fusion entre la division des véhicules utilitaires de Adolph Saurer SA et de FBW Wetzikon avec une participation de Daimler-Benz SA à hauteur de 40 pour cent. Daimler-Benz a pris le contrôle de NAW en 1992. Le site de fabrication de Wetzikon a été abandonné en 1995.
14.2.00
Le tunnel Eggflue de la J18, ouvert au trafic en juin 1999, a pleinement répondu aux attentes placées dans cet ouvrage: le trafic a régressé de 86 pour cent dans la commune de Grellingen, située dans la vallée de Laufon, selon les premiers recensements effectués. Le tunnel, d'une longueur de près de trois kilomètres, constitue la pièce maîtresse du contournement de Grellingen. 15 500 véhicules l'ont franchi chaque jour, en moyenne, en novembre 1999. La direction des travaux et de l'environnement de Bâle-Campagne (BUD) indique que le nombre de véhicules enregistré à Grellingen, à la même période, a régressé de 17 300 à 2 500 par rapport à novembre 1998. 12 pour cent des véhicules empruntant le tunnel Eggflue sont des poids lourds. La proportion de camions à Grellingen a en revanche baissé de onze à six pour cent. Le fort accroissement de trafic qui était craint par certains sur l'axe Aesch-Zwingen-Laufen ne s'est pas produit. Le BUD n'a enregistré que 3 pour cent environ d'augmentation.
15.2.00
Importante adjudication pour le tunnel de base du Lötschberg: le consortium international Satco l'a emporté. Il construira le lot nord à Mitholz pour un montant de 533 millions de francs. Le conseil d'administration du BLS Alp Transit SA fait savoir que le véritable coup d'envoi s'agissant du percement des tunnels de base proprement dits du projet de NLFA en Suisse sera donné le 1er août. Une galerie de 7,4 kilomètres conduira de Mitholz à Frutigen; puis deux galeries de 8,7 kilomètres de longueur seront construites par des mineurs en direction du sud. Il s'agit des plus longs tronçons du tunnel de base du Lötschberg qui seront percés à l'explosif. Il est prévu que le percement de la galerie côté est conduisant en direction de Frutigen sera achevé en été 2003 et que la jonction entre les cantons de Berne et du Valais sera réalisée en été 2004. Le consortium Satco réunit, sous la conduite de la société autrichienne Ilbau SA (30 pour cent), les entreprises Rothplezt, Lienhard & Cie, Suisse (13 pour cent), Walo Bertschinger, Suisse (7 pour cent), Dumez, France (25 pour cent) et Skanska International, Suède (25 pour cent). Deux galeries sont percées en direction du nord à partir de Rarogne (VS). La galerie ouest sera percée à l'explosif sur une longueur de 2,6 kilomètres, alors que la galerie est sera réalisée au moyen d'un tunnelier sur une longueur de 10,2 kilomètres. Le percement proprement dit devra être achevé en été 2004. Le conseil d'administration du BLS Alp Transit SA a décidé d'entrer en tractations avec le consortium MaTrans pour ces travaux. Le consortium MaTrans, composé de l'entreprise Marti Tunnelbau SA, du groupe allemand Walter, de la société autrichienne Porr et de l'anglaise Balfour Beatty à raison d'un quart par entreprise, participe déjà aux travaux du lot de la fenêtre de Steg. MaTrans sous-traite certains travaux à des entreprises de construction valaisannes.
16.2.00
Le Chemin de fer Bodensee-Toggenburg (BT) a présenté le projet de la ligne d'accès suisse orientale des NLFA St-Gall - Wattwil - Rapperswil - Arth-Goldau et des installations de sécurité. La conseillère d'Etat Rita Roos, présidente du conseil d'administration du BT, a mis en évidence les avantages économiques de la concurrence d'idées qui règne en Suisse dans le secteur du chemin de fer. Une part infime de la manne de 30 milliards de francs affectée aux grands projets de transports publics suisses profite à la Suisse orientale, a-t-elle déclaré. Il s'agira d'en tenir compte lors de planification des travaux de la seconde étape de Rail 2000, a-t-elle ajouté. La conseillère d'Etat a en outre saisi l'occasion de faire part - indirectement - de son opposition à une mainmise des CFF sur le BT. La nouvelle loi sur les chemins de fer vise à stimuler la concurrence dans le but de proposer une offre optimale à un coût minimal. Les cantons n'ont la possibilité de mettre en soumission des prestations de transport que s'il y a plusieurs candidats sur le marché. La concurrence est stimulante, a-t-elle souligné.
16.2.00
Il continue d'être permis de travailler le dimanche dans la plupart des magasins situés en gare principale de Zurich et dans d'autres centres ferroviaires. Telle est la constatation de l'office de l'économie et du travail du canton de Zurich suite à une nouvelle appréciation demandée par la voie juridique. 93 magasins situés en gare principale de Zurich et dans le "Shopville", 18 situés en gare de Stadelhofen et quatre en gare de Uster sont autorisés à faire travailler leur personnel le dimanche également. Ces magasins sont considérés, en vertu de la nouvelle législation ferroviaire, comme des entreprises annexes du chemin de fer qui axent leur assortiment sur les besoins de la clientèle ferroviaire. Le travail dominical sans autorisation particulière répond à la volonté populaire. Les Zurichoises et les Zurichois ont en effet donné leur feu vert il y a deux ans pour que les magasins situés dans les gares puissent demeurer ouverts de 6 à 20 heures les jours ouvrables et les jours fériés officiels. L'office cantonal de l'économie et du travail s'est vu contraint par le tribunal administratif de procéder à une nouvelle appréciation du travail dominical. Les juges ont demandé que l'on ne se limite pas à une appréciation globale, mais que chaque magasin fasse l'objet d'une appréciation. Les CFF ont, dans l'intervalle, donné suite à cette demande et déterminé les entreprises annexes du chemin de fer.
16.2.00
Le tunnel du Nieschberg et le tunnel de Wachtenegg forment, avec une route existante et une nouvelle route, la meilleure variante de contournement de la localité d'Herisau. Telle est la position du gouvernement. Le directeur des travaux Jakob Brunnschweiler l'a présentée lors d'une conférence de presse en déclarant que le contournement constituait une solution susceptible de résoudre les problèmes de circulation à Herisau. L'autre variante - le projet en Y - est basé sur le réseau des routes existantes. Une analyse comparative des deux variantes doit encore être faite avant qu'une solution puisse être mise en consultation au cours de l'été. Il est dans tous les cas prévu de soumettre, cette année encore, une demande de crédit au Grand Conseil en vue de l'élaboration d'un avant-projet. Le coût de la solution de contournement présentée, qui a les faveurs du gouvernement, est estimé à 250 millions de francs. Cet investissement permettrait à la région d'Appenzell d'obtenir un raccordement possible au réseau autoroutier, une gestion des flux de trafic optimale, une réduction du bruit et une amélioration de la qualité de l'air.
16.2.00
Les CFF prévoient un bénéfice de 10 millions de francs en l'an 2000. Le bénéfice devrait augmenter progressivement pour atteindre 206 millions de francs en 2003. Quant au cash flow, il devrait passer à 800 millions. Le Conseil fédéral a approuvé le budget et la planification. Le bénéfice s'accroîtra de 10 millions en l'an 2000 à 141 millions en l'an 2001, selon la planification à moyen terme des CFF. Le Conseil fédéral attribue ces perspectives réjouissantes à l'augmentation de la productivité, d'une part, et à la diminution des investissements, d'autre part. La productivité augmentera en effet de 10 pour cent cette année et de 6 pour cent par année en 2001, 2002 et 2003 grâce à davantage de prestations fournies par moins de personnel. Les travaux les plus importants de la première phase de Rail 2000 arrivant à leur terme, il en résulte une diminution de 500 millions de francs au titre des investissements jusqu'en 2003.
17.2.00
Les CFF ont présenté leurs nouvelles rames Intercity pendulaires (ICN). Les deux premières rames - 24 unités ont été commandées - circuleront à partir du changement d'horaire à fin mai sur la ligne Lausanne-Bienne-Zurich. Les CFF ont présenté leur nouveau fleuron lors d'un voyage de presse entre Genève et Zurich. C'est la première fois qu'ils utilisent la technique des caisses inclinables pour diminuer les temps de parcours. Les rames peuvent en effet circuler plus rapidement dans les courbes. Il est ainsi possible, grâce à cette nouvelle technique, de renoncer à aménager la ligne sinueuse du pied du Jura. Les temps de parcours entre la Suisse occidentale et la Suisse orientale seront réduits de 15 minutes à partir de 2001 en empruntant cette ligne. La durée du voyage entre Lausanne et Zurich sera alors la même par Bienne et par Berne. La vitesse maximale des ICN est de 200 km/h. Ces rames disposent de trois compartiments pour voyageurs d'affaires en 1e classe, dotés de sièges en cuir, de tables repliables et de prises pour ordinateurs. Des compartiments pour chaises roulantes ainsi que des poussoirs de secours et des écrans d'information pour les malentendants sont proposés dans les deux classes. Nouveauté également: les rames sont composées de voitures entières pour fumeurs et de voitures pour non fumeurs. Les CFF qualifient l'ICN de fleuron de leur parc de véhicules. Les passagers sont censés ne pas s'apercevoir que la rame s'incline dans les courbes. Des voyages d'essai seront proposés dans toute la Suisse de mi-mars au début mai. La demande est très forte, à en croire les CFF.
17.2.00
Sept millions de passagers - 1,3 pour cent de plus que l'année précédente - ont été transportés en 1999 par Car postal St-Gall - Appenzell. Le surplus de recettes (+ 2,7 pour cent) a permis de couvrir les coûts des nouvelles prestations proposées, soit 30 000 kilomètres (+ 0,6 pour cent) effectués par les véhicules jaunes sur les 46 lignes exploitées, ainsi qu'il ressort du communiqué publié par Car postal. L'entreprise a pu fournir des prestations supplémentaires, sans augmentation parallèle des subventions des pouvoirs publics, grâce au recours à des véhicules de plus grande dimension. Un accroissement du nombre de passagers a été enregistré essentiellement sur les relations Arbon - Wittenbach, Roschach - Goldach et Engelbuch - St-Gall. La relation Arbon - St-Gall dispose d'une course directe aux heures de pointe depuis la fin du mois de mai 1999. Les bus empruntent l'autoroute. Car postal souligne en outre dans son communiqué que le recours à six nouveaux véhicules à deux étages et à deux bus articulés a permis d'accroître les capacités de transport dans l'agglomération saint-galloise. et que des améliorations ont été réalisées en matière de gaz d'échappement.
17.2.00
Une cinquième paire de trains circulera entre Constance et Zurich à partir du changement d'horaire 2000/2001. Le Conseil d'Etat thurgovien communique qu'il a commandé cette nouvelle prestation pour améliorer l'offre ferroviaire régionale. Une parmi d'autres, puisqu'il a également passé commande d'une nouvelle liaison matinale sur la ligne postale Arbon - St-Gall, d'une extension de l'offre de cars postaux entre Bischofszell et Halden/Schweizerholz, ainsi que d'un prolongement de la ligne de bus Wil - Wilen. La ligne de cars postaux Frauenfeld - Aadorf est prolongée jusqu'à Ettenhausen. Enfin, le supplément perçu pour les déplacements en Publi-Car est réduit d'un tiers et s'élève dorénavant à deux francs. Le rayon d'activité de Publi-Car "Gögelland" est en outre étendu à toute la commune politique de Berg et au hameau de Weerswilen. L'indemnité versée au titre de l'offre du trafic régional pour la période horaire 2000/2001, soit 47,72 millions de francs, demeure pratiquement inchangée par rapport aux 47,7 millions versés pour la période 1999/2000. Sont compris dans cette indemnité les prestations du trafic régional des CFF, de la ligne longeant le lac de Constance, des chemins de fer privés et des lignes de bus, ainsi que de Publi-Car. La relation par l'Express régional Constance - Zurich est également comprise dans l'indemnité. Le canton de Thurgovie prend 10 millions à sa charge, alors que les communes et les régions voisines participent à hauteur de 5,3 millions. La part de la Confédération s'élève à 30,9 millions de francs. Le plan financier 2001 prévoit de surcroît qu'un montant de 1,5 million de francs provenant des recettes de la redevance poids lourds liée aux prestations (RPLP) sera à disposition.
18.2.00
La décision concernant l'assainissement du chemin de fer du Seetal, dans le canton d'Argovie, est imminente, après des décennies de planification. Le Conseil d'Etat a présenté un projet de chemin de fer "ultramoderne et rapide" au Grand Conseil. Le Parlement argovien est appelé, dans un premier temps, à prendre position sur le fond. Le Conseil d'Etat entend soumettre ultérieurement les projets concrets des différentes étapes au verdict parlementaire. Le projet prévoit un assainissement du chemin de fer sur le tracé actuel, un quart environ des passages à niveau dangereux étant appelés à disparaître et le reste à être doté de barrière de sécurité. Le matériel roulant constitue la véritable nouveauté du projet d'assainissement. Il est en effet prévu de faire l'acquisition de véhicules légers, plus étroits que les voitures conventionnelles CFF mais aptes à circuler sur leur réseau. Le directeur des travaux du canton d'Argovie Thomas Pfisterer a déclaré en conférence de presse, à Aarau, qu'une telle solution n'est envisageable que parce que les CFF ont abandonné leur idée de faire circuler également des trains NLFA sur la ligne du Seetal. Les coûts de réalisation sont estimés à environ 69 millions de francs, dont 50 à la charge de la Confédération et des CFF, environ 10 à la charge du canton et cinq millions à la charge des communes concernées. Thomas Pfisterer s'est dit persuadé qu'il s'agit de la dernière possibilité de transformer ce chemin de fer d'antan en un chemin de fer ultramoderne. Un rejet du projet par le Grand Conseil signifierait pour la population du Seetal un avenir incertain, avec des risques d'accident, et une opportunité manquée.
22.2.00
A Altendorf, l'autoroute N3 coupe le village en deux. Aussi est-il prévu de la couvrir sur une longueur de 590 mètres et d'utiliser une partie de la surface couverte comme place de sport publique et l'autre partie pour y construire des habitations. La municipalité d'Altendorf a encore précisé lors de la conférence de presse que le maître d'œuvre des bâtiments d'habitation sera la CNA.
22.2.00
La compagnie de navigation Viking River Cruises SA, dont le siège est à Bâle, entend agrandir sa flotte par des acquisitions. De 17, le nombre d'unités passera à 26 et fera de la compagnie la plus grande organisation au monde proposant des croisières fluviales. Viking River Cruises SA, créée en 1997 par des investisseurs hollandais et scandinaves, est convenue de reprendre les unités récentes utilisées par la compagnie de navigation sur le Rhin Köln-Düsseldorf SA (KD SA). Il ressort du communiqué de Viking que l'accord sera signé ces prochaines semaines, après approbation de l'accord par les conseils d'administration respectifs.
22.2.00
Les Transports urbains de Lucerne (VBL) vont être transformés en une société anonyme au début 2001. La ville de Lucerne devrait toutefois conserver la totalité du capital-actions dans un premier temps et la majorité des actions à long terme. Il ressort du communiqué que des critères minimaux seront également appliqués par une VBL SA dans le secteur du personnel. Des tractations sont en cours entre le groupement d'intérêt pour les transports publics dans l'agglomération lucernoise (ÖVL), les entreprises de transport et les associations du personnel en vue de la mise en place d'un contrat cadre applicable aux chauffeurs et renfermant tous les éléments d'une convention collective de travail.
23.2.00
La commission de la concurrence (Comco) informe qu'elle conduit une enquête sur les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF), accusés d'avoir, le cas échéant, abusé de leur position dominante sur le marché. L'offre proposée par les CFF à l'entreprise concurrente Lokoop SA, filiale des chemins de fer Mittelthurgau, Südostbahn et de l'agence de voyages Mittelthurgau, fait l’objet d’un examen. Cette entreprise transporte les paquets, sur mandat de la Poste, dans la région de St-Gall et de la vallée du Rhin. Les CFF n'entendaient proposer à l'entreprise Lokoop que des prestations en bloc, en particulier dans le secteur de la manœuvre des wagons dans les gares de St-Gall, Rorschach, Frauenfeld, Landquart et Coire. Les CFF précisent dans un communiqué qu'ils se félicitent de l'enquête menée par la Comco, dès lors qu'ils ont conclu des contrats de prestations de service en tant que vendeurs ou acheteurs avec de nombreuses entreprises de transport concessionnaires et que ces contrats ont nulle part donné lieu à des litiges. La Lokoop, dont le siège se trouve à Weinfelden, a été créée en 1994 pour acquérir et exploiter des services ferroviaires. L'entreprise de transport de fret a fait l'acquisition de 19 anciennes locomotives de la RDA.
24.2.00
Les cantons de montagne suisses marquent leur accord de principe s'agissant du protocole des transports de la convention internationale des Alpes. Des réserves sont toutefois émises en ce qui concerne la construction de routes alpines et de places d'aviation servant au trafic à l'intérieur de la zone alpine. Les cantons alpins saluent certes la disposition selon laquelle l'impact sur le milieu vital du trafic à l'intérieur de la zone alpine et en transit par celle-ci doit être réduit. Le trafic de transit est tout particulièrement visé, car son impact sur les être humains, sur les animaux et sur les plantes dans la zone alpine est le plus sensible. La Conférence gouvernementale des cantons de montagne est d'avis que les routes alpines servant au trafic à l'intérieur de la zone alpine, telles des autoroutes et des routes de contournement, doivent être rayées du champ d'application du protocole des transports. Aussi est-elle intervenue à ce sujet auprès du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Les cantons de montagne rejettent de surcroît "de manière résolue" une interdiction de construire et d'agrandir des places d'aviation dans la zone alpine, une telle interdiction étant contraire aux objectifs formulés par la Confédération et par les cantons, est-il indiqué dans le communiqué. Les restructurations opérées aux CFF, à la Poste et à Swisscom préoccupent les cantons de montagne. Ceux-ci craignent en effet des suppressions de prestations dans les régions périphériques et de montagne. Un groupe de travail est mis en place pour analyser les conséquences de ce développement et accroître l'influence desdits cantons sur la Confédération et sur les entreprises en question.
24.2.00
L'Office fédéral des routes (OFROU) constate que les trois quarts des conducteurs qui se sont vus retirer le permis de conduire suite à une infraction du code de la route ne récidivent pas. Il considère que ce moyen a ainsi fait ses preuves. 77,5 pour cent des conductrices et des conducteurs recensés pour la première fois en 1995 dans la statistique des mesures administratives en matière de circulation routière se sont comportés correctement après le retrait de permis. 18,3 pour cent ont récidivé une fois, 3,4 pour cent une seconde fois et 0,8 pour cent trois fois et plus. L'OFROU a enregistré 50 333 retraits de permis opérés par les cantons en 1999, soit 0,8 pour cent de plus que l'année précédente. Il indique que le nombre d'avertissements a par contre régressé de 3,3 pour cent en 1999 (46 532 ) par rapport à 1998. Les dépassements de vitesse constituent la raison principale des retraits de permis (47 pour cent) et des avertissements (67 pour cent). Suivent au second rang le non respect de la priorité et l'inattention. 14 500 permis (31 pour cent) ont été retirés pour conduite en état d'ébriété. 690 conductrices et conducteurs se sont vus retirer leur permis pour une durée illimitée. 954 toxicomanes et 299 personnes ayant consommé de la drogue ont également fait l'objet d'un retrait de permis; la tendance est à la baisse, selon l'OFROU.
24.2.00
Les travaux de déboisement commencent la semaine prochaine dans la région de Wimmis en vue de la construction du nouveau raccordement de l'autoroute A 6 à la route du Simmental. S'agissant de l’offre de cars postaux, il s'avère que les restrictions de trafic dureront environ trois semaines. L'Office d'information du canton de Berne précise dans son communiqué que près de 10 000 m2 de forêts doivent être déboisés dans la région de Wimmis pour la construction de la nouvelle route. Une surface identique sera reboisée dans la région. L'adjudication des travaux est prévue en avril 2000 pour un montant de 30,9 millions de francs. Les travaux proprement dits commenceront en mai 2000. Cet ouvrage sera ouvert à la circulation en 2003. Le raccordement actuel de l'autoroute A 6 à la route du Simmental n'est pas satisfaisant. De la sortie de l'autoroute, une route étroite et sinueuse rejoint la route du Simmental près de Wimmis. Le tronçon n'est de surcroît pas sans risques en raison du danger de chutes de pierres. La nouvelle route franchit la Simme par un pont de 190 mètres et s'engouffre dans un tunnel de 700 mètres de longueur. La jonction à la route du Simmental sera opérée à Port. La localité de Wimmis disposera d'un nouveau raccordement multidirectionnel. L'actuelle route cantonale longeant la rivière sur sa rive droite et les installations du barrage seront déplacées.
24.2.00
Les Chemins de fer appenzellois ont transporté 3,004 millions de personnes en 1999. La progression par rapport à l'année précédente est sensible: + 63 800 passagers ou + 2,2 pour cent. Le trafic s'est développé de manière positive dans tous les secteurs, quand bien même le premier semestre a été marqué par un fort recul en raison des mauvaises conditions atmosphériques. Le trafic des abonnés a progressé de 2,5 pour cent par rapport à 1998. L'accroissement du trafic de groupe (+ 3,6 pour cent de recettes) est particulièrement réjouissant. La vente des billets a à nouveau enregistré une augmentation (+ 1,4 pour cent). Les recettes de transport totales ont augmenté de près de 100 000 francs pour atteindre les 5,9 millions de francs. S'agissant des charges, elles se sont élevées à 24,474 millions de francs en 1999 (1998: 25,054 millions de francs). Le cash flow a permis d'affecter 5,562 millions de francs aux amortissements des installations et des véhicules. Compte tenu des recettes et des charges extraordinaires, l'entreprise boucle les comptes par un excédent de 256'048 francs (1998: 264'824 francs). Ce montant est affecté aux provisions. Les objectifs budgétaires ont été atteints, voire dépassés dans certains secteurs, grâce à une planification prévoyante et à un controlling constant. Les comptes annuels de la ligne de bus ainsi que ceux de la filiale Shop S.à.r.l. présentent, eux aussi, un résultat positif et contribuent au bon résultat global.
28.2.00
Le Conseil d'Etat nidwaldien a approuvé un crédit de 52'000 francs destiné à la planification de la deuxième étape de Rail 2000. La réalisation d'un RER constitue le principal projet pour la Suisse centrale. Il s'agit, selon la chancellerie d'Etat du canton de Nidwald, d'améliorer le trafic régional entre les agglomérations ainsi qu'à l'intérieur du canton à la faveur de la seconde étape de Rail 2000. Le crédit est destiné à obtenir des informations exactes pour être en mesure de définir concrètement les besoins du canton et les communiquer à la Confédération. Le canton de Nidwald entend, avec les autres cantons de Suisse centrale, obtenir une part du crédit de 5,9 milliards de francs de la Confédération a affecté à la seconde étape de Rail 2000. Les flux croissants de pendulaires rendent le développement d'une offre parallèle au trafic individuel nécessaire. Les différents projets de cette seconde étape seront réalisés au cours des années 2010 - 2020. Les cantons doivent néanmoins prendre les choses en main dès maintenant s'agissant de la planification.
28.2.00
Les CFF ont fondé une filiale répondant à l'appellation CFF Re pour assurer les risques encourus par la société mère. Cette filiale, dotée d'un capital-actions de 10 millions de francs, a son siège au Liechtenstein. Site qui, selon les CFF, offre le plus d'avantages, tels la proximité géographique, le franc suisse comme unité monétaire, des bases légales et une jurisprudence analogues. Le "fonds pour gros dégâts" géré jusqu'à fin 1999 a été dissous. "CFF Re" permet aux CFF d'avoir un accès direct au marché mondial de la réassurance, d'où une très sensible réduction des primes. Elle leur permet également d'obtenir une couverture d'assurance pour des ouvrages tels les ponts, les tunnels, les voies et la caténaire, qu'il est difficile d'obtenir sur le marché. Le conseil d'administration des CFF SA a en outre approuvé la vente, aux Chemins de fer allemands SA, de leur participation de 40 pour cent à la société CityNightLine, à sa valeur marchande de 8,6 millions de francs. L'offre de relations nocturnes au départ et à destination de la Suisse demeure toutefois inchangée.
28.2.00
Le Chemin de fer du Lötschberg BLS SA entend réintroduire l'offre de transport des voitures de Kandersteg à Iselle (I) aux dates de forte demande, à partir du 20 avril. Le transport des voitures au Simplon a été abandonné par les CFF en 1993. Répondant aux questions de l'agence de presse sda suite aux articles parus dans la presse, le porte-parole du BLS, Hans Martin Schaer, a déclaré que la décision de son entreprise s'appuyait sur une enquête révélant que 90 pour cent des personnes interrogées souhaitaient une telle offre. Le BLS prévoit de mettre quatre à cinq trains en circulation par nuit. Les chemins de fer et les autorités concernés ont donné leur feu vert. Seule l'approbation de l'Office fédéral des transports et celle des autorités italiennes font encore défaut. Elles sont attendues ces prochains jours. Les CFF ont abandonné le transport des voitures entre Brigue et Iselle, au Simplon, pour manque de rentabilité. Le gouvernement valaisan souhaite réintroduire une telle prestation, quotidiennement et toute l'année, à partir du changement d'horaire du 15 décembre 2002. Seul le BLS a répondu à cet appel d'offres.
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