Juin 2008

1.6.08
Il n’est dorénavant plus permis de mendier dans la gare de Berne. Les citoyens de la ville o­nt en effet accepté le nouveau règlement de gare par 26'820 voix contre 9'042. Le conseil municipal s’est montré très satisfait du résultat obtenu. Il était déjà interdit de mendier dans la partie CFF de la gare principale. L’interdiction s’applique désormais aussi au passage souterrain qui abrite la zone marchande et qui relie la gare aux accès à la vieille ville. Le règlement interdit par ailleurs de s’asseoir et de se coucher sur le sol et sur les escaliers et d’utiliser des skateboards ou d’autres engins similaires. Les citoyens o­nt rejeté l’initiative en faveur d’un parking souterrain près de la fosse aux ours par 23'660 voix contre 12'655. Considérant que le parking contrecarrait les objectifs de la ville en matière de mobilité et d’environnement, l’exécutif et le parlement de la ville s’étaient prononcés contre sa réalisation.

2.6.08
La Confédération devra dorénavant prendre à sa charge des coûts du secteur aérien qui étaient jusqu’ici payés par les exploitants des aéroports, tels les coûts occasionnés par les contrôles des passagers et des bagages ou par la surveillance des avions. Telle a été la décision prise par le Conseil national dans le cadre du financement spécial. En principe, les deux Chambres o­nt approuvé le projet. Les avis divergent cependant quant à savoir quelles mesures de sécurité peuvent être payées par le financement spécial. Au second tour, le Conseil national a maintenu sa position selon laquelle seules les tâches ne relevant pas de la puissance publique bénéficieraient de la nouvelle manne. Il s’agit de coûts qui sont aujourd’hui payés par les exploitants des aéroports. La caisse fédérale générale est mise à contribution pour subvenir aux coûts occasionnés par des tâches relevant de la puissance publique, tels le contrôle de la frontière ou la lutte contre le terrorisme. Le Conseil fédéral et le Conseil des Etats entendent porter ces coûts à la charge du financement spécial. La gauche s’est battue en vain à la Chambre du peuple contre «le financement caché» et la charge supplémentaire de 9 millions de francs pour la caisse fédérale. Le ministre des transports Moritz Leuenberger a rappelé que le projet impliquait une modification de la Constitution et qu’à ce titre il devait obtenir l’aval du peuple et des cantons. Cette votation n’est pas gagnée d’avance. Il s’agit de présenter un projet équilibré. Les Chambres sont d’accord sur le fait que le nouveau financement spécial doit être mis en place en ayant recours à la moitié de l’impôt sur le kérosène. La moitié des quelque 44 millions de francs qui sont encaissés chaque année à ce titre est aujourd’hui versée dans la caisse fédérale et l’autre moitié est affectée au trafic routier. Ces fonds devraient dorénavant bénéficier à différents secteurs de la navigation aérienne: le Conseil fédéral souhaite attribuer la moitié du montant à la sécurité technique (Safety), dont un quart en faveur de la protection de l’environnement et un quart en faveur de la sécurité (Security). Il faut rappeler que l’idée consistant à utiliser les fonds provenant de l’imposition du kérosène en faveur de la navigation aérienne avait été lancée par la Confédération à fin 2004, dans son rapport sur la politique du transport aérien. L’impôt sur le kérosène est perçu sur les vols domestiques et sur les vols d’ordre privé. Les vols commerciaux à destination de l’étranger en sont exonérés.

2.6.08
Le canton de St-Gall prévoit d’exonérer de l’impôt sur les véhicules à moteur les voitures respectueuses de l’environnement pendant trois ans et de faire payer davantage aux propriétaires de voitures lourdes plus gourmandes. Telle est la décision prise par le Grand Conseil. Le Parlement a en effet accepté, par 63 voix contre 34 concentrées dans les rangs de l’UDC, un amendement de la loi sur les redevances du trafic routier. Le Parlement a également rejeté la réduction de moitié de la bonification écologique proposée par l’UDC. Il a en revanche approuvé une extension de la bonification aux voitures fonctionnant au gaz naturel. L’exonération sera basée sur l’étiquette énergie, qui est obligatoire depuis 2003 pour les nouveaux véhicules. Il est prévu que les véhicules de la catégorie A, respectueux de l’environnement, seront exonérés de l’impôt. Il en coûterait près de 5 millions de francs par an au canton. Le tarif fiscal sera modifié pour éviter qu’un montant moindre soit à disposition pour la construction et l’entretien des routes. Les véhicules légers seront taxés moins fortement et les véhicules lourds plus fortement. Cette mesure permettra au canton de compenser la diminution de recettes, mais aussi et surtout de créer une incitation à acheter des voitures plus légères, dont l’impact sur l’environnement est souvent moindre, a indiqué le gouvernement.

3.6.08
La création d’un pôle urbain appelé Lucerne Nord est prévue d’ici à 2015 à Emmenbrücke. Un test de planification commencera prochainement. Il sera cependant renoncé à construire une nouvelle grande gare pour remplacer partiellement l’actuelle gare de Lucerne. Le nouveau pool urbain de Lucerne Nord comprendra pour l’essentiel l’aménagement de la place du Seetal avec trois embranchements («Y»), l’extension de la gare de Emmenbrücke et la protection contre les hautes eaux. Le canton de Lucerne et les communes de Emmen, Littau et Lucerne o­nt présenté le plan directeur. Le centre névralgique qu’est l’actuelle place Seetal est à la limite de la saturation. Il est prévu de remplacer le double giratoire actuel par une structure simple en déplaçant la route du Seetal et en réalisant une voie dédiée aux bus et aux cyclistes. Les travaux devraient démarrer en 2013. Il est prévu en même temps de diriger tous les bus directement vers la gare pour faciliter l’accès à celle-ci. La gare devrait être déplacée vers le sud lors d’une seconde étape, à l’horizon 2025. Elle serait dotée de trois voies réservées au trafic voyageurs. Une nouvelle voie serait également construite entre Emmenbrücke et le Rotsee en direction de Zurich. Il n’est en revanche plus question de réaliser une nouvelle grande gare d’arrêt des trains grandes lignes, en raison de la structure du réseau des CFF, est-il relevé dans le communiqué de presse. L’idée avait été retenue dans un premier temps pour pallier aux problèmes de saturation de la gare de Lucerne, dont l’accès est étroit.

3.6.08
Le Conseil des Etats entend continuer à développer l’infrastructure ferroviaire. Il s’est penché sur la question de savoir où investir le solde des fonds au terme de la construction des NLFA. Les deux transversales alpines reviendront à 19,1 milliards de francs selon le décompte actuel des coûts finaux. Après déduction des coûts des autres grands projets ferroviaires, il ne restera que 4,2 milliards de francs dans le fonds FTP. Anita Fetz (PS/BS) a qualifié la vue d’ensemble FTP présentée par le Conseil fédéral de «projet de démantèlement qui n’est plus que la moitié de celui prévu initialement et qui vient par contre deux fois trop tard ». Les autres membres de la Chambre haute se sont eux aussi montrés perplexes en constatant que seule une infime partie des projets qui avaient été promis à l’origine pourrait être réalisée. Ces ouvrages sont rassemblés dans le projet «Futur développement de l’infrastructure ferroviaire» (ZEB). Un projet que le Conseil des Etats n’a dans le fond pas contesté. La demande de l’USAM et de economiesuisse de renvoyer le projet a suscité des hochements de tête même de la part de représentants de l’économie, tant il est vrai qu’un tel renvoi risquerait de faire stopper les travaux dans le tunnel de base du Gothard. Le Conseil des Etats a été unanime à reconnaître que l’argent restant ne suffit même pas à terminer les ouvrages les plus urgents. Aussi le fonds FTP devrait-il être augmenté de 1 milliard de francs en faveur des projets ZEB. La décision n’a pas encore été prise officiellement, car les débats n’ont pu être menés à terme. Il ne semble pas que le projet suscitera des résistances. La proposition de la commission des transports visant à augmenter de 200 millions de francs le budget ZEB en faveur du trafic régional est également en suspens. Un montant de 5,4 milliards de francs serait ainsi disponible au lieu de 4,2 milliards pour la trentaine de projets d’infrastructure prévus. Ces projets permettent de réduire d’une demi-heure le temps de parcours entre l’est et l’ouest du pays. Les temps de parcours sont en effet réduits d’un quart d’heure entre les noeuds de Lausanne et Berne, de Bienne et Zurich et de Zurich et St-Gall. Les horaires cadencés à la demi-heure sont de surcroît étoffés et de nouveaux nœuds de correspondance sont créés. De nombreux ouvrages, que les régions concernées attendent depuis longtemps, ne sont toutefois pas repris dans le projet. Les tunnels du Hirzel et du Zimmerberg, à nouveau reportés, constituent deux exemples frappants. Le Conseil des Etats n’a approuvé de telles coupes qu’en grinçant des dents. Sous la menace réciproque de faire capoter l’ensemble du projet à la plus petite modification, les membres du Conseil des Etats o­nt conservé leur liste de souhaits régionaux sous la table. Les convoitises o­nt été présentées avec d’autant plus de véhémence à l’enseigne de la planification subséquente. ZEB comprend en effet déjà le mandat au Conseil fédéral de présenter une planification des projets reportés ou au moins d’une partie de ceux-ci d’ici à 2010 (ZEB2). Elle devra en particulier porter sur le tunnel du Wiesenberg, sur celui du Zimmerberg, sur la troisième voie Lausanne- Genève et sur de nombreux autres ouvrages d’extension. Contre la volonté d’une minorité, le Conseil fédéral a été mandaté de procéder à un examen et non pas à une planification contraignante. Le Conseil des Etats ne s’est pas encore penché sur le financement de cette prochaine étape. Le fonds FTP est épuisé avec le premier projet ZEB. La notion de «privatisation partielle» des chemins de fer est apparue lors des premiers débats d’entrée en matière déjà. Lors de la poursuite des débats, le Conseil des Etats entend se pencher sur la question du préfinancement par les cantons ou par des tiers (Public Private Partnership).

3.6.08
Le canton de St-Gall entend acheter la halle des locomotives située à proximité de la gare de St-Gall pour 23,6 millions de francs et en faire un centre culturel. Le Grand Conseil a décidé d’entrer en matière par 69 voix contre 36. Opposée à l’achat de la halle, l’UDC avait proposé de ne pas entrer en matière. En vain. Le projet vise une promotion culturelle unilatérale, a déclaré Linus Thalmann (UDC, Kirchberg) pour justifier la position de son parti. Théâtre, centre artistique et cinéma K se verraient remettre gratuitement la halle à disposition, alors qu’ils sont déjà largement subventionnés aujourd’hui. L’Etat fait de nouveaux cadeaux aux groupes culturels en place. Les clubs n’en profitent pas, a tancé l’UDC. L’achat et la rénovation de la halle des locomotives ne profitent pas à la majorité des habitants du canton. Cela est contraire à l’article culturel. Pour la majorité du Grand Conseil favorable au projet, la halle des locomotives constitue un phare culturel qui est appelé à rayonner dans toute la Suisse. La culture est un facteur de qualité de site, o­nt déclaré plusieurs représentants de l’échiquier politique allant des radicaux aux socialistes. Classé monument historique, l’ancien dépôt des locomotives des CFF est unique en son genre en Suisse. En achetant et en rénovant de manière douce le bâtiment, le canton n’obtient pas seulement un monument historique. «Nous créons ainsi une perle en ville de St-Gall», a déclaré le directeur des travaux Willi Haag (PRD).

3.6.08
Le Conseil national a débattu pendant cinq heures au sujet du programme de législature 2007-2011. Les propositions de renvoi déposées par l’UDC et par le PS, qui entendaient imposer leur programme de parti, o­nt été balayées. Des minorités o­nt toutefois enregistré quelques succès. L’UDC voulait placer la législature sous la bannière de la non-adhésion à l’UE, de davantage de sécurité, de moins d’impôts pour tous, pour respecter son «contrat passé avec le peuple». Le PS a en revanche plaidé en faveur de l’égalité des chances, de l’équité fiscale, de la protection de l’environnement et d’autres postulats importants de la gauche, telle l’entrée en négociations avec l’UE en vue de l’adhésion de la Suisse. Le Conseil fédéral a axé ses objectifs sur le consensus, a déclaré Pascal Couchepin. Le président de la Confédération ne pense pas que la dernière élection au Conseil fédéral a débouché sur une nouvelle ère catastrophique qui ne permettrait plus de parvenir à des consensus. La vision «frileuse» de l’UDC ne saurait être la vision de la Suisse et de son gouvernement. La seconde Chambre a également fixé les cinq orientations politiques de la législature: renforcer la place économique suisse, garantir la sécurité, renforcer la cohésion sociale, exploiter les ressources dans le respect du développement durable, consolider la position de la Suisse dans un monde globalisé. L’UDC a proposé sans succès de biffer la cohésion et l’exploitation durable des ressources et de remplacer ces deux lignes directrices par le renforcement de l’indépendance et de la neutralité de la Suisse et par l’assainissement des finances publiques en agissant sur les dépenses, donc sans nouveaux impôts, nouvelles taxes et redevances. Le Conseil national est parvenu à pointer les 33 mesures reprises au chapitre «site économique». A l’instar du Conseil des Etats, il a rayé de la liste la préparation d’essais de péages en zone urbaine (road pricing), malgré la résistance du camp rose-vert, considérant que les péages d’accès ne constituent pas une solution adaptée aux faibles distances parcourues en Suisse. Les divergences qui demeurent entre les deux Chambres seront éliminées encore lors de cette session par une conférence de conciliation. Le Conseil fédéral saura ainsi pour quels projets il pourra tabler sur une majorité au Parlement.

3.6.08
Le canton de Berne a inauguré son nouveau centre d’expertise des poids lourds à Ostermundigen. Camions, remorques et semi-remorques peuvent y être contrôlés et expertisés grâce à des installations techniques ultramodernes. Le service des automobiles et de la navigation et la police cantonale bernoise sont réunis sous un même toit. Le canton a loué les locaux à un investisseur privé pour une période de 20 ans. La location se monte à environ un million de francs par année. Le nouveau centre d’expertise permet de délester les installations vieilles de 40 ans situées au Schermenweg à Berne, a communiqué le canton. Le parc des véhicules était sensiblement moins important qu’aujourd’hui et l’expertise annuelle de tous les poids lourds n’était pas encore à l’ordre du jour lorsque ces installations o­nt été construites à l’époque.

4.6.08
Les CFF accroissent les performances des installations électriques du nœud ferroviaire de Genève. Les Chemins de fer fédéraux investiront en effet plus de 135 millions de francs dans ces travaux d’ici à 2013, afin d’être en mesure de faire face au développement de l’offre sur le réseau ferré dans le canton de Genève. Il y sera en particulier construit une liaison ferroviaire entre la gare principale de Cornavin et la gare en cul-de-sac des Eaux-Vives, où les trains en provenance de Annemasse rebroussaient chemin. La ligne CEVA constitue l’épine dorsale du futur RER de toute la région frontalière. Cette extension du réseau implique une simplification des infrastructures existantes, o­nt communiqué les CFF. Trois systèmes électriques différents sont utilisés actuellement dans la région: deux français (1,5 kV et 25 kV) et le système suisse (15 kV). Ce qui n’est pas très efficient dans un périmètre aussi restreint, a-t-il été relevé. Diverses installations de signaux seront de surcroît transformées à cette occasion.

5.6.08
Les CFF planchent sur des suppressions d’emplois à la gare de triage de Bienne et à celle de Olten/Däniken. 25 postes de travail seront vraisemblablement supprimés cette année encore à Olten/Däniken. Rien n’est encore décidé, a toutefois précisé le porte-parole des CFF Roland Binz suite à une information diffusée sur les o­ndes de la radio suisse alémanique DRS. Il apparaît toutefois vraisemblable que les prestations de la gare de Olten/Däniken seront concentrées à Däniken. Les modifications devraient être opérées lors du changement d’horaire en décembre. Quant à la gare de triage de Bienne, elle pourrait être touchée par les mesures de restructuration en décembre 2009. Il n’est pas prévu de fermer les gares de triage, a déclaré Roland Binz. Une solution sera recherchée pour les collaborateurs concernés; personne ne sera licencié. Un nouveau concept de production de CFF Cargo, qui modifie les exigences posées en matière de gares de triage, est à l’origine de ce programme de restructuration, a indiqué le porte-parole. Une réduction du nombre de gares de triage est en outre examinée dans le cadre de la convention de prestation passée avec la Confédération. Les CFF o­nt informé les syndicats de leurs projets le 26 mai. Ils attendent leur avis. Le Syndicat du personnel des transports (SEV) déplore les suppressions d’emplois envisagées. Même si la fermeture de certaines gares de triage est depuis longtemps dans l’air, le SEV attend de la part des CFF qu’ils présentent des alternatives, est-il souligné dans un communiqué publié sur Internet. Les CFF seront appelés à relever un important défi si les gares devaient être fermées.

5.6.08
Le Conseil des Etats a osé jeter un regard sur le futur lointain des chemins de fer suisses. Il a en même temps accepté d’affecter 5,4 milliards de francs aux projets de développement les plus urgents du réseau ferroviaire. Ce montant devrait permettre de réaliser les quelque 30 projets que la Chambre haute a approuvés la veille à l’enseigne du projet de futur développement de l’infrastructure ferroviaire (ZEB1). Le Conseil des Etats a augmenté de 200 millions de francs en faveur du trafic régional l’enveloppe de 5,2 milliards de francs proposée par le Conseil fédéral. Il avait déjà approuvé une liste de 13 autres projets dont le Conseil fédéral est chargé d’examiner la réalisation. Il est appelé à présenter un message à l’enseigne de ZEB 2 d’ici à 2010. Les coûts globaux de ces options sont chiffrés à quelque 12 milliards de francs. Les avis divergent quant à la question de savoir de quelle source autant d’argent doit jaillir. Les membres du Conseil des Etats o­nt cependant dû prendre connaissance du fait que la nappe ne devient pas plus grande lorsqu’on l’étire. C’est ainsi que Anita Fetz (PS/BS) a retiré sa motion visant à permettre de libérer des crédits du fonds FTP pour de nouveaux projets en assouplissant le remboursement des avances faites pour les projets déjà approuvés. Une minorité de la commission a proposé de ne pas prévoir de nouvelles sources financières pour réaliser de futurs ouvrages et de libérer environ 400 millions de francs par an en faveur de nouveaux projets en étendant le remboursement des avances au fonds FTP à partir de 2020. Il incombe aussi aux générations futures de contribuer au financement des infrastructures de transport qui sont réalisées pour elles aujourd’hui, a indiqué Rolf Büttiker (PRD/SO). Peter Bieri (PDC/ZG) n’a pas tardé à réfuter de tels calculs: sur la base de recettes annuelles de 1,6 milliard de francs du fonds FTP, les avances ne sont pas remboursées audit fonds avant 2027. «Si nous voulons construire quelque chose au cours de la prochaine décennie ou de la décennie suivante, nous devons générer des fonds supplémentaires», a-t-il déclaré. Une augmentation de la TVA, un recours à une partie de la taxe CO2 ou une entrée en bourse des CFF pourraient être des sources possibles. Le Conseil des Etats n’a pas voulu s’engager dans ce sens, mais il ne veut pas toutefois s’interdire d’y penser. Cela étant, il a chargé le Conseil fédéral de se pencher aussi sur le financement des projets retenus à l’enseigne du message ZEB 2. Le Conseil des Etats a explicitement intégré dans la loi la possibilité de réaliser des partenariats publics-privés. Outre les cantons, l’économie privée serait ainsi appelée à participer également au préfinancement. Une majorité de la Chambre haute voit dans cette solution la possibilité d’accélérer la réalisation d’infrastructures qui o­nt déjà été approuvées au travers du premier projet ZEB. La vue d’ensemble FTP, qui comprend six projets, va être soumise au Conseil national. La loi portant sur ZEB 1, dans le cadre de laquelle une partie des projets Rail 2000 reportés sera réalisée, constitue l’échine dorsale. Ces projets permettront de raccourcir d’une demi-heure le temps de parcours entre Genève et St-Gall, d’étendre la cadence à la demi-heure ou de créer de nouveaux nœuds de correspondance. Dans le cadre de ZEB 2, le Conseil fédéral se penche en particulier sur la troisième voie Lausanne- Genève, sur le tunnel du Zimmerberg, sur celui du Wiesenberg, sur les accès aux NLFA au nord et au sud des Alpes et sur le tunnel de Brütten.

5.6.08
La filiale des CFF et de Trenitalia, Cisalpino, jette un regard optimiste sur l’avenir: la ponctualité dans le trafic nord-sud devrait être améliorée grâce aux nouvelles rames à grande vitesse ETR 610. En faisant l’acquisition de sept nouvelles rames ETR 610, Cisalpino disposera du matériel roulant le plus moderne qui circule sur le réseau ferré européen, a communiqué l’entreprise de transport. Les nouvelles rames remplaceront au fur et à mesure de leur mise en circulation les trains tractés du parc Cisalpino. Les rames à caisses inclinables de Cisalpino étaient jusqu’ici une préoccupation constante des CFF: incidents à répétition et manque de ponctualité les o­nt longtemps caractérisées. L’an dernier, les suppressions de train o­nt pu être réduites de moitié et les problèmes techniques de 30 pour cent grâce à des améliorations techniques et à la formation du personnel des locomotives, est-il relevé dans le communiqué. Les trains Cisalpino sont arrivés à l’heure à destination dans 90 pour cent des cas. La situation s’améliorera encore à partir du changement d’horaire en décembre, promet le directeur de Cisalpino Alain Barbey. Le temps de parcours sera en outre réduit de 30 à 45 minutes sur les liaisons Zurich- Milan ou Florence ou Venise. A l’avenir, Cisalpino entend n’utiliser que des rames à caisses inclinables. L’entreprise a transporté 12,34 millions de passagers l’an dernier, soit 6,9 pour cent de plus que l’année précédente. Les produits bruts o­nt augmenté de 7 pour cent à 255 millions de francs et le résultat d’exploitation (EBIT) de 20 pour cent pour atteindre 25 millions de francs.

6.6.08
Les jet-skis demeurent interdits sur le Rhin dans le canton de Bâle-Ville. Telle est la réponse donnée par le gouvernement bâlois à une question écrite déposée au Grand Conseil. Le Conseil fédéral entendait autoriser les scooters nautiques (intitulés jet-skis, jet-bikes, Aqua-Scooter ou Personal Watercrafts) sur les eaux intérieures suisses. Dans sa réponse, le gouvernement bâlois attire l’attention sur le fait qu’il avait déjà fait état de son scepticisme – à l’instar d’autres cantons – lors de l’audition. «Rien ne changera cependant pour le canton de Bâle-Ville», souligne-t-il. Les jet-skis seront en effet autorisés suite à la révision de l’ordonnance fédérale sur la navigation intérieure, mais il devrait incomber aux cantons de définir les surfaces d’eau ouvertes à la pratique du jet-ski. L’ordonnance précise que la pratique du jet-ski demeure interdite hors des surfaces d’eau définies par les autorités. Pour Bâle-Ville, le gouvernement ne prévoit pas de surface autorisée sur le Rhin. L’ordonnance cantonale sur la navigation de plaisance, dont le remaniement est en cours, interdit d’ailleurs la pratique du jet-ski de manière explicite. La pratique du jet-ski sur le Rhin est également interdite en amont, indique le gouvernement: l’ordonnance du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et des communications (DETEC) mettant en vigueur le règlement de police pour la navigation sur le Rhin entre Bâle et Rheinfelden interdit en effet l’utilisation de scooters nautiques.

6.6.08
Le Chemin de fer Schweizerische Südostbahn AG (SOB) a établi un nouveau record en transportant 11,9 millions de passagers dans les trains RER et Voralpen-Express. Le SOB a également enregistré le meilleur résultat financier depuis sa fondation en 2001 en réalisant un résultat d’exploitation de 659'000 francs pour des charges de 115 millions de francs. Les coûts de personnel et les coûts de biens et d’amortissement représentent respectivement 42 et 57 pour cent. Ces chiffres reflètent en particulier les investissements élevés inhérents à l’exploitation ferroviaire. Le bénéfice annuel de 485'000 francs est affecté aux provisions à hauteur de 85 pour cent, conformément aux règles de financement appliquées dans le secteur des transports publics. L’assemblée générale a de surcroît approuvé une affectation de 100'000 francs aux réserves générales. Le président du conseil d’administration, Georg Hess, s’est penché sur l’avenir. L’entreprise enregistrera une croissance supérieure à la moyenne grâce au RER st-gallois, au programme d’offres Est 2013 et à l’intégration du Voralpen-Express dans la gestion exclusive des lignes, a déclaré le président du conseil d’administration: «l’entreprise ferroviaire Schweizerische Südostbahn AG deviendra un acteur important du secteur des transports régionaux de voyageurs en Suisse orientale et en Suisse centrale.» Le prolongement jusqu’à Rotkreuz de la ligne S 31 Biberbrugg- Arth-Goldau est en outre envisagé. Ces défis impliquent du nouveau matériel roulant, des aménagements de ligne, de nouvelles infrastructures et du personnel supplémentaire. La concurrence entre les entreprises de transports publics est âpre. Le Benchmarking est devenu incontournable, a lancé Georg Hess. Cela étant, «le Südostbahn entend jouer le jeu de la concurrence en soulignant clairement son identité aussi bien vers l’extérieur que vers l’intérieur».

10.6.08
Le Parlement donne son feu vert à la ligne transfrontalière du RER Mendrisio- Varese. Le Conseil national a en effet approuvé, en tant que seconde Chambre, l’extension du réseau CFF destinée à favoriser le transfert du trafic pendulaire sur le rail. Les coûts de la nouvelle liaison ferroviaire s’élèvent à 134 millions de francs. La Confédération en prend en charge la moitié, conformément aux décisions de principe prises, en prélevant le montant du fonds d’infrastructure. Les travaux devraient démarrer cette année encore; l’ouverture de la ligne à l’exploitation est prévue en 2013. Peter Föhn (UDC/SZ) ne s’est pas opposé fondamentalement au projet, même si la ligne ne sera «jamais rentable». Il a néanmoins proposé son renvoi au Conseil fédéral en indiquant que le Parlement ne saurait donner son approbation que lorsqu’un accord d’Etat contraignant aura été signé par la Suisse et l’Italie. Le Conseil national a rejeté cette proposition par 143 voix contre 28. L’accord d’Etat est paraphé, a déclaré le conseiller fédéral Moritz Leuenberger. «Je n’ai aucun doute quant à la signature de l’accord par le nouveau ministre des transports italien.» Le Parlement a déjà approuvé à plusieurs reprises le projet en tant que tel. Il n’y a en fait plus qu’à créer la base légale. L’extension du réseau CFF à partir de la gare de Mendrisio en direction de l’ouest, approuvée par 146 voix contre 22, est un projet capital pour le trafic d’agglomération entre les localités de Lugano, Varese et Côme. Il permet de surcroît de concrétiser le concept de RER binational Ticino- Lombardia. La liaison ferroviaire Mendrisio- Varese a une longueur de 17,7 kilomètres, dont 6,5 kilomètres se trouvent sur territoire suisse et 11,2 kilomètres sur territoire italien. La Confédération et le canton du Tessin prennent chacun 67 millions de francs des coûts à leur charge. L’Italie finance la ligne à partir de la frontière. La nouvelle liaison vise tout d’abord à favoriser le transfert du trafic pendulaire transfrontalier de la route sur le rail. Elle permet de desservir un bassin de 600'000 habitants et de relier le Tessin à l’aéroport milanais de Malpensa, dont l’avenir est cependant incertain.

10.6.08
L’entreprise Transports régionaux Berne-Soleure (RBS) a à nouveau réalisé un très bon exercice en 2007. L’augmentation du nombre de passagers a permis d’accroître les recettes de transport de trois pour cent à 37,1 millions de francs. Le bénéfice s’est élevé à 631'000 francs. Le bénéfice de l’entreprise est pour l’essentiel tiré de la gestion d’immobiliers, indique l’entreprise RBS. Celle-ci a transporté quatre pour cent de plus de passagers en comparaison avec l’année précédente, soit 24,5 millions. L’entreprise avait engrangé un bénéfice de 341'000 francs lors de l’exercice 2006. Les chiffres ne sont toutefois pas tout à fait comparables du fait que les comptes 2007 sont pour la première fois présentés selon les recommandations de Swiss GAAP FER. La gare souterraine de l’entreprise RBS à Berne est proche de la saturation. L’entreprise planche sur une nouvelle gare souterraine. Le chantier devrait être prêt à démarrer entre 2011 et 2014. L’entreprise RBS transporte près de la moitié des passagers du RER bernois sur quatre lignes ferroviaires. Elle exploite également dix lignes de bus et la ligne de tram G à destination de Worb.

12.6.08
L’élargissement à quatre pistes de la route de transit A 4 à travers la ville de Schaffhouse (N 4) devrait permettre d’éliminer le goulet d’étranglement qui existe entre l’A 4 suisse et l’A 81 allemande. Un second tunnel est prévu en sus du tunnel du Fäsenstaub. Il s’agit de la solution la meilleure et la moins o­néreuse d’éliminer le goulet d’étranglement qui caractérise le réseau suisse des routes nationales à cet endroit, a déclaré le directeur des travaux publics schaffhousois, Reto Dubach, lors de la présentation du projet. Celui-ci porte, outre la construction du tunnel, sur l’élargissement à quatre pistes de la N 4 entre Schaffhouse Sud (Mühlenen) et Herblingen et sur l’aménagement de la jonction sud de la N 4. Les coûts du projet qui devrait être réalisé à partir de 2020 sont estimés à 450 millions de francs. Ce montant devrait être prélevé du fonds d’infrastructure de la Confédération, qui dispose de 5,5 milliards de francs pour éliminer les goulets d’étranglement du réseau des routes nationales. Schaffhouse entend obtenir une tranche de ce gâteau, a indiqué Reto Dubach. L’Office fédéral des routes (OFROU) avait donné mandat en 2005 de rechercher la liaison optimale entre l’A 4 suisse et l’A 81 allemande à la frontière nationale près de Thayngen/Bietingen. 24 variantes o­nt été examinées, a déclaré l’ingénieur cantonal Max Keller. Certaines prévoyaient un contournement de Schaffhouse par le sud ou par l’ouest à une distance plus ou moins grande de la ville. La plupart d’entre elles auraient impliqué la construction d’un nouveau pont sur le Rhin ou d’un tunnel sous le fleuve et auraient ainsi déjà débuté sur la partie zurichoise du Rhin. Ces projets n’auraient pas été seulement o­néreux. Ils auraient en effet d’emblée de cause essuyé un fort vent contraire au plan politique: une seconde traversée du Rhin est très impopulaire à Schaffhouse. Un contournement très au large de Schaffhouse n’aurait de surcroît pas résolu le problème créé par les quelque 25'000 voitures qui franchissent quotidiennement le tunnel de Fäsenstaub sur la N 4, dont 75 pour cent proviennent des environs immédiats. Le tunnel à deux pistes de Fäsenstaub est aujourd’hui saturé.

12.6.08
Les CFF peuvent se targuer d’avoir plus de 3 millions de clients réguliers. Plus de 350'000 d’entre eux possèdent un abonnement général (AG). Plus de 2 millions de Suisses utilisent l’abonnement demi-tarif et font de celui-ci la carte-client la plus populaire du pays. Les CFF entendent proposer des prestations supplémentaires aux clients réguliers des transports publics en rendant les abonnements encore plus attrayants pour les clients actuels et pour les nouveaux clients. Ils lanceront en effet cet automne un nouvel abonnement au prix de 125 francs intégrant une carte de crédit Visa gratuite. Plus de 2,1 millions d’abonnements demi-tarif sont actuellement en circulation. L’abonnement est une pleine réussite. L’abonnement à renouvellement automatique coûtera 125 francs. Il sera ainsi 25 francs meilleur marché que l’abonnement demi-tarif valable un an. Les clientes et les clients ne devront plus renouveler chaque année leur abonnement. Cette formalité ne sera plus nécessaire, car le montant du renouvellement annuel sera acquitté par la carte de crédit incluse dans l’abonnement demi-tarif. La carte de crédit intégrée dans l’abonnement demi-tarif est gratuite. A l’avenir, l’abonnement demi-tarif assumera deux fonctions: à la fois abonnement de transports publics avantageux et carte de crédit, le tout en une seule carte. D’où économie de place dans le porte-monnaie. Celui qui ne désire pas de carte de crédit ou qui est encore mineur tout en souhaitant tirer profit de l’abonnement à renouvellement automatique pourra solliciter une carte à prépaiement. Cette carte est une carte Visa originale liée à un compte sur lequel le client peut effectuer des paiements. La carte donne alors crédit jusqu’à la limite du montant restant sur le compte. Les CFF tirent également profit de l’abonnement demi-tarif à renouvellement automatique dans la mesure où les coûts de production sont abaissés. Les clients profitent directement de cette économie, qui se reflète dans le prix attrayant de l’abonnement à 125 francs par an. L’offre de l’abonnement à renouvellement automatique et de la carte de crédit est réalisée en coopération avec Jelmoli Bonus Card SA. La carte a une présentation élégante. Les plus de deux millions de détenteurs de l’abonnement demi-tarif ne seront pas les seuls à profiter de cette offre; les détenteurs d’un abonnement général pourront également en profiter en obtenant une carte de crédit gratuite séparée. La carte de crédit devrait également être intégrée à l’abonnement dans une phase ultérieure.

16.6.08
L’Office fédéral des transports (OFT) a donné l’autorisation de construire à l’entreprise ferroviaire Zentralbahn AG (zb) en vue de la mise sous terre de la ligne et du doublement de la voie à Lucerne. Le projet revient à environ 245 millions de francs (état des coûts en 2007). Les aménagements permettront de raccourcir la ligne du zb à Lucerne, de la doubler et de l’enterrer dans deux tunnels sur une grande partie du tronçon. Les passages à niveau existant en ville de Lucerne pourront être supprimés à cette occasion. Une halte souterraine sera réalisée qui desservira les installations sportives et la zone d’exposition de l’Allmend. L’autorisation de construire de l’OFT fait suite à une procédure d’environ dix mois, selon le communiqué de presse. Le projet de construction est ainsi approuvé en première instance. L’autorisation de construire aura force de loi si aucune des parties ayant participé à la procédure recourt auprès du Tribunal administratif fédéral.

17.6.08
Les Forces motrices bernoises BKW FMB Energie SA (FMB) vendent leurs installations de production et d’approvisionnement de courant ferroviaire à la sous-station de Wimmis aux CFF. Le prix d’achat s’élève à 14,5 millions de francs, indiquent les FMB. Les installations seront intégrées au réseau de courant électrique ferroviaire suisse, sous la houlette des CFF. Cela simplifie les processus de pilotage et l’exploitation et favorise une gestion efficiente des installations de courant électrique ferroviaire au sein de la communauté. La vente porte sur les convertisseurs de Wimmis d’une puissance totale de plus de 100 megawatts et sur les tableaux électriques correspondants. Les CFF disposent ainsi d’une installation de courant électrique moderne qui permet d’approvisionner de manière optimale en courant ferroviaire la ligne de base du Lötschberg, est-il souligné dans le communiqué de presse.

18.6.08
Davantage de sécurité au prix de taxes plus élevées: tel est l’objectif d’une révision partielle de la loi sur la navigation aérienne, que le Conseil fédéral a mise en consultation jusqu’au 3 octobre prochain. Un premier point de la révision vise à accroître la sécurité. La Suisse doit non seulement faire siens les normes et les standards internationaux, mais aussi s’adapter à la technique actuelle (best practise). L’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) doit être habilité à promulguer de nouvelles directives sous forme d’ordonnances de l’office afin d’être en mesure de réagir rapidement. Il est prévu que les aéroports puissent dorénavant échelonner les taxes perçues des passagers et des compagnies aériennes au titre de l’utilisation de l’infrastructure (taxes aéroportuaires) en fonction du volume de trafic. Le Conseil fédéral déterminera en outre dans quelle mesure il sera tenu compte des recettes de location et d’autres recettes étrangères lors de la fixation de ces taxes. A l’avenir, les aéroports devront être autorisés à percevoir des passagers une taxe de sécurité séparée, afin de pouvoir financer les mesures de sécurité. Il est en outre prévu que les aéroports seront classés en quatre catégories s’agissant des taxes destinées à assurer la sécurité aérienne, pour qu’il n’y ait plus de subventions croisées indésirables. Enfin, les compagnies aériennes, les aéroports, les entreprises assurant l’entretien, les écoles de vol et la sécurité aérienne seront appelés à verser une nouvelle redevance pour permettre à l’OFAC de financer des postes supplémentaires et d’améliorer son taux de couverture des coûts. Le projet mis en consultation constitue la première des trois révisions partielles prévues. La seconde tranche de révision portera sur les processus d’autorisation des installations d’infrastructure et la troisième sur l’organe responsable des aéroports nationaux. Ces révisions seront engagées respectivement en 2009 et en 2010.

18.6.08
Les scooters nautiques demeurent interdits sur les lacs suisses. Le Conseil fédéral renonce à adapter l’ordonnance sur la navigation intérieure aux directives européennes après le rejet de l’autorisation des «Jet-Skis» qui avait été proposée. Le Conseil fédéral entendait supprimer les scooters nautiques au cours de l’harmonisation des prescriptions techniques suisses au droit en vigueur dans l’Union européenne. L’homologation a été combattue avec véhémence, quand bien même les cantons auraient conservé la possibilité d’interdire les jet-skis sur leurs eaux. Tous les engins qui circulent librement dans l’UE, donc également les bruyants jet-skis susceptibles d’atteindre des vitesses supérieures à 60 kilomètres à l’heure, auraient été autorisés sur les eaux suisses à la faveur de l’adoption du principe du Cassis-de-Dijon. Le Conseil fédéral avait donné mandat à l’Office fédéral des transports (OFT) de réviser l’ordonnance sur la navigation intérieure. Les scooters nautiques auraient nouvellement dû être classés parmi les bateaux de sport et non plus parmi les bateaux de plaisance dont la puissance autorisée est fonction de la longueur du bateau. Compte tenu de la décision du Conseil fédéral, l’ancien droit demeure applicable qui interdit de fait l’utilisation de jet-skis sur les eaux suisses. Le Conseil fédéral entend conserver les exigences environnementales élevées pour les bateaux de sport, contrairement à l’UE. C’est ainsi qu’il n’est pas autorisé de fixer des réservoirs contenant des matières susceptibles de souiller l’eau sur la coque extérieure des bateaux de sport. Ce, pour éviter que du carburant diesel ou de la matière fécale ne s’échappent de réservoirs non étanches. Des récipients captant les eaux usées demeurent de surcroît obligatoires. Les réservoirs de matières fécales ne doivent pas être vidés dans l’eau des lacs ou des rivières. Le raccordement de ces réservoirs au tableau de bord demeure proscrit. Différents aménagements techniques de l’ordonnance sur la navigation intérieure entrent en vigueur le 1er janvier 2009.

18.6.08
Les automobilistes ne devraient pas être appelés à payer davantage de taxes au vu du prix élevé des carburants. La Fédération routière suisse „routesuisse“ exige au contraire que les clients du chemin de fer contribuent davantage au financement de l’infrastructure ferroviaire. Le trafic motorisé ne finance pas seulement l’infrastructure routière, il fournit également une contribution non négligeable à la mise à disposition des nouvelles infrastructures ferroviaires, a déclaré le président de la fédération, Niklaus Zürcher, lors de l’assemblée annuelle de routesuisse à Berne. Selon les calculs de routesuisse, près d’un cinquième des quelque 9,6 milliards de francs de redevances routières qui alimenteront la caisse fédérale en 2008 seront affectés au financement des grands projets ferroviaires. «Nous ne voyons dès lors pas pourquoi les usagers du chemin de fer ne devraient rien payer au titre des avantages supplémentaires dont ils bénéficieront, par exemple en termes d’économies de temps dont la valeur est estimée à environ 240 millions de francs par an», a souligné Niklaus Zürcher, selon le texte de son allocution. Les usagers du chemin de fer devraient être appelés à davantage contribuer au financement des futures infrastructures ferroviaires, par exemple au travers de hausses tarifaires. L’instauration à bien plaire du centime climatique a fait ses preuves sur toute la ligne, a renchéri Niklaus Zürcher. Le principe indique la bonne direction à prendre après le premier protocole de Kyoto en matière de politique climatique de la Suisse. Il y a en revanche lieu de continuer à renoncer à la perception d’une taxe CO2 sur les carburants, estime la fédération. Des mesures incitatives portant sur le trafic routier impliquent des possibilités de substitution, a indiqué Niklaus Zürcher. De telles mesures ne déploient aucun effet lorsqu’il n’existe pas d’offres équivalentes. routesuisse plaide de ce fait avant tout en faveur de l’encouragement de véhicules peu polluants et efficients du point de vue énergétique. Elle propose l’instauration d’incitations à l’achat de telles voitures, par exemple sous forme d’une exonération de l’impôt perçu à l’importation des voitures et de réductions des taxes cantonales. Enfin, il faut continuer à améliorer les prescriptions légales en matière d’émissions polluantes. Mais la Suisse ne doit pas faire preuve de précipitation en partant en solitaire, a déclaré Niklaus Zürcher. Il s’agit en particulier ne pas prendre de mesures qui défavoriseraient la Suisse sur le marché international.

18.6.08
CFF Cargo a étendu son offre internationale pour wagons complets en Italie à la faveur de la nouvelle plate-forme de transbordement de fret située à Camnago-Lentate. 60 millions de bouteilles en verre vides seront transportées chaque année de cette plate-forme à la brasserie «Feldschlösschen». Les récipients vides sont amenés par camion à la plate-forme de Camnago-Lentate, indique CFF Cargo. La filiale des Chemins de fer suisses les prend en charge et assure le transport sur le rail directement jusqu’à la voie industrielle de la brasserie à Rheinfelden. CFF Cargo assure la totalité des formalités douanières à Chiasso TI. Et CFF Cargo de renchérir: par ce transfert sur le rail, 600 trajets de camions seront enregistrés en moins chaque année sur la route. Camnago-Lentate est la cinquième plate-forme de transbordement que Cargo CFF reprend dans son offre en Italie du nord, après celles de Turin, Desio, Brescia et Lonato. Camnago-Lentate dispose d’entrepôts d’une superficie de 25'000 mètres carrés. Le site est particulièrement conçu pour le débord des marchandises de quincaillerie, pour le bois, les conteneurs, enfin et surtout pour les marchandises de détail et sur palettes.

18.6.08
Chaque membre du parlement de la ville de Zurich obtiendra dorénavant un abonnement annuel valable dans les trams et dans les bus sur le territoire de la ville. Le conseil a approuvé une motion allant dans ce sens déposée par le PDC et les Evangélistes, par 65 voix contre 51, après de vifs débats. Ce n’est pas la première fois que la question de s’octroyer un cadeau est discutée. Le fait que les députés obtiennent un abonnement de transports publics à titre gracieux ne constitue pas une exception. C’est ainsi que les membres du Grand Conseil du canton de Zurich disposent d’un abonnement de transports publics valable sur tout le périmètre de la ZVV et que les membres des Chambres fédérales se voient octroyer un abonnement général CFF de 1e classe. Les députés de la ville de Zurich obtiennent un abonnement valable sur le territoire de la ville. Au point de vente, l’abonnement est vendu actuellement à 675 francs l’unité. Le règlement de gestion du parlement sera modifié. La motion déposée par l’UDC, le PRD et les Verts a été rejetée. Ces derniers o­nt certes déclaré qu’ils estimaient louable de promouvoir les transports publics. La motion en question n’a cependant qu’un faible effet d’incitation; elle ne prend en outre pas en compte les cyclistes et les personnes qui se déplacent à pied et elle favorise les députés en comparaison avec le personnel. Des représentants de l’UDC et du PRD o­nt de surcroît estimé qu’il n’était pas nécessaire de privilégier les députés sur le dos des contribuables. Tous les députés o­nt certainement les moyens de se payer un abonnement des Transports urbains de la ville de Zurich (VBZ). Cela n’est pas certain du tout, o­nt rétorqué des représentants du PDC et des Evangélistes; il doit être également possible à des personnes à bas revenu d’exercer un mandat parlementaire. Le PS a fait dépendre sa position de l’appui que le PDC et les Evangélistes accorderaient à sa motion visant à ce que la ville – en tant qu’employeur – favorise un comportement écologique de la part de ses quelque 20'000 employés. L’appui ayant été assuré, le PS a voté oui.

18.6.08
Les véhicules peu polluants devraient être exonérés de l’impôt sur la circulation routière pendant deux ans. Telle est la proposition présentée par le Conseil d’Etat du canton d’Obwald dans le cadre de la révision générale de la législation routière et de la navigation. En engageant cette révision, le gouvernement entend répondre au souci du Grand Conseil et prendre des mesures visant à réduire les émissions de CO2. C’est ainsi que les voitures efficientes du point de vue énergétique seraient exonérées de l’impôt sur la circulation routière pendant deux ans à partir de leur mise en circulation, est-il indiqué dans un communiqué de presse publié par la chancellerie d’Etat. L’efficience énergétique se mesure à partir de l’étiquette énergie de la Confédération, qui renseigne sur la consommation énergétique et sur les émissions de CO2 des voitures. Cette étiquette répartit les véhicules en plusieurs catégories allant de A à G. A caractérise les voitures à haute efficience énergétique, G les voitures à faible efficience énergétique. Les voitures de la catégorie A bénéficieraient de l’exonération de l’impôt sur la circulation routière pendant deux ans. Le manque à gagner résultant de cette exonération limitée dans le temps serait compensé par une surtaxe de 30 francs qui serait perçue sur les voitures attribuées à la catégorie d’efficience la plus mauvaise. L’imposition des semi-remorques constitue un autre point de révision. Le système actuellement en vigueur prévoit une imposition des tracteurs et des remorques de semi-remorques. Il en résulte un transfert des remorques dans le canton de Nidwald, où celles-ci ne sont pas imposées, est-il encore relevé. Le même système d’imposition que celui en vigueur dans le canton de Nidwald serait instauré.

19.6.08
Les localités de Bâle et de Grenzach (D) seraient reliées par un bus toutes les demi-heures à partir de décembre. Le gouvernement bâlois est en effet disposé à verser à cette fin un montant unique de 94'150 euros à la commune badoise voisine. Les modalités de l’accord ne sont pas encore réglées. Le Conseil d’Etat a approuvé la contribution, a-t-il communiqué. Les coûts d’investissement totaux se montent à 376'600 euros; une grande partie servira à financer les distributeurs de billets qui seront installés aux 14 points d’arrêt situés sur sol allemand. Grenzach espère en outre obtenir de la part de l’UE une contribution interrégionale représentant au plus la moitié de ce montant. La ligne sera exploitée en commun par les Transports publics bâlois (BVB) et par le service de bus Südbadenbus GmbH (SBG) – une filiale des Chemins de fer allemands (DB). Une cadence semi-horaire est prévue pendant les jours ouvrables. Le service devrait démarrer lors du changement d’horaire en décembre 2008. Toutes les questions contractuelles ne sont pas encore réglées, a-t-il été relevé.

19.6.08
L’entreprise ferroviaire Zentralbahn SA (zb) a réalisé un exercice 2007 positif. Les recettes de transport se sont en effet accrues de 1,3 million de francs par rapport à l’année précédente pour atteindre 23,2 millions. Les comptes bouclent néanmoins par une perte de 7,3 millions de francs. La remise à flot de la caisse de pension en est la cause. Lors de l’assemblée générale au Stanserhorn, le président du conseil d’administration du zb, Ferdinand Keiser, a exprimé sa satisfaction que la caisse de pension a pu être assainie. Une variante optimale a été trouvée pour tous les acteurs, qui permet d’assurer les rentes à l’avenir. Il ressort du communiqué de presse publié que le personnel du zb a passé de la caisse de pensions des CFF et de l’ASCOOP à la caisse de pension PKG à Luzern, au début 2008. Le financement de la sous-couverture péjore le résultat de l’exercice en entraînant une perte de 7,3 millions de francs.

20.6.08
Les prix élevés de l’essence o­nt engendré de premières mesures d’économie aux USA, considéré comme le paradis des automobilistes. C’est ainsi qu’un nombre croissant d’habitants passe aux transports publics en Californie. Dans tout le pays, le nombre de kilomètres parcourus a fléchi de manière marquante. Un nombre record de 50'000 personnes a utilisé ses trains la veille, indique l’exploitant des transports urbains du sud de la Californie, Metrolink. L’augmentation est de 15,6 pour cent en comparaison avec l’année précédente, a déclaré un porte-parole. Dans le même temps, le trafic routier a reculé de 1,5 pour cent ou 1,6 milliard de kilomètres. Les automobilistes o­nt en effet effectué 4,5 milliards de kilomètres de moins sur les routes des Etats-Unis en avril. Le nombre de kilomètres parcourus en voiture sur les autoroutes a régressé de 395,7 à 245,9 milliards de kilomètres, soit de 1,8 pour cent, selon l’administration du réseau autoroutier.
Il ressort en outre d’une statistique du congrès américain que le prix du gallon (3,78 litres) a augmenté de 1,74 à plus de 4 dollars au cours de ces cinq dernières années.

20.6.08
La police du chemin de fer ne doit pas être transformée par la bande en police à part entière. La commission des transports du Conseil des Etats rejette une extension des compétences approuvée par le Conseil national. Par 7 voix contre 2, et une abstention, la commission a approuvé la loi fédérale sur le service de sécurité des entreprises de transports publics. Elle a apporté quelques corrections par rapport à la première Chambre à ce projet partiel contesté de la réforme des chemins de fer 2, o­nt indiqué les services du Parlement. Le Conseil national estime que la police des transports doit pouvoir fouiller et arrêter provisoirement une personne soupçonnée d’avoir transgressé la loi. La commission du Conseil des Etats est en revanche d’avis que les polices cantonales doivent en principe rester compétentes en cas de délit. La commission accepte que les tâches du service de sécurité et de la police des transports puissent être confiées à une organisation privée. Pour une faible majorité, la garantie qu’une telle organisation doive majoritairement être en mains suisses est suffisante. Par 9 voix contre 3, la commission s’est ralliée au Conseil national en ce qui concerne le port de l’arme par la police des transports. Le Conseil fédéral serait appelé à décider par voie d’ordonnance si des armes à feu font partie de l’équipement de la police des chemins de fer ou non. La commission s’est également penchée sur la loi fédérale sur les transports publics, à caractère essentiellement technique, et par laquelle 24 actes normatifs existants sont modifiés et deux nouveaux sont créés. Elle a emboîté le pas au Conseil fédéral et au Conseil national en acceptant que les données de la surveillance par vidéo soient dorénavant sauvegardées pendant 100 jours et non plus 24 heures. Par 8 voix contre 1, la commission du Conseil des Etats s’est inscrite en faux contre la décision de la Chambre du peuple de considérer également le trafic touristique comme ayant droit à certaines conditions à des indemnités. A son avis, la Confédération ne doit pas devenir mandant de liaisons à caractère touristique. Enfin, la commission entend se prononcer au sujet d’une dernière question importante – la possibilité pour les entreprises de transport concessionnaires (ETC) de distribuer des bénéfices – lors de sa prochaine réunion fixée au 18 août. Elle a à cet effet demandé des informations complémentaires à l’Office fédéral des transports (OFT).

21.6.08
L’Association transports et environnement (ATE) a décidé de lancer l’initiative populaire fédérale annoncée «En faveur des transports publics». C’est à l’unanimité que les délégués de l’ATE o­nt décidé de lancer l’initiative. La récolte des signatures commencera au plus tard en mars 2009, est-il relevé dans un communiqué de presse. A travers l’initiative, l’ATE entend développer les transports publics en réalisant les projets ferroviaires mis en veilleuse (ZEB 2) et en mettant en œuvre dans les délais qui s’imposent les projets de transports publics urbains et régionaux. Cela implique que la Constitution fédérale soit complétée deux fois: la Confédération et les cantons doivent recevoir le mandat d’encourager les transports publics sur route et sur rail dans tout le pays et de transférer les transports de marchandises de la route sur le rail. Les droits de douane à affectation liée qui sont perçus sur les carburants doivent être répartis selon une nouvelle clé: une moitié des produits de l’imposition des huiles minérales doit revenir à la route, l’autre moitié aux transports publics. Aujourd’hui, 75 pour cent sont affectés à la route et 25 pour cent au rail. Ainsi, les deux principaux modes de transport seraient enfin traités à égalité en Suisse, indique l’ATE dans son communiqué. Il deviendrait ainsi possible de financer une politique des transports qui tienne compte de la protection du climat et de l’environnement tout en satisfaisant les besoins de la population en matière de mobilité.

24.6.08
Dans le canton de Berne, les anciens véhicules devront être expertisés à partir du 1er juillet avant tout changement de propriétaire. Trop de voitures présentant d’importantes carences sont mises en circulation sur la base de la réglementation actuelle, qui permet l’expertise du véhicule après le changement de propriétaire. Ces véhicules représentent souvent un risque non négligeable sur la route, indique le service de la circulation routière et de la navigation du canton de Berne. Des carences sont le plus souvent relevées lorsque le véhicule n’a plus été utilisé pendant une longue période avant sa remise en circulation. Le service ne procède plus à un changement de propriétaire sans expertise préalable lorsque la première mise en circulation remonte à plus de dix ans et lorsque le véhicule n’a plus été expertisé depuis plus de deux ans. Sont concernés tous les véhicules à l’exception des véhicules agricoles et des véhicules de travail. Il peut aussi être procédé, comme jusqu’ici, à l’expertise d’anciens véhicules après le changement de propriétaire lorsque la dernière expertise remonte à plus d’une année et à moins de deux ans. Il peut être renoncé à une nouvelle expertise des véhicules qui o­nt été expertisés il y a moins d’une année.

24.6.08
La construction de l’A16 avance dans le Jura bernois. Le premier coup de pioche a en effet été donné aujourd’hui sur le chantier du tunnel qui reliera Tavannes à Reconvilier. Long de 1,2 kilomètre, l’ouvrage devrait être ouvert à la circulation à fin 2012. Son coût est estimé à 113 millions de francs, indique le canton de Berne. Il faudra probablement attendre jusqu’en 2016 pour pouvoir franchir toute la vallée de Tavannes sur l’autoroute. Le tronçon reliant Loveresse à Court devrait également être terminé d’ici là. Une fois terminée, la Transjurane», comme l’A16 est appelée, permettra de relier Boncourt JU à Bienne BE. Elle raccordera la région périphérique au réseau autoroutier suisse et français et contribuera à améliorer la situation économique dans la région.

24.6.08
Les commerces situés au sud de la gare de Bâle CFF pourront dorénavant aussi bénéficier d’horaires d’ouverture prolongés. Le gouvernement bâlois a en effet étendu le périmètre de la gare à une partie de la Güterstrasse. Fixé dans l’ordonnance relative à la loi sur les jours de repos officiels et sur les heures d’ouverture des commerces, ledit périmètre ne concernait jusqu’ici que les environs de la Centralbahnplatz située au nord de la gare. Dorénavant, le tronçon de la Güterstrasse situé entre la Frobenstrasse et la Sempacherstrasse est aussi compris dans le périmètre, indique le gouvernement. A l’intérieur du périmètre de la gare, les commerces peuvent ouvrir leurs portes de 6 heures à 22 heures. Le Südpark que les CFF envisagent de réaliser dans le prolongement de la passerelle de la gare bénéficiera également des heures d’ouverture prolongées. Il abritera en particulier un supermarché Coop de 2'000 mètres carrés.

25.6.08
Les transports publics seront développés au changement d’horaire 2008 dans le canton de Schwyz. C’est ainsi que l’horaire des bus sera étoffé dans le district de Küssnacht et que le RER sera amélioré dans la région dite de la March. Des bus supplémentaires circuleront à titre d’essai en soirée dans la partie inférieure de la vallée de Schwyz. La gare de Küssnacht sera de surcroît transformée en nœud de transports publics, selon un communiqué du département des travaux publics. Cinq lignes de bus aboutissent dorénavant à cet endroit. La ligne de bus Vitznau-Küssnacht sera prolongée jusqu’à Root LU et la ligne Immensee- Küssnacht jusqu’à Meggen LU. Dans la région de la March, la cadence semi-horaire du RER zurichois sera prolongée d’une heure le soir et instaurée de manière générale les fins de semaine. Un bus supplémentaire circulera le matin et deux le soir entre Reichenburg et Pfäffikon. La cadence semi-horaire sera proposée le matin et le soir sur la ligne Uznach- Siebnen- Wangen. La cadence horaire sera instaurée à titre d’essai pendant la semaine sur les lignes du service de bus Auto AG Schwyz desservant la partie inférieure de la vallée de Schwyz. La cadence semi-horaire est prévue sur les tronçons Schwyz/Poste- Brunnen et Schwyz/Poste- Schwyz/CFF. Il ressort également du communiqué de presse que l’instauration de la nouvelle offre de trains grandes lignes au Gothard impliquera des adaptations de l’offre ferroviaire régionale dans la région de InnerSchwyz. L’offre prévue doit cependant encore être optimisée en collaboration avec les CFF.

25.6.08
Les Forces motrices bernoises FMB et l’entreprise de transport BLS parviennent à la conclusion dans une étude que leur projet de sous-marin solaire dans le lac de Thoune est faisable. Un investisseur fait cependant encore défaut. Une étude de faisabilité a démontré qu’il est possible d’approvisionner un sous-marin en courant électrique à partir d’une plate-forme dotée de cellules solaires flottantes. Les responsables du projet sont confiants s’agissant de l’obtention d’une autorisation de naviguer, o­nt-ils déclaré devant les médias. L’autorisation peut être obtenue dans le cadre des prescriptions existantes, car le sous-marin et la plate-forme mobile sont formellement considérés comme des bateaux. Il s’agira aussi de prendre en considération les exigences de tiers, tels les pêcheurs professionnels ou la protection du paysage. Le projet touristique intitulé «Goldfisch» (poisson rouge en français) présente un caractère innovant et durable. Reste cependant à trouver une solution pour le financement. Les deux entreprises estiment le capital nécessaire à 10 millions de francs. S’ajoutent les coûts d’exploitation à hauteur d’environ 1,5 million de francs par année. Il entend continuer à s’investir avec conviction dans ce projet et espère bientôt trouver des investisseurs, a déclaré devant les médias à Berne Martin Pfisterer, des FMB. Le «Poisson rouge» plongerait quelques heures dans le lac de Thoune environ 100 jours par année emmenant une centaine de personnes par jour dans les fonds lacustres. Le prix des billets devrait varier entre 70 et 200 francs selon les options retenues. Vu son caractère particulièrement innovant, le projet unique en son genre sera présenté à mi-septembre à l’exposition universelle de Saragosse (E). De nombreuses demandes d’information o­nt été enregistrées après la publication de l’idée en octobre dernier, o­nt indiqué les FMB.

25.6.08
Le parlement de la ville de Bienne a constitué un fonds de financement spécial de 3 millions de francs en faveur de la planification d’un tram régional. L’objectif: une nouvelle ligne reliant le centre à l’est de la ville. Le prolongement du chemin de fer Bienne-Täuffelen-Anet à partir de la gare de Bienne jusqu’à la périphérie à l’est de la ville est la variante privilégiée. La commission de gestion et tous les groupes parlementaires soutiennent le projet. Le nouvel axe de transports publics dessert plusieurs zones de développement et les futurs nouveaux stades prévus. Il s’agit également d’offrir aux pendulaires des villages de l’agglomération situés sur la rive droite du lac de Bienne une liaison directe à destination de la zone industrielle du Champ de Boujean, qui est en plein essor. Les 3 millions de francs doivent permettre de démarrer rapidement la phase de projet. En fournissant cette prestation liminaire, la ville de Bienne entend se placer dans une position plus favorable lorsqu’il s’agira d’obtenir le soutien financier de la Confédération et du canton pour financer les coûts estimés à 132 millions de francs. Ce, en concurrence avec de nombreux projets d’autres régions du pays.

25.6.08
Les Transports publics du Glattal (VBG) o­nt transporté près de 16,5 millions de passagers l’an dernier. Ce sont 117'000 personnes ou 0,7 pour cent de moins qu’en 2006, comme il ressort du rapport de gestion 2007 de l’entreprise. Le léger recul s’explique par le fait que la ligne de tram 11 des VBZ a été prolongée et que la ligne de bus 788 de la vallée de la Glatt a été supprimée. Le nombre de passagers transportés dans la vallée de la Glatt a fléchi de 0,4 million de personnes. La région de Effretikon/Volketswil a en revanche vu le nombre de ses passagers augmenter de 6,7 pour cent et la région du Furttal (bus VBG) de 4,3 pour cent. La ligne 768, qui relie l’aéroport à la gare de Zurich Oerlikon, a été la ligne la plus fortement utilisée: 2,5 millions de passagers o­nt en effet été recensés. Au second rang figure la ligne 759: 2,3 millions de passagers o­nt été transportés sur cette ligne qui relie l’aéroport à Dübendorf.

26.6.08
Les Chemins de fer allemands (DB) accroissent leur participation à la société BLS Cargo SA de 20 à 45 pour cent. Les partenaires BLS et DB o­nt ancré cette modification dans un nouvel accord de collaboration. Ils entendent ainsi renforcer leur coopération. Le mode de coopération ne subit aucun changement. Les Chemins de fer allemands s’étaient déjà vu assurer une augmentation de leur participation à titre d’option, lors de leur entrée dans le capital de BLS Cargo en 2002, indique BLS SA. L’entreprise vend 25 pour cent de ses actions BLS Cargo au secteur du fret des Chemins de fer allemands (DB Schenker – anciennement Railion). Interpellé à ce sujet, le président du conseil d’administration de BLS SA, Hans Lauri, a répondu que DB Schenker obtenait le poids qui lui revenait grâce à la vente d’actions au sein de BLS Cargo. «Avec le nouvel accord, nous montrons que la collaboration a été une réussite et qu’elle mérite d’être renforcée.» Et Hans Lauri de préciser que pour le BLS il n’était pas question de vendre plus que 25 pour cent des actions. Le chemin de fer BLS entend demeurer l’actionnaire majoritaire de BLS Cargo à l’avenir et continuer à opérer dans le secteur du fret international. La transaction prend effet à titre rétroactif au 1er janvier – sous réserve de son approbation par les autorités cartellaires. Les partenaires sont convenus de ne pas divulguer le prix d’achat. Le nouvel accord de collaboration a été conclu pour une durée indéterminée. Le capital-actions de BLS Cargo SA se monte à 60 millions de francs.

26.6.08
Le bilan routier et ferroviaire est positif après les 15 matches de l’EURO 2008 disputés en Suisse. Les supporters se sont comportés de manière exemplaire dans les trains, selon les déclarations d’un porte-parole des CFF. Il n’y a guère eu de bouchons importants. Interrogée à propos de la situation routière, la rédaction suisse alémanique de Viasuisse a indiqué que les choses se sont généralement bien déroulées pendant les 15 matches disputés en Suisse. Une part importante de spectateurs o­nt rejoint les stades et les zones destinées aux supporters par les transports publics. L’explication réside probablement dans les avertissements lancés au sujet des bouchons, a déclaré le porte-parole. Une situation chaotique a été enregistrée lors d’un match des Italiens à Zurich, parce que de nombreux supporters de la «Squadra Azzurra» voulaient parquer leur véhicule en ville. Des bouchons se sont certes formés aux frontières, mais les temps d’attente n’ont jamais été longs. Quant au rail, le nombre de passagers a été globalement «conforme aux prévisions», a répondu le porte-parole des CFF Roland Binz après le dernier match disputé en Suisse. Les CFF mettent plus de 4'000 trains spéciaux en circulation jusqu’au jour de la finale. Près de 1,5 à 2 millions de supporters et d’hôtes auront utilisé les trains des CFF d’ici à la fin du championnat européen de football. Roland Binz a loué le comportement des supporters: très peu de dégâts o­nt été enregistrés dans les trains; les passagers o­nt très bien suivi les consignes données par le personnel dans les gares. Sur le plan financier, l’opération devrait s’avérer payante pour les CFF: un bilan équilibré est en vue malgré le surplus des charges engendrées par l’événement, a souligné Roland Binz. Les CFF obtiennent de la Confédération et de l’EURO 2008 SA une indemnité de 4 millions de francs pour les billets combinés qui donnent droit à l’entrée au match et à l’utilisation gratuite des transports publics pour s’y rendre. Le chemin de fer doit prendre lui-même en charge les autres coûts engendrés par l’EURO 2008.

27.6.08
La gare de triage d’Olten SO sera fermée en décembre. Les mouvements de manœuvre seront concentrés à Däniken SO, indiquent les CFF. La gare de triage de Bienne risque de subir le même sort. Les changements enregistrés sur le marché et les exigences de la clientèle o­nt contraint les CFF à revoir la structure des gares de triage, est-il relevé dans le communiqué de presse. Le conseil d’administration des CFF a donné son feu vert au nouveau concept. Les CFF disposent d’installations de triage plus modernes et plus performantes à Däniken. Le site d’Olten obtiendra une nouvelle affectation lors du changement d’horaire de décembre. Les voies continueront à servir de débords pour le trafic marchandises de proximité et de voies de garage pour les trains. 36 des quelque 70 employés travaillant à Olten et à Däniken sont touchés par la fermeture, selon les indications fournies par les CFF. 5 à 8 collaborateurs pourront être transférés à CFF Cargo. 28 emplois seront supprimés à titre définitif. Les partenaires sociaux o­nt été informés à temps au sujet des mesures prévues, soulignent les CFF. De nouveaux postes de travail sont recherchés ensemble pour les employés touchés. Il ne sera procédé à aucun licenciement. Outre l’adaptation du concept de transport de CFF Cargo, les CFF sont tenus, selon leurs propres indications, de revoir le nombre de gares de triage pour satisfaire à la convention de prestations conclue avec la Confédération. Les huit sites actuels seront réduits à six en raison des coûts d’exploitation non couverts et du taux d’occupation partiellement insuffisant. La gare de triage de Bienne risque de subir le même sort que celle d’Olten. D’importants investissements devaient être opérés dans les deux gares.

28.6.08
La route de contournement de Emdthal au sud de Spiez, longue de quatre kilomètres, est inaugurée aujourd’hui. Un goulet d’étranglement caractérisant depuis de nombreuses années la route conduisant au chargement des voitures à Kandersteg est ainsi éliminé. La nouvelle route remplace le maillon manquant entre le tunnel situé près du raccordement autoroutier de Spiez et le contournement de Mülenen. Elle se trouve en aval de l’ancienne route et, dans la partie sud, son tracé est plus ou moins parallèle à la ligne ferroviaire en direction de Frutigen. Le nouveau tronçon, dont le coût s’élève à 43 millions de francs, permet aux automobilistes de se rendre plus rapidement dans le sud et à la population du hameau de Emdthal d’être délestée du trafic de passage.

30.6.08
Les CFF continuent à investir dans le matériel roulant. C’est ainsi qu’ils o­nt commandé 50 rames à deux étages pour le RER zurichois et 121 voitures à plancher surbaissé qui seront intégrées dans les rames à deux étages actuelles. Le conseil d’administration des CFF a donné son feu vert: près de 1,5 milliard de francs seront investis au total, a indiqué devant les médias à Zurich le directeur général exécutif Andreas Meyer. Il y a toutefois une réserve: 23 des 50 nouvelles rames ne seront nécessaires que si la ligne diamétrale zurichoise est construite. Le financement de cette dernière par la Confédération et les cantons est cependant «en bonne voie», a déclaré Andreas Meyer. Les premières rames circuleront vraisemblablement à partir de 2011 sur le réseau du RER zurichois. La totalité des 50 rames sera en circulation en 2015, selon le contrat de livraison. Chaque rame est composée de six voitures à deux étages et à plate-forme abaissée, non sécables. Un véhicule moteur se trouve en tête et en queue de chaque rame. Mesurant 150 mètres de longueur, les nouvelles rames sont plus longues que les rames actuelles. Chaque rame pourra transporter 1'700 passagers au maximum, dont 526 seulement en places assises. Il y aura en revanche davantage de places réservées aux poussettes, aux vélos et aux chaises roulantes. Les WC seront accessibles en chaise roulante. Entre 2010 et 2016, les actuelles rames à deux étages se verront ajouter une voiture à plancher surbaissé, équipée d’un WC accessible en chaise roulante, afin de disposer également de plates-formes d’accès abaissées. Les CFF en o­nt commandé 121. Les actuelles voitures à deux étages de la première génération seront climatisées. Les commandes de nouveau matériel o­nt été divisées en deux lots, selon Andreas Meyer: tout d’abord les nouvelles rames, puis les voitures complémentaires. Les CFF o­nt retenu StadlerRail SA à Altenrhein SG pour la construction des 50 nouvelles rames. L’investissement porte sur un milliard de francs, prestations CFF incluses. La commande des 121 voitures à deux étages a été attribuée au groupement Siemens/Bombardier. Andreas Meyer n’a pas pu indiquer où les voitures seront construites. Le volume d’investissement s’élève à 360 millions de francs, prestations CFF incluses. S’ajoutent d’autres coûts, par exemple au titre des réserves pour le projet et des coûts de préfinancement. Le RER zurichois n’aura pas seul le privilège d’obtenir de nouveaux véhicules. Les CFF investiront en effet près de 20 milliards de francs dans du nouveau matériel roulant d’ici à 2030. Dans ce montant sont compris les investissements de ses filiales Lyria et Cisalpino.

30.6.08
Stadler Rail investit près de 45 millions de francs dans son site d’Altenrhein au bord du lac de Constance. La construction d’une nouvelle halle de production et de dépôt de 8'500 mètres carrés débutera dans quelques semaines. 300 nouveaux emplois sont créés. Le groupe Stadler Rail occupe actuellement 400 personnes à Altenrhein, a précisé son directeur Hans Kubat à l’ats. Près de 300 nouveaux emplois verront le jour grâce à la commande de 50 rames passée par les CFF. A long terme, l’effectif du personnel du site d’Altenrhein devrait se situer autour de 600 personnes. Stadler Rail recherche actuellement des spécialistes qui seront pour l’essentiel affectés au montage final des rames à deux étages, tels des soudeurs, des serruriers, des menuisiers, des électriciens et des poly-mécaniciens, a indiqué Hans Kubat. Stadler Rail est le plus important employeur de la commune de Thal, dont fait partie Altenrhein. Le maire de la commune Robert Raths (PRD) a relevé que la commande des CFF était importante pour la commune en particulier et pour toute la région.

30.6.08
Plus de 36 millions de passagers o­nt été enregistrés en 2007 dans les six aéroports suisses assurant des vols de ligne. Les compagnies aériennes suisses o­nt proposé 152 destinations directes dans 53 pays. En Suisse, plus de 35'000 emplois dépendent directement du trafic aérien. Autant d’informations sur l’aéronautique et l’aérospatiale suisse qui sont consignées dans le vade-mecum que vient de publier la fédération Aerosuisse. Près de 30'550 personnes travaillent dans les six aéroports assurant le trafic de ligne. L’an dernier, les aéroports les plus importants étaient dans l’ordre: Zurich (20,7 millions de passagers), Genève (10,9 millions) et Bâle (4,3 millions). Huit compagnies aériennes assurant des vols de ligne, 104 compagnies assurant des vols d’affrètement et des vols taxi, 90 entreprises d’entretien et 166 écoles de vol (en plus 110 écoles de vol libre) sont enregistrées en Suisse. o­n trouve o­nze dirigeables, 447 ballons et 290 hélicoptères dans le matricule suisse des aéronefs. Un tiers des exportations suisses en termes de valeur quittent la Suisse par la voie aérienne. Plus d’un tiers (35 pour cent) des hôtes étrangers arrivent en Suisse par avion. Près d’un Suisse sur cinq (18 pour cent) part en vacances en avion.

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